Coucou ! Voilà j'ai un peu de temps alors voilà la suite ;)

Merci de continuer de lire cette fic qui est Loiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin d'être finit ;)

P.S: Lauraine Tonksmj'ai bien reçu ta demande et elle apparaîtra dans le prochain chapitre ^^ qui (je l'espère) arrivera avant la fin des vacances :D

Sur ce, bonne lecture à vous!


Chapitre 10 :

La neige n'avait cessé de tomber depuis quelques jours, si bien que Magnolia semblait être recouvert d'un drap blanc velouté. Le ciel, gris, était presque menaçant en ce début de soirée, empêchant les habitants de la ville de sortir de chez eux. Parmi eux, un certain brun à la crinière hirsute et aux pupilles grenat, observait à travers les carreaux de sa fenêtre les épais cristaux de neige se déposer lentement sur le sol. Il n'avait jamais réellement apprécié la neige, le froid, la glace et surtout l'hiver, là où d'autre entrapercevaient la magie et la féerie, lui ne percevait que l'odeur de la mort et de la nostalgie. Gajeel Redfox soupira. Encore une fois, il se retrouvait seul pour le nouvel an. Peut-être aussi était-ce pour cela qu'il était d'une humeur aussi triste. La joie et les rires de Noël semblaient être une douce illusion dont il parvenait à peine à se souvenir. La douceur de sa voix, la chaleur de son sourire… Pourquoi ressentait-il toutes ses émotions soudainement ? Le brun quitta sa place et se dirigea vers son lit, sur lequel se trouvait un petit chat noir aux poils court et à l'œil gauche barré. L'animal releva la tête en entendant son maître entrer dans la pièce, se redressa et s'étira avant de retrouver sa place initiale. Gajeel n'avait pas encore trouvé de nom pour son nouveau compagnon. Levy lui avait pourtant répété que c'était d'une importance capitale, mais il n'avait aucune envie de lui trouver un nom aussi débile que « Happy » le chat de Natsu et que celui de sa sœur, qu'elle avait décidé d'appeler « Charuru ». Non, il fallait un nom qui en envoie du lourd ! Un nom qui soit vraiment à l'image de son maître ! Le brun se laissa tomber mollement sur les draps et commença à caresser la tête du chat, qui semblait apprécier. Comment en était-il arrivé là ? Lui le grand Gajeel Redfox, la terreur des rues, dont la renommée était telle qu'on le craignait dans la plupart des villes de la région ? Son visage, son sourire, ses yeux, elle… C'était parce que leurs chemins avaient fini par se croiser qu'il avait tant changé. Étrangement, il aimait le nouveau Gajeel, peut-être aussi parce qu'il n'était pas si différent que ça de l'ancien, il était juste un peu plus honnête.

« Levy… » chuchota-t-il pour lui.

Tout devenait de plus en plus clair dans son esprit, la bleue avait pris une importance indéfinissable dans la vie du grand brun, si bien qu'il souhaiterait rester près d'elle, pour la protéger, pour empêcher ses larmes de couler, mais aussi parce qu'elle le rendait heureux. Tout simplement. Les yeux du jeune homme se fermèrent machinalement. Il savait que c'était impossible. En aucun cas il n'avait le droit de profiter d'elle de la sorte ! Sûrement était-il le plus grand de tous les égoïstes, mais il avait vraiment envie de rester à ses côtés. Les souffrances qu'elle avait enduré par sa faute l'en empêchait cependant. Il ne devait plus jamais la blesser, de quelque façon que cela soit. A cause de lui elle était déjà suffisamment exposé au danger au quotidien, si le reste de son gang apprenaient son existence, ils n'hésiteraient pas un instant à s'en prendre à elle afin de lui faire du mal à lui. C'était impensable. Alors il resterait en retrait. Il préférait souffrir se son absence plutôt que de savoir qu'elle est en danger. Oui, Gajeel avant terriblement changé en si peu de temps. Maintenant il avait des amis, des gens avec qui passer du temps simplement, des gens à apprécier et même un chat. Sans nom… Il attrapa alors l'animal et le souleva au-dessus de sa tête. Il remarqua alors que ses yeux étaient d'un brun presque rouge, décidément c'était vraiment un chat pour lui !

« La Crevette a dit de te trouver un nom… Hum qu'est-ce que tu penses de Le Chat ? » il semblait attendre une réponse de l'animal qui le toisait, résigné « Bon d'accord, c'est de la merde… Huuum Crevette ! T'es petit et… Haaaa Bordel ! » a l'entente du nom le chat lui griffa la joue « En fait t'es un peu sauvage Gihi, bon alors pourquoi pas Panther ? Ouais mais c'est un peu trop agressif… Après tout tu es aussi un peu à Levy… » il commença à chercher autre chose puis finit par s'exclamer : « Lili ! Panther Lili, c'est parfait. »

Ledit Panther Lili semblait en effet satisfait de son nom, si bien, qu'il se glissa dans le cou de Gajeel. Ce dernier laissa ses mains se placer derrière sa tête et se mit à penser à ses amis. Que pouvaient-ils bien faire en cette soirée de nouvel an ?


« O-oncle Makarov ! Rendez moi tout de suite mes soutien-gorge ! » beugla la blonde à son grand-oncle qui devait déjà avoir un peu trop abusé du saké.

Le vieil homme était debout sur la table dansant de façon peu convenant pour un adulte, un sous-vêtement de Lucy sur la tête. Décidemment, rien ne pouvait l'arrêter. C'est alors que Laxus, légèrement exaspéré par le comportement de son grand-père attrapa le soutien-gorge et le jeta dans la chambre de sa cousine. Vraiment, c'était à se demander qui était le plus mature ici. Puis, il partit dans la cuisine chercher l'entrée qu'il avait préparé un peu plus tôt dans la soirée.

« Oh Laxus, tu m'avais caché que tu étais un vrai cordon bleu ! Tu ferais un excellent mari ! » s'exclama son grand-père.

Le blond recracha littéralement le verre d'eau qu'il venait d'ingurgiter, retourné par les propos du vieux. Qu'est-ce que c'était encore que ce nouveau délire ? Lui, se marier ?! Et puis quoi encore ?! A côté, Lucy était plié en quatre, impossible pour elle de s'arrêter de rire. Elle avait vraiment du mal à imaginer son cousin en smoking dans une église récitant des vœux de façon romantique à une femme non, c'était vraiment pas l'image qu'elle avait de lui.

« Qui te permet de rire toi. Arrête ça tout de suite ! » s'énerva Laxus, plus gêné qu'autre chose.

« Par-pardon, c'est juste que je t'imagine en petit homme de maison ! Mira serait vraiment ravi ! »

Laxus ne répondit pas, tendis que Makarov demeurait bouche bée, Lucy elle continuait de rire comme si de rien était. Lorsqu'elle s'aperçue que tous les regards étaient braqués sur elle, elle s'arrêta net. Avait-elle dit une bêtise ? Après tout Mirajane et Laxus formeraient un beau couple ? Elle n'avait pas dit ça pour pourrir l'ambiance… Et pourtant. La blonde repris son souffle et fixa son assiette sans dire un mot.

« Mira… Comme Mirajane Strauss ? La chanteuse de ton groupe, c'est bien cela ? » interrogea le vieil homme, heureux d'apprendre certains détails sur la vie de son petit-fils. « Elle est plutôt pas mal du tout, et a un succès fou auprès de la gente masculine au Lycée. Je crois même qu'elle a fait des photos pour un magasine de mode très connu l'année dernière ! Sur la couverture, elle est en bikini qui met drôlement… »

« T'as fini vieux pervers ! » s'indigna Laxus « Je peux pas croire qu'un vieux comme toi s'amuse à mater des nanas de son âge ! Tsss t'es pas sortable »

« J'te signale qu'il me reste peut-être que peu de temps à vivre, alors je profite des beautés que m'offre la nature… Je peux toujours te montrer mes maga… »

« Sûrement pas ! » l'arrêta le blond.

« Ah la jeunesse… Je donnerais tout pour avoir de nouveau vingt ans… A l'époque j'étais grand beau et fort ! Toutes les filles étaient dingues de moi, mais je préférais de loin Melly, la plus belle fille que je n'ai jamais vue ! » s'extasia Makarov les yeux rêveurs.

« Tiens, je croyais que la plus belle c'était grand-mère Polyussica… » le taquina le blond.

Lucy se contentait de regarder le petit-fils et le grand-père. On pouvait aisément constater leur complicité, même si l'un est l'autre ne l'avouerait jamais, ils s'aimaient sincèrement et cela lui donnait du boom au cœur. Elle savait que leur vie avait était faite d'épreuves difficiles, alors les voir ainsi aujourd'hui, ça lui redonnait le courage de croire qu'un jour elle aussi elle pourrait ressentir les liens d'une famille unie.

« Maintenant que j'y pense » reprit Makarov, se retournant vers la blonde « Tu as fait ton choix ? »

« Mon… Euh… Quoi ? » tergiversa Lucy.

« Bah oui, pas mal de rumeurs courent au sujet d'un triangle amoureux entre Grey, Natsu et toi… Il paraît même que Juvia s'est invitée. »

« Un… QUOI ?! Qu'est-ce que c'est quoi encore cette histoire ?! » s'emporta la blonde tendis que ses joues se teintèrent de rouge. « Je suis pas dans un triangle amoureux ou quoi que se soit ! C'est vrai que j'apprécie la compagnie de Grey et Natsu mais je suis pas amoureuse de lui, enfin d'eux ! Ils sont vraiment gentils mais mais haaaaaa »

« Ne t'inquiète pas, se sont tous deux de braves garçons, qui que tu choisisses ! » ajouta Makarov.

« Ah ça c'est bien ton truc de jouer les Cupidons ! Bien qu'avec Gajeel et Levy ça ait pour le moins fonctionné… »

Le vieil homme observa sa nièce, fièrement. Alors il y était parvenu ! Grâce à sa petite combine ridicule, Levy c'était fait des amis mais semblait également avoir trouvé quelqu'un à aimer. Cependant, le silence persista. Si bien, que Makarov prit un air bien plus sérieux avant de reprendre. Les deux jeunes avaient les yeux rivés sur lui, comme suspendu à sa bouche, ils attendaient des explications.

« Il faut que vous sachiez une chose importante sur Levy McGarden. Mon geste n'était pas anodin, mais pour le moins réfléchit. Levy est mon élève la plus ancienne, elle vit ici depuis l'âge de trois ans, en fait dès lors qu'elle a put entrer à l'école. Ses parents ne semblaient pas vouloir s'embêter d'un enfant, alors ils l'ont envoyé dans mon école qui à la possibilité de faire internat. Avec le temps j'ai finit par comprendre pourquoi Levy avait été envoyé ici. Ses parents ont toujours été monstrueux avec elle, si bien qu'elle ne souriait jamais en leur présence. En revanche, dès lors qu'ils disparaissaient, son sourire revenait éclairer son visage. Je n'ai pas pu m'empêcher de m'attacher à elle, elle était si fragile et si douce. Avec le temps, elle ne s'est pas fait beaucoup d'amis, les autres préféraient profiter de sa gentillesse, et jamais Levy ne leur en voulait. C'est pourquoi, cette année, j'ai profité du fait que toi Lucy, tu entrais dans cette école pour vous rapprocher. Cela était nécessaire, aussi pour elle que pour toi. Cependant, pour Gajeel, c'est une autre histoire… J'ai toujours pensé qu'au fond de lui s'était un type bien, alors j'ai pensé que s'il était ami avec Levy, il laisserait tomber son gang de voyou et reviendrait à la raison. Jamais je n'aurai imaginé qu'ils puissent trouver en l'autre l'équilibre. »

Alors c'était donc ça… Levy aussi avait vécu des choses difficiles, et pourtant elle ne cessait jamais de sourire, elle était toujours la première partante pour aider les autres. Les larmes montèrent aux yeux de la blonde. Etait-elle réellement l'amie de la bleue ? Elle ignorait tout de sa vie et pourtant elle prétendait être son amie ! Soudain, elle sentie une main se poser sur son épaule, elle se retourna sur Laxus qui lui souriait gentiment. Lui aussi devait être touché par cette révélation, étant donné qu'il vivait également avec elle, et que aussi loin qu'il se souvienne, il ne l'avait jamais vu pleurer. Tout à coup, Lucy revint à elle. Levy ! N'était-elle pas partie chez ses parents ? Est-ce que ça va aller pour elle maintenant ? Elle se sentait tellement impuissante ! Promis, lorsqu'elle reviendrait elle ferait davantage attention à elle. Le repas continua dans une ambiance un peu triste, chacun s'inquiétait mais était également préoccupé par leur propre maux. Néanmoins, Makarov, tentait de faire renaître la bonne humeur du début de soirée, en vain. Il fallut attendre une remarque de Laxus, partit dans la cuisine chercher le dessert pour revoir le sourire sur le visage de la petite famille.

« Il semblerait que la neige se soit enfin arrêté. »

« Oh ! On pourrait aller faire un tour au festival ! » proposa le vieux.

« Oui, ça peut être une bonne idée ! » s'enjoua Lucy.

Les trois se redressèrent et prirent la direction de la sortie. Tous étaient vêtu d'un kimono traditionnel comme l'exigeait les circonstances. Bien que cela n'enchantait pas réellement le grand blond, qui était bien plus à l'aise dans un bon vieux jean. Cependant, pour l'occasion, il voulait bien faire un effort. A dire vrai, cela faisait longtemps qu'il n'avait pas passé un nouvel an aussi agréable. D'habitude, il était seul avec son grand-père et l'ambiance était pour le moins morose. Ni l'un ni l'autre ne parlait, ne sachant probablement pas par où commencer. Mais cette année tout était différent, et ce, en partie grâce à la présence de Lucy. Elle était parvenue à les réunifier, et à recréer cette atmosphère agréable que Laxus avait connu du temps où Mavis était toujours en vie. Souvent, lui à sa jeune sœur passaient les fêtes de fin d'années en compagnie de leur grand-père étant donné que leur père n'en avait pas grand-chose à faire d'eux. C'était sans nul doute les meilleurs souvenirs d'enfance du grand blond. Néanmoins, avec la disparition de Mavis, grand-père et petit-fils n'osaient plus s'amuser autant qu'avant. Comme s'ils se punissaient de leur impuissance face au destin. Oui, depuis que Lucy était avec eux, c'était comme si ses beaux jours n'avaient jamais disparus. Comme si, même avec le poids de leur souffrance, ils se permettaient à nouveau d'être une véritable famille.
Les rues de Magnolia étaient noires de monde, la plupart des habitants avaient sûrement dû se donner rendez-vous ici, constatant l'arrêt de la neige. Les lumières illuminaient les allées, et les rires s'élevaient haut dans le ciel. Tout était réunit pour une soirée agréable et pleine de joie. Les yeux de Lucy pétillaient, tous les stands l'appelaient ! Elle aurait voulut goûter à toutes ses bonnes choses que l'on exposait sous son nez. Makarov, quant à lui, passait son temps à jouer avec les enfants qui passaient, comme l'aurait fait un vieux papi gâteux. Laxus, lui, observait les deux autres. Jusqu'à ce que sa cousine ne le traine de force à un stand de tire, le lot était un grand lion en peluche, portant d'étrange lunette. La blonde le voulait absolument ! Alors elle demanda l'aide de son cousin.

« Si tu le veux, attrape le toi-même » rétorqua se dernier, impatient de voir la blonde se ridiculiser.

« Je sais pas tirée ! » se lamenta Lucy avant de se reprendre « Bon si c'est comme ça, je vais l'avoir ! Je vais le faire moi-même regarde ça gros idiots plein de muscles ! La délicatesse d'une femme est son véritable pouvoir ! »

Sur ce, elle s'arma d'une carabine et la plaça de sorte à avoir le ballon dans sa visée. Elle ferma un œil, se crispa, mordit sa lèvre inférieur, puis appuya sur la gâchette. La balle rencontra le mur, ce qui provoqua instantanément un petit rire moqueur de la part du grand blond. Loin d'être découragée, la blonde retenta sa chance, et manqua de peu le gérant du stand qui lui confisqua sur le champ le fusil, sous prétexte que nuire à la vie d'autrui n'est pas l'objectif de se jeu ! Laxus explosa littéralement de rire. S'en était trop pour lui, elle était tellement ridicule qu'elle en devenait incroyablement drôle. Lucy, vexée, fit la moue avant de frapper l'épaule de son cousin sans réel détermination. Alors c'était ça une famille ? C'était la possibilité de se chamailler, de rire, et d'apprécier l'autre. Jamais elle n'aurait imaginé qu'elle aimerait tant cela.

« Tonton Laxus ?! » retentit une petite voix fluette derrière eux.

« Wendy ? » s'étonnèrent les deux blonds en observa la petite bleue, elle aussi habillée d'un costume traditionnel.

« Qu'est-ce que tu fais là ? » continua Laxus en lui ébouriffant les cheveux qu'elle avait pourtant prit soin d'attacher en un chignon très élégant.

« On est venu avec Onii-chan, c'est ce qu'on fait tous les ans ! Je suis vraiment heureuse de tomber sur vous ce soir ! »

Natsu… Il devait également être ici, immédiatement, les yeux de Lucy se mirent à la recherche de la tignasse rose. Elle n'eut d'ailleurs pas à chercher bien longtemps, un peu en arrière de Wendy, le rose était debout, vêtu d'un kimono et semblait regarder dans sa direction, bouche bée. A son tour, la blonde resta immobile, observant simplement le jeune homme. Le rouge lui étant monté aux joues, elle détourna subitement le regard. Maintenant qu'elle y repensait, elle était en kimono elle aussi, embarrassée, elle n'osait plus regarder dans sa direction. Cependant, lorsqu'elle se reprit, et qu'elle décida d'aller le saluer, l'imposante carrure du rose se tenait devant elle. Depuis combien de temps Natsu faisait-il aussi homme ? Son visage tout entier vira au cramoisi, tant pis, elle accuserait le froid !

« Lucy… » murmura le rose, et l'évocation de son nom la fit trembler. Pourquoi diable avait-elle envie de lui sauter au cou ? « Y'a un super stand à grillade là-bas, on va y faire un petit tour ?! » finit-il par dire, en souriant.

La blonde se refroidit d'un coup. Des grillades… C'était tout ce qu'il trouvait d'intéressant à dire cet idiot de punk à la noix ?! Légèrement énervée, Lucy eut un petit sourire forcé avant de lui envoyé son poing sur son crâne. Le rose se roula à terre, les ma portée à sa tête. Décidemment, Lucy était une véritable brute dans l'âme ! Celle-ci partit d'ailleurs en avant, attrapant la main de Wendy, qui ne s'en faisait plus du tout pour son frère. Laxus et Makarov, restaient en arrière lançaient un regard réprobateur au rose. Quel imbécile finit celui-là. Alors que le plus vieux rejoignit les deux filles, Laxus, bras croisés, attendit que Natsu se relève. Ce dernier déglutit lorsqu'il fit face au regard noir du blond. Des éclairs semblaient jaillir de ses yeux.

« Quand vas-tu grandir petite tête brûlé ? M'enfin, tu fais ce que tu veux, sa te regarde. » il marqua une petite pause avant de reprendre un regard bien plus sévère que le précédent, qui sembla foudroyer littéralement le rose « En revanche, ne la fait pas pleurer. Sinon t'auras affaire à ma fureur compris Minimoys ? »

Natsu fit oui de la tête sans réellement comprendre pourquoi. A dire vrai, tout cela était bien trop compliqué pour lui. Pourquoi soudainement Laxus le menaçait-il de le massacrer. Il le laissa partir en avant. La faire pleurer… Il observa la blonde qui parlait à sa sœur. Son sourire, son regard… Non, il ne se permettrait pas de la faire pleurer. Étrangement, son cœur se mit à battre un peu plus rapidement dans sa poitrine. C'est vrai qu'elle drôlement jolie dans cette tenue. Cela l'avait d'ailleurs beaucoup surpris de la croiser ici. Il aurait souhaitait lui dire à quel point elle était belle, pas seulement ce soir, mais tous les jours en général. Cependant, au moment de lui parler, il n'était parvenu à parler que de ce stupide stand de grillades. Il fit la moue. C'était la première fois qu'il ne parvenait pas à formuler quelque chose face à la blonde, et cela le contrariait beaucoup. Il secoua la tête à toute vitesse et retrouva les autres aux fameux stands. Ce fut un moment très agréable pour tout le monde, ils riaient de bon cœur, et s'amusaient à chaque stand, Natsu défia même Laxus à la pêche aux canards, défit que le blond fut forcé de relever à cause du sourire triomphant du rose lorsqu'il lui expliqua qu'il ne souhaitait pas le moins du monde se ridiculiser en publique. Wendy et Lucy riaient toutes deux alors que Makarov jouait les arbitres. Pas de doute, c'était vraiment une belle soirée. La blonde retenta sa chance afin de gagner la peluche, en vain. Étonnement, le rose se proposa pour essayer. Lucy le laissa faire l'observant tendrement. Natsu se concentra et fit exploser du premier coup l'énorme ballon de baudruche. La joie s'empara alors de lui, il se tourna vers la blonde qui criait de bonheur. Il choisit le lot et l'offrit à Lucy, sans oser la regarder dans les yeux. Alors, la blonde saisit la peluche et posa ses lèvres sur la joue du rose qui sentit son cœur s'arrêter un court instant avant de se mettre à battre à tout rompre. Vraiment, il se passait quelque chose d'étrange chez lui.
La soirée touchait presqu'à sa fin, et les stands étaient de moins en moins nombreux. C'est alors, que Natsu et Wendy décrétèrent qu'il était tant pour eux de s'en aller.

« Quoi ? Vous rentrez déjà ? » s'étonna la blonde.

« Il faut qu'on passe souhaiter une bonne année à Okaa-san » expliqua Wendy en souriant.

Les trois autres restèrent peinés. Aucun d'eux n'ignorait la situation familiale de ses deux là. Alors, dans un élan de gentillesse, Makarov s'approcha d'eux.

« Cela vous dérange si l'on se joint à vous ? Nous aussi avons quelques personnes à saluer en cette soirée de Nouvel an. »

Le rose et la bleue furent enchantés de la proposition du directeur, et tous ensembles, ils prirent la direction du cimetière. Lucy était un peu gênée pour sa part, tout d'abord, elle n'avait jamais beaucoup aimé cet endroit, et ensuite, elle était la seule à n'avoir personne de proche à saluer, étant donné que sa mère était enterrée dans un cimetière privé dans la maison familiale des Heartfilia.
Une fois arrivée, ils se séparèrent, Natsu et Wendy partirent en direction de la tombe de leur mère, alors que les Dreyar se rendaient au carré familial. La blonde pouvait sentir la mélancolie émaner des deux hommes. Soudain, ils s'arrêtèrent face à trois tombes, sur lesquelles on pouvait lire

Polyussica Dreyar :700-769 une femme, une mère et une grand-mère tendrement aimée. Mary Dreyar : 742-767 une femme et une mère partie trop vite. Mavis Dreyar : 767-773 repose en paix petit ange.

Lucy sentit ses yeux s'humidifier à la vue du portrait de la petite Mavis, ses grands yeux verts et ses longs cheveux platines qui s'enroulaient jusqu'au milieu de son dos. Elle était vraiment adorable, et surtout, elle souriait. Elle souriait alors qu'elle vivait des choses abominables. Elle avait la force de sourire et d'avoir l'air épanouie. Instinctivement, la blonde s'approcha de la pierre tombale, elle s'agenouilla, caressa du bout des doigts le portrait de la fillette, avant de relever la tête.

« Bonsoir Mavis. Je sais qu'on ne se connait pas vraiment, mais je suis en quelque sorte ta cousine. Aujourd'hui, je vis avec Laxus et ton grand-père. Se sont vraiment deux personnes au grand cœur. Je sais pas si c'était pareil quand tu étais encore parmi nous, mais en tout cas, ils sont vraiment géniaux avec moi. Tu serais fier d'eux. En plus ton grand frère joue dans un groupe, à la batterie et, si seulement tu pouvais le voir… » elle fut prise d'un sanglot « Il… Il est vraiment incroyable ! Il s-se donne tel-tellement ! Tu serais vraiment heureuse pour lui ! » elle passa ses mains sur ses yeux pour essuyer les larmes. « Alors, ne t'en fais pas pour lui, c'est devenu quelqu'un de bien, qui prend soin de ceux qu'il aime, qui prend soin de moi. Tu as vraiment un grand frère épatant, j'en suis presque jalouse tu sais héhé. » elle se tue un instant.

Elle se redressa et alors, il lui sembla voir, assise sur la branche de l'arbre en face une petite fille vêtue de rose, à la longue chevelure blonde lui sourire gentiment. Et dans le vent des paroles arrivèrent jusqu'à elle : « Merci Lucy-chan, Je suis heureuse de voir ces deux là ensemble à nouveau. ». Puis la fillette disparue. La blonde eut un petit hoquet de surprise, puis se retourna face aux deux hommes. Makarov avait laissé ses larmes couler sur ses joues, alors que Laxus se contentait de baisser légèrement la tête, la main posée sur l'épaule de son grand-père. Alors, la blonde fit un pas vers eux et enlaça son cousin. Pour lui non plus la vie n'avait pas toujours était rose, tout ce qu'elle pouvait faire à son niveau, c'était de le soutenir. Ils restèrent ainsi quelques minutes. Puis Lucy décida d'aller voir Wendy et Natsu. Peut-être avait-il finit eux, laissant ainsi la possibilité aux deux hommes de se recueillir plus intimement. Elle avança donc à travers le cimetière ensevelit sous une épaisse couche de neige. Lorsque Lucy aperçut le frère et la sœur, ils étaient toujours face à une tombe, Wendy agenouillée, Natsu debout un peu en retrait. La blonde n'osa pas s'approcher d'avantage. Néanmoins, c'était sans compter sur le rose, qui aussitôt qu'il remarqua sa présence se précipita vers elle. Lucy le laissa s'approcher, étrangement il souriait.

« Désolée, je ne voulais pas vous déranger. »

« Ne t'en fais pas. Wendy a aussi besoin de parler seule à seule avec sa mère. » la rassura le rose « Tu as fini de te recueillir ? »

« Euh oui… Je suis surtout venue pour Laxus et Oncle Makarov. C'est eux qui ont de la famille ici. »

« Je comprends. C'est bien qu'ils aient quelqu'un d'aussi gentil à leurs côtés. Quand notre mère était encore en vie, c'est elle qui nous réconfortait. Mais maintenant c'est mon rôle de prendre soin de Wendy. » ajouta Natsu.

« Je suis vraiment désolée, ça doit pas être facile tous les jours pour toi. »

« Oh, t'en fais pas pour moi ! Tant que je peux voir le sourire sur le visage de ceux que j'aime, je suis content. » il s'arrêta, et détourna légèrement le regard « Oh fait… » il se racla la gorge « Tu es plutôt jolie comme ça… »

Le cœur de Lucy manqua un battement. Certes le moment était pas très bien choisi, cependant, c'était aussi cela qui faisait le charme de Natsu : sa maladresse. La blonde laissa échapper un petit rire. Cette soirée avait était pleine de rebondissement, mais une chose était devenue plus claire à ses yeux : elle tombait doucement amoureuse de cet imbécile de punk. Les deux jeunes rejoignirent Wendy et ensemble ils prirent la direction de la sortie du cimetière. Lucy leva la tête et regarda la lune. C'était la première fois qu'on la voyait depuis le début de la semaine. Alors se mis à penser à Levy, et à sa soirée, en espérant que tout se passe pour le mieux pour elle aussi …


Noir, sombre, seule… Elle était seule, terriblement seule dans cette foule de gens qui l'entourait. Levy McGarden le savait depuis le début, et pourtant elle était encore une fois cette année encore dans le manoir des McGarden, l'une des familles les plus fortunées de toute la région de Fiore. Les yeux rivés sur le sol, la bleue soupira avant de redresser la tête. C'était vraiment pas le moment se baisser les bras. A cet instant, elle se retrouva face contre terre, alors que des ricanements s'élevaient au dessus d'elle. Elle aurait préféré rester ainsi, à terre, fermer les yeux et ne plus jamais se réveiller. Cependant, on ne lui en laissa pas le temps, déjà une main l'attrapa par le dos de sa robe et la redressa avec violence. Levy heurta un mur, ce qui lui coupa la respiration pendant quelques secondes. Lorsqu'elle reprit ses esprits, elle trouva en face d'elle six personnes, environ de son âge. Une fille s'avança, elle avait de longs cheveux bleus, tout comme elle, mais ce qui les différenciait véritablement, c'était le fait que cette fille soit bien plus grande et proportionnée que Levy.

« Bah alors cousine, on s'améliore pas avec le temps à ce que je vois. T'es toujours aussi hideuse. » finit-elle par lancer.

Levy ne releva pas. Elle connaissait parfaitement le type de fille à qui elle avait affaire. D'ailleurs, tous les autres ne valaient pas mieux qu'elle. Ils avaient passé leur vie à tyranniser la bleue sans scrupule. D'un autre côté, qui ne l'aurait pas fait ? Les parents de Levy ne souhaitaient pas d'elle, alors pourquoi ne pas appuyer sur ce petit élément pour faire du mal aux plus faibles plutôt que de les aider. La bleue frotta sa robe et passa au travers la bande d'adolescents sans dire mots, ils étaient vains. Elle regagna assez rapidement la salle de réception, où tout le monde buvait et parlait de leur réussite. Dans cette foule, Levy ne trouvait pas sa place, surtout que partout où elle passait, des chuchotements se créaient.

« Vous avez vue ? Elle est encore là elle… On m'avait pourtant assuré que ses parents faisaient tout pour s'en débarrasser » disait une femme.

« Je les comprends, qui voudrait d'une enfant aussi incapable qu'elle ? Mon dieu, elle ferait mieux de disparaître, ça soulagerait tout le monde ! Quand je pense à la bonté de ses parents qui accepte sa présence ici. C'est répugnant » répondait l'autre.

La petite bleue passait au travers. Elle était habituée à toutes ses méchancetés envers sa personne. Elle ignorait cependant pourquoi on l'a traitait de la sorte, alors qu'elle avait toujours fait de son mieux. Un jour elle avait entendu ses parents se disputer violemment, apparemment, son père en voulait à sa mère d'avoir accouché d'une fille et non d'un garçon comme il était prévu. C'était probablement pour cela. L'image de ses parents surgit subitement dans son esprit. Non, elle ne devait pas craquer, pas ici, pas maintenant alors qu'elle était le plus à même de se faire détruire. Une solution : l'exile. Levy prit alors la direction de sa chambre, qui n'était faite que d'un simple lit au centre d'une pièce entièrement vide. Un peu comme sa vie. Non. Ce n'était plus le cas. Désormais, elle avait des gens avec qui rester, des amis pour combler se vite. Instinctivement, elle attrapa son téléphone qui se trouvait dans une petite pochette et commença à regarder les photos qu'elle avait prises. Ses amis. On pouvait y voir Lucy et Laxus surtout, puisqu'elle vivait avec eux, mais aussi des photos de Natsu, de Grey et même de Mira et Erza. Levy savait qu'elle devait être forte rien que pour ce soir. Rien que pour ne pas paniquer ce qu'elle aime si elle rentre demain en pleure où avec des bleus sur les avants bras. Elle devait rester calme et ne pas faiblir. Soudain, en laissant défiler les photos, le visage ronchon d'un grand brun apparut. L'attention de Levy fut alors captée par ce visage. Gajeel. Si seulement elle pouvait entendre sa voix ce soir, ça lui redonnerait du courage pour retourner dans cette salle faite de rats en tous genres. Les larmes lui montèrent, son cœur était serré. Les souvenirs de Noël refaisaient surface. Elle, blottit dans les bras du brun en pleurs. Elle s'était laissé aller ce soir là, car il lui en avait donné la permission, mais plus jamais elle ne voulait être aussi faible face à lui !

« Je suis pas une Crevette » murmura-t-elle en faisant la moue.

« Une crevette ? De quoi tu parles le monstre ? » lança une voix derrière elle alors que la porte de sa chambre venait de s'ouvrir.

Encore elle, cette idiote de cousine : Blasty. Celle-ci, entourée de ses sbires entra sans invitation dans la chambre le bleue, qui demeura tétanisée par la peur. Cette fille lui avait déjà fait enduré pas mal de torture en tout genre, aussi bien physique que mentale. Levy serra son téléphone sur sa poitrine et sauta de son lit, tentant de s'enfuir sans laisser paraître sa crainte. Sans succès néanmoins. On s'empara d'elle, la tenant de telle sorte qu'elle fut dans l'incapacité de bouger, et la grande bleue saisit son téléphone malgré les cris de sa cousine.

« Oh mais dis-moi c'est qui ce mec ? Me dis pas qu'il te saute ? Il ose faire une chose pareille avec toi, bouh immonde. M'enfin, il n'est pas trop mal. Tu crois qu'il préférera baiser laquelle d'entre nous ? Toi ou moi ? »

« Rend-moi ce téléphone immédiatement ! Je t'en pris ! » supplia Levy consciente du danger qu'elle était. « Bas… » eut-elle le temps d'ajouter avant de recevoir un violent coup de genou dans le ventre.

« Ne prononce pas mon nom c'est claire ?! T'es pas digne de cela crapaud »

« He ! Mais attends, je le connais se type ! » s'exclama un garçon à sa droite.

« Non tais-toi ! Ne dis rien arrêtes ! Elle n'a pas besoin de savoir ! » reprit Levy dans un souffle.

« C'est celui qu'on surnomme le Dragon d'Acier ! Gajeel Redfox ! Il fait partit d'un gang hyper connu dans toute la région, et en parti à cause de lui ! C'est un véritable monstre ce mec ! »

« Eh bien, il faut croire que les monstres sont fait pour être ensemble. »

Sur ce, ils relâchèrent Levy et on lui jeta son téléphone. Alors que les autres partirent, la bleue resta dans sa chambre, ses genoux remontés jusqu'à sa poitrine et serrant son portable de toute ses forces. Elle n'aurait jamais dû venir. Maintenant qu'elle connaissait l'existence de Gajeel, elle pourrait faire ce qu'elle veut. Le faire renvoyer, l'attirer dans ses griffes. Non elle ne devait pas, elle ne pouvait pas la laisser faire. La bleue se redressa, la rage pouvait se lire dans son regard. Quoi qu'il se passe, à partir de maintenant, elle ne se laisserait plus marcher dessus. Personne n'avait le droit de toucher à Gajeel et s'en sortir indemne ! Sur ce, elle regagna la salle de réception, plus déterminée que jamais à le foutre son poing dans la gueule. Cependant, aucune trace d'elle. Et lorsqu'elle voulut vérifier une autre salle, les convives furent appeler à rejoindre la table. Levy n'eut d'autre choix que de suivre le mouvement, après tout, elle avait bien le temps de la retrouver cette garce. Le repas commença, tous étaient encore debout, attendant la venue des hôtes. Ils firent leur apparition au sommet d'un escalier rouge. Toujours cet air hautain greffé sur leurs visages. Levy ne leur adressa pas même un regard, et se rangea gentiment, serrant ses mains. Puis lorsqu'ils furent arrivés, tous s'assirent dans un même mouvement. Levy était à la gauche de sa mère, qui ne lui avait d'ailleurs pas adressé le moindre mot. La volonté de la bleue s'envola en un instant. Alors elle se mit à rêver. Elle songeait que peut-être, la vitre en face se briserait et que la silhouette du grand brun se dessinerait. Alors, il lui attraperait la main et dans un « Gihi » qu'il maitrise parfaitement, il l'aurait emmené loin d'ici… Allons bon, c'était fort peu probable, et puis, ce n'était vraiment pas le genre de Gajeel de jouer au chevalier sur son beau cheval blanc. La petite bleue ne suivait pas réellement le fil de la conversation, cependant, son attention fut retenue par un détail :

« Et vous vraiment lui trouver un époux ? Soyons raisonnable, qui voudrait d'elle pour épouse ? »

Levy se glaça, s'était quoi ça ? Pourquoi subitement s'intéressaient-ils à elle au-delà du fait qu'elle n'était qu'un poids pour la société ? Elle resta attentive.

« Nous devons trouvez un homme qui ait assez de clairvoyance pour voir en elle une fortune et l'opportunité de vivre aisément. Après nous n'en demandons pas trop à ce pauvre homme, qu'il puisse lui faire un enfant puis il sera libre de faire ce que bon lui semble de cette incapable. » lâcha simplement sa mère comme si la présence de sa fille ne la gênée pas le moins du monde.

« Il est vrai, mais combien de temps faudra-t-il attendre ? »

« En réalité, j'ai déjà trouvé moi-même quelques bonnes âmes. Tous voient en ce mariage de grands projets. Et puis, le temps tient une place d'une extrême importance, c'est pour cela que nous avons prit la décision de la retirer du système scolaire. Après tout, pour donner vie pas besoin d'un haut niveau d'étude ! »

Tous rirent avec entrain à ce qui semblait être une simple plaisanterie de M. McGarden. Cependant, Levy se crispa. Comment osaient-ils tous les deux décidé de la sorte de son avenir ? La détestaient-ils à ce point ? Ne serait-elle jamais en paix ?! Elle voulut réagir mais Blasty entra à cet instant, le sourire aux lèvres. Elle s'approcha de son oncle et de sa tante, les embrassa tendrement sur les joues avant de lancer un regard narquois à Levy. Qu'est-ce qu'elle mijotait encore celle-là ?

« Vous voulez lui trouver un époux, mais je me demande qui voudrait d'une fille qui se fait sauter par un voyou ! » lâcha-t-elle simplement.

S'en était trop pour la bleue qui se leva et dans un mouvement mécanique gifla sa cousine. Tous furent étonnés par le comportement de la petite bleue. Comment pouvait-elle parler sans savoir ? Comment pouvait-elle arriver la bouche en cœur et critiquer Gajeel. Soudainement, la fureur de tantôt revint. D'une gifle, elle passa à un cri démesuré, avant de lui enfoncer son poing dans son ventre.

« Si tu t'avises encore une fois de dire du mal de Gajeel… » elle n'eut le temps de finir sa phrase que déjà son père s'était levé.

« Veuillez nous excuser un instant. » dit-il simplement.

Levy ne savait que trop bien ce que signifiaient ces quelques mots. Elle voulut s'enfuir, mais deux gardes l'en empêchèrent. Apparemment, eux aussi avaient été mis au parfum. Doucement, les McGarden quittèrent la salle de réception. Le bleue regardait le dos imposant de son père. Qu'allait-il advenir d'elle maintenant ? Allait-elle devoir épouser un homme sans scrupule selon le souhait de ses parents ? Non, elle ne voulait pas… Elle ne voulait pas voir un autre homme que le grand brun aux multiples piercings. Les larmes lui montèrent. Elle aimait Gajeel. Plus que n'importe qui, alors la perspective de ne plus jamais le voir ou de vivre avec un autre la rendait simplement folle. De plus, qu'allait être la réaction de son père. Bien que les dires de sa cousine ne soient pas vrais, elle ne voulait pas que cela est quelques répercutions que se soit sur Gajeel. Il avait tant fait pour elle ! Elle n'avait pas le droit de profiter de la sorte du jeune homme et de l'envoyer dans les roses après.
Une fois qu'ils furent dans une pièce assez éloignée pour que personne ne puisse les entendre, le père de la bleue se retourna, le regard sévère. Levy quant à elle déglutit et par instinct, plaça son bras au-dessus de son visage.

« Comment oses-tu nous faire honte de la sorte ?! Déjà que ta simple existence est une offense pour ta mère et moi, comment peux-tu avoir le culot de faire un pareil scandale devant tous les invités ?! De quoi avons-nous l'air, petite imbécile ?! » il défit sa cravate avant de l'abattre violemment sur la petite bleue qui hurla de douleurs. Puis, il l'attrapa par le bras « Tu n'es qu'un sombre merde, un être inutile pour ce monde. Si seulement tu étais parvenue à mettre fin à tes jours ! Mais même ça tu n'en as pas été capable. » il serrait si fort que Levy avait du mal à sentir encore la douleur. Alors, il la jeta avec force par terre « Si seulement tu pouvais t'avérer utile pour nous ! Mais non, il a fallut que nous mettions au monde une incapable ! Crève petite garce ! »

Dès lors il commença à fouetter la jeune bleue qui ne parvenait pas à se débattre tendis que sa peau marquait chacun des coups qu'on lui portait. Elle avait déjà été brutalisé par son père, il l'avait déjà insulté de tous les noms, mais jamais encore il n'avait eut ce regard, ce regard qui disait : Je veux que tu crèves rapidement ! Levy hurlait, elle ne comprenait pas pourquoi tout cela devait arriver, pourquoi est-ce qu'elle avait dû naître dans cette famille de barges qui ne voulaient même pas d'elle ! Son père s'apprêtait à la frapper encore une fois, alors que son corps, rouait de coups ne demandait qu'une banale trêve. La petite bleue, recroquevillait sur elle-même, ferma les yeux, attendant un énième coup, qui n'arriva cependant pas. A la place, elle pu entendre sa mère crier et un corps tomber à la renverse dans un fracas sans nom. Levy ouvrit un œil et fut prise de stupeur. Devant elle se tenait une silhouette imposante, à la longue chevelure d'ébène hérissé. Elle resta un instant sans comprendre. Peut-être était-elle déjà évanouit, si bien qu'elle imaginait la scène qui se déroulait sous ses yeux. Cependant, l'homme lâcha un cri sourd, avant de continuer à frapper tout ce qui l'entourait. Ce n'était pas possible. Elle devait rêver. Il n'y avait pas d'autre explication possible. Levy resta muette, se contentant d'observer en tremblant les évènements.

« T'es qui pour la traiter de la sorte pauvre con ?! » s'énerva le brun en attrapant le père McGarden par le col « Si t'ose encore lever ta main répugnante sur Levy, je te défonce compris bourge de merde ?! »

Gajeel. C'était bien lui, en chaire et en os juste sous ses yeux. A lui tout seul, il était déjà parvenu à mettre K.O. les quelques gardes qui se trouvaient dans la pièce. Cependant, d'autres arrivèrent de tous côtés et très vite, malgré la force qu'il puisait dans sa rage, le brun fut surmené. Il continuait cependant à se battre. Levy l'observait. Elle savait pertinemment que s'il était capturé ses parents feraient tout pour le mettre sous les verrous, et s'en sortir indemne de cette façon. Non, ça elle ne pouvait pas le concevoir. Elle s'approcha alors de Gajeel, essayant dans bien que mal de se défaire des hommes de main de ses parents qui tentaient de l'arrêter.

« Qu'est-ce que tu fous encore ici ?! » hurla Gajeel « Fou-moi le camp au plus vite ! Je m'occupe des ses emmerdeurs ! Ils vont pas s'en tirer comme ça ! »

« Ga… »

« Dégage j'te dis ! Tu me gênes ! »

Levy resta tétanisée. Il avait beau dire cela avec autant de violence, elle savait très bien qu'il se sacrifié pour l'aider. Alors il préférait la laisser de la sorte plutôt que de rester à ses côtés ? La bleue referma ses poings avec force et fit volte-face. Elle se mit à courir de toutes ses forces en direction de la sortie.
Il pouvait la voir s'en aller. Tant mieux. Avec un peu de chance, plus jamais elle ne remettrait les pieds ici. Le brun se prit un violent coup de cross dans le dos et posa genou à terre. Maintenant que Levy était en sécurité, il n'avait plus rien à perdre. Alors, il attrapa la crosse du garde et s'en servit comme d'une épée. Cependant, le nombre d'opposants ne cessait de croitre, et bientôt le brun se trouvait assaillit de tous côtés. Alors c'est comme cela que tout allait finir ? Il allait rejoindre son père derrière les barreaux. Après tous, il le méritait plus que n'importe qui. Sa seule réjouissance était qu'il avait enfin fait une bonne action. Grâce à son intervention, Levy était saine et sauve. Peut-être qu'elle pleurait encore après ce soir là, mais au moins, il n'était plus la cause de ses maux. Au contraire, il était celui qui l'avait protégé. Heureusement d'ailleurs qu'il avait eut l'idée de rendre visite à Lucy et Laxus. Sinon, il n'aurait probablement rien su, et donc rien fait… Et Levy croulerait encore sous les coups de cet homme. Comment pouvait-on à ce point haïr son enfant ? Même son père ne le détestait pas de la sorte. Bien au contraire, quand il repensait aux instants passés avec lui, il ne se souvenait que de rire et de joie. Alors comment pouvait-on faire souffrir un être aussi délicat et doux que sa Crevette ? Oh oui, heureusement qu'il s'était rendu à Fairy Hills et qu'il avait entendu au travers de la porte la sombre histoire de Levy. Ainsi, c'était à cause de cet homme et de cette femme que Levy pleurait à Noël ? C'était de la faute de cette famille qu'elle ne souriait que pour les autres et jamais pour elle ? Tous les malheurs de sa Crevette, c'était eux ! Il aurait voulu les tuez les uns après les autres, mais les blessures sur son corps se faisaient de plus en plus nombreuses. Certains n'hésitaient plus à utiliser des armes blanches contre lui. Il évita de peu la lame de ce qui lui sembla être une lance. Etrangement, Gajeel souriait. C'était la première fois qu'il se battait réellement pour quelqu'un. Bien qu'il soit vrai qu'il avait déjà défendu Levy par le passé, ça n'avait rien à voir avec son geste d'aujourd'hui. Car en ce jour, il accomplissait peut-être ce qui serait sa seule véritable bonne action. Levy… S'il devait tomber ce soir, autant que se soit pour elle. Elle qui a crut en lui, elle qui a su lui faire découvrir les joies de l'amitié et le bonheur de vouloir protéger ceux à qui l'on tient. Oui elle avait changé sa vie à tout jamais, et cela méritait bien un sacrifice de sa part. Il haletait maintenant, chacun de ses mouvements était devenu difficile. Bientôt, il serait à la merci de ces hommes de mains, qui le livreraient sans aucun doute à la police. C'était sans compter sur une petite bleue qui arriva en hurlant de toutes ses forces.

« Ne vous approchez pas de lui ! » continuait-elle tout en frappant à coup d'extincteur ceux qui se dressaient sur son passage.

« Le-Levy ? » s'étonna le brun

Levy tendit sa main vers Gajeel qui la saisit. Et ensemble ils prirent la fuite. Le brun pouvait entendre les sanglots de la petite bleue que semblait-il ne parvenait pas à se calmer. Elle courait si vite qu'elle n'avait probablement pas fait attention aux gardes qui arrivait sur leur droite. Dans un ultime réflexe, le brun ouvrit une porte au hasard et y entra en compagnie de la bleue, qui n'arrivait pas à faire cesser ses pleurs. Elle marmonnait des mots inaudibles, ce qui avait le véritable don d'agacer Gajeel. Cependant, il tâcha de se contenir en vue de la situation. Il observa le corps immaculé de sang et couvert d'hématomes en tout genre. Putain, ce connard n'y était vraiment pas allé de main morte ! S'il le pouvait, il lui aurait bien explosé la tête contre un mur à cet enfoiré. Soudain, les sanglots de Levy s'estompèrent et Gajeel fixa son visage. Il manqua de prendre une gifle de la part de la petite bleue, mais stoppa sa main trop faible pour mettre la moindre force dans une attaque. Alors là, c'était le comble ! Il venait la sauver, et elle tout ce qu'elle trouvait à faire c'est le frapper ?! Cependant, les larmes recommencèrent à couler sur les joues de la petite bleue.

« Pour-pourquoi t'es venu ? Pourquoi t'as fait ça ?! »

« Le… »

« Tu te rends pas compte ! Ils n'auraient pas hésité à te tuer ! Dissimuler un meurtre est chose aisé pour ma famille, surtout avec tes antécédents ! » continua-t-elle.

« Je voulais juste… »

« La ferme ! » s'énerva Levy « Je fais quoi moi si tu n'es plus là ?! Comment je suis sensée faire si tu disparais bêtement ?! Qui pourrait me sauver comme tu le fais ! Ne fais plus… Plus jamais ça tu m'entends ! »

« Mais si je n'étais pas venue il aurait continué de te faire du mal et sa je peux pas le… »

Il ne put ajouter rien d'autre que déjà les lèvres de la bleue s'emparèrent fougueusement des siennes. Alors, après un instant d'hésitation, Gajeel répondit à ce baiser. L'un comme l'autre aurait souhaitait que jamais ce moment ne s'arrête, cependant, ils furent contraint d'y mettre fin et de reprendre leur course effrénée. Ils rejoignirent le parking, là où le brun avait laissé sa moto. Il monta à l'avant et aida Levy à s'installer à l'arrière. Et ainsi, tous deux s'échappèrent de la demeure des McGarden. La petite bleue se cramponna de toutes ses forces à Gajeel, comme s'il était sur le point de s'envoler. Ses membres lui faisaient terriblement mal, mais elle s'en contre fichait, car pour une fois dans sa vie, elle avait une raison de sourire pour elle-même. Et cette raison, elle ne la laisserait jamais s'en allait, alors elle la tenait fermement de ses deux bras. Le trajet dura un peu moins d'une heure, habituellement, il était très difficile de circuler sur cette route, mais elle avait été fermée à cause de la neige abondante. N'existant qu'une seule route, Gajeel n'avait pas hésité à l'emprunter. Ils arrivèrent à Magnolia, déjà endormit, et le brun s'arrêta à côté d'un petit immeuble de fortune. Levy observait l'endroit avec de grands yeux, c'était la première fois qu'elle venait chez le brun. Celui-ci lui attrapa la main et elle le suivit à travers le hall, puis les escaliers avant d'enfin arriver à son appartement. Gajeel ouvrit la porte et invita la bleue à entrer. Levy s'assit rapidement sur le canapé du brun, attendant que ce dernier ne revienne avec une trousse à pharmacie. Il sortit quelques bandages et s'approcha de la bleue pour la soigner. Cependant, il ne parvenait à rien, il tremblait de tous ses membres. Levy l'observa alors, il était dans un piteuse état lui aussi : son arcade était en sang, sans parler des multiples bleus sur ses bras et son torse. Elle saisit calmement sa main et la déposa sur le canapé, avant de prendre un coton qu'elle imbiba de désinfectant et de l'approcher du visage de Gajeel. Elle était si douce… Le brun avait du mal à imaginer que quelques instants auparavant elle se battait à coup d'extincteur pour lui venir en aide. La bleue s'appliquait, elle faisait de son mieux pour ne pas faire plus de mal au jeune homme. Soudain, Gajeel s'empara de sa main et approcha son visage à quelques centimètres du sien. Le rouge au feu, Levy attendit que leurs lèvres ne se touchent avant d'entourer de ses bras son cou. Il la fit tomber à la renverse et détacha ses lèvres pour allait embrasser son cou. Levy sentait une douce chaleur l'envahir, comme lorsqu'ils étaient dans la grande roue, à la différence que cette fois-ci, elle n'avait plus peur. Elle le laissa alors descendre jusqu'à sa poitrine, qu'il découvrit avec soin, avant de s'emparer à l'aide de sa bouche de son téton, il le léchait, le suçait et le mordillait, ce qui ne faisait qu'accroitre le désire de la bleue. Elle passait ses mains dans la tignasse hirsute et n'osait plus s'en défaire. Gajeel remonta alors jusqu'à son visage et Levy passa ses mains sur son torse, il était brûlant. Alors, elle enroula ses jambe autour de sa taille et commença à l'embrasser de plus belle. Soudainement, le brun l'arrêta et la fixa droit dans les yeux.

« Ne me tente pas, s'il te plait me tente pas Crevette… »

Bien heureuse de l'effet qu'elle lui faisait, elle se tenta, avec hésitation à descendre sa main jusqu'à sa virilité. Et commença à agiter légèrement sa main. Le résultat fut instantané, Gajeel redressa Levy et défit la fermeture de sa robe, qu'il ne parvint hélas pas en faire descendre jusqu'en bas, alors il saisit le tissue à deux mains et l'arracha violemment. Une fois débarrassé, il enleva son t-shirt et son jean. Les voilà tout deux en sous-vêtement, prêt à se livrer de la plus intimement des façons qu'il puisse exister. Le brun attrapa le sein gauche de Levy et continua d'embrasser l'autre, alors que celle-ci poussait quelques gémissements de satisfaction. Puis, avec il poursuivit sa descente, embrassant le ventre de la jeune fille, avant de lui retirer le dernier bout de tissue qui la cachait. Il s'arrêta alors un instant, observant le corps de la petite bleue et l'embrassa à plein bouche. Elle sentit alors la virilité de Gajeel se glisser entre ses jambes, elle laissa ses mains parcourir son dos, puis ses fesses fermes et agréable au touché. Cela sonna comme le feu vert pour le brun, qui commença à pénétrer la jeune bleue. La douleur s'empara alors de celle-ci qui n'hésita pas à planter ses ongles dans le dos de Gajeel. Ce dernier s'arrêta un instant, mais les mouvements de bassin de la bleue l'encouragèrent à continuer. Puis, au fur et à mesure des va et viens, la douleur se transforma en une agréable sensation qui enflammait tout son bas-ventre, elle n'avait envie que d'une chose, qu'il accélère. Alors, afin de lui faire part de cette envie, elle fit des mouvements de bassin plus important ce qui fallut un petit « Gihi » de la part du brun qui accéléra la cadence. Le plaisir s'empara alors des deux jeunes amants, si bien que Levy serrait toujours plus fort le dos du brun jusqu'à ce qu'enfin, le plaisir soit à son comble, elle se cambra en arrière et poussa un petit gémissement, de son côté, Gajeel ne cessa pas dans sa lancé et finit par rejoindre la bleue dans un râle rauque, avant de se laisser tomber sur le corps de Levy, tout deux exténués. Il finit par se placer à ses côtés, et la petite bleue vint poser sa tête sur son torse. Ils laissèrent le silence s'installer, avant que Levy ne le rompe de sa petite voix.

« Au fait, bonne année Gajeel… »

« Toi aussi Crevette, toi aussi. »

Puis les deux jeunes amants se laissèrent aller dans les bras de Morphée.

Fiiiin ! c'est tout pour le moment ^^

J'espère vraiment que vous aimez et surtout que vous prenez toujours autant de plaisir à lire :D

Merci pour tout Minna !

A bientôt et hésitez pas à lâcher un com's si vous avez des attentes de couples particulières ou des questions ;)

j'en tiendrai compte si évidemment, ça ne perturbe pas le fil de l'histoire! et pour les questions, j'y répondrai si ça ne spoile pas troop

Bisoooooooous