Je suis en retard. Comme d'habitude. Et encore une fois je m'en excuse. J'ai donc écrit un chapitre plus long et avec plus d'actions que le précédent. J'espère que cela vous plaira.

fan de fiction : Merci, ça me fait vachement plaisir ce que tu me dis là :D j'espère que ce chapitre ne te décevra pas donc :)

Ialka-Yuika : Je te vois partout maintenant. Et sinon merci pour tous tes commentaires :D

Neiflheim : Ah, ah. Je sais pas pourquoi mais je sens que tu as une préférence pour les frères (Ace et Jeff) d'Ophélia ;) Heureusement que ce genre de regard n'existe pas...

Ami-chii : Merci beaucoup de ton commentaire :D

Sur ceux, bonne lecture à tous.


Chapitre 7

Heure de colle

Ophélia poussa un soupir à s'en fendre l'âme. Devant elle Sirius et Adams se foudroyaient du regard. S'enfonçant d'avantage dans sa chaise, elle jetait de brefs coups d'œil vers la porte de la salle de Métamorphoses. Quelques minutes plus tôt le professeur McGonagall recevait un message important du directeur mais la jeune femme fut incapable de savoir pourquoi.

Quel était l'intérêt de posséder la faculté de lire dans l'âme des hommes si on ne pouvait s'en servir à volonté ?

- Dîtes les gars, vous ne pensez pas qu'on devrait s'inquiéter ?

Deux paires d'yeux, gris pour Sirius et noirs pour Adams, se posèrent sur elle, méchamment. Elle ne cilla pas et maintient leur regard. Elle ne se laisserait pas marcher sur les pieds par des sang-purs et surtout pas par un Black. Particulièrement si celui-ci portait le doux prénom de Sirius.

Elle laissa échapper un rire amer de sa gorge ce qui fit hausser le sourcil d'Adams.

- Tu es en train de dérailler paria, lâcha-t-il.

Ophélia tiqua au surnom.

- Comment m'as-tu appelé ?

Il ignora le premier avertissement.

- Ton père est un traître à son sang et ta mère est une sang-de-bourbe. Cela fait de toi une paria.

- QUOI ?!

Il ignora aussi le deuxième avertissement.

- Tu m'as très bien entendu White.

Elle se redressa en l'empoignant par le col. Sirius ne fit rien pour les arrêter, se demandant s'il avait le temps d'aller chercher du pop-corn avant qu'ils ne s'entretuent. Pendant ce temps la Gryffondor plongeait son regard dans celui du Serpentard. Les yeux presque blancs d'Ophélia croisèrent ceux de son ennemi. Elle se rendit alors compte qu'ils n'étaient pas noirs comme elle le pensait mais bleu foncé. Elle s'étonna de penser que le serpent était plutôt beau, en vérité. Cependant elle le haïssait beaucoup trop pour faire attention à ce genre de détails. Soudain des tas de souvenirs bousculèrent dans son esprit. Le jeune Matthew Adams enfant, ce faisant réprimander par ses parents. Le jour où il fut envoyé à Serpentard. Sa première rencontre avec les membres de la fratrie White. Les rumeurs qui couraient à leur sujet. Ses…

La voix de Sirius l'interrompit.

- Qu'est-ce que tu fous White ?

Elle cligna plusieurs fois des yeux avant de se rendre compte que son visage se tenait à quelques centimètres de celui d'Adams, leurs lèvres se frôlant presque.

Elle piqua un fard avant de s'éloigner d'un pas.

- D-Désolée, balbutia-t-elle, gênée.

Heureusement pour elle, le professeur McGonagall choisit ce moment précis pour revenir dans la pièce.

- Black, Adams, White, que faîtes-vous debout ?

Sans se fixer un seul instant les trois adolescents s'installèrent à leur place respective. Leur professeur s'étonna de leur silence mais ne dit rien, laissant leur plume former des courbes sur leurs feuilles.

Le reste de l'heure se déroula ainsi.

Quand enfin ils purent quitter la pièce, Ophélia n'attendit même pas Sirius pour se diriger à grands pas vers leur salle commune. Et quand enfin elle réussit à atteindre son dortoir, elle se laissa s'écrouler sur son lit, épuisée.

- Quelque chose ne va pas ? s'inquiéta Lily dont le claquement de la porte l'avait réveillée en sursaut.

Ophélia lui jeta un bref coup d'œil avant de reporter son attention sur son matelas.

- Tout va bien, finit-elle par souffler. Tout va merveilleusement bien.

Tout allait de travers.

Sirius l'ignorait complètement, au contraire d'Adams qui passait son temps à la fixer. Et cela la mettait relativement mal à l'aise.

Il fallait dire aussi que Lily ne l'aidait pas très bien non plus…

- Je rêve où ce maudit serpent d'Adams est en train de mâter ?!

- Tu sais ce que j'aime le plus chez toi Lily ? la questionna la brune sans lui jeter un regard. Ta discrétion.

La jeune Gryffondor se mordit la lèvre inférieure alors que le rouge lui montait aux joues.

- Oups !

Un soupir lui répondit.

- Alors comme ça White on s'intéresse aux vipères maintenant ?

James Potter venait de débarquer dans la bibliothèque suivi de près par un Sirius Black boudeur, un Remus Lupin fatigué ainsi qu'un Peter Pettigrow gêné.

« Je me demande comment Potter peut rester joyeux dans une telle situation. » pensa-t-elle en l'observant.

Elle finit par esquisser un sourire.

- Je dirais plutôt une simple couleuvre si tu veux mon avis, plaisanta-t-elle.

- C'est par rapport à la colle d'hier ?

Ophélia jeta un regard paniqué vers Sirius. Il ne lui avait rien dit ? Pourtant elle pensait qu'il considérait James comme son propre frère. Elle se mordit la lèvre inférieure. Elle était bien placée pour dire ça, elle qui cachait tout à tout le monde. Elle chercha donc en vain le regard de Sirius qui détournait la tête. Malheureusement James capta aussitôt son signal de détresse et ne put s'empêcher d'intervenir :

- J'ai raté un épisode c'est ça ?

Ses yeux passèrent de Sirius à Ophélia et ainsi de suite. Sans pour autant avoir une réponse de leur part.

Il poussa un soupir.

- Vous êtes chiants les gars.

- Parle pour toi Potter, s'agacèrent les filles.

- Parle pour toi James, firent de même les garçons, les Maraudeurs.

- Bah si c'est comme ça, je m'en vais, conclut le Gryffondor.

Et il quitta la pièce d'un air faussement snob tout en regardant de haut les Serpentard. Ses amis, après avoir bien ris le suivirent aussitôt sous le regard accablé de Lily.

- Il changera jamais celui-là, hein ?

- Hm.

La brune était trop concentrée sur les paroles de Remus à Sirius pour prêter attention à la rouquine.

« C'est par rapport à la conversation avec ta mère que tu es fâché ? » Qu'est-ce que cela pouvait bien signifier ?

Et quand enfin elle se décida à se concentrer de nouveau sur ses devoirs Adams avait disparu.

- Bordel de mer…

- Ophélia surveille ton vocabulaire ! s'exclama Lily en jetant un regard paniqué aux premières années.

- Désolée, j'ai oublié mon livre de potions à la bibliothèque, je reviens tout de suite.

Elle n'attendit même pas sa réponse et détala hors de la pièce. Si vite qu'elle ne fit pas attention où elle marchait et percuta rapidement un torse.

- Pardon je n'ai pas fait attention, s'excusa-t-elle en se massant le nez.

Elle regretta aussitôt ses paroles.

- Tiens, tiens mais ne serait-ce pas là notre traîtresse préférée ?

- Mulciber… ragea silencieusement la Gryffondor.

Et dans des cas comme ça elle ressemblait à un gros chat en colère. Sauf que voilà, ce n'est pas un vulgaire lionceau qui allait faire peur au grand (c'était le cas de le dire) Mulciber. Un futur Mangemort en plus de cela.

- Doucement, la railla-t-il, je ne vais pas te faire du mal…

Il passa sa baguette dans les cheveux de la jeune femme et s'amusa à tortiller une de ses mèches.

- Qu'est-ce que tu me veux Mulciber ? elle siffla en éloignant son bras d'elle.

- Mais toi ma jolie, susurra-t-il en approchant son visage d'elle.

Mais alors qu'Ophélia s'apprêtait à lui envoyer son poing dans la figure, un cri les interrompit :

- Mulciber !

« Manquait plus que lui tiens… » grogna intérieurement la sorcière.

- Tu veux te joindre à nous Adams ? demanda doucement le Serpentard en continuant son petit manège.

- Arrête ça Mulciber. S'il lui arrive quelque chose Dumbledore te renverra direct chez toi et ne compte pas sur tes parents pour t'aider.

Le Serpentard fit la moue et sembla hésiter un instant. Et puis, finalement, il lâcha la mèche de la jeune femme et grogna un :

- Ce n'est que partie remise White.

- Cause toujours Mulciber.

Quand il passa à côté d'Adams, le futur Mangemort lui jeta un regard noir auquel son « ami » répondit par un sourire. Sourire qu'il conserva quand il s'adressa à Ophélia :

- Inutile de me remercier, c'est naturel.

- Tant mieux alors parce que je ne comptais pas le faire.

Le sourire d'Adams se transforma rapidement en grimace.

- Sur ceux, bonsoir.

- Pas si vite ma belle.

Il lui attrapa le poignet et l'obligea à rester avec lui. La Gryffondor chercha à se débattre mais le sang-pur était nettement plus fort qu'elle.

« Ça suffit ! »

Elle se stoppa alors que cette voix mentale résonnait en écho au fond de son crâne.

- Alors c'était vrai ! se réjouit Adams, des étoiles dans les yeux. Le pouvoir des White… Je pensais que c'était une légende !

- Lâche-moi sale serpent ! beugla Ophélia.

« Bon sang pourquoi ces imbéciles de Maraudeurs ne sont jamais là quand j'ai besoin d'eux ? »

- Tu peux toujours rêver White et puis, comme s'il avait lu dans ses pensées, ne compte pas trop sur ce traître de Black pour te sauver la mise cette fois-ci. Je te rappelle que lui et ses petits amis sont encore collés cette nuit.

Ah, c'est vrai que maintenant qu'il en parlait il lui semblait bien avoir entendu Lily s'en lamenter pendant le cours de sorcellerie… Mais elle était trop concentrée sur ceux qui s'était passé avec Adams et Black pendant l'heure de coller pour s'en soucier… Elle poussa un soupir, ça lui apprendra à ne pas écouter sa meilleure amie… Bon en attendant fallait qu'elle trouve un moyen de se débarrasser de l'autre idiot…

- Professeur McGonagall ! beugla-t-elle brusquement.

Surpris (mais aussi parce qu'il avait une peur bleue de la directrice de maison des jaunes et rouges), le Serpentard la lâcha et se retourna en criant :

- Ce n'est pas moi, j'ai rien fait !

Mais seul un grand silence lui répondit. Il comprit ce qui se passait que trop tard, Ophélia avait déjà filée vers son dortoir. Et alors qu'il ruminait de rage, se promettant qu'un jour il l'aurait, la brune arrivait devant le tableau qui menait à la salle commune des Gryffondor. Et alors qu'elle soufflait le mot de passe, le passage s'ouvrit brusquement sur un bel homme brun aux boucles soyeuses la percuta de plein fouet.

« Oh non pas encore. » se lamenta la jeune femme.

- C'est toi Princesse ? s'étonna l'homme qu'elle venait presque de renverser.

Elle écarquilla les yeux en reconnaissant cette voix et se jeta à son cou la seconde d'après.

- Oh Lucas si tu savais comme tu m'as manquée !

Et elle posa ses lèvres sur les siennes.