Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.

Message : Cette fic prend en considération jusqu'au 4ème livre d'Harry Potter.

Message de l'auteur : Bonjour tout le monde! Alors, je dois vous annoncer que malheureusement, la semaine prochaine, il n'y aura pas de nouveaux chapitres, puisque je serai en vacances à Cuba! Et je ne pourrai pas répondre aux reviews cette semaine, puisque j'ai besoin de chaque minute disponible pour écrire le plus de chapitres possibles avant mon départ! Je recommencerai à répondre aux reviews dès mon retour promis!

Chapitre 17

- Donner des cours de défense. Répéta Hermione, visiblement pensive.

Harry hocha lentement la tête alors que Ron le fixait intensément. Il avait l'impression de se retrouver à l'époque où les trois complotaient toujours quelque chose afin de sauver l'école. Un minuscule sourire se forma sur ses lèvres à cette pensée. Cela semblait faire des années qu'ils n'avaient pas été ainsi.

- Oui, je ne peux pas protéger tout le monde. Par contre, si les gens savent se défendre…

- Nous allons donner des cours à tout le monde? Précisa le roux.

Harry secoua doucement la tête. Tel était le problème majeur de son plan. Le but était d'aider les victimes et non les intimidateurs. Comment pouvaient-ils faire une sélection? Comment pouvaient-ils s'assurer qu'ils aidaient une victime et non un intimidateur caché?

- Nous devrions peut-être faire un questionnaire… un test… quelque chose pour savoir qui est une victime et qui est un agresseur. Suggéra le brun.

- Je ne pense pas que cela soit aussi simple. Rétorqua Hermione. Rien n'est aussi noir ou blanc non? Un agresseur peut devenir une victime. Une victime peut devenir un agresseur. Peut-être que l'agresseur agit ainsi pour ses raisons… Nous ne pouvons pas décider qui a le droit d'être aidé et qui ne l'a pas.

Bordel… Cela promettait de devenir très compliqué, mais il maintenait ce qu'il suggérait. Il ne pouvait pas être partout à la fois et la seule façon d'améliorer la situation de Poudlard… Ses poings se crispèrent sur ses genoux alors qu'il fronçait les sourcils. Hermione avait raison. Plus rien n'était simple. Il n'y avait plus un ennemi facile à identifier. L'ennemi n'avait pas d'apparence physique. L'ennemi n'était pas tangible. L'ennemi était l'atmosphère de Poudlard… l'atmosphère de l'après-guerre. La haine, la rancœur, la douleur, la perte… Comment se battre contre des émotions?

- Il est vrai que nous devons les aider à se défendre physiquement, mais aussi mentalement… non? Demanda Hermione. Peut-être… Peut-être devrions-nous parler de la guerre… Peut-être devrions-nous nous comprendre… Apprendre à se défendre mentalement et physiquement.

Le corps d'Harry se crispa juste à cette idée. Parler de la guerre? Pour dire quoi exactement? Il avait lancé l'éclair vert et c'était terminé. Il n'y avait rien d'autres à dire. S'il devait en juger par le regard distant de Ron, le roux pensait la même chose que lui. Mais, avaient-ils d'autres solutions? Hermione avait raison en disant qu'il ne pouvait pas sélectionner qui viendrait aux cours de défense ou non… mais de là à devenir des psychologues… à parler d'un sujet sur lequel il n'y avait rien à dire…

- Si nous faisons tout ça. Commença Ron. Nous devrions donner des cours combien de fois par semaine? Une fois? Deux fois? Tous les jours? Ça devient vraiment…

- Oui, c'est énorme, mais le problème est énorme! Fit remarquer Hermione.

Pendant quelques secondes, Harry eut envie de sourire. Il avait eu l'idée, mais Hermione était toujours elle-même. Aider la veuve et l'orphelin à tout prix.

- Si cela devient aussi énorme, nous serons obligés d'en parler aux enseignants. Déclara le roux. Cela devra être officiel. Et prendre tout notre temps…

Il devait sûrement penser à Zabini et au fait qu'il ne pourrait être avec lui autant qu'il le désirait. Harry faillit montrer les dents, mais il se contenta de le foudroyer glacialement du regard.

- Si tu ne veux pas faire partie de ce projet. Personne ne t'y oblige.

- Je n'ai jamais dit ça. Je suis conscient qu'il y a un problème, ok? Je ne suis pas complètement aveugle. Bien sur que je veux aider.

Le brun hocha sèchement la tête avant de croiser les bras sur sa poitrine.

- Malfoy m'a dit qu'il allait recruter un ou deux Serpentards pour nous aider. Nous ne serons pas seuls dans cette histoire.

Il fallait, bien évidemment, que les professeurs acceptent leur idée, mais il ne pouvait imaginer une raison pour laquelle ils diraient non. La situation allait explosée s'ils ne faisaient rien. La tension semblait monter à chaque jour… à chaque seconde… Il ne fallait rien laisser au hasard.

- Alors, nous allons travailler étroitement avec Malfoy… Le prince des Serpentards… Tuez-moi s'il vous plait. Geignit pitoyablement Ron.

Harry ne put s'empêcher de sourire alors qu'Hermione s'esclaffait.

- Un peu plus et ce sera Rogue qui viendra nous sauver. Rajouta le rouquin.

- Et si c'est le cas? Répliqua Hermione.

- Pourquoi dois-tu toujours être aussi pessimiste?

Hermione rétorqua quelque chose qu'Harry ne prit pas la peine d'entendre. Son esprit venait de retourner sur Malfoy… Merlin qu'il détestait penser au blond.

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Drago s'assit gracieusement en face de Théodore Nott. Le châtain leva ses yeux bleu-vert dans sa direction. Son regard indiquait clairement qu'il n'avait aucune envie de lui parler et le blond s'en fichait éperdument.

- Qu'est-ce que tu veux?

- Je veux que tu m'aides à sauver notre maison.

Le blond croisa nonchalamment les bras sur son torse alors que le regard de Nott se faisait plus acérer. Le châtain était un choix logique dans les Serpentard. Il était puissant, intelligent et ses parents n'avaient jamais été associés avec les mangemorts ce qui ne pouvait que contrebalancer le fait que ses parents avaient été si loyaux au Seigneur des ténèbres.

- Et comment pourrais-je accomplir ce miracle?

- Potter et moi avons un plan pour réunir les maisons… mais ce plan ne fonctionnera que si nous travaillons tous ensemble.

Un minuscule sourire se forma sur les lèvres fines de Nott.

- Alors quoi? Nous travaillons avec les Griffondors maintenant? Comme c'est adorable.

- Rien n'est adorable dans cette histoire. Répliqua sèchement Drago. Les Serpentards se font agresser à n'en plus finir… Pansy est morte à cause de tout cela.

- Et que veux-tu que je fasse? Que j'écrive une chanson? "Hé ho, hé ho, l'intimidation doit disparaître"?

Drago se pencha délicatement en avant alors que Nott le fixait avec le plus grand ennui. Malgré le fait qu'il était toujours seul, Nott était respecté par les autres Serpentards et il n'avait aucun problème particuliers avec les autres maisons.

- Nous voulons offrir des cours pour que les élèves apprennent à se défendre.

- Nous avons un cours qui se nomme "Défense contre les forces du mal", je pense que c'est suffisant.

- Ce cours nous apprend à nous battre contre les créatures magiques… pas contre des humains, comme toi et moi. Pas contre la haine et la colère…

- Vas-tu vraiment commencer à utiliser des figures de style pour me convaincre de joindre votre petit groupe? Alors quoi? Nous sommes le courage et la lumière maintenant? Et nous devons nous battre contre la méchanceté et le chaos? Nous pourrions écrire notre propre film Walt Disney!

Walt quoi? Drago ne voulait même pas savoir de quoi il parlait. Nott roula alors des paupières avant de plonger son regard dans le sien.

- Pansy était notre amie. Déclara le blond.

- Je n'ai pas d'ami.

- Les Serpentards ont besoin de toi.

- Et je ne leur dois rien.

Il utilisait la mauvaise stratégie pour essayer de convaincre Nott. Pourquoi parlait-il de sauvetage? Il n'était pas entrain d'essayer de convaincre Potter d'agir, mais un Serpentard endurci.

- Si cette situation continue, les choses vont escalader.

- Probablement.

- Et les autres maisons attaqueront tout le monde. Y compris toi.

- Suis-je censé être terrifié?

- Et je me ferai un plaisir de dire aux Serpentards que tu n'as pas levé le petit doigt pour nous aider.

Une lueur traversa les yeux bleu-vert et ce fut au tour de Drago de sourire. Même Nott ne pouvait pas se protéger de toutes les maisons réunies. Le châtain éclata alors d'un rire glacial.

- Très bien Malfoy. Tu m'as convaincu par la menace…

Il se leva alors et s'approcha de lui avant de se pencher afin de mettre sa bouche près de son oreille. Drago se fit un devoir de rester parfaitement immobile.

- N'oublie jamais que je pourrais te faire la même chose si tu m'en donnes l'opportunité.

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Blaise se sentait flotter dans un magnifique océan de bonheur… Qui était l'imbécile qui avait déclaré que l'alcool et la drogue étaient les pires ennemis de l'homme? Il trouvait cela absolument magnifique. Il se sentait si calme et si détendu… Weasley n'allait certainement pas venir ce soir. Il était libre de faire ce qu'il désirait comme il le désirait… Quelqu'un cogna à sa porte et il se leva péniblement. Il aurait été tenté de l'ignorer, mais il avait été mieux élevé que ça… par son père… son cher père… son cher papounet chéri qui l'avait laissé crever… Magnifique… Magnifique… tout était magnifique. Il ne prit même pas la peine de froncer les sourcils en voyant Drago Malfoy devant sa porte. Il n'avait jamais véritablement pris la peine de parler au blond durant toute sa scolarité… Pourquoi venait-il lui rendre visite?

- Malfoy? Salut… Déclara-t-il mollement.

- Puis-je rentrer?

Le mulâtre haussa les épaules avant de le laisser pénétrer dans son appartement. Il était si chanceux… Il était le seul élève qui avait le droit à ses propres quartiers… Avoir été violé par plus d'une vingtaine de mangemorts avait ces avantages. Chanceux… Chanceux… Si chanceux… Malfoy s'assit sur une chaise et Blaise en fit de même, essayant vainement de se concentrer. Ah bordel… Pourquoi devait-il venir le voir quand il se sentait aussi bien? Il savait déjà que Malfoy allait essayer de détruire son moment de sérénité… et il n'allait pas le laisser faire. Non, non. Il était au Nirvana en ce moment et personne n'allait l'écœurer dans sa vie.

- Je ne sais pas si tu es au courant de la tension dans l'école en ce moment.

- Hum… Je pense que le pire crétin serait au courant de la tension dans notre chère établissement.

- Potter et moi voulons faire quelque chose pour changer cela. Si nous ne faisons rien, tout risque d'exploser.

- Oh… Ce serait tragique. Ouais, Potter le héros… Ça va ensemble. Mais, Malfoy le héros? Bizarre… Bizarre…

Les yeux gris se troublèrent légèrement et Blaise haussa les épaules. Ah… de toute façon, il s'en fichait. Il voulait se coucher et penser à rien… Comme c'était bon de ne penser à rien… De ne pas être torturé… physiquement, mentalement… non, non, non… Il allait penser aux petits oiseaux qui faisaient "cui, cui".

- Je veux que tu nous aides. Expliqua le blond.

- Hum? Moi?

- Oui, toi. Tu es le symbole même que les Serpentards ne sont pas uniquement des bourreaux sans pitié. Qu'ils peuvent souffrir eux aussi. Même les Griffondors ne peuvent nier la souffrance que tu as endurée.

- Blaise la victime! S'exclama le mulâtre avant d'éclater de rire.

Les oiseaux ne faisaient plus "cui, cui" et c'était fort énervant. Il jeta un regard irrité en direction de Malfoy qui le fixait avec une expression indéchiffrable.

- Je ne veux pas vous aider, alors je ne le ferai pas. Déclara d'emblée Blaise.

- Oui, tu vas nous aider.

- Et pourquoi?

- Weasley n'est pas là en ce moment.

Malgré la drogue et l'alcool qui circulaient dans son corps, Blaise sentit frissonner d'effroi. Si Weasley était mis au courant de son état, le roux ne le laisserait plus jamais tranquille. Il serait toujours là… l'obligeant à rester sobre, l'obligeant à rester calme… l'obligeant à être une victime.

- Et alors? Siffla Blaise.

- Si tu ne veux pas que je lui dise que tu es, visiblement, sous l'effet de l'alcool et de stupéfiants… tu vas nous aider. Et tu vas être sobre lorsque tu vas le faire.

- Va te faire foutre.

- Nous avons besoin de toi, Zabini. Nous avons besoin de toi pour prouver que nous avons tous souffert dans cette guerre.

- Blaise la victime. Répéta-t-il, cette fois-ci sans humour.

- Nous avons tous notre rôle à jouer.

Malfoy se leva alors et hocha la tête dans sa direction.

- Si tu ne coopères pas, je le dirai à Weasley.

- J'avais compris la première fois. Cracha Blaise.

- Au revoir alors.

Le blond partit alors et Blaise s'empressa de se lever. Comme c'était rafraîchissant pas vrai? Quelqu'un qui ne le voyait pas comme une victime, mais plutôt comme un moyen d'avoir ce qu'il désirait… Exactement comme les mangemorts… Exactement comme ceux qui l'avaient battu et violé uniquement pour que son père réagisse et leur donne ce qu'ils désiraient. Il n'était qu'un moyen pour obtenir ce qu'ils désiraient… comme avec Malfoy… Il n'était à jamais qu'une chose, pas vrai? Un machin sans la moindre personnalité et la moindre valeur… Sa main se dirigea alors vers la seringue qu'il avait caché. Il ne voulait plus réfléchir… Il voulait revoir ces foutus oiseaux.

À suivre… aHarhHhshshsb NSJnNc c