Salut les p'tit chats,
Tout d'abord : Bonne Année !
Je vous remercie de me suivre dans cette aventure ^^. Je pensais terminer cette histoire avant 2013 mais c'est mal parti. J'ai encore plein d'idioties à faire faire à notre clan préféré. Donc bon…On est bien ? On est bien.
Je ne prends pas toujours le temps de répondre au reviews, honte à moi *se roule dans la cendre en pleurant*
Mais je pense à toi lecteur connu ou inconnu et j'en t'envoie un Carlisle-tout-nu ( ou une Rosalie-toute-nue) par colis du cœur.
Caliméro59 : La première a avoir commenté et toujours présente, tu vois que j'update régulièrement ! Tes petits mot, je les attends autant que toi mes chapitres…Merci !
Miaoum : J'attends ta review toi, n'oublie pas que j'ai pouvoir de vie ou de mort sur Zolpi (parce que oui, Zolpi existe, un micro-chat noir et blanc en vrai…) et que j'ai aussi pouvoir par procuration sur tes fesses…Alors tu sais ce que tu as à faire…* sourire menaçant*
Vicky : Idem, sinon je tape du pied et arrête de respirer ! Allezzz steupléé * larme à l'œil* ( à chacune son chantage…)
Je t'en prie lecteur, ta review c'est plus meilleur qu'un brownie au chocolat !
/me a le regard dans le vide et la bave aux lèvres…* cho-co-laaaat *
Chapitre 20
Le sas du club est blindé de monde. L'Eclipse a fait le plein pour cette soirée de Saint Sylvestre…Carlisle me débarrasse de ma veste et la tend à l'ouvreuse après avoir réglé nos entrées. Et ces filles à peine majeures qui le frôlent et le dévorent des yeux…Pourquoi elles n'osent qu'avec Carlisle ?! Il ne pourrait pas les effrayer et les garder à distance respectueuse comme Jasper ou Emmett ?
Sa personnalité bienveillante en fait oublier leur instinct de survie à ces femelles en chaleur…Et cette blondasse méchée devant moi, qui l'a repéré et qui continue à subtilement me marcher sur les pieds pour me faire reculer et se retrouver à sa hauteur… Je sens la jalousie me friser les poils du nez…J'vais t'en coller de l'instinct de survie moi...
Sauf que je n'ai toujours pas retrouvé le droit de parole. Je me contente de repousser sèchement la blondasse et de l'assassiner du regard. Elle fait l'innocente et revient à la charge. Carlisle n'a pas l'air gêné du tout par ce fanclub improvisé. Au contraire. Il répond et sourit courtoisement à chacune. Et la masse des corps devient plus dense…Et je finis par m'en faire éjecter…Comme par hasard…
Je ne suis pas loin du nettoyage à la kalachnikov…En d'autres termes, je suis énervée, agacée, écœurée…Entre la punition dans la berline et son ignorance délibérée dans le sas de l'Eclipse, je sature au niveau émotionnel. J'aurais besoin d'être rassurée alors qu'il ne me retient pas contre lui dans cette foule de femelles concurrentes. J'ai n'ai pas le droit de riposter alors qu'il les laisse nous éloigner…C'est quoi ça ? Une punition supplémentaire ? Pour me démontrer quoi ? Là ça fait mal pour de bon, c'est trop.
Je franchis seule les lourdes portes du complexe d'un pas rageur. Je ne sais pas où sont les autres, je ne sais pas où je vais et à vrai dire j'en ai rien à foutre.
Quand il aura fini de faire le paon il saura où me trouver. En attendant je suis obéissante, je ne parle à personne, il n'a rien à me reprocher. Par contre je ne suis pas obligée de le regarder attiser ma jalousie. Il peut jouer à cela tout seul.
Un plan à l'entrée indique une salle « Années 80 » au fond de celle où je suis. Je traverse la foule et m'y rend sans attendre. Je suis d'une telle humeur qu'il va falloir au moins ça pour me dérider…
Et ça marche.
Tout y est, les lasers, les morceaux dédicacés, le DJ second degré limite Jacky Moumoute, et du fluo partout. Si j'étais en France, je danserai le mia…Mais à Seattle ils ne connaissent pas, ils sont plutôt Bananarama. Pas grave je vais le danser toute seule, avec un peu de bol je vais gagner un autocollant Pionner, je suis morte de rire (toute seule)…
Après avoir sorti mes pires déhanchés de l'époque, je me sens mieux. Je vais souffler une minute près du bar. Je me retrouve coincée par mon ordre, je ne peux même pas commander à boire…J'en suis à ruminer ce fait quand le barman pose un shot devant moi. Il se penche et me crie à l'oreille :
- « Vodka-Malabar, le mec brun balaise en chemise noire de l'autre coté ! »
Je lève les yeux. Emmett, toutes fossettes dehors. Je lui rends sa bonne humeur et j'avale le shot d'une gorgée. Il chauffe un peu mais le sirop sucré fait passer ça tout seul. J'ai à peine reposé le verre qu'Emmett est à mes cotés. J'ai juste à mendier un peu pour qu'il m'offre deux autres shots.
Nous décollons du bar pour retourner danser. Emmett connaît absolument tous les mouvements vintage. Nous sortons nos chorégraphies du grenier. Je danse, je ris, je m'amuse. J'ai un léger coup dans le nez mais je ne suis pas saoule. Juste ce qu'il faut.
Quand j'entends les premières notes d'une chanson des Communards, je piaille de plaisir. Quand j'étais gamine, j'étais amoureuse de Jimmy Sommerville…C'est la que j'ai appris ce qu'était l'homosexualité… Comprenant que Jimmy ne m'aimerait jamais de cette manière, j'ai décidé d'être amoureuse de Boy George parce qu'il j'adorais son look…Et puis il y a eu George Michael. J'ai été très déçue d'apprendre que je n'avais aucune chance avec aucune de mes trois idoles…En même temps j'étais seulement en primaire…
Le DJ interrompt le disque une seconde et passe la dédicace :
- « Ce morceau est dédicacé de la part du Doc accro à sa brune aux docs, il paraît qu'elle se reconnaitra et qu'elle comprendra le message… »
Avec Emmett, on se regarde et on se met à chercher le Blond des yeux. Celui-ci arrive vers nous, fendant la foule et dans un play back parfait de « Don't leave me this way ». Il se plante devant moi et entame un numéro endiablé en accord avec les paroles qu'il me braille à la figure. Enfin non, lui chante extrêmement bien, moi je braille à peu près en rythme.
Je suis explosée de rire : Carlisle Cullen, vampire Alpha agé de plus de 400 ans, et accessoirement mon Maître, mime mon Jimmy adoré en chantant :
- I'm at your command…So, baby, please…Said don't you leave me this way
A force de se rapprocher, il finit par me prendre par la taille et me serrer contre lui. La chanson de A-HA qui suit n'est pas un slow mais ça ne nous empêche pas de le danser comme tel. Du coin de l'œil, je vois Emmett s'éclipser vers la sortie.
- « Tu n'aurais pas du partir comme ça… »
Je serre les dents, il recommence à me casser les noisettes…
- « Permission de parler. Serais-tu jalouse ? »
Je réponds doucement, je sais qu'il m'entend très bien malgré le bruit alors qu'il doit me crier à l'oreille pour se faire entendre.
- « J'ai été surprise par ta dureté dans la voiture. C'était mérité. Mais ça m'a chamboulée quand même. Je n'ai même pas eu le temps de digérer que je me suis retrouvée à devoir batailler pour ton attention au milieu de ces pé…Hum femmes…Enfin c'est comme ça que je l'ai ressenti. J'avais besoin de réassurance alors que tu étais encore fâché contre moi. Et je crevais de jalousie à te voir leur sourire…Alors je suis partie. C'était soit ça, soit te faire une scène dans le sas. J'ai préféré m'éloigner pour me calmer.
Il me serre contre lui dans une étreinte câline et masse le bas de mon dos.
Ses lèvres bougent contre mon oreille :
- « Je t'ai fait peur ? » Je gratte gentiment sa nuque avant de répondre.
- « Non…Oui…Un peu…Tu m'as impressionnée, ce n'est pas une mauvaise chose. Tu me connais assez pour savoir que j'ai besoin de ressentir les limites. J'ai tendance à chercher la petite bête… » Il ricane dans mon oreille et me répond:
- « Je ne suis pas petit. »
Je me redresse pour croiser son regard et lever un sourcil blasé. Il me regarde en souriant, silencieux dans la musique assourdissante. Sa main sur ma nuque ramène ma tête contre son épaule et nous continuons à danser un slow tendre.
Une fois pleinement apaisés, nous décidons de changer d'ambiance. Nous retrouvons Rosalie et Alice sur un podium de la salle Dance et R&B. Jacob, Bella et Nessie dansant au pied du cube. Je regarde Bella et lui demande :
- « Edward ? » Elle me fait signe de lever les yeux vers la mezzanine VIP. Le vampire est accoudé et nous regarde danser d'en haut. Je lui fais un coucou de la main qu'il me rend discrètement.
- « Nous avons une table en haut. » me précise Carlisle.
Il danse un moment avec moi avant de m'embrasser et de remonter avec Emmett rejoindre Edward. Alors que je me démène sur la piste, je jette des coups d'œil vers mon amant accoudé à la rambarde, qui me les rend avec des sourires.
On est bien ?
On est bien.
La musique repart vers une cession R&B et Rosalie se décide à laisser la vedette à Alice sur le podium. Elle attire une nuée de jeunes hommes salivant, mais ses regards prédateurs suffisent à les tenir à distance.
Alors que la pulpeuse blonde commence à onduler devant moi, je décide de jouer un peu. Je commence à faire semblant de chauffer Rose, qui se prend au jeu et me répond. Nous nous mesurons sur nos passes R&B. Ce n'est parce que ce n'est pas mon style de musique que je ne peux pas la mettre à l'amende…
En quelques minutes, nous nous frottons l'une à l'autre. Nos déhanchés lascifs ne sont pas passés inaperçus, Carlisle a cessé de discuté et nous observe avec attention, Emmett a une expression crispée sur le visage et Edward au contraire, arbore un grand sourire jovial.
Rosalie observe son mari d'en bas, je la sens hésitante. Elle essaie de me transmettre son idée par le regard, je n'ose pas comprendre. Mais si, j'ai bien compris. Elle pose une main sur mon épaule, approche son visage du mien et…m'embrasse sur les lèvres. Je reste impassible.
Elle se redresse doucement et me fait signe avec son regard de lever les yeux vers la mezzanine. Emmett a l'air au bord de l'apoplexie. J'ai compris.
J'attends la suite, qui ne tarde pas. Rosalie revient à la charge et m'embrasse doucement. Je lui rends avec précaution. Tout à coup je sens sa langue contre mes lèvres, par réflexe j'ouvre la bouche et je n'ai même pas le temps de réaliser que c'est fait :
Rosalie Cullen Hale est en train de me rouler le patin du siècle devant presque tout le Clan Cullen.
Elle termine le baiser et se recule, le regard enflammé et amusé. Je fais la fille qui assure mais j'avoue que je suis prise de court par son culot. Je me rends compte que Jacob a arrêté de danser, il est figé dans la même expression douloureuse qu'Emmett. Alice descendue de son podium, Nessie et sa mère sont pliées en deux de rire.
Rosalie se repenche vers moi et m'explique :
- « Je crois que les garçons sont venus dans leur pantalons… »
Je lance un regard interdit à Jacob qui me répond outragé avant de s'éclipser:
- «Mais Naaaooon ! » Une main coupable sur sa braguette tendue.
J'éclate de rire.
Une chanson plus tard, je file aux toilettes me refaire une beauté ( et remonter l'œuf vibrant le plus possible…merci la gym périnéale ). Ensuite, je me présente à l'entrée des escaliers VIP, pensant rejoindre Carlisle et…
Je me fais refouler comme une malpropre.
- « Mais je suis avec les Cu… »
- « Ne restez pas là mademoiselle, merci. »
Putain, la dernière fois que je me suis fait refouler, j'avais 16 ans et j'essayais de rentrer en douce dans la petite discothèque de campagne près de chez moi…Le top de la branchitude à l'époque… J'étais maquillée comme une voiture volée et je portais une jupe trop courte…
En fait…Y'a des choses qui ne changent pas finalement… Cette image en tête, je recule hilare. Je n'ai pas envie de faire des problèmes à ce garçon. Carlisle dévale l'escalier et apostrophe le videur :
- « Tony je te présente Cyrielle Cullen, ma compagne. »
Tony me dévisage à nouveau, un peu gêné. Il me laisse la place et me glisse ses excuses.
- « Veuillez m'excuser Madame Cullen… »
- « Je vous en prie Tony, je n'ai pas la tête de l'emploi et vous ne faisiez que votre travail… »
Carlisle m'entraine dans les escaliers et me conduit vers l'alcôve réservée. Une banquette en demi-cercle, une table noire polie, un seau à champagne et des rideaux irisés qui protègent des regards…Nous nous installons seuls sur la banquette moelleuse. Quand il se penche vers la bouteille nichée dans son seau de glace, je lui précise que j'ai déjà trois shots de vodka à mon actif et que cela va suffire pour le moment. Il me commande alors un Coca. A travers les rideaux, les silhouettes d'Edouard et Emmett sont toujours accoudées à la rambarde, observant la foule.
Carlisle me fait asseoir sur ses genoux. Personnellement je n'aime pas ça. Déjà je trouve mon mètre quatre vingt et mon gabarit ridicules quand perchés sur les genoux de quelqu'un, ensuite, avec la jupe qui remonte de plus en plus, c'est un coup à finir les fesses à l'air.
Je tire sur le bout de tissu et reste droite comme un i alors qu'une ravissante petite serveuse toute fine vient déposer le coca. Je me sens empotée.
- « Si tu ne te détends pas je vais finir par te chatouiller… » D'accord ! D'accord !
J'attrape mon verre, croise les jambes pour verrouiller la vue et passe un bras autour des épaules de Carlisle pour m'appuyer contre lui. Evidemment sa main libre serre mes jambes contre lui et il finit la face dans mon giron, pas du tout gêné que l'on puisse nous surprendre comme ça…
Sirotant mon Coca, je me demande jusqu'où il pourrait aller pour ma poitrine. Je lui fais part de mes pensées et je le sens rire contre moi :
- « Mon royaume pour un moment entre tes seins ! »
- « C'est bien ce que j'avais compris… »
- « Et si tu tiens à tes fesses, Love, tu ne prononceras pas le nom d'Oedipe en ma présence… » Je prends un air faussement innocent.
- « Moi ? Mais je n'y pensais même pas ! »
Il n'est pas dupe.
- « Bon d'accord, j'y ai pensé mais je n'ai rien dit ! » Il pousse un soupir exagéré et me resserre contre lui.
- « Personne n'est parfait Love, maintenant sois sage et laisse-moi prendre ma dose de câlins. »
Je me presse contre lui et lui grattouille la nuque d'une main. Je suis bientôt prise dans un étau, ronronnant l'étau.
