Ohayo Mina !

Bon voilà la suite!

Le chapitre est plus court, et pour être honnête, il s'y passe pas grand chose comparé à l'autre ^^

Sinon, je vous annonce la fin de cette fic que j'écris depuis un moment maintenant.

Bon y'aura encore 3 chapitres normalement (Oui, j'écris à l'inspiration alors...)

Un énorme merci pour voter soutient! Tous vos petits commentaires me donne envie de m'améliorer :D

Et pour répondre à quelques questions:

Oui, je compte continuer à écrire des histoires, toujours du Gavy (ou Gale mais c'est pas beau) mais aussi du Gruvia !
Après, Len.k-chan si ta proposition tient toujours j'en serai ravie (j'aime pas réellement relire ce que je fais ça me perturbe héhé)

Bon, sur ce, Bonne Lecture !

Ah et dernier petit mot... Je ne sais pas quand arrivera le prochain chapitre, les premières épreuves du bac arrivent...
Mais bon, je continuerai d'écrire pour décompresser, alors on verra bien !

Cette fois-ci, Bonne lecture ;)


Chapitre 15 :

Vide et silence, voilà les deux mots qui étaient le plus aptes de qualifier cet endroit. Une immensité blanche, sans réelle cohésion, il était impossible de distinguer la terre ferme du ciel. Ils se confondaient et ne faisait plus qu'un. Pas une brise. Pas un souffle. Néant. Peut-on réellement exister dans un tel lieu ? D'ailleurs sommes-nous vraiment ? Paraissant minuscule au milieu de cette zone éclairait d'une lumière blanche agressive, une jeune fille était étendue. Levy McGarden était là, allongée sur le ventre, les yeux à demi clos, et voilaient. Depuis combien de temps était-elle ainsi ? Depuis combien de temps n'avait-elle pas permis à ses poumons d'inspirer une grande bouffée d'air frais ? La bleue ne savait pas, elle ne savait plus. D'ailleurs, elle ignorait totalement le lieu dans lequel elle se trouvait depuis tout ce temps qui semblait être une éternité. Elle essayait pourtant de bouger ! De toutes ses forces, elle ordonnait à sa main gauche de bouger, ne serait-ce que d'esquisser un mouvement ! Que nenni. Elle ne bougea pas d'un iota. Ou pouvait-elle être ? Levy essaya de respirer, mais rien n'entra par ses narines. C'était comme si elle se trouvait dans un espace fait de vide. On dit que l'homme avant d'être, est néant, puis en mourant, retourne au néant. Est-ce que c'est de cela dont il s'agit ? C'est cela « le Néant ? ». La mort… Soudain, une image lui revint en tête. C'était une personne, de longs cheveux noirs hirsutes, des pupilles pourpres et des piercings éparpillés un peu partout sur le visage. De qui s'agissait-il ? Pourquoi sentait-elle un sentiment désagréable au fond de ses entrailles en apercevant cet homme ? Puis, d'autres images firent leurs apparitions dans l'esprit de la bleue. Une blonde, avec de grands yeux chocolat aux côtés d'un garçon à la tignasse rose et à l'œil moqueur, un brun marqué d'une cicatrice à l'arcade, une jeune femme à la chevelure bleue et à l'air un peu froid, un blond à l'œil barré, une blanche aux yeux azurés et une rousse à lunette. De qui s'agissaient-ils ? Qui étaient-ils ? Et pourquoi leurs visages lui paraissaient si familiers ? Soudain, le brun aux piercings s'approcha et prononça « Crevette ». A cet instant, des larmes se mirent à couler sur les joues de la bleue, toujours allongée à terre. Gajeel, Lucy, Natsu, Grey, Juvia, Laxus, Mirajane, Erza ! Tous ses amis. Comment avait-elle put les oublier un instant ?! Poussant dans ses dernières ressources, Levy ordonna encore une fois à sa main de bouger, elle lui criant mentalement de faire un geste ! N'importe lequel aurait suffi ! Il fallait simplement qu'elle bouge. Qu'elle bouge… Qu'elle bouge ! Qu'elle … A cet instant son corps entier se redressa dans un mouvement soudain et brusque. Levy fut si surprise, qu'il lui fallut un moment avant de réaliser qu'elle était enfin libre de ses mouvements. Retrouvant petit à petit ses esprits, elle observa les lieux, inquiète. Une immensité blanche à perte de vue. Et un silence religieux. Elle déglutit. Décidemment, elle ne se trouvait pas dans un endroit ordinaire. Prenant son courage à deux mains, elle commença à avancer, vers l'inconnu.
Après un temps indéterminable de marche chancelante, les yeux de Levy s'écarquillèrent. Elle continua d'avança et retroussa son nez pour être certaine de ne pas être prise d'une quelconque hallucination. Non, elle ne rêvait pas. Devant elle, deux portes colossales aussi bien quand à leurs longueur quand à leur largeur, et le plus stupéfiant, était que ces deux portes étaient parfaitement identiques. La bleue s'approcha encore, ignorant totalement ceux vers quoi menaient ces étranges portes. Elle en toucha une, celle de droite. Elle était polie à merveille, le bois était aussi doux que la peau d'un jeune enfant. Intriguait par cet étrange matière, elle examina l'autre. Toute aussi lisse et agréable. La jeune fille redressa les yeux. Impossible de déterminer où s'achever ses deux portes tant elles s'élevaient haut dans ce qui pouvait le mieux s'apparenter au ciel de ce monde blanc. Toujours prise de cette curiosité maladive, elle voulue ouvrir la porte de gauche.

« Ne fais pas ça. » avait murmurait une voix, qui sembla raisonner dans sa tête.

Levy se retourna en sursaut, prise de panique, et ses pupilles se dilatèrent quand elle constata que, ce tenant devant elle, une petite fille à la chevelure d'or l'observait simplement. La bleue déglutit. Cette enfant lui semblait pour le moins familière, mais au-delà de cela, il ya avait donc de la vie dans cet univers emplis de vide ? Elle resta cependant muette, l'interrogeant simplement du regard. La jeune fille blonde s'approchant, flottant dans l'espace, ce qui eut pour effet, de faire reculer Levy qui se cogna contre la porte.

« Ne t'inquiète pas Levy McGarden, je ne te veux aucun mal, bien au contraire. Je me prénomme Mavis Dreyar, et tu te trouves ici dans « l'entre deux » c'est un endroit à la frontière entre le monde des morts et celui des vivants. »

Levy se raidit. Un monde entre la vie et la mort ? Des images apparurent successivement dans son esprit, elle se revoyait face à Gajeel, puis tomber, le souffle court, après que Flare n'ait tiré. Elle avait protégé le brun, et avait pris l'attaque de plein fouet, à la place de Gajeel.

« Tu t'en souviens n'est-ce pas ? »

« Cela signifie que je suis morte ? » osa demander la bleue, prise d'une panique soudaine.

« Non, pas encore. Pas vraiment. » lui répondit simplement la blonde, suscitant son attention « Tu es encore en vie, mais tu es si faible, que la mort de guette si tu préfères. »

« Et toi, qui es-tu ? Pourquoi es-tu ici ? Tu es une sorte d'ange du destin, je dois répondre à des questions pour retourner dans le monde des vivants ? »

La blonde pouffa.

« J'ai vraiment bien fait de venir ! Tu es quelqu'un de tout à fait singulière Levy McGarden ! Je suis Mavis Dreyar, la petite sœur de Laxus. Et tu ne dois pas exécuter une série d'épreuves, non, ne t'inquiète pas. En fait, c'est rare que les personnes de l'au-delà viennent ici, mais je voulais vraiment te rencontrer. Tu es une amie de mon grand-frère et de ma cousine. Tu es une personne qui compte beaucoup pour eux, alors je ne voulais pas que tu fasses les choses précipitamment. » elle s'arrêta un instant et posa son regard sur les deux portes. « Ces portes sont très importantes. On ne peut pas décider à la légère d'en ouvrir une. A dire vrai, elles sont un pont lié entre la vie et la mort. Personne ne sait quelle porte débouche sur quel monde. Tout dépend de la personne. Et c'est pour cela que je suis venue. Afin que de te donner la possibilité de choisir. Vivre ou mourir. »

« Je veux vivre ! C'est évident ! » cria Levy.

« C'est bien ce que je souhaitais entendre. Néanmoins, même si c'est ton choix, tu n'es pas celle qui prendra la décision. Il faut se battre. Mais j'ai confiance en toi, et c'est pourquoi, je vais te donner une raison de te battre Levy McGarden. »

A cet instant, Mavis écarta les bras et une puissante bourrasque s'abattue sur elles, semblant provenir de la direction de la blonde. Levy protégea instinctivement son visage de ses mains, continuant cependant de garder le regard rivé sur Mavis. Soudainement, une puissante lumière émana du corps de la jeune Dreyar et propulsa Levy en arrière. Cette dernière sembla tomber toujours plus rapidement dans une fosse sans fond.


Lorsque Levy se réveilla, elle eut du mal à ouvrir les yeux, incapable de déterminer ce qu'il se venait de se passer. La jeune bleue observa un peu partout autour d'elle, à première vue, elle était dans une salle à mangé. Simple, bien rangée, dont les murs étaient recouverts par de gigantesques bibliothèques. Elle ignorait où elle se trouvait, cependant, l'occupant de ses lieux avait vraiment bon goût ! Elle s'approcha et constata avec stupeur qu'elle connaissait chacun des livres présents. Tous, sans aucune exception ! Et cela pour une raison évidente, elle avait les mêmes chez elle, dans sa maison, enfin celle de ses parents. Souriant de bon cœur, elle attrapa un ouvrage et fit défiler les pages, humant l'odeur qui s'en dégageait. C'était incroyable comme elle pouvait aimer ça, l'odeur des livres. Elle continua de fouiller, après tout, si le propriétaire de cette demeure était un fervent mordu de littérature, alors il ne lui en voudrait probablement pas pour cet intrusion ! Levy referma le livre, prise d'une sueur froide. D'ailleurs, comment était-elle entrée ? La seule chose dont elle parvenait à se souvenir c'était cet étrange monde blanc. Tout cela avait eut l'air si réel… Etait-ce un rêve conscient ? Ou autre chose du même genre ? Même si c'était le cas, elle n'avait toujours pas élucidé le mystère principal, à savoir son arrivée dans cette drôle de demeure qui lui semblait si familière. Levy décida de continuer son enquête. La maison était vraiment agréable, de hauts plafonds, des bibliothèques dans chaque pièces et une douce odeur métallique… Elle arriva devant un escalier menant à un étage supérieur, après avoir jeté furtivement un regard à sa gauche, puis à sa droite afin d'être certaine de ne pas être découverte, elle entreprit la monté. Mais à ce moment là, à peine arrivée à la troisième marche, la bleue se stoppa net. Elle tourna lentement la tête sur sa gauche, face à un miroir accroché au mur. C'était bien elle qui se reflétait dans la glace, alors pourquoi ne se reconnaissait-elle pas ? Tout d'abord, son visage paraissait moins enfantin, il était légèrement plus allongé et ses yeux semblaient être emplit de plus de maturité que d'ordinaire. Néanmoins, le plus marquant pour elle, resta ses cheveux. Ces derniers avaient toujours été pour le moins court, lui tombant à peine sur les épaules, et avaient, d'aussi loin qu'elle se souvienne, toujours été retenu par se ruban orange. Alors, comment pouvait-on expliquer le fait qu'ils lui arrivent désormais au milieu du dos et qu'ils étaient tirés en arrière non pas par son fidèle bandeau orange mais par un somptueux serre-tête noir, composé d'une fleur blanche ? Levy déglutit et sentit son cœur s'accélérer d'un seul coup dans sa poitrine. Tout semblait plus clair dans son esprit. La raison pour laquelle tout lui semblait si familier, c'est parce qu'elle se trouvait chez elle ! Comment et pourquoi, ça elle ne saurait, cependant, l'expliquer. Paniquée par sa découverte, elle continua de monter l'escalier, enjambant du mieux qu'elle ne put les marches deux à deux, sans prêter attention au reste des cadres présents dans l'escalier… Une fois arrivée au premier étage, elle chercha une preuve et cela ne tarda pas, dans sa course, elle s'arrêta sur une photo simplement posé dans un cadre blanc et élégant. Levy s'en empara et resta muette de stupéfaction, la bouche béante, les pupilles rétractées. Sur ladite photo se trouvait Lucy, vêtue d'une magnifique robe à bustier blanc, souriant, dans les bras d'un Natsu en costar cravate noir tout aussi souriant…

« Tu as compris maintenant ? » survint une voix derrière elle.

Levy sursauta, manquant de laisser tomber le cadre au sol. Un peu plus loin derrière elle, assise sur la rambarde de l'escalier, Mavis l'observait le sourire aux lèvres.

« C'était au mariage de Lucy et de Natsu, très beau mariage ! Ils étaient vraiment mignon tous les deux ! Normalement j'ai pas le droit de venir dans le monde des humains, mais je ne voulais pas manquer une telle occasion ! J'aurai vraiment aimé porter une belle robe blanche moi aussi ! Lucy était drôlement belle ! Une véritable princesse, tu ne trouves pas ? »

« Qu'est-ce que tu fiches ici toi ? » demanda Levy décontenancée par la situation.

« Tu as la mémoire courte ! Je t'ai dit que je voulais te donner une raison de vivre ! »

Les yeux de Levy s'illuminèrent. Alors tout cela n'avait pas été qu'un simple rêve ? Elle était vraiment dans cet endroit étrange que Mavis nomme « L'entre deux » et à cet instant précis, la blonde avait pris la décision de lui montrer son futur. Ton du moins, le futur qu'elle pourrait avoir si elle continuait à vivre. Levy sourit en observant de plus près la photo. Lucy avait l'air plus qu'heureuse ! Elle le méritait vraiment, depuis le temps qu'ils se tournaient autour ces deux là ! Finalement, l'héritière des Heartfilia avait eut le droit à son « Happy End » de compte de fée. A ces côtés, Mavis souriait tout autant. La bleue le remarqua. Après tout, elle faisait partie de la même famille que la blonde et avait l'air d'énormément se préoccuper du bonheur de cette dernière. Alors c'était ça la motivation de Mavis ? Elle comptait sur elle pour apporter cette fin heureuse à Lucy ? De toute façon, ces deux là étaient faits pour être ensemble et malgré les obstacles, ils auraient forcément leur « Happy End ». Levy déposa délicatement le cadre à son emplacement d'origine. Maintenant qu'elle savait qu'elle était dans un possible futur qui d'offrait à elle, elle avait bien l'intension de le visiter ! Elle continua son chemin, marchant tranquillement, impatiente de faire une nouvelle découverte ! Ce qui arriva assez rapidement. Levy se retrouva devant une porte. Une simple porte en bois. Soudain, toute sa bonne humeur la quitta, laissant place à une forme d'inquiétude. Et si elle découvrait une chose atroce à son sujet, au sujet de ce futur ? Et s'il n'était tel qu'elle l'avait souhaité ? Et s'il ne correspondait pas à l'image qu'elle pouvait s'en être faite ? Prenant son courage à deux mains, Levy tourna la poignée de la porte. Après tout, il ne s'agissait là que d'une simple optique, une possibilité qui s'offrait à elle, quelque chose de tout à fait contingent en soit ! Lorsque la porte s'ouvrit, une nouvelle expression apparut sur le visage de Levy. C'était à la frontière entre le contentement, l'admiration, la surprise et l nostalgie. Une chambre d'enfant. Voilà ce qui s'offrait à elle. Pas énormément de jouets, mais une quantité incroyable de livre en tout genre. A première vue, l'enfant qui résidait ici était tout aussi dingue de lecture qu'elle ne pouvait l'être. Bien qu'en fouillant un peu plus, elle découvrit parmi les ouvrage des titres… intéressant tel que : « Les arts Martiaux pour les nuls » ou encore « Comment devenir fort comme un homme ! ». Levy ne put s'empêcher de sourire. Cependant, elle sursauta lorsqu'elle entendit la porte de l'entrée s'ouvrir avec fracas. Elle referma à toute vitesse les livres et sortit tout aussi promptement de la chambre. C'est alors qu'elle tomba nez à nez avec un petit garçon qu'elle n'eut pas réellement le temps de détailler puis qu'il vint aussitôt se blottir contre elle. Elle jeta un regard d'incompréhension à Mavis, qui lui répondit par un chaleureux sourire.

« Maman… Pardon, c'est ma faute ! Nee-san n'a rien fait elle voulait juste m'aider. »

Levy resta immobile, incapable de faire le moindre mouvement. Elle ne réagit que lorsque, inquiet de la non réaction de sa « Maman », il redressa la tête. Le petit avait de grands yeux d'un rouge vif, et des cheveux plus noirs que l'ébène. Il était de petite taille et des larmes perlées aux coins de ses yeux.

« Arrêtes de pleurnicher maintenant ! J'ai rien du tout, même pas une égratignure ! »

Il s'agissait d'une tout autre voix. Levy redressa la tête et fit face à une petite fille, à la longue chevelure bleu nuit et au pupille sanglante. Elle avait quelque marque sur les bras et des pansements un peu partout sur le corps, dont un en travers du nez. La bleue dévisagea un instant les deux enfants, incrédule. Elle tourna à nouveau son regard vers le fantôme de Mavis qui, elle, continuait de lui sourire gentiment. Le petit garçon l'observait, une moue triste au visage. La fille, qui était donc la sœur aînée s'approcha de Levy et de son petit-frère, penaude.

« Euh, je sais que t'aime pas que j'me batte, mais là ils ont abusé ! Alors j'ai pas réussi à me retenir, j'leur ai cassé la figure ! Mais t'en fais pas ! J'ai fait ça bien ! Y z'étaient quatre grands, alors j'ai pas hésité à les mordre et aussi à leur filer plein de coups ! Et un en plein dans l'entre jambe, exactement comme papa m'a… Whooo lâche moi ! »

La petite fille n'avait eut le temps de finir son histoire, qu'une main puissante l'attrapa par le haut de sa jupe et la plaça sur l'épaule du propriétaire. Levy n'en revenait pas. Elle porta instinctivement une main à sa bouche. Devant elle, la tignasse retenue par un élégant catogan, elle n'avait aucun mal à reconnaître Gajeel Redfox. Il tenait la jeune fille et eut un petit rire nerveux avant de lancer un petit regard coupable à la bleue.

« On avait dit quoi sur ça, hein ? On en parle pas à ta mère sinon on allait se faire tous les deux gronder ! Triple nouille ! » il avait descendu la petite, de tel sorte qu'elle se retrouve visage face au sien, toujours dans ses bras.

« C'est celui qui dit qui est d'abord ! Et puis moi j'me fais gronder quoi qu'il arrive vu que j'me suis battue ! J'vois pas pourquoi j'devrais te couvrir ! On a pas passé d'accord sur ça ! » la petite avait gonflé les joues c'était légèrement tournée, et avait finit par afficher un sourire triomphal.

Devant cette scène surréaliste, Levy ne put retenir un petit rire, captant instantanément l'attention des trois autres personnes présentes dans la pièce. Elle saisit le petit garçon dans ses bras et le serra, continuant de rire, sans même s'apercevoir qu'une larme roulait sur sa joue droite. Alors c'était ça l'option qui s'offrait à elle ? Etre heureuse avec celui qu'elle aime et créer une chose qu'ils n'avaient jamais eut tous les deux : une famille… Le sourire ne parvenait pas à s'effacer de son visage. Elle qui n'avait connu que l'enfer dans sa propre famille, elle avait réussit à fonder quelque chose de vrai et de viable. Jamais encore un tel sentiment de bonheur n'avait à ce point envahit son cœur. Si seulement elle pouvait connaître tous les détails de cette vie si particulièrement ! Comment en étaient-ils arrivés là ? Quelles avaient été les différentes épreuves ? Quel sentiment avaient-ils put ressentir à chaque grand moment de leur vie à deux ?

« Oye Crevette, t'es sûre que tout va bien ? » l'interrogea Gajeel en relâchant délicatement la petite au sol.

« Oui, parfaitement bien ! Je suis heureuse c'est tout. »

« Ca veut dire que tu vas pas me rouspéter pour mettre battue ? » tenta la petite-fille, profitant de la situation pour la retourner à son avantage.

« Tu as aidé ton frère. Tu l'as défendu contre des méchantes personnes. C'est important de garder nos liens soudés, alors je ne punirai même pas ! » elle se tourna vers Gajeel « Depuis quand tu donnes de si bon conseils à notre fille ? »

Ca lui avait fait drôlement bizarre de dire une telle chose. Après tout, même si c'était vrai, elle n'y était pas du tout habituée ! Alors forcément, le rouge lui monta rapidement aux joues.

« Euh… M'suis dit qu'c'était important qu'elle puisse se défendre. Pour pas qu'elle ait besoin de ses idiots de garçons plus tard. »

Levy pouffa, cette nouvelle vision de Gajeel arborant les traits d'un papa poule était pour le moins amusant. Qui aurait pensé que le grand et le fier Gajeel Redfox finirait ainsi ? Elle repensa soudainement à la photo qu'elle avait trouvée une fois chez lui. Celle de lui et ses parents. Son père avait l'air d'être quelqu'un de très attentionné envers son fils et de protecteur. Et puis, il ne fallait pas oublier que le brun non plus n'avait jamais eut un model idéal de famille. Alors ça devait être un moyen pour lui de faire changer les choses. Maintenant, il avait quelque chose à protéger et auquel se rattacher. Levy se mis à sourire, puis se tourna vers les deux enfants, les détaillant davantage. La petite fille devait avoir tout au plus dix ans. Elle avait donc de long cheveux bleus nuit, qui ondulaient jusqu'au niveau de ses fesses, ainsi qu'une mèche rebelle qui lui tombée sur l'œil droit et qui ne semblait pas la déranger plus que cela. Elle avait une vraie allure de garçon-manqué, bien qu'elle soit vêtue d'un uniforme d'écolière, sa manière de se tenir laisser penser qu'elle n'avait pas beaucoup d'amie fille, mais qu'elle préférait traîner avec les garçons. Ses dents étaient légèrement plus pointues que la moyenne et elle arborait toujours un petit sourire narquois en coin. Il n'y avait pas de toute, c'était bien la fille de Gajeel. C'était tout à fait lui, au féminin. Elle avait l'air de savoir se battre, mais surtout d'aimer ça, de plus elle se vantait de ses victoires. Cette petite était à l'opposé de la petite princesse trop souvent mis en avant par la société. De l'autre côté, il y avait le petit garçon, une tignasse de jais, tout ébouriffée. Il ne devait pas avoir plus de sept ans. Il était petit, avait l'air pour le moins timide et en retrait par rapport à sa sœur. Il ne devait pas réellement apprécier attirer l'attention. Cet enfant n'avait pas peur de montrer ses larmes, bien qu'on pouvait voir qu'il tentant du mieux qu'il le pouvait de les retenir. Il n'aimait pas se battre et avait l'air de se faire souvent embêter par les autres enfants, plus grand que lui. Néanmoins, ce petit était adorable, il faisait si fragile d'une côté et de l'autre, il semblait déjà si mature pour son jeune âge ! Deux caractères au combien différents, deux petits êtres adorables à leur manière. Deux petits que Levy avait envie de mieux connaître, de voir grandir, d'aimer !

« Les gosses, allez jouer. » lança Gajeel anxieux, en observant sa Crevette.

« Tsss, tu essaies de te débarrasser de nous ! Bah on se laissera pas faire ! » répondit la petite en se préparant à se battre, rapidement imité, bien que timidement, par son petit frère.

Gajeel lança un petit regard à ses enfants et souffla. Il s'approcha d'eux l'air sévère, aussitôt, le plus se mit à trembler, et déglutit. La petite restait fièrement en garde. Soudain, elle fondit sur son père à toute vitesse, brandissant son petit poing en avant. Le grand brun soupira et esquissa un petit sourire avant de saisir la main de la petite et de la soulever du sol. C'était sans compter sur son jeune frère, qui bien qu'effrayait tenta tout de même sa chance. Gajeel l'attrapa par la jambe et le souleva également en riant. Les deux enfants finirent par l'imiter, alors que Levy regardait la scène attendrit. Puis le brun laissa tomber les deux petits, et la bleue eut un hoquet de surprise. Si elle s'attendait à ça ! Le petit garçon se tenait la tête sur laquelle il venait d'atterrir, tendis que la petite fille se frottait les fesses en souriant toujours. Finalement les deux enfants descendirent les marches à vive allure et gagnèrent le jardin.

« Bon, qu'est-ce qui se passe Crevette ? Les mômes vont finir par s'inquiéter. »

« Rien, il n'y a rien du tout. C'est juste que de vous voir tous les trois comme ça, ça me fait vraiment plaisir. »

« Tsss, franchement, même avec le temps qui passe, t'es toujours difficile à cerner Crevette. Bon allez, on descend maintenant. Les autres vont pas tarder, et tu sais que j'ai horreur des gosses de Natsu, ils touchent à tout ! Une bonne bière me ferait du bien ! T'en ouvre une Crevette ? »

« Q-quoi ? Non mais ça va deux minutes, espèce de macho ! »

Gajeel lança son fameux « Gihi » et se dirigea vers l'escalier. Levy en profita pour vérifier si Mavis était toujours là, et oui. A son grand désespoir, le spectre blond était encore présent. Levy appréciait beaucoup cet univers, et aurait aimé ne jamais le quitter tant il faisait bon d'y vivre. Elle soupira.

« Alors, je crois que tu te plais ici ! Après tout tu as tout ce que tu as toujours voulu. Gajeel et toi ne vous êtes jamais séparés. Après quelques années d'études vous avez décidez de vous installer ensemble et rapidement, un mariage a été à prévoir. Même si Gajeel n'était pas très à l'aise, ça a vraiment été une belle cérémonie ! Quelques temps plus tard, c'est Lucy et Natsu qui ont suivit votre exemple. Puis les choses s'enchaînant les enfants sont arrivés et le bonheur n'a cessé d'être avec vous depuis. Plus de problème avec quelconque gang ! D'ailleurs, dans ce monde si, le père de Gajeel n'est jamais sortit de prison… » le sang de Levy se glaça à cette annonce. « Non, il a préférait être accusé de tous les crimes de son fils afin que ce dernier puisse avoir la vie que tu vois, sans bien entendue que ce dernier ne soit au courant de quoi que se soit. »

« Quels crimes ? » manqua de s'étouffer la bleue.

De nouveau une vive lumière blanche apparut de nulle part et aveugla momentanément Levy. Tout autour d'elle semblait disparaître, jusqu'au sol qui la maintenait debout. Elle sentit, encore une fois, son corps partir dans le vide, sans possibilité de se raccrocher à quoi que ce soit. Levy retrouva le vide et les ténèbres.


Soudain, elle sentit une chose lisse et incroyablement froide sous son corps. La chute interminable lui avait probablement fait perdre connaissance. Elle ouvrit péniblement les yeux avant de se frotter frénétiquement les fesses. Bon sang, tout cela avait beau n'être qu'un simple rêve, pourtant tout semblait si réel ! Jusqu'à cette douleur qui lui remontait dans l'ensemble du dos. Consciente qu'elle était arrivée dans un autre univers, Levy décida de prêter davantage attention à ce qui l'entouré. La bleue déglutit. Rien. Tout était sombre, si bien qu'il était quasiment impossible de distinguer quoi que se soit. Prudemment, elle se releva et avança dans le noir, les bras tendus en avant, de peur de rentrer dans un mur. Intérieurement, la bleue ne craignait qu'une chose, qu'un monstre ne débarque de nul par et ne l'effraie. Elle repensa alors à Mavis. Aprioris, cette fille était un fantôme, donc par conséquent, elle était à même de débouler devant elle sans prévenir et lui arracher le plus puissant de ses cris de terreur. La bleue déglutit. Soudainement, la petite sœur Dreyar semblait beaucoup moins mignonne. Tremblante, Levy poursuivit son avancée, s'interrogeant sur l'endroit où elle pourrait être. Tout à coup, un bruit sortit de nulle part. La jeune femme s'arrêta net, pas vraiment rassurée. C'était un tintement clair, qui au fur et à mesure qu'elle continuait d'approcher, était argumenté que quelques plaintes. Elle accéléra le pas et aperçu une petite lumière au loin. Puis arrivée à la source de lumière, où se trouvait également celle du bruit, les pupilles de Levy se rétractèrent. Devant elle, un immense corridor s'étendait à perte de vue, et, de chaque côté, les murs étaient faits de barreaux desquels, parfois, une main affaiblie sortait, mendiante. Levy se figea, une prison. Elle était dans un centre pénitencier ? Mais pourquoi ? Comment ? La vision idyllique d'auparavant s'était évanouie en l'espace d'une seconde. S'imaginant déjà le pire. Sans qu'elle ne s'en rende réellement compte, ses jambes la portèrent à travers le long couloir, sans qu'elle ne puisse distinguer les visages de ses hommes enfermés. Une seule pensée lui revenait en tête : pourquoi était-elle là ? L'angoisse formait une boule dans son estomac, une boule qui recommençait à la consumer. Puis, sans vraiment savoir pourquoi, elle s'arrêta, comme dirigée par son instinct, devant une cellule. Machinalement, elle se tourna vers la gauche et avança. La voila dans la cellule désormais. Froide, sombre, effrayante. La bleue n'y voyait presque rien. Elle n'arrivait portant à plisser ses yeux afin d'accroitre sa vision et se contenta d'avancer. Soudain, elle parvint à distinguer une forme, puis une silhouette. Apparemment, il s'agissait d'un homme, assis à terre, les bras ballants, une jambe repliée tandis que l'autre était restée étendue. Levy n'avait pas à se demander de qui il s'agissait, non, elle avait juste peur que ses craintes soient belles et biens fondées. Et pourtant. Lorsque l'homme redressa la tête, un bruit de chaîne métallique suivant son mouvement, la bleue n'avait plus aucun doute. Cette crinière indomptable, longue et évasée à différent paliers, aussi noire que l'ébène, et ses deux billes sanglantes qui étaient à la place de ses prunelles. Oui, c'était bien cela, devant elle, se trouvait Gajeel Redfox, Méconnaissable. Des haillons en guise de seul vêtement, des égratignures couvrant la majeure partie de son corps, amaigris, sa peau laissait plus qu'entre deviner son ossature. Jamais Levy n'avait été soumise à une telle vision de celui qu'elle aimait. Il paraissait ailleurs, dans un monde qui n'appartenait qu'à lui, à des années lumières d'elle. Ce fut plus fort qu'elle, Levy décida de s'approcher de lui. Cependant, celui-ci ne réagit pas le moins du monde. Il ne semblait même pas ressentir sa présence. Et déjà une larme roula sur la joue de la bleue.

« Gajeel… Gajeel, c'est moi, c'est Levy… Tu m'entends ? »

« Non, il ne peut pas t'entendre » avait dit Mavis, apparaissant derrière elle, provoquant instantanément un regard dans sa direction de la part de la bleue « Il ne peut pas t'entendre pour la même raison que personne ne me voit jamais. » le visage de Levy ne cessa de se décomposer, devinant les dires de la jeune fille « Parce que dans ce monde-ci, Levy McGarden ne s'est jamais réveillée. Dans ce monde-ci, Levy McGarden est morte lors de la fusillade. »

Levy se tourna vers Gajeel, voilà, maintenant il n'était plus possible d'arrêter le torrent de larmes qui s'écouler le long de ses joues. Elle était morte. Il se considéra un instant. Maintenant qu'elle y pensait, elle était vêtue d'une longue robe écume et, ne semblait pas avoir changé d'un iota physiquement parlant. La bleue saisit alors le corps de Gajeel qui semblait presque inanimé. Pleurant contre son dos.

« Gajeel Redfox n'a jamais pu supporter la disparition de Levy McGarden. Si bien que lorsqu'il entendit parler de la mort de cette dernière, son esprit ne vivait plus que pour la vengeance. Alors, il traqua sans une once de pitié l'ensemble des membres de son ancien gang, et un par un, il les exécuta dans d'affreuses circonstances. Celui lui prit environ un an. Le plus abominable de ses actes fut lorsqu'il s'en prit à Flare. Il l'avait tellement battu, que la police eut besoin d'utiliser ses dents afin de la reconnaître. » Levy déglutit « Une fois qu'il eut commis tous ces crimes, il erra un temps, puis, faute de but dans sa vie, il se fit rapidement attraper par les autorités. Et le verdict fut sans appel. Pour un total de 47 victimes, Gajeel Redfox fut condamné à la peine capitale. »

« T-Tu veux dire qu'ils vont le tuer ?! » s'étouffa Levy.

Elle n'en revenait pas. Alors c'était ça la seconde option ? Pas de belles maisons, pas de « Happy End » pour eux ? Ils mourraient tous les deux, pour l'autre ? Si elle l'avait protégé ce jour là, ce n'était en aucun cas pour qu'il vive une vie aussi misérable et triste ! Non si elle l'avait protégé c'était justement pour qu'il puisse vivre. Alors pourquoi c'était-il obstiné à la venger ? A donner sa vie pour elle ? Elle n'en avait que faire ? Autrefois, les drames romantique lui plaisait, certes, mais ce qu'elle préférait dans ces histoires, c'était justement le fait qu'ils ne s'agissaient que d'histoire ! En aucun cas elle ne désirait qu'ils ne deviennent les héros tragiques de cette passion ! Qu'elle absurdité ! Non, elle ne pouvait tout simplement pas laisser faire une telle chose ! Il fallait qu'il vive, qu'il s'aperçoive que le monde qui l'entour peut également être beau ! Levy serrait Gajeel de plus en fort et pleurait bruyamment, hurlant son désespoir et son chagrin.

« Levy… »

Cette dernière sursauta et se plaça face au grand brun, incrédule. Cependant, il ne semblait pas la voir, il ne semblait pas non plus l'entendre. Non rien de cela. Pourtant, c'est bien son nom qu'il venait de prononcer. Elle chercha en vain son regard, espérant qu'il continue sur sa lancé.

« Levy… » reprit Gajeel « J'sens ta présence. J'sais qu't'es là. T'es venue me chercher ? Tssss, pas la peine de m'attendre, je trouverai probablement le chemin. Descendre toujours plus bas, j'devrais réussir. Au fond c'est con, tu dois te faire chier toute seule là haut, et le pire, c'est que même si j'crève, on ne s'retrouvera pas. Bodel, j'parle à un mur. »

Levy ne parvint pas à retenir un sanglot. Le brun était résigné à mourir, il ne se battait plus. Il ne voulait plus. C'était affreux. Si elle avait été encore en vie, elle aurait trouvé le moyen d'éloigner de telles pensées de son esprit, comme était parvenu à le faire pour elle. Elle sentie alors une main se poser sur son épaule, la bleue se retourna et constata qu'il s'agissait de Mavis. Cependant, le sourire que la blonde avait pu arborer plus tôt avait disparut. Oui, la jeune Dreyar partageait la peine de l'adolescente, parce qu'elle ne savait que trop bien ce que c'était que de voir ce que l'on aime souffrir et ne pas pouvoir intervenir. Combien de fois avait-elle voulu courir dans les bras de son frère pour lui dire que rien n'était de sa faute, que les choses qui devaient arriver finissaient toujours par arriver et que c'était comme ça. Personne n'y pouvait rien. Il en était de même pour ce pauvre Gajeel, sauf que, contrairement à Laxus, personne ne l'avait sauvé. Ni un grand-père attentionné, ni une cousine maladroite, ni des amis aimant, ni celle qu'il aimait. Gajeel avait été seul, rejetant l'aide des autres, refusant d'admettre qu'il allait mal. Il a sombré.

« P-Pourquoi me montrer une chose aussi affreuse ?! C'est ça l'avenir si je choisis la mauvaise porte ?! Je condamne Gajeel à la solitude et aux ténèbres ?! Il n'y a vraiment que cette option là ?! » s'égosilla Levy, serrant le brun toujours plus fort. « Je ne supporterais pas qu'il meurt d'une façon aussi stupide ! Je ne veux pas… Je… »

Levy s'arrêta, une larme coulait sur le visage angélique de Mavis.

« C'est pour ça que je suis venue Levy McGarden. Je ne veux pas que vous souffriez, toi, lui et tous les autres. Tu sais, je suis morte jeune, un accident, devant les yeux d'Onii-chan, et il ne s'en est jamais remit. J'avais beau essayé de le faire rire, aucune de mes tentatives n'y parvint, après tout, personne ne peut voir les fantômes ! Alors, pendant des années je l'ai vu triste, renfermé, et puis incapable de sourire. Il n'était plus celui que j'aimais tant. Néanmoins, lorsque Lucy est entrée dans sa vie, puis toi et ainsi tous vos amis, il a recommencé à sourire, et à être heureux. Je n'en revenais pas ! Alors quand je t'ai vu manquer de mourir, je me suis précipitée ici. Personne ne mérite de souffrir autant… »

« Mavis… » dit Levy en se redressant.

La bleue était un peu plus grande que la blonde d'environ une tête et demie. Elle la serra dans ses bras. Ce fantôme n'avait cessait de veiller sur ceux qu'elle aimait, elle les avait vu rire, pleurer, souffrir. Soudain, tout s'illumina autour d'elles, Mavis disparut et bientôt, Levy sentit, une fois de plus, son corps tomber. Qu'allait-elle bien pouvoir découvrir maintenant ? Encore un monde effroyable ? Ou à l'inverse quelque chose de beaucoup plus gai et agréable ?


Cependant, lorsque la bleue rouvrit les yeux, tout était redevenu blanc. Plus aucune sensation ne lui parvenait. Ni chaleur, ni odeur, néant. Alors, Levy comprit. Elle était de nouveau dans ce que Mavis nomme « L'entre Deux ». Elle se redressa sur ses genoux et constata qu'elle se trouvait exactement à la place, comme si elle n'avait jamais bougé d'ici. En face d'elle, deux immenses portes se dressaient. Comment imaginer que l'une d'entre elle la ramènerait chez elle, alors que l'autre la priverait à jamais de ses amis ? Elle soupira. Finalement, même si elle dirait vivre plus que tout, elle n'était pas maîtresse de son destin. Même ça, elle n'était pas assez forte pour le contrôler. Pourtant, elle aimerait vraiment ouvrir la bonne porte. Juste pour que Gajeel reste en vie. Juste pour que ses amis ne soient pas triste. Juste pour eux. Peut-être que si elle avait été plus forte alors… Non, il n'était pas ici de quelconque puissance ! Personne ne peut passer outre le destin. Non c'est vrai, mais on peut tout de même le forcer un peu ? Sinon, pourquoi aurait-elle eut deux visions différentes du futur ? Levy se releva entièrement et fixa les portes une à une. De toute manière, elle ne pouvait pas passer le reste de sa vie (même si l'expression n'est pas la plus appropriée…) dans cet endroit vide ! Alors, prenant son courage à demain, elle avança. Plus que quelques mètres la séparaient des portes.

« Levy McGarden… » l'intéressée se tourna pour découvrir Mavis « Même si tu choisis la mauvaise porte, ta vie aura été utile. »

« Euh… Merci, enfin, je crois… » sourira la bleue tremblante.

C'est maintenant que tout se jouait ! Gauche ou droite ? Droite ou gauche ? Vie ou mort ? Mort ou vie ? Le cerveau de la bleue réfléchissait à toute vitesse. Puis exaspérée d'être à ce point indécis, elle vit son corps bouger seul. La porte de droite s'ouvrit manquant d'aveuglant la petite bleue. Néanmoins, Levy ne s'arrêta pas pour autant, elle continua de pousser de toutes ses forces. Un vent puissant s'engouffrait, manquant à de maintes reprises de faire chuter la bleue. Malgré tout, dans un cri d'effort intense, elle parvint à entrer.


Un bruit discontinue se faisait entendre vaguement, tout autant que les voix que semblaient aller et venir autour d'elle. Néanmoins, Lucy ne bougeait pas. Depuis combien de temps était-elle ainsi assise devant le corps meurtrit de son amie ? Longtemps, trop longtemps à son goût. La bonde venait tous les jours, et restait là, attendant désespérément que la bleue ouvre les yeux et la gratifie de son beau sourire. Oui, elle aimerait vraiment. Les larmes ne coulaient plus sur son visage, ses yeux étaient secs depuis un moment maintenant. Parfois elle se souvenait de ce jour fatidique, le jour qui lui avait enlevé sa meilleure amie. Elle était avec Natsu dans le bureau de son oncle, avec Laxus et celui qui était apparemment son frère jumeau, Sting. Elle se souvient très bien que le rose fut touché à l'épaule mais que par chance, il n'avait rien de grave. Elle se souvient aussi du moment où Sting s'est rendu. Du moment où, elle était sortie en courant, cherchant le reste de ses amis. Oui, elle se souvenait de tout… Puis, lorsque les policiers sont arrivés, armés, maîtrisant une grande partie des agresseurs. Elle avait entendu depuis la radio de l'un d'eux qu'il y avait un affrontement dans le réfectoire, mais qu'il semblait avoir été maîtrisé. Folle de joie, elle avait courir sans réfléchir, pensant tout de suite qu'il s'agissait de Gajeel, et que si c'était bien lui, alors Levy était avec lui, saine et sauve. Natsu n'avait pu la suivre, il était déjà entre les mains des médecins, et il en était de même pour Juvia qui avait été conduite d'urgence à l'hôpital, laissant Grey seul. N'étant pas un membre de la famille, il n'avait pas eut le droit de l'accompagner. Alors, le brun décida de suivre la blonde. Après tout, on n'était jamais trop prudent. Tous étaient arrivés devant les portes du réfectoire lorsque qu'un horrible coup de feu retentit, Lucy ouvrit la porte à toute vitesse et n'eut que le temps de voir le corps de la petite bleue s'écrouler. Gajeel, quant à lui tremblait de tous ses membres, observant Levy. La blonde voulu s'approcha mais rien à faire, Grey la retint. Comment cela avait-il pu arriver ? Comment ?! Lucy ne trouva qu'une explication : c'était sa faute à lui ! Si Gajeel n'avait pas fait partit de se gang, jamais Natsu et Juvia n'aurait été blessé ! Et surtout, Levy serait encore… Elle hurla de toutes ses forces qu'il était le seul responsable, et qu'il ne méritait pas Levy. Elle avait beau le crier à plein poumon elle n'en pensait pas un mot. Le brun aux multiples piercings devint incroyablement sombre et mauvais. Son regard la transperça. Désormais, c'était elle qui tremblait. Gajeel passa près d'eux, sans vraiment les voir, il tourna dans le premier couloir, laissant ses deux amis incrédules. Heureusement, Grey comprit rapidement ses intentions en remarquant la chevelure de feu dans le bâtiment d'en face. Il ordonna à Lucy d'appeler les secours pour Levy et lui, avait disparut, suivant le même chemin que Gajeel. La blonde chercha de l'aide partout, et par chance, une équipe arriva rapidement. Elle comprit que son amie était encore en vie, mais que son état était plus que préoccupant. On l'évacua. Et lorsque Grey revint, il avait un œil au beurre noir, avait de la peine à marcher droit et son arcade sourcilière droite était ouverte.
Depuis ce jour, Lucy venait voir Levy tous les jours. Priant pour son réveil.

« Je savais que je te trouverais ici » dit une voix, entrant. « Du nouveau ? » aucune réponse « Tu devrais arrêter de te faire autant de mal, Levy n'aimerait pas te voir dans cet état. »

« Mais… »

« J'vais rester avec toi. »

« Lisanna doit t'attendre. » lâcha simplement la blonde.

« C'est pas bien grave. Après tout, c'est normal de prendre soin de ses amis ! » dit Natsu en souriant simplement.

Lucy se retourna vers lui. Le pire, c'est qu'il avait raison. Elle avait besoin que quelqu'un prenne soin d'elle. Le rose vint s'assoir à côté d'elle et lui attrapa naturellement la main. La blonde laissa alors sa tête tomber contre son épaule.

« Tu es venu pour ta blessure ? »

« Ouep ! On m'a enlevé les fils aujourd'hui. J'ai une cicatrice de vrai guerrier, tu veux voir ? Les filles adorent les mecs avec plein de cicatrices ! »

« Idiot ! Les filles préfèrent surtout quand celui qu'elle aime se porte bien. Qu'importe qu'il est des cicatrices ou non, Lisanna devrait t'en avoir parlé ? »

Le sourire de Natsu s'évapora quelque peu.

« Faut que j'te dise un truc à propos d'elle. » Lucy se redressa et plongea son regard dans celui reptilien du rose « On se connait depuis tout petit elle et moi, on a toujours été très proche et du coup se mettre ensemble était logique, mais je ne sais pas si… Enfin tu sais ! J'suis pas super doué pour les trucs comme ça. Bref, j'en suis venue à la conclusion qu'elle était très importante pour moi, mais qu'elle n'est qu'une simple amie. »

Le regard de Lucy s'écarquilla tandis qu'elle tenta d'articuler quelque chose de compréhensible. Finalement elle se leva de sa chaise et commença à hurler.

« Comment ça, pas plus qu'une simple amie ?! Tu te rends compte de ce que tu dis ? Lisanna est une fille géniale alors tu n'as pas le droit de la faire souffrir ! C'est vraiment horrible ce que tu dis ! Depuis tout ce temps tu lui as mentit ?! »

Pourquoi s'énervait-elle ? Elle hurlait son mécontentement, néanmoins, une part en elle était plus que rassurée. Il avait mentit à la blanche, mais à elle aussi finalement ! Quel imbécile finit ! Elle voulu continuer son sermon quand une petite voix se fit entendre. Les deux adolescents se regardèrent sans comprendre. Ils s'étaient arrêtés de respirer, désireux d'entendre à nouveau se son, qui leur parvint une nouvelle fois. Machinalement, ils lancèrent un regard au lit de la bleue. Leurs yeux s'écarquillèrent, s'était peut-être infime, mais un doigt de Levy venait de bouger ! Ils se précipitèrent à son chevet. Puis de nouveau un son sortit de la bouche de la bleue. Des larmes perlèrent aux coins des yeux de la blonde, alors que Natsu était déjà en dehors de la chambre, appelant une infermière. Lucy attrapa la main de son amie, comme pour l'encourager à revenir vers elle. Elle serra de plus en pus fort, sans vraiment s'en rendre compte. Puis, péniblement les yeux de Levy s'ouvrirent, permettant aux larmes de son amie de couler sur ses joues.

« G-Gajeel… » prononça faiblement Levy avant de se retourner vers la blonde « O-Où est-il ? »

Lucy laissa la main de la bleue tomber. Elle se recula et sa mèche vint cacher une partie de son visage. Devait-elle le lui dire ? Comment réagirait-elle ? Etait-ce le bon moment ? Au bout d'un instant, devant le regard affaibli de Levy, la blonde ne pu se résoudre à lui cacher davantage la vérité. Elle pris une voix solennelle et annonça la nouvelle, les yeux rivés sur le sol.

« Levy, Gajeel est en prison. »


Voilà! C'est tout pour cette fois!

Je sais à des moments ça vomi un peu des arc-en-ciel, mais Levy est à moitié morte, alors laissez lui la possibilité de rêver Gihi!

A la revoyure les cocos !