A Three-Year Nightmare
Pairing : PewdieCry
Disclaimer : Ils ne m'appartiennent pas et ce ne sera jamais le cas
Rating : M, si vous êtes trop jeune et que vos parents vous surprennent, je veux pas avoir de problèmes, je préviens sur le rating, c'est à vous de faire attention !
Résumé : UA Felix et Ryan vivent une relation à distance depuis un an, maintenant, et les tourtereaux se rencontrent, tout va bien jusqu'à ce rencart où Ryan disparaît...
Musiques écoutées durant le chapitre : « My Heart Will Go On »-Celine Dion (oui, oui, j'assume, ça fait bien déprimer), « Cleansing Cream »-Brown Eyed Girls, « I Have Nothing »-Whitney Houston (j'assume carrément, ça m'a bien aidée pour me massacrer le moral pour tenter d'écrire la tristesse)
Note de l'auteur : Cette idée m'est venue comme ça, sans crier gare, je suis pas habituée au genre «sortez-les-mouchoirs », donc, rassurez-vous, vous ne les sortirez pas ! Haha ! Bonne lecture et merci de prendre le temps de lire ! ^^ Les chapitres seront plus ou moins courts, enfin, vous verrez~
J'ai finalement eu le courage de me lever du lit pour taper... u_u J'espère que tu ne m'en aurais pas voulu si je n'aurais pas pu ;^;
J'ai effectué quelques recherches sur la mythologie scandinave que je vous recommande, j'ai pas fini de lire, mais c'est fascinant o )/ Je suis désolée pour les accents, ils n'y sont pas tous, mais je connais pas les raccourcis claviers pour les faire, toutes mes excuses u_u
8 Février 2013
Ce ne sert à rien. Sans lui, tout est gris. Fade. Terne. Je n'ai jamais été dépressif ou particulièrement triste, mais depuis qu'il est dans ma vie, je n'imagine rien sans lui. Il fait FORCEMENT partie de TOUS mes projets. Même à l'époque où nous étions encore de simples amis. J'étais persuadé qu'il ne me quitterai jamais. On était trop proches pour que cette relation prenne fin.
Ça toque à la porte. Je ne suis pas là. Je ne serai plus là. Je n'ouvrirai pas. Frappez tant que vous volez, messieurs. Felix Arvid Ulf Kjellberg alias PewdiePie dit adieu à ce monde aujourd'hui, 8 Février 2013. J'attrape le rasoir, tremblant, appuie de toutes mes forces sur la lame et tranche net de droite à gauche. Le sang sort en masse de ma récente plaie, très vite, mon poignet est maculé de ma vie qui s'échappe. La douleur est vive et chaude, mais elle n'est rien à comparé de celle de mon cœur. Je me laisse tomber au sol. La porte se fait tambouriner, les hommes derrière crient. Je les entends de loin ? Toutes mes pensées s'en vont à toi, Ryan.
Je suis désolé, si désolé. Désolé de ne pas t'avoir répondu. Désolé de ne pas t'avoir convaincu de rentrer. Une larme, puis deux s'écoulent, je ferme les yeux et me laisse transporter. Désolé de t'avoir laissé seul. Désolé de ne pas t'avoir protégé. Oui, Ryan, je veux t'épouser. Je t'aime.
Papa, maman, je vous aime. Désolé de vous abandonner, de choisir la facilité. Hélas, Hel ne me conduira pas dans mon vaisseau pour suivre le courant des Elivagar, je n'irai pas à Gimlé. Même si je voudrais y aller. Je divague, je crois. J'ai froid. Je me laisse bercer par l'eau. Je passe sous Gjallarbru, ils est exactement comme je l'imaginais dans mon enfance. Mais je ne le voyais pas aussi étincelant. Je le savais recouvert d'or, papa et maman m'ont raconté tant de fois la mythologie avant que je m'endorme lorsque j'étais enfant. Mes yeux brûlent. Pourquoi le bateau s'est arrêté ? J'ai l'impression d'être sous le Soleil. Ou d'avoir la foudre de Thor en plein visage. C'est si long le voyage, habituellement ? Une vive douleur traverse ma poitrine. Puis une autre. On dirait que Thor me frappe avec Mjölnir, pourtant, je ne suis pas encore un géant. Arrêtez ça, s'il-vous-plaît ! Je n'ai pas encore vu Hel ! Encore un éclair et cette douleur, des voix crient et c'est la panique. La transformation en géant est si douloureuse ?!
« Felix ! » Une voix masculine. Hel est une femme, je ne comprends pas.
« FELIS ! OUVREZ LES YEUX ! » Ils sont ouverts. « Un peu de courage, Felix ! » Mes paupières sont lourdes. Je suis ébloui. Tout est blanc autour de moi. Mon poignet me fait souffrir. Un rêve ?! Deux hommes en costume sont face à moi. L'un a de longs cheveux bruns-enfin, longs... Longs pour un homme- et des lunettes, l'autre a la même couleur de cheveux à peu près et a les yeux marron, sans lunettes.
« Bonjour, Felix. Je suis Russ Money et voici Scott Jund. FBI. » Le FBI ?! Donc le gars à lunettes, c'est Money, et l'autre Jund.
« Vous l'avez trouvé ?! »
« Malheureusement, non. » Mon moral retombe. « Mais si ça peut vous aider, il n'a pas été enlevé. » Tu parles. M'enfin, c'est déjà ça.
« Nous avons voulu vous interroger, mais vous n'ouvriez pas. Nous avons dû défoncer la porte surtout quand on vous a entendu tomber. Nous vous avons trouvé à temps ! La porte de votre ami est un modèle blindé, ne vous inquiétez pas, nous avons tout remis en ordre. Voici le mandat nous permettant de perquisitionner. Scott, donne l'ordre, j'ai présenté le mandat à monsieur, hum... »
« Appelez-moi Felix. Ça ira. » Il acquiesce et l'ordre est lancé.
« Felix, voici pour vous. » Il me tend un document. « C'est un visa de deux ans. Vous ne devez pas quitter le pays et nous prévenir si vous changer l'état. Ce document vous permettra de vous installer et de travailler pour vivre ici. Pour les besoin de l'enquête, vous devez être joignable et disponible. »
« Merci, agent Money. »
« Je vous en prie »
Je suppose que c'est mieux comme ça. Je pourrai aussi le chercher de mon côté.
« Russ, téléphone. »
« Merci, Scott. » Money quitte la pièce en priant son interlocuteur d'attendre qu'il sorte.
« Felix. A quoi pensiez-vous ?! » A ton avis ?
« A Ryan. Ça ne vaut pas la peine de rester s'il n'est plus là. »
« Felix, il y a toujours un espoir de retrouver les personnes disparues. Sinon, pourquoi on vieillirait les photos, surtout celles d'enfants ? Votre ami est parti de lui-même. Sur les bandes vidéo, on le voit marcher tranquillement, tourner la tête, puis se sauver. Connaissez-vous quelqu'un qui aurait pu lui en vouloir ? »
« Non, on se connaissait bien. Très bien, même. Mais il parlait peu de lui. »
« D'accord, merci »
« Je ne sais pas si ce détail n'a d'importance, mais on s'écrivait et j'envoyais toutes mes lettres à une boîte postale. » Il fronce les sourcils légèrement, semble perplexe.
« D'accord, merci. Ça peut nous aider à le cerner. Vous avez un numéro ? » Je lui donne mon numéro de portable, il me donne sa carte ainsi que celle de son collègue. Au cas où « un détail me reviendrait ». Ils quittent la pièce, mais Money revient peu après.
« Felix, j'ai cru comprendre que votre ami et vous étiez bien au-delà de ça. Avant de recommencer une bêtise pareille, pensez à sa réaction si on le retrouve et, qu'impatient de vous revoir, il apprend votre décès. Mettez-vous à sa place. Vous voulez qu'il aille bien, c'est ça ?! »
« Je ne veux que ça. »
« Alors fini les conneries ! Gardez votre visa, obtenez la nationalité américaine, et quand on vous le ramènera, vous serez la première personne, en dehors des agents, qu'il reverra. Une seule cicatrice au poignet, c'est suffisant, compris ?! » J'acquiesce. Tu parles ! Ils ne sont même pas sûrs de me le ramener.
Une infirmière apporte mon repas.
« Dites. »
« Oui ? »
« Je pourrai sortir quand ?! »
« Vu votre état, peut-être demain. En attendant, mangez, reprenez des forces. MÊME si vous n'avez pas faim ! » Je commence à manger ma purée. Ça manque de sel, c'est fade. Chaque intrusion de la fourchette dans ma bouche me donne la nausée. Je finis difficilement mon assiette. Je n'ai pas le courage de manger la compote qu'elle m'a donnée. J'ai juste envie de vomir.
Ça n'a pas loupé. J'ai passé ma nuit au-dessus de la cuvette. J'ai appelé une infirmière pour lui demander un anti vomitif, j'avais trop mal dans la gorge, ma voix était presque muette tant c'était douloureux. J'ai pris mon cachet et me suis recroquevillé dans le lit en fermant les yeux, attendant le sommeil qui ne se décidait pas à arriver.
Je suis finalement libre de partir. Je n'ai pas fermé l'œil, mais j'ai quand même pu sortir après avoir signé une décharge. Je rentre. Son odeur est partout. Je suffoque. J'ai l'impression que l'air m'étrangle de toutes ses forces, je m'effondre à genoux, mon corps tremble. Ma respiration, faible et irrégulière, se transforme en gémissement de souriceau à l'agonie. L'air ne passe plus, je vois trouble. Je me hisse à la fenêtre, l'ouvre grand et inspire l'air frais. Le froid brûle plus fort que la chaleur. Mes poumons prennent feu. Ça fait si mal, je vais mourir ?!
Avec l'énergie du désespoir, j'ouvre toutes les fenêtres. Son odeur s'en va, mais je ne veux pas. D'un autre côté sentir son parfum dans chaque particule de l'air qui m'entoure m'est insupportable. Quelle ironie, ce qui m'apaisait et me comblait au plus haut point est en train de m'empoisonner à petit feu. Je finis par fermer car j'ai très froid. Ça ne sent plus. Mais qu'est-ce que j'ai fait, ! Ryan, je suis désolé, si désolé, je ne voulais pas. Je me roule en boule par terre et pleure, encore, et répète inlassablement son prénom. Ryan.
Et voilà o/ Merci à mon/ma? follower de fic ;) Et pour la review, merci aussi! =)
