Disclaimer : Évidemment, ils ne sont pas à moi, je ne fais que les torturer un peu.
Note : Cette fic ne prend pas en compte l'épilogue.
Message de l'auteur : Voila la suite comme promis ^^. Encore un fois, s'il y a des fautes d'orthographes, c'est qu'elles sont revenues s'installer quand j'avais le dos tourné !
Bonne lecture !
Chapitre 4
« You're not good for me but you're the only one I see. »
Mardi 22 Novembre, 12h 36 :
Draco arriva devant les serres aussi vite qu'il le put. Sur le chemin, il avait réfléchi à une dizaine d'approches à utiliser en arrivant, pourtant quand il se retrouva face au Survivant, il fut incapable de prononcer le moindre mot. Le regard polaire que lui lança le brun le figea sur place. Il était énervé.
_ Alors dis-moi Malfoy, pourquoi est-ce que je dois te demander des excuses exactement ? lança Harry d'une voix cassante.
Très énervé. Au point d'en blanchir les jointures de ses doigts tellement il les serrait. Au point d'en trembler presque.
Le Serpentard ne réussit qu'à ouvrir la bouche pour la refermer l'instant suivant, ne sachant pas ce qu'il était censé répondre à cela. Ne se rendant pas vraiment compte de ce que son ennemi sous-entendait. Mais il ne se retrouva pas dans l'embarras bien longtemps puisque le Sauveur enchaîna rapidement :
_ Pour ce que tu as fait ? Ou pour m'avoir laissé comme si j'avais la rage juste après en balançant un vague « Je suis désolé »?! articula-t-il en se rapprochant de sa Némésis.
Mardi 22 Novembre, 12h 36 :
Dès qu'il eut prononcé ces mots, Harry voulut les rattraper pour les ravaler. Il pria toutes les divinités qu'il connaissait pour faire en sorte que le Serpentard soit devenu sourd juste l'espace d'un instant ou qu'il ait dit ces quelques mots dans une langue que le blond ne connaissait pas. Il n'aurait jamais dû lui dire cela, Draco allait comprendre. Il n'aurait pas dû laisser sa colère prendre le dessus, il allait saisir l'ampleur de ses paroles.
_ A-Attends tu veux dire que … commença Malfoy, hésitant.
Le brun baissa la tête et fit deux pas en arrière, les joues en feu. Ca y est, il était perdu. Le blond allait le crier sur le toit de l'école, il allait se moquer de lui jusqu'à s'en lasser, il allait le trainer dans la boue. Il allait piétiner ses sentiments. C'était comme un ciel qui s'écroulait dans sa tête, brisant les naïves illusions qui y résidaient, laissant résonner un écho désagréable dans tout son corps. Pourquoi fallait-il qu'il soit aussi impulsif ?
_ Je veux rien dire Malfoy… L-Laisse tomber, ok ? tenta Harry.
Mais le Serpentard s'approcha doucement de lui. Très lentement, comme pour ne pas l'effrayer, ce qui fonctionna puisqu'il resta immobile. Le blond trouva alors une chance qu'il ne se connaissait pas venir le visiter et il voulut la tenter. Mais quand il leva une courageuse main pour saisir la sienne, Harry passa ses bras dans son dos comme un enfant apeuré. Tout en se demandant comment il était possible de ne pas aimer quelqu'un d'aussi adorable, Draco avança vers le Sauveur qui commença à reculer. Et à chaque pas que le brun faisait pour s'éloigner de lui, le sourire de Draco grandissait.
Le Gryffondor savait qu'il ne pourrait pas reculer bien longtemps pourtant il ne parvenait pas à s'arrêter. Et arriva ce qu'il redoutait : son dos cogna contre la porte des serres. Voyant Draco continuer son avancée, il se cacha derrière ses cheveux en bataille et, se faisant le plus petit possible, balbutia quelque chose sur le fait que c'était la quatrième fois qu'il se retrouvait coincé entre le Serpentard et une surface plane alors qu'il avait dit qu'il serait sage.
Le blond n'eut qu'un pas à faire pour envahir son espace et franchir la distance de sécurité qu'il tentait de maintenir. Harry tendit instinctivement les bras pour l'éloigner mais ses mains rencontrèrent le torse de sa Némésis sans parvenir à le repousser d'un centimètre. En rien bloqué dans son élan, le Serpentard fit un nouveau pas en avant.
Prit d'une panique qu'il commençait à trouver à son goût, le brun essaya de s'échapper sur sa droite mais Draco plaqua sa main contre la porte, le gardant ainsi prisonnier. Et Harry se maudit en se disant qu'il adorait cela : faire un pas en arrière pour que Draco en fasse un en avant, tenter de s'échapper seulement pour qu'il le retienne, dire ''non'' pour qu'il lui chuchote que son ''non'' sonnait comme un ''oui'', tout faire pour le repousser et qu'il résiste jusqu'à le faire flancher. Mais il continuait de se voiler la face en se répétant qu'il voulait vraiment s'éloigner de lui, fuir cette démence. C'était une réaction presque naturelle, un instinct pour préserver son cœur intact.
Saisit d'une tension entre attraction et répulsion, Harry sentit son corps se révolter à sa proximité avec celui du blond et tout son être commença à avoir des envies de vendetta. Mais l'instant d'après sa morale et sa conscience s'allièrent afin d'étouffer l'émeute qui s'agitait en lui. Les contradictions de ses sentiments et le soulèvement qu'il tentait de maîtriser le firent quitter la réalité l'espace de quelques secondes.
Remarquant le trouble dans lequel Harry était encore une fois tombé, Draco glissa un doigt sous son menton et le releva doucement. Mais le brun tourna brusquement la tête sur le côté, refusant de commettre l'erreur de croiser son regard.
Ne voulant abandonner pour rien au monde, le Serpentard rapprocha alors son visage de celui de sa Némésis qui sembla ne plus pouvoir faire le moindre mouvement. La chaleur qui irradiait du corps du blond enraya la respiration d'Harry. Leurs lèvres se frôlèrent doucement, le brun ferma les yeux dans la délicieuse attente d'un nouveau contact et Draco le contenta dans un souffle mais il en resta à l'effleurement. Après une énième caresse volatile, le Sauveur réussi à remettre son cerveau sur les rails pour tenter de se raisonner.
_ Qu'est-ce que tu fais ? demanda-t-il contre ses lèvres, en espérant que la réponse le rassurerait.
_ Rien du tout … répondit innocemment le blond sans se décoller de la bouche du Gryffondor.
_ Et qu'est-ce qu'on est en train de faire ? reprit Harry.
Draco déposa ses mains sur les hanches de son vis-à-vis et colla lentement son torse à celui du brun. Ce dernier le laissa faire et agrippa même les épaules de son ennemi, l'entraînant encore plus près de lui. Leurs bouches restaient toujours immobiles, l'une contre l'autre, sans plus de contact.
_ Je dirais que nous avons une conversation rapprochée, sourit le Serpentard.
_ Aaaah … lâcha-t-il comme s'il venait de comprendre, rentrant dans le jeu du blond.
Le Survivant eut un sourire partagé, il était amusé par leur échange et en même temps étonné de trouver que plaisanter avec son ennemi de toujours pouvait s'avérer aussi naturel. Mais le peu de réflexions qu'il avait prirent rapidement fin lorsque Draco glissa ses doigts sous son pull pour atteindre la peau fine de ses hanches. La surprise du contact de la main chaude du Serpentard eut l'effet de la goutte d'eau qui fait déborder le vase et Harry ne réussit pas à contenir un gémissement.
Le blond stoppa subitement tout mouvement, comme crispé par ce son, laissant le Sauveur dans l'embarras le plus cuisant. Il attendit comme un condamné à mort le moment où Malfoy allait le repousser et l'humilier, en comptant chacune de ses respirations comme s'il s'agissait de sa dernière. Mais contre toutes ses attentes et tous les scénarios catastrophes qu'il avait imaginés, Draco fondit brusquement sur lui dans une expiration, le poussant contre la porte des serres et glissant une de ses jambes entre les siennes. Puis il replaça sa bouche à quelques millimètres de celle du Gryffondor et lui susurra :
_ Comment veux-tu que je reste sage après un son pareil ?
Le brun n'eut pas le temps d'assimiler ce qu'il venait de dire que les lèvres du Serpentard fondirent sur les siennes et anéantir toute possibilité de connexion entre ses neurones. Malgré le fait qu'il soit resté figé, le Gryffondor sentit l'équivalent de mille frissons le parcourir et finir leur course en grimpant le long de sa colonne vertébrale.
Le baiser gagna en intensité, les mains de Draco parcoururent précipitamment son torse, lui procurant des sensations de plus en plus violentes. Alors qu'il sentait son sang pulser contre ses tempes et que la langue de Malfoy invitait la sienne pour un tour de piste, le Sauveur ne put plus contrôler ses gestes qu'il avait réussi à réfréner jusque-là. Il répondit au baiser en tentant de tenir le rythme que le blond lui imposait. Ses mains remontèrent jusqu'à la nuque du Serpentard avant d'aller s'emmêler à ses cheveux trop coiffés à leur goût. Dans le tumulte du feu qui prenait place en lui, il tenta de se rapprocher encore plus du blond pour ressentir les battements de cœur de ce dernier qui le rassuraient. Il chercha le contact avec ce corps, dépassant le sien d'une vingtaine de centimètres, qui lui procurait un sentiment de sécurité.
Harry entendit vaguement un bruit lointain dans le brouillard qui l'entourait mais il n'y fit pas attention, ne se doutant pas qu'il allait le maudire dans une seconde. Car cette seconde écoulée, Draco se détacha lentement de lui, le faisant ouvrir doucement les yeux.
Son cerveau n'arrivait à se focaliser que sur ses lèvres qui brûlaient encore bien que celles du blond les aient quittées, et ce qu'il vit ne l'aida pas à remettre les pieds sur terre. A quelques centimètres de lui, le visage du Serpentard était perturbé par une expression étrange. Il avait les traits tirés et les sourcils froncés comme s'il était énervé. Mais il y avait une lueur dans son regard qui n'était pas réellement de l'irritation. Le Survivant ne put s'empêcher de lui trouver ressemblance avec un assoiffé à qui l'on n'aurait donné qu'une seule goutte d'eau.
Le cruel son qui avait éloigné Draco de lui se fit de nouveau entendre, plus insistant cette fois et le Gryffondor se rendit compte que c'était un raclement de gorge. Après un regard, les deux garçons – l'un réajustant ses vêtements, l'autre replaçant ses lunettes – se tournèrent alors vers le responsable de ce dérangement et tombèrent nez-à-nez avec une professeure Chourave mi-figue mi-raisin.
_ Monsieur Potter, articula-t-elle durement. J'espère que c'est pour votre devoir de demain sur les dangers des Snargaloufs que vous … bloquez l'accès aux serres avec Monsieur Malfoy !
Cela eut l'effet d'une douche froide pour le Sauveur qui se mit à bégayer :
_ Euh … Je … En fait … Nous … Enfin… Je veux dire que … Que M-Malfoy et moi … nous … nous ne … Ne …
Au bout de quelques secondes, voyant que Harry brassait l'air en cherchant quelque chose d'intelligent à dire alors qu'il ne connaissait visiblement pas l'existence de cette plante et encore moins celle de ce devoir, Draco se plaça devant lui et répondit :
_ Exactement ! Potter me disait que les Snargaloufs ressemblaient à des souches d'arbre mortes lorsqu'elles sont en état passif mais je suis certain qu'elles ressemblent à des fougères moldues. Et nous vous cherchions donc pour savoir qui de nous deux a raison.
La vieille dame lança un regard étonné à Harry qui lança un regard perplexe à Draco alors que ce dernier fixait la botaniste en tentant de retenir son sourire.
_ Eh bien, je vois que Monsieur Potter a travaillé pour une fois ! s'exclama-t-elle avec un grand sourire. Les Snargaloufs ressemblent bien à des souches d'arbres mortes et non à des fougères !
Alors que le professeur de Botanique et le Serpentard échangeaient encore quelques mots sur les propriétés de cette plante, Harry commença à se rendre compte de ce que venait de faire Draco pour lui.
Mardi 22 Novembre, 12h 55 :
Le professeur Chourave venait de passer la porte des serres, Draco venait de se tourner vers lui et Harry venait de retrouver son cerveau. Il se dit alors que peut-être des remerciements seraient les bienvenus puisque le Serpentard lui avait sauvé la mise avec la botaniste. Mais malgré ses efforts, il en fut incapable. Les mots refusaient de se former, alors son souffle se brisait juste après avoir atteint ses cordes vocales.
_ Pour tout à l'heure, commença le blond, je ne-
_ Laisse tomber ! le coupa soudainement Harry qui venait de recouvrer sa voix.
Il s'en voulut immédiatement d'avoir lâché cela en voyant un éclair, qu'il ne sut déchiffrer, traverser les yeux du Serpentard. Puis il regarda, fasciné, le visage de ce dernier se fermer progressivement. Quel idiot il faisait ! Il savait très bien ce que Malfoy avait réellement l'intention de faire avec lui derrière ses manières hésitantes. Et il avait failli se faire avoir une seconde fois. Il était aussi stupide qu'un animal qui tombait une deuxième fois dans le même piège.
_ Je … Je dois y aller, fit-il précipitamment avant de se retourner.
Il commença à s'enfuir d'un pas rapide en espérant que le blond ne le suivrait pas. Et il avait raison, Draco était bien trop occupé à rester cloué sur place par son comportement pour penser à le rattraper. Mais il ne put s'en réjouir que quelques malheureuses secondes car le Serpentard se décida finalement à réagir.
_ Harry ! cria-t-il de l'autre bout du couloir, passablement énervé.
Le Sauveur se figea instantanément et écarquilla les yeux sous la surprise. C'était la première fois. C'était la première fois que le blond l'appelait par son prénom… et il détestait ça. Il détestait cette voix. Il détestait son ton énervé et la pointe de désespoir qu'il y avait descellé. Il détestait la façon avec laquelle son prénom avait coulé de sa bouche pour venir s'échouer entre les murs. Il détestait sentir son corps ne plus lui appartenir à cause d'une simple voix. Il détestait être aussi faible et ne pouvoir rien y faire.
De la même manière qu'un serpent charmé par le son d'une flûte, Harry se retourna à contre cœur et sentit avec horreur ses yeux se poser sur le blond. Ne sachant plus quoi faire, il eut alors le bon réflexe de paraître énervé pour cacher son trouble.
_ Qu'est-ce que tu veux ? siffla-t-il.
_ Je suis désolé pour tout à l'heure … dit-il presque gentiment. Je ne voulais pas t'effrayer.
Effrayé ? Il était effrayé ? C'était donc ça ? Avait-il vraiment atteint un tel niveau de ridicule ? Avait-il vraiment touché le fond ? Question stupide, évidemment qu'il avait touché le fond.
Mais pourquoi ne parvenait-il plus à s'éloigner de lui ? Pourquoi n'arrivait-il plus à se battre contre ses sentiments ? Il avait toujours voulu les bannir, alors pourquoi maintenant voulait-il que Malfoy les partage ? Pourquoi crevait-il d'envie de le voir l'aimer ?
Dès qu'il eut prononcé ces mots, Draco écarquilla les yeux en voyant l'attitude irrité du Gryffondor changer du tout au tout en une seconde. Ses épaules s'affaissèrent et tout son corps se relâcha, comme épuisé. Ses traits se décrispèrent, son regard se remplit d'une tristesse inexpliquée et ses mains se mirent à trembler. Il vit clairement une expression de détresse prendre place sur son visage et il lui parut soudain totalement désarmé.
_ Quoi ? fit Harry d'une voix étranglée par un sanglot.
Le Survivant put voir le Serpentard faire un pas vers lui avant que sa vue ne se trouble. Complètement abasourdi, Draco regarda des larmes amères se propager peu à peu dans les yeux de son vis-à-vis. Et face à ces larmes que le brun refusait de laisser couler, il ne put plus contenir l'élan de tendresse qu'il tentait de retenir. Il ne pouvait pas le voir dans cet état et rester immobile, c'était au-dessus de ses forces. Il courut presque vers le brun.
Ce dernier s'affola alors :
_ Ne fais pas un pas de plus ! s'exclama le Gryffondor sur un ton mal assuré.
Mais après quelques secondes, voyant que Malfoy ne l'écoutait pas et continuait son avancée, il ferma durement les yeux et ajouta un pathétique « S'il te plait… » qui sonna à ses oreilles comme une honteuse trahison de ses sentiments.
Le Serpentard s'arrêta instantanément, n'ayant d'autre choix que de lui obéir. Il le regarda alors se battre contre ses sanglots et il retint de justesse un grognement. C'était une torture de rester impuissant face à cette vision. Il aurait vidé toute l'eau de la Terre pour ne plus jamais le voir comme ça et pourtant il ne pouvait pas sécher ses larmes et le rassurer. Tout son corps lui criait son envie de le prendre dans ses bras. Mais Harry ne voulait pas qu'il l'approche, alors il ne l'approcherait pas.
_ Mais … dis-moi au moins ce que j'ai dit pour que tu-
_ Arrête ! le coupa de nouveau le brun. Arrête … Ne me parle plus…
Harry releva la tête et trouva le courage de plonger ses yeux dans ceux du blond. C'en était trop, tout cela ne rimait à rien. Il fallait qu'il arrête de faire dans la demi-mesure. Il fallait qu'il coupe les ponts définitivement sans regarder en arrière. Il devait passer à autre chose, même s'il devait en souffrir. Les regrets valent mieux que la honte et la déception, non ?
Il afficha alors un sourire ironique presque tremblant et ajouta dans un murmure :
_ Ne m'approche plus…
Il eut à peine le temps de voir Draco se figer, comme foudroyé, puisqu'une seconde plus tard la sonnerie annonçant le début des cours retentit et lui permit de se détourner de lui.
Malfoy sauta sur l'occasion pour rattraper le Sauveur mais c'était sans compter sur la foule d'élèves qui déboula dans les couloirs et qui permit au brun de s'enfuir. Tout en essayant en vain de rattraper le Gryffondor, le blond le regarda passer une main rageuse sur ses yeux et se fondre dans la masse.
Mardi 22 Novembre, 13h 00 :
Ne plus l'approcher ? Et puis quoi encore ? Comment pouvait-il demander de lui une telle chose ?
Il sous-entendait lui en vouloir pour l'avoir laissé comme une chaussette sale après leurs ébats, d'accord. Ils s'embrassaient contre le mur, d'accord. Il lui sauvait la mise avec Chourave, d'accord. Mais qu'il se mette à pleurer sans crier gare et lui ordonne de ne plus l'approcher ? Non, pas d'accord ! Que quelqu'un lui dise où il avait fait une erreur parce qu'il n'y comprenait plus rien !
Il avait pourtant bien avancé, les choses commençaient à s'améliorer. Comment s'était-il débrouiller pour que cela se termine ainsi ? Comment allait-il faire maintenant ? Harry ne voulait vraiment plus de lui.
_ Dray ! fit Blaise en rejoignant son meilleur ami figé au milieu du couloir. Tu ne devineras jamais ce que je viens de voir ! … Nan ? Tu ne veux même pas essayer de deviner ? Pas grave... A l'instant, je viens de croiser Saint Potty complètement chamboulé et les yeux rouges ! Il venait clairement de pleurer ! C'est la première fois que je le voyais comme ça !
_ Blaise… prévint le blond d'une voix sourde.
_ Attends, ce n'est pas tous les jours qu'on peut voir Survivor dans cet état ! C'est mémora-
_ Ça te dirait pas de te taire trente secondes ?
_ … E-Est-ce que c'est toi qui- …
_ Ta gueule ! gronda-t-il.
_ Oh … c'est donc toi…
°0oOo0°
Mercredi 23 Novembre, 14h 54 :
_ Hé Harry, souffla Seamus au Sauveur en essayant de ne pas se faire voir par le minuscule professeur de Sortilèges.
Le brun sortit de sa sombre rêverie et se tourna vers son ami en marmonnant un éloquent ''Hm ?''.
_ Comment tu fais pour Vendredi sans Ginny ? demanda-t-il.
_ J'ai entendu dire que Cho n'attendait que ton invitation et refusait toutes les autres, ajouta Dean qui se trouvait à côté de Seamus.
_ Hein ? répondit le Survivant qui ne comprenait pas un traitre mot de ce qu'ils racontaient.
_ Et les sœurs Patil ! fit Seamus que le sujet semblait passionner. Elles sont sures que tu vas en inviter une des deux comme en quatrième année !
_ Il paraît que même certaines de Serpentard hésitent à venir te voir !
_ Vous oubliez les Poufsouffles qui ont créé un fan-club ! intervint Ron qui se trouvait assit de l'autre côté d'Harry. Je crois qu'elles ont même un slogan comme ''On n'ira pas sans Harry au bras'' !
_ Les Serdaigles aussi sont sur le coup ! Elles c'est plutôt un truc du genre ''Sans Sauveur, pas d'after'' !
Les yeux d'Harry s'écarquillaient de plus en plus au fur et à mesure que ses amis continuaient de déblatérer sur un sujet qui lui était totalement inconnu. Excédé, il finit par lâcher un énorme – autant que puisse l'être un chuchotement – ''Mais de quoi vous parlez ?!'' qui eut le mérite de les faire taire. Ses amis le fixèrent alors comme s'il venait de déclarer son amour éternel pour MacGonagall, ce qui le rendit encore plus perplexe.
_ T'es pas sérieux Harry ? souffla Ron.
_ Tu ne sais vraiment pas ce qu'il y a Vendredi ?! s'exclama Seamus.
Le brun hocha négativement la tête et vit les trois Gryffondors s'échanger un regard incrédule avant de répondre d'une seule voix '' Le Bal des septièmes années !''. Harry se figea et blêmit soudainement. Bal voulait dire cavalière, cavalière voulait dire invitation, invitation voulait dire filles, qui voulait dire mal de tête assuré. Et c'était sans compter un certain Serpentard dans cette équation de malheur.
_ Oh nan … Pas ça … souffla-t-il, les yeux dans le vague.
A suivre.
Les reviews ne sont pas obligatoires mais quand même chaudement appréciées
