Chapitre Troisième : Mauvais Présage

L'impressionnante bâtisse qui s'offrait à elle en ce début de soirée laissait Mirajane pensive. Le maître, après une demi-heure de marche en sortant de la guilde, l'avait conduite ici, sur une des plus hautes collines de Magnolia. Ils venaient d'atteindre leur objectif : le lieu où logeait Laxus. Il s'agissait d'un bâtiment typique de la ville, très élégant et bien entretenu. La jeune fille déglutit avec difficulté, le regard fixé sur la façade de l'immeuble. L'appréhension coutumière qu'elle ressentait en présence de son ami s'était immiscée en elle durant le trajet, mais cette fois-ci, elle s'accompagnait d'une vive curiosité. Elle avait hâte ! Oh oui, elle avait hâte ! Elle allait enfin découvrir un aspect de la vie intime de Laxus qui depuis longtemps l'intriguait.

L'excuse de la lettre, que Fried venait de lui offrir sans qu'elle n'ait eu à fournir le moindre effort, lui servirait à la guérir de son inquiétude, mais aussi peut-être à changer quelque chose à leur relation. Pour une fois, elle osait espérer entre eux quelque chose de positif. Elle suivit donc Makarov qui lui tenait la porte du hall d'entrée afin d'ensuite rejoindre un petit escalier étroit. L'édifice ne comportant que trois étages, ils parvinrent très vite au sommet. Le couloir simple mais long, comptait deux uniques portes, Mirajane en déduisit la taille confortable de l'appartement. Laxus ne devait pas souffrir de problèmes de finances, pensa-t-elle.

Son attention néanmoins, retourna très vite à la situation présente lorsqu'elle entendit le maître frapper de petits coups contre le bois. Tout de suite, les muscles de la jeune fille se crispèrent. Cependant, à sa grande surprise, la réponse de l'homme ne fut pas immédiate. Tandis que de longues secondes s'écoulaient dans un silence absolu, l'anxiété de Mira progressait sans qu'elle n'en comprenne la raison. Après deux minutes interminables, elle s'apprêtait à demander au maître s'il était bien certain de la présence de son petit-fils, mais le son du verrou que l'on défaisait la retint. Laxus apparut dans l'encadrement de la porte.

Rester impassible fut un véritable défi pour la jeune fille. Elle était venue en majeure partie pour constater d'elle-même la guérison de Laxus, mais ce qu'elle trouva devant elle n'avait rien de rassurant. Le regard inquisiteur de Mirajane s'arrêta sur chaque détail du visait fatigué qui leur faisait face. Des cernes violacés bordaient le contour de ses yeux émeraude à l'aspect terne, qui s'enfonçaient légèrement dans leur orbite. L'ensemble des traits paraissait tiré, usé par une peine inconnue. La peau pâle, presque translucide tel un voile trop fin, accentuait le contraste avec le bleu des veines saillantes au niveau de son cou. L'aspect général du jeune homme reflétait une fatigue extrême même après trois semaines de cure.

Un poids étrangement lourd s'était installé dans la poitrine de la mage. Il payait encore les conséquences de son sacrifice pour ses camarades, il s'agissait d'une cruelle injustice. Elle commençait à saisir la raison pour laquelle, il ne se montrait pas à la guilde. En effet, beaucoup l'admirait, surtout parmi les nouveaux membres, il ne pouvait décemment pas exposer sa faiblesse. Il ne supporterait jamais de lire l'inquiétude ou la pitié des autres sur leur visage attendris.

Mira, au bout de quelques secondes finit par croiser le regard qu'il posait sur elle avec une intensité étrange. Elle se décida à ne pas le fuir, et chercha à comprendre ce qu'il avait en tête. Il semblait surpris et dubitatif sous ses sourcils froncés. Pourtant, surprendre un Dragon Slayer relevait presque de l'impossible. Grace à ses sens surhumains il aurait dû deviner sa présence à l'instant même où elle était entrée dans l'immeuble. Son piteux état le privait donc de ces avantages-là ? Cette vulnérabilité nouvelle dans laquelle se trouvait son ami dérangeait la jeune femme. Elle n'aimait pas le savoir diminué, fragile, quand en temps normal, il ne craignait rien ni personne.

Une autre constatation effarante sauta aux yeux de Mira lorsqu'elle entra à sa suite dans le vestibule. Il se tenait de dos, devant elle, si bien qu'elle put remarquer sans aucuns doutes possibles, la diminution notable de sa masse musculaire. Il portait sur lui un simple débardeur noir, avec un pantalon de même couleur qui soulignait ses courbes amoindries. Elle ne laissa échapper aucun commentaire et se contenta de reg arder autour d'elle. Ils venaient de passer le seuil d'un salon spacieux et élégant, décoré avec goût. Un large canapé en cuir sombre assorti de deux fauteuils cernait la table basse, le tout reposant sur un tapis carmin. L'attention de notre observatrice fut retenue par un détail particulier, l'immense bibliothèque à sa droite qui comptait des centaines de lacrimas musicaux. Elle n'eut cependant pas l'opportunité de s'y attarder car un nouveau dilemme s'offrait à elle.

Le maître, certes, l'avait conduite jusqu'ici, mais pour des raisons qui lui appartenaient et qui ne la concernaient pas. Elle devait donc, par respect pour eux, leur permettre de discuter en toute discrétion. De plus, Fried avant de lui remettre la lettre, avait exigée d'elle que personne ne sache rien de son existence. Il fallait qu'elle trouve une solution afin de la déposer quelque part où seul son destinataire la trouverait.

- Je vais attendre sur le balcon annonça-t-elle sur un ton léger pour briser le malaise naissant.

Makarov lui adressa un regard plein de reconnaissance qui éveilla chez elle un sentiment coupable. Laxus se contenta de lui indiquer par un hochement de tête la baie vitrée qui illuminait l'ensemble de la pièce à travers les rideaux pourpres. Elle s'empressa de quitter les lieux tandis que les deux autres se dirigeaient vers la cuisine ouverte séparée du reste par un petit bar. Elle eut tout juste le temps de voir le vieil homme sauter sur une chaise et Laxus fouiller dans un placard.

La vue que lui offrait la terrasse en cette fin du mois de septembre était splendide. Le crépuscule ne tarderait plus à embraser le ciel au-dessus de Magnolia, apportant ainsi la touche finale du tableau. Le coin de ses lèvres se rehaussa dans un semblant de sourire. Elle s'était douté que son ami vivrait perché sur les hauteurs, d'où il pouvait observer l'effervescence de la ville sans avoir à y prendre part. Au loin se dessinait le haut bâtiment de la guilde, elle pouvait clairement distinguer le pavillon qui portait leur emblème se balancer dans la brise. Cette vision un peu mélancolique lui réchauffa le cœur.

Accoudée à la rambarde, elle se perdit l'espace de quelques minutes dans une contemplation rêveuse. Son esprit errait à des idées confuses mais douces jusqu'à ce que l'image de Laxus lui revienne en mémoire. Sa santé déplorable s'avérait bien au-delà de ses anticipations. Les soins de la vieille sorcière en temps normal donnaient des résultats plus concluants. Quelque chose n'allait pas. Après tout, Porlyusica, guérissait les maladies les plus étranges depuis des dizaines d'années au service de Fairy Tail, son ami aurait déjà dû se rétablir.

Elle n'eut toutefois pas la possibilité d'aller plus loin dans son raisonnement. Le bruit caractéristique du verre qui se brise attira son attention. Par reflexe, elle tourna la tête et tendit l'oreille avec l'espoir de capter un détail qui lui permettrait de comprendre ce qu'il se passait à l'intérieur. Crispée, malgré tous ses efforts, elle ne perçu rien d'utile à travers la fenêtre close. Que devait-elle faire ? Fallait-il qu'elle écoute son instinct et se précipite à l'intérieur ? Elle savait mieux que quiconque à quel point les deux hommes pouvaient se montrer hostiles l'un envers l'autre. Ils s'étaient peut être rapprochés ces derniers temps mais ils n'en restaient pas moins deux personnages obstinés incapables de céder du terrain en cas de différents.

Mirajane se mordit la lèvre inférieure toujours hésitante. Pourvu qu'ils n'en viennent pas à une nouvelle dispute ! Mais de toute façon, qu'espérait-elle faire en s'immisçant dans leurs affaires ? Absolument rien. La réponse à son indécision arriva sans qu'elle n'ait à s'interroger d'avantage. Elle entendit la porte d'entrée se fermer avec un peu trop de vigueur. Elle en déduisit que le maître après une discussion houleuse préférait quitter les lieux. Soulagée qu'au moins l'un d'entre eux puisse faire preuve de sagesse, elle lâcha un long soupir. Il ne lui restait plus qu'à entrer pour rejoindre Laxus.

Elle le trouva assis à la table de la cuisine les yeux clos, visiblement contrarié et en pleine réflexion. Prudente, elle s'avança vers lui et nota la tasse en morceau dont le contenue se déversait encore de la nappe sur le sol. Elle connaissait bien son ami et savait que le brusquer par des questions contrariantes finirait par le fermer complètement. S'il en était venu à s'énerver au point de détruire un pauvre objet innocent, elle se devait d'attendre qu'il parle de sa propre initiative.

Comme il ne semblait pas lui porter la moindre considération, la jeune fille qui détestait rester immobile se décida à entreprendre le nettoyage de la table. Au moment, où elle s'approcha du liquide , une odeur exquise s'empara de ses sens. Elle inspira à plein poumon afin d'en humer toujours plus, et s'abandonna à ce délice envoûtant. Jamais elle n'avait senti quelque chose de semblable ! Le parfum à la fois doux et floral lui rappelait une image floue, lointaine, dont elle ne parvenait pas à saisir les détails. Quelle sensation étrange ! Un agréable sentiment de chaleur l'emplissait peu à peu, mais en même temps une soif puissante lui tiraillait la gorge. Elle ne laissa rien paraître, mais se résolut à faire disparaître au plus vite cette curieuse mixture.

Elle se mit immédiatement à la tâche et se débarrassa des éclats de céramique dans la poubelle. Elle partit ensuite en quête d'une éponge qu'elle passa à d'innombrables reprises sur le tissu imbibé en profondeur. Une fois la tâche accomplie elle rinça le petit carré bleu dans l'évier pour être bien sûre de n'avoir rien oublié derrière elle. C'est alors qu'elle nota près du plan de travail un énorme livre qui devait au moins compter mille deux cent pages.

- Mira, inutile de venir si c'est pour jouer aux femmes de ménage, j'ai déjà une employée pour ça. D'ailleurs pourquoi t'es là ?

Le ton était agressif, acerbe, cassant, digne de l'homme insupportable du passé. Le regard de Mira se posa sur lui, dure et autoritaire. En une seconde, ses pupilles bleues se réduisirent à deux fentes félines d'où filtrait un avertissement clair et précis : elle n'accepterait pas cette attitude. Peu lui importait qu'il soit exténué ou furieux, rien ne justifiait qu'il se comporte encore comme il l'aurait fait avant son exil. Elle l'affronterait sur ce sujet-là autant de fois que nécessaire. Il ne lui manquerait plus de respect.

- Excuse-moi.

Cette réplique à laquelle elle ne s'attendait pas lui apparut comme quelque chose d'extraordinairement improbable. Néanmoins, elle s'apaisa et relâcha la tension de ses muscles qui s'étaient crispés sous l'irritation naissante. Il avait saisi le message et manifestait même des regrets, elle ne chercha pas à en obtenir d'avantage.

- C'est rien lâcha-t-elle cette fois avec un sourire chaleureux.

Elle alla s'asseoir sur la chaise en face de lui. Une telle proximité permit à Mira de constater encore mieux la fatigue gravée sur son visage. En temps normal, un sentiment de gêne désagréable se serait installé entre eux mais pas aujourd'hui, elle était trop inquiète.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? finit-elle par demander.

- Le vieux a laissé partir les Raijins à la recherche de mon abruti de père. Une bonne idée de Fried sans doute.

La jeune fille comprenait mieux l'état de colère manifeste où il se trouvait. Il s'inquiétait pour eux.

- Je les ai croisé ce matin, les voir quitter la guilde sans toi et à peine remis, j'ai trouvé ça étrange mais de là à imaginer une chose pareille… J'étais loin du compte… Tu sais pour quelles raisons ? Pourquoi aussi vite ?

- Ça saute aux yeux pourtant ! Parce que si comme l'a dit Gajeel cet enfoiré veut mon Lacrima, c'est le moment idéal pour le prendre. J'imagine qu'ils ont suivi la logique « mieux vaut prévenir que guérir ».

La loyauté du trio surprenait toujours Mira même au bout d'innombrables années de pratique. Ils le suivraient jusque dans un suicide collectif. Elle espérait seulement que ce ne serait pas le cas lors de cette mission. Cependant, quelque chose dans l'explication de Laxus ne lui paraissait pas logique.

- Mais le maître le surveille depuis des années, non ? Il le saurait si jamais Ivan tentait quelque chose contre toi ! Et puis, il y a le reste de la guilde …

Elle n'acheva pas sa phrase, consciente que souligner son impuissance ne lui plairait pas du tout.

- Il a disparu depuis sa défaite aux grands jeux magiques et lui aussi possède Raven Tail ! réplica-t-il. Même si ce ramassis d'incapable ne pourra jamais m'atteindre, il semblerait que Fried ait des informations qui font apparaître mon père comme beaucoup plus dangereux qu'avant. Il ne s'agit plus seulement de moi mais aussi de la sécurité de la guilde. Et puis, tu connais le vieux, il ne veut pas déclarer une guerre ouverte.

- Quelles informations ?

- Je n'en sais rien. Fried a tout fait pour me tenir à l'écart de son enquête. Je ne l'ai pas vu venir.

Ce qu'elle venait d'apprendre soulevait encore plus de questions alors qu'en s'arrêtant ici elle pensait obtenir des réponses. Prise par son raisonnement mental elle suivit Laxus du regard tandis qu'il se levait pour faire les cent pas dans la cuisine. Elle prit le temps de l'observer comme elle le faisait parfois à la taverne derrière le bar. Les bras croisés il marchait pieds nus d'un pas lent. Sans grands efforts, elle pouvait imaginer son long manteau à fourrures derrière lui.

A ce moment précis, la jeune fille hésita. Ce matin les Raijins étaient partis dans le but précis de protéger Laxus. Elle doutait donc que la lettre contienne quelque chose qui lui permette de les suivre, mais appréhendait tout de même son contenu. Elle se maudissait de ne pas avoir eu l'intelligence de la lire alors que Fried lui avait laissé un libre accès. Néanmoins, si son camarade lui accordait sa confiance, elle pouvait en faire autant ! Elle ne devait pas ne serait-ce qu'un instant remettre en cause sa foi en un autre mage de la guilde.

- Laxus, commença-t-elle, à la base, si je suis venue ici c'est parce que Fried souhaite te faire parvenir un message. Peut-être qu'il t'expliquera le fin mot du problème ? Tiens.

Elle se leva et lui tendit la lettre, cependant, il ne la saisit pas.

- Lis-là lui demanda-t-il toujours les bras croisés.

Il s'en remettait à elle, cette idée aussi surprenante que soudaine la fit rougir. D'un geste délicat, elle lui obéit et décacheta l'enveloppe. Elle en tira ensuite un bout de papier plié minutieusement en trois.

Laxus,

Ever, Bixlow et moi partons en voyage, ne cherche pas à nous suivre. Durant notre absence, que j'espère la moins longue possible, c'est la femme de ménage qui t'apportera tes courses, elle s'occupera aussi de ton linge et te ferra la cuisine. Je lui ai d'ailleurs confié un tout nouveau livre de recette, j'espère qu'elles te plairont !

Bien à toi, Fried.

Ps : J'ai bien sur sélectionné des plats qui ne comportent que tes aliments favoris.

Ainsi s'envolait le dernier espoir de Mira pour comprendre cette situation grave et complexe. Ce message qu'elle croyait utile à la protection de Laxus et de la guilde ne servait qu'à exprimer la démence passionnelle qu'entretenait Fried envers son ami. Elle ne savait pas s'il convenait d'en rire ou d'en pleurer. Elle se doutait tout du moins, que s'il y avait une personne que cela n'amusait pas, il s'agissait bien du Dragon Slayer. Elle leva les yeux vers lui, mais au lieu de lire de l'exaspération sur ses traits comme elle s'y attendait, elle le trouva en pleine réflexion.

- Tu sais, il n'est pas aussi excentrique qu'on le pense. Répondit-il à son interrogation silencieuse. Quoi que ce soit, cette stupide lettre contient quelque chose d'important !

- Des runes magiques ? demanda-t-elle dubitative.

- Non, ce serait trop évident de sa part.

- Tu penses à un sens caché ? Tu comprends plus que le message littéral ?

- Non. Et je ne pense pas qu'en réfléchissant même des heures j'arrive à le décrypter.

-Pourquoi l'avoir laissé alors ? insista-t-elle.

Le regard que Laxus posait sur elle se fit plus pesant. Sans trop savoir pourquoi, elle baissa les yeux vers le papier qu'elle tenait encore entre les mains.

- La question est, Mira, pourquoi te l'as-t-il laissé à toi ?

- Je l'ignore. Il a seulement dit qu'il me faisait confiance.

- Ca confirme bien qu'il s'agit d'un message important.

- Peut-être … Qu'est-ce que tu comptes faire ?

Elle ne souhaitait pas paraître présomptueuse en formulant une telle demande mais elle estimait avoir le droit de savoir. Elle s'inquiétait pour lui, elle connaissait trop la tendance des mages de Fairy Tail de foncer en plein vers les ennuis. Elle espérait seulement qu'il lui réponde avec honnêteté. Elle ne voulait pas qu'il la mette à l'écart quoi qu'il tente car tout seul, elle le savait, il n'arriverait à rien.

- Je ne sais pas. L'entendit-elle déclarer sincèrement. A moins que le vieux ne me cache le plus important, ils sont partis afin de collecter des informations... Je ne crois pas que ce genre de mission soit trop complexe pour eux. Cependant …

- Ils feraient une excellente prise comme moyen de pression ou monnaie d'échange contre toi. Ils vont être exposés en première ligne si Ivan est prêt à tout pour avoir ta force et faire du mal à la guilde.

- Exacte approuva-t-il en croisant les bras sur sa poitrine.

- Personne ne sait où ils sont ?

- Jiji ne lâchera pas d'indice.

- Alors il ne reste plus qu'à attendre ? finit-elle par conclure.

- Sans doute, mais ça ne me plait pas.

- Pourtant, tu n'as rien de mieux…

- Non et c'est regrettable.

Elle ne trouva aucun argument à ajouter. Elle comprenait sa frustration mais ne pouvait s'empêcher quelque part d'en être satisfaite. Leur discours s'arrêterait là, il fallait qu'ils réfléchissent. Elle n'avait donc plus aucune raison de rester. Elle se décida à retourner à la guilde où les filles l'attendaient pour le service du soir.

- Laxus ? se rappela-t-elle tout à coup avant de se diriger vers la porte. Cette chose qui se trouvait dans la tasse, qu'est-ce que c'était ?

L'homme la dévisagea, comme surpris par la demande.

- Juste un remède que la vieille m'a prescrit.

« Il n'a pas l'air de fonctionner pourtant » La jeune fille dut retenir son commentaire in extremis, certaine qu'amener un tel sujet maintenant ne mènerait à rien. Elle se contenta de le saluer puis sortit à petits pas rapides.


Apparemment demander des reviews est une perte de temps sur ce topic ... mais je me risque à le faire encore une foi ... Le bouton est juste à coté ...