Disclaimer : Rien ne m'appartient
Voici le chapitre 16 qui est à mon avis le chapitre le plus dense en bisous de la fic.
J'espère que vous l'aimerez !
Désolé pour le retard sur mon rythme actuel qui tourne plutôt autour de la semaine.
Bonne lecture
Chapitre 16 : Pour le plus grand Bien
Fly me to the moon – Franck Sinatra
Les cris continuaient à résonner dans la maison et Gellert continuait de le fixer avec étonnement, assis sr le bord de la fenêtre :
-Par Merlin, que se passe-t-il, Albus?
Le griffondor ne répondit pas.
Gellert frissonna et d'un geste souple, rentra à l'intérieur de la chambre et se dirigea vers la porte. Albus le retint par la manche et marmonna:
-Non…
Gellert le fixa avec incompréhension. C'est alors qu'Abelforth rentra en furie dans la chambre :
-Albus ! J'ai besoin de ton aide !
Il se figea en découvrant Gellert et son visage pâli brutalement. Le blond les dévisagea tous les deux avec incompréhension tandis que les cris se poursuivaient. Comme personne ne bougeait, il se dégagea de l'étreinte d'Albus et se précipita dans le couloir sous les exclamations d'Abelforth.
Gellert suivit instinctivement le bruit des hurlements et entra sans hésiter une seconde dans la chambre d'Ariana. Le spectacle auquel il assista était désolant. La jeune fille était assise dans son lit et semblait faire une chose à mi-chemin entre une crise d'asthme et de démence. Elle criait, puis hoquetait, s'étouffait et serrait son cou avec ses mains avant de convulser. Ses cheveux faisaient une sorte d'auréole autour de son visage comme s'ils étaient chargés d'électricité statique.
Gellert ouvrit grand les yeux.
Quelque chose de lumineux semblait vouloir remonter le long de la trachée artère de la jeune fille et tant que cette chose ne serait pas sortie, alors Ariana continuerai d'étouffer.
Albus et Abelforth firent irruption dans la pièce à la suite de Gellert.
-Il faut qu'elle se calme, c'est la seule solution ! Chuchota Albus, paniqué.
-Il faut qu'il sorte alors ! Cria Abelforth, furieux et désignant Gellert.
Celui-ci leur jeta un regard déterminé. Les deux frères furent désarçonnés par l'étincelle qui éclairait ses pupilles. Gellert ordonna :
-Vite! Il nous faut absolument un parchemin. Je sais ce qu'il faut faire pour que ça s'arrête !
Abelforth ouvrit la bouche pour répliquer quelque chose de peu poli mais l'air polaire du blond le dissuada.
Albus fut le premier à réagir. Il se précipita vers le bureau d'Ariana et en dénicha un parchemin vierge et une plume. Gellert lui arracha le papier des mains en négligeant l'encre.
Puis il sortit sa baguette et se précipita en direction d'Ariana. Tombant à genoux devant elle, il déposa le parchemin sur la couette et marmonna un sortilège semi-informulé.
Aussitôt, Ariana eut un impressionnant hoquet, se mit à trembler comme une feuille avant de vomir un long jet de lumière liquide sur le parchemin. Cela dura une ou deux secondes avant que la lumière ne s'éteigne et puis ce fut fini.
Ariana inspira plusieurs grandes goulées d'air puis se mit à sangloter. Ses cheveux se posèrent doucement sur ses épaules et la lumière dans sa gorge avait disparu.
Gellert lui prit la main :
-Est-ce-que-ça va ?
Ariana ouvrit les yeux tout en continuant de pleurer, mais elle dévisagea Gellert avec stupéfaction. Devant elle, le parchemin avait absorbé la magie et formait un dessin absurde et luminescent qui ressemblait s'y méprendre à ces feuilles que les psys moldus montraient à leurs patients.
Gellert prit la feuille et lui montra :
-Qu'est ce que tu vois là-dessus ?
Ariana essuya ses larmes et regarda la tâche avec perplexité. Puis elle répondit en hésitant, comme s'il pouvait y avoir une mauvaise réponse :
-Une manticore ?
Gellert lui sourit et froissa le papier dans sa main :
-Oui. Elle est partit maintenant. Elle n'existe plus. Tout va bien.
Albus et Abelforth regardait le spectacle qui se déroulait devant leurs yeux d'un air stupéfait.
-Qui es-tu ? Demanda Ariana d'une voix encore tremblante.
-Juste un ami d'Albus. J'aimerai revenir le voir ici. Tu es d'accord ?
Ariana hocha la tête. Gellert fit une grimace humoristique :
-Tu n'auras pas peur ?
Arianan esquissa un tout petit sourire :
-Non. Tu ne me fais pas peur du tout.
Gellert lui tapota la tête doucement avec un air un peu triste :
-C'est parce que tu ne sais pas de quoi je suis capable… Mais ne t'inquiète pas. Je suis sûr que nous serons de très bons amis… Et maintenant je vais te laisser te reposer. Tu dois être épuisée.
Alors qu'il s'apprêtait à sortir, Ariana lui attrapa la manche. Gellert se retourna, interrogatif. Alors la jeune fille demanda :
-Heuh… Je… Je voudrais savoir comment tu t'appelles…
Cela arracha un sourire au jeune homme :
-Je m'appelle Gellert Grindelwald. Et toi ?
-Ariana Dumbledore.
Abelforth décida de rester au chevet d'Arianana tandis que Gellert rejoignit Albus dans le couloir. Ils se contemplèrent en silence. Finalement le rouquin mit fin à cet instant de gêne :
-C'est ma sœur. Désolé de ne pas t'avoir parlé d'elle.
Gellert s'humecta les lèvres avant d'ajouter :
-Il n'y a pas de problèmes. Je comprends. Ma mère a la même chose et je déteste en parler.
Albus le contempla avec surprise et Gellert lui fit un sourire bizarre :
-Elle était normale avant. Mais elle n'arrive plus à faire de magie depuis presque dix ans maintenant. Et puis de temps en temps, tout ce qu'elle accumule doit sortir. C'est pareil pour ta sœur, je suppose?
-… Oui. Le sortilège que tu as utilisé…
-Un truc inventé par ma grand-mère. Je t'apprendrais. Dans tous les cas, il faut que ça sorte régulièrement, sinon ça la détruira. Il faudra qu'elle se purge par intervalle. Quand elle sera grande, elle sera capable de le faire toute seule.
-…
-Je vais rentrer maintenant. On discutera demain, envois moi un hibou quand tu seras réveillé. Et ne t'inquiète pas, je ne parlerai pas à ma tante de tout ça. A personne d'ailleurs…
-Bathilda le sait déjà. Elle s'occupe d'Ariana quand nous en sommes incapables.
-Oh.
-Mais je préférerai quand même que ça reste entre nous.
-… Bien compris.
-Gellert ?
-Hum…
-Merci. Pour Ariana.
Gellert lui sourit et jetant un coup d'œil vers la chambre pour vérifier que la porte était bien fermée, il embrassa rapidement Albus au coin des lèvres :
-Mais il n'y a vraiment pas de quoi, mon cher…
La matinée était déjà bien avancée quand des coups de becs à la fenêtre de sa chambre réveillèrent Gellert. En grognant, il enfonça sa tête dans son oreiller. Puis il finit par réaliser que ce devait être la missive qu'Albus lui avait promise et il sauta sur ses pieds plus vite qu'il n'en faut pour le dire.
Il reconnu aussitôt Liselotte et s'empressa de détacher le message qu'elle tenait à la patte. Il n'avait pas de miamhibou à lui donner alors l'oiseau lui lança un sombre regard plein de reproches avant de lui tourner le dos.
Le cœur tambourinant dans la poitrine, Gellert déplia le message :
Gellert,
Voudrais-tu te joindre à nous pour le repas de midi ? Je crois que ma sœur souhaiterait te remercier après l'épisode d'hier.
Albus.
Le blond claqua la langue d'un air agacé.
Comment ça ?! Comment ça ?
D'abord « Gellert ». Juste Gellert. Pas « Très cher Gellert » ou « My dear Gellert ». Ce « Gellert » solitaire, qu'est ce qu'il était froid !
Et ensuite il aurait bien aimé qu'il lui propose de passer un peu de temps tous les deux. Mais non, avec Albus, on commençait par les repas en famille. Trop romantique, mec.
Il s'assit sur son lit et se mit à rire. Oh mon Dieu qu'il était stupide et incompréhensif. Albus venait de perdre sa mère et il avait besoin de sa famille. Et lui, comme un idiot, il ne pensait qu'à flirter.
Il bailla.
Il avait eu du mal à s'endormir hier soir. Il avait tourné des heures dans son lit en se remémorant tous les éléments de la veille.
Puis, roulant sur le lit, il saisit un parchemin et une plume et écrivit rapidement :
Albus,
J'aurais préféré que tu me proposes de faire l'amour jusqu'à ne plus avoir de jambes. Mais à défaut je me contenterai d'un repas familial en ta compagnie.
Gellert.
Satisfait, il attacha sa missive à la patte de Liselotte qui boudait toujours, puis il s'allongea et attendit la réponse qui ne se fit pas attendre :
Gellert,
Pour un hétéro reconvertit depuis la veille, ne crois-tu pas en faire un peu trop ? Je prends ta réponse pour un oui. Nous t'attendrons pour midi à la maison.
Albus.
Gellert se mit à nouveau à rire doucement. Pour la première fois depuis très longtemps, il se sentit heureux.
Quand le jeune Grindelwald se retrouva à nouveau devant la maison des Dumbledore, il se fit la réflexion que la maison n'était pas vraiment accueillante pour les étrangers. La nuit dernière, il n'avait rien remarqué à cause de l'obscurité, mais en plein jour, c'était évident. Les fenêtres étaient teintées et la maison étaient entourée d'une haie si sombre et fournie qu'il était impossible de voir le bâtiment avant d'avoir franchit le portail. Et en passant, le portail aussi était recouvert par la haie qui se déroulait doucement quand quelqu'un entrait.
Une maison où l'on n'était pas le bienvenu, le message était très clair.
Quand Gellert traversa le jardin broussailleux, il aperçut Albus qui l'attendait sur le pas de la porte.
-Salut ! Je suis si bruyant que ça pour que tu m'aie entendu venir? Demanda-t-il joyeusement.
Albus secoua la tête, la bouche étiré par un sourire :
-Non. Nous avons une alarme qui nous prévient si quelqu'un entre dans le jardin.
Gellert se douta que toutes ces précautions étaient liées à Ariana. Mais il garda ses déductions pour lui. Albus ne l'embrassa pas mais il n'en fût pas contrarié quand il vit que son frère les attendait juste derrière la porte entrouverte. Gellert le contempla avec perplexité.
Il l'avait déjà aperçu la veille mais la situation ne lui avait pas permit de la détailler.
Il se fit la réflexion qu'Abelforth ressemblait à une vague copie ratée d'Albus.
Ils avaient les mêmes yeux bleus vifs, la même silhouette haute et mince. Ils avaient également la même couleur de cheveux mais Albus avait de longs cheveux lisses alors que son frère semblait paré d'une étrange crinière hirsute.
Tout dans Albus parlait de droiture et de noblesse alors qu'Abelforth ressemblait à un voyou des taudis.
Ils étaient semblables et pourtant nuls n'auraient pût être aussi différents.
De son côté, Abelforth était également en train de détailler Gellert et il lui lança un regard perçant auquel le blond répondit par un sourire poli.
Quelques secondes plus tard, Albus fermait la porte derrière eux et ils se retrouvèrent dans le vestibule. Gellert remarqua immédiatement le changement d'ambiance. Ils étaient à présent dans l'univers d'Ariana. Toute la maison était organisée de façon chaleureuse et accueillante. Une bonne odeur de ragoût planait dans l'air.
Gellert trébucha sur un chat en se rendant au salon mais évita une honte certaine en se rattrapant à l'épaule d'Albus qui lui fit un sourire goguenard.
Il lui mima un « gnagnagna » à voix basse tandis que le jeune homme riait.
Ariana les attendait au salon, sagement assise sur la banquette, en train de tricoter une longue écharpe aux couleurs de griffondor.
Quand elle aperçut Gellert, elle rougit de gêne avant de poser son ouvrage à côté d'elle pour venir le saluer.
Comme Albus avait peur qu'elle soit mal à l'aise, il encouragea tout le monde à passer au repas et Gellert lui proposa aimablement de l'aide pour tout apporter sur la table.
Le midi se déroula dans la bonne humeur même si Ariana et Abelforth ne parlèrent pas beaucoup. Albus jouait le jeu du nouveau chef de famille et Gellert le suivait, racontant allègrement des tas d'anecdotes drôles et cocasses qui faisaient rire la sœur d'Albus.
Abelforth considérait cet étranger avec perplexité. La perspective de voir Ariana en face d'une personne qui sortait de leur petit cercle était déconcertant et il ne pouvait empêcher son instinct de murmurer : « Prudence… ».
D'un autre côté, ce blondinet étrange avait été capable de mettre fin très facilement à une crise d'Ariana et cela le faisait monter dans son estime. Et à contrario, il y avait quelque chose qui ne lui plaisait pas du tout.
Ariana regardait le nouveau venu avec de très grands yeux.
Par Merlin, que pouvait-elle penser du premier garçon qu'elle rencontrait qui ne soit pas de sa famille ? Ariana avait douze ans. Gellert en avait seize ou dix-sept, il était beau comme un Dieu et en prime, il l'avait libéré de sa crise en moins d'une minute.
Si elle ne l'identifiait pas à l'un des chevaliers qu'on trouvait dans ses livres de contes, Abraxas voulait bien manger la barbiche d'Albus.
En parlant de son frère, lui aussi n'avait pas le même visage que d'habitude. Oh, il l'avait quand même côtoyé à Poudlard pendant longtemps. Même avec ses amis, il n'était pas comme ça.
Avec ce petit sourire en coin, ses sourcils détendus, le visage calé dans la paume et les yeux brillants. Lui aussi regardait le nouveau. Lui et Ariana étaient tournés vers lui comme vers le soleil et Abelforth n'aimait pas ça. Il fit claquer sa langue contre son palais d'un air agacé.
Quand le repas fut terminé, Gellert proposa ingénument à Albus d'aller faire un tour avec lui. Abelforth tendit l'oreille et se sentit intérieurement satisfait quand il entendit Albus refuser car il devait rester ici pour s'occuper de ces frères et sœur.
Mais malgré tout, ce fût lui qui intervint :
-Tu devrais y aller Albus… N'en fait pas trop, sinon tu vas craquer. Je reste ici pour m'occuper d'Ariana. Ne t'en va juste pas trop longtemps, d'accord ?
Gellert lui fit un sourire éblouissant auquel il ne répondit pas. Ariana avait l'air déçu qu'il s'en aille. Il fit semblant de l'ignorer.
La jeune Dumbledore reprit tranquillement son ouvrage tandis que les deux plus âgés se préparaient à sortir. Alors que Gellert s'approchait de leur sœur pour discuter encore un tout petit peu avec elle, Abelforth s'enfuit derrière la maison pour donner à manger aux chèvres et ne pas avoir à dire au revoir.
Les deux garçons marchaient sur le chemin qui montait jusqu'au cimetière.
Ils ne croisèrent presque personne. Juste une vieille sorcière grincheuse qui observa avec suspicion ce beau jeune homme qui semblait réussir à communiquer avec l'un des membres de la famille Dumbledore.
Quand elle fût hors de portée et qu'ils eurent vérifiés si personne n'était à proximité, Gellert se pencha vers l'oreille d'Albus et osa lui demander :
-Alors ? Depuis combien de temps est-elle comme ça ?
Albus comprit tout de suite qu'il parlait d'Ariana. Il répondit à voix basse :
-Attends. Je te raconterai quand on sera complètement sûr d'être seuls. Ici, les murs ont des oreilles à rallonge.
Quelques instants plus tard, ils poussaient la grille de fer forgé du cimetière. Albus regarda Gellert d'un air interrogatif. Celui-ci le fixa avec sérieux:
-Je t'emmènerai voir les tombes intéressantes plus tard. On devrait d'abord aller saluer ta maman. Moi en tout cas. Il faut que je me présente.
Albus haussa les épaules :
-Pour lui dire quoi ?
Gellert se pencha sur lui et lui souffla dans le cou :
-Que je suis ton amoureux…
-N'importe quoi.
-Hum…
Gellert fit une moue blasée et Albus détourné les yeux :
-Ce n'est pas mon style. Désolé.
Mais malgré tout, il lui attrapa la main du bout des doigts quand ils arrivèrent devant la tombe de Kendra. Puis, ils gardèrent le silence pendant un petit moment. Jusqu'à ce que Gellert se penche sur la tombe pour enlever les fleurs fanée et rafraîchir les autres d'un coup de baguette.
Albus reprit la parole d'une voix douce :
-Tu voulais savoir pour Ariana…
-… Oui... Je m'excuse de te l'avoir demandé d'une façon si cavalière tout à l'heure. Je suis juste curieux. Comme ma mère a la même chose et que je n'ai jamais compris pourquoi…
-Elle l'a depuis longtemps ?
-C'est apparût il y a quelques années… Et ça empire avec le temps. Et elle a de plus en plus de mal à faire de la magie. Je ne suis même pas sûre qu'elle soit encore capable de lancer un quelconque sortilège.
-Et tu ne sais pas du tout pourquoi ? ll n'y a aucuns indices ?
-Non. Je pressens que quelque chose lui fait peur. Mais c'est une peur métaphysique et absurde. Avec les années, elle s'est comportée de plus en plus comme une gamine avec moi. Grand-mère dit qu'elle est folle. Pour ne pas y penser, je l'ignore. Ma mère, pas ma grand-mère, hein ! Je sais que je devrais être là pour elle mais je n'y arrive pas du tout. Comme si elle n'était pas vivante pour de vrai.
Albus sentit son regard dévier vers la tombe de sa mère et il sentit quelque chose se creuser en lui. A nouveau, il caressa la main de Gellert du bout des doigts :
-Je te comprends parfaitement, tu sais…
Puis il prit une inspiration et commença son histoire :
-Pour Ariana, c'est arrivé quand elle était toute petite, je n'étais même pas encore à Poudlard, à vrai dire. Elle a été attaquée par des moldus dans le jardin. Ils l'avaient vu jouer sur son balai jouet. En toute franchise, je ne sais pas ce qu'ils lui ont fait. Elle était petite et nous aussi. Et nos parents ont tout fait pour nous le cacher. Est-ce qu'ils l'ont frappé ? Insultée ? J'essaie de ne pas penser à une agression sexuelle. J'essaie de ne rien penser du tout. Je sais que le lendemain mon père a quitté la maison à la recherche de ses agresseurs. Moi et mon frère, nous sommes restés à la maison, à jouer aux bavboules. On n'a pas vu Ariana au début, elle était dans sa chambre. Maman disait qu'elle était malade. Mais on a eu droit à la première crise cette après-midi là. Je m'en souviens comme si c'était hier.
-Et ton père ?
-Je ne l'ai plus jamais revu. Les autorités l'ont arrêté. J'ai dû attendre mes douze ans pour apprendre qu'il avait tué les moldus qui avaient agressé ma sœur. Ma mère nous a fait quitter Terre-en-Lande, le village où nous sommes nés tous les trois pour aller s'enterrer ici et nous faire oublier. Elle a caché Ariana à tout le monde pendant des années par peur qu'on l'envoie à Ste Mangouste. Et maintenant elle est partie et c'est à moi que revient la tâche de veiller sur Ariana.
Gellert fixait Albus avec de grands yeux tristes :
-Je suis désolé.
-Il n'y a pas de quoi. Tu n'y es pour rien.
Gellert lui prit le visage entre ses paumes et l'embrassa doucement avant de murmurer tout contre sa bouche :
-Tu as du tellement souffrir.
-Non... Ma mère, ma sœur et mon père, oui. Eux, je suppose. Mais merci… Vraiment. Moi je ne suis qu'un petit égoïste qui n'a pas fait grand chose pour sa famille.
-Et maintenant Albus ? Et maintenant ? Veiller sur Ariana, qu'est ce que ça veux dire exactement ?
-Tu l'as bien vue. Elle ne peut rester seule. Il doit y avoir quelqu'un auprès d'elle en permanence, sinon elle peut être dangereuse pour elle-même. Et ça vaut aussi pour les autres. C'est sans doute une de ses crises qui a mit fin à la vie de ma mère. Mais grâce au sort de ta grand-mère, nous allons pouvoir beaucoup mieux gérer la situation. Quand mon frère sera retourné à Poudlard, je devrais rester quasiment en permanence avec elle. Je pourrais sortir pour faire des courses mais il faudra que je lui administre un somnifère et un risque persistera qu'un accident arrive.
-Par Merlin, Al, Combien de temps cette situation va durer ?
Albus leva un sourcil et fit un sourire triste :
-Au moins trois ans, le temps qu'Abelforth finisse Poudlard. Après, nous pourrons nous contenter d'une garde alternée.
-Une moitié de vie… Même pas…
Albus posa un doigt sur la bouche de Gellert :
-Ne le dis pas. Ça me ronge suffisamment.
La réponse vint, plaintive, désolée :
-Je voulais que tu viennes avec moi… j'étais venu pour te le demander… Mais plus maintenant. Non. Non.
Albus baissa les yeux et Gellert lui releva le visage et le força à le regarder :
-Ne dis rien. Viens avec moi…
Le roux se laissa entraîner parmi les longues rangées de tombes parsemées de fleurs. Ils marchèrent tout au bout, là où les tombeaux étaient les plus vieux et les plus abîmés. La tombe que voulait lui montrer Gellert était si vieille qu'elle s'effritait et que de la mousse en recouvrait une bonne partie. Mais un morceau de la surface était propre. Nettoyé par Gellert lors d'une précédente visite, devina Albus.
La partie à nue de la pierre était gravée. Il s'approcha pour distinguer correctement et ouvrit de grands yeux en reconnaissant le signe des reliques de la mort. Il entreprit de lire le nom écrit en dessous :
-I… Ignotus Pewerell ? C'est un des trois frères dont tu parlais ?
-Oui. Je suis venu ici après en avoir parlé à ma tante, comme je te l'avais déjà expliqué, et c'est cela que j'ai fini par trouver. A présent, je suis sûr d'être sur la bonne voie. Je vais la trouver Albus. La baguette de pouvoir…
-…
-Et jusqu'à présent elle était la seule qui m'intéressait, même si posséder les trois reliques pourrait faire de moi le maître de la mort. Cependant, à partir d'aujourd'hui, je te jure de me mettre également à la recherche de la pierre de résurrection.
-Gellert…
-Elle sera pour toi. Je la chercherai pour que tu puisses venir avec moi toi aussi.
Albus ouvrit des yeux immenses. Gellert le fixait, les prunelles dilatées, l'air presque apeuré soudain et ce fût le blond qui détourna le regard. Albus répondit un peu froidement :
-Tu n'es pas obligé d'aller aussi loin, tu le sais ? C'est mon fardeau. Je t'aiderai dans la recherche des reliques comme je le pourrais d'ici. Envoie-moi les gros manuscrits indigestes à décrypter et transplane pour venir me voir de temps en temps.
-Tu ne comprends pas !
Le ton de Gellert était faible soudain et Albus vit avec stupéfaction que les larmes lui étaient montées aux yeux. Le blond protesta encore :
-Tu ne comprends rien ! Je ne suis pas quelqu'un de sympa ou d'attentionné. Je te promets que je vais le faire, pas parce que je suis gentil, MAIS PARCE QUE J'AI BESOIN DE TOI ! J'ai besoin que tu sois libre !
Albus resta silencieux devant cette étrange tirade et Gellert conclut, les yeux baissés :
-Tu le sais déjà. Il y a quelque chose en moi. J'ai besoin de quelqu'un qui me garde hors de l'eau sinon je sombre. Et toi, tu es capable de le faire mieux que personne.
-Je ne veux pas me délester de ma petite sœur pour un nouveau baby sitting, merci !
-Ne sois pas stupide ! Ce n'est pas pour ça !
Albus voulu répliquer mais à cet instant là, un long chant d'une rare beauté les coupa dans leur élan. Un magnifique oiseau au plumage rouge feu passa en volant et vint se percher au bord du mur du cimetière.
-Fumeseck, dit Albus.
Le phénix répondit par une longue mélopée mélodieuse et Albus ne pût s'empêcher de sentir sa colère fondre. Gellert ferma les yeux pour profiter de la musique. Quand il les rouvrit, ce fût pour murmurer :
-C'est très beau. C'est l'oiseau de la deuxième tâche ?
Albus se sentit soulagé, sans trop savoir pourquoi. Il répondit :
-Oui. Prince me l'a confié avant son départ. Il est totalement rétabli maintenant mais je crois qu'il s'est attaché à moi. Il finit toujours par revenir…
Ils restèrent silencieux quelques secondes avant que Gellert ne s'excuse :
-Pardon Albus. Je suis allé trop loin. Je n'aurais pas dû dire ces choses même si je les pensais. Malgré tout je te ramènerai cette pierre, même si elle ne doit pas te garder avec moi.
-…
-J'aimerai rentrer maintenant. Pas parce que je suis fâchée mais parce que j'ai besoin de réfléchir.
Le blond embrassa Albus à nouveau et le roux se laissa faire.
-Tu m'aimes ? demanda-t-il.
Les yeux d'Albus se levèrent vers le ciel. « Incorrigible » pensa-t-il.
Gellert eu un léger rire qui laissait voir ses canines mais l'espace d'une seconde, un sentiment de peine traversa son visage. Il s'en alla.
Trois jours !
Albus tournait en rond dans sa chambre, à la fois en colère et un peu inquiet.
Trois jours que ce troll de Grindelwald n'avait pas donné signe de vie et le griffondor s'en rongeait les ongles. A bout de patience, il prit sa plus belle plume et s'installa à son bureau :
Gellert,
Que se passe t-il ? Ais-je dis quelque chose qui t'ai fait de la peine ? Tu es la seul chose positive qui me soit arrivé ces dernières semaines donc j'espère que tu n'as pas changé d'avis.
Albus.
La réponse arriva seulement le surlendemain au matin , ce qui eu le don de rendre Albus complètement dingo:
Albus,
Je suis désolé de te faire attendre ainsi. Et si je t'ai fait de la peine en plus, je m'en excuse doublement. Je me pose beaucoup de questions et je ne sais pas très bien où j'en suis.
Tu n'as rien fait de mal. C'est moi. J'ai beaucoup réfléchi avant de venir te voir mais je ne savais rien de ce que toi tu vivais. J'ai foncé en pensant que je t'apportais ce dont tu avais besoin. J'avais peut-être tors. Je pensais qu'une vie d'aventures à changer le monde était ce qu'il nous fallait. Mais tu n'es pas comme moi.
Comprends-moi. Je pensais que Katerina pourrais partager cette facette de ma vie. Non seulement, nous ne partageons plus rien mais j'ai détruit son existence.
Je ne peux pas rester ici. Je dois chercher un remède à son état de loup-garou pour éponger ma dette. Je dois chercher les reliques. Pour toi et le monde sorcier. Je n'aurais pas beaucoup de temps pour revenir te voir.
Tu as une famille et des gens que tu aimes et c'est le plus important.
Et moi j'ai besoin de toi. Mais je n'ai pas le droit de te rendre malheureux en t'étouffant et en te volant à ceux qui sont vraiment importants.
Devons-nous continuer à nous voir ? Je n'arrive pas à trouver la réponse.
Gellert
En revanche, la réponse d'Albus arriva chez Gellert une heure plus tard :
Cher Gellert,
Tu me manques. Je ne sais pas très bien quoi dire d'autre. Je suis désolé si j'ai été froid au cimetière. Je ne te trouve pas que tu sois trop invasif. Je sais que tu es un pot de colle insupportable et bizarrement c'est comme ça que je t'apprécie.
Passons au moins du temps ensemble tant que tu es là. J'en ai vraiment besoin en ce moment.
Albus.
Et le lendemain matin…
Albus,
J'ai envie de te voir moi aussi. Mais je continue de m'interroger. Est-ce que tu désires les mêmes choses que moi ?
Gellert
Ps : Fais attention de ne pas écrire de choses qui mettraient en danger notre alibi. Je suis sûr que ma tante fouille parfois dans mes affaires.
OoO
Gellert,
De quoi as-tu envie ?
Albus
OoO
Albus,
Je sais que nous n'avons tout les deux envie de parler de magie élaborée et d'expériences. Il n'y a pas de problèmes avec ça. Mais il y a d'autres choses qui me travaillent quand je suis avec toi. Je sais que tu y penses aussi mais je suis certain que tu n'as pas la même approche que moi pour ce genre de choses.
J'ai envie de coucher avec toi.
Je sais que tu en as envie aussi. Mais tu ne m'aimes pas. N'as-tu pas peur de regretter de me fréquenter et d'aller trop loin avec moi sans m'aimer ?
Je sais que tu es romantique Albus. Même si tu joues l'ingénu.
Je ne suis pas sûre d'être la personne à qui tu dois autoriser de toucher ta peau. Tu le regretteras.
Gellert.
La lune était haute dans le ciel. Gellert était assis sur la margelle de la fenêtre de sa chambre.
Albus n'avait pas répondu.
Il soupira. C'était sans doute mieux comme ça. Il tripota distraitement une boucle de cheveux blonds.
Dans le jardin infesté de liserons et de fougères hirsutes, des nuages de fées gloussantes se frayaient des chemins parmi des lucioles vagabondes.
Albus.
Tout ça était absurde. Il avait déjà tout foiré une fois. Il ne le ferait pas deux. Non, pas deux. Peut-être était-il déjà sur la mauvaise pente, d'ailleurs. Il était temps de s'éloigner.
Et puis soudain quelque chose lui paru anormal. Dans le jardin, les lucioles avaient une attitude bizarre. Elles se déplaçaient à la queue leu leu jusqu'à former de longues lignes de lumières.
Gellert fronça les sourcils. Les traits lumineux formaient à présent des mots.
« Gellert Grindelwald est une bouse de Troll »
Gellert claqua des dents avec agacement avant de lancer à voix haute dans le jardin :
-Très spirituel Albus !
Et comme seul le silence lui répondit, il insista :
-Je sais que tu es là !
Un rire résonna dans la chambre et Gellert se retourna. Le roux était confortablement installé contre ses oreillers et tapotait sa baguette d'un air satisfait. Gellert leva les yeux au ciel.
-Pas plus de cervelle qu'un elfe de maison, marmonna-t-il avant d'ajouter :
-Comment as-tu fais ?
-Secret.
-Transplané ?
-C'est la première fois que je viens dans cette chambre.
-Et si je ne voulais pas te voir ?
Albus regarda le blond avec sérieux avant d'ajouter :
-Je me suis dit qu'il fallait au moins que je te revoie une dernière fois pour que tu m'apprennes le sort qui me permettra d'aider Ariana.
-Oh. Bien sûr.
Gellert se leva de la fenêtre et vint s'asseoir sur le lit à coté d'Albus, puis sortit sa baguette. Il s'apprêta à effectuer le sort mais s'arrêta quand une bouche vint se poser sur ses épaules. Il finit par sourire :
-Tu n'es pas venu pour ça, pas vrai ?
-Non.
-Albus… Est-ce que tu as écouté ce que…
-Oh fais moi plaisir et tais-toi.
Gellert se sentit agrippé et il ne put s'empêcher de gémir alors que le roux lui dévorait le cou. La bouche d'Albus s'attarda sur ses clavicules tandis que son propriétaire se postait à califourchon sur le blond et le collait au lit.
-Albus… Regarde-moi…
Mais le roux n'en avait que faire. Ses doigts se faufilèrent sur les boutons de la robe de sorcier du blond et il défit le premier. Gellert frissonna encore.
-Albus.
Au septième bouton, quand la main du roux se posa sur le torse du blond, celui-ci réagit :
-Albus ! Ca suffit !
D'un geste, il retourna Albus sur le lit en lui agrippant les poignets, les yeux plantés dans les siens :
-Albus. On ne peut pas faire l'amour maintenant. Pas comme ça.
-Pourquoi ?
Les yeux bleus vifs étaient immenses et dévorés par la pupille. Gellert s'approcha très près du roux, jusqu'à ce que leur souffle se mêlent :
-J'ai un secret Albus…
-…
- Quand tu le connaitras, tu me détesteras peut-être.
-…
-Tu ne dis rien. Tu sais déjà que je suis capable de te décevoir. J'ai toujours voulu t'en parler. Mais je pensais avoir plus de temps. Et je ne veux pas te créer de soucis supplémentaires.
Le visage d'Albus le fixait avec un air extrêmement sérieux. Gellert se releva lentement et le roux ne bougea pas.
-Les hormones sont retombées, pensa Gellert, amèrement.
Albus se relava lentement :
-Alors ?
-Et bien…
Au moment où il allait se jeter à l'eau, trois coups furent donnés à la porte et la voix de sa tante se fit entendre :
-Gellert ? Je peux entrer ?
Il jeta un regard paniqué à Albus qui était déjà debout. Il n'était pas vraiment censé se retrouver dans sa chambre en pleine nuit. Le temps qu'il dise ouf, le roux avait plongé par terre et avant qu'il n'atteigne le sol, son corps s'était métamorphosé en une sorte d'oiseau uniquement composé du tissu de sa robe. Il fila silencieusement par la fenêtre et disparut. Gellert soupira de soulagement. Ils ne seraient jamais tranquilles dans leurs chambres respectives.
-Tu peux rentrer !
Sa tante lui apporta une tisane sur un plateau comme il lui avait demandé deux heures auparavant -l'imbécile !-, avant qu'elle ne ressorte.
Dès que la porte fût refermée, il sauta sur son écritoire :
Peut-on se voir demain pour parler ?
Il envoya le papier par hibou et dût attendre la réponse en faisant les cents pas dans sa chambre :
Gellert,
Demain, je dois aller voir le notaire dans la journée et je vais à la réception des Malefoy le soir. Reportons cette conversation à après-demain, cela vaut mieux.
Albus
Gellert se mordit la lèvre et répondit tout aussi vite :
Albus,
Retrouvons nous chez les Malefoy. Ma tante a eu une invitation mais elle ne veut pas y aller. Je vais lui emprunter, ça ne lui posera pas de problèmes.
Gellert
La réponse, ne se fit pas attendre :
Gellert,
Dois-je te rappeler qu'il n'est pas très judicieux de nous montrer ensemble en public. Surtout si tôt.
Albus.
Le blond sourit.
Mon très cher Albus,
Dois-je te rappeler qu'un peu de Polynectar est capable de faire des miracles ?
Gellert.
Le blond fit la grimace. Devait-il rajouter qu'un peu de Polynectar était également capable de réaliser un certain nombre de fantasmes inavoués ? Combien donneraient leur vie pour un poil de leur chanteur préféré retrouver en passant le balai sur la scène après un concert.
Mais c'était hors de propos alors il ne dit rien.
La propriété était remplit de monde.
Albus tendit sa cape à un elfe de maison qui s'empressa de le délester. Et puis le jeune homme se fondit dans la masse.
Il y avait là une foule de serpentards de tout horizons mais il fût soulagé de voir qu'un certain nombre de sang-pur d'autres maisons étaient là aussi.
Un orchestre aux allures pompeuses jouait un air sirupeux. Albus accepta un verre de whisky pur-feu.
Il rencontra Armanda Weasley qui avait l'air horriblement mal à l'aise malgré la présence de sa mère et de ses deux petits frères. Il la salua avec tant d'enthousiasme qu'elle faillit ne pas le reconnaître et ils entamèrent aussitôt une conversation animée.
Tout en parlant, il observa la foule.
Il vit la fiancée, Miranda Rockwood. Une belle fille mais elle avait l'air si snob qu'il du faire un effort pour réprimer une grimace de dégoût. A ses côté, Abraxas avait toujours l'air aussi déprimé.
Il vit également Augusta en compagnie de ses deux frères, mais aucune trace d'Ernest. Leurs regards se croisèrent mais elle détourna les yeux.
Quand à Gellert…
Il pouvait être n'importe où. Et surtout n'importe qui.
Il soupira.
N'ayant plus rien à dire à Armanda, il s'éloigna dans la foule où il fût bientôt rejoint par un Abraxas fuyant:
-Albus ! Ça me fait tellement plaisir. J'espérais que tu viendrais !
Le roux lui fit un sourie :
-Comment vas-tu ? C'est censé être la fête mais tu n'as pas l'air dans ton assiette.
Le blond roula des yeux :
-Comment cela pourrait-il aller ? Je vais passer ma vie avec cette harpie insupportable. Elle n'arrête pas de me coller en plus. J'aimerai pouvoir m'enfuir mais je serais déshérité.
Albus eu un petit rire froid. Et oui. Ce serait impossible pour un Malefoy d'être déshérité, et pourtant celui-ci était le Malefoy le plus normal qu'il ait jamais eu le loisir de rencontrer. Abraxas le fixa en fronçant les sourcils :
-Je ne devrais pas te parler de mes problèmes. C'est futile en comparaison de ce que tu vis. Je te présente mes condoléances pour ta maman, Albus.
-Je te remercie. Et c'est faux. C'est ton avenir que tu joues. Serrons-nous les coudes.
Ils discutèrent encore un peu jusqu'à ce qu'une bande de sorcières empressées ne kidnappent Abraxas et qu'Albus ne se retrouve seul à nouveau.
Il s'approcha du buffet et ses yeux étudièrent à nouveau les invités. Un très beau jeune homme aux cheveux et aux yeux noirs s'approcha de lui :
-Bonjour…
-Bonjour.
-Je ne connais personne ici, je suis un parent d'un des membres qui n'a pu venir et… Je vous voyais tout seul. Je me demandais…
Albus le dévisagea. Il était vraiment très beau. Quel frimeur.
-Gellert, arrête ton char, je sais que c'est toi.
-Je vous demande pardon ?
Le garçon avait l'air perdu et Albus se mordit la lèvre en réalisant son erreur. Perplexe, le beau garçon s'empressa de partir en lui lançant des regards méfiants.
Honteux, Albus avala cul-sec son whisky pur-feu. Derrière lui, retentit un rire aigrelet. Il se retourna pour se retrouver face à face avec Bathilda qui lui souriait de toutes ses dents.
-Oh flûte, dit-il.
-Tu recommences à boire, Albus ? Susurra sa voisine avec un air suggestif.
-Gellert. Quel idiot. Je pensais que c'était bien ton genre de choisir ce genre d'éphèbe.
Bathilda fit la grimace :
-Tu le trouves beau ?
-Pourquoi, tu es jaloux ?
-Il n'y a que moi qui puisse poser mes mains sur toi.
-Je refuse de parler de ça avec toi quand tu as l'apparence de ta tante !
-Tant mieux, je suis en train de redevenir moi-même. Mes cheveux repoussent. Ne devrait-on pas s'isoler. On devait parler, non ?
-Oui. C'est vrai.
-Allons dans le parc. Il est immense, on trouvera un coin tranquille.
Augusta s'était enroulée dans son châle. Il faisait frais sur le balcon. Mais elle préférait être là, toute seule et avoir froid que de devoir endurer tout le cérémonial qui avait lieu à l'intérieur. En plus, elle détestait cette stupide robe. Elle sirota sa biéraubeurre d'un air ronchon jusqu'à ce qu'elle remarque la silhouette qui s'était accoudée juste à côté d'elle.
Comme si c'était possible de rester seule et à l'abri des regards avec tant d'invités.
Elle se sentit troublée en voyant que le nouvel arrivant était Abraxas Malefoy. Il la détailla de ses grands yeux gris avec un sourire triste.
-Tu permets que je me cache avec toi ?
-J'ai le choix ?
-… Tu n'as pas l'air de beaucoup t'amuser.
-Toi non plus.
-Oh. Oui. Tu l'a bien vue, pas vrai ?
Il parlait de sa fiancée. Augusta grimaça tristement :
-Oui. Je suis désolée.
-Tu n'y es pour rien. Albus m'a dit exactement la même chose !
Elle bouda un moment avant d'ajouter :
-Peut-être que si.
-Pardon ?
-… Je suis désolée. Vraiment. De ne pas avoir compris plus tôt ce que tu ressentais. De ne pas avoir été plus maligne.
-Ca aurait changé quelque chose ? Tu étais déjà complètement amouraché de ton champion français.
-… Je ne sais pas. On ne peut pas savoir.
Abraxas la fixa avec stupéfaction. Et puis mû par un énorme élan de stupidité, il se pencha en avant et l'embrassa. Il ne resta pas assez longtemps pour qu'elle le frappe.
-Abraxas !
Augusta était rouge de colère et de gêne. Le serpentard lui lança encore son regard gris et triste:
-Je ne suis pas désolé pour ça. Enfin si. Je suis désolé d'avoir fait quelque chose sans ton consentement et je suis aussi désolé pour ton petit ami car c'est quelqu'un de bien. Ce que je veux dire…
-En gros tu es désolé. …
-…
-…
-Je suis ridicule, pas vrai ?
Augusta se mura dans un silence agressif, sans le regarder.
-Au revoir, dit-il.
Il avait l'air si malheureux qu'elle sentit des larmes monter mais elle les retint. Quand il quitta le balcon, elle osa s'avouer que dans une autre vie, elle aurait répondu à ce baiser.
Un grand lac s'étendait à leurs pieds.
Ils étaient seuls et c'était heureux car Gellert était redevenu lui-même. Albus remarqua avec amusement qu'il avait choisit une robe de sorcier noire et mixte et qu'elle lui allait comme un gant.
-Y a-t-il un lac dans tout parc de clan de sorcier qui se respecte ? Demanda Gellert avec un sourire charmeur. J'étais sûr qu'il y aurait un lac. J'avais pris mes précautions…
Albus ne demanda pas ce qu'il voulait dire par là. Ils étaient là pour parler d'un sujet important après tout. Il s'assit contre un arbre et fixa le blond d'un air sérieux. Gellert y lu qu'il lui serait impossible de se dérober.
Il fit quelques pas en direction du lac avant de se retourner vers Albus et de le fixer de ses immenses prunelles couleur terre :
-Je vais faire un coup d'État.
Albus resta bouche bée. Il se serait attendu à tout mais pas à ça.
-QU… Quoi !? Bredouilla-t-il.
-C'est très sérieux. Et je sais parfaitement que je mets tout mes projets en jeu en t'en parlant.
Albus était abasourdi :
-Mais enfin… POURQUOI ?
-Il y a des choses qui ne fonctionnent pas du tout chez les sorciers. Et je veux que le monde change…
-Dans ce cas, fais de la politique !
-Ca ne fonctionnera pas… Ma famille a déjà essayé et je te l'ai dit, nous sommes extrêmement influents au ministère de Roumanie, de Hongrie et de Pologne. Plus au nord également. Mais ça ne sert à rien. Les institutions sont trop rouillées. Je sais que pleins de sorciers partagent nos convictions, mais les gens n'ont pas le courage pour les assumer. Résultat, rien n'avance et les sorciers souffrent à cause de tout un tas de vieux gâteux qui sont effrayés à l'idée que le monde qu'ils connaissent change.
-Et toi, qu'est ce que tu veux changer ?
-Je vais abolir le secret magique.
Pour la deuxième fois en deux minutes, Albus resta sur le cul. Il ressentit un long vertige et fût très heureux d'être déjà assis. L'immensité de l'ambition de Gellert le submergea.
-Par Merlin, qu'est ce que tu attends de moi ?
-Je veux que tu sois à mes côtés.
-Pourquoi veux-tu mettre fin au secret magique ?
-N'est ce pas évident Albus ? Je sais que tout comme moi tu n'aimes pas les moldus. Et maintenant, nous savons tous les deux pourquoi. Les moldus sont un fléau pour notre monde. Ils polluent les sols et les rivières. Dévorent les richesses. Font la guerre au nom de ce métal sans pouvoir qu'ils appellent l'or ! Ils envahissent nos terres et se reproduisent à toute vitesse, par portées, comme les rats. Cependant, je ne pense pas du tout que les moldus soient inutiles, sais-tu pourquoi ?
Albus secoua la tête et Gellert enchaina, les yeux brillant, son visage passionné éclairé par la lueur du clair de lune :
-Il faut que je te raconte une histoire, Albus. Il faut absolument que tu l'entendes… Quand j'étais petit, avant d'aller à Durmstrang, je suis allé en primaire dans une école moldue. C'est là que j'ai appris à lire. Bien sûr, je n'arrivais pas à bien m'entendre avec ces barbares. Les autres enfants ne m'aimaient pas mais je maîtrisais déjà un certain nombre de tours et ils me craignaient… J'ai reçu quelques pierres parfois mais rien dont je n'ai pu me venger… Cependant, il y avait un autre garçon, plus jeune que moi, qui possédait des pouvoirs dans mon école. Je l'ai remarqué très vite car il ne se maîtrisait pas. Et cela n'avait rien d'étonnant car il venait d'une famille moldu et ce qui lui arrivait lui était totalement étranger. J'ai essayé d'en parler à ma mère et elle m'a dit de ne pas m'en mêler. Que ce garçon apprendrait sa nature de sorcier en arrivant à l'adolescence en recevant sa lettre de Durmstrang.
Gellert s'arrêta brutalement et s'humecta les lèvres. Il reprit d'une voix rauque, tremblante de rage :
-Il n'a jamais reçu sa lettre.
- Qu'est ce qu'il s'est passé ?
-On l'a retrouvé un soir au fond du canal. Lesté de cailloux. Il était différent. Il leurs faisait peur. A ces animaux stupides.
Gellert secoua la tête :
-De tout temps, nous nous sommes cachés. Nous qui sommes élus des Dieux. Nous qui possédons la magie ! Ils sont si stupides ! Si nous prenions les rênes, nous pourrions gérer leurs actions et protéger tout le monde. Protéger les sorciers et protéger les moldus d'eux-mêmes. Et surtout, nous pourrions gérer ces étincelles de magie qui naissent parmi eux. Ces sorciers qui éclosent parmi la fange de ces imbéciles sont de véritables miracles ! Alors comment se fait-il qu'on ne prenne pas soin de ces enfants qui sont comme des lueurs dans les ténèbres ?! Albus, ta maman est l'un d'eux, n'est ce pas ? N'a-t-elle pas souffert de sa condition ?
-… Si… Souffla Albus d'une voix faible.
-Je ne veux pas me venger. Je ne veux pas qu'ils souffrent ! Je veux que tous le monde soit… Ce que je souhaite c'est… C'est juste… Juste…
-Le plus grand bien, compléta Albus dans un souffle.
Gellert lui lança un regard émerveillé :
-C'est ça Albus ! Tu as exactement les mots justes.
-Je les avais entendus dans la bouche du directeur Mirepoix. Ca m'avait marqué.
Gellert s'agenouilla devant le roux :
-Albus. Est-ce que tu réalises que dans mon monde, ce qui est arrivé à Ariana ne se présentera plus jamais. Je l'empêcherai.
-…
Le cœur d'Albus battait à cent à l'heure. Le regard exalté de Gellert le fixait avec passion. Albus voyait sa tempe battre. Dieu qu'il était beau. Il essaya de détourner les yeux mais Gellert lui retint le visage :
-Non. Regarde-moi…
Gellert l'embrassa. Puis il reprit la parole :
-Je vais prendre le pouvoir. Et je veux que tu sois avec moi. Tu es tellement plus raisonnable que moi. Tu seras capable de m'empêcher de m'enflammer. Si nous nous partageons le pouvoir, tout ira pour le mieux.
Il eu un petit rire effrayé :
-Il y a tant à faire que je suis mort de trouille. Mais quand nous posséderons les reliques de la mort, tout sera plus facile. La baguette de sureau nous assurera toutes les victoires.
Albus essaya d'assimiler tout ce que lui avait révélé Gellert. Quand il disait « nous » son cœur battait plus vite. Il avait l'air si sûr qu'il allait l'accompagner.
-Tu ne dis rien… Souffla Gellert.
Albus essaya de sourire :
-Réalises-tu le risque que tu prends en me révélant tout cela ?
Gellert contempla son visage très sérieusement et lui caressa la joue. Il l'embrassa encore, avec une incroyable tendresse.
-Je t'aime. Dit-il.
Le cœur d'Albus n'était plus qu'un petit animal affolé qui ne savait plus s'arrêter. Il ferma les yeux. Quand il les rouvrit, Gellert avait la main ouvert devant lui. Deux petites boules enchevêtrées se trouvaient au milieu. Il en cacha une dans la poche de poitrine de la robe d'Albus et glissa la deuxième dans sa propre bouche.
-Je ne voulais pas qu'on ait à en parler comme ça, dit Gellert, avec tristesse. Je pensais prendre mon temps. Je suis vraiment désolé de te presser. Il va falloir que tu fasses un choix.
Puis il se leva et enleva ses vêtements.
Comme dans un rêve, Albus le fixa tandis que la peau blanche apparaissait sous la robe de sorcier. Puis ses yeux se posèrent sur la peau blanche des reins tandis que Gellert se débarrassait de son boxer.
Albus jeta un œil à la boule dans sa poche. De la branchiflore.
Déjà Gellert était dans l'eau.
Mon dieu, ce garçon était fou. Fou et génial. Et ils allaient changer le monde. Ensemble.
Il glissa la branchiflore dans sa bouche et la mâchonna, absent.
Il papillonna des paupières et se leva d'un pas incertain. A son tour, il se débarrassa de sa robe de soirée.
Gellert était là-bas, dans l'eau.
Albus s'approcha.
Fasciné. Hypnotisé. Chancelant.
Il se dirigea vers l'autre comme le phalène vers la flamme. Quand ses orteils touchèrent l'eau, il ressentit une vive douleur de chaque côté de la tête alors que des branchies s'ouvraient. Il s'enfonça jusqu'aux genoux et poussa un cri de souffrance quand ses mains et ses pieds se palmèrent. Il fit encore quelques pas timides et Gellert vint vers lui pour l'attirer dans les profondeurs.
L'eau submergea leurs visages et ils furent heureux de la sentir fraîche et agréable sur leurs peaux. Albus se fondit contre son compagnon. Ses branchies se dilatèrent et l'oxygène envahit ses poumons.
Gellert était nu et froid contre lui. Il adora la façon dont le visage angélique se déchirait sur les pommettes pour lui permettre de respirer. Ses yeux aussi avaient quelque chose de plus… Poissonneux.
Les siens devaient être semblables, c'est pour cette raison qu'il voyait si bien dans l'élément liquide à présent.
La main de Gellert glissa contre ses flans. Il frissonna.
Un nuage de cheveux blonds flottait autour de visage du jeune homme et couplé à la lumière bleutée de l'eau, cela le rendait fantomatique et mystique.
Les mèches rousses se mêlèrent aux blondes quand ils s'embrassèrent. La langue râpeuse de Gellert glissa sur les canines du griffondor qui lui mordit les lèvres. Ils se collèrent l'un à l'autre et leurs bouches se happèrent plus passionnément tandis que leurs mains palmées empoignaient leurs chevelures respectives avec force.
Albus voulu soupirer mais seule une longue traînée de bulle sortit de sa bouche. Cela fit rire Gellert ce qui eu le même résultat. Il y eu un instant volé pendant lequel ils se fixèrent, leurs mains tenant le visage de l'autre avec douceur.
Le griffondor avait horriblement conscience de leurs torses qui se frôlaient, de leur ventre collés, des os leurs hanches qui s'emboîtaient. Un courant lent et languide les faisait osciller dans l'eau et à chaque nouvelle vague, leurs sexes se caressaient avant de se fuir, et cela le rendait complètement timbré. Il gémit et une nouvelle flopée de bulles d'argent remonta vers la surface.
Son regard étrange se voila et il soupira bulleusement quand Gellert embrassa son torse avant de descendre sur son sexe. Il ferma les yeux quand la langue s'enroula autour. Et le contact chaud et râpeux contrastait délicieusement avec l'eau froide. Quand son compagnon aspira complètement son phallus dans sa bouche, il se sentit plus serein qu'il ne l'avait jamais été.
La douceur des lèvres de Gellert qui glissait contre son épiderme avait quelque chose d'infiniment rassurant. Aussi vulgaire que cela puisse paraître, il avait l'impression que sa place était là, dans cette bouche moqueuse qui suçotait sa chair d'une façon si envoûtante.
Leurs corps glissaient l'un contre l'autre et Albus se fit pivoter de façon à se retrouver la tête en bas. Il embrassa le nombril, puis la ligne de poils blonds qui descendaient sur l'aine et arriva sur la verge tendu de l'autre garçon. Alors que Gellert continuait sa longue torture, Albus soupira et un nuage de dioxyde de carbone glissa entre leurs deux corps. Puis il embrassa le sexe et le masturba de ses longs doigts translucides.
Le silence de leur ébat était infiniment poétique et étrange.
Le plaisir montait comme une énième bulle. Prêt à exploser. Tous les muscles du corps d'Albus se contractèrent avec violence. Dans un cri silencieux, il éjacula dans la bouche de son autre. Et tout cela était si merveilleux et terrible qu'il en resta hagard et abasourdi pendant de longues secondes!
Tandis qu'ils se laissaient flotter ensemble, il sentit les mains de Gellert lui empoigner les fesses, et les caresser du bout de ses ongles. Jusqu'à ce que ses doigts trouvent ce qu'ils cherchent. Le jeune homme se tendit quand il sentit un doigt rentrer dans sa chair pour le caresser doucement. Il ferma les yeux et mordilla le sexe encore tendu devant lui.
Tout doucement, ils plongèrent suffisamment loin pour rencontrer le fond du lac. Ils s'écrasèrent lentement contre les éclats de coquillages et provoquèrent une sorte de cratère dans la géographie du sol tandis qu'un nuage de sable se soulevait autour d'eux.
Soudain, Gellert s'écarta. Albus se laissa aller contre le tapis de débris sous-marins tandis que l'autre se positionnait entre ses jambes.
Une vague appréhension étreignit Albus quand il sentit le sexe de Gellert entrer dans son corps. La douleur vint à lui comme une lame dans la chair et il poussa un cri d'air et d'argent qui remonta vers la surface. Les larmes lui montèrent aux yeux mais Gellert ne pouvait pas les voir.
La bouche entrouverte et le regard embrumé de plaisir, le jeune homme s'enfonça en lui. Lentement. Sans violence mais sans compassion pour la douleur de l'autre non plus. Il s'enfouit jusqu'à la garde avant de ressortir tout aussi lentement.
Incapable de se retenir, Albus se mordit le poignet. Indifférent, Gellert revint dans sa chair et quand il arriva tout au fond, là où se terrait la pudeur chez Albus, celui-ci sentit le plaisir revenir et lui envahir les reins.
Le blond ne le quittait pas des yeux. Il lui pétrit le torse, lui griffa la chair, tout en enchaînant de longs coups de reins lents et puissants. Et à chaque fois qu'il arrivait tout au fond, Albus gémissait, les bras lâches, le dos arqué, totalement soumis au désir du blond.
Le plaisir augmenta. Subtilement. Totalement maîtrise par les soins de celui qui le faisait monter. Gellert accéléra soudainement. Et puis ce fût très court. La violence de leurs peaux qui se cognaient dans le silence ouatée des profondeurs les fit exploser ensemble.
Il n'y eu jamais d'orgasme aussi violent et redoutablement silencieux que celui-là. Un orgasme de nacre et de bulles.
Le liquide qui s'échappa de la verge d'Albus devint malgré lui un poisson qui s'éloigna en bondissant avant de s'étioler. Le garçon ferma les yeux.
Quand il les rouvrit, plusieurs minutes plus tard, il était allongé dans l'herbe à côté de Gellert. Ils étaient toujours nus, bien que secs. Albus remarqua la baguette de Gellert à côté de lui et sourit. Pas question d'attraper un rhume. Gellert le regardait et il le tenait par la main. Son pouce lui caressait la paume.
Albus lui sourit :
-Tu n'est pas du genre à coucher tranquillement dans un lit, pas vrai ?
-Non. C'est vrai.
-Où me feras-tu l'amour la prochaine fois ?
Gellert pressa sa main et il souffla :
-Sur la lune, garçon…
Oh par Merlin.
J'ai écrit un lemon avec Dumbledore ! J'ai du mal à le réaliser moi-même. Si on me l'avait dit il y a dix ans j'aurais crié au scandale.
J'ai écrit des choses sur le pénis du directeur de Poudlard.
Je ne suis pas sûre de tout à fait réaliser la situation…
Bon, je vais aller me faire exorciser et je reviens écrire la suite.
J'espère que vous aurez aimé ce chapitre et à bientôt pour le dernier chapitre de cet arc à Godric's Hollow. Les choses sérieuses continuent…
