Chapitre 2

Black

- Ophélia !

La brune se retourna vivement vers Lucas, le rouge aux joues.

- Oui, c'est moi.

Le sourire qu'il afficha manqua de la faire tomber dans les pommes tellement elle était rouge. Lucas était vraiment un bel homme. Et cela ne semblait pas vraiment faire plaisir à Ace.

- On pourrait y aller maintenant, grinça-t-il.

- Laisse les tranquille Acounet, ils sont si mignons ensemble.

Ophélia fronça les sourcils au surnom de son frère et fusilla presque du regard l'intruse. Une sublime rousse aux yeux d'un bleu envoûtant. La brune la jaugea du regard. Elle n'aimait pas du tout sa façon de s'accrocher au bras de son aîné. Mais alors pas du tout. La rousse, inconsciente des pensées de la plus jeune lui sourit.

- Alors c'est elle ta petite sœur Acounet ?

- Oui. Elle s'appelle Ophélia. Ophélia voici Stella…

Craignant la réaction de sa jeune sœur, il n'eut pas le temps de retenir son amie qui la serra brusquement dans ses bras. La brune se tétanisa sous le regard amusé de Lucas et celui blasé du Gryffondor.

- Je suis vraiment contente de te connaître Ophé', Ace nous a beaucoup parlé de toi !

- Ah, se contenta de répondre la brune, légèrement gênée.

- Allons, laisse la Stella, tu vois bien que tu l'étouffe la petite, rigola le bouclé.

- Ah, désolée.

Elle s'écarta d'elle pour la laisser respirer, laissant le soin à Ophélia de la foudroyer de son regard polaire.

Décidément, elle n'aimait pas cette rouquine.

- Les premières années, venez me rejoindre !

Ace poussa sa sœur vers un géant du nom de Hagrid, l'invitant à rejoindre ses nouveaux amis.

- On se rejoindra à Gryffondor ! lui souffla Lucas avant de suivre le blond.

Lily lui sourit en la voyant arrivée, lui demandant :

- C'est ta famille ?

- Seulement le blond.

- Ace c'est ça ?

Ophélia hocha la tête, heureuse que sa nouvelle amie ce soit souvenue du nom de l'aîné de ses frères. Severus ne parlait pas beaucoup mais suivait attentivement leur conversation. Tout d'un coup, il se fit violemment bousculé par deux garçons. La rouquine et la brune l'aidèrent à ramasser ses affaires tout en fusillant du regard les deux perturbateurs. L'un d'eux dévisagea Ophélia.

- Tes yeux sont bizarres, lui fit-il remarquer.

- Et mon poing dans ta gueule, ça va être bizarre aussi ?!

Surpris, le garçon recula. S'il y avait bien une chose qui agaçait par-dessus tout Ophélia, c'était qu'on critique ses yeux. Elle les détestait parfois. Ces yeux qu'elle avait hérités de son père. Ce regard maudit. Elle fusilla du regard le garçon, l'obligeant à le détailler. C'était un garçon aux cheveux mi- longs noirs, au visage qui deviendrait sans doute d'une grand beauté dans quelques années et il possédait également d'étonnants yeux gris. Elle planta son regard dans le sien, de vagues souvenirs hantant brusquement son esprit. Et il y avait un nom qui resta marqué au fer rouge.

Black.

Elle fronça les sourcils et serra les dents. Elle détestait les Sang-purs mais le nom des Black lui donnait une irrésistible envie de vomir. Elle avait déjà entendue par sa famille, surtout d'Abigayle qui côtoyait Bellatrix Black. Selon elle, c'était une femme qui fallait absolument éviter. Et ce n'était pas Ace et Seth qui allait la contredire. D'ailleurs, son père l'avait bien prévenue d'éviter cette famille à tout prix. Prétextant qu'ils étaient dangereux. Mais au fond, sa fille n'était pas dupe, elle connaissait très bien la véritable raison.

Ses yeux voulaient qu'elle soit promise à un Black.

Elle serra les dents en revoyant la scène de son grand-père voulant la jeter en pâture à ces… Il n'y avait même pas de mots pour décrire à quel point elle les haïssait. Puis elle eut une vision. Celle d'une femme giflant son enfant. Le même garçon qui se tenait devant elle. Une vague de pitié s'abattit alors sur son cœur. Ses parents n'avaient jamais levés la main sur elle. Ils n'y avaient même jamais pensé. Elle vit donc d'un nouvel œil le Sang-pur, enfin jusqu'à que Hagrid arrive et demanda, inquiet :

- Qu'est-ce qui se passe ici ?

Le jeune Black se retourna vers le demi-géant et déclara en rejoignant son ami :

- Rien du tout. C'est juste l'aveugle qui déraille.

Et sans le savoir, en prononçant cette phrase, il venait de provoquer une guerre entre le noir et le blanc.