Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.

Message : Cette fic prend en considération jusqu'au 4ème livre d'Harry Potter.

Message de l'auteur : Bonjour tout le monde! Alors, voici le nouveau chapitre!

Chapitre 19

Blaise sentait une énergie désagréable tourbillonner à l'intérieur de lui. Il savait ce que cela voulait dire. Son regard se posa sur Weasley qui le fixait avec un intérêt. Quoi encore? Espérait-il qu'il dise quelque chose? Pas question. Surtout lorsque son but premier était de convaincre le Griffondor que tout allait bien dans le meilleur des mondes. Ainsi, il pourrait retourner avec Granger, qui était visiblement la femme de sa vie, et le laisser respirer une bonne fois pour toute. Croyait-il vraiment qu'il était possible de le sauver? Non… Rien ne pouvait le sauver. Il avait de la chance d'avoir de l'argent. Ainsi, il pouvait s'acheter tout ce qu'il désirait jusqu'à la fin de sa vie. Il ne pouvait dire exactement lorsque la fin de cette vie arriverait, mais il était prêt à s'acheter de la drogue… encore de la drogue… toujours de la drogue… Il s'agissait de la seule chose qui lui permettait d'oublier les horribles cauchemars qui le tourmentaient jours et nuits. Super… à présent, il faisait de la poésie.

- Alors… tu as décidé d'aider? Déclara soudainement Weasley, un léger sourire aux lèvres.

Décider? Cela faisait très longtemps qu'il n'avait pas eu le luxe de choisir quoi que ce soit. Son destin ne serait jamais entre ses mains. Il était destiné à être le pantin de quelqu'un. Toujours utiliser d'un côté ou de l'autre… toujours pour de grands idéaux… La domination planétaire ou la salvation des Serpentards. Peu importe de quel idéal il s'agissait, il était toujours un moyen pour l'atteindre. Les gens se fichaient bien de son âme ou de son bien-être.

- Je pense que ça pourrait être une bonne idée… Tu sais… Peut-être…

Il ne l'écoutait même plus. Pourquoi Weasley continuait-il à venir le voir? Il venait de moins en moins souvent, mais il continuait à venir. Ne pouvait-il pas disparaitre? Ne pouvait-il pas le laisser tranquille? Il l'empêchait de prendre sa drogue. Il l'empêchait de faire ce qu'il désirait faire. Il l'empêchait d'oublier toutes les horreurs qu'on lui avait faites. Des mains partout… Des érections partout… et de la douleur… de la douleur partout… dans sa bouche, dans ses fesses… partout… partout… Ses ongles s'enfoncèrent durement dans ses paumes et il lança un regard irrité en direction du Griffondor. Les yeux bleus se fixèrent durement sur sa personne et le roux se leva soudainement, s'accroupissant devant lui.

- Qu'est-ce qui se passe? Demanda-t-il d'emblée.

- Rien.

Il réussit à faire un sourire, espérant ainsi le convaincre qu'il pouvait le laisser seul. De toute façon, à quoi cela pouvait-il bien servir que Weasley soit là? Le Griffondor ne resterait pas pour toujours. Il trouverait quelque chose de plus important que lui très prochainement. Granger… Une cause quelconque… Il ne resterait pas là pour lui. Personne ne restait. Son regard se posa brièvement sur la lettre que son père lui avait envoyé hier. Il n'avait aucune envie de l'ouvrir. De toute façon, il pouvait déjà deviner ce qu'elle disait. Et il n'avait absolument aucun intérêt pour les paroles vides que son père voulait lui dire.

- Tu n'as pas l'air en pleine forme.

La bouche de Blaise se tordit en une grimace amère. Une part de lui mourrait d'envie de dire à Weasley que s'il avait été là, il saurait ce qui était entrain de lui arriver. S'il était resté à ses côtés, comme avant, il saurait ce qui était entrain de se passer avec lui. Non. Il ne voulait pas penser comme ça. Il ne voulait pas que Weasley reste avec lui. Il voulait rester seul… complètement seul… lorsqu'il était seul, rien ne pouvait lui faire mal… rien ne pouvait le traumatiser… rien ne pouvait le trahir. La main du roux se dirigea jusqu'à sa joue et Blaise l'arrêta en plein élan. Une lueur d'émotion traversa les yeux bleus et le mulâtre secoua doucement la tête.

- Tu n'as pas besoin d'avoir pitié de moi ou de t'occuper de moi. Fit-il remarquer calmement. Je vais bien. Je veux parler de mes émotions avec vous tous. Je veux aider toutes les maisons de Poudlard. Je veux que les choses changent. Tu n'as pas besoin d'être là. Je n'ai plus besoin de toi.

Il pouvait le faire. Il pouvait mentir sans même cligner des yeux. Il pouvait sourire comme s'il était une victime qui commençait à voir le bout du tunnel. Sauf que lui ne voyait absolument rien. Il ne voyait que la noirceur… Non, ce n'était pas vrai. Il voyait des sourires… Il voyait le matelas lorsque les mangemorts l'avaient tourné… Il voyait le matelas mouillé par ses larmes… humide par ses cris… alors qu'il avait l'impression d'être déchiré de l'intérieur.

- Je vois clairement que l'école est sur le point de s'autodétruire et je veux aider. Je pense… être assez fort. Les autres maisons pensent que les Serpentards n'ont pas souffert. Je suis la preuve vivante que cette guerre à fait des victimes partout et que nous devons nous battre pour survivre tous ensemble.

Et lorsqu'ils le mettaient devant la caméra et lui disaient de supplier son père… supplier… supplier… supplier… "Papa, viens me sauver. Viens me chercher. Ramène-moi à la maison." Mais, des supplications inutiles… inutiles… parce que son père ne viendrait jamais le chercher… Il ne pouvait pas céder face à la menace des mangemorts… Le système judiciaire était plus puissant que ça… Il ne pouvait pas céder… alors lui devait supplier… pleurer… hurler… hurler… hurler…

- Je te remercie pour tout ce que tu as fait pour moi. Tu as été mon héros pendant des mois, Weasley. Maintenant, j'espère que tu pourras retourner à ta vie normale.

Le point rouge de la caméra qui le fixait… son père qui le fixait grâce à cette caméra. Mais, il était un exemple. Il était un moyen de prouver que le système judiciaire du Ministère de la magie ne cédait pas sous les menaces. Il était le symbole de la cruauté des mangemorts et de la détermination du côté de la lumière. Il ne s'appelait plus "Blaise Zabini", mais bien "Symbole de…" il ne savait même plus comment le Ministère avait décidé de le montrer. Il n'était plus "Blaise Zabini", mais le fils de Callum Zabini. Il n'avait pas d'identité… cela faisait longtemps qu'il n'avait pas d'identité… Il sursauta violemment lorsque les bras de Weasley l'entourèrent et le rapprochèrent brutalement du roux.

- Qu'est-ce qui se passe? Répéta doucement le Griffondor. Qu'est-ce qui se passe?

Avant même qu'il ne puisse réagir convenablement ou penser à un plan d'attaque, les yeux de Blaise se mirent à luire de larmes et il enfouit son visage contre la nuque du roux. Avant même qu'il ne puisse reprendre contenance, il éclatait en sanglots.

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Harry s'assit calmement en face de son parrain qui semblait étrangement nerveux. Le brun haussa un sourcil en observant les réactions étranges de Sirius. Que croyait-il exactement qu'il allait lui dire? Il avait eu un moment de faiblesse où il s'était retrouvé à l'infirmerie voilà tout. Il n'était pas nécessaire d'en faire toute une histoire.

- Félicitations pour ton poste. Déclara soudainement Harry.

- Merci. Même si travailler avec Rogue est une grande punition, je l'accepte volontiers.

Un immense sourire se forma sur le visage de Sirius et Harry secoua la tête en souriant. Il n'avait pas besoin de parler de ses sentiments ou de se mettre à pleurer comme une fillette de 5 ans devant Sirius. Il pouvait se vider l'esprit avec son parrain et avoir la paix.

- Il n'est plus aussi horrible qu'avant. Protesta-t-il.

- Avec toi, peut-être. Avec moi.

Son parrain secoua alors la tête comme s'il essayait de se secouer d'un mauvais rêve.

- Enfin, disons que tu ne nous verras jamais jouer au Quidditch ensemble.

- Je vois.

- Et toi, comment ça va?

Le Griffondor haussa les épaules, mais le regard bleu ciel de son parrain semblait clairement lui indiquer qu'il avait intérêt à lui parler, ne serait-ce qu'un petit peu. Il n'avait aucune envie de parler de la guerre, de l'éclair vert ou de l'état déplorable de son école. Son cœur bondit dans sa poitrine en pensant subitement à Malfoy. Pouvait-il vraiment parler de Malfoy avec Sirius?

- Heu… Je commence à avoir une étrange réaction à Drago Malfoy.

Sirius leva un sourcil d'un noir de nuit et le fixa encore plus intensément.

- Élabore.

- Je veux dire… Il est… Tu sais… Quand même beau.

Doux euphémisme. Mais, il n'était pas sur qu'il existait un mot pour décrire le visage de Malfoy. Il se sentait un peu ridicule de parler d'un… il ignorait quoi à son parrain, mais il ne savait pas à qui d'autre il pouvait en faire part. La relation entre Ron et lui était tendue et il n'allait certainement pas parler de sentiments à Hermione quand celle-ci avait tant de problèmes amoureux avec le dit Ron.

- Hum… Alors, tu le trouves attirant? Clarifia son parrain.

- Ouais, si on veut.

- Est-ce que ça s'arrête à de l'attirance ou bien tu veux en savoir plus?

Harry se figea soudainement, regardant droit devant lui. Voulait-il faire plus que de simplement embrasser Malfoy et le toucher dans des endroits inappropriés? Il… Il n'y avait jamais pensé. En fait, il venait seulement d'accepter qu'il avait peut-être une attirance physique pour le Serpentard, il n'était nullement prêt à aller plus loin que cela. Il lança un regard équivoque à son parrain avant d'hausser les épaules.

- D'accord alors… Apprends à le connaître avant de prendre la moindre décision.

- Je connais Malfoy.

- Tu connais l'ancien Malfoy. Celui qui n'a pas vécu une guerre. En fait, peut-être que tu ne connaissais même pas vraiment l'ancien Malfoy. Mais, cela importe peu. Tu dois apprendre à connaître l'homme par lequel tu es sexuellement attiré avant de décider ce que tu veux faire de tes sentiments.

Sirius semblait incroyablement mal à l'aise, mais il se forçait à ouvrir la bouche et à lui donner des conseils ce qui était déjà beaucoup à son avis. Et puis, de toute façon, il avait raison. Comment pouvait-il découvrir ce qu'il ressentait pour Malfoy s'il n'apprenait pas à le connaître? Ses mains devinrent moites de sueur et il faillit défaillir face à cette pensée. Il n'avait jamais été très doué pour ces histoires romantiques… et il n'allait certainement pas le devenir maintenant.

- Et toi? Est-ce que tu as quelqu'un en vu? Demanda soudainement Harry.

Son parrain lui lança un regard incrédule avant d'éclater de rire.

- Ouais… un ancien prisonnier d'Azkaban de 36 ans et qui vient de commencer un nouveau travail… toutes les femmes se jettent à mes pieds.

- Premièrement, tu as été faussement accusé. Deuxièmement, tu ressembles encore à un sexe symbole malgré ton grand âge.

Le sourire de Sirius s'élargit et il secoua avec indulgence la tête. Pourtant, Harry était tout ce qu'il y a de plus sérieux. Son parrain était un bel homme, pas dans le même style de Malfoy qui ressemblait à une délicate poupée de porcelaine, mais tout de même!

- Je n'ai pas le temps de penser à une relation avec qui que ce soit. Je veux seulement pouvoir garder cet emploi. J'adore enseigner.

- Tu vas le garder, ne t'inquiète pas.

- Tout dépend de Rogue et de la puissance de sa rancune.

Le visage de Sirius se renfrogna avant qu'il ne lui lance un regard pénétrant.

- J'espère qu'à notre prochaine rencontre tu auras parlé à ton Malfoy. Il promet d'être compliqué…

- Je suis bien d'accord…

Et peut-être était-ce en partie pour cela qu'il était inexorablement attiré. Oh bordel…

À suivre…