Coucou !
Me voilà de retour pour vous jouer un mauvais tour !
Je vous poste après un temps infini mon tout dernier chapitre... En deux parties !
Il faut que je vous raconte ... Je l'ai écrit à trois points de vue différents, d'abord Mira puis Erza puis enfin Luxus ... J'ai eu beaucoup de mal ... A chaque fois je dépassais les 1500 mots j effaçai tout ...Un vrai calvaire... En plus de mes partiels blancs à réviser ...
Bref la joie véritable comme on l'aime ! Donc tout ça pour dire que je ne vous ai pas oublié bien au contraire !
Je suis encore en période de révision. Mes véritables partiels arrivent au mois de janvier (j'en ai 7 T-T ) mais je vais me forcer à organiser mon temps pour publier assez tôt et ne pas rester plus de deux semaines sans rien publier ... Après bien sûre je fais de mon mieux et malheureusement mon année reste prioritaire, donc désolée ^^
Sinon, pour ceux que ça intéresse j'ai mis à jour mon profil ! Donc si vous voulez en savoir plus sur moi, vous savez où aller. N'hésitez pas à m'envoyer des mps ^^
Concernant le chapitre en lui-même, j'introduis ici un autre couple que le MIRAXUS, je vous laisse la surprise. Il aura un petit rôle à jouer, on le reverra...
Il ne se passe pas grand-chose, mais je jugeais nécessaire qu avant d'atteindre le prologue qui marquera le véritable point de départ de l'histoire (celle que je meurs d'envie d'écrire depuis le mois d'août) on se place du point de vue de Luxus. Je vous explique pourquoi : tout d'abord j'avais besoin de me familiariser avec le maniement de son caractère pour réussir à développer des sentiments crédibles envers Mira, et aussi pour vous familiariser avec l'angle de son caractère que j'ai décidé d'exploiter ... Parce que dans toutes les fics que j'ai lu, que ce soit avec Cana, Lucy ou Mira, Luxus n'est jamais le même ... Bref j'espère que vous apprécierez ma version de mon Luxus-kami-sama (que je veux tout de même fidèle à la version d'origine) ...
Sinon TRES IMPORTANT ! Comme le chapitre suivant contient le départ de Mira et la version remaniée du prologue il ne sera pas long ... J'en ai d'ailleurs une bonne partie déjà prête... Il devrait arriver ou samedi ou dimanche
En attendant dimanche il y a Noël et j'ai très envie de faire un cadeau A VOUS mes lecteurs ... J'ai peur de me prendre un vent magnifique mais ... Demandez juste dans les commentaires, si vous avez des idées de Miraxus version OS ^^
Bref je vous laisse enfin lire !
Chapitre 7 : Sur le départ
La mâchoire crispée, Laxus tourna le dos au lit de son grand père et se fraya un chemin vers la porte de l'infirmerie. Impassible, il traversa les rangés de brancards alignés les uns à côté des autres sans prêter attention aux murmures sur son passage. Ses camarades usés par la fatigue et blessés à de nombreuses reprises le dévisageaient avec insistance. L'homme pouvait aisément lire sur leurs visages des émotions dont il connaissait que trop bien toute l'étendue. La plupart, il le devinait, tentaient de dissimuler leur peur derrière une forte détermination, prêts à se battre quoi qu'il en coûte. D'autres en revanche, plus faibles, perdaient le peu de maîtrise qu'ils détenaient sur eux-mêmes, cédant à la panique ou à la haine. La chute de Makarov les affectaient tous, Laxus en était conscient. Il savait qu'en l'absence du vénérable maître, la guilde en quête de repères se tournerait vers lui. Beaucoup le considéraient comme une bête furieuse à laquelle rien ne résistait, ils le croyaient capable de détruire n'importe lequel de ses adversaires. Cependant, malgré le dégoût que cette vérité lui inspirait, il devait reconnaître que ce dernier combat lui coûtait chère. Ses épaules, ses bras, son dos, l'intégralité de son corps lui rappelaient son état de faiblesse actuelle. Le goût du sang au fond de sa bouche donnait à sa victoire une saveur bien amère.
Les traits fermés, il sortit de la pièce, ne supportant plus de sentir les attentes muettes de ses camarades. Il ne détenait aucune réponse concrète capable de les satisfaire. Il ignorait la simple identité de ce nouvel ennemi, qui pourtant, leur avait déjà asséné un coup fatal. Il fallait qu'il prenne le temps de réfléchir. En l'espace de quelques heures, la succession d'événements avait consumée l'ensemble de ses réserves tant physiques que morales. Il ne subsistait plus qu'une part infime de sa patience et de son sang-froid pour le retenir d'employer le restant de sa force afin de faire parler la déesse. Il avait besoin de réponses pour pouvoir prendre une décision. Il éprouvait certes, une certaine forme de reconnaissance envers cette femme, Astrée, suite à son exploit auprès des Raijins mais elle jouait avec ses nerfs d'une manière fort imprudente. Son titre de déesse autoproclamée n'impressionnait en rien l'homme. Il n'accordait aucune importance à son monde d'origine ou à l'étendue de son pouvoir, la femme ne lui échapperait pas. Par n'importe quel moyen il obtiendrait d'elle les éléments nécessaires pour réparer le mal que ces bêtes s'étaient permis d'apporter sur la guilde.
Ces dernières pensées suscitèrent chez lui un nouvel accès de colère. Il arrêta sa marche au beau milieu du couloir et serra les poings. Assener le coup de grâce au monstre n'avait pas suffi pour sauver qui que ce soit. Son arrivé sur les lieux de la bataille s'était faite trop tardive. Il aurait souhaité abattre lui-même les trois créatures et leur faire regretter leur audace d'attaquer Fairy Tail, la plus puissante guilde de Fiore, sa propre famille. Cependant, l'affront ne restait pas impuni. Mira, dans sa splendeur de guerrière s'était chargée d'anéantir ces immondices, quelle que soit leur nature. Néanmoins, la démone avait eu à encaisser de lourds dégâts. L'image de son dos déchiqueté restait gravée dans sa mémoire. Il revoyait sans mal sa peau blanche recouverte de sang, la chair à vif collée au haut de sa robe. La marque des griffes de la gorgone ne s'effacerait jamais plus de cette silhouette qui jusque-là incarnait la perfection aux yeux de tous. Les responsables devaient payer.
Une soudaine douleur qui sembla fendre les os de son crane le força à prendre appui contre le mur le plus proche. Il réalisa alors que la perte de contrôle sur ses propres émotions avait influencé son utilisation de la magie, creusant ses réserves. Il jura avec vigueur, crachant tout son dégout envers son propres corps. Il haïssait cette faiblesse qui ne le quittait plus depuis des semaines. Une quinte de toux le saisit, la brulure au sein de sa poitrine devint très vite insupportable. Néanmoins, après une longue minute, la sensation finit par s'amoindrir, le laissant haletant contre la paroi de pierre. Il remarqua très vite qu'un de ses crocs s'était malencontreusement enfoncé dans sa langue et y avait ouvert une plaie. Il expira avec lenteur, d'une manière mesurée, cherchant à retrouver sa neutralité habituelle. Cette situation, la tension de ses muscles, la fatigue qui pesait sur l'intégralité de son être, il revivait à ce moment même le calvaire de son enfance. Il se sentait à nouveau…vulnérable. Une telle conclusion lui arracha presque un rire jaune. Ses camarades encore étendus sur les lits de l'infirmerie perdraient toute confiance en lui s'ils le voyaient en son état actuel. Faible. Pathétiquement faible. Incapable de se battre. Incapable de remporter un combat.
Ces mots, il connaissait la moindre syllabe de leur définition. La voix criarde de son père les lui avait répétés un nombre incalculable de fois. Ils lui étaient si familiers qu'il avait fini par se reconnaître en eux, par fusionner avec l'image formée par les insultes d'Ivan. Ivan. Si ce salaud se retrouvait impliqué d'une quelconque façon dans la mort des Raijins, aucun refuge, si reculé soit-il ne saurait le protéger de sa fureur. Peu importait la faiblesse de son corps, sa volonté et sa rage ne se tariraient pas. Quels étaient les liens entre son père et les créatures ? S'agissait-il du véritable coupable ? Les pistes s'embrouillaient dans sa tête. Pourquoi Ivan en viendrait-il à attaquer après tout ce temps à s'être dissimulé au fond des ombres ? Que cherchait-il ? Une vengeance ? Il était l'unique responsable de l'humiliation infligée à Raven Tail lors des Grands Jeux Magiques. Makarov, les Raijins, ou l'ensemble de la guilde n'entraient pas dans ce conflit qui les opposait. S'il y avait quelqu'un vers qui sa frustration et sa haine pleine d'impuissance devaient se tourner, il s'agissait de lui et lui seul, ce fils qu'il jalousait tant.
Laxus, dont le rythme cardiaque retrouvait sa lenteur habituelle lâcha un soupir, lassé par avance des combats inutiles qui l'attendaient. Il avait espéré épargner le vieux et lui assurer une retraite tranquille sans qu'il ait à se soucier des méfaits d'Ivan. Toutefois, les derniers événements prêtaient à croire que son adorable paternel s'adonnait à des activités bien plus exécrables que les crimes de bas étages auxquels il avait habitué les autorités. Quoi qu'il en soit, il ne possédait actuellement aucune preuve de l'implication de son père dans l'attaque de la guilde. Cependant, les cadavres des Raijins partis à sa recherche se trouvaient au cœur d'un serpent plusieurs fois millénaire. Dans de telles conditions, seul un imbécile stupidement optimiste ou résolument aveugle refuserait de faire le lien entre la résurrection d'une soit disant population de dieux oubliés et le misérable Ivan. Son pauvre père plein de cupidité et de vice tenait là un bon moyen de pression sur la guilde. Après tout, Mira, Erza et même Makarov n'étaient pas parvenus à tenir tête à trois sous-fifres sans subir de lourds dégâts. Néanmoins, cette conclusion gênait Laxus. Si ces divinités détenaient des pouvoirs capables de surpasser les limites de la magie et ressusciter les morts, ils n'existaient aucune raison concrète pour qu'elles obéissent à un mage aussi pathétique qu'Ivan. Sa magie d'illusion ne pouvait pas fonctionner contre de tels adversaires. Cela laissait sous-entendre en toute logique qu'il avait trouvé un moyen d'augmenter considérablement son pouvoir.
Les Raijins s'étaient donc précipités tous seuls vers un piège mortel dans l'unique but de le protéger d'une attaque de son propre père. La colère l'envahit une fois de plus. Certes le geste de ses amis le touchait, mais la vue de leurs cadavres étendus sur le sol poisseux de la berge lui avait suffi pour qu'il en vienne à les détester presque viscéralement. Oui, il détestait cette dévotion maladive qu'ils démontraient sans cesse envers sa personne. Lors de leur rencontre, ils avaient tous trois choisis de le suivre, de lier leurs sorts aux siens, mais il s'était toujours refusé de les voir mourir à ses pieds quelle qu'en soit la raison. S'il avait eu un jour un unique ordre à leur donner il leur aurait demandé de vivre. Vivre. Rien d'autre. Il ne pouvait pas accepter leurs purs et simples sacrifices. Il ne les laisserait plus jamais faire Il fallait que tout cela cesse, qu'il découvre la vérité sur l'identité de ces femmes et sur le degré d'implication de son père. Il déciderait ensuite de la marche à suivre même si la réponse lui paraissait déjà évidente. Mira avait deviné juste, cependant, il lui fallait de nouvelles preuves. Il savait d'ailleurs où les obtenir.
Calme, le visage couvert de son impassibilité coutumière, il se redressa et chassa les quelques gouttes de sueur sur son front. Il ramassa son manteau tombé à terre, puis prit la direction du bureau de Makarov d'où Erza organisait la défense de la guilde. La guerrière s'était occupée de répartir les tâches entre les membres indemnes et avait envoyé les blessés à l'infirmerie. Bien qu'elle-même brulée au second degré, son sens du devoir ne lui autorisait aucun repos. A cet instant précis, la survie de la guilde ne dépendait que de sa capacité à apporter du courage aux autres. Laxus s'était effacé devant la détermination de la femme. En tant que mage le plus puissant et surtout pour sa plus grande expérience, le rôle de meneur lui revenait de plein droit, toutefois, il lui cédait sa place sans regrets. La culpabilité le rongeait toujours, son bannissement n'avait rien changé au poids qui pesait sur ses épaules. Il ne souhaitait pas semer le trouble au moment où tous devaient s'unir.
Il se dirigea donc vers la petite pièce du rez-de-chaussée, enchaînant escaliers et couloirs, jusqu'à parvenir au hall d'entrée. Il s'arrêta un instant afin d'observer les allés et venus de ses camarades. Le bar d'habitude si gaie et animé semblait s'être maintenant transformé en un quartier général où chacun s'affairait à un travail bien précis. La place était plongée en pleine effervescence. L'homme répugnait à traverser l'intégralité de la salle, forcé de contourner les tables afin de rejoindre le bureau de son grand père. Il ne désirait pas être une fois de plus le centre de toutes les attentions mais il n'existait pas d'autre alternative. Résolu, il s'apprêtait à faire un pas dans le hall lorsque soudainement tout s'arrêta autour de lui. L'atmosphère changea et devint étrangement lourde. Un silence de mort s'abattit sur l'ensemble des personnes rassemblées. Ses camarades demeuraient immobiles, comme pris à l'intérieur d'un piège de glace. Conscient d'un danger imminent Laxus tenta de se placer en une position défensive, mais l'air autour de lui paraissait si lourd que ses muscles ne suffisaient pas à le faire bouger. Il respirait avec beaucoup de difficulté. Il dut alors faire appel à l'intégralité de son pouvoir afin de créer une aura de foudre protectrice autour de lui qu'il peina à maintenir en place. Le mal qui l'avait assaillit un peu plus tôt revint marteler son crâne et déchirer ses poumons.
- Ne luttez pas murmura une voix douce. Je ne vous ferais aucun mal.
Faute de mieux, il tourna son regard sur sa gauche et vit Astrée près de la porte principale se diriger vers lui. Il comprit que la déesse le tenait fermement enchaîné, à sa merci.
- Je vous relâcherais lorsque vous aurez écouté ce que j'ai à vous dire et que vous m'aurez apporté les réponses qui me sont nécessaires.
L'électricité qui parcourait le corps de Laxus redoubla d'intensité sous l'effet de sa fureur. La femme maintenant face à lui n'accorda pas la moindre attention à son attitude menaçante. Ses yeux bleus intemporels le fixaient sans refléter le moindre signe de menace. Ils lui révélaient l'étendue infinie de sa sagesse et sa bonne volonté.
- J'ignore la façon dont vous vous l'êtes procuré mais je sais que vous avez lu le Livre, du moins en partie. Ma nature ne vous est donc pas étrangère. Vous savez qui je suis, et qui étaient les Gorgones. Ne vous débattez pas je vais vous permettre de répondre.
- Qu'est-ce que t'as fait à la guilde ? cracha-t-il, n'accordant aucune importance au reste.
- Ils vont bien. Il n'y a que votre perception qui est altérée. Avec mes capacités actuelles, je ne serais pas capable de vous retenir bien longtemps alors j'aimerais faire vite. Je vous l'ai déjà dit, je ne suis pas contre vous.
- Libère-moi !
- Il vaut mieux que notre échange reste secret.
Ces dernières paroles eurent l'effet escompté. L'hostilité de Laxus diminua, mais il ne dissipa pas son pouvoir qui l'entourait encore malgré les dommages internes qu'il subissait.
- Parle ! Ordonna-t-il.
- Les gorgones que votre amie à détruites servaient un maître plus puissant, plus rusé et vengeur que tous les humains auxquels vous vous êtes un jour confronté. Il s'agit de notre mère à tous, Héra l'Epouse Jalouse. Je peux deviner que vous avez lu l'Iliade, vous savez de quelle déesse je parle. La plus majestueuse d'entre nous toutes, mortellement redoutable.
- Dès sa première évocation l'homme avait compris de quel ouvrage il s'agissait. La lettre de Fried mentionnait d'une façon très claire le livre de recette posé en évidence dans sa cuisine. Après le départ de Mira il s'était afféré à en analyser chaque page afin d'en réécrire les runes protectrices. Le texte peu à peu avait pris une nouvelle forme qu'il s'évertuait à décoder depuis plus d'une semaine. La tâche s'avérant trop complexe, l'idée d'impliquer Levy lui avait semblé être la solution appropriée, cependant, il ne s'y était pas résolu. Fried ne souhaitait pas qu'il en parle à qui que ce soit, surtout si cette histoire se rapportait d'une quelconque manière aux manigances d'Ivan. Lorsque son travail l'avait mené à une espèce de légende sortie tout droit de l'imagination d'un poète illuminé, il ne s'y était pas attardé d'avantage.
- Je ne sais pas qui est cette folle mais elle a commis sa plus grande erreur en s'attaquant à Fairy Tail !
La déesse sembla réfléchir un instant à cette réponse.
- Le mythe aurait suffi pourtant à satisfaire toutes vos demandes… Peu importe ! La façon dont on vous l'a fait parvenir ne m'intéresse pas, cependant, dans votre ignorance, il semble que vous sachiez qui est le responsable de notre résurrection à tous. Pourquoi Héra s'en prend-t-elle à vous ? Quel est son but ? Aucun humain n'est capable de la soumettre, elle n'obéît pas même à son propre Mari ! Je ne peux pas l'imaginer au service de qui que ce soit ! Elle est notre reine…
L'assurance inébranlable qu'Astrée manifestait depuis son apparition près du lac paraissait presque s'effacer de son visage aux traits fins. Elle semblait en proie au doute.
- Si c'est ta reine pourquoi tu nous aides ? lâcha-t-il plein d'un ressentiment nouveau.
Cette femme l'agaçait, il se méfiait d'elle.
- Je n'ai jamais aimé ses méthodes ni ses manières envers mon père. Je ne soutiens pas non plus son attitude face au genre humain. Je me suis toujours opposée à elle et à ses projets afin de protéger les justes. J'ai besoin de savoir ce que vous savez, autrement je ne pourrais pas vous aider.
- Pourquoi tu me le demandes à moi en particulier ? Qu'est-ce qui te fait croire que j'en sais d'avantage que les autres ?
Pensive, la déesse prit quelques secondes avant de répondre.
- Je vous ai entendue parler avec la femme-démone, Mirajane, avant que vous ne lui fassiez perde connaissance. J'ai en plus ma propre acuité, lire les humains n'a jamais représenté un défi pour moi. Vous savez qui est à l'origine de notre renaissance.
Laxus ne nia pas immédiatement. Il ignorait à quel point il pouvait se fier à cette personne. Fried s'était battu pour garder son enquête dissimulée aux yeux de tous…
- Je ne vous demande aucune trahison déclara Astrée, le sortant de son débat intérieur. J'ai suivis les gorgones jusqu'ici afin de tirer vos amis du serpent. J'ignore toutefois qui ils poursuivaient.
Cette réponse apporta la solution idéale au Dragon Slayer. Après tout, malgré sa mauvaise foi habituelle, il avait une dette envers cette femme et, rien, s'il devait être honnête, ne serait un jour en mesure de la lui rembourser. Il mit fin au flux de magie qui crépitait le long de son corps et soupira.
- Mon père, lâcha-t-il, mais je n'ai pas la moindre preuve et mes Raijins ne se réveilleront pas avant longtemps.
Astrée sembla réfléchir quelques secondes.
- Que comptez-vous faire ? demanda-t-elle. Vous ne souhaitez pas en parler, j'en déduis donc que vous projetez de vous en charger vous-même.
Là résidait l'enjeu de la question. Contrairement à ce que croyait Mirajane, prendre une telle décision lui coûtait.
- Je ne peux pas abandonner la guilde au moment même où elle a le plus besoin de moi.
- Quel que soit votre choix, sachez que j'apporterai l'aide nécessaire à vos amis.
Cette garantie de la part de la déesse lui ôtait un poids considérable des épaules. Il savait aussi que les autres équipes ne tarderaient pas à rejoindre la taverne dans les heures prochaines. Il se fiait à la détermination et à la force de Natsu pour défendre les lieux à sa place. De toutes manières, sa fierté peinait à l'avouer, mais ses camarades gagnaient au change. Le dragon de feu protégerait sa famille avec chaque bribe de force qu'il lui restait, et à ce moment précis il était infiniment plus puissant que Laxus. Il n'avait donc plus aucune raison d'hésiter, sa décision était prise, il partirait à la recherche d'Ivan.
La partie deux s'enchaîne tout de suite ... mais n'oubliez pas les reviews !
