Heyy tout le monde! Alors voilà la suite de ma fic! Bon ce chapitre est super long!
J'espère qu'il va vous plaire, il se place plein de truc dedans, des révélations sur les personnages et des retournements inattendus (enfin j'espère..)
Un GRAAAAAANNG Merci de suivre cette histoire! Vraiment ça me fait super plaisir ;)
Ah alors ça fait trois heures que j'écris et j'avoue ne pas mettre relu alors soyez indulgents SVP .'
Bon, sur ce, bonne lecture à touus!
Chapitre 14 :
Abondante et déferlante, voilà comment l'on pouvait définir la pluie continue qui s'abattait depuis plusieurs jours sur la belle ville de Magnolia. Il était rare que les intempéries durent aussi longtemps dans la région, la plupart du temps, le ciel était clément avec les habitants, lui offrant un magnifique soleil, sous lequel les fleurs se plaisaient à grandir et à se développer. Néanmoins, ses derniers jours avaient étaient pour le moins hors norme du point de vue météorologique. Et même si l'humeur de la plupart des habitants de la ville était tournée vers la mélancolie et la déprime, il y en avait un particulièrement, qui ne semblait pas le moins du monde touché par ces averses incessantes. Allongé, à demi-nu dans son lit, Gajeel Redfox profitait de ses derniers instants privilégiés sous ses couettes. Ecoutant simplement le bruit de la pluie s'écrasant contre la fenêtre de sa chambre. Apaisant. A dire vrai, il aurait pu faire un magnifique soleil dehors, ou alors, il aurait pu y avoir un véritable ouragan, rien n'aurait pu enlever au jeune homme ce sentiment de béatitude qui l'avait envahi. C'était donc ça le bonheur ? C'était se réveiller près d'une personne qui nous donne autant d'amour qu'elle n'en reçoit ? C'était la voir sourire ? L'avoir dans ses bras la nuit et humer son odeur que l'on connait déjà par cœur ? Peut-être… Mais finalement, le plus important, c'était pas qu'il était heureux, ni la ou les causes de ce sentiment soudain, non. Le plus important c'était de savoir qu'il y avait quelqu'un avec qui partager tous ces moments. Alors c'était donc ça, le grand, le puissant Gajeel Redfox, celui que l'on surnommait autrefois, « Le Dragon d'acier », s'était adouci, au point de devenir un gentil petit-ami ? Plus d'un rirait de la situation. Néanmoins, il gardait cela, au plus profond de lui, et n'avouerait jamais à quel point il est bien avec elle. Et par elle, entendez Levy McGarden. En moins d'un an, la petit bleue avait pris une place si considérable dans la vie du jeune homme, qu'il était prêt à se battre de tout son corps et de toute son âme pour la garder près de lui. L'objet de ses désirs entra dans la chambre, vêtu d'une simple chemise, bien trop grande pour elle, et qui faisait davantage office de robe pour elle. Instinctivement, Gajeel se tourna vers elle, un sourire en coin se formant sur son visage. Il adorait les matins, si bien, que c'était devenu le moment de la journée qu'il attendait le plus, rien que pour avoir ce spectacle. Une Levy toute petite, toute fragile, qui passe son temps à sourire dans ses bras. Oui, le brun adorait cela. Alors, lorsqu'il sentit une matière souple lui arriver une pleine figure, il déchanta instantanément. Surpris, Gajeel se redressa, dévoilant une partie de son torse musclé. Il s'empara du tissu, enfin des… Il s'agissait d'une boule de linge, composées entre autre de chaussettes, de caleçon ou encore de vieux T-shirt pour le moins odorant. Il jeta un regard vers Levy et constata que cette dernière n'était vraiment pas d'humeur à partager son bonheur. Le grand brun soupira. Voilà, c'était fini, déjà. Il avait appris à connaître la jeune bleue, et lorsqu'elle tirait cette tête, c'est qu'il avait fait un truc qu'elle n'avait vraiment pas apprécié et qu'elle allait commencer à être chiante.
« Pourquoi tu me balance ça à la gueule la crevette ? »
« Parce que j'en ai marre de ramasser du linge sale à terre chaque jour ! Apprend à ranger un minimum c'est dégueulasse Gajeel ! » le brun retint un sourire. C'était plus fort que lui, dès que Levy tentait de s'énerver, elle devenait toute rouge et le contraste avec ses cheveux lui faisait une tête pour le moins amusante. Et puis, une Crevette qui engueule un Dragon, avouez qu'il y a de quoi rire, tellement cela paraît ridicule. « Je veux bien venir chez toi, mais je veux pas faire ton ménage ! J'suis pas ta femme de chambre ! »
« Tsss, tu serais sexy pourtant… Aller va, je t'engage ! » plaisanta le brun dans un rire moqueur.
« Très amusant le géant ! Mais moi je rigole pas. Je veux plus trouver des caleçons dans la baignoire, ou dans l'évier de la cuisine ! »
« Oh c'est bon hein ! J'ai toujours vécu comme ça et jusqu'à maintenant, ça n'a dérangé personne ! Alors c'est pas une Crevette qui va me faire la morale ! » le ton était monté de lui-même, comme naturellement.
« Bah maintenant j'suis là ! Tu t'en fiches de ça ? Tout ce qui compte c'est ton petit confort, et le mien ça passe après ? »
« Oh la ferme maintenant ! C'est pas ce que j'ai dit, arrête de déformer mes propos ça m'énerve. »
C'était plus fort que lui, il ne pouvait pas supporter d'être fautif, et surtout, il avait du mal à l'assumer. En plus, Levy avait un don pour faire des montagnes d'un fait, qui, à l'origine n'était qu'un grain de riz.
« Baakaa ! » s'énerva Levy en gonflant les joues.
« Tsss, franchement, les autres étaient moins casse couilles… »
Les mots étaient sortis d'eux même. Ils étaient parvenus à s'enfuir, sans même que le brun ne s'aperçoive qu'ils ne s'étaient évadés. Maintenant, c'était dit, c'était fait. Et la réaction de la bleue pouvait largement en témoigner. Les yeux grands ouverts, la bouche baillant, et les membres aussi raides que le ton que venait d'employer le brun. Le mal était fait, et le pire dans cette affaire, c'était que jamais Gajeel ne pourrait s'excuser, parce qu'une part de lui le pensait vraiment. Il se redressa tout de même, et lança un regard en coin à Levy. Près de cinq secondes et elle n'avait pas encore réagi. Six… Sept… Huit… Lorsqu'enfin, elle sortit de son état de pétrification, ce ne fut que pour cligner des yeux, trois fois. Elle tenta également de dire quelque chose, mais cependant, aucun son ne daigna sortir de sa bouche. Ses yeux s'humidifièrent légèrement, et avant que les larmes ne commencent à rouler sur ses joues, Levy fit volte-face, elle attrapa ses affaires qui trainaient dans un coin et entreprit de s'habiller tout en avançant vers la porte. Elle l'ouvrit avec force (m'enfin, tout est relatif), et s'arrêta dans l'entrebâillure de la porte. Son pantalon n'était pas fermé, à peine remonté jusqu'à la taille, elle avait conservé la chemise blanche de Gajeel et son bandeau était mis de travers. Elle se tourna fièrement vers son petit-ami et hurla dans l'appartement avant de claquer fermement la porte :
« Pauvre Con ! »
Soupirant, Lucy s'apprêtait à ouvrir la porte de son appartement. Avant, elle n'avait pas à se poser de questions, elle l'ouvrait simplement et sortait. Cependant, aujourd'hui les choses étaient légèrement différentes. En effet, elle risquait, si elle ouvrait la porte, de tomber nez à nez avec Natsu et Lisanna. Celle-ci avait d'ailleurs était adorable avec la blonde, elle lui avait apporté des viennoiseries le lendemain du bal, et donc de sa cuite monumental. Oui, la plus jeune des Strauss était vraiment une fille en or, et Natsu avait beaucoup de chance de l'avoir. Dans un certain sens, valait mieux qu'il soit avec elle plutôt qu'une autre pauvre cruche débile et insupportable. Prise d'une soudaine détermination, Lucy baissa la poignée mais sursauta lorsqu'une main se posa sur son épaule. Elle se retourna en même temps que son cœur manqua un battement. Devant elle se tenait un grand blond à l'œil barré d'une cicatrice un forme d'éclair. Laxus arborait un visage encore endormi.
« Oye, Mini crotte, tu rentres manger ce midi ? » demanda-t-il les yeux dans le vide.
« Hum je sais pas encore. Je verrai, tu as prévu un truc ? »
« Non, le vieux m'a convoqué alors m'suis dit que je pouvais te ramener si tu rentrais »
« Dis moi Laxus, tu ne te serais pas un peu débridé avec le temps ? »
« J'reviens sur ce que j'ai dit, et pour la peine, ce soir tu dors dehors, sur le paillasson » répondit-il tout simplement, un sourire moqueur aux lèvres.
« Qu- Tsss, t'es affreux comme cousin ! J'y vais ! »
Sur ce, elle claqua la porte sans retenu, pestant à voix basse. Franchement, pour qui il se prenant cet idiot fini ? Il pouvait pas faire preuve de gentillesse ? Enfin, avoir quelques mots sympathiques ! Ca ne lui ferait pas de mal pour une fois… Elle redressa la tête et sentit ses joues prendre feu. En face d'elle, la regardant avec de grands yeux pleins d'incompréhension, Lisanna et Natsu s'était arrêté dans le couloir. Voilà, ce qu'elle redoutait par-dessus tout, sa pire crainte avait finir par arriver. Maudit Laxus ! Deux minutes plus tôt et ça serait passé ! Elle retint un petit cri de surprise, alors que son teint tout entier virait au cramoisi. La blanche s'approcha d'elle, un grand sourire aux lèvres. Ses yeux azurés inspiraient la simplicité et le naturel. Lucy s'en voulu soudainement d'être sortie telle une furie, malgré l'attitude de son cousin.
« Lucy ? Est-ce que tout va bien avec Laxus ? Vous aviez l'air de vous disputer, non ? » se hasarda Lisanna.
« Ha… Heu, oui ! Enfin non ! Pas totalement en fait ! C'est toujours comme ça en fait ! Chien et chat héhé… »
« Vous êtes vraiment mignons tous les deux, on dirait un grand frère qui veille sur sa petite sœur ! »
« Heuuu, c'est gentil, enfin, je suppose… » répondit simplement Lucy légèrement embarrassée par la situation.
« Ah, Natsu et moi allions au lycée, tu veux te joindre à nous ? »
« Je veux pas vous déranger... »
« Oh, allé ! Viens avec nous, on va au même endroit non ? En plus j'ai vraiment envie de te connaître Lu-chan. Ca ne te dérange pas si je t'appelle ainsi ? Après tout nous sommes amies à travers Natsu non ? »
Non, définitivement non. Elles ne pouvaient pas être amies, et encore moins à travers Natsu… C'était pour le moins malsain. Des images envahirent l'esprit de la blonde avant qu'elle ne les dissipe à l'aide de mouvement frénétique de sa tête. Au côté de la blanche, le rose ne bougeait pas. Il se contentait de regarder ailleurs. Apparemment l'idée de se retrouver avec les deux jeunes femmes ne l'enchantait pas réellement. Cependant Lucy se trouva contrainte d'accepter. Oui, Lisanna avait se pouvoir de rendre impossible toute tentative de refus, aussi catégorique put-il être. Soudainement, débarquant derrière le couple une petite tornade bleue, vin s'écrouler à leur pied avec fracas. Instinctivement, Lucy se pencha, inquiète et aida la petite fille à se relever.
« Est-ce que tout va bien Wendy ? » s'enquit-elle auprès de la petite bleue.
« O-Oui, j-je suis vraiment désolée. Je suis vraiment très maladroite… » répondit-elle une larme de crocodile à l'œil.
Ouf ! Wendy l'ignorait peut-être, mais elle venait de lui sauver la mise ! Avec elle présente, elle ne serait pas dans cette position désagréable : « tenir la chandelle », très peu pour elle. Un sourire s'afficha alors sur le visage de la blonde qui aidait la jeune fille à se relever. Wendy était vraiment petite, même pour son âge. Elle était, sans nul doute, plus petite que Levy, ce qui représente un véritable exploit, quand on sait que la jeune McGarden ne dépasse pas le mètre cinquante. Wendy faisait frêle et gauche, ce qui le donnait un côté naturellement attachant et mignon. Lucy attrapa la main de la petite Marvel et l'emmena en avant avec elle. Wendy appréciait beaucoup la blonde, bien plus qu'une simple amie de son frère, elle représentait la grande sœur qu'elle n'avait jamais eut. L'image un peu maternelle qui lui avait manqué pendant ses jeunes années. Néanmoins, elle ne pouvait s'empêcher de remarquer que le regard de la jeune femme était ampli de mélancolie. Naturellement, elle tourna son regard vers son frère aîné qui était toujours en compagnie de sa belle. Non, décidément, ni Natsu, ni Lucy n'avait l'air comblé par leur situation… Ils quittèrent l'immeuble, en prenant toujours soin de laisser une certaine distance entre les différents groupes. Lorsque la porte claqua derrière eux, et qu'ils entreprirent leur chemin en direction du Lycée pour les uns, et collège pour une autre, un léger son, presque inaudible parvint à leurs oreilles. A tous, leur tête se redressa, tandis que le son se faisait de plus en plus distinct. Il s'agissait d'une petite voix, faible mais terriblement aiguë et imprégnait d'une détermination inébranlable. Lucy frisa son nez d'incompréhension, puis ses yeux s'écarquillèrent de surprise. Devant eux, courant à tout rompre, vêtue d'une chemise blanche bien trop grande pour elle, d'un jean bleu ciel et d'un bandeau orange dans ses cheveux, qui au passage, étaient très mal coiffés, Levy McGarden semblait manquer de souffle. Péniblement, la bleue arriva à leur hauteur, et aussitôt, ses mains rencontrèrent avec lourdeur ses genoux et elle se plia en deux, exténuée.
« Levy ? Est-ce que tout va bien ? Qu'est-ce que tu fais ici… Avec la chemise de Gajeel ? » demanda Lucy tout en retenant un petit sourire amusée.
« C'est un pauvre idiot !... A-A-Alors m'suis dit… Que… Ouf, je viendrais, avec vous. »
« Haha, pas de soucis, on allait partir justement. T'es prête ou tu préfères reprendre ton souffle encore un peu ? »
En guise de réponse, Levy laissa ses deux genoux tomber au sol, ce qui amusa l'ensemble de ses amis présents.
Les couloirs de Fairy High School étaient noirs de monde, comme chaque matin. La foule s'activait de tous côtés, pendant que certains bavardaient avec leurs camarades, d'autres accéléraient le pas pour être sûr d'arriver en temps et en heure à leur cours. Il fallait bien avouer que certains professeurs étaient pour le moins effrayant, et la peur de leur fureur faisait pousser des ailes aux élèves. A l'exact opposé de toute cette effervescence matinale, un certain brun peiné à mettre un pied devant l'autre. Les autres étaient contraints de l'évitait, car ce n'était certainement pas lui qui dévirait sa trajectoire. Caché derrière ses mèches de jais, Grey Fulbuster contemplait avec un intérêt certain le sol. Perdu dans ses pensées, il ne releva la tête que lorsqu'il cru entendre une voix singulière. Ses yeux s'exorbitèrent, mais sa voix s'éteint dans sa gorge. Non, ce n'était définitivement pas Juvia. Le brun souffla et retourna à son carrelage. Depuis cette soirée de la St Valentin, il n'avait pas réussi à parler à la jeune femme. Celle-ci le fuyait comme la peste, au grand damne de Grey qui aurait voulu lui dire… Quoi au juste ? Le brun s'arrêta. Pour la première fois il s'aperçu d'une chose. Qu'est-ce qu'il pourrait bien dire à Juvia s'il parvenait à l'approcher ? Pourquoi cela lui semblait-il si important ? Le soir du bal, il avait eu beau courir à en perdre haleine, il n'était pas parvenu à rattraper la belle bleue, et c'était peut-être mieux ainsi. Sur le coup, il avait couru, sans se poser plus de question que cela, sans même savoir pourquoi c'était elle qu'il avait choisi alors que sa raison l'aurait poussé à rester auprès d'une Lucy plutôt éméchée. Tss, vraiment qu'et-ce que ça peut être chiant une nana ! Pour couronner le tout, le soir même, alors qu'il était rentré chez lui exténué, il eut la mauvaise surprise de tomber sur ses deux sœurs, bien éveillées, qui semblaient presque l'attendre. Contraint de leur expliquer toute l'histoire, Grey avait pu lire dans le regard de Meldy une haine profonde et sincère, tout à fait blasée. Au contraire, Ultear, l'avait attrapé par le col et l'avait décollé du sol, prise d'une colère monstrueuse. Oui, Grey en avait vraiment bavé ce soir là. Soudain, il senti une main se poser sur le sommet de son crâne et commencer à gesticuler dans tous les sens.
« Qu'est-ce que… Natsu arrête tes conneries bordel ! » s'égosilla le brun, répliquant d'une gauche mémorable.
« Non mais ça va pas le glaçon ?! Tu sais plus dire bonjour comme tout le monde ?! »
« J'tai déjà dit de pas m'appeler comme ça espèce d'allumette ! »
« C'est qui l'allumette ? Viens là que j'te refasse le portrait ! »
Cependant, à la grande surprise du rose, Grey se contenta d'un léger sourire qui déforma son visage. Au moins, ça, sa ne pourra jamais changer. Les meilleurs ennemis… Les meilleurs amis…
« La flemme de me battre avec un idiot. »
Il voulu continuer de taquiner Natsu, mais son regard s'arrêta par hasard sur une jeune femme, celle qui n'arrêtait pas de le hanter depuis quelques jours. Le brun fut tout d'abord stupéfait de constater que la longue chevelure azure de Juvia avait disparut. Désormais, ses cheveux lui tombaient légèrement plus haut que les épaules, dans une coiffure aux pointes hérissées, non structurée. Le brun passa devant son ami sans prendre garde à ses protestations. Il ne voyait plus qu'elle. Il avait besoin de savoir. Il avait besoin de réponses. Et il aurait tout cela aujourd'hui, et qu'importe qi cela ne lui convient pas à elle. Cependant à peine eut-il commencé à s'approcher d'elle, que la bleue détourna le regard et prit la fuite. Résigné, mais pas désespéré, Grey décida de la laisser partir. Il l'aurait plus tard, il en était certain.
La cloche retentit, signifiant aux élèves qu'il était temps de rejoindre leur classe respective. Ainsi, Lisanna embrassa chastement Natsu sur la joue, alors que Lucy s'empressa d'entrer dans la classe. Grey la rejoint rapidement. Levy s'apprêtait à les suivre, lorsque son regard croisa celui de Gajeel, rancunière, elle gonfla les joues et l'ignora royalement, ce qui fit esquisser un sourire mauvais au brun. La bleue était déterminée à lui faire la tête. Bêtement, mais sûrement, elle sortit de ses songes lorsqu'on l'a saisit par le bras, elle se retourna et hoqueta de surprise en découvrant la personne qui se trouvait devant elle.
« R-Rogue ? »
« Je te le dis uniquement parce qu'il semblerait que Sting t'apprécie » commença-t-il d'un ton grave « Fuis. Quitte le lycée maintenant ou bien il sera trop tard. »
Elle aurait souhaité en savoir davantage, mais le brun la laissa sans réponses. Qu'est-ce qu'il voulait dire par « Quite le lycée maintenant ou bien il sera trop tard » ? Son cœur manqua un battement et une goutte de sueur se forma au niveau de sa tempe. Non. Il devait vouloir l'intimider. Un nouveau plan en vu de déstabiliser Gajeel. Il n'y avait pas d'autre explication ! Prenant une profonde inspiration, elle entra en classe, pâle et décomposée.
Cela faisait maintenant près de quinze minutes que les élèves de Première attendaient leur professeur, M. Max. Certes, il est vrai que ce dernier avait souvent quelques minutes de retard, mais là, ça commençait à faire beaucoup… En tout cas, c'était trop pour la jeune McGarden, le regard dans le vide, elle ne cessait de repenser aux paroles de Rogue. C'était forcément une coïncidence n'est-ce pas ? Il n'ya avait aucun lien logique entre les dires du brun et le retard de leur professeur. Alors pourquoi le ventre de Levy était victime de plusieurs coups de poignards, lui détruisant l'estomac ? Pourquoi un sentiment d'inquiétude était naît en elle ? Elle voulut sortir de la classe, prendre l'air, juste histoire de respirer un peu, s'aérer l'esprit et remettre de l'ordre dans ses pensées. Cependant, à l'instant même où elle se dressa sur ses jambes, un homme encapuchonné entra. Instantanément Levy retrouva sa place. Les élèves observèrent l'individu l'œil intrigué. L'homme s'arrêta au centre de la classe, précisément là où tous pouvaient le voir sans trop de difficulté. Il était vêtu d'un long manteau en cuire noir. La plupart des élèves déglutirent tandis que certain se tentèrent à lui demander son identité. Natsu était à l'affut, cet homme ne lui inspirait pas du tout confiance, et presque instinctivement, il se rapprocha un peu de la place de Lucy.
« Vous êtes qui ? Il est où notre prof ? Vous le remplacé ? » avait lancé le rose en serrant les dents.
Levy retint son souffle. L'homme commença à rire, d'un rire mauvais, à la frontière de la folie. Et s'arrêta net. Puis, dans la seconde qui suivit, il laissa tomber son manteau à terre, laissant aux élèves découvrir les deux révolvers qu'il tenait fermement. Il leva les bras en l'air, et tira une rafale de balles, tout en retrouvant son rire sadique. Les élèves hurlèrent d'effroi, Natsu se jeta sur Lucy, alors que Grey renversa sa table pour mieux les protéger. Levy, quant à elle, demeura stoïque. Elle avait eut raison de s'inquiéter. Les paroles de Rogues étaient un avertissement. Mais pourquoi ? Elle se mit à faire aller ses méninges aussi rapidement que les balles de déferlaient. Si Rogue était au courant, cela signifiait sûrement que Sting et lui était dans le coup. Cependant, ce n'était sûrement pas eux qui tirés les ficelles, non. Qui pourrait en vouloir à l'école ? Elle tilta. Et si ce n'était pas à l'école qu'on en voulait dans cette histoire mais à une personne en particulier ? « Gajeel ! » mais oui ! C'était évident ! Maintenant qu'il avait quitté le gang du pire ennemi de son père et que celui-ci était sur le point de sortir de prison, la trahison de Gajeel avait été mal digérée ! Et c'est à lui qu'on décide de s'en prendre ! Mais pourquoi s'en prendre aux autres ? Frapper un grand coup ! Marquer sa toute puissance ! Les points de Levy se refermèrent. Comment pouvait-il s'imaginer un seul instant que cela fonctionnerait ? Une nouvelle lueur apparut dans le regard de Levy : détermination. Chose que Grey et Natsu remarquèrent immédiatement. La bleue prend une profonde inspiration et se lève de sa chaise, confiante. Devant un tel regard, l'homme ne pu que s'arrêter, il toisa la bleue et se mit à rire. Levy savait qu'il était inutile qu'elle dévoile son identité, au risque de s'exposer à de véritables dangers.
« Des Tokarev TT-33, pesant 930g une fois chargé, sa capacité de coup est d'ordinaire de huit, mais celui à était amélioré s'est-ce pas ? Vu les munitions que tu te permets d'utiliser je dirai que tu peux tirer une vingtaine de balles (on est dans Fairy Tail tout est possible Mother f*****), A cette allure, tu seras contraint de recharger dans huit tires pour celui de gauche et neuf pour celui de droite, me trompe-je ? »
L'homme resta muet de stupéfaction. Comment cette gamine pouvait en savoir autant sur son arme ? De son côté, Levy était morte de peur intérieurement. Mais elle savait qu'elle n'avait pas le droit de le montrer, et ça tombait plutôt bien, elle avait toujours était douée pour dissimuler ses sentiments. Elle avait dans un livre de psychologie que la supériorité intellectuel sur un autre homme pouvait le contraindre à se soumettre ou alors à se rendre plus clément envers cette personne. A moins que cela ne le pousse davantage dans la violence… Enfin, ce qui était sûr, c'était que la parole était la clé de tout.
« T'es renseignée dis-moi gamine. Tu t'y connais on dirait, Faut pas se fier à l'habit du moine avec toi. »
« Arrêtons de parler de moi, et si tu me disais qu'est-ce que toi et des deux copains à feu venez faire ici ? »
« C'pas tes affaires microbes ! »
« Je suppose que tu ne pas le savoir, après tout, on laisse aux simples sbires la possibilité d'effrayer une bande de gamins, alors que les autres sont ailleurs… »
« Qu'est-ce que tu racontes ! On est venu pour venger le boss »
Cet idiot semblait mordre à l'hameçon. Levy se surprenait elle-même, elle lança un regard discret à ses deux amis qui parvenaient à s'approcher de l'homme sans que celui-ci ne s'aperçoive de quoi que ce soit. Elle continua.
« Venger ton boss ? Tu veux dire comme un mouton ? Je pensais qu'un mec costaud comme toi était plutôt du genre à donner des ordres qu'à en recevoir. »
« Tsss, on vient pour se venger d'un mec. Un mec qui en fait qu'à sa tête, un petit con. Et tu sais ce qui serait encore mieux ? C'est qu'on trouve sa petite copine. Une certaine Ruby McGardien j'crois. Ouais, si j'la trouve j'la… »
Il n'eut le temps d'en ajouter davantage que Natsu et Grey se jetèrent simultanément sur lui, parvenant à le désarmer dans l'action. Les deux révolvers rencontrèrent les pieds de la petite bleue qui s'en saisit. Les deux garçons maintenaient fermement l'homme. Lucy, observait la scène, incapable de faire le moindre mouvement, paralysée par la peur, des mauvais souvenirs refaisant surface. Sa mère, étendue au sol, le regard vide. Pourquoi avait-elle la sensation que cela ne se terminerait jamais ? Levy s'avança jusqu'à l'homme et pointa des deux armes dans sa direction. Une expression indéfinissable sur le visage, il s'agissait d'un mélange d'adrénaline, de peur, de satisfaction et de puissance.
« Apprends à prononcé correctement le nom des gens, moi c'est Levy McGarden. » elle s'approcha et plongea son regard dans celui de l'individu « Maintenant dis moi pourquoi t'es là. »
« Notre objectif principal est de tuer Gajeel Redfox, afin que Métalicana pige qui est le vrai boss dans le coin ! Alors on est v'nu ici pour faire d'une pierre deux coups. »
« Comment ça ? » demanda Lucy sortant enfin de sa léthargie.
« L'boss a aussi une dent contre le chef de c't'école, alors il veut le butter en même temps que Gajeel. Une pierre… Deux coups. »
Les élèves avaient déjà tous quitté la salle, seul restaient Natsu, Grey, Lucy et Levy. Après avoir bien attaché leur ravisseur, les jeunes gens prirent la décision de partir informer Makarov de la situation. Avec un peu de chance, lui saurait quoi faire, et il pourrait trouver une solution pour Gajeel. Et puis, il fallait également le prévenir qu'il devait rester sur ses gardes. Lucy porta ses mains à sa bouche lorsqu'elle se souvint que Laxus devait rendre visite à son grand-père dans la matinée. Non, elle ne pouvait pas le laisser comme ça, à la merci de ses hommes, il fallait faire quelque chose ! Sauver un maximum de personne ! Résolu, les quatre jeunes se mirent en marche, avec chacun un objectif différent…
Le temps n'était plus à la course, mais à la prudence. Accroupis, ils faisaient de leur mieux pour ne pas attirer l'attention sur leur présence. La blonde attrapa la main de Natsu, de manière instinctive. Elle tremblait malgré elle. C'était pas rien tout de même ! Des hommes, dont le nombre exacte demeurait inconnu, étaient entrés dans leur lycée, armés et n'hésiteraient sûrement pas à tirer sur tout ce qui bouge. Elle repensa à sa jeune amie. Levy avait vraiment était incroyable, à l'opposé de celle qu'elle était d'ordinaire. La bleue était en une fraction de seconde devenue redoutable. Soudain, elle sentit une légère pression sur sa main. Le rose resserrait son étreinte, comme s'il ne désirait plus la lâcher. Dans un certain sens, Lucy était plutôt heureuse, même si elle aurait préféré que cela ne se passe pas dans de telles conditions. Ils s'apprêtaient à bouger, lorsque Lucy ravala un cri de stupeur. Interloqués, les deux garçons l'observèrent et comprirent immédiatement la réaction de la blonde.
« Où est passé Levy ?! » chuchota Grey, angoissé.
« Elle était derrière nous y'a pas tente secondes ! J'en suis sûr ! » répliqua Natsu tout aussi inquiet.
Lucy, elle, ne dit rien. Elle se doutait de l'endroit où se trouvait son amie. Son intention n'avait jamais été de se rendre chez le directeur, non, son véritable objectif était de retrouver celui qu'elle aimait. Elle se rappelait qu'une fois, Levy lui avait parlé du fait qu'elle était extrêmement reconnaissante envers Gajeel, pour l'avoir, à de nombreuses reprises, protégé. Alors maintenant qu'elle en avait l'occasion, la bleue avait sans aucun doute l'intention de le protéger à son tour. Elle prit une profonde inspiration et décida de continuer son chemin, suivit de près par Natsu. Elle aussi devait se rendre utile. Son oncle et son cousin étaient en danger, et peut-être que son intervention pourrait les sauver tous les deux ! Alors, il était hors de question qu'elle perde confiance en elle. Levy avait raison. Il faut être capable de protéger ceux que l'on aime, afin de leur être redevable pour tout le soutient qu'ils ont toujours apporté. Grey s'éclaircit alors la gorge. Les deux se tournent vers lui, toujours accroupi, n'ayant pas fait le moindre geste, raide.
« Partez devant. Il y a quelque chose que je dois absolument vérifier. » lança-t-il d'un ton monotone.
« Qu'est-ce que tu raconte ?! C'est dangereux s'tu restes tout seul ! Hors de question ! Tu ramènes ta tronche de glaçon que tu le veuilles ou non ! »
« Natsu. C'est vraiment important. Si je ne le fait pas, j'ai le sentiment que je m'en voudrais pour le restant de mes jours. Je ne veux pas non plus que qui que se soit meurt, c'est pour ça que je dois m'assurer d'une chose. » un silence solennel s'installa, et les regards de la blonde et du rose se firent incroyable triste et inquiet « Faites pas cette tête. C'est pas un adieu. On se retrouve tout à l'heure, quand toute cette histoire sera réglée et que tout le monde sera en sécurité. En attendant, faites attention à vous. »
Puis il s'en alla, laissant Natsu et Lucy penaud. La blonde sentit d'ailleurs l'étreinte de Natsu se resserrer davantage. Oui, même si c'est deux là passaient leurs journées à se chamailler pour un oui ou pour un nom, ils s'aimaient d'un amour fraternel, un lien puissant que rien ne pourrait jamais briser. Le visage du jeune homme se referma, et il tira Lucy par le bras. Eux aussi devaient faire de leur mieux. Des coups de feu retentirent et glacèrent les deux adolescents. Natsu se retourna en furie, d'où venaient ses tirent ? Est-ce que Grey avait été touché. La blonde l'observa et s'efforça de lui offrir un sourire, dissimulé par deux ruisseaux de larmes qui commencèrent à couler sur ses joues. Il devait avoir confiance en son ami et s'occuper sa propre tâche : Veiller sur Lucy. Etant elle aussi de la famille du vieux, elle s'exposait à un danger. Son objectif à lui était de s'assurer qu'il ne lui arrive rien. L'image de Lisanna lui traversa l'esprit. Et elle ? Que devait-il faire pour elle ? Devait-il forcer Lucy à l'accompagner retrouver la blanche ? Non, Lisanna s'en sortirait, il en était certain ! Après tout, elle était la sœur de Mirajane ! Sur ce, ils avancèrent à faible allure jusqu'à la porte du bureau de Makarov. Lucy, sans crainte, et sans se poser de question ouvrir la porte avec fracas.
« Oncle Makarov, C'est terrible ! On est att… »
Ses mots moururent cependant lorsqu'elle vit les personnes présentent dans la salle. Devant elle, se tenaient son oncle Makarov, à sa gauche, Laxus, et au devant eux, braquant une arme en leur direction : Sting. Lucy porta sa main à sa bouche tandis qu'un sourire mauvais se dessinait sur le visage du blond.
« Salut cousine »
Le cœur de Grey battait à cent à l'heure désormais, alors que sa mâchoire ne cessait de se contracté. Les coups de feu qu'il venait d'entendre ne présageaient rien de bon. Pourvu que se ne soit pas grave, pourvu que personne n'ait été blessé ! Pourvu qu'elle n'est rien. Cela avait été plus fort que, il avait besoin de savoir si elle était saine et sauve. Lucy était avec Natsu, et le brun était convaincu que jamais le rose ne permettrait qu'on s'en prenne à elle, de quelque façon que se soit. Une goutte de sueur dévala sa tempe et vint s'écraser sur le sol. Bon sang, c'était vraiment un putain de merdier ! Il prit une profonde inspiration. Il ne pouvait pas faire demi-tour. Il n'avait pas le droit d'ignorer ce terrible sentiment qui naissant dans son cœur à chaque pas qu'il effectuait. Non, cette fois, il écouterait son instinct ! Il ne laisserait personne d'autre mourir par sa faute. Le visage de sa mère apparut dans son esprit… Non, ça avait été trop douloureux pour être supportable une seconde fois. « J'te déteste ! Vraiment t'es trop nul ! Papa se serait pas barré si tu étais pas si nul ! Tu sais quoi, j'préfèrerai que tu crèves ! » Ce jour là, Grey avait été plus qu'odieux envers sa mère, et le plus triste, c'est que se fut les dernières paroles qu'il lui avait prononcé, avant de claquer la porte et de s'en aller. Le soir, lorsqu'il était rentré chez lui, Meldy et Lyon étaient en pleurs. Ultear s'approcha de lui et lui expliqua que leur mère était tombée soudainement à terre. Lorsque que les pompiers étaient arrivés, il était déjà trop tard : Rupture d'anévrisme, morte sur le coup. Grey s'en était toujours voulu pour ce jour là. Et bien qu'en grandissant, il avait comprit qu'il n'y était pour rien, il continuait de porter cette culpabilité. C'est pour sa qu'aujourd'hui, il écouterait son instinct qui lui disait de se rendre le plus rapidement possible devant la classe de Juvia. Lorsque ce fut le cas, il déglutit en constatant, qu'eux aussi, avait était prit en otage ! Même le grand Elfman n'osait faire le moindre mouvement. C'était tout à fait compréhensible, il en aurait fait probablement de même si Natsu et Levy n'avait pas été là. Le brun s'approcha d'avantage de la salle, dont les fenêtres intérieures données sur le couloir dans lequel il se trouvait. Il prit une profonde inspiration avant de jeter un coup d'œil à l'intérieur, et hoqueta. Elle n'était pas là. Elle n'était pas présente avec le reste de ses camarades. Juvia n'était pas dans sa classe. Le cœur de Grey s'arrêta un instant avant de repartir à toute vitesse. Il serra les point, frustré et inquiet. Ni une, ni deux, il longea le couloir avant de se redresser et de commencer à courir. Où pouvait-elle bien être ? Peut-être aussi s'inquiétait-il pour rien, et que la bleue était rentrée chez elle ? Il avait envie d'hurler son nom à s'en casser les cordes vocales. Non elle n'était probablement pas rentrée chez elle. Le brun sortit alors son téléphone et chercha le numéro de la jeune femme dans son répertoire, ses doigts tremblaient, le faisant perdre du temps. Enfin, il parvint à l'appeler. Il laissa sonner, encore et encore, alors que ces secondes de silence paraissaient s'éterniser. Soudain, un son sortit du portable, Grey s'apprêta alors à parler, lorsqu'il reconnut le répondeur de Juvia.
« Bon sang ! T'es où bordel ! Y'a des tireurs et toi t'es… »
Il s'arrêta net, stoppant par la même occasion sa course. Ses yeux s'écarquillèrent tandis qu'il laissa l'appareil se fracasser contre le sol. Le brun se mit à trembler de tous ses membres. Devant lui, un long corridor, au milieu duquel, se formait une marre écarlate. Grey continua de s'approcher, observant la trace de sang, qui s'étalait sur plusieurs mètres avant de former un chemin discontinu, comme si l'on avait cherché à se hisser. Il fallait dire que l'emplacement était pour le moins à découverts, devant une immense vitre en verre déjà brisé. Le vent s'engouffra, soulevant les cheveux reposant d'ordinaire sur le front du jeune homme. Il commença à suivre la trace, complètement décontenancé. Ce qui l'amena devant une nouvelle porte : les toilettes. Il posa sa main sur la poignée et hésita à ouvrir. Qu'allait-il trouver derrière cette porte ? Grey secoua frénétiquement la tête. C'est pas le moment de se poser de telles questions ! Il y avait une personne blessé derrière cette porte, et c'est tout ce qui comptait. Il y avait des chances pour que se soit elle ! Alors d'un coup sec, il ouvrit la porte, et un frisson l'envahit lorsqu'il vit, sous le lavabo, les deux bras ballant de chaque côté de son buste appuyé contre le mur, le visage terrifié de Juvia. Fou d'inquiétude, il se précipita à ses côtés et la serra dans ses bras, par reflexe. Puis il sentit une chose froide et visqueuse contre sa jambe. Il y porta sa main, et frémit. Du sang. Beaucoup de sang. Il s'écarta de la jeune femme et remarqua la marre de sang qui s'était créée autour d'elle.
« Juvia ! Qu'est-ce qui t'es arrivé ?! »
« G-Grey-sama… Pourquoi êtes vous là… V-Vous devriez être avec Lu-Lu… »
« Merde ! Ca à l'air vraiment sérieux. Laisse-moi regarder. »
Il alluma la lumière et souleva légèrement la jupe de la jeune femme. Le sang continuer d'affluer et coula en une véritable rivière lorsqu'il voulu observer de près la blessure.
« Juvia était dans le couloir. Lorsque… Elle a entendu des coups de feu. Elle a commencé à courir quand, sans même savoir comment, elle était à terre. Ju-Juvia s'est évanouie un instant, peut-être, et d'autre coup de feu l'ont réveillé. Alors elle a décidé de s'abriter ici. » elle prit une pause pour reprendre son souffle et s'enquit, par la suite du visage blafard du jeune homme. « Qu'y a-t-il ? Pourquoi Grey-sama fait-il une t-tête pareil ? »
« La balle… Elle est toujours logée dans ta cuisse. »
« E-Et qu'est-ce que sa veut dire ? »
« Ca veut dire que je vais pas pouvoir arrêter l'hémorragie tant qu'elle ne sera pas sortie… » les yeux de Juvia se voilèrent « Ne t'en fais pas, je vais faire un garrot en attendant, le sang devrait circuler avec moins d'intensité dans ta jambe. »
« P-Pourquoi Grey-sama… Pou-Pourquoi fait-il ça pour Juvia ? »
« J'ai aucune envie de te voir crever c'est clair ! »
Il s'arrêta, se contentant d'observer la jeune femme. Elle souriait. Un sourire vide, sur un visage encore plus pâle que d'ordinaire. Il fallait être réaliste. Juvia avait perdu beaucoup trop de sang. Et elle continuer à se vider de se liquide vitale seconde après seconde. Grey n'avait pas d'autre choix que de trouver une solution au plus vite, au risque de voir la bleue tomber dans un sommeil éternel. Oui, il n'avait pas d'autre choix. Juvia passait avant tout, avant sa peur, avant sa propre vie. Il se redressa et attrapa la jeune femme qu'il parvint à hisser comme il le put sur son dos.
« Qu'est-ce que.. »
« J'ai aucune intension de te laisser crever ici tu m'entends ?! Je t'amène dehors ! Alors s'il te plait utilise tes dernières forces pour t'accrocher à moi. »
« Juvia ne veut pas être fardeau. Juvia n'est pas stupide. E-Elle a déjà perdu beaucoup trop de sang ! Elle-Elle sait que Grey-sama aura… Plus de chance tout seul ! Juvia s'en voudrait toute sa vie si… »
« Et moi alors ?! » un silence s'installa « Je veux pas que tu meurs alors qu'on vient de se disputer ! J'veux pas que tu meurs avec cette idée que je ne t'aime pas ! T'entends ça ? Je veux pas que tu meurs avant qu'on puisse discuter de l'autre soir ! Alors arrêtes cinq secondes de te faire des films à la con en mode Roméo et Juliette tu serais mignonne. » il s'arrêta à nouveau, reprenant son calme « Ou alors, change au moins la fin. »
Juvia s'accrocha de toutes ses forces au jeune homme, les yeux cependant dans le vague, à la frontière entre la réalité et le rêve. Grey quant à lui, ouvrit la porte et commença sa course vers la sortie, priant pour ne rencontrer aucun obstacle en route.
Lucy demeura stoïque, la scène qui se déroulait sous ses yeux semblait tellement invraisemblable ! La blonde n'avait pas quitté l'entrebâillure de la porte, tandis que le rose, c'était instantanément posté devant elle, le visage sévère. Comment un garçon qui était dans leur propre lycée pouvait participer à une telle action ?! Les yeux de Lucy roulèrent entre Sting, l'arme qu'il pointait et les membres de sa famille.
« Bah alors cousine ? On sait plus quoi dire ? Demande à ton oncle, il va t'aider à comprendre. »
« Depuis quand t'es le cousin de Lucy toi ?! » s'énerva Natsu en s'approchant du blond.
Ce dernier, remarquant la démarche du rose, se retourna brusquement et n'hésita à faire feu juste devant le pied droit de celui-ci qui eut un mouvement de recul. Lucy hurla et se laissa tomber à terre. Qu'est-ce que tout cela signifiait ? C'est oreilles bourdonnèrent et sa vision se troubla. Non, c'était vraiment pas le moment de perdre pied ! Il ne fallait pas, sinon, qui sait ce qui arriverait à Laxus et aux autres ! Soudain, elle releva la tête et observa Sting avec attention. Le blond tremblait. Légèrement mais il tremblait. Même ses lèvres avaient du mal à maintenir son sourire en coin. Sting était un élève, tout comme eux ! Il avait partagé des choses avec eux ! Alors peut-être que lui, ils pourraient le raisonner ! Lucy repris sa respiration et se redressa.
« Qu'est-ce que tu entends par cousine ? » lança-t-elle d'un ton calme.
« Bah alors Papy ! T'es un vrai cachotier hein ?! Toi aussi frérot ! Raconte-lui comment vous m'avez abandonné bande de batards ! »
« J'vois pas de quoi tu parles, mais une chose est sûre… Tu commences à me chauffer sévère le môme avec tes conneries. Alors poses se flingue et vient régler ça à la force de tes bras. » lança Laxus dont le sang ne cessait d'affluer dans ses veines.
« LAXUS ! » cria soudainement Makarov, avant de se retourner vers Sting « Ecoutes-moi mon garçon… Je ne sais pas ce qu'on t'a raconté mais sache que se sont des sottises. Mon seul et unique petit-fils et Laxus Dreyar, fils d'Yvan Dreyar. »
Le regard de Sting changea, il paraissait troublé par les dires du vieil homme. Il se mordit la lèvre inférieur, avant de se tourner vers Lucy et Natsu, le blond s'approcha alors d'eux. Le rose se rapprocha de Lucy, en position de défense. Personne ne la toucherait avant de lui être passé sur le corps ! Ca c'était une certitude.
« Vous deux, bougez de là ! Mettez-vous en face de moi ! Je veux mieux vous voir… MAINTENANT ! Bougez votre cul ! »
Il pointa l'arme sur les deux adolescents qui obéirent docilement. Ainsi, ils rejoignirent Laxus et Makarov. Instinctivement, le petit-fils Dreyar posta un bras devant Lucy. Les yeux de la blonde s'écarquillèrent. Devant elle, Natsu tenez toujours sa position, et voilà que Laxus s'y mettait lui aussi. Ils avaient donc décidé de la protéger ? Est-ce qu'au moins ils avaient conscience du danger ? Est-ce qu'ils comprenaient que même si Sting ne tirerait pas, un autre homme pouvait arriver et les descendre ? Est-ce qu'ils souhaitaient réellement jouer les chevaliers servant ? S'en était trop pour Lucy, qui avança, brisant ainsi les deux murs qui s'étaient formés devant elle, et tenue tête à Sting. Surpris, le jeune homme pointa tout spécialement l'arme sur son visage.
« Je ne sais pas de quoi tu parles. Mais je suis convaincue que je peux comprendre, alors explique moi. »
Sting perdit pied un instant. Le regard de Lucy était tellement puissant qu'il avant du mal à le soutenir. Comment est-ce que cette fille faisait ? La peur, la terreur même pouvait se lire dans son regard, néanmoins, malgré ses jambes chancelantes, elle continuait à le regarder, et semblait sonder son âme. C'était la première fois que Sting ressentait une telle chose. C'était la première fois qu'il était près à se remettre en cause. Un peu comme ce jour là, avec Levy. La bleue lui avait prouvé qu'elle était forte, mais aujourd'hui, il s'agissait d'une autre force. Ces deux filles étaient prêtes à tout pour protéger ceux qu'elles aimaient… A croire qu'elles n'avaient plus rien à perdre. Sting sentit son cœur prendre du poids. Mais malgré tout, il resta fixé, l'air sévère sur la blonde.
« Tsss, Si tu y tiens ! Je suis le fils d'Yvan Dreyar, qui est également le maître de notre gang. »
Les quatre autres eurent un hoquet de stupeur. Le fils d'Yvan ? Comment était-ce possible ? Makarov porta une main vers son cœur, tant d'émotion, c'était difficile pour un homme de son âge. C'était son propre fils qui avait osé orchestrer cette attaque envers des gamins innocents ? Comment avait-il put tomber si bas ?
« Bah alors grand-père ! La mémoire te revient ? » lança Sting froidement.
« Comment ça t'es le fils de mon vieux ? Si j'avais un frère j'pense que je le saurais. » s'énerva Laxus.
« Justement non, imbécile ! J'ai été déclaré mort né, mais par je ne sais quel miracle, mon cœur est reparti, mon père a décidé de garder le secret, afin que je devienne le fils qu'il voulait que toi tu deviennes, parce que tu étais trop faible à son goût ! »
« Tsss, je te trouve un peu trop sûr de toi gamin. Mon vieux a toujours été qu'un pauv' con, et si t'as grandit à ses côtés, laisse moi te dire une bonne chose… Tu me fais pitié. »
Les pupilles de Sting se rétractèrent et prit d'un élan de folie, il n'hésita pas à appuyer sur la gâchette. Une balle fila à toute vitesse, frôla Lucy, lui soulevant quelques mèches de cheveux. Les yeux de cette dernière devinrent trouble et on entendit un bruit sourd, ainsi qu'un cri de déchirant. Elle se retourna lentement, craignant ce qu'elle était sur le point de découvrir. Sa bouche s'ouvrit, mais aucun son ne sortit. Sting avait bel et bien tiré. Et la balle avait bien déchiqueté de la chaire. Cependant, ce ne fut pas la cible que Sting visait qui fut atteinte.
« N-Na-Natsu… » articula la blonde, la voix tremblante d'effroi.
Le rose se tenait l'épaule, déjà immaculé du liquide rougeâtre. La balle était allée se loger dans un mur. Le rose lança un regard à Lucy, lui lâcha son épaule pour observer sa main. Du sang. Oui s'était bien ça, Lucy ne rêvait pas. Natsu avait bien était touché par le projectile et maintenant il était blessé. Néanmoins, le rose retrouva le regard de la blonde.
« Ne t'inquiète pas… C-C'est juste une sale coupure ! La balle ne m'a pas transpercé ! »
« Bordel ! Arrêtes tes connerie maintenant ! C'est pas un jeu, t'aurais très bien put le tuer ! Tu veux finir en taule ! Abrutit ! » s'emporta encore une fois Laxus en se tournant vers le rose.
« Tais-toi ! » hurla Lucy.
Elle n'avait aucune envie que Sting ne s'emporte encore une fois. Elle sentit les larmes lui monter, mais les ravala aussitôt. Laxus était sous le choc. Jamais encore il n'avait vu Lucy aussi sérieuse.
« C-Continue… Dis-moi quand-ce que tu es né et comment est-ce que ton existence a put rester secrète. » reprit la blonde posément.
« J-Je » commença Sting complètement décontenancé en observant le bras ensanglanté de Natsu « Mavis… »
« Comment tu connais son nom ?! » lui demanda Laxus en retrouvant un certain calme.
« P-parce que… » reprit-il toujours perturbé. Que venait-il de faire au juste ? Pourquoi devait-il faire ça ? C'était quoi son rôle dans cette opération déjà ? Plus rien ne lui revenait… Tout ce qu'il savait qu'il devait répondre, pour qu'ils comprennent leur erreur. « La vérité, c'est que ma mère attendait non pas un enfant mais deux. A la naissance, le garçon était mort, alors ils décidèrent de ne jamais dévoiler la vérité sur l'existence de ce petit garçon, après tout ils avaient déjà une belle petite fille. Je suis le frère jumeau de Mavis ! »
Tous restèrent sans voix. Tous sauf un. Makarov, attentif à toute cette histoire reprit du poil de la bête. Il toisa Sting, incrédule. Puis décida de prendre la parole. Il avait le droit de savoir, ils avaient tous le droit de savoir…
« Alors voici ce qu'Yvan t'a raconté… » commença-t-il solennellement « Sting, Mavis n'a jamais eut de quelconque jumeau. Je le sais. Et pour cause, j'était présent lors de l'accouchement de ma belle-fille, qui a eut lieu à l'ancienne demeure. Je m'en souviens parfaitement. Laxus était encore petit, et avait été confié à la famille Heartfilia ce soir là, afin qu'il ne dérange en rien sa mère. Mavis est la seule enfant à être venue au monde ce jour là ! Yvan t'a menti ! » devant les yeux amplis d'incertitudes et de doutes, le vieil homme lança un regard aux deux têtes blondes qui se trouvaient près de lui, soupira et continua son récit « Laxus, avait été confié à la famille Heartfilia donc, et tout comme sa mère, Layla, ma nièce, était enceinte. » les regards de l'assemblaient devinrent soudain trouble « Layla attendait des jumeaux. Une fille, et un garçon. Malheureusement, à la naissance, un drame frappa la famille, l'un des bébés était mort. Le garçon était mort avant même d'avoir poussé son premier cri. »
Sting devint blême. Lucy observa sans comprendre son oncle avant de se retourner vers Sting. Sting plongea dans les yeux chocolat de Lucy. Lucy continuait de regarder les yeux azurs de Sting. Jumeau ? Est-ce possible ? Cela expliquerait bien des choses. Le fait que son père ne lui porte que très peu d'intérêt, lui qui avait toujours rêvé d'avoir un fils… Un fils qui était mort. Un fils dont elle avait probablement prit la vie à ses yeux. Tout devenait plus clair.
« C'est des conneries ! C'est des conneries ! Je suis un Dreyar ! Je suis un DREYAR ! Mon père est Yvan DREYAR ! Vous racontez tous des conneries ! C'est des putains de conneries ! Des conneries, vous m'entendez ! DES CONNERIES ! Crevez, Crevez tous ! »
Sting était complètement perdu, tout ce qu'on lui avait toujours dit, tout ce en quoi il avait toujours crut. Tout cela ne pouvait pas être un mensonge ! Non, c'était eux les menteurs ! Il braqua son arme, prêt à tirer, mais son regard rencontra à nouveau celui de Lucy. Et il se stoppa net. Elle pleurait. Une larme roulait le long de sa joue droite. Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'elle faisait ça ? Pourquoi est-ce qu'elle le prenait en pitié ? Pourquoi ? Il était tellement concentré sur la blonde qu'il ne vit pas que le rose avait changé de position. Lorsqu'il réapparut, il était à deux centimètres de Sting, le canon du révolver braqué en plein sur sa poitrine. Sting hoqueta. Qu'est-ce qu'il faisait là celui-là ? Il ne tenait donc pas à la vie ?
« T-Toi ! Bouges de la ou je tire ! »
« Tu peux tirer vas y. » Sting déglutit. Natsu arborait un regard noir et extrêmement sûr de lui « Mais si tu fais ça, tu perdras tout. Crois-moi, je sais ce que s'est de vivre sans famille. Je sais que ça fait mal. On en veut au monde entier. Mais vois-tu, la différence entre toi et moi, c'est que moi, j'ai une petite sœur que j'aime plus que tout. Et si je l'a perdais un jour, je ferai tout pour la retrouver. » il s'empara furieusement du canon « Alors que toi… » son regard s'assombrit davantage « Tout ce que tu fais, c'est la blesser ! » Les yeux de Sting s'écarquillèrent « Il faut prendre soin des membres de sa famille, les aimer et les chérir ! » Sting laissa tomber son arme, et sentit des larmes rouler abondamment sur ses joues, et a sa plus grande surprise, à cet instant un sourire apparut sur le visage de Natsu « Tu vois, la véritable différence entre toi et moi maintenant, c'est que toi tu as une famille à découvrir ! »
Depuis combien de temps avait-elle quitté les autres ? Depuis combien de temps courrait-elle sans se préoccuper du fait qu'elle puisse être à découvert ? Levy n'en avait aucune idée, l'unique pensée qui demeurait gravé dans son esprit, était que Gajeel était en danger. Elle s'en voulait soudainement de lui avoir fait une scène le matin même. Alors c'était ainsi ? Non, ça ne pouvait pas se terminer ainsi ! Sur cette dispute ridicule ! Sa respiration était devenue haletante, alors que ses jambes rejouer sans cesse un automatisme. La bleue avait couru dans tout le lycée depuis qu'elle avait quitté ses amis. Ses amis… Est-ce qu'ils allaient bien ? Etaient-ils sains et saufs ? Elle était partit sans dire un mot, profitant de l'agitation collective pour effacer sa présence et disparaître. Si elle leur avait avoué son objectif, jamais ils ne l'auraient laissé faire. Ils n'auraient sûrement pas compris pourquoi elle se donnait tant de mal pour aider celui qui était à l'origine de toute cette affaire. Mais la vérité, c'était que Levy McGarden ne voulait plus être celle que l'on sauve. Elle ne voulait plus jouer les princesses en détresse, attendant bien sagement son prince dans la plus haute tour du plus haut donjon du château. Non. Car qu'adviendrait-il, si le prince en question se faisait avoir par l'horrible dragon qui gardait l'entrée ? Elle sourit à cette idée. C'était stupide, Gajeel ne pouvait pas être un prince, c'était plutôt le dragon, cette créature mythologique aux pouvoirs incommensurable. Il était le dragon qui, au lieu de gardait sa tour, la surveillait, et empêchait toute intrusion de personnes mal attentionné. Alors, il était bien normal que lorsque que le l'immense reptile se retrouve face à un adversaire dangereux, que la princesse descende lui porter main forte non ? Levy savait pertinemment que Gajeel ne serait pas content de la voir débarquer près de lui, cependant, pour une fois le brun n'aurait pas son mot à dire, qu'il le veuille ou non, elle s'inquiétait pour lui. Soudain, une série de coups de feu retentirent, et instinctivement, la bleue se jeta à terre. Elle couvrit sa tête de ses mains et se recroquevilla. Comment tout cela pouvait-il être réel ? Comment en étaient-ils arrivés là ? Levy tremblait de tous ses membres et resta bien deux minutes allongée sur le carrelage glacial du couloir. Pourquoi est-ce que ça leur arrivait à eux ? Pourquoi devaient-ils encore subir une nouvelle épreuve terrifiante ? Etaient-ils donc tous maudits dans cet établissement ?! Ses pensées retournèrent à Gajeel. Rien ne certifiait que le grand brun n'était pas gisant, au détour d'un couloir, baignant dans son propre sang, raide mort. Non. Gajeel ne pouvait pas être mort. Il n'en avait tout simplement pas le droit ! Parce que, s'il mourait, qu'adviendrait-il d'elle ? Comment pourrait-elle continuer à avancer chaque jour, a continuer d'inspirer et d'expirer l'air qui l'entourait ? Comment ferait-elle pour ne pas sombrer, à nouveau ? Il restait encore un espoir. Levy se redressa péniblement, aucune larme ne coulait sur ses joues, aujourd'hui elle était forte. Elle n'avait pas d'autre choix.
« Je dois retrouver Gajeel ! » murmura-t-elle comme pour se donner du courage.
Dès lors, la petite bleue reprit sa course effrénée, tous ses sens en alerte, s'arrêtant et se cachant dès que le danger se faisait sentir. Elle avait courut partout, elle avait parcourut chaque recoin du Lycée et pourtant, elle n'avait pas réussit à retrouver la trace du brun. Il n'était pas dans une classe, il n'était pas non plus dans le gymnase, si dans le hall. Gajeel semblait avoir été effacé de la surface terrestre. La peur montait chez la jeune bleue, et à chaque pas qu'elle effectuait, cette boule qui tantôt été né dans son ventre, continuait de la dévorer de l'intérieur, se délectant de sa chaire, prenant son temps, laissant sa proie agoniser un peu plus à chaque seconde. Malgré la douleur qui la dévorait, Levy n'abandonna pas et continua son chemin sans jamais faiblir, sans jamais perdre espoir. Néanmoins, la pression devenait trop grande, l'idée de découvrir celui qu'elle aimait, le corps criblé de balles à la prochaine intersection était bien trop dure à supporter, si bien que les lames perlèrent aux coins des yeux de la jeune fille. Pourquoi nous apercevons-nous de la véritable valeur des gens uniquement lorsque l'on risque de les perdre ? Levy se remémora tous ces instant passés auprès du grand brun, leur première rencontre ne fut pas vraiment une partie de plaisir, et les premiers cours avaient été difficiles, néanmoins, Levy avait appris que sous sa carapace d'acier, Gajeel était quelqu'un de bien. Quelqu'un qui pouvait se montrait doux, gentil aimant, drôle et sympathique ! Tout lui revenait en mémoire, cette journée au parc d'attraction, ses baisers qu'ils s'étaient échangés, son sourire carnassier qui l'avait tant effrayé au départ, son regard sanglant et narquois. Elle aimait tout chez lui, et qu'importe si c'était un bordélique qui ne savait pas ranger ses affaires ! Elle ferait l'impasse ! « Alors, je vous en pris, ne me l'enlevez pas ! Laissez le moi encore un peu ! »
« GAJEEEEEEEEEEEEL ! » lança-t-elle dans un cri libérateur.
Levy continua sa course, en pleurs, cette fois, c'était fichu, elle avait les yeux gonflés et était prise de sanglots répétitifs. Bon sang où était-il ? Soudain, une idée lui passa par la tête. Si par le plus grand des malheurs, Gajeel était effectivement mort, il fallait quelqu'un pour le venger. A l'origine, il s'agissait d'une notion tout à fait étrangère à la jeune bleue, loin d'être rancunière. Cependant, cette fois-ci, tout était différent. Elle était différente. Son regard se fit froid et vide. De cette façon Levy ressemblait davantage à un zombie en quête de chaire humaine qu'une jeune fille fan de roman. Elle devait pouvoir se défendre, elle devait pouvoir le défendre… Prendre sa défense, sauver son honneur, si c'était la seule chose qu'elle pouvait encore lui offrir, alors elle le ferait. Elle prit la direction du réfectoire, livide, ignorant jusqu'aux coups de feu qui continuaient de retentir ici et là. Personne ne pourrait la détourner de son ultime objectif. Elle arriva à quelques mètres des portes donnant sur le réfectoire et retrouva ses esprits. Elle se colla instinctivement au mur, et continua de s'approcher, à pas de loup. Apparemment, il y avait pas mal de raffut à l'intérieur, on entendait la vaisselle se renverser, se casser et des cris rauques. Prudemment, la bleue avança jusqu'à ce qu'une voix se démarqua.
« C'est tout ce que vous avez dans le bide bande de batards ?! »
Le cœur de Levy sembla renaître et la boule qui lui nouait l'estomac se dissipa quelque peu. C'était Gajeel ! Il n'y avait pas de doute possible à avoir ! Confiante, elle s'approcha des portes battantes et en entrouvrit une afin de constater de ses propres yeux qu'elle ne faisait pas erreur. Ses pupilles se rétractèrent. Oui, elle avait raison, il s'agissait bel et bien de Gajeel, mais il n'était pas dans une très bonne posture. En face de lui se tenaient deux hommes, tous deux armés de lame tranchante. Les yeux de Levy roulèrent un peu partout, deux autres hommes étaient à terre, visiblement assommés, et à leur niveau, deux armes à feu. Serait-ce possible ? Gajeel serait parvenu, seul, à les désarmer ?! Néanmoins, le regard de la bleue se reposa sur le brun, un œil à demi-clos, le front ensanglanté, une jambe manquant de lâcher et un bras probablement cassé. La jeune fille porta ses mains à sa bouche. Elle aurait voulu intervenir, mais elle se souvenait que la dernière fois qu'elle avait tenté de s'interposer, Gajeel avait été blessé par sa faute, alors elle demeura dans son coin, silencieuse. Les deux hommes foncèrent sans retenu sur le brun qui les attendait des pieds fermes, un sourire carnassier sur le visage. Levy tressaillit, vu comme ça, Gajeel était vraiment effrayant, son regard inspirait la crainte, certes, mais il était surtout amplis d'une folie meurtrière bien plus inquiétante. Le spectacle qui s'offrait à elle était tout simplement insoutenable, le brun évita une première lame, coinçant le bras de son attaquant sous le sien et le retourna avec une brutalité sans nom. Levy cru qu'elle allait vomir lorsqu'elle entendu un horrible craquement suivit d'un cri déchirant. Gajeel lâcha l'homme et, à l'aide de son poing l'envoya contre un mur, poussant un hurlement rauque. L'autre homme resté en retrait ne bougeait plus un muscle. Paralysé devant la force monstrueuse qui émanait du brun. Celui-ci se retourna, et ses yeux de sang observaient avec démence le dernier homme encore debout. Tel une bête féroce, sûr de lui et dégageant une aura meurtrière, Gajeel s'avança à la hauteur de l'homme qu'il dominé d'une bonne tête. Il l'attrapa par le col et commença un ricanement malsain. Puis, sans aucune sorte de pitié, il vint écraser son front contre le sien, assommant déjà à moitié son adversaire, puis, comme si ça ne suffisait pas, il plaça ses mains autour de son cou, et de poigne forte, il serra. Le souffle semblait manquer à l'homme, qui avait saisit le bras du brun, ses jambes gesticulait dans tous les sens comme cherchant en vain un sol sur lequel se reposer. Derrière la porte, Levy était complètement décontenancé. Qui était cet homme ? Elle tremblait, et était effrayé par cette facette de la personnalité de Gajeel. Il était prêt à mettre fin à la vie de cet homme, sans une once de remord ! Sans une trace d'une hésitation quelconque. Qui était cet homme ? Ce n'était pas celui qu'elle aimait. Où était-il ? Il était encore là n'est-ce pas ? Le Gajeel avec qui elle partageait ses nuits ? Les larmes continuaient de rouler, avec douceur, sur les joues de la jeune fille. Inconsciemment, elle poussa la porte et entra dans la pièce. Le brun ne semblait même pas avoir fait attention à sa présence, c'était comme si il était entré dans une sorte de transe. Hésitante, Levy se lança tout de même.
« G-Ga-Gajeel… »
En guise de réponse, elle n'eut qu'un cri d'agoni de l'homme, c'était bientôt la fin pour lui si ça continuait de la sorte. Gajeel le tuerait. Et alors, il partirait en prison. Cette idée effrayait bien plus encore la jeune bleue.
« A-Arrêtes ça Gajeel… » rien a faire il ne l'entendait pas « G-Gajeel je t'en pris… Ressaisit toi… »
Toujours rien, les bras de l'homme lâchèrent et il cessa tous mouvements, à cet instant, Levy sentit ses jambes la porter jusqu'au brun, qu'elle serra de toutes ses forces dans ses bras.
« GAJEEEL ! Arrête ! Je t'en supplies… ARRÊTE ! Tu vaux mieux que ça. Allé, on-on oublie et on rentre à la maison. Tu sais, je-je plaisantais ce matin, t'es pas un pauvre con ! » elle enfouit son visage dans son dos « Reviens avec moi, tu veux bien ? »
Gajeel laissa tomber l'homme et se retourna. Levy s'écarta un peu du brun, la tête toujours baissée, de peur qu'il puisse lire l'effroi qu'il lui inspirait dans ses yeux. Cependant, Gajeel se contenta de refermer son seul bras valide sur la jeune fille.
« Excuse-moi Levy. Promis, je rangerai mieux mes affaires à l'avenir. »
La bleue ne put s'empêcher d'esquisser un petit sourire. Finalement il était en vie, et cette histoire appartenait déjà au passé. L'homme n'était probablement pas mort, juste inconscient, alors il n'irait pas en prison. Ils ne seraient plus séparé par quoi que se soit. Enfin… Tout était fini, ils pouvaient enfin respirer à nouveau. Levy sortit sa tête du torse de Gajeel et la plaça au creux de son épaule, les paupières closes. C'était tellement bon de pouvoir humer son parfum et de se dire qu'il était là, en chaire et en os ! Certes blessé, mais vivant, et pour Levy c'est tout ce qui comptait. Elle ne savait pas combien de temps ils étaient resté ainsi, enlacé dans les bras l'un de l'autre. Mais cela ne ferait jamais assez longtemps. Après toute cette dose de stresse, elle ne souhaitait qu'une chose : ne plus jamais quitter les bras du grand brun aux multiples piercings. Elle ouvrit alors les yeux, qui s'écarquillèrent instantanément, devant elle, une gigantesque baie vitrée qui donnait sur le bâtiment sud. Et au deuxième étage, Levy pouvait aisément distinguer la chevelure de feu de Flare, braquant une arme sur eux. Non… Pas sur eux, sur lui. Levy réagit au quart de tour, elle poussa Gajeel sur le côté et un coup retentit. Les yeux de Gajeel se rétractèrent de plus en plus tandis que la bleue tombait lourdement sur le sol. Elle venait de lui sauver la vie, mais à quel prix ? Levy était à terre, inerte, une marre rouge se dégageant de son corps, et une plaie se formant au niveau de la poitrine. Ses yeux s'embrumèrent et fixèrent le vide de la pièce. La dernière chose qu'elle parvint à entendre fut le cri déchirant de Gajeel hurlant son nom.
Voilà! Alors j'espère vraiment vous avoir surpris :D
Ah et je sais, Levy est un peu OC, maiiis, je pense pas tant que ça au final, car une femme peut se montrer redoutable ;)
Enfin, un chapitre vraiment tourné sur cette idée que nous aussi, les filles on peut sauver, plutôt que de passer notre tant à être sauver...
Bref, la suite bientôt!
Bisouuuuus à tous! je vous réserve encore beauucouup de surprises dans le prochain chapitre Gihi.
P.S.: Si le chapitre vous a plut, hésitez pas à commenter :D
MERCI
