Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.

Message : Cette fic prend en considération jusqu'au 4ème livre d'Harry Potter.

Message de l'auteur : Je suis vraiment désolée pour l'immonde retard tout le monde! J'aurais tellement voulu écrire, mais la vie m'a rattrapée malheureusement! Merci à ceux qui prennent le temps de reviewer, je vous adore!

The Price for our Sins

Chapitre 7

Harry essayait de se convaincre que les paroles d'Hermione étaient véridiques. N'était-ce pas ce qu'il n'avait arrêté de se répéter? Il n'avait aucune responsabilité dans la mort de Pansy Parkinson. Alors, pourquoi le visage de Drago Malfoy ne cessait de le hanter? La haine existait bien avant Voldemort. Les aurors réussiraient aisément à trouver le violeur, et ainsi tout redeviendrait normal. Sa vie pourrait enfin commencer, et il pourrait ignorer les malheurs des autres. Il en avait déjà assez non? Il avait été le héros de peuple sorcier pendant bien longtemps. Ne méritait-il pas un moment de paix? Il enfila rapidement son uniforme tout en jetant un regard éloquent en direction de Ron. Son meilleur ami s'habillait à toute vitesse, et Harry savait déjà où il comptait courir de la sorte.

- Tu devrais passer un peu de temps avec nous. Fit remarquer placidement le Survivant.

Il n'osait pas dire "avec Hermione". Il ne savait même plus s'il existait une possibilité de relation entre elle et Ron. Le roux semblait bien trop obsédé par Blaise Zabini pour penser à une autre personne.

- Vous n'avez pas besoin de moi. Répliqua Ron.

- Parce que Zabini a besoin de toi?

Son meilleur ami lui lança un regard exaspéré et Harry dut s'empêcher de ne pas se masser la tête sous l'exaspération. Il comprenait que Ron se sente ainsi envers Zabini. Après tout, le mulâtre avec vécu quelque chose d'horrible, mais de là à oublier l'existence d'Hermione.

- Je suis sur qu'Hermione apprécierait ta compagnie.

Cette remarque, qu'il espérait anodine, eut au moins un certain effet. Ron cessa, pendant quelques secondes, de se battre avec sa cravate et préféra lui lancer un regard indéchiffrable.

- Hermione n'a pas besoin de moi. Finit-il par répliquer.

- Zabini a un psychologue et de la famille. Tu n'es pas le seul qui peut s'occuper de lui.

- Je ne veux pas…

- Je suis sur qu'il ne t'en voudrais pas.

Harry n'en avait absolument aucune idée, mais Hermione était sa meilleure amie. Et, avant toute cette histoire, il aurait mis sa main au feu que Ron ressentait des sentiments envers elle. N'était-ce pas normal qu'il veuille que les choses s'arrangent?

- Si tu veux, je peux passer la journée avec lui, et toi, tu passeras la journée avec Hermione.

Le brun eut le plaisir d'une voix une lueur d'indécision s'allumer dans les yeux de Ron. Il pouvait faire cela pour Hermione. Il pouvait prendre sa journée afin de s'assurer que Zabini n'irait pas se saouler afin qu'Hermione et Ron aient un petit moment tranquille.

- C'est stupide, il n'acceptera jamais. Rétorqua Ron.

- Comment tu le sais?

- Il va me dire "Je n'ai pas besoin d'une nounou, Weasley. Je ne voulais pas de ta compagnie, alors celle de ton ami…"

Harry ne put s'empêcher d'hausser les sourcils en entendant comment son ami réussissait à imiter si adéquatement Zabini. Ils passaient vraiment trop de temps ensemble.

- Nous pouvons lui demander.

- Je ne pense pas…

- Trop tard.

Harry enfila rapidement ses souliers avant de sortir du dortoir. Il savait pertinemment que Ron était sur ses talons. Il jeta un regard complice à Hermione qui se mit à le suivre en fronçant les sourcils.

- Qu'est-ce qui se passe Harry? Demanda-t-elle.

- Tu vas passer la journée avec Ron.

Les yeux marrons s'écarquillèrent et Harry faillit pousser un cri de joie en voyant l'espoir dans ceux-ci. Ron les rattrapa difficilement, le regard colérique.

- Je t'ai déjà dit que c'était une foutue mauvaise idée! S'énerva-t-il. Zabini ne voudra jamais…

Ron ferma aussitôt la bouche en voyant le mulâtre en compagnie de Malfoy. Zabini leur lança un regard éloquent avant de se joindre à eux, suivi de près par Malfoy. Ce fut au tour d'Harry de vouloir s'enfuir en courant. Il n'était nullement prêt à affronter Malfoy et ses demandes. Il voulait simplement… Non. Il ne pouvait pas être égoïste. Pas quand il s'agissait d'aider sa meilleure amie.

- Zabini, Malfoy. Salua-t-il avec une joie forcée.

- Pourquoi n'es-tu pas dans ta chambre? Demanda brusquement Weasley.

Zabini se contenta de poser sa main sur sa hanche, une légère grimace aux lèvres.

- Suis-je obligé de t'attendre à chaque matin, Weasley? Demanda-t-il froidement.

- D'ailleurs, est-il obligé de passer chaque moment de la journée avec toi, Ron. Poursuivit Harry. J'ai une proposition pour toi, Zabini.

Le mulâtre leva un regard interrogateur dans sa direction alors qu'Harry pouvait littéralement sentir la frustration et la colère qui émanaient de Ron. Peu importe. Son meilleur ami le remercierait plus tard. Il devait réaliser que Zabini pouvait passer une journée sans sa présence. Il savait bien trop ce que Rn ressentait envers le mulâtre. La culpabilité et le devoir ne faisaient pas bon ménage pendant bien longtemps.

- Je serai ton humble serviteur pendant le reste de la journée. Ron pourra faire autres choses, si cela lui chante, mais passons la journée ensemble.

Le regard lime se durcit violemment et les lèvres de Zabini se retroussèrent en une grimace colérique. Merde…

- Je n'ai jamais demandé… Commença haineusement le mulâtre.

- Harry… cette histoire est stupide. Souffla Hermione.

Soudainement, la rage de Zabini disparut et il poussa un long soupir.

- Une journée sans voir une tête rousse et des tâches de rousseur… J'accepte avec joie ta proposition Potter.

Harry afficha aussitôt un sourire satisfait et se tourna vers Ron pour lui montrer que Zabini pouvait être raisonnable lorsqu'il le désirait. Il ne s'attendait pas à ce que son meilleur ami ait la tête de quelqu'un qu'on venait de poignarder dans le dos. Oh bordel…

- Tu acceptes avec joie sa proposition. Cracha-t-il. Hé bien tout est réglé, de toute évidence.

- Oui, tout est réglé. Granger et toi, vous pouvez vous courtiser en toute sérénité.

Ron fit un pas dans la direction de Zabini avant de se ressaisir.

- Peu importe.

Il tourna alors les talons et partit sans demander son reste. Hermione lui lança un regard peiné avant de se mettre à courir derrière Ron. Merlin, Harry n'y comprenait rien. Ne venait-il pas de se faire une bonne action? N'essayait-il pas d'aider ses amis? Pourquoi personne ne semblait heureux?

- Potter, je sais que tu as accepté d'être ma nounou, mais je n'en ai nullement besoin. Tu peux vaquer à tes occupations, et j'en ferai de même.

Zabini lui tourna alors le dos et partit sans jeter un regard en arrière. Vraiment super. Était-il censé courir après Zabini même si celui-ci ne semblait nullement vouloir de sa présence?

- N'as-tu pas promis à Weasley de t'occuper de Blaise? Demanda placidement Malfoy, ses yeux argentés se promenant doucement sur lui.

- Selon toi, en dirait que j'ai énormément de responsabilité. M'occuper de chaque sorcier étant l'une des premières.

- Tu es le Sauveur.

- Et si je ne veux plus l'être.

Malfoy ne s'attendait visiblement pas à cette réponse, puisqu'il cligna lentement des paupières.

- Impossible. Se contenta-t-il de répondre.

- Comment ça, impossible? Je n'ai pas le droit d'avoir un moment de répit? N'ai-je pas assez donné? Qu'est-ce que tu veux de moi Malfoy?

Il s'approcha alors du blond et le plaqua contre le mur, baissant la tête afin de pouvoir le regarder droit dans les yeux.

- Tu m'as sauvé. Fit remarquer le blond.

- Et j'en ai marre de devoir sauver tout le monde.

- Ce n'est pas vrai.

Pour la première fois, Malfoy semblait sincèrement ébranlé par sa présence. Quoi? Que pensait-il de lui exactement? Croyait-il qu'il ne voulait pas avoir une vie normale? Qu'il voulait passer son existence entière à envoyer des éclairs verts en espérant qu'un d'entre eux arrêterait enfin cette foutue guerre.

- Tu ne sais pas ce que je veux Malfoy. Tu ne sais pas qui je suis.

- Je sais que tu m'as sauvé alors que je ne méritais pas d'être sauvé. Souffla le blond. Si tu m'as sauvé, moi… Si tu m'as sauvé alors que je ne le méritais pas… cela veut dire…

- Cela veut dire que tu as eu de la chance, Malfoy. Rien d'autre. Siffla Harry. Arrête de me parler de mes responsabilités. J'ai tué Voldemort. La prophétie disait que je devais tuer Voldemort. C'est tout.

- Alors… ce n'est pas que tu ne sais pas ce qui se passe… ni que tu ne réalises pas qu'il s'agit de ton devoir… mais c'est que tu t'en fiches. C'est tout?

Harry aurait adoré pouvoir dire un "oui" retentissant, mais les yeux de Malfoy semblaient si… Il ignorait si le blond allait se mettre à pleurer. Ce qui était impossible quand il y pensait, Seigneur! Il s'agissait de Malfoy! Il ne pouvait pas se mettre à pleurer. Et la dignité Malfoy dans tout cela?

- De quoi penses-tu que je suis capable, Malfoy? Demanda-t-il d'une voix éteinte. Est-ce que tu me prends pour un Dieu? Je ne le suis pas.

- Ils ont besoin de toi. Les enfants…

- Il y a des professeurs, le directeur, des aurors…

- Tu es le Sauveur.

- Non! Non, je ne suis pas… Malfoy…

- Je… Je ne comprends plus rien.

Harry relâcha doucement les épaules du Serpentard qui semblait bien trop tétanisé pour remarquer quoi que ce soit. Que voulait-il de lui exactement?

- Je suis désolé de ne pas être ce que tu désires que je sois. Je ne suis pas assez fort…

- Ce sont des conneries que tu me dis en ce moment. Souffla Malfoy.

Harry ignorait s'il devait être choqué par le vocabulaire du blond ou s'il devait le prendre dans ses bras.

- Des pures conneries. Tu es assez puissant. Tu pourrais changer les choses, mais tu es juste… tu es juste…

- Quoi? Lâche? Égoïste? Un enfoiré? Je suis d'accord, Malfoy, et tu sais quoi? Je ne vais pas m'excuser d'être ce que je suis. J'en ai fini avec cette guerre.

Il planta alors Malfoy là sans lui jeter un dernier regard. Il ne voulait pas penser aux yeux choqués du blond. Il ne voulait pas penser aux paroles de Maugrey Fol'œil. Il voulait trouver Blaise Zabini et s'assurer qu'il allait bien. Il l'avait promis à Ron. Il arriva alors devant le portrait qui gardait la chambre du mulâtre et murmura le mot de passe. La première chose qu'il vit fut Zabini qui s'apprêtait à porter une bouteille de vodka à ses lèvres.

- Merde… Souffla-t-il avant de se saisit de la bouteille.

- Qu'est-ce que tu fiches Potter? S'énerva Zabini. Je suis occupé!

- Tu sais quoi Zabini, je te comprends ok? Je comprends que ta vie est merdique en ce moment. Je comprends que tu en veuilles au monde entier et que le seul truc qui réussisse à t'apaiser c'est de l'alcool.

- Ah ouais? Tu me comprends? Bravo pour toi, Potter.

- Est-ce que tu veux que Ron soit attaché à toi toute sa vie?

- Il peut partir quand il veut. Siffla Zabini. Je ne lui ai rien demandé.

- Tu sais très bien ce qu'il ressent envers toi.

- Il ne ressent rien envers moi.

Le mulâtre laissa échapper un rire amer avant placer une main sur son visage.

- Il voit "victime". Il ne me voit pas moi. Jamais.

- Ouais. Je peux comprendre ça.

- Bien évidemment… Tu peux absolument tout comprendre, pas vrai Potter?

- Je viens de me faire appeler "Sauveur". Alors, ouais… je te comprends.

Zabini se mit à ricaner de plus belle.

- C'est vraiment de la merde d'être nous.

- À qui le dis-tu.

À suivre…