Chapitre 4:

C'est ainsi que nos deux compères coururent dans tout le lycée Lutwidge, poursuivi par un Elliot enragé (muni d'une épée ne l'oublions pas) et par un Léo prêt à les assommer avec son livre « les Misérables » de Victor Hugo.

Mais soudain, une porte sur leur gauche s'ouvrit et une main, d'une poigne assez phénoménale, tira les deux fuyants dans la pièce et referma la porte. Tellement fort qu'ils tombèrent par terre. Depuis ce lieu, Reim entendait les exclamations d'Elliot:

« -Et merde! Où sont-ils passés? Viens Léo, ils ont dû tourner à droite.

-Tu es sûr? J'aurais juré qu'ils étaient entrés dans une des chambres.

-Mais non voyons, c'est les chambres des filles ! S'ils y étaient entrés, elles auraient déjà crié ! » Dit Elliot en rigolant.

Les bruits de pas s'éloignèrent. Mais attendez ! Elliot avait bien dit des filles ? Reim lâcha un « Oh non … » car une seule avait pu les laisser entrer.

« - ADA ! S'exclama le duc en sautant dans les bras de sa nièce.

-Oncle Oscar ! Tu m'as tellement manqué ! » cria à son tour l'adolescente.

Les embrassades durèrent longtemps sans qu'aucun des deux Vessalius ne remarque Reim. Ce dernier s'était levé et avait quelque chose dans la main.

« - Tenez voici votre…

- « Sylvie et ses vilains chiens » ! Dit Oscar, des étoiles plein les yeux et au bord des larmes. Vous l'avez volé pour moi ? Venez dans mes bras mon cher Reim !

-Non merci, sans façon. Et puis c'est vous qui l'avez volé. Je l'ai juste ramassé par terre car il est tombé lorsque vous avez sauté dans les bras de mademoiselle Ada. Expliqua-t-il calmement.

- Vous êtes toujours aussi prévenant, dit la jeune fille. Vous n'auriez pas changer de lunettes par hasard?

- Si, il y a un mois environ. Vous êtes douée car personne n'avait remarqué.

- Merci, mais je dois avouer qu'elles ressemblent énormément à vos anciennes. En tout cas cela vous va très bien ! Ajouta l'adolescente en devenant rouge écarlate.

- Merci du compliment, mademoiselle. » Dit Reim en rougissant légèrement car il était très sensible aux compliments.

Pendant ce temps-là, au même endroit et au même moment, Oscar fulminait de rage dans un coin de la chambre. Soudain, il s'approcha de l'agent de Pandora et lui fit le sourire le plus terrifiant et le plus sadique qui puisse exister (pire que celui de Break c'est pour dire !). Le pauvre homme avait l'impression que la voix de l'oncle était devenue extrêmement grave et que des flammes dansaient derrière le duc. C'était comme s'il était possédé par le diable en personne.

« - Sale traître Reim ! C'est toi qui flirte avec ma chère petite Ada! J'espère que tu es prêt à recevoir le châtiment suprême! Attends-toi à ce que ta mort soit lente et douloureuse !

- Tu te trompe Oncle Oscar! Pour rien au monde je ne sortirai avec Reim ! Il pourrait être mon père !»S'exclama Ada.

« Merci mademoiselle de ce compliment … je suis pas si vieux que ça, non ? » songea Reim.

« - Peu importe, tu dois mourir pour cet affront !

-Mais on va être combien à mourir à cause d'un affront ?! Ironisa Reim.

- Je n'ai qu'un seul conseil à te donner : cours avant que je t'attrape !

-AU SECOURS ! » Hurla l'agent de Pandora.

S'ensuivit alors une longue course poursuite à travers tout l'établissement. C'est le moment que choisi une certaine personne pour sortir de sous le lit de la chambre de la jeune Vessalius.

« -Mademoiselle Ada, vous m'avez bluffé ! Toute mes félicitations.

-Merci du compliment … vous êtes toujours si gentil.

- Mais de rien. Dit l'individu avec son plus beau sourire. On se retrouve comme prévu à l'endroit et à l'heure indiqué sur le papier que je vous ai donné la dernière fois. » finit par dire l'inconnu avant de sortir à son tour de la chambre et de commencer à courir vers un raccourci.

Reim ne connaissant pas l'endroit, il n'arrivait pas à trouver de cachette afin d'échapper au duc. « Je crois que j'ai fais mon sport pour l'année! J'en peux plus de courir, je suis crevé ! » pensa-t-il.

Mais l'inévitable arriva. Il tomba nez à nez avec Elliot et Léo. Tout deux le reconnurent aussitôt et le poursuivirent également. Au loin, Reim entendait Oscar crier : « Reviens ici Reim! Sale traître ! » ainsi que les deux jeunes garçons hurler : « A l'attaque ! Léo assomme-le!», « Ok mon général !». Le fuyant évita de justesse le roman « les Misérables », que venait de lui lancer le valet.

« Au secours !» cria-t-il. Reim tourna alors à gauche mais une porte, située à sa droite, s'ouvrit et l'attira à l'intérieur. Il s'agissait d'une pièce où était entreposé toutes sortes de balais et serpillères.

L'agent de Pandora, entendit les deux garçons puis le duc, traverser le couloir à vive allure en se demandant où il avait bien pu se planquer. Il soupira de soulagement et décida de se retourner afin de voir qui était la personne lui ayant sauver la vie. « Pourvu que ce n'est pas mademoiselle Ada, pitié ! » songea Reim en croisant les doigts.

« - Ca va, Reim? Vous n'êtes pas blessé? Demanda une voix féminine.

-Miss Sharon? C'est vous qui m'avez tiré à l'intérieur de ce placard? Au fait, je vais bien, merci de vous en inquiéter.

- Non c'est le saint esprit qui vous a amené dans ce placard à balai ! Ironisa la jeune femme. Franchement, à part moi, qui ça pourrait être? Il n'y a personne d'autre ici à part nous. Maintenant il faut s'en aller au plus vite avant que vos trois poursuivants ne reviennent par ici. »

La jeune femme ouvrit alors la porte et regarda des deux côtés du couloir. N'ayant rien à signaler, elle fit signe à Reim qu'il pouvait sortir. Tout deux s'en allèrent donc vers la sortie du lycée, ne se doutant point qu'ils n'étaient pas si seuls que ça, dans ce placard à balai. Un individu sortit soudain d'une des armoires. Il commença alors à les suivre discrètement, tout souriant, voyant que son plan marchait à merveille.

Merci, d'avoir lu jusqu'ici ! Le prochain chapitre sera le dernier de cette fiction. Mais qui est donc ce mystérieux inconnu et quel est donc son plan? Vous avez deviné? Réponse dans le prochain chapitre !