Me revoilà !
En ce qui concerne la publication je vais tenter de trouver un rythme réguliers d'un chapitre par semaine, le jour n'est pas encore défini tout dépendra de mon emplois du temps à la fac.
Annonce pour vous tous j'ai presque oublié JE RECHERCHE UN BETA ! Envoyez-moi vos propositions si vous êtes intéressés par MP !
Chapitre Premier : Un matin
Les premiers mages de la guilde étaient déjà prêts à se mettre au travail malgré l'heure matinale de ce lundi. Devant le tableau des requêtes une dizaine de personne se massait en bavardant et hurlant, de manière festive. Chacun choisissait avec attention sa mission du jour, plus ou moins ardue, selon ses propres capacités. Depuis les grands jeux magiques les nouveaux membres et les nouvelles missions ne manquaient pas. Les temps amers où la guilde déserte peinait à rembourser ses créanciers s'avéraient définitivement révolus. Au sein de la taverne, la joie, les rires, l'enthousiasme, dominaient l'humeur de tous. Bien sûr, l'aventure face aux démons de Tartaros avait embrumés leurs quotidiens durant quelques semaines mais cette fois encore les fées en sortaient victorieuses. Il restait toutefois quelques traces du mal qui les avaient mis à genoux. Les blessées portaient toujours leurs bandages, leur plaies pas tout à fait guéries pour certains saignaient au moindre effort. Cette souffrance perdurait dans la mémoire des mages, trop récente pour être ignorée ou oubliée. Cependant, comme à chaque fois la vie se devait de poursuivre son cours. Magnolia rebâtie reprenait ses activités paisibles sous la bienveillante protection de Fairy Tail.
D'ailleurs, membres ou simples citoyens curieux, l'établissement accueillait tous les jours un nombre incroyable de personne. Le maître se réjouissait du fort chiffre d'affaire qu'il cumulait lors de la clôture sans pourtant se rendre compte qu'il y avait quelqu'un sur qui cela pesait. La pauvre Mira ne savait plus comment réussir à satisfaire tout ce monde. Certes Lisana et Kinana l'aidaient dans son oeuvre mais parfois elles ne suffisaient plus. Oui ! La popularité apportait avec elle de nombreux problèmes !
Ce matin-là donc, Mirajane s'affairait à une tache fort ingrate compte tenu de la casse qu'elle devait recenser chaque jour : l'inventaire. Elle vérifiait avec minutie le nombre de bouteille qu'il restait derrière le comptoir après un autre week-end de beuverie et notait le résultat de ses observations sur un calepin noir. Perchée sur de petits talons elle trottait de long en large en voltigeant dans sa robe ample à la recherche du moindre détail. Elle ouvrait successivement tiroirs et placard, les vidaient de leur contenu afin d'en inspecter les recoins. Ses sourcils blancs froncés par la concentration, la jeune femme s'activait avec plaisir, le sourire aux lèvres.
Après une demi-heure d'enquête elle s'accouda sur le bois lisse du bar afin d'étudier les résultats qu'elle venait d'obtenir. La conclusion vint à elle avec une facilité déconcertante, la réponse était simple, il lui fallait tout recommander. Qu'il s'agisse de boissons, de nourriture ou de nouveaux couverts, elle contenterait les commerces de Magnolia ! Cette pensée étendit son sourire.
Contrairement à Makarov qui se plaignait sans cesses des dépenses, ces futilités matérielles ne lui importaient pas. L'unique désir de la jeune était que tous ses camarades se divertissent. Elle voulait les voir sourire, se chamailler et hurler à tue-tête leur joie de vivre comme ils l'avaient fait hier. Les factures, même monstrueuses, qu'elle recevait après la fête ne représentaient qu'un faible tribut en comparaison de la chaleur que ses amis lui donnaient.
D'ailleurs, en parlant d'addition colossale, Cana, Natsu et Gajeel cumulaient déjà une belle ardoise sur le livre des comptes et la situation pour eux semblait toujours empirer. Prise dans ses calculs Mirajane décida de s'arrêter un instant sur cette question. Lorsque les premiers zéro défilèrent sous ses yeux une moue renfrognée s'installa peu à peu sur son visage. Sentant l'irritation poindre l'ensemble de son corps se tendit. Elle avait beau chérir ses compagnons avec toute la douceur de son âme, il était hors de question qu'elle leur fasse la charité ! C'était inadmissible ! Elle ne l'accepterait pas d'avantage ! Elle les traquerait et les harcèlerait jusqu'à ce qu'ils rendent le moindre centime pestait-t-elle intérieurement.
- Mira ? Tout va bien ?
Une voix masculine interrompit le cours de ses pensées orageuses. Elle redressa la tête pour rencontrer Fried qui l'observait avec, comme à son habitude, l'air sérieux. La jeune fille retrouva un faciès serein ne désirant pas qu'il soit témoin de sa colère.
- Ca va ! répondit-elle surprise de le croiser si tôt. Elle remarqua derrière lui les deux rajins restant qui s'installaient à une des tables survivantes au massacre de la veille. Je te sers quelque chose ?
- Trois cafés s'il te plaît.
Trois ? Seulement ? Elle n' en laissa rien paraître mais la demande la perturba. Elle sourit néanmoins en guise de réponse et se mit à la tâche. Seule face à la machine à café, elle s'accorda un instant pour réfléchir. Voir les Raijins en si bonne forme la rassurait après l'horreur à laquelle ils venaient de survivre mais l'absence de leur chef lui causait du souci. Il semblait que sa convalescence se prolongeait un peu trop pour que cela soit de bonne augure. La jeune fille ne put retenir un soupir.
Plyscka avait été très claire lorsqu'elle s'était évertuée à tous les maintenir en ce monde, leur survit relevait du miracle. Dans les cas d'Evergreen, Fried et Bixslow, la guérisseuse avait poursuivis leur cure particulière sur deux longues semaines avant qu'ils ne puissent retrouver leur vigueur. Aujourd'hui ils paraissaient de nouveaux au sommet de leur forme et l'ensemble de la guilde s'en félicitait. Concernant Laxus, la situation semblait plus problématique. Elle ignorait les détails mais selon les dires de Makarov, son petit-fils devait se reposer. Mirajane ne savait pas quoi en déduire. Elle ne l'avait pas revu depuis son départ de l'infirmerie, il n'était pas venu durant ce week end de fête, comment pouvait-elle ne pas s'inquiéter ? Il s'agissait tout de même d'un mage à la puissance incroyable, son corps surentraîné aurait déjà dû guérir ! Son camarade s'était sacrifié pour la ville et la guilde, il ne méritait pas de souffrir alors que tous se réjouissaient.
Le son strident de l'appareil qui préparait les boissons la ramena à la réalité immédiate. Les raijins attendaient leurs commandes. Elle s'empressa d'ajouter une noisette de lait dans la tasse d' Evergreen et un complément de sucre pour Fried avant de le leur apporter. Lorsqu'elle arriva à la hauteur de la table, elle ne put s'empêcher de noter que le ton de la conversation en cours s'était fait plus frivole. La nuance pour un n'importe qui d'autre serait passée inaperçue, mais pas pour elle. La finesse de son esprit et sa longue expérience derrière le comptoir lui permettaient de voir à travers ce genre d'habiles dissimulations.
D'ailleurs, en y repensant avec attention, pourquoi ces trois-là à peine remis de leurs blessures se retrouvaient à la taverne ? Aucun doute ne planait, ils partaient en mission et il ne s'agissait pas de quelque chose d'anodin. Surtout s'ils laissaient Laxus toujours souffrant derrière eux. La curiosité de Mirajane s'éveillait, mais pas dans son habituel aspect léger, non, l'affaire lui apparaissait sérieuse, voir dangereuse. Malgré leurs fantaisies les Raijins étaient des mages habitués aux périls des missions de rang S et baignaient souvent en eaux troubles. La jeune fille ne ferait pas l'erreur de les sous-estimer. Un autre élément la perturbait autour de ces faits étranges : elle n'était au courant de rien, alors qu'elle servait de gestionnaire à la guilde depuis plus de quatre ans. Tenaient-ils leur ordre de mission directement du maître ? C'était fort probable.
Elle suivait encore son raisonnement lorsqu'elle vit Fried avec les tasses vides se diriger vers elle.
- Mira, je peux te demander un service ? S'enquit-il.
Intriguée et convaincue que cela l'aiderait dans son enquête elle accepta de bon cœur. Les yeux avides elle l'observait attentivement tandis qu'il cherchait quelque chose dans son sac de voyage. Il finit par lui présenter une large enveloppe faite d'un papier fort délicat. Un seul mot était calligraphié comme adresse de destinataire : Laxus.
- Désolé de te donner une telle responsabilité mais j'aimerai que tu lui confie mon message. Toutefois, il faut que tu me promettes que quoi qu'il advienne, quoi qu'il se passe, personne n'en saura jamais rien.
La mine de la jeune fille se fit soucieuse.
- Personne ? Répéta-t-elle.
- Pas même le maître.
Ses yeux s'agrandirent sous la surprise. Elle tenait là quelque chose de très important. Trahirait-elle la confiance de celui qu'elle voyait comme son mentor ? Sa conscience lui criait de ne pas le faire.
-D'accord. Je lui donnerai. Promis.
- Je compte sur ta discrétion. Merci Mira.
Elle lui prit la lettre des mains et répondit à son sourire par un autre sourire chaleureux. Il s'apprêtait à partir lorsqu'elle le rappela. La question lui taraudait l'esprit.
- Pourquoi m'avoir choisi Fried ? Pourquoi ne pas lui donner directement ?
- Parce que je suis sûr de pouvoir te faire confiance.
Sur ces dernières paroles, il rejoint ses compagnons qui l'attendaient et prit le chemin de la sortie. Elle les regarda quitter la taverne en caressant le papier du bout des doigts, perdue dans ses pensées. La réponse de Fried la laissait insatisfaite. Si Laxus ne se décidait pas à venir à la guilde, elle n'aurait aucun moyen de lui communiquer le message. Après tout Fried entretenait un rapport étroit avec lui, ce n'était pas son cas. De plus comment ferait-elle pour lui remettre l'enveloppe sans que personne n'en soit témoin au milieu d'une guilde ou la signification des mots « vie privée » demeurait incomprise ? D'ailleurs, elle ignorait si la commission était urgente. Peut-être, nécessitait-elle une réponse dans les plus brefs délais ? Une idée germa au creux de son esprit, le coin de sa bouche se souleva dans un rictus malin. Oui, pourquoi pas ? Pour ne pas faillir à la tâche que son ami lui avait confiée, il n'existait aucune alternative, il fallait qu'elle ouvre l'enveloppe. Elle ne pouvait pas risquer de décevoir Fried n'est-ce pas ? Après tout, il lui faisait confiance.
Les yeux de la jeune fille reflétaient un éclat fourbe digne d'un vrai démon. La réponse à ces questions sur la mission des raijins se trouvaient probablement rédigée sur le papier qu'elle détenait entre les mains. Elle ne pouvait pas simplement l'ignorer. Elle baisa les yeux sur la lettre et la posa derrière le bar à l'abri. A sa grande surprise, elle constata qu'elle n'était pas cachetée. C'était clairement une invitation à la lire. Fried l'avait laissé à sa portée. Pourquoi moi se demanda-t-elle à nouveau ? Elle soupira, la réalité lui revenait en pleine figure. Quoi qu'il se passait de mystérieux, d'intrigant ou de dangereux elle ne devait pas le prendre à la légère.
Pourquoi fallait-il que cela concerne Laxus ? Une telle situation l'aurait sans aucun doute excitée s'il s'agissait de n'importe quel autre camarade, tout le monde excepté lui. Les choses entre eux avaient pris un aspect bien trop inconfortable pour qu'elle puisse simplement s'impliquer dans ses affaires personnelles. Depuis son retour elle usait de tous les stratagèmes possibles et imaginables afin de maintenir la façade courtoise qui s'était érigée entre eux, en vain. Elle avait beau se dissimuler derrière sa gentillesse pour l'approcher, tout contact demeurait ardu, même en tant qu'amie. Depuis cette fois-là, ce moment précis où leur relation, leur amitié, s'était changé en un amas de conflits plus douloureux les uns que les autres, il lui était impossible de rester impassible en sa présence.
Son cœur se serra. Se remémorer du gâchis malsain qui empoisonnait leur relation pesait sur sa bonne humeur matinale. Elle regrettait que ses pensées l'ait porté jusque-là. Oui, regretter, voilà la seule et unique réponse qu'elle détenait face à lui et à leur passé. Elle détestait être envahit par les remords, la disparition de Lisanna lui avait appris à cueillir l'avenir, à saisir l'instant, mais cela ne s'appliquait pas à sa relation avec Laxus. Elle s'avérait bien trop complexe. Mirajane secoua la tête comme pour faire disparaître ces mauvaises idées. Non ! Il n'y avait rien de compliqué ! Ils étaient amis, compagnons d'armes ! Alors pour quelles raison sa présence lui pesait-elle autant ? Elle se sentait mal à l'aise quand elle le savait assis au premier étage juste au-dessus du bar où elle travaillait. Elle se sentait mal à l'aise quand elle le voyait sortir du bureau du maître toujours de mauvaise humeur. Elle se sentait mal à l'aise quand il passait la porte, encore revêtu de son imposant manteau pour aller décrocher une mission. Elle ne comprenait pas ces mauvais sentiments. Bien entendu, elle avait cherché à les ignorer pour qu'ils puissent construire une amitié saine et durable mais cela s'était soldé par un cuisant échec. A ce sujet-là, elle multipliait les exemples. Les souvenirs inondèrent son esprit malgré son désir de les éloigner. Le rouge lui monta aux joues. Non ! Elle ne devait pas revenir sur ces choses révolues !
De plus, elle n'était pas l'unique coupable de la dégradation de leur rapport ! Elle ne comptait plus les fois où il avait provoqué sa colère, alimenté sa violence et fait couler ses larmes. Entre eux les tors se partageaient mais selon elle de façon inégale. Cela n'en restait pas moins pathétique. Ils étaient deux adultes qui se clamaient matures et responsables. Pourquoi donc fallait-il qu'à chacun de leur contact ils soient odieux l'un envers l'autre ? Elle répondait de son propre comportement comme de la maladresse, en sa présence, son caractère muait d'une façon déplaisante, elle n'y pouvait rien. Elle qui souhaitait présenter son meilleur jour à ses amis, elle n'y parvenait pas malgré toute sa bonne volonté. Laxus demeurait l'unique personne envers qui elle n'abaissait pas sa garde.
Pourtant, lorsqu'elle l'avait vu aux portes de la mort, une part d'elle-même, cette part qui la rendait toujours si différente de sa vraie personne, s'était brisée. Ce jour-là, la souffrance de l'homme fut également la sienne. La brûlure de sa peau contre sa paume froide lui dévora l'âme. Les larmes qui au départ ne sortaient pas s'étaient écrasée l'une après l'autre sur le drap blanc où il dépérissait. Son sacrifice pour la guilde, pour le bien-être de ses camarades, cette abnégation de lui-même, elle n'en supportait pas la vue autant qu'elle la remplissait de fierté et de reconnaissance. Il avait fallu que la douleur le torture sous ses yeux pour qu'elle comprenne combien involontairement sa conscience le dénigrait. Elle l'acceptait enfin. Elle lui accordait son pardon. Elle ne le rejetterait plus comme elle l'avait fait, impuissante face à elle-même. Le mensonge la quittait.
Comment Fried pouvait-il s'attendre à ce qu'elle lui délivre ce pauvre message en toute simplicité ? Ou trouverait-elle le courage de se présenter devant lui ? Qu'est-ce que ces mots rédigés si soigneusement par le jeune homme devraient apporter à Laxus et pourquoi cette tache lui incombait ? L'unique certitude qu'elle savait détenir concernait le Dragon Slayer, il fallait qu'elle le voit. Elle voulait être sûre qu'il aille bien. Ce qu'elle ignorait en revanche c'était comment elle agirait en sa présence. Certes depuis l'ile Tenro, ils se fréquentaient pour le minimum usuel et maintenaient un simulacre cordial pour les autres, mais eux seuls connaissaient la vérité. Une vérité douloureuse et pitoyable. Plusieurs fois déjà, elle avait tenté de s'ouvrir à sa sœur pour qu'elle l'aide à résoudre ses problèmes, cependant une certaine pudeur la retenait au moment crucial. Pudeur et honte. Honte pour son comportement envers lui, pour ses sentiments ingrats.
Mais qu'y pouvait-elle ? Même la douce Mirajane comptait d'innombrables défauts ! Les gens persistaient à la voir comme une poupée de porcelaine, aimable, tendre, véritable incarnation de la figure maternelle, pourtant ils se fourvoyaient. Elle s'appliquait à étendre son amour sur les autres, à les choyer de toutes ses forces mais cela ne l'empêchait pas de faillir malgré toute ses bonnes intentions. Ce qu'elle détestait au-delà de la commune mesure était de devoir peindre un sourire hypocrite sur ses lèvres. Elle respectait trop ses camarades pour feindre la joie devant eux, elle n'en ressentait pas le besoin, leur seule présence l'apaisait. Un simple regard sur la bonté de ses amis suffisait à la faire renaitre. Cela ne s'appliquait pas à Laxus. Elle n'en saisissait pas la raison et elle refusait de s'y arrêter par peur de ce qu'elle pourrait découvrir.
STOP ! L'enclume qui écrasait sa poitrine l'étouffait déjà trop. Il ne fallait pas qu'elle pense d'avantage ! Non ! Son raisonnement se fermerait ici. Le travail l'attendait en ce nouveau matin à la guilde, son rôle ne lui lassait pas le temps de rêver à des chimères tragiques. La conclusion qu'elle tirait de tout cela devait rester neutre, elle ne sombrerait pas dans les drames inutiles. Son caractère optimiste lui permettait de garder un bon espoir que leur relation retrouve une sincérité paisible. Il n'y avait plus rien à ajouter.
Maintenant son unique souci demeurait la lettre. Par mesure de sécurité et de discrétion elle décida de ne pas la lire. La vie privée de Laxus ne la concernait pas. Son devoir était de la lui remettre, rien d'autre. Mais comment faire ? Il fallait qu'elle réfléchisse.
Durant les trois heures qui suivirent, elle occupa son esprit à élaborer des stratégies afin que la commission passe inaperçue. Elle fut interrompue par l'arrivé de Natsu et Lucy qui venaient prendre une requête pour s'assurer une fin de mois plus confortable. Mira en bonne hôtesse avait dû « convaincre » le mage de flamme afin qu'il lui signe la promesse de payer ses créances. Ce fut une opération périlleuse, surtout pour le mobilier, bien qu'elle fit de son mieux pour l'épargner. Sa méthode drastique lui apportait des résultats très satisfaisant, elle se promit de ne plus restreindre son usage à la pauvre Erza. Après leur départ, elle perdit une autre demi- heure à éponger une flaque d'eau titanesque, (conséquence de la venue de Gray et Jubia) dont elle ne saisissait pas tout à fait l'origine. D'ailleurs, elle ne souhaitait pas le savoir. Peu avant le déjeuner, elle eut une discussion très sympathique avec Levy, cela lui permit un instant de détente. Toutefois, temps filait à l'image de chaque début de journée à Fairy Tail mais ne lui apportait aucune réponse.
Elle cherchait toujours lorsque Makarov vint prendre place comme à son habitude sur le bois ciré du comptoir. Il sortait de son bureau las d'avoir remplit une montagne de rapport. Elle lui offrit un sourire réconfortant, il soupira en retour.
- Je vous prépare quelque chose maître ? lui demanda-elle bienveillante
- Comme d'habitude s'il te plait.
Ravie de pouvoir le soulager dans sa tâche par un bon repas, elle oublia ses soucis pour s'affairer en cuisine. Néanmoins, la lettre qui pesait dans la poche de sa robe lui rappela son principal problème. La présence de Makarov tout près d'elle fit surgir une idée dans sa tête.
- Excusez-moi, Maître, comptiez-vous aller voir Laxus aujourd'hui ?
Le vieil homme l'observa un moment à travers la fumée qu'il expirait, curieux de sa demande.
- Oui, finit-il par lâcher, il faut que je lui parle.
Son ton très sérieux conforta la démarche de Mirajane. Quelque chose de grave était en train de se produire. Elle devait en avoir le cœur net.
- J'aimerai savoir comment il va. Puis-je vous accompagner ?
Que dire de plus ? Vous voulez savoir l'origine des conflits entre les deux ? Vous saurez tout au prochain chapitre !
En attendant je mendie pour vos commentaires !
A Très très très vite !
