Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.
Message : Cette fic prend en considération jusqu'au 4ème livre d'Harry Potter.
Message de l'auteur : Merci infiniment pour vos belles reviews! Cela fait toujours énormément plaisir! Alors Joyeux Noël en retard, et Bonne Année en avance!
The Price for our Sins
Chapitre 8
Harry aurait volontiers vidé la bouteille d'alcool de Blaise, mais il savait que non seulement Ron l'aurait tué avec joie, mais en plus l'alcool n'était certainement pas la solution à son problème. Il se décida alors à jeter la bouteille à la poubelle sous le regard indifférent de Zabini. Le mulâtre se laissa tomber sur son canapé, les yeux levés vers le plafond.
- Tu sais… je ne veux pas être la personne qui empêche les deux amoureux d'être ensemble. Murmura-t-il soudainement.
Le brun se laissa choir au sol, appuyant sa tête contre le canapé. À sa grande surprise, Zabini ne sembla pas perturbé par sa proximité, se contentant de continuer à parler.
- Toute l'école savait que Ronald Weasley et Hermione Granger allaient terminer leur vie ensemble… Mon but n'est pas d'être un obstacle à leur bonheur.
- Tu l'es pourtant. Répliqua calmement Harry.
Il n'essayait pas d'offenser le Serpentard ou de lui faire du mal, mais c'était un fait. Comment l'histoire entre Ron et Hermione pouvait-elle continuer si le roux était toujours occupé? Zabini laissa échapper un soupir avant de lever les bras vers le ciel.
- Il ne comprend pas que je n'ai pas besoin de lui.
- Est-ce que c'est vrai?
- De quoi est-ce que tu parles?
- Est-ce vrai que tu n'as pas besoin de lui?
Pendant quelques minutes, Zabini garda le silence et Harry se permit de penser à Malfoy. Merlin… il espérait que le blond avait compris le message et qu'il ne l'énerverait plus. Il ne pouvait plus être le Sauveur. Il avait déjà trop donné. Était-ce donc si difficile pour Malfoy de comprendre cela? Que devait-il faire pour que le blond réalise qu'il n'était pas un héros. En fait, la seule chose qui l'avait forcé à continuer à se battre avait été la certitude de ses péchés. Le fait qu'il savait à qui Voldemort allait faire du mal… quand… comment… les tortures qu'il pouvait voir dans ses rêves. C'était uniquement pour cela qu'il avait continué à se battre. Il ne l'aurait jamais fait sinon. Il n'était pas un héros… Il était simplement… Il était simplement lui, voilà tout.
- Il m'a sauvé, mais je ne m'attends à ce qu'il continue à s'occuper de moi jusqu'à la fin de ma vie.
- Tu penses avoir besoin d'aide jusqu'à la fin de ta vie?
Zabini laissa échapper un léger rire qui n'avait rien de plaisant avant d'hausser les épaules. Il ne pouvait pas le blâmer et, pour la première fois, il pouvait comprendre l'envie de Ron de protéger Zabini à tout prix.
- Si tu penses comme ça, Hermione et Ron ne seront jamais ensemble.
- Tu te trompes. Weasley finira par me laisser "voler de mes propres ailes", et il retournera vers Granger. Ils auront leur fin heureuse.
Une étrange émotion traversa le visage de Zabini avant que le mulâtre ne se mette à rire. Harry le regard intensément, espérant de tout son cœur qu'il n'allait pas se mettre à pleurer. Il ignorait ce qu'il devrait faire si le Serpentard se mettait à sangloter. Il n'avait jamais été très doué pour ce genre de choses.
- Et toi? Auras-tu une fin heureuse? Demanda calmement Harry.
- Je te retourne la question, Potter.
- J'essaye.
Il essayait d'avoir une fin heureuse… Une fin où il n'aurait pas à se souvenir de chaque personne qui avait souffert… Une fin où personne n'attendrait rien de lui et où il pourrait être enfin en paix… Une fin où le bien triomphait vraiment du mal et où Voldemort n'existerait plus. Que son nom ne serait qu'un souvenir lointain et qu'un Serpentard aux yeux argentés ne viendrait pas le hanter.
- Quelle perte de temps. Souffla le mulâtre.
- Probablement, mais si nous n'essayons pas… pourquoi vivons-nous?
- C'est une bonne question.
Zabini se redressa alors langoureusement tout en lui jetant un regard vide.
- Je veux aller dormir, Potter. Est-ce que tu vas me regarder?
- Je l'ai promis à Ron.
- Alors, devrions-nous baiser?
Harry baissa légèrement la tête, regardant intensément le mulâtre.
- Pourquoi est-ce que tu me demandes ça?
- Ça fait passer le temps.
- Non merci.
- As-tu peur pour ma vertu?
Zabini fixa longuement avant de se mettre à rire.
- Ne t'inquiète pas Potter, je pense que tout le monde sait que je suis loin d'être vierge.
Cette fois-ci, il éclata franchement de rire, comme s'il venait de dire la meilleure blague du monde. Harry avait terriblement froid. Ron devait être fou. Passer toutes ses journées avec un type qui emmenait tant de froid à l'intérieur de lui… il était fou…
- Ce n'est pas drôle.
- C'est vraiment drôle. Répliqua le mulâtre. En moins de 2 mois, j'ai accumulé plus d'expériences sexuelles que certaines personnes ont dans toute leur vie. Alors, pourquoi tu ne veux pas me baiser?
- Peut-être que je ne suis pas gay.
- C'est un trou. Ça n'a rien à voir avec le fait d'être gay.
Soudainement, Zabini secoua doucement la main.
- Il s'agissait d'une plaisanterie, Potter. Ton expression était drôle, mais à présent elle a perdu tout son charme.
- Ce n'était pas de "l'expérience sexuelle", c'était du viol.
- Oh… je ne l'aurais jamais deviné sans toi, Potter. Merci infiniment.
Harry avait envie de partir. Il ne savait pas comment parler à Zabini. Il ne savait même pas comment respirer à côté de Zabini. Il avait vu, oh oui il avait vu, ce que ces mangemorts lui avaient fait afin de briser son père. Il l'avait vu, et il n'avait rien pu faire pendant des mois… Mais, Zabini était vivant… Il avait été sauvé… Pourquoi n'était-il pas terminé? Pourquoi devait-il encore en entendre parler? Ne pouvait-il pas avoir la paix? Il se releva alors brusquement, faisant quelques pas en direction de la porte.
- Tu as été sauvé. C'est fini maintenant.
- Effectivement. Tout est bien dans le meilleur des mondes. Tu peux partir Potter.
- Prends soin de toi, Zabini.
Le brun fit alors demi-tour et partit presqu'en courant de la chambre du mulâtre. C'était supposé être terminé. Tout était censé être terminé après l'éclair vert… après que Voldemort soit tombé… après tout cela… c'était censé être terminé… Il courrait à présent, mais il ne savait pas où aller. Il ne savait pas qui il était… à qui demander de l'aide… qui devait lui dire ce qu'il devait faire. Il n'était pas un chef, il était un soldat. Un soldat qui devait apprendre à jeter l'ava… l'avada… Il ferma péniblement les yeux, reprenant sa respiration avec difficulté. Il l'avait appris, il l'avait jeté, et tout était censé être terminé. Il avait eu si tord…
- Potter?
Ses poings se crispèrent à ses côtés en reconnaissant la voix de Malfoy. Il n'osa même pas se tourner vers le Serpentard, sachant déjà que celui-ci ne ferait que le conduire à sa perte. Il n'avait aucune envie d'entendre parler de responsabilité, de dettes et de sang… toujours tellement de sang…
- Potter, je ne suis pas d'accord.
- Comme d'habitude Malfoy.
- Tu n'es pas un lâche ni un égoïste. Ce n'est pas vrai.
- Oui, ça l'est Malfoy.
- Tu m'as sauvé.
Il fit alors brutalement volte-face et ne prit même pas la peine de sursauter en réalisant que le blond se trouvait si proche de lui. Sans contrôle, il plaqua le Serpentard contre le mur et le détesta allègrement lorsqu'il n'eut même pas l'air terrifié.
- Et alors?!
- Elle et moi… tu nous as sauvé… tu n'as pas fait de distinction alors qu'elle était innocente et moi non.
- Malfoy…
- Tu m'as sauvé malgré le fait que je ne le méritais pas. C'est le genre de personnes que tu es Potter. Tu es un Sauveur.
- Je ne t'ai pas sauvé parce que j'ai un bon cœur.
Il ne savait plus quoi dire ni quoi faire pour que le Serpentard comprenne enfin qu'il n'était pas un Sauveur. Qu'il ne l'avait jamais été. Il n'avait pas eu le choix. Il n'avait jamais eu de putain de choix! Est-ce que Malfoy pouvait comprendre ça!?
- Alors, pourquoi? Répliqua le blond, visiblement victorieux. Tu savais qui j'étais. Tu savais ce que j'avais fait, mais tu m'as tout de même sauvé, alors que j'étais loin d'être innocent. Maintenant, de vrais innocents ont besoin de toi. De vrais…
- Je vais te dire pourquoi je t'ai sauvé Malfoy…
Et il plaqua sauvagement ses lèvres contre celles du blond. Les yeux gris s'écarquillèrent violemment et il pressa férocement son corps contre celui du Serpentard. L'une de ses mains se faufila dans la chevelure de Malfoy alors que l'autre s'enroulait autour de la jambe gracile, la ramenant contre sa cuisse. Voilà… Malfoy serait dégoûté par lui à présent… Il le laisserait enfin tranquille… Il arrêterait de le voir comme un héros… Enfin… Il le relâcha alors brusquement et recula d'un pas tout en passant une main impatiente dans sa chevelure de jais.
- Je t'ai sauvé parce que je voulais te baiser. Voilà la vérité. Tu veux un héros? Ouvre les jambes, et tu en auras un.
Il tourna alors les talons, une satisfaction glacée au cœur. Il allait enfin être débarrassé de Malfoy. Un problème de moins… Un foutu problème de moins… Et maintenant, il allait dormir et oublier… oublier encore et toujours l'éclair vert.
()
Hermione pouvait sentir l'agitation qui émanait de Ron. Elle laissa échapper un énième soupir que le roux ignora aisément. Ou peut-être ne l'ignora-t-il même pas, peut-être ne l'entendait-il tout simplement pas. Avait-elle si horriblement perdu son attention qu'il ne réalisait pas le mal-être qu'elle éprouvait en ce moment? Elle aurait voulu lui hurler de la regarder… seulement quelques secondes… Elle secoua doucement la tête avant de poser une main sur l'épaule du Griffondor.
- Allons donc voir comment vont Harry et Blaise.
Le regard empli de gratitude de Ron lui donna l'envie folle de vomir. Elle ne détestait pas Blaise. Comment aurait-elle pu le détester alors qu'il avait tant souffert? Mais, elle ignorait comment prendre sa présence. Elle ignorait comment accepter qu'il semblait avoir toute l'attention de l'homme qu'elle aimait, et qui l'avait aimé à un moment donné. Avait-il oublié qu'il avait déjà eu des sentiments pour elle? Elle n'arrivait pas à croire qu'elle pensait à des choses aussi stupides alors que de terribles évènements se déroulaient à Poudlard. peut-être avait-elle besoin de refaire une liste de ses priorités. Elle entendit Ron murmurer le mot de passe de la chambre de Zabini et sursauta violemment en sentant l'alcool. C'était quoi cette… En deux pas, Ron se trouvait à l'intérieur et se dirigeait partout, le visage tendu.
- Blaise. Blaise!
Elle le suivit silencieusement, le cœur battant à la chamade. Merlin tout puissant… que se passait-il exactement? Pourquoi cette odeur? Où était Harry? Elle pénétra alors dans la chambre du mulâtre et sentit son cœur se briser en voyant ce spectacle. Blaise était endormi sur le sol, plusieurs bouteilles d'alcool éparpillés autour de lui. Elle ignorait si c'était Blaise si fragile qui lui donnait mal au cœur ou le fait que Ron l'avait pris dans ses bras et le serrait contre son cœur comme s'il s'agissait de la personne la plus précieuse à ses yeux. Le roux envoya alors vers elle un regard flamboyant de rage et elle se sentit rougir jusqu'aux oreilles.
- Trouve Harry et dis-lui que je dois lui parler.
Le cœur d'Hermione se crispa dans sa poitrine et elle secoua doucement la tête.
- Tu n'es pas en état de le voir.
Ron se redressa alors, Zabini toujours dans les bras.
- Je le savais qu'il s'agissait d'une mauvaise idée… Je l'ai laissé deux foutues heures et regarde.
Il essayait visiblement de contrôler son ton de voix et n'y arrivait pas. Zabini se mit à secouer la tête avant d'ouvrir délicatement les yeux. Le mulâtre leva alors le regard vers Ron, et son visage empli de vulnérabilité fut suffisant pour que toute la colère du roux disparaisse.
- Je suis désolé… Murmura le mulâtre. Je suis désolé…
Des larmes silencieuses se mirent à rouler sur ses joues alors qu'une douleur fulgurante traversait le regard de Ron.
- Je suis désolé, moi aussi. Murmura le roux. Je ne te quitterais plus.
Hermione sentit son cœur se briser en réalisant qu'ils allaient bien ensemble. La guerre lui avait volé Ron, et elle ne pouvait rien faire contre cela.
À suivre…
