HEEEY les gens! Voici donc le chapitre 4 qui a mis beaucoup de temps à arriver, on sait, mais le problème de la co-écriture, c'est qu'il faut... co-écrire. -.-" ET en plus vous verrez pourquoi on a mis si longtemps à l'écrire! Il est plus long, plus travaillé que les autres, et plus sérieux aussi.
Donc, nous retrouvons nos deux garçons en terminale! Enjoooy!
Chapitre 4 : Toile
Allongés côtes à côtes sur le lit, Sherlock et Jim regardaient une série de la BBC en attendant l'heure du repas. Soudain, le détective fut pris d'un léger frisson, ce qui interpela son ami.
« C'est vrai qu'il fait pas chaud chez toi. »
Sherlock acquiesça d'un air navré et détailla le brun du regard. Depuis qu'ils étaient en terminale dans des classes différentes, ils n'avaient plus vraiment le temps de se voir. Les quelques moment qu'ils parvenaient à passer ensemble étaient emprunts d'une certaine tension malgré leur lien parfois très fort.
Alors qu'il était plongé dans ses pensées, Jim l'entoura de son bras et tenta de le réchauffer.
« Je vais me chercher un pull. »
Le violoniste se leva précipitamment et se dirigea vers sa commode pour se saisir d'un sweat. Retournant vers le lit, il regretta sa réaction et s'assit près de son meilleur ami. Ce dernier se décala légèrement et Sherlock pu déceler de la tristesse dans son regard.
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Le vendredi suivant, ce fut tout sourire que le jeune Moriarty se posta dans un couloir vide en attendant la sonnerie du lycée. A peine eut-elle retentit que les portes s'ouvrirent à la volée sur une foule d'élève heureux d'être en week-end. Quand Sherlock sortit de la salle, il aperçut Jim parmi la masse d'individus. Il allait l'interpeller lorsqu'il le vit intercepter un garçon qu'il reconnut être Sebastian Moran et l'attirer vers lui pour l'embrasser durant de longues secondes. Moriarty rompit le baiser et entraîna le blond sans même adresser un regard au détective. Ce dernier resta figé quelques instants et sortit son portable avant de se mettre en route pour rentrer chez lui.
[Tu m'avais pas dit que t'étais avec quelqu'un… – SH]
[Parce que je ne le suis pas. – JM]
[Ah… – SH]
[J'avais cru. – SH]
[Ah, tu m'as vu avec Seb ? Il est bon au lit mais ça s'arrête là. – JM]
Sherlock allait sortir du lycée lorsqu'il vit Lestrade adossé au mur près des grilles. Heureux de la possibilité d'une nouvelle affaire qui lui permettrait de se changer les idées, il se dirigea vers le petit frère du commissaire.
« Lestrade ?
- Greg…
- Une affaire pour moi ?
- Ben… oui et non. Disons que le réseau de trafic de drogue s'étend jusqu'aux lycées de la ville. Il prend de plus en plus d'ampleur et peu importe les efforts de mon frère et de la police, ils ne parviennent pas à atteindre le noyau. Ils n'ont eu que quelques petits dealers sans réelle importance.
- Donne-moi un mois.
- Comment tu comptes faire ça ?
- J'ai mon idée.
- Au fait, Jim n'est pas avec toi ?
- Il est occupé. »
Sherlock lança froidement ces derniers mots avant de partir sans même saluer son aîné.
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Le lundi matin, le détective arriva au lycée avec un nouvel objectif. Rentrer en contact avec les quelques héroïnomanes du lycée. Il avait passé son week-end à faire des recherches approfondies et à naviguer sur des forums pour connaître le milieu de la drogue sur le bout des doigts. Sa première idée fut donc d'aller à la rencontre d'une vieille connaissance qui pourrait certainement lui être utile. Il se dirigea alors stratégiquement vers les tables de ping-pong réputées pour être le repère des drogués.
« Hey.
_ Tiens ! Sherlock ! Ça fait un bail dit moi. Qu'est-ce que tu viens faire par là ?
_ J'ai un service à te demander, Harry.
_ Je t'écoute.
_ Est-ce qu'on peut parler en privé ? »
Harriet jeta un coup d'œil à ses camarades et entraîna le brun dans un coin un peu plus tranquille.
« J'ai besoin d'argent assez rapidement, je pensais que tu pourrais m'aider. »
La blonde le toisa quelques instants avec méfiance et sembla réfléchir à sa demande.
« Pourquoi ce besoin si soudain ?
_ Je ne peux pas vraiment t'en parler, sache juste que ça concerne mon frère Mycroft. Je te serais gré de n'en parler à personne. »
Après plusieurs minutes d'argumentations, la jeune Watson se laissa convaincre par le détective. La piètre excuse du secret familial avait semblé fonctionner.
« Très bien… Suis-moi. »
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Le lundi suivant, Sherlock sortit discrètement de chez lui à la tombée de la nuit. Il reproduisait ce rituel depuis maintenant cinq jours, afin de se rendre dans les ruelles sordides où les drogués venaient se réapprovisionner. Se faire accepter au sein du groupe n'avait pas été d'une grande difficulté pour le brun qui avait su mettre son génie à profit. Les autres avaient même commencé à lui demander conseil pour accroître leurs bénéfices.
Le musicien errait sur les trottoirs en vendant toujours plus de doses. Peter, son dernier client et un des plus fidèles, l'informa d'une soirée qui aurait lieu la semaine suivante pour fêter les vacances de Noël. Beaucoup de lycéens y étaient conviés et ce serait une aubaine pour l'excellent dealer qu'il était. Alors qu'il rentrait chez lui, il passa aux abords du cinéma où il vit Harold Saxon, élève de première qui ambitionnait d'être premier ministre, accompagné de Jim qui passa un bras autour de sa taille. Il se dirigea machinalement vers eux pour leur parler de la fête.
« Salut.
_ Salut Sherlock ! »
Jim souriait toujours lorsqu'il continua son chemin, laissant son meilleur ami en plan.
« Attends, Jim –
_ J'en ai marre d'attendre. »
Sherlock ne put que se taire tout en restant figé. Il allait continuer sa route lorsqu'il entendit la nouvelle conquête de Moriarty.
« C'était qui lui ?
_ Personne… »
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« Vas-y doucement Sherlock, tu vas vite finir complètement bourré à ce rythme.
_ D'ici 27 minutes pour être plus précis.
_ Et ben… qu'est-ce qui se passe ?
_ Rien.
_ Arrête de faire ton sociopathe avec moi, qu'est-ce qui te met dans cet état là ? »
Harriet suivit le regard fixe du détective pour tomber sur un Moriarty se déhanchant indécemment contre Moran au milieu de la piste de danse. Elle lui tapa l'épaule d'une manière compatissante avant d'être interrompue par un nouvel arrivant.
« Tiens, tiens ! Sebastian Wilkes ! C'est cool que t'aies pu venir.
_ Ouais, je suis content d'être là. Et bien, tu ne me présentes pas ? »
Sebastian lança cette phrase avec un regard appuyé. Harry fit brièvement les présentations et échangea avec lui quelques doses d'héroïne contre des billets. La blonde aperçu Clara dans la foule et s'éclipsa pour la rejoindre, laissant Sherlock aux bons soins de Wilkes.
« Alors, le milieu te plaît ? J'ai entendu dire qu'un génie brun aux yeux bleus avait récemment fait doubler les bénéfices ? »
Le brun en question se contenta de l'ignorer et se resservit un verre de gin.
« Tu sais, avec un talent comme le tiens, ce serait vraiment dommage de rester en bas de l'échelle. La cour des grands attend quelqu'un comme toi depuis longtemps. Viens avec moi, je voudrais te présenter quelqu'un. »
Tout était à présent flou autour de Sherlock, il ne se souvenait pas comment il était arrivé là, assis au coin de la pièce principale avec Sebastian. Il se rappelait vaguement des visages de ceux qu'il avait rencontrés précédemment. Son état semi-catatonique et sa perception faussée par l'alcool ne lui permettait aucune déduction.
Depuis une vingtaine de minutes Wilkes tentait en vain de se rapprocher du détective, mais ses avances infructueuses le conduisirent à adopter une méthode plus directe.
Sherlock n'eut pas le temps de réagir qu'il sentit des lèvres avides s'emparer des siennes. Pris de court, il ne put que répondre machinalement. Alors que le baiser commençait à s'approfondir, Sebastian fut interrompu par une capsule de bière qui venait de lui atterrir sur l'épaule. Curieux, il releva la tête pour apercevoir Jim qui le fusillait du regard tout en faisant glisser son pouce le long de son cou en signe d'avertissement.
Wilkes ne comprit pas la raison de ce geste qui l'interpellait.
« Je reviens, je vais à la salle de bain. »
Il embrassa Sherlock une dernière fois avant de partir. Jim quitta instantanément la pièce et rejoignit le drogué d'un pas décidé. Il attrapa son col et le plaqua fermement contre le mur.
« Mais putain qu'est-ce qui te prend Jim ?!
_ Ecoute moi bien petit con, je t'ai déjà dit que nous deux c'était pas envisageable donc tu peux jouer avec qui tu veux mais ne t'avises même pas de t'approcher de lui, c'est clair ? »
Moriarty le fixa intensément quelques secondes avant de repartir aussi sec, laissant un Sebastian fébrile et choqué derrière lui. Ce dernier ne comprit pas ce qu'il venait de se passer. Depuis le temps qu'il côtoyait Jim, c'était la première fois qu'il le voyait réagir ainsi. Et même s'il connaissait la relation étroite entre les deux génies, il en avait ignoré la véritable nature jusqu'à maintenant. Alors qu'il continua lentement son chemin vers la salle de bain, il réalisa et fut submergé par une vague de colère, de jalousie, et de douleur.
Lorsque Sherlock ouvrit les yeux, l'esprit un peu plus clair, il vit son « meilleur ami » débarquer dans la pièce principale et se jeter sur Moran pour l'embrasser fiévreusement. Ce fut la goutte de trop pour le violoniste qui partit rejoindre Wilkes dans la salle de bain.
La porte allait se refermer lorsque Sherlock glissa sa main dans l'entrebâillement pour la bloquer. Il se faufila dans la pièce et tourna le verrou avant de s'appuyer contre le mur. Sebastian fut légèrement surpris mais une idée lui vint en tête. Il sortit son matériel et se prépara une dose sous les yeux attentifs du détective.
Après s'être piqué, il tendit une seringue au brun qui l'embrassa à pleine bouche avant de s'en saisir. A l'étage, Moriarty déboutonnait la chemise de Moran sans patience ni délicatesse, l'embrassant avec force et violence.
Sherlock resserra au maximum son garrot et ferma son poing pour mieux faire apparaître ses veines alors que Jim déchirait le sachet d'une capote à l'aide de ses dents. Il l'enfila et se plaça devant son amant qui lui griffait la nuque d'impatience. Le brun pénétra brutalement le blond sans même l'avoir préparé tandis que l'aiguille perforait la chaire du détective avec une lenteur calculée.
L'opiacé se répandit subitement, s'emparant de lui. Sherlock s'abandonnait à cette vague de nouvelles sensations de la même manière que Moriarty se laissa emporter par le plaisir. Il se retira ensuite, à bout de souffle, alors que le musicien se débarrassait de la seringue. Jim s'écroula sur son amant tandis qu'un étage plus bas, le brun s'effondrait en larmes.
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« La première semaine, mon objectif était d'entrer en contact avec les petits dealers du lycée pour pouvoir m'intégrer et rencontrer des personnes un peu plus importantes. Mission réussie avec succès puisqu'en quelques jours j'ai pu me faire une place parmi eux. »
Sherlock plissa les yeux lorsqu'il vit son frère entrer dans le café et s'asseoir à leur table, tout en passant un bras autour des épaules de Lestrade. Ce dernier enjoint au détective de poursuivre son rapport, Mycroft étant au courant de la situation.
« Hum… donc… A une soirée j'ai rencontré un mec nommé Sebastian Wilkes. Il m'a présenté à des personnes influentes qui avaient déjà entendu parler de moi, et qui m'ont de suite sollicité pour des conseils stratégiques de vente. Un jeu d'enfant. Je me rapproche de plus en plus du noyau, je suis sur le point de résoudre cette affaire.
_ Je tiendrai mon frère au courant. Merci de ton aide, Sherlock. »
Le plus jeune se leva et enfila son manteau. Alors qu'il s'apprêtait à partir, le regard suspicieux de son frère l'interpella.
« Ça fait un petit moment que je ne t'ai pas vu avec Jim.
_ Tu m'espionnes ?! »
A ce moment là, Lestrade se mordit la lèvre pour ne pas exploser de rire et donna quelques coups de coudes à Mycroft.
« Hé, hé! Big brother is watching you! Haaaaahahaaaa! »
Le futur gouvernement britannique échangea un regard exaspéré avec son frère avant d'attraper un Lestrade toujours écroulé de rire par la manche et de le tirer hors du café. Une fois dehors, il déploya son parapluie et se dirigea vers la porte de sa Bentley noire qu'il ouvrit pour y cacher Greg. Il s'apprêta à y rentrer à son tour lorsqu'il fut interrompu par Sherlock qui lui tendit un sachet de poudre blanche.
« C'est tombé de ton parapluie. »
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« C'est entièrement ta faute, Jim.
_ Il peut bien faire ce qu'il veut, c'est sa vie. Il n'est pas sous ma responsabilité à ce que je sache.
_ Ce sont tes actions débiles qui l'ont poussé à ça, et tu le sais. Si t'arrêtait d'agir en gamin capricieux deux minutes. On dirait que tu ne te rends même pas compte de ce qui est en jeu !
_ T'as qu'à veiller sur lui en tant que bon grand frère si t'y tiens tant, plutôt que de refiler ta tâche aux autres, Mycroft.
_ Il faut bien que quelqu'un essaie de prendre soin de lui, puisque tu ne sembles pas être disposé à le faire.
_ Ne parle pas de ce dont tu n'as aucune idée ! J'ai essayé, Mycroft, je te jure que j'ai essayé. Seulement voilà, j'en ai marre de donner autant de ma personne pour quelqu'un qui ne cesse d'agir comme s'il n'en avait rien à faire. J'ai trop attendu, j'abandonne. »
Sur ce, Moriarty tourna les talons et s'en alla en claquant la porte.
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Sherlock poussa la porte du studio de Sebastian et jeta négligemment son sac de cours sur le sol avant d'ouvrir le frigo pour y prendre une canette. Il alla ensuite se poser sur le canapé, et en attendant que Wilkes sorte de la douche, attrapa une dose dans la poche de son jean. Il se fit rapidement un garrot et se piqua alors qu'il entendit la porte de la salle de bain s'ouvrir.
Il vit alors Sebastian se séchant les cheveux, uniquement vêtu d'une serviette autour de la taille. Un sourire s'afficha brièvement sur son visage lorsqu'il vit que Sherlock était là. Il se dirigea directement vers lui et l'embrassa longuement.
« Alors, ta journée de cours ?
_ Huit.
_ Huit heures de cours ?!
_ Non, huit doses. »
Le brun sorti une petite liasse de billets de sa poche et la posa nonchalamment sur la table basse.
Wilkes eut un sourire en coin avant d'aller enfiler un caleçon et un jean. Il revint ensuite au salon et sans même demander, se plaça à califourchon sur Sherlock. Ce dernier, qui était jusqu'à maintenant vautré, se redressa et passa une main dans le dos nu et encore humide de son vis-à-vis.
Le plus âgé fit lentement glisser ses lèvres le long de la mâchoire du brun jusqu'à son oreille.
« Faudrait que je te parle d'un truc. »
A ces mots, Sherlock se raidit et éclaircis sa voix devenue rauque.
« Demain, là j'ai autre chose en tête. »
Le détective poussa Sebastian afin de l'allonger sur le canapé et se plaça au dessus de lui pour l'embrasser un peu plus fougueusement. Ses mains passèrent maintes fois sur son torse et commencèrent à le déshabiller. Sans quitter ses lèvres, il passa ses mains sous son boxer et commença à le masturber. Il accéléra petit à petit le rythme jusqu'à ce que Wilkes ne se libère en se cambrant contre son amant.
Sherlock déposa un rapide baisé sur les lèvres de Sebastian et se leva pour enfiler son manteau et son écharpe.
« Quoi ? Tu t'en vas déjà ?
_ J'ai promis à ma mère de manger avec elle ce soir. T'as qu'à venir chez moi demain soir, y'aura personne. Et comme ça on pourra parler tranquillement. »
Sur ce, Sherlock quitta l'appartement et fit quelques mètres avant de sortir son portable pour appeler Lestrade.
« Allo ?
_ Lestrade ?
_ Lui-même.
_ Non pas vous, votre fils.
_ Heu… je vous le passe. […] Commissaire Lestrade, j'écoute ?
_ Mais non, le vrai Lestrade !
_ Greg ?
_ Peu importe son prénom, passez-le moi.
_ […] Ouaip ?
_ … Lestrade ?
_ Oui.
_ Ha… enfin. J'ai quelque chose pour toi. »
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Sherlock se trouvait encore devant le miroir, replaçant quelques mèches brunes lorsqu'il entendit la sonnette retentir. Il s'admira avec un sourire en coin avant de se diriger sans empressement vers la porte. A peine l'eut-il ouvert que les lèvres de Sebastian se plaquèrent contre les siennes avec gourmandise. Le brun lui répondit avidement avant de l'entraîner vers sa chambre avec un sourire victorieux.
Wilkes eut un regard appréciateur lorsqu'il vit un tube de lubrifiant et une boîte de préservatifs sur la table de chevet. Il interrompit le baisé et planta son regard dans le sien.
« Avant d'attaquer les choses sérieuses, j'aimerais te demander quelque chose… »
Le brun embrassa furtivement la mâchoire de son amant et se tint prêt à écouter.
« J'aimerais qu'on s'associe.
_ Comment ça ?
_ A propos du deal.
_ Attends… si tu me demandes ça c'est que tu n'es pas seulement à la place où tu prétends être dans le réseau.
_ C'est une bonne déduction Sherlock. Et pour être honnête, je suis surpris que tu ne l'aies pas découvert avant.
_ Il faut croire que tu es plus doué qu'il n'y parait. Alors, continues, je veux bien m'associer avec toi mais j'aimerais savoir en quelle position cela me mènerait.
_ En haut… tout en haut. »
Une étincelle passa dans les yeux de Sherlock juste avant qu'il ne se jette de nouveau sur son amant. Il le poussa sur son lit avec vigueur et s'installa à Califourchon sur lui. Il déboutonna d'une main experte la chemise de Sebastian tout en l'embrassant dans le cou. Wilkes, d'un coup de hanche, renversa la situation. Il retira son propre haut et fit subir le même sort au cadet Holmes. Ce dernier pinça les lèvres tenta subtilement de reprendre le dessus.
« J'ai quelque chose pour toi ce soir. »
Le brun se redressa lentement et tout en l'embrassant, tendit un bras vers sa table de chevet. Il tâta le petit meuble avant d'ouvrir le tiroir et d'en sortir une paire de menottes. D'un air coquin, il plaça les menottes autour d'un barreau du lit et les accrocha aux poignets de son amant.
« Voilà quelque chose d'intéressant.
_ T'as encore rien vu. »
Le sourire de l'aîné s'agrandit d'anticipation tandis que Sherlock se redressait. Il toqua brièvement au mur sous le regard interrogateur de son vis-à-vis.
A peine quelques secondes plus tard, la porte s'ouvrit en fracas sur des policiers accompagnés des frères Lestrade et de Mycroft Holmes.
« Mais putain c'est quoi ce bordel ?!
_ C'est qu'on devient grossier ?
_ T'as intérêt à t'expliquer !
_ Avec plaisir. »
Sherlock se leva et fit signes aux policiers de prendre l'homme en charge avant de faire face à l'assemblée.
« J'avais deviné depuis longtemps que t'étais haut placé dans le réseau. Au début je ne pensais juste pas que tu étais à la tête. On peut dire que j'ai eu de la chance. Infiltrer ton réseau n'a pas été très difficile, tous les drogués mordent forcément à un bon hameçon, n'est-ce pas ? Et moi j'augmentais leurs bénéfices. Il fallait que j'arrive à gagner ta confiance pour t'extorquer des informations. Hier quand tu m'as dit que tu voulais me parler je me suis douté que c'était la seule occasion de te coincer. Mais je dois avouer que c'est dommage, je m'amusais bien avec toi.
_ Vous n'avez aucune preuve. Je peux nier tous vos témoignages.
_ Je ne crois pas. »
Sherlock se dirigea vers le fond de la pièce et sortit une caméra de sa cachette avant de la couper et de donner l'enregistrement à Mycroft.
« Embarquez-le. »
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« Je ne crois pas. »
Jim partit en furie sans même éteindre son ordinateur et claqua la porte derrière lui, les images de Sebastian et Sherlock tournant toujours en boucle dans sa tête.
Une fois qu'il eut atteint le domicile des Holmes, il se permit d'entrer directement et de se diriger vers la chambre du cadet. Il ouvrit la porte sans même frapper et se planta devant le détective plus que surpris.
« J'en ai marre Sherlock, je suis fatigué ! »
Moriarty avança sans même attendre de réponse et embrassa brutalement le détective. Sherlock ne réalisa pas tout de suite ce qu'il se passait et mit quelques secondes à répondre. Il ferma alors les yeux et se raccrocha à Jim en le serrant de toutes ses forces.
Le nouvel arrivant poussa son meilleur ami sur le lit et, tout en l'embrassant, coinça ses poignets au dessus de sa tête.
« T'as gardé les menottes ? »
Revieeew? Bref! Ce fut un chapitre looong à écrire. J'ai conscience que c'est cruel de ne pas mettre de lemon mais voyez-vous... les lemon en co-écriture... c'est... déjà rien que ça c'était bizarre à écrire. x)
ATTENTION : Le prochain "chapitre" qui est juste à la suite est un BONUS et non pas un CHAPITRE! Il s'agit là de délires et de conflits que l'on a eu lors de l'écriture de ce chapitre! On a décidé de les noter et de les publier parce que quand même... y'en a qui valent le coup. xD
