Disclaimer :

Qu'est ce qui est d'moi là-dedans ? Deux trois personnages d'ici de là.

Mais de Gellert, de Dumbledore ?

Que nenni mes amis. Ces deux là, à Dame Rolling toujours appartiendront, turlicotton !

Le p'tit mot du début :

Je suis fière de moi puisque j'ai vraiment mis deux semaines avant de poster ce chapitre :'). J'essaie de retrouver le feu sacré qui m'habitait quand j'écrivais ma fic death note.

J'espère que vous prendrez plaisir à lire ce chapitre-ci ! Où on se rapproche dangereusement de la première épreuve du tournoi.


Chapitre 6 : Halloween

Cécile Corbel –C'hoant dimein


Adossée à des coussins, Katerina était allongée sur l'un des canapés de la salle commune de Mâche-ferraille. Du bout de sa plume auto-correctrice, elle annotait distraitement son livre de sortilèges de septième année tout en essayant de ne pas faire attention à Ruffhocker, cet imbécile venu de Poudlard qui poussait des cris à chaque fois qu'il perdait une manche à la bataille explosive contre Mervin et Vladimir, deux sixièmes années de Durmstrang, taillés comme des armoires à glace et que l'on ne voyait jamais l'un sans l'autre.

Elle se pelotonna plus confortablement contre le velours rouge et fixa sans les regarder les dalles en damier noirs et blancs patinés par les générations d'élèves qui les avaient piétinés.

La salle commune de Mâche-ferraille était une haute pièce de pierre brute qui se situait dans une des tours les plus élevées de la citadelle. Les hautes fenêtres couvertes de vitraux représentaient des scènes de duels de sorciers contre des vouivres et des dragons. Un étroit escalier en fer forgé dentelé montait en épousant la forme de la tour pour aller jusqu'aux dortoirs, situés juste en dessous des toits d'ardoises.

Katerina allait se décider à partir mais une paire de bras se posèrent sur le dos du canapé et elle réalisa qu'un visage la regardait :

-Katerina, Katerina… Qu'est ce que tu faisais, sweety Kat ?

Katerina jeta un regard agacé vers le visage souriant de Gellert, qui revenait, tout miel -le fourbe ! -. Mais à quoi bon lui en vouloir? Ne l'adorait-elle pas, ce beau cruel, avec ses petites manières extravagantes et ses sourires d'oiseau de proie ?

-Qu'est que tu me veux, Traitre ?

Il entortilla gaiement une de ses gracieuses boucles autour de ses doigts et bondit par-dessus le dos du canapé, afin de s'installer contre l'autre bord, face à elle.

-Rien de particulier. Je n'ai pas de tournoi en attente alors je m'ennuie terriblement.

-Oh, pauvre chéri ! Susurra Katerina en retirant de sa figure les pieds qu'il venait d'étendre. Mais vois-tu, contrairement à toi, j'ai une épreuve à préparer.

-Tu vas rater la fête de ce soir ?

On était le 31 octobre et une soirée d'Halloween allait être célébrée dans le grand Hall pour ouvrir le tournoi qui commencerait le lendemain en début d'après-midi.

-Non, je pense que j'irais y faire un tour. J'ai bientôt terminé de toute façon…

Ruffhocker poussa un grand cri de désespoir tandis que ses cartes lui explosaient au visage et Katerina lui lança un regard venimeux. Gellert se roula en boule et lui caressa la cheville du bout des doigts :

-Si tu n'as plus rien à faire, pourquoi ne prendrais-tu pas un bain avec moi ? Ronronna t-il d'une voix grave.

Katerina le regarda droit dans les yeux et elle poussa un ricanement guttural que le jeune homme accompagna bientôt.

-Pourquoi ? Tu t'es fait jeter par ta petite gourde ? Elle en avait assez que tu l'ignores en public ?

Gellert haussa les épaules :

-Elle a son entrainement de Quidditch. Et puis avec elle, ce n'est pas pareil que ce que ça pourrait-être avec toi.

Il laissa courir ses doigts le long de la jambe, sur le collant sombre tandis qu'elle haussait les sourcils et dévoilait sa petite canine saillante dans un sourire moqueur. Il la regarda dans les yeux et laissa filer d'une voix tendre :

-Parce que je t'aime, Chat…

Pour le jeu, elle laissa à son cœur le plaisir de battre un peu plus fort. Elle détailla le sourire merveilleux. Les boucles retenues par le lacet de cuir, les épaules larges, les mains arachnéennes posées sur les jambes longues. Et sa voix rauque et basse qui contrastait si délicieusement avec les cils trop longs. Oui, c'était vraiment un garçon séduisant.

Elle lui donna un coup de pied pour le faire tomber du canapé mais il bondit en arrière et se retrouva accroupit sur l'accoudoir contre lequel il reposait sa tête un instant plus tôt.

-Ça va, ça va, j'ai compris ! Ajouta t-il en riant. Je ne t'embêterai plus !

Il se détendit un petit peu, posa son visage au creux de sa main et lui demanda d'un air réellement interrogateur :

-Tu crois que les autres champions ont ce genre de conversation ?

Après un court silence, Katerina éclata de rire :

-Étant donnée qu'ils sont amis, tu veux dire ensemble ?

Elle prit une voix sensuelle et rauque :

-« Ernest, prends ton bain avec moi, ça fait au moins depuis… Toujours… que j'ai envie de faire quelque chose de plus excitant que mes devoirs… »

Et Gellert répondit avec allégresse, en mimant un Ernest énamouré :

-« Oh Albus, frotte moi le dos avec le gant et lèche moi les orteils, je n'en peux plus d'attendre… »

Et ils éclatèrent de rire à nouveau. Laissant leur imagination les mener là où elle les emporteraient.

Des larmes d'allégresse aux yeux, Gellert voulu ajouter quelque chose mais un élève de troisième année s'était approché d'eux avec timidité. Il tenait un livre qu'il tendit à Katerina :

-Kat'rina, le professeur Prince m'a chargé de te ramener ton livre. Tu l'as oublié hier pendant le cours de magie noire.

Le visage de Katerina, d'abord interrogateur, devint doucement impénétrable. Elle prit tranquillement le livre des mains de l'élève et le remercia avant qu'il ne disparaisse. Songeuse, elle passa sa main sur le dos de la reliure.

« Fondation et histoire de Durmstrang »

Gellert la contemplait avec curiosité :

-Tu n'as pas oublié ce livre durant son cours, n'est-ce-pas ?

Elle mit quelques secondes avant de relever les yeux vers lui :

-Peut-être que oui, peut-être que non. Ça ne te concerne en rien, pas vrai ?


Dans une salle non loin de là, Albus Dumbledore prenait son bain. Et il devait y avoir un courant d'air qui trainait car il éternua plusieurs fois.

Albus ne prenait pas souvent de bains en règle générale car il avait une préférence marquée pour les douches rapides et efficaces, mais néanmoin, il avait parfois besoin de ce genre de moment d'isolement.

L'internat lui pesait plus qu'à Poudlard où il savait dans quel placard à balais ensorcelé ou autre buanderie magique se réfugier quand il avait besoin d'être seul.

La petite salle de bain qui jouxtait les dortoirs avait été fermée à clef et la baignoire avait été remplit à ras bord d'une eau beaucoup trop chaude pour son bien où flottaient une véritable montagne de petites bulles d'une intense couleur dorées collées entre elles comme des grappes de raisin.

L'air était remplit de vapeur d'eau qui se déposaient en minuscules gouttelettes dans ses cheveux noués en catogan sur la nuque. Il ferma les yeux. Même le robinet, en forme de tête de Griffon, habituellement bavard, ronflotait doucement. Dans son sommeil, il arrivait que les pattes de la baignoire –en pattes de lion- fassent leurs griffes sur le tapis.

Albus soupira.

Ses yeux bleus vaguement entrouverts se laissaient dériver sur les mosaïques turquoises qui tapissaient le mur. Un de ses bras était accoudé contre la surface fraiche de la baignoire et se laissait pendre mollement dans le vide où sa main gouttait à intervalle régulier.

Son autre main s'était naturellement nichée dans le creux de son aine qu'il explorait à la recherche de quelque chose.

La sexualité d'Albus ressemblait à un petit animal sauvage qu'on n'a pas encore apprivoisé. Un animal qu'on épie pendant des heures tapis dans un buisson, juste assez en vue pour en apercevoir le terrier. Et soudain, il est là et la simple magie de sa présence suffisait à effacer tout l'ennui de la longue attente.

L'orgasme chez lui était une chose merveilleuse.

Le rouquin plongea sa main libre dans les bulles et amena une grappe de mousse jusqu'à sa bouche. Il souffla dessus avec un plaisir évident. Les bulles s'envolèrent dans les airs avant de se mettre à flotter. Albus ferma les yeux et se concentra avant de ré-entrouvrir les paupières.

Avec une lenteur toute calculée, les bulles s'amassaient en agglomérats pour former des objets ou des créatures. Il dût froncer les sourcils pour parvenir à leur donner la forme d'un des sangliers ailés de Poudlard.

Il avait gardé ce plaisir simple depuis sa prime enfance. Celle de pratiquer la magie sans utiliser de baguette. La douce satisfaction d'utiliser sa force mentale pour aider à s'épanouir une fleur ou pour faire claquer une porte. La merveilleuse sensation qu'il ressentait à l'époque sur son balais jouet, les aubes printanières lorsque ses pieds nus frôlaient les herbes mouillées du jardin.

Il claqua de la langue et les bulles éclatèrent presque instantanément dans les airs.

A l'heure où ses semblables commençaient tranquillement à approfondir leurs relations sentimentales et physiques, Albus n'avait jamais désiré aucun être humain.

L'érotisme était une affaire de magie pour lui. D'ailleurs l'idée même que des moldus puissent ressentir plus qu'un vague instinct sexuel le laissait dubitatif.

Et en petit garçon égoïste, il imaginait que lui seul pouvait accéder à cela. A cette sensation de plénitude absolue. Et que les autres ne pouvaient en recueillir que des miettes éparses. Car tout cela était trop fort n'est ce pas ? Tout cela avait une telle puissance que si tout le monde pouvait le vivre, ce serait effrayant.

Les doigts mêlés aux boucles rousses de sa toison pubienne et le pouce caressant son sexe, il ferma les paupières.

Les créatures qui peuplaient les fantasmes du jeune homme n'étaient pas des objets de convoitises mais de simples images à même d'ouvrir les portes de son esprit.

La pieuvre qui nageait dans la mer. Ce qui était érotique n'était pas l'animal. C'était les rayons du soleil au dessus de l'eau qui faisait onduler la lumière sur le corps ocre, parmi les remous bleutés de l'eau.

C'était la danse lente et poétique de ses tentacules. Le bleu de la mer qui se teinte de noir dans les profondeurs.

Les vols d'étourneaux. Absurdes et languides. Comme un ballet de doigts sur de la peau.

Le clapotis régulier de la goutte du robinet dans le bain et son délicieux halo d'ondes

Dans la tête d'Albus tout cela prenait une tournure qui aurait laissé perplexe la plupart des adulescents de son âge. D'ailleurs, il était tout aussi facile pour lui d'atteindre l'orgasme en se touchant qu'en ne le faisant pas, et les personnes qui se lançaient des œillades équivoques en échangeant des plaisanteries salaces le laissaient profondément perplexe.

Oh une silhouette entourée d'un châle dans la lande. Ses cheveux emmêlés par le vent.

Oh un cerf au torse d'homme. Les bois vêtus d'éperviers et de faucons. La lumière du soleil sur son visage, au travers des branches d'une forêt profonde et moussue.

Pour lui le sexe et la poésie étaient une chose semblable

Et c'est en repensant à nouveau à cette pieuvre merveilleuse qui avait longé les baies vitrées de la bibliothèque qu'il atteignit l'orgasme. Et aussitôt après, le désagréable souvenir de Gellert réapparût dans son esprit :

« La seule vraie magie… »Avait-il dit.

Par Merlin, mais lui était-il complètement impossible de se sortir ce blondinet idiot de la tête ?! En une moitié de seconde, toute sa félicité s'était évaporée –en même temps que les dernières bulles du bain-.

De rage il frappa l'eau de sa main souillée. Ce qui ne servit à rien sauf à réveiller le robinet en sursaut, lui faisant cracher un long jet d'eau tiède sur le visage d'Albus.


Roulés frileusement dans leurs capes de sorciers, Albus, Ernest et Augusta s'étaient assis au milieu de la lande venteuse et caillouteuse qui composait le parc de Durmstrang. Ils avaient trouvé un petit clos tombant en ruine sous lequel croupissaient trois bancs dont les pieds de pierre représentaient des selkies allongées sur le ventre et dont les queues soutenaient la dalle supérieure. (1)

Il faisait froid mais rien d'anormal en ce milieu d'automne qui avait transformé la bruyère du sol en un tapis d'ocre, de violine, de verts persistants et d'un orange citrouille particulièrement vif.

Les trois compères s'étaient regroupés autour d'un bocal de feu éternel et pressaient leurs mains contre. Augusta en particulier. Elle éternua trois fois et son nez était rouge et humide.

Prévenant, Ernest lui proposa d'effectuer un maléfice auto-chauffant sur ses vêtements, ce qui fit sourire Albus étant donné qu'ils s'étaient entrainés tous les deux à lancer ce maléfice sur leurs propres capes juste avant de sortir. Sa façon d'être prévenant avec tout le monde était absolument touchante.

-Bon alors, grommela Augusta une fois qu'elle fût enveloppée dans un vêtement agréablement tiédi par magie.

Albus la soupçonna d'enfouir son visage dans son épaisse écharpe bleue et argent pour dissimuler la rougeur de ses joues. Augusta était facilement gênée quand ses intentions étaient bonnes.

-Vous vous sentez prêts pour demain ? Ou en tout cas, ce qui s'apparente à prêt ?

Devant le silence angoissé de ses amis, Augusta sortit de ses poches plusieurs rouleaux de parchemins et enchaina:

-D'après ce que vous m'avez dit. Il y a de fortes chances que vous rentriez dans un endroit où la chaleur est étouffante. Il va falloir que vous trouviez un moyen de vous protéger du feu… Je suis sûre que vous y avez déjà pensé…

-Je pensais utiliser le même sort que Gwendoline la fantasque, précisa Albus. Ça transforme les brûlures en simples sensations de chatouillis. Ça devrait faire l'affaire mais j'ai une ou deux autres bottes secrètes.

-J'y avais pensé, rit Ernest. Mais étant d'un naturel très chatouilleux, j'ai bien peur que ce sort ne me desserve plus qu'il ne me sauve, hélas! Du coup j'ai peaufiné mon propre sortilège…

Les deux autres sifflèrent d'admiration, tandis qu'Ernest avait l'air relativement mal à l'aise:

-J'ai modifié le sort de têtenbulle de façon à ce qu'il enveloppe tout le corps. On a tendance à l'ignorer mais la têtenbulle protège de toute les intrusions, même celle du feu. Je rajouterai un petit sortilège de refroidissement et le tour sera joué.

-Ce me parait une bonne technique, sourit Albus, sincèrement. D'ailleurs peu importe ce qui nous arrivera demain. Je te souhaite bonne chance, mon vieux !

Ernest lui fit un de ces sourires calmes et bons qui faisaient oublier son visage ingrat et dont il avait le secret :

-Pareil ! Je te fais même cette promesse : Peut importe ce qui arrivera dans cette compétition, je ne ferais rien qui pourrait te mettre des bâtons dans les roues !

Albus eu un petit rire et remis une mèche lâche de cheveux roux derrière son oreille. Ce genre de phrase était ridicule et puérile. Mais la campagne était belle et ainsi entouré de ses amis, il se sentit mieux qu'il ne l'avait jamais été depuis son arrivée.

Il ferait confiance à Ernest et Augusta pour être prés de lui. AVEC lui. Alors sans aucune conscience qu'un jour il ne pourrait peut-être pas tenir cette promesse, il répondit en riant :

-Je te le promets aussi ! Je propose même qu'on s'allie pour mettre une belle pâtée à ces petits arrogants de Durmstrang !

-Par terre Katerina ! Tonna Augusta en brandissant ses parchemins.

Elle aussi était gagnée par l'ambiance bon enfant. Le canari sur son chapeau émis un sifflement joyeux. Presque surexcitée, elle étala les feuilles autour d'elle :

-J'ai fait des résumés d'un tas de sorts simples qui pourraient vous servir...

Les deux garçons se jetèrent des regards inquiets. Est-ce qu'elle espérait qu'ils pourraient apprendre tout ça cet après midi alors qu'il y avait le banquet d'Halloween ce soir ? Mais sous les encouragements enthousiastes de la blondinette qui n'avait jamais été de si bonne humeur en toute une vie, ils s'y mirent de bons cœurs.

L'après midi était bien avancée qu'ils n'avaient toujours pas appris la moitié des sorts préparés par Augusta mais ils avaient beaucoup ri et tout trois se sentaient juste détendus et heureux. A peine avaient-ils été dérangés par quelques élèves curieux.

Epicura Lovegood était venu très sérieusement leur souhaiter bonne chance, mais sans doute aurait-elle été plus crédible si elle n'avait pas peint de faux yeux sur ses paupières (qu'elle garda fermés alors qu'elle leurs secouait vigoureusement la main).

Abraxas Malefoy passa également, visiblement d'humeur à converser. Il eu sans doute voulu rester un peu plus, bien qu'il eu passé une bonne partie du dialogue à lancer des piques à Augusta, que la jeune sorcière lui renvoya avec la précision d'un batteur de Quidditch. Mais il dût sentir qu'il était de trop car il finit par retourner au château avec un regard maussade collé à la figure.

Les compères reprirent leur travail jusqu'à ce qu'ils réalisent que le soleil était en train de se coucher et qu'il était temps d'aller se préparer pour la fête de ce soir. Ils rangèrent leurs affaires en babillant et se dirigèrent à pied vers la citadelle.

En longeant le bord de mer, ils croisèrent un homme debout, appuyé sur une cane, le regard perdu vers le large. Quand il les aperçut, il se remit à marcher lentement, comme s'il était en train de se promener. Albus détourna le regard en reconnaissant le professeur Prince. Il se souvenait de son échange avec Katerina et se méfiait de cet homme.

Ernest regarda au loin. La brume se levait et la mer elle-même se fondait de plus en plus parmi l'étendue de nuages. Ils accélérèrent, de peur de perdre la citadelle de vue tant la brume pouvait être épaisse dans ce pays.

Tandis qu'ils arrivaient à destination, ils aperçurent une silhouette qui courait sur le sentier. Elle prit un raccourci à travers l'étendue herbeuse et ne sembla pas les voir.

D'après l'épaisse jupe rouge qui lui battait les jambes et les petites bottines qui ne l'empêchaient pas de courir, c'était une élève de Durmstrang. Albus s'arrêta avant de la voir disparaitre parmi les fantômes de la lande.

-Qu'est ce qui se passe Albus ? demanda Ernest.

Albus hésita :

-La fille qui vient de passer… C'était Katerina… Elle va sans doute rejoindre Prince pour je-ne-sais quelle raison.

Augusta haussa les épaules :

-Dans tous les cas, ça ne nous concerne en rien.

-Je ne sais pas. Je suis persuadés qu'ils complotent quelque chose, mais difficile de savoir quoi sans la suivre.

Ses deux amis se regardèrent avec anxiété et se mirent à protester quand ils virent Albus faire demi-tour et s'élancer à la poursuite de la jeune slave. C'était d'un avis partagé une très mauvaise idée mais sans trop savoir comment, ils s'étaient tout les deux jetés à la poursuite de leur ami.

Heureusement pour eux, Albus n'était pas un imbécile. Quand il vit que ses camarades le suivaient, il les attendit et leur fit signe de se taire. Sortant sa baguette magique de sa poche, il murmura une formule magique avant de faire une boucle du bras en passant devant chacun de leur visage.

-Silencio sicrate… Murmura Ernest en souriant, je n'ai jamais réussis à le maitriser.

-Ce n'est pas une mauvaise idée, marmonna Augusta, mais ce n'est pas très correct comme méthode Albus.

Celui-ci haussa les épaules et repris sa route. Il n'eut pas besoin de marcher longtemps car soudain il était tout près du professeur et de son élève. Comme dans un rêve, il se rapprocha très très près.

Le Silencio sicrate ne rendait ni invisible et n'isolait pas du son. Cependant il rendait les autres presque insensibles à votre présence. Ils avaient beau savoir que vous étiez là alors qu'ils dévoilaient leur plus grand secret, votre présence ne leur faisait pas plus d'effet que si un chat ronronnait à proximité.

Albus se concentra sur les deux interlocuteurs tandis que ses amis se groupaient autour de lui. Katerina avait l'air furieux. Elle tenait contre elle un épais volume qu'elle tendit vigoureusement au professeur Prince :

-Qu'est ce que ça veux dire ?! Ce n'est pas à moi et vous le savez bien. Qu'est ce que vous essayez de me faire faire ?

Il baissa les yeux alors elle continua à l'incendier :

-Je n'ai pas besoin de votre aide. Je vais réussir ce tournoi et je n'ai pas besoin que vous me fassiez tricher pour cela.

Comme il ne prenait pas le volume, elle le jeta dans l'herbe, se retourna et partit à grands pas tandis que l'homme derrière elle finissant par réagir, ramassa le livre et se lança à sa poursuite malgré son handicap physique :

-Katerina ! Katerina ! Reviens…

Comme incapable de fuir alors qu'elle le désirait, elle s'arrêta mais resta dos à lui. Il répondit d'une voix implorante :

-Je veux te protéger Katherine… Tu le sais alors ne sois pas injuste.

Elle tressaillit :

-Je suis injuste ? Vraiment ?!

Alors elle revint et lui cracha au visage, comme une vipère prête à mordre :

-Si je suis injuste alors il n'y a pas plus grand lâche que vous. Et que nul être ne me répugne autant que vous le fai…

Elle s'interrompit alors qu'il levait la main pour la gifler. En un fragment de seconde, elle avait saisit sa baguette et s'apprêtait à jeter un sort. De la bouche de professeur Prince était sortit un long sifflement.

C'est avec une puissante angoisse qu'Albus vit deux ou trois serpents à tête plate d'une couleur d'un vert pur se dresser dans l'herbe autour des deux protagonistes.

Il y eu un silence où Prince et Katerina se contemplèrent un moment, avant que Katerina ne baisse sa baguette et fasse demi-tour en courant. Le professeur Prince la regarda s'enfuir en plissant les yeux.

A coté d'Albus, Augusta ironisa :

-En fait Durmstrang, c'est un peu comme Poudlard, mais avec seulement des Serpentards.

Et Albus ne pût qu'acquiescer.


Le jeune homme déposa le masque sur son visage et celui-ci s'enroula naturellement autour de son visage, comme une seconde peau.

Ce n'était pas la première fois qu'il avait l'occasion d'enfiler un masque sorcier, mais à chaque fois la sensation était déplaisante et rassurante à la fois. Comme si le fait de dissimuler son visage lui apportait du réconfort. Il s'observa un instant dans la glace.

Il n'avait pas à proprement parlé changé de faciès. On reconnaissait bien ses traits sous le suaire, mais ses yeux brillaient à présent d'un éclat fantomatique et ses sourcils, sa barbe et ses cheveux étaient mêlés de blancs.

Il avait déjà porté ce masque à un Halloween à Poudlard. Il faisait de lui un revenant absolument délicieux. En tout cas, c'est ce que lui avait dit en rougissant la dernière fille qui avait réellement tenté sa chance.

Il rejoignit Ernest qui s'était contenté d'un banal masque d'invisibilité. Albus regretta amèrement de ne pas y avoir pensé. C'était idéal pour préserver son anonymat. Il lui était juste réconfortant de savoir que la robe de sorcier qui se baladerait toute seule serait son ami.

-On y va ? Proposa le beaubâton d'un ton particulièrement réjouit qui contrastait avec son visage transparent.

Ils retrouvèrent Augusta dans le couloir des trois maisons. Ils la reconnurent sans peine grâce à son chapeau, car sa figure était maintenant celle d'un gros crapaud qui respirait en gonflant sa gorge jusqu'à être sur le point d'exploser.

-Ah, vous êtes là ! Croassa t-elle. Je me demandais ce que vous faisiez, je n'en pouvais plus. Ce petit imbécile d'Abraxas Malefoy est encore venu me chercher des mornilles et je ne pouvais même pas m'en aller.

-Sans doute n'a t-il pas pût résister à ton charme batracien, sourit Albus.

-Tu fais une grenouille absolument charmante, appuya Ernest, avec la voix pleine d'une sincérité touchante que ne perçut apparemment pas Augusta vu la façon dont elle le stupefixa du regard.

-Ouais, c'est ça, foutez-vous de ma gueule ! Cracha t-elle en bavant un peu avant de partir vers le grand Hall d'un pas courroucé.

Albus regarda à travers Ernest d'un air désolé et ils haussèrent les épaules avant de se mettre à la poursuite de leur amie.

La grande salle de Durmstrang était pleine de vampires et de loups-garous de toutes sortes. La fête d'Halloween était déjà quelque chose à Poudlard, mais visiblement Durmstrang avait mit les petits plats dans les grands. Des chœurs de potirons évidés chantaient des cantiques lugubres et les cruches de jus de citrouilles essayaient de vous arracher des doigts. Toute la pièce était drapée de noir, d'orange, de vert et d'or et des fantômes valsaient langoureusement au milieu des invités sans se préoccuper d'en traverser plus d'un dans un concert de petits glapissements stridents.

Pour l'occasion, le professeur Mirepoix avait abordé une longue robe de velours noir piqueté d'étoiles argentés sur lequel reposait un étrange pendentif en forme de triangle. Attablé à la table des professeurs, il conversait aimablement avec le professeur Prince qui avait abordé pour l'occasion de fortes cernes et un teint plus cireux que d'habitude.

A leur droite, le directeur Drowski venait de vider son deuxième verre de Whisky Pur Feu et assommait de paroles Phinéas Black qui plongeait dans son assiette à chaque fois que son vieil ennemi lui donnait de grandes tapes dans le dos.

Le trio s'était installé autour d'une table, juste à coté d'une bande de beaubâtons qui bavardaient avec ardeur. Augusta semblait avoir oublié leur précédente mésentente mais jetait des regards farouches en direction de la table d'Abraxas Malefoy. Albus se demanda vaguement pourquoi le jeune homme prenait soudain la serdaigle en grippe.

Augusta ne venait certes pas d'un milieu huppé et snob comme celui des Malefoy, mais elle était originaire d'une très ancienne famille de sang pur et n'avait pas le caractère idéal pour faire un bon souffre douleur.

Le pichet de jus de citrouille étant vide, Albus se leva pour aller en chercher un autre sur la table du banquet. Tandis qu'il marchait, il aperçut un couple enlacé derrière une colonnade qui se murmuraient des choses en gloussant. Le garçon, qui portait un masque de renard, agitait fébrilement ses lèvres avant de déposer de minuscules baisers papillons sur la bouche en cœur de la demoiselle au masque de crâne.

A la sensation de la chair de poule qui se déposa sur sa peau, Albus su aussitôt qui était la fille. Son sang de vélane la trahissait. Sous le masque de squelette, il devinait le relief de ses pommettes osseuses. Les yeux grands ouverts, elle laissait son amant boire son âme.

Il l'embrassa encore et ses boucles blondes vinrent rouler sur les joues de sa victime.

Des boucles blondes…

Albus sursauta. Il avait été si absorbé dans la contemplation du couple qu'il était rentré droit dans un couple de fantômes et dans la foulée avait renversé quelqu'un tout en faisant déborder la moitié de son pichet de jus de citrouille sur sa robe.

-Albus ! Fais attention enfin!

Il se reprit immédiatement malgré la sensation d'être plongé dans un bain glacé qui persistait et effaça d'un coup de baguette les dégâts tout en réalisant avec déplaisir que son interlocutrice était Katerina qui pour l'occasion portait un masque de…

-C'est un masque de Catrina (2), expliqua t-elle devant l'air interrogatif d'Albus, Ça vient de la fête des morts au Mexique. Joli déguisement en passant.

Une tête de mort enluminée de fleurs et d'entrelacs était dessinée sur les traits réguliers de la jeune slave. Un oiseau sur sa joue voletait et venait lui picorer l'œil à intermittence.

Elle jeta un œil au jeune couple qui s'embrassait et fit une grimace :

-Annuska Fourmanov. En parfaite honnêteté, je ne peux pas voir cette petite trainée. Je me demande comment Gellert peut passer tant de temps à mettre sa langue dans sa bouche.

Albus resta silencieux et regarda ailleurs. Quand il les releva, le garçon au masque de renard et la fille squelette se dirigeaient vers eux d'un pas lascif qui le mit mal à l'aise. La fille semblait réticente à leur parler et s'était littéralement enroulée autour du bras de son compagnon, écrasant ses petits seins en poire contre le tissus de la chemise blanche abordée pas Gellert.

-Qu'est ce que vous faites ? Lança t-il de son habituel ton rieur et provocateur. En passant, magnifique costume Albus. Parfaitement en adéquation avec ton caractère.

Albus ne répondit par rien d'autre qu'un petit sourire suffisant, avant de finalement répliquer :

-Plutôt en accord avec mon humeur, sachant que je risquais de croiser ta petite personne méprisable et désagréable. Et sur ce, je vais vous laisser entre personnes de qualité.

Il s'apprêtait à partir pour rejoindre Ernest et Augusta mais Gellert le rattrapa par le bras tandis que la mi-vélane –alias Annushka la trainée- le fusillait du regard. Le blondinet lui lança d'un ton goguenard :

-Je pense que tu devrais les laisser un peu tout les deux. On dirait bien que Londubat vient enfin de trouver la grenouille de ses rêves… Malheureusement, même ton horrible petite harpie ne voudrait pas sortir avec un type aussi repoussant !

En fronçant les sourcils, Albus de dégagea de l'étreinte du garçon et sortit sa baguette. Les yeux flamboyants derrière son masque, Gellert fit de même et ses babines se relevèrent sur un sourire.

-Ne fais pas ça Albus, murmura Katerina en croisant ses bras sur sa poitrine. Pense au tournoi. En plus, Gellert à raison. Ton copain la dévorait des yeux pendant tout le cours de sortilège. Il n'y a que toi qui ne vois pas ce genre de chose.

-Je ne crois pas que notre cher Albus puisse voir quoi que ce soit ma chère Kat, sourit Gellert. En tout cas rien qui ne sorte d'un petit manuel scolaire.

Un éclair jaillit alors de la baguette d'Albus tandis qu'il lançait un expeliarmus informulé, qui fût aussitôt contré par un protego du même type. Aussitôt, Albus revint à la charge et son sort fit sauter la protection de Gellert qui en profita pour renverser une partit du buffet sur un élève venu se servir en toute innocence.

Le temps qu'ils réalisent ce qui s'était produit, le professeur Pierredecou était sur eux, la voix frémissante de rage mais parfaitement maître d'elle-même :

-Monsieur Dumbledore ! Monsieur Grindelwald ! Encore vous deux ! Je ne sais pas si vous vous croyez au Magicocirque mais je tiens à vous dire que je vous veux tous les deux dans mon bureau ce soir pour une double retenue !

Albus sembla se liquéfier sur place tandis que Gellert exultait.

Au moment oùle roux allait protester, le professeur Mirepoix s'approcha d'eux d'un pas bondissant, abordant son habituel sourire taquin :

-Si vous permettez, ma chère Miranda, je me chargerai avec plaisir de corriger des jeunes gens si doués et si têtes brûlés. De plus, je pense qu'il serait judicieux de reporter la punition, étant donné que demain, ce jeune homme aura de dures épreuves à affronter.

-C'est justement pour ce genre de raison qu'il faut se montrer intraitable Sylvestre ! Je pense que…

-Ma chère… Oubliez-vous que des enfants meurent dans ces tournois ? Le succès et l'angoisse lui seront montés à la tête. Je suis d'accord sur le fait qu'ils doivent être punis pour leurs bêtises, mais est-il nécessaire de les mettre en danger pour cela ?…

Sous le poids des arguments du directeur de Beaubâton, Miranda Pierredecou obtempéra. Gellert avait l'air singulièrement déçu. C'est à ce moment qu'Albus remarqua l'étrange pendentif que portait le professeur Mirepoix autour du cou. Et au regard que lui lança Gellert de ses yeux bruns et pétillants, il l'avait repéré aussi.

Ce signe était le même que le dessin tracé au chapitre de l'histoire des trois frères dans le recueil de contes de Beedle le barde. Le signe des reliques de la mort…


Comme dans un semi-rêve, Albus écoutait les acclamations autour de lui. Il avait enfilé en silence la robe de sorcier aux armoiries de Poudlard à coté d'un Ernest à moitié aussi hors du temps que lui.

Ils avaient à peine avalé la moitié de leur déjeuner que les hourras des autres élèves les avaient jetés dehors.

Et ils étaient maintenant là, dans des sous sols aussi sombres qu'effrayants.

Après être montés tout en haut des remparts de Durmstrang, les directeurs les avaient menés le long d'un grand escalier glissant qui s'était enfoncé dans les profondeurs. Ils avaient marché pendant un quart d'heure avant d'arriver dans une large grotte illuminée qui avait été emménagée en gradins.

A coté des deux jeunes hommes, Katerina abordait un teint de cendre, la main crispée sur sa baguette.

Le professeur Drowski leva les mains pour demander le silence et s'éclaircit la gorge tout en amplifiant sa voix d'un coup de baguette magique :

-Jeunes gens! Il est l'heurrrre de commencer la premièrrrre tâche ! Comme vous le savez sans doute, nos champions savent qu'ils devrrront aller dans un endrrroit où il fait trrrrès chaud. Les plus naïfs pensent sans doute que notrrre école est constrrruite sur un imporrtant site sismique mais il n'en est rrien.

Il éclata d'un rire tonitruant :

-La cause de notrrre lave fondue et des secousses qui nous font rrrégulièrrrement trrrembler sont en rrréalité dût à un specimen parrrticulièrrrement férrroce de Pansedefer Ukrainien.

Albus sentit de la sueur perler sur son front. Ernest tourna brutalement le visage vers lui :

-C'est le plus grand dragon du monde! murmura t-il, mais c'était inutile car Albus le savait déjà.

Le professeur Drowski dût lever à nouveau les bras afin de faire disparaitre les nuées de chuchotis qui avaient envahit les rangs d'élèves :

-N'ayez crrrainte ! Ce drrragon est endorrrmit depuis plusieurrrrs siècles et deux aurrrorrs se rrrelayent en perrmanence dans la grrrotte où il dorrt juste en dessous de l'école afin qu'il rrreste dans un prrrofond sommeil. Mais attention, même durrrant son sommeil, il crrrache de longs jets de feu qui perrrmettent d'obtenirr cette pierrrre si parrticulièrrre que vous avez là. Ses jets de feu prrroviennent d'une rrrégion placée derrrièrre son cœurrr et entrre ses poumons et qui communiquent avec la trrrraché arrtèrre. C'est là que se trrrouvent la sourrrce de ses flammes. Chaque champion s'est vu rrremis une clé fondue dans de la pierrre. Seul le feu interrrne du dragon pourrra fairrrre fondrrrre la pierrre pourrrr libérrrer la clé, ce qui perrrrmetrrra au champion qui la possède d'accéder à la deuxième éprrrreuve! Pour cela il leurr faudrra parrrcourrir le labyrrinthe des conduits de feu du dragon, en y pénétrrant par l'un de ses huit naseaux ! Medames et Messieurrs, que le tourrrnoi des trrrois sorrrciers commence !

Albus vit vaguement s'ouvrir devant lui une large grille de fer forgé. Les maigres torches ne suffisaient pas à dissiper les ténèbres mais il avait déjà l'impression de humer une odeur de souffre.

Doucement ses yeux s'habituèrent à la nuit et il distingua devant lui la masse d'une créature si immense qu'il n'aurait pût la décrire. La tête même, posée dans la poussière, semblait plusieurs fois plus grande que la grande salle à Poudlard. La peau sombre et brillante était constellée de petites bulles noirs et irisées qui faisaient comme des cloques sur sa large tête reptilienne. Les yeux étaient clos par de lourdes paupières écailleuses et huit narines larges comme des grottes s'ouvraient sur son museau étroit.

Le dragon respira et toussa dans son sommeil tandis qu'une longue langue de feu jaillit de sa gorge entrouverte et éclaira sur le sol des restes d'os calcinés.

Albus sentit son souffle se bloquer dans sa poitrine et il serra de toutes ses forces sa baguette entre ses doigts.


1: Une selkie est une créature du folklore skandinave, sorte de sirène mi-femme, mi-phoque.

2:Les Catrina sont des femmes au visage de mort. C'est le mari de Frida Khalo, Diego de Riveira qui a dessiné la première d'entre elles sur une fresque murale. Elles sont assez à la mode de nos jours, principalement en tant que maquillage artistique. Il y en a de magnifiques, je vous conseille de jeter un coup d'œil sur le net. Elles sont aussi très représentées dans les tatouages.


La note de l'auteur :

Hop là, normalement, je pense commencer à faire les rapprochements entre Dumbledore et Gellert à partir du prochain chapitre. Et j'espère bien à arriver à les rendre aussi graou que Mello et Near mais pour le moment, il va falloir laisser un peu le temps à Albus de se « réchauffer ».

S'il vous plait, dites moi ce que vous en penser. Comme d'habitude je prends les critiques comme les compliments.

A bientôt !