A Three-Year Nightmare

Pairing : PewdieCry

Disclaimer : Ils ne m'appartiennent pas et ce ne sera jamais le cas

Rating : M, si vous êtes trop jeune et que vos parents vous surprennent, je veux pas avoir de problèmes, je préviens sur le rating, c'est à vous de faire attention !

Résumé : UA Felix et Ryan vivent une relation à distance depuis un an, maintenant, et les tourtereaux se rencontrent, tout va bien jusqu'à ce rencart où Ryan disparaît...

Musiques écoutées durant le chapitre : « Lullaby »-Javier Navarrete, « Song From A Secret Garden »-Secret Garden, « Fragile Dream »-Joe Hisaishi, « Cleansing Cream »-Brown Eyed Girls, « Zakuro »-DIR EN GREY

Note de l'auteur : Cette idée m'est venue comme ça, sans crier gare, je suis pas habituée au genre «sortez-les-mouchoirs », donc, rassurez-vous, vous ne les sortirez pas ! Haha ! Bonne lecture et merci de prendre le temps de lire ! ^^ Les chapitres seront plus ou moins courts, enfin, vous verrez~

Je sais, Pewdie fait drama queen, mais quand je l'entends hurler comme une gonzesse dans ses vidéos, c'est ce qu'il m'inspire, haa.. (Et puis, je voulais bien marquer la panique... Genre dans un pays qu'il connaît pas son seul lien avec ce même lieu, c'est la personne qui vient de disparaître, donc bon, je pense que n'importe qui paniquerait... Et puis aussi, vous verrez, la culpabilité aide à se sentir VRAIMENT mal~)

Cette fic est pour une personne en particulier, qui je pense, n'a pas de compte sur ce site. Mais j'espère qu'elle se reconnaîtra si elle lit, et que ça lui plaira~


7 Février 2013

Je me réveille contre son torse chaud et doux. Je me lève, non sans douleur, et m'habille. Je nous prépare le petit déjeuner, pancakes et café. Je vais prendre une douche, je l'entends se lever et ses pas se rapprochent.

« Bonjour, bien dormi ? »

« Oui et toi ? » Il me sourit, je lui rends la pareille.

« Alors, on m'attend pas pour la douche ?! » Nous rions.

« Beh entre ! » Il s'exécute et m'embrasse sous l'eau chaude qui semble prendre quelques degrés.

« Merci pour le p'tit déj' »

« Je t'en prie » On finit de se laver et nous allons manger. Je MEURS de faim !

« Quel appétit ! »

« Désolé, j'ai trop faim ! » Il éclate de rire et sirote son mug. On finit assez vite et nous nous mettons en route pour le parc.

Le trajet est assez long. Un bon trois-quart d'heure de route.

« Arf. J'ai pas de poches à ma veste. Tu peux prendre les clés, Felix, s'il-te-plaît ? »

« Oui, bien-sûr ! » Il me donne les clés de son appart' et celles de sa voiture une fois arrivés. Il me confie également une petite clé.

« A quoi elle sert ? »

« Au cas où il m'arriverait quelque chose. Je veux que tu la gardes. » Il me fait peur.

« Que veux-tu qu'il t'arrive, Ry... »

« Cry. Dehors, appelle-moi Cry, s'il-te-plaît. » Il l'a murmuré.

« D'accord, Cry. » Pourquoi n'ai-je pas cherché à en savoir plus ?

« Je te disais, on ne sait jamais. La clé de mon ordi, c'est toi, Pewds. Retiens bien ça. Je t'aime. »

« Moi aussi, je t'aime. » Il semble nerveux. Son front transpire. Il est pâle sous son masque.

« Tu veux qu'on rentre ?! On peut remettre ça à plus tard, ça ne me dérange pas, tu sais ! »

« Pewdie. Tout va bien. On va entrer et passer un super rencart, compris ?! » Je finis par acquiescer. J'aurais du dire non. J'aurais du lui dire de rentrer.

On entre dans le parc. Des enfants courent de partout. Leurs parents, harassés, essaient tant bien que mal de les rattraper.

« Hey, Pewds, on va dans le grand huit ?! »

« Okay ! » On rejoint la file d'attente qui se réduit assez vite. Notre tour arrive peu de temps après que nous ayons rejoint la file.

On prend place devant, aux tous premiers sièges. Ryan monte le premier, je m'installe à côté de lui. Nous enclenchons la sécurité et vérifions si elle est bien mise. Cry attrape ma main et le manège démarre doucement. Il regarde tout autour de lui, l'air inquiet.

« Tout va bien, Cry ? »

« T'inquiète, Pewdie. Ça va aller. » Le train s'arrête, roule doucement sur le côté et file à toute vitesse, effectuant des loopings, les passagers hurlent aussi fort que le manège est rapide. Le train s'arrête, nous descendons avec le tournis. M'enfin, ça va, on s'en sort mieux que d'autres qui vomissent. Ryan et moi marchons en zigzag mais rions à gorge déployée.

On s'amuse à diverses attractions, fléchettes, tour en bateau, pistolet à eau, labyrinthe à miroir et on arrive enfin à la grande roue. On monte au bout de 15 minutes de queue. La nacelle est assez petite, juste assez de place pour nous deux. Le machiniste lance le tour et nous profitons du paysage. Nous échangeons quelques baisers et peu avant l'arrivée, Ryan fouille dans son jean et me donne un anneau argenté, tout simple.

« J'avais oublié de te le donner tant j'étais nerveux. Je sais que tu n'as pas encore répondu, mais prends-le. » Il l'enfile à mon doigt et je l'embrasse. Notre dernier baiser.

A la descente du manège, on nous propose une photo. Cry et moi acceptons. Il retire même son masque le temps d'un sourire. Il le remet de suite après le flash. On suit notre photographe qui nous propose un cadre en bois clair, sans décoration particulière. On l'achète et notre vendeur y place la photo. Notre seule photo.

Fatigués, nous allons nous asseoir à un banc non loin du stand où nous avons effectué notre dernier achat.

« Tu veux une pomme d'amour ? Ou peut-être une glace ? »

« Une pomme d'amour, s'il-te-plaît. Attends, v'là de la monnaie. » Je sors quelques dollars de ma poche.

« Range tes sous, je te l'offre ! Je peux bien offrir un tit quelque chose à mon homme, non ?! » Je souris.

« Bien-sûr, merci, Cry. »

« Je t'aime, Felix. »

« Moi aussi, je t'aime, Cry. » Je le regarde partir, puis il disparaît dans la foule. MINCE ! J'ai oublié de lui demander une boisson !

Je me lève et pars dans sa direction. Je ne le vois pas. Peut-être est-il allé à un autre stand de sucreries. Je me demande quand même à la dame en uniforme rayé si elle n'a pas vu mon fiancé. Je lui ai décrit. Trois fois. Elle ne l'a pas vu. Pourtant, je l'ai perdu de vue trente secondes ! Je fais tous les points de vente à proximité, personne ne l'a vu. Mais où il est ?! La panique me gagne. Je tremble. Je repense à notre conversation, celle qu'on a eue sur le parking. Pas ça... Ma vue se brouille, mon cœur cogne si fort qu'il me fait mal, mon souffle est court. Je pars vomir aux toilettes juste à côté, par chance, elles étaient vraiment tout près. Je rince ma bouche pour chasser le goût infect qui s'y est répandu. Ryan, où es-tu, nom de Dieu ?! Je cours au point d'informations le plus proche. Je demande à passer une annonce. Compréhensive, mon hôtesse me passe le micro.

« Cry, c'est Pewds. Où que tu sois dans ce parc, rejoins-moi ! Où es-tu passé ? Appelle-moi ! Envoie-moi un sms, je bouge pas du point ouest ! »

« Décrivez-le, les passants l'ont peut-être vu. »

« Merci. Bonjour à tous, je cherche mon ami. Il s'appelle Cry, il est de race blanche, cheveux bruns, lunettes, les yeux bleus, il porte une veste en jean noir, un t-shirt blanc et un jean noir, et il porte un masque médical. Si vous l'avez vu, merci de venir au point d'information Ouest. » Je la remercie encore et vais patienter sur un banc non loin du guichet. Je suis complètement abasourdi. Ma tête fait 'bang', je ne vois plus rien, les larmes commencent à couler. Mais où il est passé ?!

Je vois les gars de la sécurité du parc faire sortir les couples accompagnés d'enfants. Les autres restent enfermés, moi inclus. Bien-sûr, un membre du staff se présente à moi, je lève les yeux, c'est une femme.

« Agent de sécurité Stacey Johnson, j'aimerais vous poser quelques questions pour en savoir plus sur votre ami. Veuillez me suivre. » Pas très grande, environ un mètre soixante, corpulence moyenne, ses cheveux blonds sont ramenés en chignon à l'exception de sa frange. Elle ne dégage rien de menaçant, au contraire, je me sens à l'aise avec elle.

Elle m'emmène dans un petit bureau et me propose un café que je refuse, je ne peux rien avaler. Solide ou liquide.

« Votre nom complet, s'il-vous-plaît »

« Felix Arvid Ulf Kjellberg. » Elle me regarde un instant.

« Je vous laisse l'écrire. » Je m'exécute. « Nationalité ? »

« Suédoise » Elle note cette nouvelle information.

« Que faites-vous aux États-Unis ? »

« Je suis venu voir mon ami. »

« Bien. » Elle écrit ce que je viens de lui dire. Je suis mort de trouille et au lieu de me demander des infos sur Ryan, elle m'interroge sur moi.

« Quelle est votre re... » Je l'interromps.

« Il s'agit de retrouver mon ami ! Pourquoi vous me posez ces questions ?! » La colère prend la place de la panique.

« Nous allons y venir. Nous avons besoin d'informations sur vous pour vous recontacter au cas où nous aurions d'autres questions, enfin, si la police aurait d'autres questions. Je vais transmettre ceci aux enquêteurs quand nous aurons fini. » Je me rassieds. Les larmes coulent à nouveau sur mon visage. Que vais-je faire sans toi, Ryan ?!

« Reprenons. Vous êtes donc venu rendre visite à votre ami. » Je confirme. « Pendant combien de temps comptez-vous rester ?! »

« Un mois » Ma voix tremble.

« Bien. Vous êtes coopératif, ça nous aidera bien. Alors, dites-moi. Quelle est la nature exacte de votre relation ? » Cette fois, j'éclate en sanglots. Je n'en peux plus.

« Dois-je comprendre qu'elle allait au-delà de l'amitié ? » Entre deux spasmes, je confirme son hypothèse.

Elle attrape son talkie-walkie.

« Agent Johnson. Oui, je suis avec le petit ami du disparu. Ça m'a tout l'air d'une querelle d'amoureux. » Je vois rouge. Je me lève et écrase mes mains sur la table.

« NON ! Nous venions de nous FIANCER ! On ne s'est JAMAIS disputés ! Vous ne savez RIEN de ce qui s'est passé! » Elle interrompt son appel.

« Calmez-vous monsieur. Vous connaissez la victime... » Ce mot me fait l'effet d'un coup d poignard en plein cœur.

« … La victime depuis combien de temps ?! »

« Depuis 5 ans. On s'est mis en couple il y a un an. Notre relation s'est construite à distance. » Elle écarquille les yeux.

« Ouah ! Vous avez de la chance que ça ait si bien marché. Bien. Ne répétez pas ça à mon patron. Alors. Racontez-moi ce qui s'est passé. Pensez-vous qu'il ait pu partir en voiture? »

J'essaie de me remémorer tous les détails. Tout commençait si bien.

« Pour la voiture, c'est non. J'ai les clés. Il me les a données avant d'entrer das le parc. (je me mouche) 'On ne sait jamais' qu'il m'avait dit. (Je reprends mon souffle, de nouvelles larmes défilent, je les essuie) Je n'ai jamais compris pouruqoi tant de mystères. »

« Pourquoi ne pas avoir posé de questions ? »

« Je lui ai proposé de rentrer, il m'a dit 'Pewdie -c'est mon surnom-. Tout va bien. On va entrer et passer un super rencart, compris ?' Il avait l'air nerveux, ses mains tremblaient. Il ne voulait pas que je l'appelle par son prénom, pas dans les lieux publics, juste chez lui. »

« Ça ne vous a pas paru bizarre ? »

« Si, si, bien-sûr. Mais vous savez, j'ai vu des feuilletons de chez vous, alors j'ai pensé qu'il bénéficiait de la protection des témoins. »

« Bien. Après être entrés dans le parc, qu'avez-vous fait ? »

« D'abord, le grand huit. Je me souviens qu'il regardait partout autour de nous. Ensuite, on a joué aux fléchettes, fait un tour en bateau, joué aux pistolets à eau-on a rien gagné, on a visité un labyrinthe de miroirs et on a fini dans la grande roue. Là, il a sorti un anneau. Il avait oublié de me le donner hier après sa demande tellement il était nerveux. (J'essuie à nouveau mon visage. Les mots brûlent ma gorge, ma tête me fait souffrir. Ma voix est faible, cassée, je l'entends s'éteindre.) Je n'avais pas répondu à sa demande, mais il me l'a confié quand même. Nous nous sommes embrassés. Notre dernier baiser. Un homme nous a proposé de nous photographier. Cry... Hum... Ryan (J'étouffe un sanglot) Ryan a retiré son maque. Le temps d'un sourire. » Je lui montre la photo qu'elle photographie avec son téléphone pour donner un visage à l'inconnu qu'ils cherchaient.

J'indiquai à l'agent Johnson que je souhaitais garder cette photo, c'est tout ce qu'il me reste de lui. Je l'ai néanmoins autorisée à la photocopier pour la police. Elle me l'a rendue de suite. Je reprends mon récit.

« Après l'achat du cadre et de la photo, on est allés s'asseoir. Il m'a proposé une friandise, j'ai pris une pomme d'amour. Il a refusé ma monnaie en disant 'Je peux bien offrir un tit quelque chose à mon homme, non ?! » Je l'ai regardé partir, mais je me suis rendu compte que j'avais oublié de lui demander une boisson, alors j'ai voulu le rejoindre, mais... (J'essaie de contenir une nouvelle montée de mon chagrin) Je n'ai trouvé personne. Je l'ai décrit à la vendeuse du point de vente le plus proche, je lui ai décrit trois fois. Elle ne l'a pas vu. J'aurais du aller avec lui. J'ai fait cinq ou six points de vente, personne ne l'avait vu. Je l'ai perdu de vue trente secondes ! » Cette fois, je ne peux vraiment plus rien retenir. Je crie, je pleure. Je suis dévasté.

« Écoutez, Felix -je me permets, désolée, je ne sais pas prononcer votre nom de famille-, ne vous forcez pas. La suite, on la connaît. Vous l'avez appelé depuis le point d'information ouest. Votre t »témoignage nous a bien aidés. Vous êtes fort, vous avez su le rester assez longtemps, au moins pour l'entrevue. Merci énormément, Felix. Vous pouvez craquer, maintenant. Bon courage pour la suite. Je vais être honnête avec vous, les vingt-quatre premières heures sont cruciales lors d'une disparition. Avez-vous un endroit où aller ? » Je hoche la tête. Plus aucun son de ne sortir de ma bouche.

« Nous sommes actuellement en train de visionner les caméras et d'interroger les gens. Nous allons lancer un appel à témoins. Nous vous prions de ne pas quitter le territoire des États-Unis le temps de l'enquête au cas où on aurait besoin de vous. » Je hoche à nouveau la tête.

Ils finissent par me laisser renter. J'ai dû acheter un téléphone pour être joignable. Je suis à l'appartement, maintenant. Qu'est-ce que je vais devenir sans lui ? A peine ai-je fermé la porte à clé que ma bile se déverse dans l'entrée, mes chaussures sont recouvertes, le sol éclaboussé. J'ai couru aux toilettes me vider du restant. Je nettoie mes souliers en déversant toutes les larmes de mon corps. Je suis épuisé. Je veux juste. Mourir. Le rasoir me fait de l'œil. Je vais passer un coup de serpillière dans l'entrée, l'odeur accentue mes nausées. Je suis assez malade comme ça.

Cette soirée a été la plus longue de toute mon existence. J'ai l'impression d'avoir pris 10 ans d'un coup. J'ai l'impression d'être plus sec qu'un désert à force d'avoir pleuré. Reviens vite, Ryan.


Prochain chapitre, demain. J'ai mal aux doigts et au dos T^T

Merci d'avoir pris le temps de lire =)