Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.
Message : Cette fic prend en considération jusqu'au 4ème livre d'Harry Potter.
Message de l'auteur : Bonjour tout le monde! Alors, voici le nouveau chapitre!
Chapitre 23
Severus se réveilla brusquement et posa aussitôt une main sur ses lèvres. Il se maudit silencieusement en sentant un rougissement s'étendre sur ses joues. Non… Il ne voulait pas penser à Black et à son moment de folie. Surtout que le brun s'était contenté de poser ses lèvres sur les siennes avant de se détacher, de lui lancer un regard vide et de partir aussi vite que ses jambes le lui permettaient sans qu'il ne se mette à courir. Il n'arrivait pas… Le métis se redressa d'un coup, se dirigeant aussitôt vers sa salle de bain. Il se brossa vigoureusement les dents avant de se laver le visage. Son regard s'attarda sur son visage dans le miroir et il ne put s'empêcher de grimacer. Black l'avait embrassé… lui de toutes les personnes de ce monde. Une part de lui mourrait d'envie d'étrangler l'ancien Griffondor alors que l'autre souhaitait tout bonnement oublier cette foutue histoire. Il devait s'agir d'une mauvaise blague de toute façon. Ou bien peut-être que Black voulait lui prouver qu'il était capable de le toucher et il avait décidé de lui montrer de façon extrême… Cela ne le surprendrait nullement. Black était un imbécile. Il n'y avait aucune raison pour qu'il en fasse toute une histoire. Il partit alors jusqu'à son salon et se laissa choir sur son canapé, le regard dans le vide.
Le samedi, normalement, il se contentait de lire un bon livre et de relaxer, mais à cause de ce crétin qui avait décidé de le traumatiser d'une autre façon… Les dents de Severus se crispèrent l'une contre l'autre et il fronça les sourcils. Que Black aille se faire foutre de toute façon. Il allait relaxer aujourd'hui. Il allait rester en pyjama et lire tranquillement "Le comte de Monte-Cristo". Il adorait la littérature moldue et, sincèrement, qui pouvait résister à une histoire de vengeance et de haine? Quelqu'un cogna à sa porte et Severus fronça les sourcils avant de soupirer. McGonagall ne lui rendait presque jamais visite le samedi, mais bon… cela n'était pas non plus une impossibilité. Il jeta un vague regard sur sa personne et roula des yeux en remarquant son jogging et son chandail trop grand, sans oublier que ses cheveux étaient attachés en un chignon à moitié défait. Hé bien! Qu'espérait-elle en venant le voir à 9h du matin? Il ne se réveillait pas aussi frais qu'une rose aux dernières nouvelles. Il ouvrit brusquement la porte, l'air renfrogné, avant de sursauter. Les yeux bleu glacé de Black se promenèrent sur sa personne et, à sa grande honte, Severus se sentit devenir écarlate. Il recula d'un pas avant de se calmer. Il n'allait certainement pas être effrayé par Black. L'ancien Griffondor en serait trop heureux.
- Qu'est-ce que tu veux? Demanda-t-il d'une voix peu amène.
Black sembla pâlir tout en affichant un air contrit. Severus croisa les bras sur sa poitrine, attendant ce que le brun allait bien pouvoir dire pour sa défense. Il l'avait embrassé après tout. Il avait décidé de poser ses foutues lèvres sur les siennes et de s'enfuir comme un lâche. N'était-il pas un Griffondor? Non. Severus n'allait pas laisser ses pensées dérivées de la sorte. Il se fichait de Black. Il voulait seulement avoir une relation professionnelle et cordiale avec lui.
- Je suis désolé. Déclara l'ancien Griffondor.
- Pourquoi?
- Pour t'avoir embrassé.
- Peu importe, Black. Je sais pourquoi tu as fait ça.
Lorsqu'il était plus jeune, il aurait probablement cru à une mauvaise plaisanterie. Après tout, il y avait eu des rumeurs sur son homosexualité et les maraudeurs n'auraient jamais manqué une seule occasion pour lui en faire voir de toutes les couleurs. Mais, à présent… Il voyait clairement que Black essayait d'agir avec maturité. Essayer étant le mot clé. Il détestait le toucher, mais il avait voulu lui prouver qu'il s'agissait d'un mensonge. Comme il le disait toujours… stupides Griffondors.
- Ah… Écoute, je veux quand même clarifier quelque chose. Je ne suis pas amoureux de toi.
Severus aurait voulu garder un visage impassible, mais cela aurait été impossible. L'idée même que Black aurait pu éprouver des sentiments amoureux pour lui était risible. Il se contenta donc de rouler des yeux.
- Merci de ce détail inutile, Black. Répondit-il glacialement. Pourquoi aurais-je pensé cela? Tu m'as embrassé pour me prouver que tu pouvais me toucher. Mission accompli, maintenant au revoir.
Il s'apprêtait à fermer la porte lorsque le brun la retint soudainement, l'empêchant de la claquer. Le métis aurait, volontiers, montré les dents sous la colère, mais il se devait d'être mature et bien élevé… Sa patience fut, de nouveau, testé lorsque Black pénétra dans ses quartiers avant de refermer la porte derrière lui. Severus recula violemment, ne désirant nullement être aussi proche de lui. Il n'avait pas du tout besoin que Black "prouve" encore son habileté à le toucher.
- Tu penses que je t'ai embrassé parce que je voulais te prouver que je pouvais te toucher? Tu me prends vraiment pour un idiot, pas vrai?
- Il s'agit qu'une question rhétorique, n'est-ce pas?
Un éclair de rage traversa les yeux de Black et Severus fut tenté de reculer à nouveau. Lorsqu'il était plus jeune, il évitait autant qu'il le pouvait les confrontations physiques avec les maraudeurs. Et les choses n'avaient pas changé. Black était plus grand que lui et personne n'était assez aveugle pour ne pas voir que le brun était plus puissant que lui physiquement. Et, comme un total idiot, Severus n'avait pas sa baguette. Le métis releva méchamment la tête, le regard acéré. Ce n'était certainement pas la première fois qu'il se faisait frapper.
- Je voulais seulement que tu comprennes… Siffla Black. Je voulais seulement que tu comprennes sans que je n'ai à tout t'expliquer.
- Il n'y a rien à expliquer.
- Ah, vraiment? Ok alors. Je ne t'aime pas. Je ne veux pas apprendre à te connaître.
- Peux-tu arrêter de dire des choses aussi évidentes?
- Ce qui ne m'empêche pas de vouloir te baiser à même le sol.
La bouche de Severus s'ouvrit, mais aucun son n'en sortit. Il se sentit devenir aussi blanc qu'un drap alors que Black continuait à le fixer avec rage.
- Tu n'as pas à t'inquiéter. Poursuivit le brun comme si de rien n'était. Je pouvait me contrôler à 16 ans. Je peux encore plus me contrôler à 36 ans. La seule raison pour laquelle je t'en parle est que je veux que tu arrêtes de parler de notre stupide passé! Si je ne veux pas t'approcher, ce n'est pas parce que je te trouve dégoûtant et que je pense que tu as une maladie contagieuse!
Il ne pouvait pas parler. Comment aurait-il pu parler lorsqu'il venait d'entendre une chose aussi… impossible. Tout simplement impossible… complètement impossible… Cette situation était si incroyable que Severus ne savait pas comment réagir. Attiré par lui? Qui pouvait bien être attiré par lui? Black?
- Tu es… complètement cinglé… Souffla Severus. Et… ne pense pas pendant une seule seconde que je te laisserai me baiser.
- Mon corps veut te baiser, Rogue. Ma tête sait clairement que c'est une idée complètement déjanté, alors respire. Maintenant que les choses sont claires, je vais te laisser.
Black ouvrit alors la porte, s'apprêtant visiblement à partir. Severus aurait pouvoir dire quelque chose. Il… Il ignorait quoi dire voilà tout. Et ce ne fut que lorsque Black fut parti de sa chambre qu'il se laissa choir à même le sol. Il… Il ne pouvait pas croire qu'une chose pareille venait d'arriver…
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Harry laissa échapper un long soupir alors qu'Hermione fermait son cahier de notes et que Ron s'étirait. Ils venaient de passer une bonne partie de la matinée à planifier leurs cours du soir. Après la première soirée, il était un peu nerveux à l'idée de continuer ceux-ci, mais que pouvait-il faire d'autres? Il savait déjà que le processus serait difficile et pénible… Il l'avait prévu… De toute façon, n'était-il pas habitué à la douleur?
- Pourrions-nous parler de quelque chose d'amusant? Déclara soudainement Hermione. Comme si nous étions des adolescents normaux?
- Nous sommes des adultes. Répliqua Ron.
- Nous avons à peine 18 ans! Juste… parlons de quelque chose d'amusant!
- Comme quoi? La nouvelle coupe de cheveux du professeur Trelawney? Questionna le rouquin.
- Si c'est ça un sujet amusant pour toi, Ronald Weasley, je suis bien triste pour ton futur.
Ses deux meilleurs amis éclatèrent de rire et Harry se sentit se détendre. Hermione avait raison. Cela faisait combien de temps qu'ils n'avaient pas parlé pour ne rien dire? Depuis que Maugrey les avait emmenés dans sa salle d'entrainement et leur avait fait découvrir l'horreur de la guerre… Ouais, probablement à partir de ce moment-là.
- J'ai le béguin pour Drago Malfoy. Déclara soudainement Harry, se faisant lui-même sursauter.
Ses deux meilleurs amis se tournèrent d'un bond dans sa direction. Hermione semblait immensément choquée alors que Ron semblait tout simplement sur le point de s'évanouir. Oh bordel… Pourquoi avait-il décidé de dire une chose pareille?
- Pas que cela va faire quelque chose. S'empressa-t-il de dire. Malfoy ne me verra jamais de cette façon.
- Pourquoi pas? S'indigna Hermione. Tu es beau, riche et charmant! Tu as le cœur aussi gros que l'océan! Tu es des muscles d'acier et un adorable sourire!
- Heu… Merci? Répondit Harry.
- Tu as aussi autant de conversation qu'un chihuahua et tu es extrêmement nerveux lorsque tu as le béguin pour quelqu'un. Rétorqua le roux en se regardant les ongles. Je parie que tu lui as dit "Heu…Oh…Ah…Wow…"
Le brun aurait voulu s'indigner, surtout qu'Hermione venait d'assener un coup de poing sur le bras de Ron qui affichait un sourire amusé.
- En fait… j'aurais mieux fait de dire ce que tu viens de dire. Fit remarquer pitoyablement Harry.
- Tu blagues, pas vrai? S'étrangla Ron.
- Non… Je lui ai dit "est-ce que tu aimes le fromage?"
Ron s'esclaffa de plus belle alors qu'Hermione le fixait avec pitié. Harry se contenta d'enfoncer sa tête entre ses mains, se sentant devenir écarlate. Était-ce vraiment de sa faute s'il ne savait pas comment dialoguer avec une personne qu'il trouvait attirante? Et Malfoy était… Merde alors! Il était Malfoy voilà tout! Il avait cru le connaître, mais, de toute évidence, il ne savait rien de lui. Il fallait donc qu'il apprenne à le connaître… mais comment pouvait-il faire cela s'il arrivait à peine à aligner deux phrases intelligentes?
- Ce n'est pas… une question totalement stupide! Protesta faiblement Hermione. Après tout, il s'agit d'une question qui mérite une réponse!
- Oui, tout à fait. Approuva Ron. La réponse étant "Imbécile". Mais bon… personne ne peut te blâmer. C'est un art de pouvoir parler aux personnes attirantes.
- Ah oui? Et j'imagine que tu maîtrises cet art? Siffla Hermione, une lueur exaspérée dans les yeux.
- Bien sur que non. C'est pour cela que je prends l'autre solution.
- Qui est?
- L'homme mystérieux. Parler par grognements.
- C'est complètement débile ce que tu viens de dire. Répliqua la brunette.
- Pas du tout! Les gens pensent automatiquement que tu pourrais en dire plus s'ils faisaient plus d'effort! Tu es le prix inaccessible! Tout le monde le veut!
Hermione se tourna vivement dans sa direction, le faisant presque sursauter.
- N'écoute pas les conseils de ce cinglé. Poursuivit-elle. Malfoy risque seulement de croire que tu souffres de problèmes mentaux.
- Hé!
- Sois toi-même Harry. Tu es un prix sans que tu joues à un stupide jeu. Malfoy le remarquera.
- Et s'il n'est pas… gay.
Hermione roula des yeux alors que Ron continuait à rire joyeusement.
- Oh s'il te plait… Il met plus de produits dans ses cheveux que moi. Il est gay. Déclara la Griffondore. Pour en revenir à ta technique de drague…
Neville se dirigea soudainement vers eux, semblant étrangement hésitant. Harry haussa un sourcil et le Griffondor se gratta lentement la joue.
- Heu… Je sais que c'est bizarre à dire, mais… je viens de voir Zabini et il avait l'air… comment dire… saoul?
Le sourire de Ron disparut aussitôt et il se redressa comme un ressort. Le visage d'Harry se ferma alors et il croisa les bras sur sa poitrine. La paix dans leur petit groupe d'amis… Ce moment où tout semblait être revenu à la normale… ce moment avait disparu aussi vite qu'il était apparu.
À suivre…
