Heyy mina!

Voilà je sors la suite assez rapidement je trouve :D

Je sais pas, j'ai dû être inspiré xD

Enfin bref, je tiens juste à vous préciser quelques détails:

Tout d'abord, comme promis, c'est un spécial Gale/Gavy

Cependant, il peut y avoir des passages vraiment Rating M.

Enfin je ne vous en dit pas plus et je vous laisse découvrir :D

j'espère que vous aimerez !

Bonne lecture !


Chapitre 5 :

Levy se pencha en avant et se laissa tomber dans les bras de Gajeel, qui l'attendaient un mètre plus bas. Mon dieu, mais qu'est-ce qu'elle venait de faire ? Elle se colla au torse du grand brun avant, avant de se retirer à toute vitesse. Elle l'avait suivi, voilà. Levy avait pris la décision de sécher les cours pour passer du temps avec Gajeel. Quelle honte ! Elle qui, en toute une scolarité, n'avait pas manqué ne serait-ce qu'une demi-journée de cours ! La bleue se sentait fugitive, ainsi, elle zyeutait toujours autour d'eux d'un air inquiet, ce qui faisait sourire son camarade, apparemment habitué à ce genre de situation. Au-delà de cela, la vraie question qui la tracassait, était plutôt celle concernant leur destination. Bien qu'elle fût persuadée que Gajeel ne lui ferait pas de mal, elle ne pouvait s'empêcher d'imaginer tous les scénarios possibles. Peut-être qu'au final elle avait envie qu'il se passe quelque chose d'inattendu… Le jeune fille se prenait à rêver au corps musclé du grand brun aux piercings, et son visage se teinta presque instantanément de rouge. « Reprends-toi Levy ! Ce n'est rien qu'une petite escapade… » cependant cette pensée lui rappela les nombreuses histoires que contaient ses romans qu'elle avait dévoré. Le récit de deux amants voguant ensemble sur les mers tumultueuses, affrontant tous les dangers, et se laissant aller à faire … Ah non ! Il fallait absolument que cette pensée lui sorte de l'esprit ! Comme si Gajeel aurait voulu s'enfuir avec elle ou vivre n'importe quel de ces fantasmes romantiques stupides ! Elle secoua la tête frénétiquement de gauche à droite.

Le brun quant à lui, ouvrait le chemin, s'assurant par de brefs regards si la jeune fille le suivait bien. Au final, il ne savait pas vraiment pourquoi il faisait ça, mais il en avait besoin. Bien qu'il est vrai qu'ils passaient beaucoup de temps ensemble, Gajeel voulait plus. De plus, leur petite conversation de toute à l'heure lui avait fait prendre conscience de ce que Levy pouvait encore penser de lui. Si cela avait été quelqu'un d'autre, il n'aurait pas fait tant d'effort pour redorer son blason, mais étrangement, quelque chose le poussait à faire de son mieux en ce qui concernait cette fille. Depuis le jour où il l'avait agressé, les choses avaient beaucoup évolué. Lui-même avait changé, au fond il le sentait. Bien qu'il préféré dissimuler la partie obscure de sa vie, il souhaitait profondément ne plus jamais y être confronté. Il observa Levy, pivoine. Cependant, qu'est-ce qu'elle pouvait imaginer cette gamine ? Il souffla, quel idiot vraiment.

La petite bleue s'aperçu du soupir de Gajeel… Il regrettait de l'avoir emmené avec lui ? C'était peut-être parce qu'elle ne parlait pas ? Les pensées fusaient dans la tête de Levy. Il ne fallait pas qu'il pense qu'elle ne l'avait suivi que pour lui faire plaisir, mais comment faire ? La bleue se mordit la lèvre inférieur. Il fallait qu'elle trouve une solution et rapidement, il fallait à tout prit combler ce vide qui s'installer peu à peu entre eux… Cependant, lorsqu'elle voulut ouvrir la bouche, ses pieds s'entremêlèrent. C'était bien sa vaine, voilà qu'elle allait s'étaler de tout son long sur le pavé. Heureusement pour elle, le dos du brun l'empêcha de faire une rencontre fracassante avec le ciment. C'était agréable comme sensation… C'était solide et puissant, comme si il n'attendait qu'elle. Elle sortit néanmoins rapidement de ses songes un peu trop fleur bleu, et se redressa. Elle remarqua alors que Gajeel la regardait de ses prunelles grena, si déstabilisantes. Levy se détourna promptement.

« Qu'est-ce qui t'arrive la Crevette ? Tu sais plus marcher ? » lança le brun d'un ton ironique.

« Bien sûr que si idiot ! » elle marqua une pause, ses mots se voulurent beaucoup plus violent que ce qu'elle avait pensé. « Dé… »

Gajeel explosa de rire, c'était rare de voir la jeune fille énervée. Il l'ébouriffa d'une main tout en lui lançant un regard amusé. Levy, elle, ne voyant vraiment pas ce qu'il y avait de drôle ! Elle était angoissée par ce qu'elle devait penser de la situation, et ne savait pas du tout comment aborder le sujet. Elle fit la moue, avant d'enlever sa tête de sous la main du brun et de marcher devant, vexée et déterminée. Pour qui il se prenait à rire d'elle ouvertement ?!

« Tu boudes Crevette ? » continua Gajeel moqueur.

« Je suis pas une Crevette ! Et puis qu'est-ce que tu comptes faire exactement hein ? C'est bien facile de te moquer de moi parce que je suis petite, mais j'ai le droit de savoir ! »

Les mots étaient sortis tout seuls, Levy s'étonna de cette pulsion soudaine et se mit à rougir de plus belle. Le brun, lui, était stupéfait par la réaction de la jeune fille. Elle s'inquiétait donc de leur destination ? Il sourit narquoisement avant de l'arrêter avec son bras. Levy tenta de se défaire de son étreinte en vain.

« Idiote, si tu ne me laisses pas devant tu ne sauras jamais où j'avais prévu de t'emmener. »

Il marquait un point… Boudeuse, la bleue le laissa passer devant, ne pouvant s'empêcher de remarquer son sourire carnassier. Bon sang, il n'en avait pas marre de se moquer d'elle ?! Ça devenait agaçant et terriblement vexant. Levy se contenta cependant de le suivre. Bien qu'il n'avait répondu à aucune de ses interrogations, elle se sentait stupide d'avoir douté de lui… Elle croisa les bras et continua de marcher sans décrocher un mot.

« Qu'est-ce que tu vas t'imaginer Crevette ? » commença Gajeel sans la regarder. « J'ai pas l'intention de te traîner dans une ruelle déserte et abuser de toi. » il lui avait lancé un bref regard par-dessus l'épaule.

« Qu-Quoi ?! Je non ! J-Je… T-Tu… Dans tes rêves ! » hurla la bleue gênée.

« Gihi. Apparemment, j'ai mis dans le mil ! » s'amusa le brun.

« Ba-Bakaaaa ! »

Le brun recommença à rire, avant de reprendre subitement son sérieux. Et de s'arrêter.

« Je te ferai plus jamais de mal » cru entendre Levy.

Puis il reprit sa marche. La bleue n'était cependant pas sûre de ce qu'elle venait d'entendre… Pourquoi aurait-il dit ça ? Et puis, ça ne lui ressemblait tellement pas. Alors elle prit la décision de faire comme si elle n'avait rien entendu. Comme si, à cet instant justement, plus un son ne lui était parvenu. Néanmoins, même si elle paraissait, à l'extérieur, d'une chose, il n'en était pas moins, qu'à l'intérieur, la jeune fille était déboussolée. Ils continuèrent de marcher sans échanger plus de paroles, sauf peut-être parfois des injures émanant de la bouche de Gajeel, à l'encontre de certains automobilistes ou passant. C'est vrai qu'il pouvait vraiment faire peur au premier abord. Son visage criblé de piercings, de petits yeux grena en pique et une longue chevelure ébène. De plus sa carrure assez impressionnante ne lui facilité pas les choses. Beaucoup se retournés sur lui dans la rue, et elle avouait qu'elle aussi aurait été surprise de tomber sur un tel spécimen. Elle l'observa plus attentivement. Ses bras étaient recouverts de cicatrices plus ou moins importantes, plus ou moins voyantes. Il devait les avoir depuis un bon nombre d'années pour certaines. Il est vrai que lorsqu'elle y repensait, encore aujourd'hui, il lui arrivé de venir la chercher avec un œil au beurre noir, ou encore des coupures et des hématomes. Gajeel et elle ne venait vraiment pas du même monde. Lui se battait dans la rue pour des raisons qu'elle ignorait, car elle n'avait jamais réussis à aborder le sujet avec lui, et elle… Comparé à lui, sa petite vie de gamine incomprise aux divers problèmes familiaux n'était rien. Levy soupira. Si seulement elle pouvait trouver le moyen de le « sauver » comme elle le lui avait promis il y a un peu plus d'un mois ! Mais que pouvait-elle faire, elle, la petite, la faible Levy McGarden. A part être à ses côtés et le soutenir… Des cris se firent entendre au loin, puis des rires, et tout cela commença à former un véritable fracas sonore. La bleue tressaillit. Où est-ce qu'il pouvait bien l'amener ?! Plus ils avançaient, et plus les sons se firent distincts. Soudain, Gajeel s'arrêta, se tourna vers Levy avant de dire :

« Ca ressemble à une ruelle sombre ? » ironisa le brun.

Les yeux de la petite bleue s'illuminèrent. On pouvait presque distinguer de petites étoiles au coin de chacun d'eux. Sa bouche s'ouvrit, dans une expression béate. Elle lança un regard à Gajeel, qui ne put s'empêcher de penser qu'il avait peut-être eut une bonne idée pour une fois. La jeune paraissait au paradis. Folle de joie, elle sauta au coup du jeune homme qui ne sut réellement comment réagir. Il se contenta de rester ainsi, les bras en angle, penaud.

« Une fête foraine ! Une fête foraine ! » hurlait Levy toujours éprise de cette euphorie.

La bleue s'écarta du brun et lui attrapa le bras avant de courir en direction de la foire. Elle avait l'air plutôt heureux. Gajeel l'observa et esquissa un sourire, finalement c'était peut-être tout ce qu'il recherchait : son sourire. Bien qu'embarrassé par l'attention que les personnes autours d'eux leur témoignaient, le grand aux piercings se laissa traîner à l'intérieur de la fête foraine.

Les couleurs éblouissaient la jeune Levy, qui ne parvenait pas à défaire le sourire qui s'était affiché tantôt sur son visage. Du rouge, du rose, du bleu, du vert ! Partout ! Tout semblait tout droit sortit d'un univers enchanté. Une douce odeur s'élevait jusqu'à ses narines, elle tourna la tête sur sa droite, et découvrit des vendeurs de friandises, placé à chaque recoin de da la foire. C'était vraiment magique ! Incroyable ! Elle pouvait entendre les rires des enfants, et les cris de joies provenant des attractions à sensation. Une chose était sûre, elle allait tout faire ! Sans exception ! Etrangement, toutes les angoissent qui occupaient son esprit un peu plus tôt avaient disparut, il ne restait que sa vision. Levy observait tous dans les moindres détails, jusqu'au crépitement des Churros dans l'huile bouillante. Soudain, elle entendit des cris plus important, elle tourna a toute vitesse et les vit : les montagnes russes. Ses étincelèrent de plus belle, elle attrapa le bras de Gajeel, et l'attira vers l'attraction. Le brun semblait hésiter, mais devant la détermination de la jeune fille, il n'eut d'autre solution que de la laisser faire.

Gajeel regardait cependant le manège d'un mauvais œil. Cela faisait cinq minutes qu'ils faisaient la queue, et il ne restait plus qu'une personne avant que se ne soit leur tour de monter dans le wagon de devant. Il déglutit. Jamais il n'avait aimé se genre d'engin. D'ailleurs, il n'aimait pas réellement être secoué. Il se sentait davantage en confiance lorsqu'il avait les deux pieds correctement vissé au sol. A ses côtés, Levy gigotait dans tous les sens, folle d'impatience. Elle n'arrêtait pas de parler, de lui détailler tout ce qu'elle voyait, et à son plus grand étonnement, il trouvait cela presque « mignon ». Lui qui d'habitude s'agacé d'un rien, il avait réussit à faire ressortir une certaine patience spontanée grâce à elle.

« C'est quand même super haut non ? Tu crois qu'on peut tomber ? Non c'est pas possible, toutes les mesures de précautions sont prises ! Ah et puis c'est vachement haut ! Haaaa ça va être super ! » s'extasia la jeune bleue.

« Qu'est-ce qui t'arrive Crevette ? Gihi, tu stresses ? » se moqua Gajeel.

« N-Non ! C'est juste que… » eut-elle le temps de dire avant que les barrières ne s'ouvrent.

Les deux prirent place en tête du wagon. Levy s'installa en première suivit de Gajeel. Elle lui adressa un petit sourire, qu'il tenta de lui rendre sans y parvenir tout de fois. Le brun cola sa nuque contre le dossier et constata que la bleue était vraiment toute petite, elle touchait à peine le harnais de sécurité avec ses épaules, mais ne semblait pas inquiète, son s'était plutôt de la hâte. Le brun avala sa salive et empoigna la barre devant lui. « Putain, comment je me suis retrouvé ici moi bordel ! » se dit-il plaintivement. L'attraction se lança, et Gajeel se scotcha au fond de son siège.

Levy sentit quelque chose serrer sa main, elle se décolla un peu de son dossier, et constata que le brun c'était crispé soudainement. Elle sourit gentiment et lui attrapa en retour, ne pouvant s'empêcher de rougir. Elle trouvait cela plutôt amusant qu'il soit aussi tendu. Lui qui était d'habitude toujours sûr de lui, fort et fier. Cette fois-ci, à cet instant précis, il semblait presque accessible. Levy sentit la pression sur sa main s'accentuer au fur et à mesure que la monté à la verticale se faisait de plus en plus accru. Alors elle sera encore plus. C'était étrange quant elle y repensait, mais elle n'arrivait pas à percevoir Gajeel comme un simple ami… En fait, elle avait du mal à qualifier ce qu'elle ressentait. Ella savait qu'elle aimait passer du temps avec, lui donner des cours, faire le chemin ensemble jusqu'à l'école, et puis le retour, lorsqu'il la taquinait aussi. Tout simplement lorsqu'il était là. Oui, il avait, ce dernier mois, était plus que présent dans la vie de la jeune fille. Peut-être que… Non, il lui fallait arrêter de penser à tout cela sinon les images lui reviendraient en tête… Trop tard. La voilà imaginant un Gajeel dénudé l'embrassant dans le cou, puis sur chaque sein… Elle s'empourpra de plus belle ! Non, ce n'était vraiment pas le moment d'imaginer des trucs aussi insensé ! Soudain, elle sortit de sa rêverie pour découvrir une immense descente qui découlait sur un looping, cette fois-ci, ça commençait vraiment. Levy garda les yeux bien ouvert et hurla pour évacuer sa joie. A ses côtés, Gajeel aussi criait, mais sûrement pas pour les mêmes raisons.

Ca n'allait donc jamais finir ?! Le brun sentait son estomac se retourner et son cœur vaciller. Pourquoi avait-il fallu qu'il entre la dedans ?! Jamais l'idée ne lui serait venue à l'esprit s'il n'avait pas été avec elle. Il maudissait son orgueil et sa fierté de l'avoir embarqué dans une telle situation. A côté de lui, Levy riait de bon cœur, lançant parfois de « Youhou » d'exaltation. Cependant, il ne remarqua qu'après qu'il serrait fermement quelque chose. C'était vraiment doux, agréable et tiède. Il comprit alors qu'il s'agissait de la main de la jeune fille, qui répondait à son étreinte. Depuis quand est-ce qu'ils étaient ainsi ? Et le plus surprenant, c'était que Levy ne semblait pas être perturbée… Normal, pourquoi le serait-elle après tout ? Et lui ? Un énième looping le sortit de ses songes. Raaaaah putain, comment on arrêtait cette merde ?! Enfin, il lui sembla que l'attraction ralentit, avant de freiner brusquement. Le brun sentit son estomac ne faire qu'un bon. Il se mit à respirer profondément, comme pour faire partir cette sensation qui l'avait traversé tout au long du manège.

« Gajeel ? » le brun réagit par un bref haussement d'épaules. « Tu vas bien ? »

Il releva la tête pour regarder Levy dans les yeux et lui répondre, mais celle-ci manqua de s'étouffer de rire en découvrant le visage de son ami. En effet, il était tout pâle, un léger filet de bave au coin de la bouche, les yeux cernés.

« Ya-Ya rien de drô- » commença-t-il avant de poster sa main devant sa bouche.

Levy rit de plus belle. Décidemment, Gajeel était plutôt surprenant ! Lui qui paraissait si dur, était malade dès lors qu'on le secouait un peu. En sortant de l'attraction, la bleue était tordue de rire, si bien que des larmes s'échappaient de ses yeux. Gajeel à côté, les joues empourprées, croisait les bras d'un air révolté.

« Arrêtes de rire j'te dis ! C'est pas drôle ! Arrêtes de te foutre de moi Levy ! » s'énerva honteusement le grand brun.

« Je suis désolée, mais c'est que tu étais dû voir ta tête mon pauvre Gajeel ! » parvint-elle a articuler enter deux rires. « J'aurai jamais pensé que tu puisses avoir peur des montagnes russes ! »

« J'ai-J'ai pas peur ! Ca bouge trop s'too. » se défendit le brun en faisant la moue.

Vraiment, il avait vraiment l'air idiot sur ce coup là… C'était peut-être pas une si bonne idée que cela après tout de l'amener ici. D'un autre côté, sa présence était plutôt agréable et malgré ce petit imprévu, il ne reviendrait sur sa décision pour rien au monde. Il esquissa un petit sourire en coin. Levy respirait la joie de vivre et la bonne humeur, tout l'inverse de lui… Et ça lui plaisait. Soudain, il roula le regard sur sa droite et tomba sur l'affiche d'une maison hantée. De tout ce qu'il avait pu apprendre sur les filles, une chose était incontestable : elles flippaient pour un rien. Sauf peut-être Erza… Mais bon, Levy était toute petite et paraissait assez faible. D'après lui, la maison hantée serait une parfaite vengeance pour lui avoir fait subir les montagnes russes. Verra bien qui rira le dernier Crevette. Sur ce, il se dirigea les mains dans les poches jusqu'à cette nouvelle attraction, suivit de près par la petite bleue toujours amusée par le souvenir de Gajeel à la sortie du premier manège. Cependant, lorsqu'elle releva la tête et constata qu'elle était à l'entrée d'une maison hantée, la jeune fille déglutie. S'il y avait bien un truc qui pouvait l'effrayer c'était bien les spectres, les zombies, les vampires et toutes autres choses reliées de près ou de loin à l'horreur. Gajeel, remarqua la démarche hésitante que venait de commencer Levy, afficha son fameux sourire carnassier. Il la poussa à l'intérieur en criant :

« La vengeance est un plat qui s'mange froid, Crevette. »

La jeune fille tenta de freiner en postant ses jambes en avant, mais rien à faire… Ils passèrent aux guichets pour prendre les places d'entrées. Le brun faisait face à un zombie auquel un œil manquait. Levy tressaillit. Gajeel s'en rendit compte et l'attira à côté de lui pour qu'elle puisse être encore plus près de vendeur-monstre. Celui-ci les toisa d'un air absent. Le brun avait attrapé les joues de la bleue et les tiraient de sorte à lui faire esquisser un faux sourire. Levy se débattait, mais rien à faire. De plus l'expression satisfaite de Gajeel l'agacée.

« A-Arrêtes ça Gajeel ! »

« Bah qu'est-ce qu'ya ? Tu veux pas faire de sourire au gentil monsieur ? » s'amusa le grand brun aux piercings.

« Encore un couple… C'est déprimant. » lâcha le responsable du guichet.

Les deux s'arrêtèrent net. Qu'est-ce qu'il venait de dire ? Levy sentit le feu lui monter aux joues. Bizarrement cela ne lui déplaisait pas, non, ce qui la dérangeait, c'était la réaction que pourrait avoir le brun face à cette réflexion. Prévoyante, elle tenta d'expliquer les choses, toujours rouge.

« Ce-ce-ce… N-Non. On est j-juste amis. » bredouilla-t-elle.

Elle lança un regard perturbée au brun, qui affichait un visage stoïque. Il se contenta de prendre les billets, puis tira Levy dans la maison hantée. La jeune fille avait oublié pendant un instant ce qu'ils venaient faire ici. Gajeel avait l'air déterminé, mais avait perdu son sourire. Il avait donc était troublé par les dires de l'homme ? Ha zut, c'était bien sa vaine ! La honte. Elle se concentra à nouveau sur l'entrée de la maison. Un léger souffle lui glaçait le sang. Elle sentie les mains de Gajeel dans son dos et la poussa doucement. Levy déglutit, tout était sombre, des cris retentissaient par moment, provocant quelques sursauts chez la jeune fille, qui instinctivement vint attraper le bras du brun.

Gajeel l'observait, décidemment, elle avait vraiment l'air effrayé. La légère pression qu'elle exerçait sur son bras le prouvait. Il esquissa un petit sourire en coin. Soudain, débarquant de nulle part, un spectre s'approcha d'eux. Putain, c'est vrai qu'il faisait vrai ! Levy hurla en s'agrippant toujours plus fort à son ami. Ce dernier, face au visage horrifié de la bleue, tenta de faire fuir le monstre, en s'amusant toujours un peu de la réaction presque exagérée de Levy. Le fantôme disparut et Gajeel se tourna vers la jeune fille le sourire de plus en plus prononcé sur son visage.

« Bah alors Crevette ? On flippe d'un petit fantôme ? Gamine va ! »

« Je-J'ai pas… » eut-elle le tant de dire avant de crier à nouveau en sentant quelque chose lui caresser la jambe.

Prise de panique, Levy fonça droit devant elle et trébucha sur Gajeel qui tomba à la renverse. Elle avait la tête collée contre son torse et les bras autour de son cou. Mais, qu'est-ce qu'elle faisait là ? Hein ?! Le jeune fille releva la tête et constata que le brun ne bougeait pas d'un pouce. Alors Levy se redressa. Heureusement que l'obscurité cachait ses pommettes empourprées. Puis, elle entendit Gajeel rire. C'était peut-être la première fois qu'elle l'entendait rire de bon cœur. Lorsqu'elle comprit les cause de cet amusement soudain, elle vira au cramoisi. Il se fichait d'elle ! Non, mais on aura tout vu !

« A-arrête de rire Gajeel ! Y'a rien d'amusant j'te dis ! »

« Bah dit-dont, tu sais, si tu voulais me sauter dessus, t'aurais au moins pu choisir un endroit plus classe qu'une maison hantée ! » s'esclaffa le brun en se tordant de rire.

Levy tressaillit. Qu'est-ce qu'il venait de dire ? Son cœur manqua une mesure, et une douce chaleur de gêne et d'envie s'empara d'elle. Les paroles de Gajeel l'avaient tout à fait déstabilisée… Et le pire, c'était qu'elle était persuadée qu'il le faisait exprès parce que ça l'amusait de jouer avec. De voir qu'elle n'était qu'un petit pantin, faible et donc inoffensive pour lui. Elle fit la moue. S'il voulait jouer, elle pouvait tout aussi bien rentrer dans son jeu ! elle n'était pas si innocente que ça… Si ?

« Dans tes rêves. Et encore, je sais pas si j'en serais capable ! »

« Gihi, tu t'énerves Crevette ? » se moqua Gajeel en se relevant.

« T-Tout à fait ! »

Le bras s'approcha près de Levy et colla son visage à quelques centimètres du sien. Levy pouvait sentir son souffle se confondre avec le sien. Mais à quoi jouait-il ? Il est vrai qu'il aimait bien la taquiner, mais la plupart du temps lorsqu'ils étaient ensemble, ils ne parlaient pas beaucoup. La présence de l'autre suffisait. Cependant, aujourd'hui, c'était différent. Ils étaient là tous les deux et pourtant ça n'avait rien à voir avec ce qu'il se passait d'habitude. Peut-être parce qu'ils étaient seuls, vraiment seuls. Personne ne pouvait les surprendre ici. Peut-être aussi parce que cela changeait de leurs habitudes. Gajeel se redressa et passa sa main dans la tignasse bleue de Levy, l'ébouriffant au passage. Puis, il tourna des talons et poursuivit son chemin. La jeune fille eut un léger temps de réaction avant de remarquer qu'il s'éloignait. Elle entendit de nouveau un bruit étrange, et couru rejoindre le brun, avant de lui saisir le bras sans mot dire.

Le soleil commençait à descendre progressivement dans le ciel. Levy ignorait le nombre d'heure qu'elle avait loupé, et l'heure exacte qu'il était. Elle s'amusait. Les deux poings levés près de son visage, une expression déterminée sur le visage, tandis de Gajeel rechargeait sa carabine encore une fois. Ce coup là, il n'avait d'autre choix que de réussir, de peur de la voir s'envoler. Il ne lui restait plus qu'un seul coup, une seule balle, un seul tir. Soit ça passe, soit ça casse… Une chance sur deux. Il calla l'arme entre son bras et son torse, tourna légèrement la tête afin d'avoir l'œil parfaitement accordé avec le viseur, il ferma l'autre. Une petite goûte de sueur apparut sur sa tempe. Il ne pouvait pas louper ce coup, non, il n'avait d'autre choix que d'y parvenir. Il prit une profonde inspiration, puis expira. Il répéta la chose encore trois fois avant de verrouiller sa cible et de tirer. Un petit « Poc » retentie, marque de sa réussite.

« Bravo Gajeel ! » s'émerveilla Levy en joignant ses deux mains. « Tu l'as eut ! »

Le brun poussa un petit « Gihi » de satisfaction, avant d'être interloqué par le forain qui lui désigna du doigt les lots qu'il avait le droit de choisir. Il hocha le menton vers Levy, qui montra une énorme peluche en forme de chat noir ailé. L'homme la décrocha et la jeune fille la serra fortement contre elle. Ses yeux scintillaient. Elle resplendissait tout bonnement. Gajeel croisa les bras comme indifférent à la scène qui se passait sous ses yeux. Déjà qu'il avait dû lui gagner cette fichu peluche ! Ah il n'avait pas été d'accord lui dans un premier temps, non. Il trouvait cela ridicule de tirer sur des ballons pour gagner une peluche. Ouais ridicule ! Cependant, le minois déçu de Levy l'avait persuadé à changer d'opinion. Alors, c'est en ravalant sa fierté qu'il avait fait cela. Décidemment, cette Crevette le menait pas le bout du nez. Incroyable ! La bleue lui lança un petit regard satisfaite avant d'entendre une petite mélodie. Elle tourna la tête, et de nouveau, un profond sourire s'installa sur son visage. Elle jeta le chat en peluche sur Gajeel, qui le rattrapa de justesse, avant de courir de façon démesuré. Le brun, qui tenait le lot à bout de bras l'observa, mais où-est-ce qu'elle pouvait encore bien courir comme ça ? Puis il l'aperçut s'arrêter juste en face d'un stand rose bonbon, éclairé de mille feux par des projecteurs rouges. Des… Sucreries ? Il s'avança, un peu penaud, de sachant réellement que faire avec cette peluche gigantesque ! Bon sang, mais qu'est-ce qui lui avait prit à cette Crevette de réclamer le lot le plus imposant hein ? Gajeel soupira. Maintenant qu'il y pensait, Levy ressemblait à une véritable gamine. C'était étrange, elle qui d'habitude semblait si mature, si studieuse … Elle était aussi vive qu'une enfant à qui ont donné les clefs d'un magasin de jouet pour la nuit. Il se posta un peu plus loin et s'assit sur un banc, en face de Levy. Puis, quelque chose le marqua. Il n'y avait pas prêté attention au début, mais cela l'interpela sur le coup : elle portait le foulard qu'il lui avait donné. Cela lui rappela la nuit où il s'était battu. Ce jour où il l'avait protégé. Il est vrai qu'il n'avait pas toujours été très tendre avec Levy, mais elle ne lui en avait jamais parlé… Comme si elle passait au-dessus de tout cela, comme si, au final, rien ne la toucher. Gajeel sera les poings. Pour une raison inconnue, cette partie de la personnalité de Levy l'agacé. Il aimait son sourire autant qu'il le détestait, car il ne pouvait jamais savoir ce qu'elle pensait réellement. « La chieuse » pensa-t-il. Puis, il passa sa main sur son épaule autrefois blessée, il avait d'ailleurs gardé une belle cicatrice… Il leva les yeux au ciel. Il fallait aussi qu'il s'occupe de ça. C'est vrai qu'il avait passé plus d'un mois sur un petit nuage, dans un autre monde, celui dans lequel vivait la Crevette… Un monde qui n'était pas le sien. Et il savait que bientôt le rêve se finirait et qu'il allait retrouver l'enfer qu'il connaissait depuis l'enfance. Il était arrivé parfois, que des sbires viennent lui rappeler qui il était réellement. Mais les sbires allaient bientôt devenir de plus en plus officiel et donc de plus en plus menaçant… Et, pour ne faire courir aucun risque à Levy et aux personnes qui l'entourait, il devrait partir… Redevenir froid et distant. Gajeel se devait de retrouver son cœur d'acier, qui avait étrangement fondu lors que dernier mois. Il observa la bleue presque nostalgique. Tout ça c'était la faute du vieux ! S'il n'avait pas mis en place se foutu accord, alors jamais ils ne se seraient rapprochés ! Putain, si seulement le rêve pouvait perdurer encore un peu…

Levy s'approcha et découvrit Gajeel la tête jetée en arrière et les poings serrés. Elle n'osa dire quoi que se soit, alors elle se contenta de s'assoir aux côtés de sa peluche. Le brun se redressa, et vit tendu devant lui une pomme rouge vissée sur un bâtonnet en bois et recouvert de ce qui ressemblait à du sucre tout aussi grena que ses prunelles. Il interrogea Levy du regard, mais celle-ci était déjà bien occupée à manger. Alors, il saisit la chose tout aussi penaud.

« C'est une pomme d'amour. » commença Levy « C-C'est juste son appellation hein ! » ajouta-t-elle rapidement « C'est pour te remercier de la journée… Je… Je me suis vraiment beaucoup amusée. »

« J'mange pas ça » lâcha-t-il froidement.

Levy fut surprise par se ton. Qu'est-ce qu'il lui arrivait tout d'un coup ? Il avait été si agréable et gentil tout la journée et là… Confuse, elle ne dit rien d'autre. Le brun se releva et jeta la sucrerie à terre avant d'enfiler ses mains dans ses poches et de tourner des talons. La bleue ne comprenait plus rien. C'était quoi ça ? Pourquoi ? Il ne s'était pas amusé ? Il n'avait as apprécié cette journée ? C'était parce qu'elle n'avait pas été comme d'habitude ? Tandis qu'il s'éloignait, Levy tenta de retracer le fil de la journée, recherchant désespérément l'instant où tout a basculé, en vain. Puis, sans même s'en apercevoir, ses pensées divergèrent. Il partait, il la laissait là, et aucun de ses efforts ne le ramènerait. C'était comme pour eux… Une fois qu'ils lui avaient tourné le dos, jamais plus ils ne l'avaient regardé. Plus jamais, malgré le fait qu'elle avait fait de son mieux pour leur prouver qu'elle méritait leur attention. Levy sentit son cœur se nouer, elle était donc condamnée à cela ? Il y avait réellement quelque chose qui ne tournait pas rond chez elle ? Une larme roula sur sa joue et vint s'écraser sur sa pomme d'amour. Non, elle ne pouvait pas rester là à ne rien faire, à le regarder partir lui aussi, elle n'avait pas le droit de rester immobile alors que lui s'en allait. Levy se releva subitement, laissa tomber sa sucrerie et couru à tout rompre jusqu'à Gajeel. Pourquoi ? Pourquoi n'arrivait-elle pas à le laisser partir ? Il ne la connaissait pas, elle ne le connaissait pas. Tout ce qu'ils avaient partagé, en dehors de cette journée c'était le lycée et quelques soirées chez elle avec les autres. Il était donc déjà lassé ? Lorsqu'elle le vit, il était de dos. Marchant lentement vers la sortie de la foire. Levy ne parvint à se retenir et l'attrapa. Ses bras l'entouraient.

Gajeel hoqueta. Qu'est-ce que c'était que ça encore ? Il tourna difficilement la tête et découvrit une petite tignasse bleue accrochée à lui. Il sentit alors quelque sursaut, laissant à présager des sanglots. Merde, pourquoi faisait-elle ça hein ? Pourquoi est-ce qu'elle rendait les choses encore plus difficiles qu'elles ne l'étaient déjà pour lui ? Il s'apprêtait à la rejeter lorsqu'il sentit la pression qu'elle exerçait se faire un peu plus forte. Ses yeux s'écarquillèrent. Pourquoi n'avait-elle pas abandonné ? Il venait d'être odieux avec elle, pourquoi n'était pas énervée au point de lui en vouloir ?

« G-Gajeel… » commença Levy.

A l'entente de son nom, le brun ne su plus vraiment quoi penser et quoi faire. Il devait partir, il devait la laisser, c'était pour son bien à elle… Alors pourquoi y avait-il cette petite voix qui ne cessait de répéter de rester avec elle ? Raaaah bordel qu'est-ce que ça l'agacé ! Lui qui avait horreur de se casser la tête pour des histoires de nana ! Merde !

« Reste… Encore un peu. A-Après tu pourras t'en aller si tu le souhaites… Mais, le soleil n'est pas encore couché. Et je veux profiter encore un peu de cette journée. S'il te plait. Fait encore semblant de m'apprécier quelques minutes. » demanda la bleue en lui offrant un sourire, malgré les larmes encore visibles aux coins de ses yeux.

Gajeel tressaillit. Faire semblant ? C'est donc ce qu'elle pensait ? C'était peut-être mieux, ça serait plus facile pour elle. De ce fait, il pouvait bien accepter sa requête non ? Il l'écarta péniblement et lui ébouriffa les cheveux.

« Tu veux finir par quoi alors ? » demanda-t-il simplement.

Levy sourit, et retint ses dernières larmes de couler.

« La grande roue ! Mais d'abord… »

Levy désigna simplement une petite bâtisse du doigt. Gajeel se retourna et découvrit qu'il était question des toilettes. C'était bien une fille. Il voulu se moquer d'elle, mais se retint de peur d'abuser. Il se contenta de soupirer et s'assit à nouveau sur un banc un peu plus loin. La bleue le regarda, priant pour qu'il ne disparaisse pas, maudissant ça vessie de la lâcher dans un moment pareil. Elle arriva jusques à la bâtisse et entra. Levy constata que les lieux n'étaient franchement pas à l'image du rêve que vendait la foire à l'extérieur. Vraiment, qu'est-ce qui lui avait prit de croire qu'il pouvait s'intéresser à elle ? Sérieusement ? Il était grand, quand elle était petite, il était fort, alors qu'elle était comparée à une crevette, il faisait peur et inspirait au respect alors qu'elle… Non, c'était pas le moment de penser à cela ! Il fallait qu'elle fasse vite, de crainte qu'il ne parte. Elle se hâta donc. Cependant, lorsqu'elle était dans la cabine, elle entendit la porte s'ouvrir et se refermer violemment, puis suivit un son métallique indéfinissable. Levy ne prêta pas plus d'attention que cela à ce qui pouvait bien se passer, elle n'avait qu'une idée en tête : le voir. La chasse retentit et la bleue sortit en se dirigeant vers les lavabos. Soudainement, elle sentit un souffle dans sa nuque. Prise d'un sursaut, elle se retourna et tomba nez à nez avec une jeune femme au regard livide, cerné au possible. Levy ne sut réellement quoi penser du comportement de cette femme.

« Ex-excusez-moi, vous m'avez fait peur. » avoua la jeune fille tout sauf rassurée.

« P-Peur ? » répéta la femme.

Sa tête venait de vaciller sur la droite de façon si subite que Levy crut un instant qu'elle allait se décrocher du reste de son corps. Sa longue chevelure flamboyante nattée dans son dos, pendouillait tout aussi étrangement. Il y avait chez cette femme quelque chose de perturbant.

« Je t'ai fait p-peur fillette ? » poursuivit la femme en s'approchant de Levy.

Par instinct, cette dernière recula. La rousse esquissait un sourire dément, presque diabolique. Et puis, ce petit rire vicieux lorsqu'elle s'approcha d'elle. Levy l'observa plus attentivement, elle avait un étrange symbole tatoué sur sa poitrine démesurée. La bleue continua de reculer au fur et à mesure que la femme avançait.

« Qu-Qui êtes-vous ?! » l'interrogea Levy.

« Ton pire cauchemar Levy McGarden »

La bleue tressaillit. Comment pouvait-elle connaître son nom ? C'était qui encore cette fêlée ? Elle couru jusques à la porte d'entrée des toilettes, mais constata que celle-ci était bloqué par une barre en métal. C'était donc ça qu'elle avait entendu ? Elle se retourna vers la rousse et se baissa rapidement, évitant de justesse le poing de celle-ci.

« Tu es si mignonne F-fillette. » continuait la femme « Loin du style habituel de Gajeel cependant… »

« G-Gajeel ? » s'étonna Levy.

« O-Oui. Gajeel Redfox. Il doit pas mal de tunes à mon maître vois-tu et … Cela fait un certain temps maintenant qu'il n'est pas revenu. Il s'est contenté de massacrer les sbires qu'on lui a envoyés… Mais maintenant c'est finit. Et pour le prouver que nous sommes sérieux... Il faut que je te tue F-fillette. »

Levy écarquilla les yeux. Dans quels genres de magouilles pas nettes traînait réellement Gajeel ? De nouveau, la jeune fille évita un coup et roula à terre. Cette fois-si, la rousse la menaçait d'un couteau. Le bleue tremblait. Que devait-elle faire ? Comment allait-elle sortir de cette situation ? Elle n'allait tout de même pas mourir ici… Si ? Levy partie se réfugier sous les lavabos. Des larmes avaient d'ailleurs commençaient à couler sur ses joues. Elle n'avait pas le droit de mourir. Non, pas maintenant, elle n'avait pas le droit de se laisser faire encore une fois. Elle avait fait une promesse à Gajeel, et comptait bien la respecter. Cependant, pour le moment, c'était la peur qui la paralyser. L'ensemble de son corps ne répondait plus. Son cœur lui disait pourtant de se lever, de faire fasse pour une fois, mais son instinct la poussait à être lâche. Soudain, la rousse la débusqua, la tira sur le sol et se plaça à califourchon sur elle, le bras armé en l'air, prête à frapper.

« A-Attends ! » hurla Levy.

La rousse s'arrêta, surprise par le ton employé par la jeune fille.

« J'ai peut-être un moyen pour rembourser l'argent que vous doit Gajeel. » commença-t-elle.

« Tu ferais ça F-fillette ? Tu serais prête à ça pour Gajeel ? » s'étonna la rousse.

« Je… Oui ! » affirma Levy déterminée.

La femme commença alors à rire de façon démesurée, le visage pourtant inexpressif de toute joie.

« Sais-tu seulement qui il est F-fillette ? » se moqua la rousse en approchant son visage à deux centimètres de celui de Levy « C'est un être sans cœur, aussi froid et dure qu'une barre de fer. Il est réputé pour sa cruauté et son inhumanité ! Sais-tu que son surnom n'était autre que « Dragon d'Acier » ? Gajeel ne ressent rien, il a autant de compassion qu'un lion avant de tuer son gibier ! C'est un véritable monstre, prêt à tout pour redorer le blason de son père et reprendre la tête du gang ! Pourquoi crois-tu qu'il s'intéresse à toi F-fillette ? Parce qu'il veut te sauter ! Te fourrer, comme les autres ! Te violenter de telle sorte que ton petit cul ne pourra plus jamais chier ! Gajeel Redfox est et sera à jamais un monstre ! » poursuivit-elle dans un rire dément.

« Tu te trompes. » répondit simplement Levy.

Son expression avait changé. Elle était beaucoup plus dure que celle qu'elle affichait jusque là. Levy avait ravalé ses larmes et regardait la rousse droit dans les yeux. Cette dernière sentit alors une sorte de malaise s'emparer d'elle. La bleue ferma les yeux un instant. La femme ne comprenait pas, et l'observa intriguée.

« Gajeel est quelqu'un de bien. J'en ai rien à faire de ce qu'il a pu faire ou dire auparavant. Tout ce que je sais c'est que je lui dois beaucoup ! Alors c'est pas quelques malheureux billets qui vont m'arrêter ! » s'écria Levy.

La rousse était stupéfaite. Elle croyait réellement ce qu'elle disait ? Cependant, il fallait bien avouer qu'elle était plutôt intéressante cette F-fillette. Le maître allait sûrement lui en vouloir, mais tant pis, elle ne recevrait que quelques coups de fouets supplémentaires… A cet instant, elle déposa ses lèvres sur celles de Levy qui ne comprit pas ce qui lui arrivait. Puis, la rousse se redressa.

« Ca sera notre petit secret F-fillette. » puis elle disparut.

Qu'est-ce qui venait de se passer ? Pourquoi ce baiser… Levy se redressa. Bouuuuuuh ça donnait des sueurs froides ! Elle alla jusques aux lavabos avant d'ouvrir l'un des robinets. En se regardant dans la glace, elle constata qu'elle tremblait encore. Ses larmes continuaient de rouler sur ses joues… Au moins, elle allait pouvoir lui venir en aide. Oui. Elle allait le sauver. Déterminée, Levy passa de l'eau sur son visage et s'observa une dernière fois. Elle faisait vraiment peine à voir. Vraiment, si elle sortait dans cet état, Gajeel allait se douter de quelque chose… Alors pourquoi ne pas faire comme d'habitude ? Un petit rictus lui traversa le visage, et se transforma en ce fameux sourire qu'elle se donnait tant de mal à faire paraître vrai. Elle en profita pour se rincer la bouche. Vraiment c'était pas sa vaine… Il avait fallut que son premier baiser ait lieu dans de tel condition et avec une fille qui plus est ! Raaaaaah zut zut zut ! La bleue se dirigea vers la sortie et ouvrit les portes. L'air frais du début de soirée vint caresser sa peau.

« Gajeel… » prononça-t-elle à voix basse.

Elle ferait tout ce qui est en son pouvoir pour l'aider. Cependant, il n'était pas question de lui en parler. Il risquerait de ne pas comprendre et de s'énerver. Oui, autant ne rien dire pour le moment. Et puis, ça lui fera probablement une belle surprise lorsqu'elle aura finit de tout rembourser pour lui. Levy marcha jusqu'à Gajeel, toujours assis sur son banc. Il releva le menton vers elle pour lui stipuler qu'il l'avait bien vu. Puis se leva et se dirigea vers la grande roue déjà éclairé. Il tenait toujours le chat en peluche de Levy sous le bras.

La roue allait partir. Gajeel et Levy prirent place à l'intérieur d'une cabine et se firent face. La bleue regardait partout autour d'elle, les yeux toujours traversés de cette étincelle si particulière. Le brun, quand à lui, accoudé sur la vitre, l'observait du coin de l'œil. Si seulement tout pouvait durer ainsi. Soudain, la bonne humeur de Levy se résorba légèrement. Gajeel se redressa sur son siège. La bleue avait joint ses deux mains, et les regardaient avec insistance.

« M-Merci » dit-elle simplement.

Gajeel hoqueta. « Merci » ? Il ne dit mot, préférant la laisser continuer.

« En… En fait, c'est la toute première fois de ma vie que je fais ça. » se confia-t-elle.

« Que tu sèches les cours ? Ca m'étonne même pas. »

« Non ! … Enfin si, mais je veux dire… C'était la première fois de ma vie que je m'était les pieds dans une fête foraine »

« T'y es jamais allé avec tes parents ? Les vieux adorent trainer leurs mômes là-dedans et… » il n'en dit davantage, constata l'expression de Levy. Elle souriait, mais ses yeux pleuraient. Il se tut simplement…

« Pas les miens. Ils n'ont jamais fait cela ni… » elle marqua une pause « Je voulais juste te remercier pour cette journée et pour tout le reste… On n'aura qu'à se voir juste pour les cours particulier le matin et ensuite on … » eut-elle le temps de dire.

Levy écarquilla les yeux, Gajeel venait de la prendre dans ses bras. Il l'avait relevait et l'avait entouré de ses bras. La bleue ne s'attendait pas à une telle réaction. Comment devait-elle réagir ? Et puis pourquoi soudainement avait-il changé de comportement ? Il ne savait pas que s'il faisait ça, alors plus jamais elle ne pourrait supporter d'être loin de lui ? Cependant, elle resta ainsi sans mot dire, se contentant d'entourer le grand brun comme elle le put. Tout a coup, la roue s'immobilisa, ce qui provoqua un puissant balancement qui les fit tomber tous deux à la renverse. Gajeel était vraiment grand, et pour ne pas heurter sa tête trop violemment sur la vitre, il plia les jambes et se laissa tomber. Levy était donc de nouveau sur lui, à la différence que cette fois-ci, il continuait de la serrer un peu plus fort dans ses bras. La bleue releva les yeux et constata que le brun était à deux doigts de vomir. Elle se redressa, paniquée et commença à s'agiter.

« V-Vite, Vite ! De l'air ! T'inquiète pas Gajeel je vais faire entrer de l'air ! »

« A-ARRETES DE BOUGER IDIOTE ! » s'égosilla le brun en la forçant à revenir sur son torse.

Levy et Gajeel se regardèrent un instant et tous deux se mirent à rire en même temps. C'était vraiment handicapant en fait son mal ! pensa la bleue. Soudain, ils durent s'arrêter afin d'écouter la voix de l'haut-parleur :

« Mesdames et Messieurs, suite à un léger problème technique, l'attraction est immobilisé. Nous tâchons d'arranger cela rapidement. Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée. »

Une panne ? C'était vraiment pas de chance. Levy se retourna vers Gajeel qui lui lançait un regard bien différent de ceux dont elle avait l'habitude. Puis subitement, comme par attraction, les deux adolescents rapprochèrent leurs visages. Un peu hésitante, Levy se laissa pourtant bercer par cette petite voix dans sa tête qui lui disait de continuer. Alors leurs lèvres se rencontrèrent en un simple baiser dans un premier temps. La jeune fille était rouge de gêne, qu'est-ce qu'elle venait de faire là ? Cependant, elle n'eut le temps de réfléchir davantage que Gajeel lui donna un baiser bien plus fougueux que le premier. Cette fois-ci, le corps de Levy frémissait d'envie. Le brun dû s'en apercevoir, puisqu'il la bascula de sorte à passer sur elle et commença à l'embrasser, tout en défaisant le son chemisé d'écolière. Levy savait qu'ils devaient arrêter, ne pas aller plus loin… Cependant, le désire était bien trop grand pour en rester là. Elle répondit donc au baiser de Gajeel tout, en passant ses mains dans sa longue chevelure hérissée. Puis, elle sentit les mains du jeune homme effleurer sa peau, et remonter petit à petit jusqu'à sa poitrine, qu'il commença à presser légèrement, avec une douceur que Levy ne lui connaissait pas. Gajeel abandonna ses lèvres pour sa nuque, puis sa poitrine, il enleva la partie du soutien-gorge qui le gênait, et saisit le bout de son sein à pleine bouche. La bleue sentit alors une douce chaleur l'envahir, la parcourir, elle commença même à pousser quelques gémissement qui ne faisait qu'exciter davantage le brun, qui, d'une main, parcouru sa cuisse et arriva jusqu'à ses fesses. Levy tressaillit, la main du brun s'approchait de plus en plus de son intimité et ne savait pas du tout comment réagir. Cependant, lorsqu'il commença à la caresser, toutes ses interrogations disparurent. Elle ne pensait qu'à cette petite chaleur dans son bas ventre qui grandissait et la faisait se contracter. Gajeel revint au-dessus d'elle plongeant son regard perçant dans le sien. L'expression qu'il affichait était à la fois rassurante et terrifiante. Puis elle l'attira contre elle pour l'embrasser une fois de plus, mais cette fois-ci, le brun laissa la langue se perdre de la bouche de la jeune fille, et rencontrer sa langue. Plus le plaisir grandissait, et plus le désire de Levy grandissait. Elle ne savait pas réellement où elle allait, mais qu'importe, elle était avec lui. Elle passa alors ses mains sous la chemise du brun et replia une jambe. La main de Gajeel se retira alors, et la bleue entendit le bruit de la fermeture éclair du pantalon du brun se défaire. Elle commença alors à paniquer, repensant aux paroles prononcées par la rousse un peu plus tôt. Elle sentit sa culotte descendre sur ses cuisses et quelque chose de chaud se coller contre son intimité. Levy était partagée, mais l'envie l'emportait sur la raison. Alors elle se laissa faire. C'est alors qu'elle ressentit une douleur. Non, elle ne pouvait pas. Pas maintenant pas comme ça ! « Pourquoi crois-tu qu'il s'intéresse à toi ? » Si elle le laissait faire, elle prenait le risque de le perdre à tout jamais. Les paroles de la rousse raisonnée dans son esprit.

« A-A… » tenta-t-elle, alors que Gajeel l'embrassait dans le cou. « Arrêtes… »

Mais le brun ne l'entendis pas, pour cela, il aurait fallu qu'elle parle bien plus fort. La douleur commençait à se faire de plus en plus ressentir, et même si son envie était encore bien présente, la peur avait prit le dessus. La peur de le perdre, lui.

« Arrêtes… Arrêtes… Gajeel… Je t'en pris… Arrêtes ça ! » sanglota Levy, en porta son bras à son visage de sorte que le brun ne la voit pas.

Gajeel releva la tête et découvrit le visage à demi couvert de la jeune fille qui pleurait à chaude larmes désormais. Il s'empressa de se rhabiller, et en fit de même avec Levy. Elle se recroquevilla sur elle-même toujours en pleurs.

« Arrête ça… » continuait-elle de dire.

« Le-Levy. » commença Gajeel.

« Je veux pas te perdre toi aussi ! Alors il ne faut pas ! Parce que si on le fait, alors tu vas partir ! Tu t'en iras ! »

Gajeel était étonné par la réaction de Levy. Il ne savait d'ailleurs pas réellement comment réagir, et s'en voulait de l'avoir fait souffrir encore une fois. Il se releva et s'assit sur son siège le plus loin possible de la bleue.

« Ga… Gajeel ? » l'interrogea Levy en se redressant elle aussi.

« J'voulais pas. M'suis emportait. D'solé. » dit Gajeel d'un ton froid, et emplis de remords.

La jeune fille s'approcha alors du brun et se colla contre son dos. Elle ne lui en voulait pas à dire vrai…

« Restons-en là d'accord ? »

Gajeel l'observa. Elle souriait. Ce putain de sourire ! Même dans ce genre de situation elle n'était pas fout de s'en débarrasser ?! Cependant il ne fit aucune autre réflexion et la laissa se coller à lui.

La roue repartit rapidement, et les deux adolescents prirent la direction de Fairy Hill, sans décrocher un mot. Gajeel avançait les mains dans les poches, tandis que Levy tenait sa peluche sur le dos. Une fois en bas de la résidence. Le brun lâcha un bref « Salut » et elle en fit de même. En arrivant en haut, elle fut surprise de découvrir l'appartement à moitié vide. Laxus était assis sur le canapé à regarder la télé tandis que Lucy mangeait. Elle les salua brièvement, sans prêter attention aux questions que son amie lui posait, et se dirigea directement dans ça chambre. Elle s'effondra sur son lit, serrant son chat en peluche le plus fort possible dans ses bras. Pourquoi cela avait dû se terminer ainsi ? Elle sentait les larmes gagner ses yeux quand son portable vibra. Nonchalante, elle le sortit de son sac et le déverrouilla. Ses pupilles se rétractèrent de stupeur.

« C'était une bonne journée, et je ne regrette rien_ Gajeel »

Voilà! Alors bon on a eut une sorte de "lemon" même si bon...

Bref, qu'est-ce qu'il va se passer maintenant pour Gajeel et Levy ?

Et comment Levy va-t-elle réussir à aider Gajeel?

Autant de questions et de réponses dans le prochain chapitre!

*Peace*

PS: Des idées pour le personnages de la fille aux cheveux flamboyants? Bon c'est pas hyper difficile non plus xD