* Pour le fun, je vous conseille d'écouter "Bad Romance" de Lady Gaga pendant la lecture ^^...
Et puis au fait, y'a un peu de BDSM à la fin du chapitre, z'êtes prévenus !

CHAPITRE 14

Bon quand faut y aller, faut y aller…
Qu'est-ce qui m'a pris de relever un DCDE (Défi Crétins D'Emmett ) ?
Est-ce que j'ai tant envie que ça d'avoir les clés de sa moto ?
Le souvenir du puissant bolide bleu m'aide à retrouver la niaque et à ne pas me dégonfler…Ils vont voir ce qu'ils vont voir…
Et puis quand on a ouvert sa grande gueule, faut assumer après…
-« Même pas cap' de faire un karaoké sur Lady Gaga ! » Qu'il m'a dit…Et forcément il a fallu que je l'ouvre :
- « Pour les clés de ta Yamaha ? T'as non seulement le karaoké mais la choré qui va avec ! »
- « Chiche ?! »…Faut pas me dire chiche…

Quelques jours après, me voilà dans le couloir menant au salon à attendre le lancement de la musique, une scène a été aménagée ( pas merci Alice, pas merci du tout ! ), y'a même des spots ! Gloups !
J'ai demandé à Carlisle de participer, c'est plus facile pour moi de ne pas être toute seule sur la scène. Et j'ai quelques comptes à régler. Il est donc assis sur un tabouret au milieu de l'estrade. Personne ne sait ce que j'ai préparé, mis à part Alice qui m'a promis que ça se passerait bien…Ouai biensur….
Je sens le trac, ce stress qui me porte et va me faire me lâcher une fois la musique lancée…Je me répète ma devise :
- « Si tu le fais, tu le fais à fond »

J'entends les premières secondes de « Bad Romance » et je déboule dans le salon, direct vers la scène. J'entends les premières réactions.
Moi qui suis toujours en noir, là je porte une perruque blonde et de grandes cuissardes en vinyle blanc qui dépassent à peine de la longue et enveloppante cape de catcheur en satin blanc, bricolée-maison. Voyant que je me prends au jeu de la Diva, mon public m'encourage, Emmett est plié de rire. S'il savait la suite…Je me demande si les vampires peuvent se pisser dessus…Je tourne autour de Carlisle et je me frotte à lui comme Gaga dans ses clips…Chaudasse…A fond…

Au premier refrain, je me place dos au public, face à lui et j'ouvre ma cape version exhib'. Ses sourcils remontent jusqu'à la racine de ses cheveux et sa bouche s'ouvre d'un coup avant de se refermer dans un claquement sec…Trop tard mon p'tit lapin, Cyrielle-la-machine-à-show est lancé continue ma chorégraphie, chantant à tue-tête dans mon faux-micro, laissant tomber ma cape à terre. J'entends des sifflets, des « No Shit ! ».

Je ne lâche rien, provocatrice et complètement désinhibée dans ma mini-robe bustier en vinyle blanc. Elle s'ouvre d'un grand zip sur le devant et le laçage au dos permet de l'ajuster à mes courbes en creusant la taille. Sur ma poitrine, on discerne un rectangle rouge qui plonge sous la robe…Je m'amuse beaucoup en fait…Carlisle a visiblement chaud, je tourne autour de lui, lui caresse les cheveux avant de repousser sa tête dans la pure Bitchitude…car

- « I'm a freak bitch, baby ! » *

La chanson arrive à sa fin et il me reste encore un atout dans ma manche. Je me replace bien en face de Carlisle (et surtout bien dos au public) et je commence à ouvrir lentement le zip de ma robe en prenant garde que lui-seul voit ce qu'il y a en dessous. Il ouvre de grands yeux, sidérés, et me fait doucement non de la tête…Et moi je lui fais Ohh mais si si !

- « J'ai ton amour et je veux ta revanche… » *

C'est le voyeur qui est pris à son propre jeu, et une vengeance de réglée, une !
La robe s'ouvre doucement et laisse apparaître mes seins bandés de chatterton rouge pompier. La bande partie du milieu de ma poitrine, descend plein sud jusqu'entre mes jambes et…c'est tout. Je suis assez fière de ma croix. Sur le Chatterton de mes seins j'ai écrit « Carlisle's Bitch ». Tenant fermement les pans de ma robe, j'ondule des épaules et des hanches, lui tire la langue avant d'éclater de rire. Il est scotché sur sa chaise complètement immobile comme seule son espèce sait le faire. Ses yeux parcourent sans répit la vue que je lui offre. La tente est montée dans son pantalon. Je crois qu'il est médusé.
Je referme la robe et termine la chanson au grand dam d'Emmett qui siffle et réclame le retrait de la robe avant de se prendre une tape sur le crâne de la part de sa femme. La musique s'arrête et je quitte la scène sans un regard ni pour Carlisle ni pour les autres. Diva jusqu'au bout.
Arrivée dans le couloir, je fais ma petite danse de la victoire. Qui c'est qui a gagné une moto !

Je n'ai pas le temps de retourner dans le salon réclamer mon dû qu'une masse m'attrape, me porte et me plaque contre le mur. Je couine de surprise et j'ouvre les yeux pour tomber dans ceux de Carlisle, noirs d'encre. Il me porte coincée entre lui et le mur, mes cuisses calées sur ces hanches et mes chevilles croisées sur ses fesses par réflexe de préhension…Et ma robe dangereusement remontée, autour de ma taille…
- « Heu…Tu te rends compte que je suis cul nu dans le couloir ? »
Il me répond d'un grondement menaçant et d'un coup de rein pour le moins bien placé… Je me sens rougir…Il esquisse un sourire prédateur…
- « Enfin un peu de gêne Mademoiselle Laban… »
Je n'ai pas le temps de répondre car l'espace se remet à bouger et je me retrouve dans sa chambre, devant le lit. Il m'y jette sans ménagement et j'atterris comme un sac à patates. Les fesses à l'air et l'entrejambe franchement exposée pour le coup…Je suis assez…scotchée. Je ne bouge pas j'attends la suite.
Il se plante devant moi, immense, le regard rendu vicieux par le calcul de la situation.
- « Il me semble que tout à l'heure je t'ai fais « non » de la tête, sur scène… »
Je n'arrive pas à retenir un sourire en coin. Je joue les innocentes :
- « Ah ? Je n'ai pas bien vu, j'étais très concentrée sur ma chorégraphie »
- « Tu en es bien sûre ? »
Il se penche, les bras en appui sur le lit de chaque coté de mes hanches. Je sens que ça craint mais non, je persiste, tête de lard un jour, mauvaise foi toujours…
- « Oui oui ! »
En un tournemain, il me pivote sur le coté et m'assène une claque retentissante sur la fesse. Je piaille de surprise et de douleur. Je me retiens de frotter ma main sur la zone. Ses yeux se durcissent et il me redemande :
- « Donc tu n'as pas fait exprès de me provoquer et de me faire bander devant toute ma famille ? »
- « Non non ! Nooonnn ! Gnnnhin hin hin »

Je n'ai pas tenu et ma dénégation s'est transformée en ricanement coupable.
Je sais que ça va chier pour mon matricule mais dans ces cas là, ne dit-on pas « Toujours nier, jamais avouer » ?
Fuir par contre, ça c'est jouable. Je sais, il y a des moments où je suis très optimiste mais c'est l'instinct…Et mon instinct me dit qu'il est parfaitement jouable d'essayer d'esquiver la fessée d'un vampire déterminé…
Je commence à reculer sur le lit. Là c'est lui qui se met à rire. Un rire franc, joyeux. Quand il a fini de s'esclaffer, je suis debout de l'autre coté du lit à me demander par quel miracle je vais bien pouvoir le contourner et sortir en moins d'un centième de seconde…

Il pose les mains sur ses hanches et incline la tête sur le coté :
- « Cyrielle…tu peux m'expliquer ce que tu essaies de faire ? »
Il arbore son petit sourire sexy et venimeux, celui qui me dit qu'il va me manger tout cru…Toujours nier…
- « Moi ?...Rien »…visage d'ange, mains derrière le dos…
Il saute sur le bord opposé du lit se penche en avant et gronde. A chaque pas le bruit enfle dans sa poitrine et mon cœur bat un peu plus fort…Je regarde la porte et…Il m'attrape.
L'espace se remet à bouger, un tissu se déchire et quand le mouvement s'arrête je suis nue en travers de ses cuisses, la face dans un oreiller.
Je me redresse sur les coudes, prête à ruer, mais déjà sa main m'attrape la nuque :
- « Si tu cries, c'est dans l'oreiller, compris ? » Je serre les lèvres et ne réponds pas. Une claque s'abat sur mes fesses.
-« Compris ?! »
- « Oui Monsieur ! » Je trouve que ma voix manque d'aplomb.
- « Tu vas recevoir 25 claques et tu va les compter : 5 pour m'avoir désobéi. 5 pour m'avoir provoqué. 5 pour m'avoir menti…et 5 parce que j'adore te sentir te tortiller contre moi et…5 autres pour t'entendre gémir. Ton Safeword est Stop, comme d'habitude. Tu as compris ?»
- « Oui Monsieur. » Je sens ma mâchoire contractée, ma résistance à son autorité.
- « Au fait…plus tu bouges plus il a des coups supplémentaires »
- « Oui MonsiiiAaaïïeuhhh ! » La première vient de tomber.
-« Un ! »
Paf ! Fesse droite
- « Deux »
Paf ! Fesse gauche. J'avale ma salive.
- « Trois »
A cinq je me demande si je vais y arriver, il ne plaisante pas avec les punitions.
A dix je serre les dents, j'avais oublié comme une simple fessée à la main pouvait faire un mal de chien. Chaque un impact me fait glisser. Je me replace et retend mon postérieur à chaque fois. Oui, quand j'obéis, j'obéis bien.
A quinze je m'accroche à l'oreiller, je gémis à peine, ça lui ferait trop plaisir…Il le sent et m'assène les cinq suivantes au même endroit pour me faire brailler. Ca ne rate pas.
- « AïAïAïeuhhh ! Vingt ! »
Il passe sa main entre mes cuisses et j'entends son rire profond.
- « Ça te plait on dirait…coquine… »
Maintenant, il n'y a pas que mes fesses de rouges.
Il continue à frapper et à me caresser le sexe. J'arrive au bout de la punition à bout de souffle et la tête à l'envers. Ne sachant si j'ai envie de pleurer ou envie de jouir. Mes yeux sont aussi humides que mon entre-jambe.

Il se dégage de mon corps et me laisse à plat ventre sur le bord du lit.
- « Ne bouge pas » Les fesses en feu et la nuque basse je m'en garde bien.
Je l'entends dans mon dos. Un bruit d'étoffe et de…fermeture éclair…
- « Mets-toi à quatre patte et cambres-toi. » Je m'exécute.
- « Écarte plus que ça, je veux te voir. » J'écarte les cuisses, un peu gênée. Quand je ne contrôle pas la situation, je me sens plus vulnérable et inhibée.
J'imagine la vue que je lui offre, les traces rouges de ses mains sur mes fesses rebondies, mes lèvres moites et entre-ouvertes, mes cuisses rondes qui tremblent un peu.
Je sens qu'il s'approche et monte sur le lit. Ses mains s'arriment à mes hanches, sa queue pulse et glisse contre mon sexe. Il se penche sur mon dos, d'une main il attrape un sein qu'il empoigne et serre franchement. Je gémis et m'arque un peu plus, cherchant la friction contre son pelvis. Sa voix gronde et son souffle contre mon dos me fait frissonner.
- « Demande-le » Je me mors les lèvres et soupire :
- « Baises-moi…S'il te plait…Carlisle » Il ne me fait pas répéter évidemment.
Il se redresse et me pénètre jusqu'à la garde. Ca glisse tout seul et c'est divin ! Dans mon dos, un autre grondement satisfait. Je devais être très, très humide.
Il ressort complètement et revient d'un autre franc coup de rein qui ébranle tout mon corps. Je m'accroche au dessus de lit et ne peux retenir mes gémissements de plaisir. L'étreinte est profonde et il accélère le rythme. Sa violence me ravit mais je n'arrive pas à tenir sous ses coups de butoir, je commence à glisser. Il attrape un gros coussin et le cale contre mes cuisses.
« Allonge-toi et cambre toi ». Sa voix rauque d'excitation et son ton sans équivoque provoquent des vibrations jusque dans mon clitoris. Je descends à plat ventre, le coussin calé sous le bassin, les orteils enfoncés dans la couette à la recherche d'un appui. Il reprend ses va-et-vient, parfois doucement, parfois plus vite et plus fort. Je sens la pression dans mon bassin, mon sexe masse le sien et mon clitoris commence à pulser…Je ne sais pas si je vais réussir à demander avant de…
- « Jouis pour moi ! »
Je crois que j'ai commencé à « Jou… »…C'est une déferlante, un tsunami. Je grogne de plaisir, complètement bestiale dans mon orgasme. Il me semble sortir un « Oh-vas-y-putain-ouiiii ! » des grands jours. Ahem, plus le plaisir est grand plus le langage se dégrade.
Il me laisse aller au bout avant je jouir à son tour. Le fait de le sentir gonfler et éjaculer réanime une dernière étincelle orgasmique et je l'accompagne dans un plaisir beaucoup plus silencieux. Lui au même moment, explose dans une sorte de Roarrr de grand Félin. Il reste longtemps sur la cime de sa jouissance. Avant de retomber et de s'allonger de tout son long sur mon corps.
Ses mains, auparavant en appui sur les coudes et plantées dans le matelas, se détachent des trous qu'il y a fait et viennent se glisser sous-moi pour câliner ma poitrine. Je sens son visage contre mes omoplates. Il se frotte contre mon dos, dépose des baisers et des coups de langue. Le ronron dans sa poitrine résonne dans la mienne.
Quand il soupire et fait mine de se retirer, je l'agrippe par les cuisses et le visage à demi-tourné vers lui, j'émets un grognement désapprobateur.
- « Naaan…steuplé…caliiin ! » Son sourire s'élargit.
- « Okayyy Chérie ! »
Il attrape un pan de la couette et nous enroule dedans. Nous voilà en cuillères. Lui collé de tout son long contre moi, une jambe entre les miennes. Son bras passé sous ma nuque descend entre mes seins et me serre contre lui. Son autre bras s'enroule dans le creux de ma taille. Je me sens en train de sombrer dans un sommeil post-orgasmique quand je l'entends murmurer contre ma nuque :
- «…I…Love you…Dors bien mon cœur..»
Et là mon inconscient s'exprime sûrement car je lui réponds :
- « T'aimossi mamour »
Et je m'endors comme une masse.

* Lyrics from "Bad Romance" by Lady Gaga, no copyright infrighment intented.