CHAPITRE 18

Je me réveille, entre deux eaux, et tente de me redresser mais quelque chose me retient par le cou. Je réalise où je suis. Toujours au pied du fauteuil. Enroulée dans une couette moelleuse. Une main vient me caresser la nuque et me flatter les flancs :
- « Rendors-toi Love, ce n'est pas encore l'heure… »
Je suis bien installée et la couette est chaude. J'obéis et replonge dans le sommeil.

Quelques heures plus tard, je suis réveillée par une intense activité sur ma peau. Je suis dans le lit, couchée sur le coté et Carlisle est dans mon dos, comme deux petites cuillères. Un bras passé sous mon oreiller ressort entre mes seins qu'il caresse gentiment. Son autre main glisse le long de mes fesses et de mes cuisses. Il embrasse ma nuque, mes épaules, frotte son nez contre ma peau et mes cheveux, ronronnant. Il me glisse à l'oreille :
- « J'ai envie de toi... »
Même à demi-endormie j'ai envie aussi. J'ouvre les cuisses en me cambrant contre lui, en bonne flemmarde du sexe. Il me caresse alors doucement l'entre-jambe tandis qu'il me lèche la nuque et derrière les oreilles (une zone aussi improbable que sensible). Quand il m'estime prête, il me pénètre doucement. Je m'arque un peu plus pour l'aider à me prendre en profondeur. Son bras sous mon cou me serre contre lui, ses doigts jouant avec mes mamelons devenus plus sensibles, tandis que sa main libre imprime le rythme sur ma hanche. Je sens la chaleur monter dans mon bas-ventre. Je suis maintenant complètement réveillée.
J'attrape sa nuque et me tortille pour lui lécher la mâchoire. Il fait une pause et prend mon visage dans sa main pour un baiser langoureux. Nous pivotons lentement, je me retrouve sur le dos et lui sur moi. Il monte les genoux sur sa taille alors que nous continuons à nous embrasser. Quand il me pénètre, mon cri finit dans sa bouche.
Il me prend alors plus franchement. Son souffle dans mon cou, sa joue qui frôle la mienne quand il n'est pas à m'embrasser. Ses muscles qui roulent sous sa peau fraîche. Ses fesses qui se contractent en rythme alors que je les palpe avec gourmandise…Le plaisir monte inexorablement…Je le sens se construire dans mon bassin, cet orgasme mémorable.
Je lui murmure d'aller plus fort…Je sens son sourire dans mon cou :
- « J'ai cru que tu n'allais jamais le demander… »
Il se redresse sur un coude, son autre main glisse sous mon dos et arrime mon bassin au sien. Je lui souris tendrement
- « Je ne sais pas faire dans le doux Carlisle, tu le sais bien, chez moi le sexe est toujours passionné et animal… »
Il me lèche les lèvres avant de répondre :
- « C'est aussi pour cela que je t'aime ma petite chienne… »
Je me mords les lèvres de désirs et de paroles salaces contenues…Son regard se fixe un moment sur mes lèvres avant de revenir à mes yeux. Il esquisse son petit sourire venimeux tandis que son rythme devient plus intense.
Mes lèvres esquissent un O de surprise alors que je ferme les yeux sous le coup du plaisir. Il ne va pas tarder à me faire chuter…
Quelques instants plus tard, sa bouche recueille les cris de ma jouissance. Il se déverse ensuite en moi dans un terrible grondement. Ses dents serrées et découvertes posées contre mon épaule et ses doigts plantés profondément…dans notre...4ème matelas.

Quelques heures plus tard, nous sommes à préparer le diner. Bella et Edward se sont absentés avec Nessie pour la journée : Une invitation chez Sue Clearwater. J'ai réussi à m'incruster dans la cuisine et à proposer mes services. Magnanime, Rosalie me laisse enlever la croute du pain de mie pour ses mini-sandwichs, tandis que nous parlons boulot. Je lui raconte nos aventures avec Crazy Bugs et l'ambiance de l'agence. Je lui raconte aussi ma première rencontre avec Carlisle. Et la situation délicate de craquer pour son patron…Rosalie me regarde couper tranches en souriant.
- « En fait l'actionnaire majoritaire c'est moi, Rosalie Cullen Hale… » Je ne suis pas très douée en écritures comptables alors bon si c'est Rose ma patronne…
- « Ah ok, je saurais où m'adresser alors, pour les Promotions Canapé… »
Je lance un clin d'œil à Rose qui me le rend, avant de s'avancer lentement vers moi. Ohhh ça sent la connerie à plein nez… Elle pose une main sur le plan de travail et de l'autre commence à jouer avec une mèche de mes cheveux. Sa voix se fait rauque :
- « Je suis prête à étudier ta candidature dès que possible… »
Je n'ose pas regarder par la fenêtre, il me semble que les gars ont cessé leur bataille de boules de neige et regardent dans notre direction. Je me concentre plutôt sur Rose et me tourne pour lui faire face. Posant une main sur ses hanches, je caresse ses cotes de l'autre :
- « Je suis très motivée à contenter…la société… »
Elle a un rire de gorge avant d'émettre un « Mmm » appréciateur.
Nous prenons la direction de sa chambre, chacune la main dans la poche du jean de l'autre. Alice se plante devant nous, une main sur la hanche.
- « Et moi alors ? » Je l'attrape par la taille et la colle à notre duo avant de déclarer :
- « T'inquiète, j'ai de l'appétit pour deux… »
Nous marchons rapidement vers la chambre de Rosalie, entrons et fermons à clé.
Par des signes silencieux nous décidons de continuer.
Alice se met devant moi et nous reprenons notre rôle.
- « Cela fait un moment que j'avais envie de te peloter. » Je fais sauter les boutons de mon cardigan le plus bruyamment possible…
- « Ah oui ? Moi j'ai envie de te grignoter la cerise depuis un moment aussi…Mais d'abord je dois m'occuper de …ma patronne… »
Rosalie descend lentement la fermeture éclair de son pantalon et Alice pousse un soupir exagéré :
- « Tu partages ? Mmm Rosie je vais te bouffer tout cru » J'en rajoute dans une voix coquine :
- « Bien sûr Alice, on ne sera pas trop de deux à la faire gémir… »
Rosalie pousse un grand soupir, se reprend et lance d'une voix chaude :
- « Allez y les filles montrez-moi ce que vous savez faire de vos langues… »

CRRRAC!

Les gonds de la porte ont sauté et elle s'abat sous le poids d'un Emmett accroupi dessus et braillant :
- « Et moi ! Et moi ! »
Cet abruti sauté sur la porte !
Jasper et Carlisle arrivant à sa suite et lui tombent dessus. S'ensuit un moment de flottement quand les gars se relèvent et remarquent penauds que nous sommes encore toutes habillées, debout au milieu de la chambre et les poings sur les hanches.
Carlisle très gentleman anglais, époussette son manteau, s'excuse auprès des dames sans oser me regarder dans les yeux, Il y a encore trente secondes, il feulait comme un chat sauvage à qui mieux-mieux. Maintenant il s'incline courtoisement et sort sans demander son reste. Jasper l'imite encore plus vite et disparaît dans un courant d'air. Il ne reste qu'Emmett, dont l'expression devant l'abandon de ses père et frère vaut son pesant d'or…Il se redresse et se frotte l'arrière du crane :
- « C'était une blague, c'est ça ? » Rosalie lui répond et vu son ton, je n'aimerais pas être à la place de son mari :
- « Ca, Emmett, tu ne le sauras jamais vu que tu as défoncé la porte de notre chambre au lieu de te comporter en homme civilisé ! »
Je prends une expression contrite et je l'achève :
- « En plus, si tu avais simplement demandé, je crois qu'on t'aurais laissé regarder… »
Son expression de beagle ramassé à la SPA brise mon masque et j'éclate de rire, suivie d'Alice et Rosalie.

Nous revenons dans la cuisine et continuons à cuisiner et bavarder tranquillement entre filles, laissant Emmett et ses travaux de menuiserie.
Carlisle est assis à un bord du canapé, très absorbé par la lecture du quotidien local. Jasper est à l'autre bout, avec les pages sportives du même quotidien. Je souris…grillés les gars…
Nous avons terminé et ils sont toujours à lire leurs journaux. Je les soupçonne de communiquer derrière leurs écrans de papier. Je les désigne du doigt et Alice me fait oui de la tête…Ahhh c'est petit…J'empoigne mon téléphone et envoie un SMS :

Cyrielle : Si tu ne va pas aider ton fils dans la seconde, tu es privé de sexe pour 48h !

Son téléphone vibre, il jette un œil, répond et reprend sa lecture sans me regarder.

Carlisle : Dois-je te rappeler qui est le Patron…ma chienne ?

Ohh le petit con ! Je lui tourne le dos et continue :

Cyrielle : Oh quel dommage, ma période de chaleur étant passée, mes seins sont à nouveau douloureux, ce qui veut dire que tu n'approcheras pas de ma poitrine pour les deux semaines à venir : pas de câlin, pas de caresse, pas de pelotage : Rien…Ta chienne qui montre les dents.

Son téléphone re-vibre et il le reprend. Il passe plus de temps à lire cette fois-ci. Je continue à le snober royalement. Il repose le téléphone lentement et reprend sa lecture. Jasper le regarde, me regarde, regarde sa femme, replonge vite fait dans ses résultats de matchs.
Je suis aussi têtue que lui et je me prépare aux deux semaines à venir. Il va le regretter…Tout à coup il se lève, plie son journal et se dirige sans un mot ni un regard en direction des chambres. Jasper se retrouvant seul, Alice a juste à faire les gros yeux pour qu'il file aider son frère lui aussi.

Une petite heure plus tard, la porte est comme neuve. Je suis dans notre chambre à chercher une chapka dans le haut de la penderie quand un courant d'air suivi d'un souffle dans mon cou m'indique que Carlisle est derrière moi. Je sursaute à peine, je m'améliore. Il empoigne mes seins sans ambages et niche son nez dans ma nuque en grognant. Je lui gratte le crâne et le rassure :
- « Oui mon amour, ils sont à toi… » Il est vraiment obsessionnel…