RAR : Merci Zeugma !
Chap2.
- On ne va pas rester ici à attendre pour le savoir, fit Hermione en ouvrant la fenêtre.
Elle rassembla d'abord les documents qu'ils lui donnèrent dans le carnet et le bloqua ensuite entre sa ceinture et son jean avant de monter sur le rebord de la fenêtre.
- Venez ! leur lança-t-elle dans un chuchotement.
- Non, non, je ne sors pas par la moi, refusa Blaise tandis que Drago la rejoignait déjà.
- Dépêche-toi de venir avant qu'on nous trouve ici ! insista-t-elle.
Le concerné poussa un soupir réprobateur mais se résigna tout de même à les suivre sur le balcon dont ils enjambèrent ensemble la rambarde et duquel les deux autres sautèrent pour atterrir dans les buissons de la cour intérieure en contrebas, sous son regard ahuri.
- Il y a quelqu'un ? demanda une voix féminine provenant du salon mais se rapprochant de la salle de bain, le forçant à s'élancer à son tour de mauvaise grâce.
Le trio s'empressa de quitter l'immeuble en courant et gagna un arrêt de bus devant lequel justement des gens étaient en train de monter dans le véhicule en stationnement.
- J'ai l'impression d'être dans un firme ! Non, attendez… un film ! s'émerveilla Drago une fois dans le bus, faisant sourire Hermione tandis que Blaise le fusillait du regard.
- Moi, j'ai l'impression qu'on est dans les ennuis jusqu'au cou, grinça ce dernier. J'ai reconnu la voix de la personne qui était dans l'appartement : c'était Madame Allard.
- Tu es sûr de ça ? l'interrogea son amie en fronçant les sourcils.
- Absolument sur, confirma-t-il sans avoir l'air d'avoir l'ombre d'un doute.
- Qu'est ce qu'elle faisait là ? demanda Drago.
- C'est évident, non ? La même chose que nous, lui assura Hermione.
- C'est déjà pour ça qu'elle s'était rendue dans le bureau du professeur Snape, continua Blaise.
Les sorciers se rendirent à la bibliothèque, dans laquelle ils s'installèrent à leurs places habituelles, à l'abri des yeux et des oreilles.
- Et si on avait voulu éliminer mon parrain ? suggéra gravement Drago.
- Ne sois pas ridicule, c'est la vraie vie là, pas un de tes films moldus ! s'opposa Blaise.
- Ça y ressemble pourtant, tu ne trouves pas ? Tu en penses quoi, toi, Hermi ? Hermi ?
Assise à côté d'eux, la jeune femme, était plongée dans l'étude du carnet qu'elle tentait de déchiffrer et comme elle ne les écoutait donc pas, sursauta lorsqu'il l'interpella.
- Oui, oui, je suis d'accord avec toi, marmonna-t-elle alors.
- Ah ! Tu vois ! s'exclama Drago, triomphal, à l'attention de Blaise, attirant sur eux des « chut » agacés.
- Elle a dit ça comme ça ! Elle n'a même pas entendu ce qu'on disait, lui fit-il remarquer.
- Selon la légende, on pourrait accéder à Atalone par un conduit souterrain noyé se trouvant au-dessous d'un des neuf ponts donnant sur l'île de la Cité, chuchota-t-elle à ses amis. D'après ses notes, Severus les a tous vérifié et le dernier sur sa liste, c'est le pont Neuf.
- Son corps a été recherché dans le fleuve et n'a pas été trouvé… Et s'il l'avait retrouvé ?
Les regards d'Hermione et de Drago se tournèrent lentement vers Blaise dont la remarque, qui ne lui ressemblait pas, les laissa perplexes.
- Tu es en train de dire que mon parrain aurait retrouvé un pays légendaire connu de sa seule famille ? lui demanda son ami.
- Je ne l'affirme pas. Je suppose que le professeur Snape pourrait l'avoir retrouvé, précisa-t-il.
- J'irai plonger demain sous le pont Neuf, leur annonça Hermione en refermant le carnet.
- Je viens avec toi, lui assura aussitôt un Drago bondissant de sa chaise.
- Je viens aussi, se résigna ensuite Blaise, répondant ainsi aux regards pressants de ses amis.
Chacun des membres du trio se leva et tendit le bras devant lui puis plaça son poing fermé contre celui des deux autres.
- On ira demain matin, dix heures, à la station de métro Louis-Lépine, dit Hermione aux jeunes hommes qui acquiescèrent.
Après être rentrés à l'appartement qu'ils partageaient depuis leur entrée à l'université, les trois élèves préparèrent leur matériel de plongée, les sorts d'apnée étant plutôt instables. Pour éviter tout incident fâcheux, il valait donc mieux s'y prendre à la moldu.
Ils vérifièrent l'état des sangles de leur masque, palmes et détendeur, le bon fonctionnement des fermetures de leur gilet et de leur combinaison, le poids de leur ceinture de lest et le gonflement de leur bloc grâce au manomètre. Ils s'assurèrent de la présence de leur parachute, compas, lampe et couteau dans leur gilet. Ils placèrent le matériel qui y entrait dans un sac étanche, qu'ils utiliseraient ensuite pour ranger leurs vêtements et dans lequel ils glissèrent des affaires personnelles.
Le lendemain matin, habillés par-dessus leur combinaison, leur sac dans une main et leur bouteille d'oxygène dans l'autre, ils se rendirent donc à la station comme prévu et prirent le métro au milieu d'usagers les dévisageant, eux ainsi que leur équipement.
- Nous ne sommes pas allés en cours hier, et nous n'irons pas aujourd'hui, se plaignit Blaise.
- C'étaient les deux derniers jours de cours, personne n'aura remarqué notre absence, lui rappela Drago.
Le trio marcha jusqu'au pont Neuf et rejoignit la rive en contrebas où ils s'équipèrent devant les regards intrigués des passants. Ils enlevèrent d'abord leurs vêtements qu'ils rangèrent dans leur sac étanche dont ils retirèrent leur matériel, puis accrochèrent leur ceinture lestée, avant de placer leur gilet fixé à leur bloc sur le bord du fleuve. Ils se jetèrent à l'eau après avoir enfilé et fixé leur sac étanche à leur ceinture. Ils mirent alors leurs palmes et leur masque.
- On ne s'éloigne pas les uns des autres et au moindre problème, on remonte, ordonna Hermione.
- Où est-ce qu'on cherche ? lui demanda Drago.
- Sur la structure du pont, en examinant les piliers les plus proches de la rive.
- Et qu'est-ce qu'on cherche ? l'interrogea Blaise à son tour.
- On le saura quand on l'aura trouvé.
Les trois prirent une longue respiration et se détendirent avant de mettre leur détendeur en place et de plonger.
Une fois dans la Seine, ils inspectèrent longuement le pont, sous sa première voûte, leurs mains parcourant ses pierres à la recherche d'un quelconque dispositif aussi fou soit-il.
Après plusieurs remontées à la surface, et alors qu'ils pensaient renoncer, Hermione insista pour qu'ils continuent, ce que ses amis acceptèrent sans vraiment se faire prier, l'archéologie subaquatique étant devenue une irrésistible passion commune depuis qu'ils l'avaient découverte peu avant de quitter Poudlard.
Finalement, elle leur fit signe sous l'eau de s'approcher, en remarquant un mot gravé dans la pierre et qui semblait être « Speculum », le terme latin de miroir. Lorsque les jeunes hommes s'approchèrent, elle les attendit pour appuyer ensuite sur la gravure.
Ils eurent alors un mouvement de recul lorsque la pierre s'enfonça et avec elle, celles l'entourant, découvrant un passage duquel une sorte de tourbillon apparut pour les entraîner à l'intérieur sans qu'ils ne parviennent à lui résister.
Note de Sevy4eveR : Bon, nous entrons dans le vif du sujet ^^
En tout cas, j'aime beaucoup ! Je me demande à quoi peut bien ressembler Atalone... Je sens que tu vas encore nous étonner sur ce coup-là ;-)
Je ne préciserai pas que c'est du bon boulot, ni même que j'attends la suite de pied ferme... puisque que comme toujours, ça tombe sous le sens ^^
*** Sevy4eveR Touch ***
- Le lendemain matin, habillés par-dessus leur combinaison, leur sac dans une main et leur bouteille d'oxygène dans l'autre, ils se rendirent donc à la station comme prévu et prirent le métro au milieu d'usagers les dévisageant, eux ainsi que leur équipement. (En même temps, c'est pas banal comme matos pour prendre le métro ^^)
