CHAPITRE 16
* Attention : Ce chapitre contient des situations BDSM réservées à un public majeur ET averti *
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Nan sérieux, je vous aurai prévenu hein...
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Bon Ok, c'est vous qui l'avez voulu...
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Mon cher et pas tendre Docteur Cullen me conduit dans une salle d'examen. Sur le seuil j'ai un temps d'arrêt à la vue des étriers à l'extrémité du banc d'auscultation. Gênée, je lève les yeux vers lui et il me fait son sourire carnassier avant de s'avancer dans la salle et de tirer une protection en papier sur le banc.
Me tournant le dos, il m'ordonne de me déshabiller. Ce que je fais rapidement. Je me retrouve vite en string-soutif et sur-chaussettes (que j'ai renfilées, le carrelage étant glacé). Dieu merci, pour une fois j'ai des sous-vêtements coordonnés et cet ensemble violine me met en valeur.
- « Asseyez-vous je vous prie… »
Il est vraiment dans son élément, sa voix ne laisse rien présumer d'autre qu'une consultation. Et pourtant je me doute que ça va être autre chose…mais là, je ne sais plus trop…Je regarde son dos dans la blouse blanche, je suis vraiment intimidée pour le coup. J'ai vraiment l'impression d'être chez le Docteur, sauf que là c'est le Docteur Kink…
- « Ouvrez la bouche »
Je suis assez perturbée par la tournure que prend ce moment. Il m'ausculte pour de bon, prend mon pouls et ma tension, écoute mon cœur et regarde même dans mes oreilles. Docile, j'obéis comme avec mon médecin de famille.
- « Levez-vous et appuyez votre torse sur la table. »
Voilà qui n'est pas habituel. Je pose ma tête sur mes mains et tends les fesses. Je sens ses mains froides glisser du toucher méticuleux de mes vertèbres à une caresse plus lascive de mon postérieur découvert.
- « C'est charmant...ces chaussettes… »
Je le regarde par-dessus mon épaule et le trouve à apprécier la vue. Il mordille sa lèvre inférieure et se passe la langue sur les lèvres avec gourmandise en regardant mes fesses et mes jambes. Je vois les muscles de sa joue s'actionner et faire saillir ses pommettes alors qu'il me mange des yeux. Ce détail me réchauffe d'un coup. Je le trouve à cet instant incroyablement sexy.
Instinctivement, je tends les fesses contre sa paume. Il me caresse, me malaxe et me griffe. Une claque sonore se fait sentir périodiquement. Mais rien de punitif dans le geste. Je me retiens de gémir quand une tape bien placée secoue mon entre-jambe d'un plaisir frémissant.
- « Enlevez vos sous-vêtements et allongez vous sur la table Mademoiselle Laban. »
Je m'exécute.
- « Non, plus près du bord… »
Il me tire par le bassin et je comprends vite où il veut en venir…Argghh, Je ne vais pas échapper aux étriers !
J'y place mes talons sans grande conviction, les cuisses serrées et cachant mon visage brûlant de gêne entre mes mains.
J'entends son rire silencieux à mes cotés :
- « Je ne crois pas non ».
Il me joint les poignets et me les attache avec sa ceinture de pantalon au dessus de ma tête au bord du lit. Plus moyen de me cacher. Je ferme les yeux.
- « Ouvre les yeux. »
Je m'exécute en serrant les dents. Me sentant incapable de croiser son regard pour le moment, je fixe le bas de son visage avec obstination.
- « Couleur ? »
Je réfléchis avant de répondre à cette question importante sur l'état de notre séance. Ce code inventé par un groupe d'amis a déjà fait ses preuves:
- Le vert pour « Je suis bien, je m'ennuierai presque. »
- Le orange pour « Je suis hors de ma zone de confort mais au fond ça va. »
- Le rouge pour « Je ne vais pas tarder à craquer. ».
Je me sens exposée et très gênée, mais au fond je suis en confiance et ça va.
- « Orange »
Ses lèvres esquissent un demi-sourire avant de s'approcher pour m'embrasser. Il s'attarde sur les miennes et s'invite dans ma bouche avant de se redresser.
D'un geste vif il attrape mon téton gauche et le vrille. Je couine.
Il fait la même chose de l'autre coté et je couine de plus belle.
- « Tu fais trop de bruit…et pas assez… »
Il sort de sa poche de pantalon deux petites pinces plates agrémentées de clochettes aux extrémités. Passée la surprise, je ne peux m'empêcher de rire à leur vue.
- « Docteur Cullen, vous cachez bien votre jeu ! »
D'un air amusé, il fixe chaque pince sur mes tétons tandis qu'il me répond :
- « N'est-ce pas ? »
Les pinces sont relativement douces pour l'usage qui en est fait. J'ai connu bien pire avec les pinces japonaises. Celles-ci ont le mérite d'être plus graduelles.
Il semble beaucoup s'amuser à balancer des pichenettes dans les pinces.
Désormais, mes scouics de souris sont accompagnées d'un léger tintement métallique.
Puis il revient se placer entre mes jambes et pose ses paumes sur la rondeur de mes genoux serrés.
- « Ouvre. »
Je lui fais mon expression de petite malheureuse, gardant mes genoux scellés. Une claque retentissante atterrit sur ma cuisse droite et me fait crier de surprise et de douleur. J'en ai les larmes aux yeux. La forme de ses doigts apparaît nettement sur ma peau blanche.
- « Ouvre. »
Je serre les lèvres et regarde obstinément ailleurs. Je sais que mon regard est mauvais quand j'obtempère.
Si je lui adresse ce regard-là dans cette situation, ce n'est pas qu'une seule trace de main que j'aurais sur les cuisses…
Il s'éloigne vers son manteau et sort alors une petite boite de sa poche. Il s'approche de mon visage pour que je puisse en voir l'intérieur. Il s'agit d'un tout petit bijou. Un petit anneau de métal blanc auquel est accroché un minuscule pendentif très simple représentant deux lettres C entrelacées. Je mets un certain temps à comprendre de quoi il s'agit vraiment.
Il se repositionne entre mes cuisses et mes neurones percutent :
- « Par cet anneau, je te fais mienne. Il symbolise notre lien, mon autorité et ton obéissance. Je m'engage à être sévère mais juste à ton égard, dans le seul bénéfice de notre plaisir commun. L'acceptes-tu Cyrielle ? » J'ai la gorge nouée.
- « Oui.. » Je raffermis ma voix. « Oui je reconnais tes droits sur moi, j'accepte ton autorité et je m'engage à toujours te servir avec sincérité. »
Nous échangeons un sourire et il s'affaire entre mes cuisses.
Quand mon anneau de piercing, situé sur la petite lèvre, est échangé pour le sien, il admire son œuvre et soupire d'aise :
- « J'avais cela en tête depuis la première fois que j'ai senti ton piercing rouler sur mes doigts, au Lys Pourpre… »
Je lui rends son sourire coquin alors que ses doigts s'attardent dans les replis de mon sexe. Mais déjà il ne me regarde plus, il est à nouveau fixé sur mon entrejambe et ce que j'imagine être ses initiales oscillant au rythme de ses caresses. Je le sens jouer avec l'anneau, je faire rouler dans ma chair fragile. Il a l'air si fasciné par cette vue mon désir émerge. Il n'a besoin que d'une respiration pour que son sourire réapparaisse. Je n'y peux rien si mes hormones entrent en ébullition à chaque fois qu'il me touche !
L'instant passe et il se repositionne, assuré sur ses deux jambes, entre les miennes, les mains caressant mes genoux couverts. Il semble hésiter puis se lance :
- « J'aimerais essayer autre chose mais je te préviens c'est…différent… J'aimerais…gouter…ton sang.»
Je n'ai jamais été attirée par ce genre de pratique auparavant mais entre nous, cela devient presque une évidence. Je ne suis pas rebutée, mais je n'aime pas l'odeur ferreuse du sang.
Je veux lui montrer que je suis en confiance et partante :
- « Tu as une idée de comment procéder ? » Je suis sûre que oui d'ailleurs…
- « Je pensais à un léger coup de scalpel, c'est rapide et quasi-indolore. Le sang perle et mon venin à ce niveau de profondeur ne fait que sceller la plaie. »
Il me parait hésitant, mais compte tenu sa nature vampire, je peux dire sans me tromper que ce geste a quelque chose de profondément viscéral pour lui.
Je lui offre mon plus beau sourire :
- « J'ai vraiment envie que tu goutes mon sang. Il t'appartient comme le reste. »
Dans un flash il se retrouve à ravager ma bouche, un grondement sourd venu de sa gorge rencontre mes propres bruits de désir et plaisirs mêlés.
Il se redresse et s'éloigne vers une desserte garnie d'un plateau médical. Il revient muni d'un scalpel.
Pendant un instant il semble indécis sur l'endroit à gouter. Je m'en amuse :
- « Vous pouvez tester plusieurs endroits Docteur, pour la science… »
D'un rire silencieux il s'incline sur mon buste :
- « Si c'est pour la science alors… »
D'un geste vif il fait une minuscule entaille près de mon aréole droite. Une goutte de sang perle. Il la laisse couler un moment avant de la lécher avec application. La coupure à peine ouverte est aussitôt scellée.
La chaleur à peine douloureuse de la lame est si vite remplacée par sa langue fraîche que le contraste en est très…sensuel ?
Il recommence près de l'aréole gauche. Je remarque alors la minutie du praticien recherchant la symétrie. J'aime l'observer, il me jette des coups d'œil réguliers et s'applique à jouer avec ma peau.
Ouvrir, lécher, fermer.
Le voir si concentré, si libéré des convenances, prenant plaisir dans nos jeux…Cela me met le feu aux fesses.
Il descend lentement le long du banc et finit par se retrouver entre les étriers. Là, il descend mes chaussettes sur mes mollets et découvre complètement mes cuisses. Il s'applique à y laisser couler les gouttes de sang le plus loin possible vers mon entrejambe avant de les lécher avec gourmandise.
Son regard joueur a pris la teinte d'un vieux whisky.
A chaque entaille, sa langue descend plus bas et mes orteils se recroquevillent un peu plus d'anticipation fiévreuse. J'ai du mal à rester immobile, heureusement que son bras me maintient. Je me mords les lèvres pour ne pas le supplier de me bouffer la minette illico presto. Aïe Aïe, il m'a à peine touchée et je commence déjà à penser en argot…
Quand il se retrouve à quelques centimètres de mon entre-jambe, scalpel en main et regard de prédateur, je ne peux réprimer un frisson d'appréhension. Après tout c'est quand même fragile cette petite chose là…
Il sent le mélange de mon désir et de ma peur et émet un feulement entre ses dents découvertes, ça l'amuse visiblement... Il abaisse le scalpel lentement sur mon mont de Vénus imberbe.
- « Tu m'as convaincu des bienfaits de l'épilation intégrale, tu sais ? »
Je ne réponds pas. Il y a un scalpel dans la main d'un vampire joueur qui s'approche de ma minette. Ce n'est pas le moment de faire de l'esprit.
Je ne sens même pas le passage de la lame. Ce sont les iris de Carlisle virant au noir qui m'indiquent qu'une goutte de sang est en train de sillonner le long de mon sexe ouvert. Il patiente et observe avant de plonger. Tout à coup je sens sa langue m'explorer et me titiller, ses lèvres m'attraper et m'aspirer. Je creuse mes reins et tire sur le lien de mes poignets. A la recherche friction. J'ai envie de lui agripper les cheveux, de pousser ou de tirer, je ne sais plus trop… Je me tortille tant et si bien que les clochettes tintent joyeusement, accompagnant mes gémissements.
Il se redresse et malaxe mes cuisses, l'œil ébène.
- « Ça ne va pas être gentil. Ni doux. Je vais te baiser, Love » je le regarde et le supplie en silence de faire cesser cette torture des sens.
Il me tire un peu plus le bassin en équilibre sur le bord et prend le temps de défaire son pantalon. J'entends le zip de sa braguette et le bruit de la flanelle qui tombe sur ses me pénètre doucement, le temps de tout lubrifier.
Puis il se penche entre les étriers et s'accroche à la table d'osculation pour me donner un violent coup de reins. Les clochettes s'animent furieusement. La table branle un peu. Je m'agrippe à sa ceinture qui me noue toujours les poignets.
- « Ça va ? »
Plutôt que ça va oui ! Sa violence réveille la chienne en moi, je me sens glisser dans un désir obscur. Je hoche vigoureusement la tête.
- « Oui, oui, encore ! S'il vous plait… »
Il réitère et me baise sans manières. Son expression féroce au dessus de moi me fait sentir vulnérable et désirée. Tout dans cet homme réveille mes sens et mon cœur. Les clochettes vont tinter un bon moment avant que la passion achève de nous consumer. Nous resterons un autre moment scellé, chacun se noyant dans le regard de l'autre.
Mais il faut bien se rhabiller.
La pièce me semble tout à coup plus froide tandis que je referme mon manteau. Je sens le bijou trouver sa place et se faire oublier, pas après pas. Carlisle appuie une main nonchalante sur mes épaules et ses doigts viennent régulièrement glisser sous l'écharpe et serrer ma nuque. Ce geste tendre de l'extérieur est dans notre relation une affirmation de propriété.
Quand nous passons devant l'accueil avant de sortir, il y dépose les clés de la salle d'auscultation devant une Jessica Newton perplexe.
- « Vous avez reçu des patients Docteur Cullen ? » Il me regarde et sourit avant de répondre d'un ton légèrement condescendant.
- « Voyons Madame Newton, ne soyez pas si naïve… » Je m'approche aussi, la salue un ton doucereux et enchaine dans un anglais parfait
- « Je transmettrais vos salutations à Edouard et Bella…Jessica, c'est cela ? Pour ma part ils ne m'ont jamais parlé de vous mais maintenant qu'on se rencontre, je comprends pourquoi…Bonne journée… »
Carlisle me serre contre lui et m'entraine dehors.
Il m'embrasse la tempe devant les portes coulissantes et nous sortons sur le parking enneigé, hilares.
