Oye mina! Voilà mon nouveau chapitre!

Un grand MERCI pour vos reviews! Presque 60 ! Doooow

J'espère que vous continuerez d'aimer ;) Je prévois pas mal de rebondissement !
Et je pense que cette histoire finira dans 5 ou 6 chapitres ;)

Trop d'idées pour une autre fic *O* enfin bref bonne lecture à tous!

Ps: Merci à Dark White Fang pour m'avoir fait remarquer une petite erreur dans l'histoire. En effet, Charuru apparaît dans un chapitre ultérieur au chapitre 11... Héhé mais c'est pas bien grave =)


Chapitre 12 :

Livide. Vide de toutes émotions. Rien ne semblait traverser le regard de la belle blonde. Regard d'ailleurs marqué par de sombre cerne entourant ses yeux noisette. Lucy fixait le plafond de sa chambre. Depuis combien de temps était-elle ici ? Depuis quand n'avait-elle pas observé autre chose ? Cependant, ces interrogations demeurèrent sans réponse. Rien. C'était la sensation qui s'était emparé d'elle. Un vide sans nom, un espace indéfinissable. La seule chose qu'elle était encore en mesure de ressentir étant les battements de son cœur qui lui certifier son existence. Oui, Lucy Heartfilia était méconnaissable. Un son léger parvint à ses oreilles, elle ne saurait le décrire avec précision, mais il persistait depuis près de dix minutes maintenant. C'est étrange, tout autour d'elle lui semblait irréel. Le fait d'être dans son lit à cet instant T, de fixer avec insistance ce plafond d'un blanc nacré, mais également l'ensemble des autres choses présentes dans la pièce. C'était comme si sens avait décidé de fonctionner à l'envers. Ainsi, les sons qui, à l'accoutumé, l'auraient dérangés du fait de leur proximité, paraissaient anodin. Tout semblait être si loin. Comme si, il n'y avait que son corps de présent dans cette chambre, et que son esprit, lui, avait décidé de s'enfuir, de peur sûrement d'affronter la réalité en face. Quel lâche. Il avait préféré la laisser seule, telle une marionnette démunie de tous sentiments, de toutes envies, de tous besoins. Tous ? Non, en réalité, elle était capable de ressentir quelque chose. Une seule et unique chose, qui broyait son cœur et heurtait son estomac à des centaines de coup de poignard : la souffrance. Lucy n'avait pas cessé d'avoir mal. Alors elle avait cru trouver la solution miracle en arrêtant tout bonnement de penser… Et plus précisément de penser à lui… Elle tressaillit, son souffle se coupa, tendis qu'un nouveau coup venait agrandir la plaie encore béante de son cœur. La blonde pouvait clairement voir son visage en pensée. Sa tignasse rose hirsute, ses grands yeux d'un vert reptilien, son sourire taquin, les fossettes qui se créaient à la suite d'un rictus, son air enfantin lorsqu'il culpabilisait ou qu'il n'osait pas avouer quelque chose. « Lucy ! Attends ! ». La blonde devint bleu, son souffle avait été coupé trop longtemps et toutes ses images lui avait fait oublier le fait que tout être humain à besoin d'oxygène pour vivre. Instinctivement, elle reprit une grande bouffée d'air dans un râle qu'on ne lui connaissait pas. Averti par le bruit, Laxus ouvrit précipitamment la porte de la chambre de sa cousine. Il se dirigea jusqu'à son lit et commença par la détailler du regard. Elle était allongée sur le coté maintenant, recroquevillée sur elle-même, ses cheveux blonds recouvrant son visage. La couette de son lit ne recouvrait plus qu'une infime partie de sa jambe droite. Lucy était méconnaissable. Laxus soupira, décidemment, s'occuper d'une adolescente en mal d'amour c'était vraiment pas un job pour lui. Cela faisait maintenant plus d'une semaine que Lucy était dans cet état, et que la jeune fille n'avait pas quitté sa chambre… Du moins si l'on peut encore appeler ce nid à microbe une chambre ! L'odeur qui émanait de la pièce avait finit par embaumer tout l'appart. Lorsqu'il rentrait, il avait l'impression d'arriver dans une sorte de d'animalerie destinée au fauve. Au départ, le blond avait fait preuve de beaucoup d'empathie des avis de sa cousine, ce qui représentait déjà un exploit en ce qui le concerne. Cependant, il y a un temps pour tout, et là, le comportement de Lucy commençait à le faire sortir de ses gonds ! Elle n'arriverait à rien si elle restait dans cette chambre dans le noir. D'un air féroce, Laxus se résolut à saisir la couverture et à la tirer avec force. Aucune réaction. La patience diminuait peu à peu chez le blond qui sentit sa tempe taper légèrement. Il continua en se dirigeant vers la fenêtre qu'il ouvrit avec violence. Toujours rien. Non mais elle le faisait exprès la gamine ?! De plus cette petite musique commençait réellement à le mettre hors de lui. Quand on se réveille on éteint son réveille non ?! Sinon ça s'appellerait pas de la sorte ?! D'un pas vif, il regagna le lit de blonde, saisit le petit objet en forme de cube et l'envoya avec fureur contre le mur avant d'attraper Lucy par le bras, la forçant ainsi à se redresser.

« Tu vas bouger ton cul oui ou merde ? » lâcha-t-il posément, se contenant sûrement.

La blonde ne réagit pas. Elle laissa son regard rouler jusqu'à la fenêtre ouverte, sentant l'air frais sur sa peau. C'était exactement comme ce jour là…

FLASH BACK

C'était une douce journée, comme pouvait en offrir le début de ce mois de février. Le soleil tentait de percer les nuages, et d'illuminer ainsi la ville de Magnolia qui appréciait cette attention. Hélas, Lucy n'avait guère ne loisir d'observer ce phénomène. En effet, elle était bien trop occupée à finir son service au café dans lequel elle travaillait depuis le début de l'année maintenant avec Levy. Accoudée au comptoir, fidèle à son poste, Kana sirotait tranquillement une limonade.

« Bon sang ! Vous pouvez pas servir une bonne bière comme tout le monde bordel ?! » lança-t-elle en déposant lourdement son verre sur le comptoir.

« Kana, on t'a répété un milliard de fois au moins qu'on est pas dans un bar ! On sert que des cafés, du thé, des gâteaux et des limonades ! » répondit Lucy en soupirant.

« C'est des conneries tout ça ! Allé Lucy ! File moi autre chose, par pitié ! »

« Ah, je suis vraiment désolée, mais, même si je voulais, on a pas d'alcool au sein de l'établissement alors… »

A ces mots, la brune laissa sa tête tomber dans ses bras. Ce petit café était à la mode, surtout depuis que les deux jeunes colocataires avaient décidés d'y travailler… Alors elle venait pour y voir ses amies, sans pouvoir cependant boire une quelconque goûte de bière, à son grand désespoir. Soudain, son regard se posa sur la petite Levy. Elle était toute mignonne dans sa tenue de Maid, et plus d'un regard se posait sur elle. Cependant, la présence d'une certaine brun aux multiples piercings en dissuadait plus d'un à l'approcher. Surtout depuis qu'il avait menacé l'un d'eux qui avait essayé de soulever la jupe de la bleue. Gajeel lui avait attrapé violemment le bras, et lui avait un regard si effrayant que plus personne n'osait faire quoi que se soit. Ce qui, au final, rassurait Levy, qui craignait davantage pour la santé du pauvre malheureux qui tenterait quoi que se soit… Levy était donc en compagnie de Gajeel et souriait. Pas n'importe quel sourire, non, c'était celui d'une personne sincèrement heureuse, d'ailleurs, quant elle y repensait, Kana n'avait jamais vu cette expression sur le visage de la jeune fille. Elle soupira d'envie. Lucy arriva à ce moment.

« Fais pas cette tête Cana, je te payerai une bière en rentrant si tu veux. » culpabilisa Lucy.

« Au lieu de te préoccuper de moi, tu ferais mieux de t'occuper de toi ! Tsss, franchement ! Regarde, tu veux pas finir comme c'est deux là un jour ? »

« De… De quoi tu… » bégaya la blonde.

« Bordel Lucy ! T'as deux mecs qui te courent après et t'es clairement amoureuse de l'un deux ! Alors merde fonce ! Sinon tu finiras comme moi, assise sur ce tabouret à côté de moi, à te réjouir du bonheur des autres ! »

« Kana… »

« Idiote ! Ecoute ce que je te dis et file, j'assure le service à ta place ! Le costume de Maid me va à ravir ! »

Ni une, ni deux. Lucy posa son plateau et se dirigea vers la sortie, sans même prendre la peine de retirer son habit, elle se retrouva à courir à vive allure dans les rues de Magnolia, faisant retourner quelques têtes sur son passage. Elle n'avait pas vraiment compris le pourquoi du comment, tout ce qu'elle savait, c'était qu'aux paroles de son amie, ses jambes avaient bougé toutes seules. Peut-être qu'elle était dans le vrai au finale. Depuis que Gajeel et Levy s'affichaient ensemble, elle ne pouvait que constater leur bonheur, sans pour autant avoir le droit d'y gouter. Alors peut-être que… Grey… Natsu… Les deux garçons qu'elle évoquait ne pouvaient être que ces deux là, c'était les deux pour qui sont cœur pouvait battre. En revanche, elle ignorait si c'était un sentiment réciproque pour l'un comme pour l'autre. Alors pourquoi courrait-elle ? D'ailleurs, où courrait-elle ? C'était comme si elle ne contrôlait plus rien, comme si son corps connaissait la destination alors même que sa tête, elle, l'ignorait. Soudain, elle s'arrêta devant une porte blanche. Elle s'appuya sur ses genoux afin de reprendre son souffle. Elle y était, c'était maintenant ou jamais. Son cœur battait à tout rompre, et ce n'était pas totalement dû à sa course éreintante… Le feu lui monta aux joues, elle déglutit et se toqua à avec force. Lucy entendait les pas se précipiter dans la maison. Lorsque la porte s'ouvrit, le visage de Lucy s'éclaira.

« Natsu ! » elle s'arrêta net. « Mi-Mira ? »

Devant elle se présentait une belle jeune fille à la chevelure nacrée et aux grands yeux azurés. La seule différence qui marqua la blonde le fait qu'elle avait un air bien plus enfantin que la Mirajane qu'elle avait l'habitude de côtoyer.

« Oh, bonjour ! Tu connais Mira-nee ? C'est vrai qu'on se ressemble beaucoup. Je suis sa petite sœur, Lisanna Strauss ! Enchantée de faire ta connaissance ! »

« Lisanna ? Qui est… » commença la voix du rose. « Lucy ? »

L'intéressée observa Natsu, qui aborda une mine dépité. Aussitôt, le cœur de la blonde se serra.

« Ah ! Lucy c'est ça ? Tu dois être une amie de Natsu ! J'espère que mon fiancé ne t'as pas trop importuné ! » dit la jeune blanche avec un clin d'œil adorable.

Le cœur de Lucy manqua un battement, tendis que ses yeux s'écarquillèrent d'effroi et de stupeur. Elle tenta de prononcer quelques mots, en vain cependant. Sa voix s'étouffa au fond de sa gorge. Son regard roula entre la belle blanche et le rose, elle déglutit. En face d'elle Natsu n'osait lui accorder un regard, penaud. Il ladite Lisanna s'emparer de son bras, sans un mot. La blonde compris alors qu'il était trop tard. Non, en fait ça n'aurait jamais pu se faire, étant donné qu'elle existait. Alors, elle n'avait dû être pour lui qu'une simple distraction en attendant le retour de celle pour qui son cœur battait. Elle sentit un flux de douleur s'emparer d'elle, et c'est à cet instant que les coups de poignards commencèrent. Les poings fermement serrés, elle fit volte face sans demander son du et repris sa course qui l'avait tantôt portait jusqu'à la petite maison des Dragnir. Tendis qu'elle s'éloignait toujours plus du rose, elle entendit dans le vent une voix familière : « Lucy ! Attends ! »

FIN FLASH BACK

Laxus était bien décidé à faire bouger Lucy aujourd'hui, de gré ou force, même si la pensée de la seconde option le faisait doucement sourire. Il était bien capable de la porter à bout de bras jusqu'au lycée ! Et qu'importe si elle n'était ni habillée, ni douchée. Aujourd'hui, elle ferait quelque chose de sa journée. Et puis sinon, il était à peu près sûr de goûter aux foudres de Makarov… Le blond était en cuisine, réfléchissant sadiquement à ce qu'il pourrait infliger à sa cousine. Cependant, à sa grande surprise, celle-ci débarqua dans le salon, déjà toute apprêtée. Elle avait opté pour une petite jupe bleue accompagnée qu'un haut blanc pour le moins décolleté, et un joli ruban, bleu également joignait le haut de sa chevelure dorée en queue de cheval adorable. Intérieurement, Laxus sourit, même si à l'extérieur il conserva le même visage emprunt de sévérité. Maintenant qu'elle était réveillée et surtout douchée, il ne fallait pas la laisser filer comme ça ! Alors qu'il s'apprêtait à ajouter quelque chose, Lucy vint se poster près de lui et laissa sa tête se poser sur son épaule, comme l'aurait fait une enfant emplit de culpabilité. Non, non, non ! Elle avait pas le droit de jouer cette carte ! Légèrement agacé par la manœuvre de sa cousine, il n'en dit pourtant rien. Aurait-elle réussit à adoucir le grand Laxus Dreyar ? Probablement. Il se contenta de secouer doucement son épaule pour lui faire comprendre qu'elle ne devait pas non plus exagérer. La blonde s'empara d'une tartine grillait qui venait de sortir du grille-pain. Puis se dirigea vers la sortie du petit appartement.

« Oye, Morveuse ! » l'apostropha Laxus « Sourit un peu, ça fera de mal à personne, et surtout pas à toi-même. Et puis, envoie le chier ce punk d'accord ? »

A ces simples paroles, un petit sourire discret apparu sur le visage de la blonde. Laxus était vraiment adorable avec elle, et avec le temps, elle avait appris à le connaitre et donc à reconnaitre ses élans de gentillesses. Puis elle claqua la porte. Cette porte couleur jade avec inscrit en chiffres dorés le numéro « 64 ». Cet appartement avait l'air bien plus vide ces derniers temps. Surtout depuis que Levy passe son temps chez Gajeel. Qui aurait pensé que ces deux là auraient finalement finis ensemble ? Lucy soupira. Tout avait l'air si simple pour Levy, si bien, qui parfois elle se surprenait à l'envier. Elle avait la chance de pouvoir être avec celui qu'elle aime alors qu'elle, elle était condamnée à observer le bonheur à travers les yeux d'une autre. Elle se mit alors en route, espérant croiser Levy au lycée.


« Non ! C'est non et c'est pas autrement pigé ?! » s'offusqua le brun s'imposant de toute sa carrure face à la petite bleue.

« C'est complètement stupide et immature Gajeel ! Tu t'en rends compte au moins ? » rétorqua Levy.

« Qu'est-ce qui t'as pris de fouiller dans le courrier bordel ! Tu pouvais pas faire comme toutes les nanas normales et laisser couler ? Non toi faut que tu regarde ! Espèce de fouine ! »

« J'te signale d'abord que je n'ai rien fouillé ! C'était sur la table du salon ! J'y peux rien si tu range pauvre imbécile ! »

Le brun aux piercings manqua d'arguments, et il détestait ça ! Oui, il avait laissé par maladresse cette fichue lettre sur la table et bien évidemment, Levy, voulant probablement mettre un peu d'ordre dans son bazar était tombé dessus. C'était évident d'un certain côté/ Cependant, pour le grand Gajeel Redfox hors de question de s'incliner et surtout pas devant ce petit bout de femme !

« Ecoute » repris Levy d'un ton plus posé. « Ca fait dix ans maintenant qu'il est en prison et il a besoin de toi ! Je sais que tu lui en veux, mais tu ne pourrais pas faire un petit effort ? Je suis persuadée qu'il a quelque chose d'important à te dire ! Sinon il ne t'aurait probablement jamais convoqué, surtout après tout ce temps ? Tu ne penses pas ? »

« Tssss. J'ai aucune envie de supporter la vue de c'te pov' con. Il va juste réussir à me les casser sévère ! J'préfère pas y aller. » conclut-il en croisant les bras à la manière d'un enfant.

« Bien. Alors j'irai seule. »

Gajeel en oublia presque de recracher l'air présent dans ses poumons. Qu'est-ce qu'elle venait de dire ? Il se posta face à elle, le regard menaçant. Ainsi, la corpulence du brun demeurait impressionnante et faisait paraitre Levy encore plus petite, plus faible, en bref, plus ridicule. Néanmoins, il y a bien longtemps que le grand brun n'effrayait plus la jeune fille. Elle n'hésita pas à froncer les sourcils et à plonger son regard sévère dans celui de son amant. Aussitôt Gajeel se trouva désemparé. Cette fille était une véritable sorcière ! Il ne pouvait rien lui refuser, à croire qu'elle usait d'un charme étrange sur lui. Le brun fit la moue avant de détourner le regard, les joue légèrement rougies.

« Comme si j'allais te laisser seul avec ce type… » se résigna-t-il.

Les yeux de Levy s'illuminèrent. C'était primordial pour elle que Gajeel se réconcilie avec son père. Même si ce n'était pas le meilleur des pères, lui, contrairement à d'autre avait fait la démarche d'aller vers son fils, et rien que pour cela, la petite bleue l'en remercier. Elle, elle n'avait pas eut autant de chance, elle était née dans une famille qui ne désirait pas d'elle, Gajeel, au contraire avait été un enfant attendu. La preuve en était avec cette photo qu'elle avait retrouvé, et qu'elle avait prit soin de mettre dans un cadre, comme un souvenir d'un bonheur qui, pourrait, revenir. Avec hâte, la petite bleue enfila ses chaussures, emplis de cette bonne humeur qui réchauffait le cœur d'acier du jeune homme. Bien qu'il fallait l'avouer, la jeune femme était parvenue à mettre en poussière cette carapace pourtant si solide. Le brun resta un instant à l'observer dans l'encadrement de la porte. Il avait troqué son habituel sourire carnassier contre un nouveau, beaucoup plus doux celui-ci. Est-ce que le bonheur existait réellement ? Il n'en savait rien, tout ce dont il était persuadé, c'est que, si en effet ce bonheur, cet état permanant existait bel et bien, alors il s'en approchait peu à peu. Le frôlant un peu plus du bout des doigts, et ce, grâce à elle. Elle qui était si douce, si gentille, si simple, si belle. Il n'avait pas le droit de la faire souffrir, il n'avait pas non plus le droit de la mettre en danger, c'est la raison qui l'avait poussé à quitter son gang. Certes, ses anciens n'avaient pas été contents de la nouvelle, mais étonnement, ils n'avaient rien fait. Tout cela était trop louche pour être de pure gentillesse. Non, pour y être resté presque dix ans, Gajeel était convaincu qu'ils manigançaient quelques choses. Cependant, depuis presque un mois, rien. Alors le jeune homme profitait de cette nouvelle vie qui se présentait à lui.

« Gajeel ? » l'interpela la voix fluette de Levy, le sortant ainsi de ses songes.

Elle lui adressa un sourire radieux. Oui, avec elle il se surprenait même à penser qu'il pouvait être heureux. Il franchit le seuil de la porte avant d'attraper la bleue et de la porter comme on porte un sac à patate, sur son épaule. Et lorsque la Levy protestait, il ne se privait pas de lui donner une petite tape sur les fesses, dans un petit « Gihi » que la jeune femme se plaisait à entendre.


Fairy High School respirait la joie de vivre et la bonne humeur, comme à son habitude. Les élèves qui circulaient dans les couloirs ne cessaient de rire et de s'amuser d'un rien. Dans le gymnase de l'établissement une fine équipe préparait méthodiquement les décorations de la fête de la St Valentin. Une nouvelle lubie du directeur. Celui-ci n'arrêtait pas de blablater sur le fait que l'amour est un sentiment précieux et qu'il ne faut jamais le laisser passer. Mirajane, qui avait prit l'habitude d'écouter les paroles du vieil homme n'avait rien trouvé à rétorquer lorsque ce dernier était arrivé un matin, les yeux cernés et l'air encore ensommeillé, papier en main. Il avait décrété que le 14 février de cette année serait la plus belle fête qu'on puisse trouver dans tout le Royaume, et qu'il comptait, bien évidemment sur la blanche et son bon goût pour tout organiser. Légèrement prise au dépourvue, la jeune femme avait tout de même dû se soumettre, et puis, au moins, elle passerait du temps avec sa sœur et son frère. Oui, car depuis le retour de sa sœur, Mirajane était rayonnante. Tous disaient qu'ils n'existaient pas plus beau sourire que le sien. D'ailleurs, lors des répétitions, qui avaient maintenant lieu chez Natsu, elle chantait d'une voix bien plus emprunte d'assurance qu'au début. Ce qu'un certain blond n'avait pas put s'empêcher de remarquer.
La blanche était heureuse en ce jour et sifflotait gaiment l'air d'une nouvelle chanson qu'elle venait d'écrire, sans s'apercevoir que deux pairs de yeux l'observaient d'un regard bienveillant. Mira prenait un grand plaisir à décorer le gymnase de tout ces cœurs, la fête de la St Valentin serait probablement la plus belle que le Royaume n'ait jamais connu !

« Oye, Mira » l'interpela une voix derrière elle. « On peut savoir pourquoi tu as fait appel à nous pour cette tâche ? Franchement cette fête me répugne. »

« Kana ! » lança sévèrement une rousse. « Nous faisons cela car c'est le directeur Makarov qui l'a décidé et parce que ça fait plaisir à Mira ! »

« Tu n'es pas obligée de rester Kana, je peux très bien m'en occuper avec Erza. »

« Tsss, vous finirez par vous entre-tuer pour une histoire débile. Hors de question, je préfère encore rester ici ! C'est juste que j'ai fait une connerie et que cette fête débile m'y fait repenser. »

« Tu veux parler de Lucy ? » lâcha innocemment Erza, d'un ton interrogateur.

Le regard de Kana roula sur la droite et sa main vint saisir son coude opposé. Evidemment Lucy, qui d'autre ? La brune savait pertinemment que si la blonde n'était pas venue en cours depuis près d'une semaine, c'était entièrement sa faute. A vouloir trop s'occuper de ce qui ne concerner pas, elle avait finit par blesser une amie. De son côté, Mirajane c'était stoppée net elle aussi. Dans cette histoire, elle était assez partagée. D'un côté, elle revoyait le sourire sur le visage de sa chère sœur, et elle ne s'en lasserait jamais. De l'autre, elle ne pouvait s'empêcher de s'en vouloir. Après tout, elle savait très bien que Lisanna et Natsu était ensemble depuis un moment maintenant. Avant qu'elle ne s'en aille, ces deux là étaient adorables. Cependant, les choses avaient changé. Dorénavant, il y avait Lucy. Etrangement, la blanche avait trouvé qu'elle ressemblait beaucoup à sa sœur, car comme elle, elle était proche du rose. Néanmoins, les choses étaient telles, qu'à l'heure d'aujourd'hui Lisanna avec Natsu, même si cela était bien moins naturel qu'auparavant.
A cet instant, la porte du gymnase s'ouvrit avec fracas, plus à cause de l'écho présent dans la pièce que par la faute de celui qui venait de l'ouvrir. Les trois pairs d'yeux s'écarquillèrent de surprise. Dans l'entrebâillure de la porte, se tenait Lucy, un peu penaude.

« Salut les filles. J'ai entendu dire que vous étiez là, et vue que Levy est absente pour le moment… » commença-t-elle sans oser regarder Mira dans les yeux.

« Lucy ! Qu'elle joie de te revoir. On commençait toutes à s'inquiéter de ton absence. J'ai même cru que Laxus te séquestrait. » expliqua Erza en attira la tête de la blonde à sa poitrine volumineuse.

Les deux autres filles n'avaient pas dit un mot, toutes deux un peu honteuse des avis de Lucy. Cette dernière les gratifia d'un petit sourire gêné. Kana s'approcha alors et la serra de toutes ses forces. Mira, elle, continuait d'observer la scène, elle était comme qui puis dire, passé dans le camp adverse désormais. De nouveau, la porte du gymnase s'ouvrit. Les quatre filles furent surprises de découvrir la silhouette d'un certain jeune homme à la chevelure rose. Le cœur de Lucy s'arrêta d'une traite tendis que Natsu détournait le regard. Presque instinctivement, Mira retint la blonde par le poignet avant de lancer :

« Parfait. J'allais justement demander à Lucy d'aller chercher la fontaine en chocolat pour l'installer, mais j'ai peur qu'elle soit un peu lourde pour une seule personne. Natsu tu peux l'accompagner n'est-ce pas ? »

« Oui pas de soucis. Tu viens Lu… »

Il n'avait eut besoin d'en dire davantage que déjà la blonde se dirigeait vers lui, la boule au ventre. Les deux adolescents refermèrent la porte sur leurs aînées. Cette fois ils étaient seuls. Il y avait tant de chose que l'un et l'autre auraient aimé dire, mais tous deux restèrent mués. Le rose ne comprenant pas vraiment pourquoi Lucy avait disparut pendant toute une semaine, et pourtant, il sentait en son fond intérieur qu'il avait fait une bêtise.

« Tu vas mieux ? » tenta-t-il tout simplement.

« On peut dire ça comme ça… Et… Et toi tout va bien avec euh… »

« Lisanna. Ca faisait plus de deux ans qu'on ne s'était pas vu alors on s'est bien amusé ! » conclut-il avec son éternel sourire enfantin.

« Bien amusé » ? Qu'est-ce qu'il voulait entendre par là ? L'image de Natsu dans un lit avec Lisanna lui était insupportable. Elle préféra ne pas relever. Quel imbécile ! Il n'avait pas remarqué les sentiments qu'elle avait pour lui ou alors il faisait exprès de la torturer ? Non, le connaissant, il s'en était juste pas aperçu. La blonde eut un petit sourire. Au final, il avait l'air heureux et tant pis si ce n'était pas avec elle. Elle avait laissé filer sa chance. Alors qu'ils continuaient de marcher dans les couloirs, une discussion retint leur attention.

« Il paraît que ça crame sévère dans le quartier pauvres ! Au pire, ça fera des rats en moins. »

Les poings serrés, Natsu s'arrêta net, suivit de Lucy. Elle découvrit le regard apeuré de son ami qui se mit aussitôt à courir à vive allure, paniquée, elle aussi, la blonde décida de rester auprès du rose.


L'endroit était assez sinistre et dégagé une désagréable sensation de dépression globale. Par réflexe, Levy s'était un peu plus rapproché de Gajeel qui gardait, quant à lui, tout son sang froid. A croire qu'il connaissait déjà ce genre d'atmosphère. La bleue déglutie, regrettant presque un instant d'avoir trainé le jeune homme dans un endroit aussi lugubre. Le policier en uniforme devant eux avait lancé un regard intrigué au petit couple lorsque celui-ci s'était présentait à lui. Il est vrai que si on ne connaissait pas Gajeel et Levy on pouvait se poser des questions. Leurs différences étaient flagrantes. Néanmoins, ce fut la seule chose que la bleue remarqua. Après cela, il les avait simplement guidés jusque dans une pièce circulaire, dépourvue de tous meubles à l'exception d'une table rouillée et de chaises pour l'entourer. Voilà, ils y étaient. L'officier les laissa alors seuls prenant soin, avant de les informer que le détenu était sur le point d'arriver. Levy n'osait plus trop dire quoi que se soit. Elle n'imaginait pas que tout cela se déroulerait de la sorte ! Elle adressa un petit regard inquiet à Gajeel qui semblait se réjouir de lire une telle expression sur le visage de la jeune femme. C'était la preuve que depuis le début il avait raison et qu'elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même. Il lui offrit même un léger sourire carnassier. Cependant, leur petite bataille de regard fut interrompue par l'arriver du fameux détenu. Les yeux de la petite bleue s'écarquillèrent. C'était bel et bien le même homme que sur la photo qu'elle avait découverte dans la chambre de son amant. Il était incroyablement grand et sa carrure était encore plus imposante que celle de Gajeel. Ces cheveux étaient cependant plus courts, lui tombant sur les épaules, mais avaient conservé cette couleur argenté si singulière et ses deux pupilles grena semblaient la transpercer. L'homme s'assit en face des deux adolescents, mué. Une aura noire se dégagée de son corps. L'officier venu en sa compagnie claqua la porte et à cet instant précis, la peur s'empara le la petite bleue. L'homme redressa la tête, et un sourire apparut sur son visage, un sourire beau et sincère. Il saisit Gajeel dans ses bras et pleura même à chaude larmes. Il frottait frénétiquement son visage contre celui de son fils tout en l'ébouriffant.

« Ga-chan ! » lâchat-t-il

« Arrête ça pov' malade ! »

« Ga… Chan ? » Les sentiments de Levy était un peu perturbé. Elle ne savait pas vraiment si elle devait être complètement dépitée, choquée ou alors hilare face à la scène qui se déroulait sous ses yeux. Finalement, lorsque l'homme saisit les joues de son fils de ses deux mains, pour les écarter comme l'aurait fait un papa gâteux, Levy ne put se retenir davantage. Elle commença à rire de bon cœur, finissant par attirer le regard des deux hommes.

« Oh, mais qui est cette jeune fille ? » l'interrogea l'homme aux cheveux argentés.

« Je… » commença Levy mal à l'aise.

« Moi c'est Genki Redfox ! Mais tout le monde me surnomme Métalicana, amusant non ? Alors comme ça tu es la petite amie de mon Ga-chan ? J'espère qu'il te traite correctement ! Après tout, c'est difficile de supporter un Redfox ! Et je sais de quoi je parle étant donné que je suis moi-même un Redfox ! Ah et donc avec tout ça j'en ai oublié de te demander ton… »

« Arrête ! Tu vois pas que tu l'emmerde sévère avec tes questions à la noix ! » s'interposa Gajeel.

« Tu as raison. Il vaudrait mieux qu'on n'en sache pas plus sur elle hein ? » lâcha ledit Genki d'un ton bien plus sévère qui glaça littéralement le sang dans les veines de Levy.

« Attends-moi dehors maintenant. » lui demanda Gajeel sur le même ton.

Sans se faire prier, la petite bleue se redressa, adressa un léger sourire à l'homme, qui hoqueta de surprise, avant de s'en aller. Elle referma délicatement la porte. A l'intérieur, l'ambiance était bien plus sérieuse que tantôt. Métalicana observait son fils avec sévérité et Gajeel s'empressait de soutenir se regard. Leurs pupilles sangs se confondant presque. L'homme changea soudainement de position, s'affalant sur son siège, sans pour autant détourner les yeux. Lorsqu'il le fit, se fut pour fixer la porte qui avait vue sortir Levy quelques minutes plus tôt. Puis, un sourire tout aussi carnassier que celui de son fils s'afficha sur son visage.

« Alors c'est elle la fameuse Levy McGarden. » le brun ne parut pas plus surpris que ça de la connaissance qu'il avait de la jeune femme. « Elle a vraiment l'air gentille. Elle est mignonne et sûrement très intelligente. » il marqua une pause avant de frapper violemment ses poings sur la table. « Alors explique-moi ce que cette fille fait avec un gars comme toi ?! Tu n'as donc rien appris du passé ?! Tu comptes vraiment finir comme ton abruti de père ! Idiot d'fils ! S'ils apprennent son existence, elle meure, ou alors c'est toi qui crève ! Faut qu'elle parte, qu'elle disparaisse ! »

« Tu veux dire comme ma mère. » rétorqua posément Gajeel.

« Tu veux vraiment jouer cette carte là ? T'es vraiment trop con. Si tu l'aimes vraiment cette nana, alors tu la laisseras partir, comme j'ai laissé partir ta mère ! Triple buse ! J'veux pas que tu connaisses cette souffrance ! »

« J'ai quitté le gang j'te signal ! T'es infos ont du mal à suivre on dirait. »

« Et tu crois vraiment que ça va changer quelque chose ?! »

A ces mots, le brun saisit son père par le col, prit d'un excédent de rage.

« Ils ne toucheront pas à un seul cheveux de Levy sans avoir affaire à moi d'abord. »

L'homme d'argent se défit de l'étreinte de son fils dans un coup de boule mémorable. Le choc laissa penser à deux barres de métal que l'on frappe l'une sur l'autre. Puis, le père Redfox retrouva soudainement son calme, un fil rouge de sang coulait cependant entre ses yeux. Il soupira avant de lancer un nouveau regard à son fils.

« Oye, Gajeel. Occupe-toi de cette fille. Elle est peut-être l'une des meilleures choses qui te soit arrivée. Alors ne laisse personne lui faire du mal. Et fait le péril de ta propre vie, de ta propre liberté. Ne fait pas comme moi, compris abruti de fils ? »

« Gihi, mêle-toi de tes affaires idiot de père. »

Et sur ces paroles il sortit. Derrière la porte, Levy l'attendue, prise d'inquiétude. Une inquiétude qui s'accentua lorsqu'elle remarqua le petit filet de sang coulé entre ses deux yeux. Cependant, Gajeel lui sourit simplement. Alors la petite bleue compris que se n'était rien de grave. Ce qu'elle ignorait en revanche, c'était que derrière ce sourire, le brun cacher une réelle inquiétude pour la jeune femme. Il avait déjà laissé partir sa mère, alors hors de question que son passé ait une quelconque influence sur celle qu'il aimait. A cet instant, il saisit la bleue par les hanches et l'embrassa à pleine bouche. Surprise et déconcertée, Levy répondit tout de fois à son baiser, le feu aux joues.


« Natsu ! Ne cours pas si vite s'il te plait ! » hurlait Lucy à travers les couloirs du lycée qui ne cessaient de défiler.

Le rose ne ralentissait cependant pas, animé par un mauvais pressentiment. Alors, la blonde le suivait à la trace, manquant de chuter à chaque virage. Elle n'avait tout saisit de la conversation, sauf qu'apparemment il y aurait un incendie dans un quartier de la ville. Un quartier que le rose connaissait plus que bien, puisqu'il y vivait avec sa petite sœur Wendy depuis toujours. Sans perdre de son allure, Natsu sortit son portable de sa poche et chercha dans les messages et il accéléra encore, laissant tomber l'appareil sur son chemin. Lucy freina net pour s'en emparer et tomba alors nez à nez avec Grey qui se trouvait en compagnie de Juvia. Depuis un moment, la jeune femme ne quitter pas le brun d'une semelle, ce qui ne semblait pas trop déranger Grey. Cependant, Lucy ne prêta pas davantage attention aux deux jeunes gens, et regarda le téléphone dont elle venait de s'emparer. Ses yeux s'exorbitèrent lorsqu'elle lut le message à voix basse : « Je rentre plus tôt à la maison ! J'en profiterai pour faire un peu de rangement. A ce soir Onii-san ! _Wendy ». Tout était lié ! Natsu devait s'inquiéter pour sa jeune sœur qui se trouvait désormais chez eux.

« Lucy-chan, est-ce que tout va bien ? » dit Juvia en s'approchant de la blonde.

« Na… NATSU ATTENDS-MOI ! » se contenta-t-elle de répliquer.

Cependant c'était sans compter sur les mains fermes de Grey qui l'empêchèrent d'aller plus loin. Il lui lança un petit argumenté d'un sourire doux. Lucy se calma alors, et lui expliqua la situation.

« Bon, on prend ma voiture ! » lança Grey un chouilla fier.

Pour dire la vérité, le brun avait piqué la voiture de son frère, bien qu'il n'ait pas le permis. Cependant, il s'amusait déjà à imaginer la tête qu'avait dû tirer Lyon lorsqu'il c'était rendu compte que sa précieuse voiture avait disparut. Au passage, il en avait profité pour emmener Juvia au Lycée. Il aimait bien la compagnie de la jeune femme et, même s'il ne lui dirait probablement jamais, elle lui permettait d'oublier le fait que Lucy était amoureuse de Natsu. Ni une, ni deux, les trois adolescents se mirent en route, direction la maison des Dragnir. De dehors, on pouvait voir une épaisse fumée s'élever dans le ciel. Etait-ce vraiment la maison de Natsu ? Le cœur de Lucy se serra, alors que Grey avait du mal à lever le pied de l'accélérateur. Cet imbécile aurait très bien pu foncer tête baissé dans les flammes, sans laisser faire les pompiers ! Une sueur froid parcouru son corps, tandis qu'à ses côtés, Juvia tentait tant bien que mal de le raisonner. Cette tête brulée ! Bien qu'ils aient connu pas mal de différents, surtout ces derniers temps, il restait ce qui s'approchait le plus d'un meilleur ami. Alors c'était son devoir de le retenir s'il faisait une connerie. Une fois arrivée, le brun n'avait pas encore totalement immobilisé la voiture que déjà Lucy avait ouvert la portière et courrait en direction de la petite maison. Une foule de gens c'étaient agglutinée, empêchant Lucy d'atteindre correctement le premier rang. Soudain une voix retentit, une voix qu'elle ne connaissait que trop bien, et des interventions se firent entendre également.

« N'y allez pas jeune homme, c'est bien trop dangereux ! »

« WENDY ! » hurlait cependant le rose en entra en trombe dans la maison en feu.

« NATSU ! » répéta Lucy une fois

Mais il était déjà trop tard, les flammes se refermèrent sur la silhouette du rose. La blonde tenta de le suivre, mais encore une fois Grey la retint. Le feu dévorait littéralement la petite maison des Dragnir dans un bruit de cassure constant. Lucy observait ces formes rougeâtres continuer leur croissance vers le ciel, laissant sur le passage une vaste traînée noire. Lucy laissa les bras du brun l'entourer. Lui aussi était inquiet et la sueur qui traversait son front n'était sûrement pas dû à la chaleur qui émanait du foyer. Soudain une explosion survint, accentuant toujours davantage les flammes affamées. La vue de Lucy s'embruma. Pourquoi est-ce qu'il ne sortait maintenant ? Pourquoi est-ce qu'il ne sortait pas bon sang ?! Il n'avait pas le droit de mourir, pas maintenant alors qu'il ne savait pas ce qu'elle ressentait pour lui. S'en était trop pour elle, elle tenta de se défaire de l'étreinte de Grey. Elle s'activait dans tous les sens, gesticulant, se débattant de toutes ses forces. Et à la plus grande surprise du brun, elle avait de la force dis donc ! Juvia, elle, observait la scène, complètement décontenancée. Elle savait pertinemment ce que pouvait ressentir Lucy, mais elle préféra ne pas intervenir, de peur d'agiter le couteau dans la plaie. Lucy était telle une hystérique, hurlant de toutes ses forces. Lorsque les pompiers arrivèrent, la rage de la blonde ne fit que s'accentuer. Ils durent même la maitriser à la place de Grey, les obligeant tous trois, à reculer d'une dizaine de mettre. Ce n'est qu'à ce moment que Lucy se calma. Lorsqu'elle comprit qu'il ne reviendrait pas. Que les flammes les avaient dévoré lui et sa jeune sœur. Les larmes ne coulèrent cependant pas sur les joues de la jeune femme. Non, elles ne coulèrent pas car le feu avait asséché ses grands yeux noisette. Soudain, des interventions se soulevèrent de la foule. Par curiosité plus que par espoir, Lucy redressa la tête et découvrit, sortant des flammes la silhouette de Natsu, portant à bout de bras le corps de Wendy. Son regard était effrayant. Cependant, il déposa calmement l'enfant sur un brancard. La blonde le fixait avec acharnement. Il était vraiment là ? Ses habits avaient été en parti avalé par les flammes et sa peau était recouverte de suie noire. Des agents de polices se précipitèrent vers lui, l'entourant, cependant, ce fut autre chose qui manqua de l'étouffer. Le rose fit un pas en arrière afin d'encaisser le corps de Lucy qui venait de se jeter à son cou. Tout d'abord désorienté, Natsu ne comprit pas pourquoi elle agissait de la sorte. Ce n'est qu'en observant le feu que les pompiers tentaient de maîtriser, qu'il s'aperçut qu'il avait peut-être agit sans réfléchir. Il commença alors par se gratter nerveusement la tête, comme il le faisait à son habitude. Cependant, d'ordinaire, Lucy l'aurait légèrement engueulé, avant de lui répondre par un grand sourire, aujourd'hui, c'était différent. La blonde resserra son étreinte et il lui semblait que des larmes roulaient sur son visage. Oui, aujourd'hui il avait réellement fait peur à Lucy. Alors, il l'enlaça et enfouit son visage dans la chevelure dorée de la jeune femme. Il continuait de la serrer de toutes ses forces alors que tous les regards étaient braqués sur eux. Dont celui de Grey. Remarquant la mine triste qu'afficher le jeune homme, Juvia voulut intervenir, arrêter cette scène d'exhibition public. Mais Grey la retint par l'épaule.

« Laisse-les. Il est temps que cet imbécile se rende compte à quel point il compte pour elle. A quel point elle l'aime. C'est le plus important. »


Voilà ! La suite bientôt bisous à tous!