Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, ils viennent de la série Queer as folk.

Rating : K

Pairing : Brian/Justin

Note de l'auteur : Bonne lecture !

L'incontournable soirée lasagnes chez Debbie serait l'occasion de mettre tout le monde définitivement au courant de la grande nouvelle. Brian n'était pas plus emballé que ça d'en avertir le ban et l'arrière ban, mais après tout, tôt ou tard...C'était le genre de situation qui ne pouvait pas se cacher bien longtemps. Et puis, ça faisait tellement plaisir à Justin, qui rayonnait. Officiellement, seuls Ted et Emmet ignoraient encore que Brian portait l'enfant de Justin, leurs réactions furent à leur image : Ted en se décrochant la mâchoire et en roulant des yeux de chouette prise dans les phares d'une voiture, et Emmet, fit des sauts de cabri dans tout le salon :

« Oh mon god ! Oh mon god. » S'exclamait-il en serrant Justin dans ses bras.

« Oh le petit ange cache bien son jeu, hein... Voyez-vous ça. » Puis il se précipita sur Brian en tendant les bras.

« STOOOOOOOOOP Honeycutt, épargne-moi ce spectacle affligeant de folles tordues qui se pâment, tu vas pas t'évanouir au moins ? » Fidèle à sa réputation, Brian gardait cet air un peu dédaigneux qui avait fait de lui le roi de Liberty avenue.

Debbie se pencha vers Brian, lui caressa la joue et lui dit dans un clin d'œil :

« C'est bien, chéri, tu as pris la bonne décision, je n'en ai jamais douté. »

A ces mots, Michael se renfrogna. Ainsi donc, sa mère avait été informée avant lui. Décidément, son statut de meilleur ami officiel lui semblait bien dérisoire ! Sa mère, oncle Vic qui à son tour prenait Brian en aparté... Tout le monde semblait être dans la confidence. Qu'ils aillent tous se faire foutre ! Le monde allait tourner autours de ce bébé jusqu'à sa naissance et sans doute, bien au delà, et une fois de plus, ce petit con de Justin attirait toute l'attention ! Mickey savait que son attitude était indigne, et un peu ridicule, mais il ne pouvait pas s'en empêcher. Et Ben, oh Ben et sa gentillesse, sa bienveillance, la bonté faite homme, sincèrement heureux pour eux, partageant leur joie sans réserve. A le voir si généreux, Mickey se sentait encore plus pathétique...

On arrosa la grande nouvelle au champagne, et Justin laissa Brian en boire une coupe, ils se regardèrent fixement un moment, et il sembla au jeune homme voir une petite étincelle de tendresse, briller dans les yeux de son homme.

Voilà, la petite tribu au complet pouvait à présent se mettre à attendre cette naissance, avec toute la chaleur et l'attention dont aurait besoin le couple.

OoO

« Putain de bordel de merde... Fais chier ! »

C'est ce hurlement qui réveilla Justin en sursaut. Ce cri de loup pris dans un piège venait de la salle de bain.

« Brian qu'est-ce qui se passe ? »

Figé devant le miroir de la salle de bain, Brian se retourna à l'arrivée de Justin.

« Regarde ! Je peux pas sortir. » Gronda-t-il.

« Qu'est-ce qu'il y a ? tu as mal quelque part ? » Justin ne comprenait pas ce qui mettait son homme dans un tel état.

« Oui, j'ai mal, tu as raison. Mal à mon égo ! Regarde moi ça, je ne peux plus m'habiller. »

Oh, ce n'était que ça... Justin faillit éclater de rire, mais ce n'était pas vraiment opportun. Brian venait de découvrir que le moment était arrivé de renoncer à ses Jeans préférés.

« Ça y est, c'est le commencement de la fin, je vais gonfler... »

Brian semblait réellement affecté, et Justin éprouva de la compassion pour son compagnon.

« Brian, c'est temporaire tu sais, quelques mois à peine, tu devais bien te douter que... »

« Justin, convoque Ted et Cynthia tout de suite s'il te plait, je vais prendre ma douche, je les veux ici dans 10 minutes. »

Le jeune homme obéit, sans poser de question. Dans ces moments là, c'était inutile de polémiquer...

10 minutes plus tard, les deux plus proches collaborateurs étaient au garde à vous sur le grand canapé blanc du loft.

Brian n'était pas encore sorti de la douche.

« Qu'est-ce qui se passe, Justin ? » Hasarda Ted.

« J'en sais rien. » Justin leva les mains en signe d'impuissance, puis, proposa un café.

Brian déboula en peignoir et salua brièvement.

« Merci d'être venus si vite. Voilà, je ne retournerai pas à Kinnetic avant la naissance, hors de question que je me montre dans cet état à qui que ce soit. Donc, je voulais mettre au point nos méthodes de travail pour les prochains mois.

Ted, je suis officiellement en voyage d'étude sur la colonie Lunaire, tu inventes n'importe quoi, que je vais créer un club là haut, n'importe quoi, je te fais confiance...

Toi Cynthia, tu m'organises les holo conférences avec les clients, je monte des projets, je veux les copies tous les soirs sur les maquettes, j'ai bien dit, TOUS LES SOIRS, de plus, tu me files ton rapport sur tous les employés, tu es mes yeux, tu es mes oreilles !

Des questions ? »

Cynthia leva le doigt, comme à l'école.

« Tu ne comptes pas te cloitrer ici jusqu'à la naissance tout de même ? » Demanda-telle.

« Et pourquoi non ? J'ai tout ce qu'il me faut ici, les pornos, de la bouffe, mon esclave obligé de subir tous les caprices ! Pourquoi est-ce que je sortirais de là ? Pour faire l'attraction de fête foraine devant les pédales de Liberty ? Non merci ! »

Ainsi en avait décidé Brian, et la vie au loft, s'organisa autours de ses désirs, mais après tout, n'en avait-il pas toujours été ainsi ? Son état le rendait cependant plus exigeant, sujet aux sautes d'humeur et aux impatiences. Brian avait besoin de tout et son contraire : tantôt le pauvre Ted ne réagissait pas assez vite à ses ordres, une autre fois, c'est Emmet qui n'était pas à l'heure pour lui livrer son déjeuner « personnellement », ou alors, Justin tardait à répondre à ses messages !

Quand le jeune homme rentrait le soir, il se demandait toujours sur quel « Brian » il allait tomber. Il observait les changements chez son homme. Physiques bien sûr, mais aussi, psychologiques. Il avait surpris plusieurs fois celui-ci, la main posée sur son ventre, et cela le rassurait un peu. Petit à petit, Brian commençait à s'habituer à la vie qui l'habitait. Même si il ne se sentait pas du tout à l'aise avec son corps, il y avait du mieux… Ceci dit, plus l'on avançait dans cette grossesse, plus leurs relations physiques devenaient compliquées. Brian était pris souvent, de soudaines pudeurs, très inhabituelles chez lui.

« Brian, s'il te plait, détend toi un peu... Ferme les yeux, laisse moi faire. »

Justin s'était penché sur le ventre déjà rond, caressait son contour de la paume de sa main.

« Ça fait du bien, non ? » Demanda-t-il.

« Mmm, mwai... »

Le jeune homme s'enhardit en descendant sous le ventre, posa un instant l'oreille sur le nombril, et eut la surprise de sentir la main de Brian passer sous sa nuque. Le jeune homme embrassa la peau douce et tendue, et murmura :

« Salut bébé, c'est papa, ça va là dedans ? »

Peut-être que Brian le trouvait ridicule, sans doute aussi « pathétique », mais tant pis, lui, il était déjà fou de son bébé, et il comptait bien qu'un jour ou l'autre, son enthousiasme serait communicatif. Il s'attendait à une remarque acide, dont Brian avait le secret. Elle ne vint pas.

Brian continuait de caresser la nuque de Justin en silence.

Alors, celui-ci s'enhardit :

« Je te laisse, bébé, je dois m'occuper de ton père...» Et il descendit en dessous du nombril, embrassa doucement le sexe de son homme, avant de le prendre dans sa bouche, sa langue faisait lentement le tour du gland, l'aspirait, l'entourait. Brian lâcha un râle.

« Viens sur moi. » Il ne tenait plus, Justin vint se positionner le plus confortablement possible et sentit Brian entrer en lui avec force. Il laissa échapper un cri, se mordit la lèvre, ferma les yeux. Ils restèrent un moment immobiles le temps que son corps se détende, puis, il commença à bouger, imposant à son ainé, un rythme moins fougueux, plus tendre. Brian depuis quelques temps, s'y était habitué, il trouvait ça plutôt agréable, et prenait un réel plaisir à laisser Justin diriger leurs ébats.

« Trop doué Sunshine... Tu es bien trop doué. »

Justin sourit, avant de se dégager de l'étreinte de son homme.

« Brian ? Qu'est ce que tu en penses ? On pourrait peut-être se marier. Avant la naissance... Je veux dire, tu penses pas que c'est le moment ? » Se risqua le jeune homme.

« C'est la moindre des choses il me semble, tu me dois réparation après m'avoir déshonoré. » Ironisa Brian.

« Brian… Je suis sérieux là. Arrête de déconner, tu veux pas qu'on se marie ? »

« Mmm... ais pitié de moi, Sonny boy, tu m'achèves, là. Tu as déjà trouvé moyen de me foutre dans cet état, alors abuse pas. »

Le débat était repoussé. Pas clos. Et Justin le savait bien. Il fallait juste que l'idée fasse son chemin...

OoO

« Est-ce que vous voulez connaitre le sexe de votre enfant, Messieurs ? »

Le Docteur Keller restait les yeux fixés sur l'écran de contrôle, attendant la réponse.

« Bien sûr. » Répondit précipitamment Justin, le docteur attendit cependant l'acquiescement de Brian.

« Allez-y Doc, balancez. » Lâcha celui-ci.

« C'est un garçon, regardez. » Et le docteur déplaça l'image sur le mur blanc du cabinet.

« Oh, mon Dieu, regarde Brian, il a ton nez. Et ma bouche on dirait. »

« Mais oui, et les oreilles, c'est celles de l'oncle Henry. Allons Justin tu veux que ça ressemble à quoi, à ce stade, sois sérieux. » Répliqua Brian en tournant la tête vers la projection ou apparaissait très nettement, l'image du bébé. Soudain, il se figea, plissa les yeux, et resta un long moment, immobile.

Justin lui prit alors la main, et la serra, Brian répondit à cette pression en se raclant la gorge.

Le jeune homme s'enhardit :

« Alors, il est pas mal le petit Kinney Taylor,non ? »

Brian ne répondit pas, il se contenta de renifler bruyamment, et de serrer les doigts du jeune homme, restés prisonniers des siens. Ainsi cet enfant jusqu'alors très abstrait, entra enfin dans la vie de Brian Kinney. Il avait à présent un visage, une silhouette il avait même vu son cœur qui battait, et il en avait été tellement bouleversé qu'il avait cru un moment ne pas pouvoir retenir ses larmes.

Ce qui grandissait en lui n'était pas un Alien, mais bien la chair de sa chair, le sang de son sang, et aussi, celui de Justin. Brian était entrain de créer la vie, et un sentiment de fierté l'envahit. Oui, il allait réussir, et non, il ne serait jamais le père de merde qu'il avait lui-même eu. Ce qu'il avait commencé avec Gus, il allait le poursuivre avec ce bébé, qui ne dépendait maintenant que de lui.

Ils avaient emporté avec eux le poster 3 D de leur fils. Justin avait voulu l'accrocher dans le salon, et le regardait à présent, scrutant les moindres détails.

« Alors, on contemple son œuvre Jeune Taylor ? »

Brian l'avait enlacé, et le contact de son ventre sur le dos de Justin avait quelque chose de troublant.

Sans réponse de la part du jeune homme, Brian le fit se retourner et lui posa les mains sur les hanches.

« J'ai réfléchi. »

« Mmm, c'est pas bon pour toi, Brian. » Ironisa Justin.

« Tu sais que t'es qu'un petit con ? »

« Oui, je sais. »

« Un petit emmerdeur que j'aurais dû virer de mon lit après l'avoir baisé. Ça, je l'ai toujours dit, les one shot, y a que ça de vrai. »

« Mmm. Mais, tu n'as pas pu... » Répliqua Justin en l'embrassant.

« Mais… Tu t'es accroché, je te rappelle… Anyway, tout ça, c'est du passé. Tu es là, notre fils est là, inutile de s'attarder sur le pourquoi du comment il est arrivé. »

« Non, inutile. » Concéda Justin en souriant.

« Donc, je pense qu'il est temps. »

« Temps pour quoi ? »

« Se marier. »

« Oh, c'est une demande officielle ça. Franchement, ça craint Brian. Tu pourrais faire mieux. » Répondit Justin les sourcils froncés.

« Putain, Justin tu fais chier, tu veux tout de même pas que je me mette à genoux, je pourrais plus me relever et là, ça serait d'un pathétique achevé ! »

Soit… Une idée s'imposa brusquement à Justin, il s'approcha de son homme, et se mit à genoux.

« On peut savoir ce que tu fous, Sunshine ? »

« Hum. Brian Kinney, je reconnais être obstiné, têtu, capricieux, un peu bordélique, casse couilles, comme tu le dis si souvent, je suis pas grand, pas musclé, pas riche, il ne faut pas compter sur moi pour tenir les comptes du foyer. Mais en dépit de tous mes défauts, est-ce que tu me ferais l'honneur de bien vouloir me donner ta main ? » Le jeune homme marqua un temps d'arrêt devant son homme médusé.

« En clair est-ce que tu veux m'épouser, Brian kinney ? »

« Relève toi, approche. » Justin s'exécuta, pour retrouver les bras de son homme.

« Justin Taylor, tu veux ma réponse ? Il n'y a qu'une personne au monde capable de me supporter au quotidien, capable de me faire bander toujours plus fort, de me surprendre chaque jour d'avantage, de me foutre dans cet état, et de me mettre la bague au doigt. Et cette personne surprenante c'est toi mon ange. »

« Alors, ça veut dire oui ? » Demanda Justin.

« Justin Taylor, est-ce que tu veux m'épouser, pour le meilleur et rien que le meilleur ? »

Ce qui manqua le plus au jeune homme à ce moment précis, c'est de ne pas pouvoir accrocher ses jambes autours de la taille de son homme, en lui criant son « oui ». Il se contenta de lui répéter autant de fois qu'il le put, entre ses baiser...

« Seulement, mon ange, on fera ça après la naissance. Si tu veux bien. »

« Bien sûr, Brian je comprends, ça nous laissera le temps de préparer tout ça. »

OoO

Brian avait voulu cet isolement, il ne se sentait pas d'affronter le regard des autres, encore moins

d'assumer ce ventre, qui à son gout, en disait bien trop long sur lui. Se terrer entre les luxueux quatre murs du loft, n'était tout de même pas le bagne. Il y avait les comptes rendus quotidiens de Ted, les visites de Debbie et les plateaux repas « sur mesure » d'Emmet, et puis... Sunshine qui rapportait avec lui l'air de Liberty avenue.

« Mmmm, tu es passé au woody's je le sens. » Brian reniflait le cou de Justin qui sourit en accrochant ses bras à sa nuque.

« Ça te manque tant que ça ? » Demanda-t-il.

« Ce qui me manque mon ange, c'est un bon 15 ans d'âge ambré, et un joint d'enfer. »

Le jeune homme apprécia en silence, que son homme n'ajoute pas à la liste tous les culs disponibles des backrooms du conté !

« Brian rien ne t'empèche de sortir prendre l'air.» Ajouta Justin.

« Si… Ça ! » Et Brian désigna son ventre déjà bien rond.

« Et quoi ? Tu n'es pas le premier ni le dernier, on a déjà eu cette conversation Brian. Si tu ne te sens pas de sortir ici, on devrait aller dans le Vermont quelques jours, ça te ferait du bien, tu sais, c'est pas bon pour le bébé de respirer l'air climatisé du loft. »

« Le Vermont, manquait plus que ça ! Je te dis que j'ai besoin de l'atmosphère viciée des clubs de Liberty et toi, tu m'expédies chez les bouseux ! » Brian n'eut pas le temps d'entamer une polémique, Lin annonçait son arrivée.

« Hello les garçons. Alors ? Comment ça va ? » Demanda-t-elle à Justin en posant Gus à terre.

« Il est un peu à cran. Il ne dort pas très bien en ce moment. »

« Brian, Justin a raison, c'est une excellente idée d'aller passer quelques jours dans le Vermont, ça te ferait un bien fou, regarde-moi cette mine ! Tu te nourris correctement au moins ? »S'inquiéta Lindsay.

« Si tu appelles « avaler des bouses d'épinards au jus de tofu » se nourrir correctement, alors on va dire que je suis au top. » Grimaça Brian en direction de Justin.

« Ce sont les menus du diététiciens. » Précisa le jeune homme à l'attention de Lin.

« Mmm je vois, bon pour le corps mais pas bon pour le moral, mais tu le remercieras plus tard, Brian, quand tu auras retrouvé ta taille de guêpe. » Déclara Lindsay.

« Tiens, à propos, je t'ai apporté ça. Mets en matin et soir, c'est divin pour ton ventre. » Et elle brandit devant Brian un pot de crème.

« Qu'est-ce que c'est que ça ? » Marmonna-t-il le sourcil relevé.

« Une crème pour maintenir l'élasticité de ta peau. »

« Tu te fous de ma gueule, Lin ? C'est pour les bonnes femmes ces trucs là, nous, on est pas foutu pareils. »

« Mmm... Je sais bien, mais prends toujours, ça ne coûte rien. »

Justin avait préparé un plat de pâtes, et avait déjà servi Gus, solidement installé à table, une serviette autours du cou.

« Ok Gus, tu ne me réclameras rien quand nous rentrerons. » Gronda, pour la forme, sa maman.

« Au fait ? Mickael a demandé de tes nouvelles. » Lança Lin en direction de Brian.

« Il a qu'à m'appeler pour en avoir, je n'ai pas changé de numéro... » Répondit-il.

« Brian ça va durer encore longtemps vos fâcheries ? Vous n'avez plus 15 ans. »

« Je ne suis pas fâché, Lin, que Mickey gère tout seul ses petites crises, moi, j'ai d'autres choses à penser. » Sa déclaration résonna comme une fin de non-recevoir, et Lin n'insista pas.

OoO

Mickael... C'est vrai que depuis cette fameuse soirée chez sa mère, il n'avait plus revu Brian. Justin lui avait interdit la porte du loft, et il se sentait trop humilié pour prendre son téléphone et appeler. Et puis, à quoi bon, qu'aurait-il eu à dire, à part jouer les oiseaux de mauvaises augures, prédire le pire envisager des scénarii catastrophes. C'était dans sa nature, il n'avait jamais su voir le verre à moitié plein, et cette grossesse lui faisait peur. Tout le monde savait que les hommes enceints prenaient de très gros risques et que hélas, souvent, les complications pouvaient tourner au drame pour le papa, comme pour le bébé. Qu'est-ce qui était donc passé par la tête de Brian pour garder cet enfant ? Justin l'avait-il ensorcelé à ce point-là, qu'il en perdait tout sens commun ?

« Mickael, tu ne serais pas un peu jaloux » Demandait doucement Ben.

« N'importe quoi ! » Fut une réponse bien courte…

OoO

Brian debout dans la salle de bain, reniflait le pot laissé par Lin, d'un aire suspicieux.

« Ça sent bizarre ce truc. »

« Brian, on s'en fout de ce que ça sent, viens, viens t'allonger. » Et Justin entraina son homme vers le lit. Il souleva le pull qui n'arrivait plus à cacher ce ventre, chauffa entre ses paumes la crème et commença à masser doucement en faisant des cercles.

« C'est bon comme ça ? » Brian les yeux fermés, se contenta d'un léger grognement puis ajouta

« Si tu comptes te faire pardonner ce que tu as fait avec ça, tu te fous le doigts dans l'œil Sunshine. » Déclara-t-il un léger sourire au coin des lèvres.

« Me faire pardonner ? De quoi ? Tu veux que je te dise, si c'était à refaire, je le referais. » Répondit le jeune homme en venant lui embrasser le coin de la bouche.

« Tu peux toujours rêver. » Et ils roulèrent sur le lit…

A suivre...