Voici le troisième chapitre, se situant quelques années plus tard. ^^


"Jim, t'aurais pas vu mon maillot de bain?

- Non, non, je sais pas où il est... tu vas être obligé de te baigner à poil ...

- Cool, tu me soutiens?

- Hmmm. Non. Sinon, c'est plus drôle.

-Dommage. Je vais donc devoir me mettre en maillot de bain. Rends le moi je sais que c'est toi qui l'a.

- j'vois pas d'quoi tu parles... pourquoi ce serai moi qui te l'aurai pris, alors que j'en ai un, MOI ?!

-Pour me voir à poil? Espèce de pervers...

- Voyons, j'ai pas besoin de ca pour te voir à poil...

- Quatre ans qu'on se connait et t'en es toujours à me piquer mon maillot de bain... Jim s'il te plaît rends le moi, je vais pas me mettre à genoux non plus. Même si je me doute que t'aimerais bien.

- Oh que oui...Bon, ok, je te le rends, mais le dernier à l'eau est un Lestrade! " (1)

Sur ce, Jim lança le maillot au visage de Sherlock puis partit en courant vers le bassin.

Le cadet Holmes se changea en deux temps trois mouvements et se précipita à la suite de son meilleur ami.

"Hé! C'est de la triche, t'étais déjà en maillot de bain.

Moriarty allait répliquer mais le professeur d'EPS l'interrompit :

" James, Sherlock! On ne court pas autour de la piscine, allez vous ranger avec les autres!"

Les deux bruns se jetèrent des regards de défi et allèrent se placer vers leurs camarades, ainsi qu'une classe de 3ème dont les cours d'EPS se déroulaient en parallèle de ceux des 5èmes dont les deux génies faisaient parti.

Les derniers retardataires vinrent les rejoindre près du bassin.

"Bien, mes chers enfants, je vais vous laisser 10 minutes d'échauffement dans l'eau et ensuite nous commenceront quelques exercices typiques. Je m'absente quelques instants, ne faites pas de bêtises."

Dès que le professeur eut le dos tourné, tous les élèves sautèrent à l'eau dans un beau bordel, s'éclaboussant, faisant des concours de bombes et autres joyeusetés...

Sherlock se posta derrière Jim et se jeta sur lui afin de le couler pour se venger.

Moriarty se laissa faire mais, une fois sous l'eau prit les jambes de son camarade et les tira de telle manière à ce qu'il se retrouve immergé avec lui.

Le garçon aux yeux bleus clairs se retrouva contre son ami et ne chercha pas à remonter

Leur vision était floue mais Sherlock repéra un sourire discrètement dessiné sur le visage de son meilleur ami. Ce dernier posa alors sans prévenir ses lèvres sur celles de l'autre génie.

Le contact le surprit mais il répondit au baiser sans hésiter et ce fut seulement le manque d'air qui les fit se séparer et remonter à la surface, non sans regrets.

Lorsque Sherlock atteignit la surface, il prit une grande inspiration et s'essuya les yeux. Il était encore surprit et ne fit pas de suite attention à ce qu'il se passait autour de lui.

Il réagit seulement quand Jim lui donna un léger coup de coude dans les cotes en pointant quelque chose dans l'eau. Ou plutôt, quelqu'un.

A ce moment, il vit tous les élèves se précipiter hors de l'eau, il entendit des cris d'effroi et compris ce qui était en train de se passer.

Les deux garçons rejoignirent les autres hors de l'eau, puis contemplèrent étonnés le corps du pauvre Carl Powers flotter à la surface.

Après avoir expliqué la situation aux pompiers, le professeur raccrocha et demanda à tous les élèves de se rendre dans le vestiaire.

Les deux génies échangèrent un regard et obéirent sans poser de question. Ils se changèrent sans un mot tandis que les conversations fusaient bruyamment autour d'eux.

Sherlock ouvrit distraitement son casier, l'esprit ailleurs suite aux événements de la matinée.

C'est avec grande surprise qu'il s'aperçut s'être trompé de casier. Cela lui arrivait rarement. Il allait le refermer quand quelque chose attira son attention.

Il vit le parapluie de son frère, trônant au milieu des autres affaires, cela l'intrigua : son frère ne se séparait jamais de son parapluie, et de plus, il était dispensé de natation. Il détailla les autres affaires et put remarquer le nom de Carl Powers à l'intérieur d'une veste..

"Carl Powers... ", Murmura-t-il. Il remarqua une crème pour l'eczéma qu'il connaissait puisque sa mère utilisait la même. Elle avait un peu coulé sur le bouchon et sa texture semblait légèrement différente.

Il tiqua mais n'y prêta pas plus attention, ce n'était pas bien grave. Il referma le casier pour aller ouvrir le sien, le tout en faisant bien attention de ne pas croiser le regard de Jim.

Arrivés vers les bus, les deux garçons s'apprêtèrent à se séparer pour rentrer chez eux. Ils n'avaient toujours pas échangé le moindre mot et s'adressèrent un bref "à demain" gêné.

Le lendemain matin, ils furent surpris d'être accueillis à l'école par la police.

Jim et Sherlock s'étaient salué comme si rien ne s'était passé et détournèrent rapidement leur attention sur les deux agents présents dans leur salle de cours.

Le policier prit d'abord le temps d'annoncer aux élèves la mort de leur camarade, puis enchaina en expliquant qu'ils les interrogeraient deux par deux, dans une salle adjacente, afin d'en savoir un peu plus sur les circonstances du décès pour leur enquête.

Les seuls qui n'eurent pas de réaction étaient les deux génies qui restaient imperturbables. Les deux hommes en uniforme leur jetèrent alors des regards suspicieux et décidèrent finalement de commencer leur interrogatoire par les deux meilleurs amis.

Une fois les deux élèves installés en face des inspecteurs, Sherlock commença à les observer attentivement.

Après quelques secondes d'observation, Sherlock planta son regard dans celui de l'agent en face de lui et commença à le questionner:
" Pourquoi il est mort? Comment? C'est un accident, un suicide...UN meurtre? Ses yeux s'étaient éclairés alors qu'il prononçait le dernier mot.

- Jeune homme, je vous prierai de répondre à nos questions et de ne pas en poser. Tout ce que je peux vous dire c'est que le jeune Carl Powers s'est noyé et que nous ignorons s'il s'agit d'un simple accident ou non. Reprenons. Que faisiez-vous lorsque c'est arrivé ? Où étiez-vous exactement? "

Les deux jeunes se regardèrent et rougirent violement en se remémorant ce qu'ils faisaient à ce moment là. Ils baissèrent tous deux la tête, gênés, avant de bafouiller:

"Heum... on était... en fait on a fait la course pour aller dans le bassin et ensuite on s'est un peu chamaillé sous l'eau et... on est remonté en surface quand tout le monde sortait de l'eau en criant.

Le policier hésita un moment à les croire face à leur air gêné mais se dit que cela ne devait pas avoir de rapport avec l'affaire et leur posa une nouvelle question.

"Savez-vous si quelqu'un serait susceptible d'en vouloir à Carl pour une raison ou une autre?

- Hm... non, je ne crois pas. On ne le connaissait pas bien, il était en troisième et on ne le voyait que pendant les cours de sport ou alors on le croisait dans les couloirs du collège.

"Connaissez-vous des personnes de sa classe ?

-Euh bah il y a mon frère, Mycroft, et puis aussi Lestrade... enfin Greg, Anderson... – lui je crois qu'il a pas de prénom - et euh Sally Donovan.

- Et il y a aussi Harry et Clara qu'on a aidés une fois et qu'on connait rapidement, Poursuivit Jim.

"Pas grand monde donc. C'est bon pour vous, vous pouvez y aller. "

Les deux jeunes partirent silencieusement de la salle de classe pour aller rejoindre leurs camarades.

Au moment où les deux élèves s'assirent à leur place, Sherlock prit le bras de Jim et lui adressa la parole.

"Ils s'en fichent, ils ne font qu'obéir aux ordres sans même prendre cette enquête au sérieux, ils pensent donc que c'est un simple accident et que tout ça est une perte de temps, mais je ne suis pas de leur avis. L'interrogatoire n'avait aucun sens !

- je suis d'accord avec toi, je crois que c'est le moment qu'on entre en piste pour mener notre petite enquête... t'as déjà une idée derrière la tête, j'me trompe?!

- On doit retourner au casier de Carl Powers. "

Les deux collégiens attendirent impatiemment la fin de leur journée de cours pour enfin se rendre à la piscine municipale et résoudre ce nouveau mystère.

Sherlock parcourut une nouvelle fois le casier des yeux et sourit.

"Il a été assassiné, et le tueur a probablement cherché à lancer une pique à mon frère sans forcément le faire accuser, car il savait que le coup du parapluie serait trop gros. Mais ce n'est pas Mycroft qui lui a prêté, jamais il ne se séparerait de lui.

Sherlock se saisit du tube de crème qu'il avait remarqué la veille et décida de la prendre chez lui pour l'analyser, puis il se concentra à nouveau sur le casier. Quelque chose le choquait mais il n'arrivait pas à déterminer ce dont il s'agissait.

Il cessa tout mouvement, ferma les yeux, et réfléchit quelques secondes avant de les rouvrir soudainement et de se tourner vers Jim.

"Ses chaussures!"

- Hein?! Répondit-il étonné avant de comprendre après avoir jeté un coup d'œil au casier. Ouiiii! Tu crois que c'est un indice?! Pourquoi ses chaussures?

-Je n'en ai aucune idée. Mais elles devraient être là.

- Oui... il manque autre choses? Il semble qu'on ait tout ce dont on a besoin ici.

- Il faut attendre que j'ais analysé la crème. Et... par contre le parapluie de Mycroft m'intrigue. Mais il a trop d'ennemis, on ne peut pas suivre cette piste pour trouver le meurtrier.

Sherlock referma le casier froidement et se tourna vers les lieux du crime. Il s'approcha du bassin et fixa l'eau immobile. Jim se posta derrière lui, regardant dans la même direction.

Soudain, une image du baiser surgit dans l'esprit du jeune Holmes qui prit une inspiration quelque peu saccadée. Le rouge lui était monté aux joues et il tourna le dos à son ami afin de lui cacher son malaise.

Jim ne s'en aperçu pas, plongé lui aussi dans ce souvenir. Il eut envie de recommencer mais se retint au nom de leur amitié.

Le brun aux yeux bleus se détourna du bassin et commença à marcher en direction inverse. Jim le suivit alors, un peu à la traîne.

- "Sherlock...

Ce dernier s'arrêta, il resta quelques secondes dos à son ami, puis finalement tourna la tête, un sourire nostalgique sur le visage.

"Qu'est ce qu'il y a, Jim?

Moriarty put presque sentir son cœur sortir de sa poitrine à cet instant. La voix de Sherlock avait été mystérieusement triste, et le jeune James se sentit déstabilisé? Il avait voulu aborder le sujet, il l'avait vraiment voulu, mais à présent il se défilait.

-Heum... je voulais savoir... tu... as une petite idée de qui peut être le meurtrier? Ou pas la moindre?

Sherlock retourna le dos à son ami puis se remit en marche.

"Non, j'ai pas d'idée précise pour le moment. "

Le soir même, Sherlock était chez lui devant son microscope, la crème sur une lamelle de verre.

Cela faisait un moment qu'il s'affairait à exécuter une batterie de tests sur le produit sans résultat.

Il tourna la tête vers son crâne et commença à lui parler.

"Quelque chose change bien la texture de cette crème, de plus, il y a un trou d'aiguille sur le côté du tube, si cette substance est indétectable aux tests habituels, c'est qu'il faut la chercher volontairement... mais pour ça il faut avoir une idée de ce sont il s'agit..."

Il récapitula mentalement tous les produits indétectables et meurtriers qu'il connaissait puis confirma ses doutes grâce à internet. Il retourna alors à ses expériences pour en avoir le cœur net.

Allongé sur son lit, Jim songeait quand il sentit son portable vibrer. Il l'attrapa et vit qu'il avait reçu un message de son meilleur ami.

[Clostridium botulinum. – SH]

[Mais oui ! C'est évident en plus… Mais qui aurait pu faire ça ? – JM]

[Dis, vu que demain c'est samedi, ça te dirait qu'on aille au cinéma ? – JM]

[Je sais pas… – SH]

[ ? – JM]

[Si tu veux, y'a quoi d'intéressant à voir ? – SH]

[Bah… je pensais qu'on pourrait aller voir Dead Bodies, il a l'air vraiment sympa… et assez tordu. Mais l'acteur principal est super bon ! – JM]

[Quelle heure ? – SH]

[Y'a une séance à 18h, on se retrouve au cinéma ? – JM]

[Ok... – SH]

[Bonne nuit. – SH]

[… Toi aussi :) – JM]

Le lendemain à 17h45, Sherlock franchissait le pas de sa porte. Il emprunta la rue principale menant droit au cinéma et marcha d'un pas rapide.

Au bout de quelques minutes, il passa devant le funérarium où venait apparemment de se dérouler une cérémonie d'enterrement. Le jeune garçon s'apprêtait à tracer son chemin lorsqu'il s'aperçut en voyant une photo de loin que le défunt était Carl Powers. En observant d'un peu plus près, il crut voir Anderson au milieu de la foule toute habillée de noir.

Sherlock fut surprit mais repensa au cinéma et se mit en route pour ne pas arriver en retard. Une fois sur place, il retrouva son ami et se dirigea vers le guichet pour acheter les places après l'avoir salué.

" Ho fait, j'ai vu Anderson à l'enterrement de Carl tout à l'heure.

- Tu n'es pas au courant ? Ses parents ont divorcé et sa mère s'est mise avec le père de Powers.

- Tu crois que c'est lié à l'affaire ?

- Interroge-le et tu verras bien. "

Les deux garçons achetèrent du pop corn et se dirigèrent vers la salle de cinéma alors que la pub défilait encore. Ils s'installèrent sur les sièges de devant et patientèrent.

Une demi-heure après le début du film, Sherlock esquissa un de ces sourires dont il avait le secret et se pencha vers l'oreille de Jim.

" Je suis sûre que Viv et derrière tout ça. Elle n'est pas assez observatrice pour déduire qu'il lui cache quelque chose sans être au courant. Jin devait être encore consciente quand Tommy est parti et elle a pu appeler Viv.

- Ce qui voudrait dire que Viv l'a laissé mourir pour étudier le comportement de Tommy après un soit disant meurtre. Et je suppose qu'à la fin le personnage principal va encore se faire défoncer le crâne, comme dans à peu près tous les films et toutes les séries où cet acteur apparaît…

- Chouette. On fait quoi maintenant ? "

Moriarty posa son regard sur le détective en herbe et lui lança un sourire entendu. Sherlock roula des yeux et plongea sa main dans le paquet de popcorn, exaspéré. Jim claqua des doigts d'un air défaitiste.

" Mince, encore raté… "

Dépité, il voulut donc se venger sur le popcorn. Sa main tenta de saisir une des friandises mais tomba sur un obstacle.

" 'Tain Jim ! T'as la main glacée ! "

Les deux amis se retrouvèrent accablés de « Chhhhhhhht » venant des spectateurs alentours.

" Tss… petite nature. Si t'es pas content t'as qu'à la réchauffer… "

Jim eut un petit sourire victorieux suite à son sous-entendu et fut surprit de sentir les mains chaudes de Sherlock autour de la sienne. Il s'apprêta à lancer une remarque lorsqu'il fut interrompu par le regard noir de Sherlock qui disait clairement : « Prononce ne serais-ce qu'un seul mot et je te fais bouffer le reste de la pommade empoisonnée de Carl Powers ».

Quand les lumières de la salle s'allumèrent, Sherlock lâcha la main à présent chaude de son ami, puis renfila son manteau et son écharpe. Jim attrapa le col de la grande veste du brun afin de le rapprocher de lui et déposa un léger baiser sur sa pommette.

" Merci pour ma main. "

Le collégien resta quelques instants immobile et rougit avant de se détourner sans un mot et de se diriger vers la sortie.

" De rien. "

Lorsque les deux garçons rejoignirent l'extérieur, ils furent accueillis par une violente tempête de neige.

" Mince… le bus ne va pas passer avec toute cette neige… je vais appeler ma sœur. "

[Allô ?
- Abi, je peux pas rentrer en bus, tu pourrais venir me chercher au cinéma s'il te plaît ?
- La voiture est complètement bloquée à cause de la neige, essaie de te débrouiller autrement, je suis vraiment désolé. On a été un peu pris de court avec ce temps.
- D'accord… je vais trouver une solution. A plus. ]

Sherlock releva le col de son manteau et commença à marcher en direction de sa maison. Après quelques pas, il se retourna vers un Jim un peu perplexe.

" Tu comptes rester planté là toute la nuit ? "

Le jeune Moriarty rangea son portable et rattrapa son meilleur ami en se réchauffant les mains.

Lorsqu'ils arrivèrent chez les Holmes, Sherlock expliqua la situation à sa mère qui rajouta un couvert à la table, contente de revoir le petit Jimmy.

Le soir même, les garçons se rendirent dans la chambre du brun. Jim sauta sur le lit et regarda son ami avec un grand sourire, comme s'il attendait quelque chose.

" S'il te plaîîîîît. "

Sherlock soupira et céda à la requête. Il saisit son violon ainsi que son archet, se tourna face à la fenêtre, et commença à jouer une douce mélodie.

Jim savoura la litanie qui s'échappait du violon et se leva très discrètement lorsqu'il sentit la fin arriver. Il s'approcha doucement du musicien et attendit la dernière note avant de l'enlacer. Le plus grand déposa l'instrument et détailla son camarade dans le reflet de la vitre. Celui-ci cala son menton sur l'épaule de son violoniste, ferma les yeux et embrassa furtivement son cou.

" Merci… "

Sherlock émit un soupire d'aise, saisit les bras de Jim et les serra un peu plus contre lui, comme s'il avait peur de le perdre. Sentant cette pression, Moriarty comprit les doutes et les sentiments auxquels son meilleur ami était soumis.

Il se plaça alors à côté de ce dernier et dégagea une de ses mains. Il caressa la joue du brun, fit pivoter sa tête et le regarda dans les yeux. Jim approcha lentement son visage et captura ses lèvres. Il fit passer dans ce baiser tout ce qu'il ressentait pour son ami, mais aussi à quel point il tenait à lui.

Les premières secondes, Sherlock paniqua légèrement mais finit par répondre, comprenant les intentions protectrices et rassurantes du jeune garçon.

Finalement, les deux amis se séparèrent et Jim prit la main du violoniste pour l'emmener jusqu'au lit. Ils se couchèrent et Moriarty remonta la couverture sur eux. Le cadet Holmes se blottit instinctivement contre James qui déposa un baiser sur son front avant de le serrer un peu plus dans ses bras.

OoOoOoOoOoOoO

Driiiiiiiing

Alors que la récréation de ce lundi matin retentissait, Jim et Sherlock se dirigèrent directement vers Anderson avec la ferme intension de lui extorquer la vérité.

« Il était bien l'enterrement avant-hier ?

- Va te pendre.

- Tu ne voudrais pas être responsable de deux décès en moins d'une semaine quand même ?

- Qu'est-ce que tu sous-entends au juste ?

- Moi rien du tout, Carl n'était pas en train de te voler ta mère ?

- Où est-ce que tu veux en venir ?

- Il commençait à devenir un peu envahissant ? Gênant ?

- C'était quasiment mon frère ! Comment est-ce que tu peux me dire ça espèce de psychopathe !

- Je ne suis pas un psychopathe, je suis un sociopathe de haut niveau, fais tes recherches. »

Anderson poussa un soupir d'exaspération et commença à partir lorsque Sherlock le saisit par le poignet.

« Où est-ce que tu crois aller comme ça ?

- J'ai pas de compte à te rendre, mêle toi de ce qui te regarde et arrête de mettre ton nez dans des affaires qui ne te regardent absolument pas ! »

Le futur détective le regarda droit dans les yeux et demanda d'une voix grave :

« Tu l'as tué. »

Tandis qu'il prononçait ses mots, il put sentir sous ses doigts les pulsations du supposé meurtrier s'accélérer. Sherlock lança un regard entendu à son ami avant de libérer Anderson qui s'en alla presque en courant.

« Sérieusement, le coup du poignet ? Encore ?

- Ça marche à chaque fois.

- Verdict ?

- J'aurais envie de dire « coupable », il y a des signes qui ne trompent pas. Mais ce qui me chagrine… c'est qu'il me paraît bien trop idiot pour avoir manigancé tout ça.

- Peut-être qu'il a été aidé… »


(1) : "Le dernier à l'eau est un Lestrade" : Je tiens à rendre à Dook ce qui est à Dook. Moi et celle qui co-écrit cette histoire (Under This Rain) avons adoré cette réplique et nous sommes permises de la lui piquer outrageusement tout en mettant une dédicace. ;p Je vous conseille (si ce n'est pas déjà fait, d'aller lire les fanfics de la grande, la seule, l'unique, la vraie, j'ai nommé : Dook . DooKie ! (Sans les espaces... mais sinon le site le prend pour une adresse et me supprime le mot...)