Disclaimer : Tous les éléments qui sont des références directs au chef d'œuvre de J.K. Rolling ne sont pas à moi.
Voilà enfin mon premier chapitre ! Je suis toujours très motivé mais ma vie absolument trépidante ainsi que ma varicelle (J'avais eu la chance de ne pas l'avoir eu enfant) m'ont un peu ralentit et je pense que je posterai de façon régulière une fois toute les deux semaines, ce sera plus réaliste.
Ce premier chapitre est plutôt une mise en situation. Certains des personnages sont clairement connus, d'autre n'ont pas les même nom de famille, mais je vous dirait à la fin.
Edit 2 : J'en profite pour mettre mon illustration de couverture de Dumbledor, pour remercier mon béta-reader qui l'est devenu malgré lui, à ma première revieweuse à qui je laisse un mot à la fin (Ce serait plus simple avec une adresse;), je crois que ça ne se fait pas trop).
Le premier filament : Albus
Fly-Ludovico Einaudi
- Septembre 1898- King's Cross
Comme il s'y attendait, la gare grouillait de monde.
Il était naturellement plus grand que la majorité des sorciers présents alors il ne lui fut pas difficile de parcourir la foule de son regard bleu, à la recherche de visages connus que ce soit pour aller à leur rencontre ou mieux les fuir, après tout, c'était toujours utile.
Il poussa son chariot devant lui, entendant maugréer Abelforth dans son dos.
Ayant repéré Elphias dans la mêlé, il s'éloigna de son jeune frère tout en lui jetant un coup d'œil agacé.
Bien sûr, leur mère ne les avait pas accompagné...
-Et laisser Ariana seule ? Sûrement pas!-
Alors c'était lui, l'admirable grand-frère, qui les avait fait transplaner. Deux semaines qu'Abelforth s'en plaignait. Sa prétendue «horreur du transplanage» avait semblé à Albus une excuse supplémentaire pour ne pas se rendre à l'école.
Cependant, son petit frère abordant à présent une belle teinte verdâtre, le jeune homme se sentit légèrement honteux de ne pas l'avoir écouté. Peu importe...
Il esquiva deux jeunes Poufsouffles qui gloussaient en se montrant des photos de leurs vacances. Elphias venait de l'apercevoir et lui fit de grands signes de la main tandis que son visage rond et sympathique se fendait d'un large sourire:
-Albus ! Par ici !
Il lui sourit en retour et vint à sa rencontre avant de lui donner l'accolade :
-Elphias ! Tu as passé de bonnes vacances, j'espère ?
Aussitôt, les gentils yeux bruns de son camarade se mirent à luire d'excitation :
-Si seulement tu avais pût venir avec nous ! Les sorciers Indiens sont tout bonnement incroyables ! Ils ont des connaissances en matière de métamorphoses qui nous dépassent tout bonnement. Ils sont capables de fusionner leurs âmes avec d'autres êtres vivants afin de former un état de symbiose qui dure le temps du sortilège, c'est tout bonnement fascinant.
Et il enchaîna avec d'autres anecdotes qui avaient ponctuées son voyage en Amérique. Albus l'écouta aimablement. Avec beaucoup d'intérêt.
Enfin Elphias sembla réaliser qu'il monopolisait la conversation. Il rougit soudainement, puis se tût avant de reprendre :
-Et pour toi ? Je ne suis pas poli, je ne t'ai même pas demandé comment se sont passé tes vacances.
-Il n'y a pas de soucis. Mes vacances étaient excellentes, mentit Albus avec la plus grande légèreté.
Les vacances avaient été horribles. Voilà la vérité.
Depuis des mois, il avait été prévu qu'il accompagne Elphias et tout le reste de la famille Dodge dans leur voyage au cœur de l'Amérique des Sorciers-Shaman. Et puis il avait fallut que Ariana fasse cette crise de plus.
Et voilà que Kendra, leur mère, avait dût passer quelques jours à Sainte Mangouste. Et dans leur malheur, Albus remerciait le ciel que les ecchymoses et les tâches violettes qui maculaient le corps maternel puissent également être donnés par une morsure de drosera decorimela. Sinon, qu'aurait-ils pût dire ? Que leur sœur folle dingue avait agressée leur mère dans un moment d'angoisse ?
Et c'était à lui qu'avait échoué la tâche de s'occuper de leur encombrante petite sœur.
Adieu aux connaissances infinies que lui promettait l'Amérique !
Il était resté coincé entre la cuisine et sa chambre, où il pouvait –Dieu merci- encore s'isoler pour correspondre avec d'autres sorciers moins taciturnes que son frère qui semblait être toujours là pour mieux le foudroyer de son regard glacé.
Il soupira un instant, d'agacement et d'envie quand il pensait aux vacances merveilleuses qui lui étaient passées sous le nez avant d'espérer qu'Elphias n'avait rien remarqué.
Mme Dodge vint déposer un baiser sur la joue ronde de son fils et elle salua avec beaucoup d'amabilité cet ami de son garçon, si brillant, qui avait gagné la médaille du meilleur espoir sorcier de sa génération.
-Vous devriez monter dans un wagon les garçons, le train ne va pas tarder à partir, les encouragea t-elle.
Elphias leva les sourcils :
-Nous devrions même y aller très vite, si vous voulez mon avis. Muriel Prewett vient vers nous…
Albus fit un premier vrai sourire. L'insupportable Muriel et sa langue de vipère, accompagnée de plusieurs 4èmes années semblait être un fléau pour tout ce que'elle croisait. Heureux de pouvoir changer de sujet et d' oublier le sujet sensible des vacances, il s'engagea à la suite d' Elphias de bon cœur, tirant derrière lui une valise qu'il avait rendu plus légère avec un sort tout simple et une cage vide.
Les couloirs du train étaient bondés de premières années perdus et de secondes années surexcités. Ils déambulèrent un instant avant de trouver un compartiment qui ne comprenait qu'une seule élève.
Albus toqua à la porte :
-Est-ce qu'on peut s'installer ?
Une jeune fille maigre au visage autoritaire et pourvue de lunettes carrées releva le visage du livre où elle était plongée. Elle acquiesça d'un signe de tête avant de retourner rapidement à sa lecture.
Albus et Elphia montèrent leurs bagages dans les filets au dessus de leur tête, puis s'installèrent.
N'osant pas parler de peur de la déranger, les deux amis se contentèrent de fixer le paysage et l'intérieur du compartiment. Au bout d'une minute ou deux, la fille qui semblait avoir finit son chapitre avoir saisit le malaise des deux compères, elle ferma son livre et le rangea dans son sac avant de les contempler.
-Comment se sont passées tes vacances ? demanda Elphias d'un ton timide.
-Très mal, répondit-t-elle un peu sèchement. Ma famille s'est mise en tête de me faire passer trois semaines au bord de la mer dans une station moldue surpeuplée où je n'ai rien eu à lire, ni personne à qui parler.
-Tu as essayé de parler à des moldus de notre âge ? Ce pourrait être une expérience intéressante...
-Des enfants m'ont jetés du sable dans les yeux. Et des adolescents de notre âge m'ont traité de laideron. Rien de plus excitant.
Et sur ce, elle se détourna pour regarder le quai 9 ¾ qui commençait à défiler derrière les vitre.
Albus sentit un élan de sympathie le traverser. Il n'avait pas été le seul dont les vacances étaient un massacre. C'était bizarrement réconfortant.
La jeune fille s'appelait Augusta Dippet et était une serdaigle de septième année. Elle possédait un fouillis de cheveux blonds bouclés qu'elle roulait en chignon sous des chapeaux abracadabrants, et de petits yeux bleus perçants. De façon générale, Albus l'aimait bien. Elle était studieuse et droite bien que son caractère bien trempé ne fasse pas l'unanimité. Il n'était pas rare d'entendre les autres filles critiquer ouvertement cette miss-je-sais tout excentrique en gloussant dans la salle commune.
Malgré la réserve dont elle semblait faire preuve, il retenta d'engager la conversation :
-Est-ce que tu as regardé un peu les aspics que tu veux avoir cette année ?
Elle hocha la tête négligemment :
-Hum-hum... Oui, j'avais déjà décidé ça l'année dernière. Tu n'as pas encore choisit Albus ?
-Je ne suis pas encore sûre de ce que je veux faire après Poudlard. J'ai peur de négliger quelque chose et d'être déçu par la suite.
La jeune fille lui fit un sourire un peu moqueur, mais sans méchanceté :
-Je ne crois pas que tu aies besoin de t'inquiéter, tu auras des optimales partout sauf en quidditch. Pour ma part je pense prendre une année sabbatique et voyager un peu. Après, je me concentrerai sur l'étude de nouveaux sortilège pouvant améliorer l'art culinaire.
Albus sourit aimablement :
-C'est une bonne idée. Je ne savais pas que tu aimais la cuisine.
Augusta répondit d'un ton dédaigneux :
-Je ne l'aime pas, mais ce sera un marché très fructueux avec des filles du type de Muriel Prewett qui rêvent d'avoir le dernier gadget ensorcelé à la mode. Je préférerai voyager plus longtemps mais enfin, il faut gagner sa croûte comme on dit.
Elphias, se pencha vers elle, les yeux brillant :
-Il est prévu que nous prenions une pause après les aspics nous aussi. Nous allons faire le tour du monde, n'est ce pas Albus ? Ce serait amusant de nous croiser.
-Oui, ce serait intéressant en effet, répondit elle poliment. Au fait tu ne devrais pas être dans le wagon des préfets en chef, Albus ?
-Non, j'ai demandé une dérogation, je ne vais pas être préfet cette année, je vais poursuivre un mémoire commun avec Katerina Svantovit, sur le lien magique entre la métamorphose et l'identité du sorcier.
-Katerina Svantovit ? J'ai déjà entendu ce nom. Elle a déjà dût écrire un article ou deux ?
-Elle est en septième année à Durmstrang pour l'instant. Je pense que nous passerons au moins un mois dans le nord durant notre tour du monde, car j'aimerais avoir l'occasion de finir nos recherches communes avant de prendre un nouveau départ.
-Ça m'étonne un peu qu'on t'ait laissé te désister de tes fonctions de préfet en chef si facilement. Ils auraient une idée derrière la tête que ça ne m'étonnerait pas…
Elphias gigota sur son siège, assis à coté de Dumbledore qui était si grand et mince, il ressemblait à un petit gros :
-Mon père travaille au ministère. Il a dit que quelque chose d'important allait avoir lieu à Poudlard cette année. Vous n'avez pas une idée ?
Mais personne ne lui répondit car à cet instant la porte s'ouvrit et la vendeuse de bonbon vint leur proposer ses friandises. Albus se laissa tenter par des fliboustes aux citrons tandis qu'Elphias dépensait une foule de noises pour se faire une véritable réserve de dragées surprises de Berthie Crochue.
Quand elle fût partie, le silence retomba pendant quelques minutes où ils regardèrent le paysage défiler, chacun perdu dans ses pensées respectives.
La porte coulissante du wagon s'ouvrit une nouvelle fois et Abelforth Dumbledore apparût dans l'encadrement, traînant derrière lui une lourde valise et la cage où Gobelure, son énorme chat était enfermé.
Il ne demanda pas s'il y avait de la place et se laissa seulement tomber lourdement à coté d'Augusta.
D'un œil critique, Augusta compara les deux frères. Il y avait tout de même quelque chose de familier dans leurs traits. D'abord il y avait leurs yeux bleus et mats, presque parfaitement semblables, entourés de cils courts et fournis. Et puis la couleur des cheveux, mélange de rouille et terre. Cela s'arrêtait là.
Albus était aussi grand et élancé que son frère était trapu et large d'épaule. Les traits de son visage étaient plus disgracieux que son aîné. Il avait des doigts calleux et épais.
Albus avait ramené ses longs cheveux en un catogan soigneux tandis que son cadet les laissait s'épanouir en une masse hirsute.
Le visage de l'aîné était calme et beau mais emprunt d'impersonnalité. Au contraire son frère foudroyait les occupants du wagon de ses sourcils épais, révélant une grande colère intérieure, ce qui lui donnait un air plus humain et plus touchant.
A leur coté, le pathétique petit Elphias Dodge avait l'air du dindon de la farce. Sans avoir la calme beauté et l'incroyable potentiel de l'un, il n'avait pas non plus la sauvagerie fascinante de l'autre.
Il était donc à jamais désigné pour être l'aimable suiveur. Et le sourire doux qui éclairait son visage rond semblait montrer que cette position là lui convenait tout à fait.
Elle claqua de la langue. Pathétique.
Albus soupira. Son jeune frère devait être encore en colère contre lui. Le septième année remarqua que la chemise de son uniforme de sorcier était froissée et tâchée.
Dans sa cage, Gobelure ressemblait à une grosse boule de haine crâchante et vociférante.
Le vieux mâle était borgne et boitait. Abelforth l'avait adopté à défaut de pouvoir emmener une de ses chères biquettes dans ses bagages. De plus, la maison familiale regorgeait de chats car Ariana les adorait, mais Gobelure avait un caractère si vicieux que deux fois déjà il avait été le déclencheur des crises de leur petite sœur. Mieux valait l'éloigner dans ce cas et il n'y avait que les grosses mains pataudes d'Abelforth qui permettaient de le calmer.
Entre créatures hirsutes, on se comprenait.
Albus en était là dans ses observations quand le bruit d'un bec sur une vitre le sortit de ses pensées. En deux secondes, il fut sur ses pieds et ouvrait la fenêtre pour faire entrer sa chouette lapone.
Augusta contempla avec intérêt les changements qui se produisirent sur son visage. Le jeune homme semblait prit d'une grande joie, ses yeux bleus pétillaient de plaisir et à présent il détachait fébrilement le mot resté accroché à la patte de Liselotte –un cadeau de sa mère pour ses résultats exceptionnels aux buses !-.
Il déplia la note furieusement et ses joues étaient empourprées d'excitation. Il donna juste quelques explications avant de s'enfermer dans sa lecture :
-C'est elle ! Je vous en ai parlé à l'instant ! Katerina Svantovit ! Elle a déjà répondu à mon projet de plan de la semaine dernière. C'est merveilleux !
Abelforth haussa les sourcils. S'il ne connaissait pas si bien son frère, il l'aurait crût amoureux. Un petit sourire dédaigneux vint fleurir sur son visage.
S'il en était seulement capable !
Tout à fait ignorant des pensées de son frère, Albus parcourait des yeux la missive :
Très cher Albus ,
Ton courrier a provoqué chez moi un enthousiasme que tu ne peux pas imaginer. C'est absolument brillant. J'aimerais cependant revoir certains points avec toi, principalement en ce qui concerne les transformations par potion comme le polynectar, qui demande qu'on laisse l'individu copié en vie afin d'en prélever des extraits. Est-ce que cela ne te semble pas mettre en péril une identification totale du copieur au copié ?
Je sais que ce message est très court par rapport à mes précédentes lettres. Je te pose la question : Pourrons-nous en parler de vive voix ? Si tu ne comprends pas ce que cela signifie alors c'est que ma lettre sera arrivée plus tôt que prévu.
J'attends ta réponse avec une grande impatience.
Confraternellement,
Katerina.
« Pourrons-nous en parler de vive voix ? ». Que cela signifiait-il ? Il en avait une vague idée, ça ne pouvait vouloir dire que…
Tout en réfléchissant, il plongea sa main dans un paquet de dragées surprise de Berthie crochue.
Il l'avait à peine mise en bouche qu'il la recracha dans un manque à la bienséance le plus totale.
Car c'était une dragée au goût de poubelle.
Ce soir-là, le plafond magique fût secoué par de violentes bourrasques de vent et de quelques éclairs, ce qui était souvent lié à l'humeur du directeur, donc mauvais signe.
C'est cependant avec sérénité qu'Albus avait rejoint la table des Griffondors. Il faut dire que l'humeur de Phinéas Black était souvent des plus morose depuis que Sorcière hebdo l'avait qualifié de « plus mauvais directeur de Poudlard jamais recensé » et son épouse, la terrible Ursula Flint qui se chargeait des cours d'études des runes anciennes ne devait certainement pas lui faciliter la tâche.
La répartition s'était déroulée sans encombre, même si à vrai dire, Albus n'y avait pas vraiment fait attention, il était resté concentré sur les zones d'ombres de la lettre de Katerina.
Il attendait en silence que ses soupçons se confirment, bien qu'il soit visiblement le seul car autour de lui, les autres Gryffondors se dandinaient sur leurs chaises, les ventres gargouillant, leur attention uniquement réservée aux plats tristement vides.
Assise juste en face de lui, Armanda Weasley lui jetait de temps à autres un coup d'œil discret. Il n'avait jamais été doté d'un troupeau de prétendantes, la plupart des belles étant rebutée par sa frigidité naturelle. Cependant il arrivait qu'une créature plus entreprenante que les autres, généralement séduite par sa vivacité d'esprit (à moins que ça ne soit la belle nuque droite ? Ou la grâce de ses mains ?), s'éprenne de ce garçon aussi sociable que secret.
La malheureuse s'en revenait à tous les coups bredouille car les avances étaient repoussées avec tant de douceur et d'indifférence qu'elles en venaient presque à avoir honte d'avoir osé s'attaquer à si supérieur à elles.
La jeune Armanda Weasley, de deux ans sa cadette, semblait s'être résignée à être une fidèle admiratrice puisque le statut de compagne semblait inaccessible. Cela lui allait bien car il n'avait rien contre elle et sa frimousse constellée de tâches de rousseur. Il lui sourit aimablement avant de se tourner vers la table des professeurs.
Certains semblaient nerveux tandis que d'autres comme le professeur Binns baillaient aux corneilles.
Enfin, Phineas Black se leva et écarta les bras pour réclamer le silence, puis il fit signe aux élèves de se lever. Dans un grand brouhaha de chuchotements et de raclements de bancs qui était la preuve que la demande de silence avait échouée, tous les élèves finirent par se retrouver debout devant leur directeur.
Le professeur Black croisa ses mains derrière son dos et passa en revu tous ses petits voyous à qui il consacrait sang et sueurs d'un air qu'il voulait autoritaire –et qui l'était !-.
C'était un homme tout petit, sec comme une branche, avec des yeux noirs et enfoncés sous d'épais sourcils d'un noir de jais. Ses cheveux mi-longs laissaient néanmoins dépasser son crâne qu'il dissimulait comme il pouvait sous son chapeau de sorcier sur lequel il avait fixé une immense plume violette qui lui donnait l'air encore plus petit.
-Je vous souhaite la bienvenue une fois de plus, pour une nouvelle année au sein de notre merveilleuse école. Je tiens à vous rappeler le nombre de sacrifices qu'ont effectué un nombre incroyables de sorciers tous incroyablement talentueux afin de vous offrir la chance de pouvoir avoir une éducation aussi sophistiquée que celle qu'on vous dispense dans cet établissement. Pour commencer, je voulais vous rappeler quelques dates clés de l'histoire de notre prestigieux…
-Et blablabla, marmonna Erwan Deauclair à son voisin direct. Le temps qu'il nous récite l'histoire de Poudlard, les septièmes années seront morts de vieillesse.
Cela fit sourire Albus alors qu'Elphias fronçait les sourcils.
Une fois que les principaux épisodes de la mise en place du Poudlard moderne furent écoulés, Phinéas Black consentit à mettre fin à la longue attente de Dumbledore.
-Il faut néanmoins que je vous fasse part d'un élément d'une extrême importance. En raison d'une future restauration du château de Durmstrang l'année prochaine, le tournois des trois sorciers sera exceptionnellement avancée d'une année, ce qui est une chance inouïe pour nos septièmes années.
La salle explosa dans un concert de chuchotements ravis. Phinéas fronça encore plus les sourcils et jappa :
-Oui, Oui, vous êtes contents ! Silence maintenant! Silence!
Il reprit sa respiration avant de continuer :
-Je vous rappelle que c'est au tour de l'école Durmstrang de nous accueillir au sein de son établissement et j'attends de vous que vous fassiez honneur à votre école. Les candidats les plus brillants sont encouragés à se présenter auprès de notre concierge pour s'inscrire.
Je tiens à préciser que les plus zouaves d'entre vous n'ont pas besoin de se faire d'illusion et qu'ils feraient mieux de se préoccuper de leur notes aux prochains examens.
A contrario, certains de nos plus précieux éléments seront inclus d'office au voyage. Oui, c'est de vous dont je parle Mr Dumbledore. Puisque Miss Dupets vous remplace en tant que préfète-en-chef, vous ne verrez pas d'objection, j'espère, à finir votre mémoire avec mademoiselle Svantovit en tête à tête, n'est-il pas ?
Albus ne répondit pas. Phinéas avait toujours une façon de s'adresser à lui légèrement moqueuse. Comme s'il se méfiait de cet élève trop brillant, qui déjà à 17 ans tout juste était capable de lui exhiber ses défauts.
Il sourit en baissant les yeux. Sans doute aurait-il choisit de lui-même de se rendre à Durmstrang –après tout, c'est ce que Katerina attendait clairement de lui, d'après ce qu'elle disait dans sa lettre-, mais il était plus agréable au directeur de ne pas lui laisser le choix, autant pour le contrarier que pour être bien certain de pouvoir étaler les talents de son meilleur élève devant les yeux des directeurs des autres écoles.
Cela ne le contraria même pas. Cela était presque plaisant en vérité, cette façon que le directeur avait de le manipuler comme un être à part, à la fois précieux et dangereux. Ses yeux pétillèrent tandis qu'il lissait doucement son bouc du bout des doigts.
Pendant que le directeur continuait à expliquer toutes les règles du futur tournoi, tout en rappelant soigneusement toutes les situations qui pourraient être embarrassantes pour Poudlard, Albus laissa ses pensées vagabonder sur les futurs possibilités que lui ouvrirait cette Année à Durmstrang. Est-ce que choisir des spécialités différentes serait envisageable ?
Même la vision de son petit frère mal peigné qui boudait, seul et isolé à la table des Griffondor ne l'agaça pas.
Et avec tout ça, il ne fallait pas qu'il oublie de répondre à Adalbert Lasornettes au sujet des petrouflettes à moufles. Ils échangeaient des courriers réguliers depuis quelques temps et Albus en était ravi.
Il ne réalisa que Phinéas avait finit son discours que quand les plats se garnirent de nourriture. Ses voisins se jetèrent si voracement sur les aliments que Amanda Weasley fut arrosée de sauce de viande des pieds à la tête.
Albus sortit sa baguette :
-Recuro !
Et la sauce s'évapora de la robe de sorcier de la jeune Weasley qui rosit de plaisir devant l'attention qu'il lui prodiguait. Et voyant que Albus ne se nourrissait pas, elle n'osa pas se servir –de crainte qu'il passe plus de temps à la voir mastiquer qu'à s'occuper de sa propre assiette-, jusqu'à ce que Elphias lui passe le plat de pommes de terre bouillies, pour lequel elle succomba.
Albus était trop excité pour avoir véritablement faim. Et puis il avait un faible pour ce qui était sucré.
Enfin les derniers plats se vidèrent et les desserts apparurent dans toute leurs splendeurs et aussitôt il fût sur eux. La cuillerée de sorbet citron lui fondit sur la langue et ses yeux bleus pétillèrent de satisfaction.
Il regarda l'eau monter le long de la fenêtre avec une certaine curiosité. C'était la première fois qu'il voyait le Poudlard express prendre un chemin autre que celui de Londres.
Et jamais il n'aurait pût imaginer que ce chemin là aurait été celui du lac.
Après réflexion, il aurait pût l'imaginer, cela lui arrivait parfois, d'avoir des idées extraordinaires. On s'y faisait.
Pour l'occasion, le Poudlard express avait été entièrement repeint d'un rouge encore plus éclatant. Albus soupçonnait que ce changement ne serait pas le seul apporté à la locomotive. Le directeur avait été très clair dans son intention d'en mettre plein la vue à ses collègues Nordiques et Français.
-C'est presque dommage de la faire aller dans l'eau, marmonna Abraxas, assis à sa droite.
Albus fit un dernier signe de la main à Elphias qui semblait dépité sur la rive tandis que dans le Wagon, Augusta reniflai un :
-Je ne crois pas mon cher, un simple isoléatum bien formulé et la locomotive restera hydrophobe pendant tout le trajet.
Albus intervint avec un sourire :
-Ma chère Augusta, c'est même certain, regarder, Bernie Ruffhocker n'a pas fermé la fenêtre de son compartiment et l'eau ne rentre pas.
Abraxas Malefoy haussa les épaules :
-C'est bien le minimum qu'il pouvait faire. C'est répugnant, toute cette vase…
Comme tous ces ancêtres, Abraxas Malefoy avait une chevelure d'un blond cendré qu'il portait en long carré plongeant ainsi que des yeux bleus d'une froideur extrême. Il portait un bouc qui lui entourait le pourtour de la bouche et lui donnait l'air plus âgé que ses dix-sept ans. Et tout comme Albus, on ne lui avait pas demandé s'il voulait faire partit du voyage ou non.
Phinéas avait voulu accorder à son école la prestance et la noblesse de la famille Malefoy, d'autant plus que leur dons pour la magie noire était célèbre jusqu'à Durmstrang, mais de l'avis de Dumbledore, il s'agissait là d'une maladresse.
Depuis le départ, Malefoy n'arrivait pas à se départir de sa mauvaise humeur, ce qu'Albus attribuait à cette sensation que le jeune homme avait eu de se faire forcer la main.
Là où un peu de diplomatie et de flatterie auraient eu des effets merveilleux, le professeur Black avait maintenant une mule de race prête à envoyer au diable tous ces « bachi-bouzouk d'esquimaux ».
Le train était à présent complètement immergé et la lumière ne parvenait plus jusqu'à eux que par les vagues lampes clignotantes qui pendaient au plafond et les plongeaient dans une ambiance lugubre où il était difficile même de lire.
Le professeur Fourchedingue circulait dans les wagons tout en agitant autour de lui les multiples épaisseurs de robes et de fourrures qu'il avait enfilé pour l'occasion, de peur de prendre froid lorsqu'ils seraient arrivés dans ce grand nord qu'était Durmstrang.
-Vous devriez fermer cette fenêtre Ruffhocker, ce sort ne repousse que l'eau et pas les créatures qui y vivent, dit-il sèchement au pauvre élève qui était déjà en plein combat avec deux strangulots particulièrement tenaces.
-Comment cet imbécile a pût être sélectionné, marmonna Abraxas en retroussant ses manches et en délivrant le pauvre bougre à l'aide d'un sort informulé.
Augusta ne dit rien, mais le regard perçant qu'elle lança à Bernie Ruffhocker à travers ses lunette disait qu'elle était d'accord. Abraxas eu le mot de la fin sur le sujet :
-Malheureusement pour lui, c'est un élève brillant mais pas un sorcier d'action. Il n'y a aucune chance que la coupe de feu le choisisse comme champion.
-Est-ce que tu comptes mettre ton nom dans la coupe ? Interrogea Albus, sincèrement curieux.
Le serpentard haussa les sourcils :
-Évidement, sinon je me serais débrouillé pour ne pas venir. Dumbledore, Tu ne vas pas le faire?
-Je n'ai pas décidé encore. Ce doit être amusant mais j'ai peur de manquer de temps pour mes recherches si je m'investis dans le tournoi.
Augusta releva les yeux du livre sur lequel elle peinait à cause du manque de luminosité et sourit à demi :
-Nous n'allons pas nous en plaindre, si tu ne t'inscris pas, ça fera plus de chance pour nous.
Soudain il y eut un énorme pop ! Et le train trembla alors que trois énormes ventouses s'étaient collées sur la vitre derrière laquelle patientaient les trois élèves.
Le professeur Fourchedingue repassa dans l'autre sens dans un tourbillon de fourrure. Il venait de remplacer son chapeau de sorcier par une chapka en peau de lapin :
-Ne vous inquiétez pas jeunes sorciers ! Ce n'est que le calmar géant qui salue notre départ.
Augusta Dippet leva haut les sourcils et répondit avec un effort évident pour être sarcastique :
-Mais nous sommes parfaitement sereins professeur. Dites-moi… Vous nous préviendriez quand même s'il y avait une présélection avant l'arrivée à Durmstrang ?
Le professeur la foudroya du regard :
-Pas d'insolence avec moi, miss Dippet ! Et je vous prierais d'ôter immédiatement ses accessoires ridicules !
Il faisait mention des gants au crochet, de l'étole rongée de mites et du chapeau de couleur verte surplombé d'un faux canari que la jeune fille abordait.
Ils se défièrent du regard avant qu'Augusta ne se résigne à enlever son attirail mais le faux-canari laissa échapper quelques pets du plus mauvais goût qui en disaient longs sur les sentiments de sa propriétaire.
Pendant ce temps, Albus riait de cette situation cocasse.
Les tentacules du calmar se détachèrent et ils purent voir sa longue silhouette s'enfoncer dans les ténèbres et le train en profita pour prendre de la vitesse.
Ils ne roulaient pas depuis longtemps que la vase finit par s'éclaircir jusqu'à disparaître totalement.
-Je dirai que nous avons quitté le lac et traversons présentement la mer du nord, commenta Albus tout en étudiant la myriade de poissons qui nageait autour d'eux. Le train roulait à présent sur le fond de sable blanc.
Abraxas se pencha vers la vitre et y appuya sa main :
-Tu dois avoir raison, regardez, il y a deux jeunes tritons qui jouent derrière ses rochers. Ils ne ressemblent pas du tout à ceux que nous avons dans le lacs.
Les deux jeunes sirènes tournèrent vers eux leurs yeux jaunes de poissons et dans un froissement de nageoires, ils disparurent.
Albus ferma rêveusement les yeux tout en contemplant la lumière lourde et bleue qui parvenait avec peine jusqu'à eux. Peut-être s'était-il endormi. Peut-être faisait-il un rêve éveillé dans lequel une locomotive rouge glissait comme un fantôme sur le fond de la mer.
Quand il se réveilla, une nuit épaisse et si lourde qu'on n'y voyait ni lueur, ni étoile les entourait. Une nuit d'encre pleine de cauchemars et d'inféris.
Il en était sûr, le train n'avait pas pût rouler sous la mer car ce serait de la magie.
Puis il se rappela qu'il était magicien et -comme un enfant- s'en émerveilla jusqu'à ce qu'il s'en enorgueillit.
Et puis il comprit qu'en réalité ils étaient toujours sous l'eau. Lorsque le professeur Fourchedingue repassa dans leur direction, il se permit de l'interroger :
-Sommes nous si loin de la surface que la lumière ne parvient pas jusqu'à nous ?
-Ce n'est pas exactement cela monsieur Dumbledore, il se trouve que nous arrivons bientôt au terme de notre voyage et nous sommes actuellement en dessous du continent, dans un tunnel marin naturel formé par de la lave.
-Voulez-vous dire que l'école de Durmstrang se trouve en sous-sol ?
Le professeur lissa du bout des doigts ses longues moustaches pointues et haussa ses épais sourcils, laissant apparaître de petits yeux noirs et sombres :
-Vous le découvrirez en temps et en heures Mr Dumbledore.
En temps et en heures signifiait tout de suite. Pour preuve, ce fut cette fois le directeur Phinéas Black lui-même qui vint inspecter les troupes :
- Lovegood tenez-vous droite ! Tout le monde est prêt ? Ruffhocker, vous avez bavé sur votre uniforme neuf pendant que vous ronfliez, espèce de dégouttant… Recuro ! Et Malfoy, pour l'amour de Merlin, cessez de faire comme si vous aviez perpétuellement une bouse de dragon sous le nez !
Chose à laquelle Lovegood se tordit de l'autre coté, Ruffhocker bailla puis s'étira et Malefoy renifla d'un air dédaigneux avant de regarder dehors (où l'on ne voyait strictement rien, nous l'avons déjà dit).
Phinéas tempêta, s'époumona, fit trembler ses quenottes, rugit mais rien n'y fit, les troupes de Poudlard, au nombre d'une petite vingtaine, se sentaient définitivement d'humeur à lui prouver qu'ils n'étaient qu'une bande de grands abrutis tartignoles.
Et cela jusqu'à ce qu'Abraxas Malefoy n'intervienne :
-Regardez, il y a de la lumière au dessus !
Dans un grand bruit de chien qui s'ébroue, la locomotive jaillit de l'eau comme un grand monstre marin et tout de suite elle se mit à ralentir.
Au moment où elle fût presque entièrement dehors, les roues se mirent à crisser sur les rails et des torrents de fumée jaillirent de la cheminée du wagon de tête, formant les silhouettes de deux sangliers ailés entourés de feux d'artifices d'argent qui vinrent se poser calmement de chaque coté du train une fois que celui-ci se fut enfin arrêté.
Augusta jeta un œil au dehors, bientôt suivit des autres élèves:
-Regardez... Sommes-nous dans un château ou dans une forêt?
L'endroit où le Poudlard express venait de s'arrêter ne ressemblait pas à une gare. C'était une sorte de grande place où étaient dressées de nombreuses tables en pierre brute. Il n'y avait pas de murs mais plutôt une étrange matière qui aurait pût être une sorte de dentelle de lave figée ou bien d'étranges bosquets d'arbres dont les feuilles sembleraient plongées dans l'ombre. Ce qui est sûr c'est que les parois semblaient respirer et que les « feuilles » semblaient bruisser au rythme d'un vent qui n'existait pas.
A quatre points différents, de grands braseros étaient allumés, dont les flammes semblaient changer de minute en minute, que ce soit seulement pour modifier leur couleur ou pour distribuer une pluie d'étincelles tout autour d'eux.
Les élèves de Durmstrang étaient installés autour de ces tables et il émanait d'eux quelque chose d'effrayant. Cela était sans doute dût à leur uniforme rouge, bordé de fourrure et du contraste de la lumière des feux et de la pénombre qui faisait naître sur leur visages comme des masques d'esprits frappeurs.
Dumbledore chercha instinctivement à trouver le visage de Katerina parmi tous ces faciès inquiétants mais en vain.
Les élèves se groupèrent à la sortie du train, soudainement intimidé, et tout d'un coup plus gêné à l'idée de faire honte à leur école.
Les battants de la locomotive s'ouvrirent et le petit groupe d'étudiants se groupèrent derrière leur directeur, fier comme un coq.
Il y avait, groupés autour d'une table, toute une brochette d'élèves habillés en bleu ciel que Dumbledore identifia comme étant les élèves de Beaubâton. Il devina que le grand escogriffe maigre en robe mauve qui abordait une longue barbe fine devait être leur directeur.
Mais déjà une autre silhouette -plutôt imposante- se dirigea vers eux-.
-Phinéas! Sacrrré Brrrigant! Toujourrs aussi maigrre, mais pas autant que Barrnabius!
L'étrange personnage éclata d'un rire tonitruant.
Il était si gros qu'on aurait dit une gigantesque balle. Son visage de sumo était glabre et son crâne était nu sous son chapeau de sorcier doublé de renard argenté.
Son corps était entièrement engoncé dans de riches fourrures cousues d'or et ses gros doigts boudinés étaient couverts de lourdes bagues.
Il aurait pût simplement ressembler à un énorme bébé mais il y avait quelque chose de trop antipathique dans ces petits yeux jaunes qui vous fixaient avec calcul.
-Borya Drowski! S'écria le professeur Black avec une parfaite mauvaise foi. Quel bonheur de nous voir à nouveau réunis.
Et ils se prirent dans les bras et se tapèrent dans le dos comme si c'était complètement naturel pour de vieux ennemis comme eux.
Le professeur Black voulut enchaîner mais un bruit de froissement de robes attira son attention.
Vers le fond de la cour, juste devant une grande porte de bois cloutée auquel on accédait par un escalier de pierre se groupèrent une partie des élèves de Durmstrang. A première vue, ils étaient tous au moins en sixième année.
Le directeur Drowski se rengorgea comme un coq :
-Tous les étudiants que vous voyez metrrrons leurr nom dans la coupe de feu, ils vous ont préparé un chant de bienvenue. Pourr mettrrre un peu de terrreurr dans vos yeux quand vous verrez leurr déterrmination.
Puis il éclata d'un grand rire tonitruant. Le professeur Black se renfrogna.
Debout, juste derrière son directeur, Dumbledore sourit a nouveau, mi-par amusement, mi- par pitié. Il éprouvait un doux mépris pour ses hommes mûrs qui se confrontaient en exposant de jeunes humains en plein essor comme des bêtes de foire, se gorgeant de leur énergie comme d'une nourriture.
Mais qu'importe ! Les élèves de Durmstrang avaient commencé à chanter...
C'était un chant grave et rauque qui venait du ventre.
Un chant qui parlait de fierté et d'honneur, de vent et de tourbe...
L'ensemble de leurs voix profondes unies ensemble avait quelque chose qui émut Albus car c'était un chant de jeunes guerriers pleins de force et de joie.
C'est alors qu'il la vit parmi les autres. Katherina.
Avec ses yeux sombres et ses lourds cheveux roulés en nattes autour de son crâne.
Cependant il ne s'attarda pas sur elle, son regard dévia rapidement sur la personne qui se trouvait juste à à coté de la jeune femme.
La main sur le cœur, le garçon blond chantait plus fort que les autres et il chantait extrêmement faux. Et il y avait dans son grand regard rieur qui brillait, dans son menton volontaire, quelque chose qui fit penser à Albus que ce garçon était réellement ému par ce chant, et que son amour de l'instant était d'autant plus précieux qu'il chantait faux de son plein grès, comme conscient que cette magie fugace de cette force du groupe n'était qu'une farce, une pauvre blague auquelle seuls les plus faibles pouvaient croire.
Et ainsi, à la fois seul et moqueur, à la fois avec les autres et émus, Albus le trouva intéressant. Puis il pensa à autre chose.
Fin de ce premier chapitre
Les personnage plus difficiles à reconnaître sont Marge auquel il n'est que fait référence qui est l'horrible arrière grande tante de Ron et Augusta qui n'est autre que la grand-mère de Neville.
Il existe peut-être des conflits générationnels, mais dans un monde où les sorciers peuvent avoir 150 ans, hein ho...
J'ai choisi la musique parce que pour moi elle colle parfaitement à l'image que je me fait d'un personnage aussi seul et peu engagé sentimentalement que Dumbledore durant un voyage en train.
Dumbledore dont l'adverbe caractéristique est « aimablement », n'est pour le moment pas du tout un personnage attachant mais cela changera je l'espère.
Tout commentaire est le bienvenu !
Lou-des-bois
A ma première revieuweuse (edit 2): Merci beaucoup pour Abelforth, j'avais un gros doute et je suis allée voir sur wiki potter mais il ne disait rien alors j'ai fait à mon idée.
Quand au fils Malefoy, regarde comme Albus est fait à 150 ans ^^. On sait que Abraxas meurt à un âge avancé de la Dragoncelle. Je l'imagine bien avoir des gamins jeunes qui grandissent et meurent dans la guerre contre Grindelwald et il se retrouve en patriarche abandonné et aigrie. Si les sorciers peuvent vieillir plus lentement, il peut bien être un peu plus jeune que Dumbledore et se trouver une épouse de vingt ans pour lui refaire un héritier pour la dynastie Malefoy en étant presque un vieillard. Et personnellement, je trouve que des moyens aussi glauques n'auraient rien d'étonnant chez les Malefoy ;).
Je te remercie beaucoup pour ton commentaire en tout cas !
