Disclaimer : Évidemment, ils ne sont pas à moi, je ne fais que les torturer un peu.
Note : Cette fic ne prend pas en compte l'épilogue.
Message de l'auteur : Voila la suite comme promis ^^. Merci pour vos review et encore une fois, s'il y a des fautes d'orthographes ... bref vous connaissez le refrain. J'ai aussi le grand déplaisir de vous annoncer que les chapitres suivant ne seront sûrement pas publiés aussi régulièrement qu'avant puisque jusqu'à présent je n'ai fait que publier ce que j'avais déjà écris il y un moment ...
Bonne lecture !
Chapitre 6
« Je te laisserai partir le jour où je pourrai passer une minute entière sans penser à toi. »
Mercredi 23 Novembre, 19h 51:
Poussé par Blaise, Draco se retrouva à trottiner pour rattraper le Survivant en sortant de la Grande Salle. Ce dernier se trouvait déjà dans les escaliers et paraissait décidé à foncer jusqu'à la Salle Commune des Gryffondors sans un regard en arrière. Mais le blond était coriace, il ne le laisserait pas lui échapper si facilement.
Le Serpentard grimpa les marches trois par trois en esquivant les personnes sur son chemin et parvint à la hauteur de Harry au milieu de l'escalier qui menait au portrait de la Grosse Dame. Il attrapa doucement le pull de sa Némésis au niveau du coude qui fut alors obligé de s'arrêter mais qui refusa de se tourner vers lui. Déterminé, il s'approcha et se plaça une marche en dessous de lui, se postant à quelques centimètres de son dos. Il avança la main jusqu'à celle crispée du brun et glissa ses doigts entre les siens afin d'y déposer un morceau de papier. Il sentit le Gryffondor serrer le papier mais il ne dégagea pas immédiatement sa main. Il avança son visage vers le creux du cou du Sauveur et quand son souffle atteint la peau halée, la respiration d'Harry s'accéléra. Il sentit le rouge et or se laisser légèrement aller contre son torse et vit sa tête se tourner vers la sienne, pas assez pour qu'il puisse voir son expression mais suffisamment pour sentir son souffle se mélanger au sien. Il attendit quelques secondes dans cette position puis, à contre cœur, il détacha lentement sa main de celle du Sauveur qui ne semblait pas non plus vouloir le lâcher.
Il se décolla ensuite de lui à regret et redescendit doucement les escaliers à reculons sans quitter son dos du regard, espérant voir son visage. Mais le brun restant résolument tourné, il finit par se retourner et descendre la fin des escaliers dans le bon sens.
Mercredi 23 Novembre, 19h 54:
Harry entra dans la Salle Commune des Gryffondors d'un pas chancelant et alla rapidement s'affaler sur le sofa où se trouvaient déjà Ron et Hermione, enlacés.
_ Oula … Cette tête veut clairement dire ''il s'est passé quelque chose'' ! s'exclama Ron en se relevant légèrement.
Le brun fixait obstinément le feu qui brûlait devant lui, serrant la main dans laquelle il y avait le morceau de papier. Puis ses yeux perdus se posèrent sur cette fameuse main qu'il desserra très lentement, comme s'il avait peur qu'un monstre n'en surgisse et lui saute au visage. Quand le papier froissé et en mauvais état fut complètement visible, Harry ne trouva pas la force de le déplier lui-même. Il se tourna vers ses amis et souffla à la brune :
_ Lis-le …
Hermione s'en saisit et l'ouvrit doucement mais ses sourcils se froncèrent rapidement.
_ Il n'y a rien à lire, Harry.
Le Sauveur parut recevoir une enclume dans l'estomac à cette nouvelle. Évidemment, il avait oublié que le blond utilisait un sortilège qui empêchait quiconque de lire les messages qui lui étaient destinés.
_ Ce crétin de Serpentard et son stupide sort, grogna-t-il avant de récupérer le papier.
À contre cœur, il posa son regard sur le morceau de parchemin et, retissant, survola du bout des yeux les quelques mots qui venaient d'apparaître. Puis il balança rageusement le papier dans les flammes.
''N'accepte aucune invitation pour le bal de vendredi. D.M.''
_ Tss … Pour qui il se prend ? s'indigna un Harry aux joues en feu.
_ Qu'est-ce qu'il te dit ? demanda Ron.
_ Il me dit … Nan, il m'ordonne d'aller seul au bal ! cracha-t-il en s'enfonçant dans les coussins du sofa.
Le Sauveur sentait une rage grandir en lui, chacune de ses respirations la faisait grossir comme un ballon. Il n'avait pas le droit de lui dire une telle chose ! C'était injuste et injustifié !
_ Bin ne le fais pas si tu ne veux pas, répliqua simplement Hermione. Vas-y avec quelqu'un !
A la surprise de ses amis, Harry se prit soudainement la tête dans les mains en poussant un geignement. C'était ça son problème...
_ Je sais ... répondit-il d'une petite voix. Mais je ne veux pas y aller avec quelqu'un d'autre …
Il n'était pas énervé contre le vert et argent, ce dernier n'avait rien fait de réellement reprochable. Il venait juste de faire augmenter les espoirs du brun à un point que celui-ci n'aurait jamais cru possible. Mais ce n'était pas la faute de Draco, c'était celle des sentiments que le Gryffondor avait. Et Harry était énervé contre eux, ces sentiments incontrôlables qui ne cessaient de croître désagréablement à l'intérieur de lui. Il était conscient d'être incapable d'aller au bal avec une fille bien avant que Malfoy ne le lui demande, c'était pour cela qu'il avait refusé toutes les invitations qu'on lui avait faites. Mais maintenant qu'il lui avait demandé, Harry se savait perdu.
_ Pourquoi tu fais cette tête alors ? fit doucement la brunette.
_ Parce que ça veut dire que c'est trop tard, je suis irrécupérable. Je suis vraiment fou d'un connard arrogant.
°0oOo0°
Vendredi 25 Novembre, 17h 08:
A peine sortie de son cours d'Arithmancie, Hermione se rua vers la Salle Commune des Gryffondors pour y trouver ses meilleurs amis affalés au fond d'un sofa. Ron semblait sur le point de s'endormir et Harry sur le point d'étriper le coussin qu'il maintenait fermement contre son torse. Elle agrippa le bras du brun et le tira brusquement pour le faire se lever mais celui-ci ne fit que se renfoncer mollement dans le sofa avec un geignement d'incompréhension.
_ Allez, Harry ! fit-elle avec un sourire calculateur. Dépêche-toi !
_ Mais se dépêcher pour quoi ? se plaignit-il.
_ Pour le bal ! s'exclama-t-elle en lui lâchant finalement le bras. On n'a pas beaucoup de temps devant nous.
_ C'est dans trois heures, Hermione !
_ Justement ! Allez, dépêche !
Après plusieurs minutes pendant lesquels il grommela en se faisant agiter comme un pommier, Harry finit par se laisser entraîner par l'enthousiasme de son amie, se disant ''si ça lui fait plaisir !'' et ne se doutant pas des tortures qui l'attendaient. Il se fit alors jeter dans la salle de bain avec pour ordre de prendre une douche et d'utiliser tous les produits de beauté divers et variés qu'elle lui donna.
Il en sortit une demi-heure plus tard et se fit immédiatement harponner par Hermione puis enfermer dans le dortoir des filles de huitième et septième année. Et son cauchemar commença.
Vendredi 25 Novembre, 19h 02:
_ Je te remercie de ton aide, Ron. Je peux vraiment compter sur toi, grinça ironiquement le Sauveur quand son meilleur ami entra à son tour dans le dortoir.
Le roux se ratatina sur place sous le regard meurtrier de son ami, il savait que la colère de ce dernier était tout à fait justifiée mais il savait aussi de quoi un groupe de filles était capable de faire à la virilité d'un homme. Alors il avait simplement essayé d'ignorer les appels au secours désespérés du brun qui lui parvenaient depuis le dortoir jusqu'à la Salle Commune.
_ Elles m'ont coiffé, elles … E-Elles m'ont mis des lentilles, Ron. Elles m'ont mis des lentilles ! fit le Survivant, traumatisé.
Son meilleur ami posa alors une main réconfortante sur son épaule tout en lui soufflant un ''Je sais, je sais …'' compatissant.
La sadique brunette tendit alors innocemment un tee-shirt à Harry qui les regarda suspicieusement tour à tour, elle et le tee-shirt. C'était la deuxième fois dans la soirée qu'elle lui tendait un vêtement et la première fois n'avait pas été des plus agréables. En effet la bataille avait été rude pour lui faire enfiler son jeans. Il avait lutté vaillamment mais avait rapidement été surpassé par le nombre d'assaillants.
_ C'est quoi ça ? cracha-t-il.
_ C'est le haut que tu vas porter, répondit Hermione avec un sourire crispé.
Le Sauveur détailla la chose avant d'arborer une grimace outrée.
_ Mais c'est un haut de fille ! s'indigna-t-il.
_ Et alors ? gronda la brune. Tu fais la même taille que moi et tu ressembles à une crevette.
Devant l'inflexibilité de son amie, Harry se tourna vers Ron avec un regard suppliant. Mais avant qu'il ne puisse dire le moindre mot, le roux se fit éjecter du dortoir par Lavanda et les sœurs Patil et il ne put qu'écouter son meilleur hurler que Merlin lui vienne en aide de l'autre côté de la porte.
Vendredi 25 Novembre, 20h 09:
Une grande agitation régnait devant les portes de la Grande Salle, les élèves non autorisés à y entrer tentaient de soudoyer Rusard qui était chargé de garder l'entrée et les septièmes et huitièmes années se frayaient tant bien que mal un chemin dans la masse.
Quand il arriva, Draco vit un groupe d'une dizaine de Gryffondors franchir les portes avec enthousiasme mais il distingua le Sauveur parvenir à échapper au mouvement et ainsi rester à l'extérieur de la Salle, semblant sérieusement considérer l'option retour direct au dortoir. Le blond afficha un sourire carnassier, se disant que c'était trop beau pour être vrai, et avança vers Harry tout en le détaillant.
Ses lunettes avaient disparues, laissant à son visage découvert l'air attendrissant que certaines personnes myopes ont lorsqu'elles regardent au loin. Il avait apparemment fait des efforts puisque ses vieux habits dans lesquels il flottait avaient disparu pour laisser place à un tee-shirt bordeaux à manches longues qui le collait comme une deuxième peau, faisant ressortir la finesse de son torse et la cambrure de son dos. Le blond se maudit intérieurement et se refusa à glisser ne serait-ce qu'un regard vers le jeans que portait le Survivant qui lui semblait aussi moulant que son haut.
Toujours figé à la hauteur des portes derrière lesquelles perçaient les basses de la musique, le brun sursauta quand le Serpentard envahit son champ de vision.
_ T'attends quelqu'un ? fit sarcastiquement Draco.
A sa grande surprise le Sauveur lui lança un regard à la fois énervé et déterminé avant de le planter là en passant les portes de la Grande Salle.
Dès qu'il fut entré, Harry se dépêcha de retrouver les autres lions afin que le serpent renonce à venir le voir.
Vendredi 25 Novembre, 22h 11:
La soirée commençait à prendre forme, des petits groupes étaient éparpillés çà et là autour du buffet ou assis à une table et les professeurs riaient pour trois fois rien plus qu'ils ne surveillaient les élèves. La piste de danse n'était jamais vide, des gens la quittaient alors que d'autres y allaient créant une sorte de renouvellement à chaque fin de chanson. Et le fameux ballet des invitations à danser avait pris place, pour le plus grand malheur de certains.
Cela allait faire deux heures que Draco regardait d'un œil noir chaque fille qui allait voir le Sauveur et poussait un soupir de soulagement à chaque fois qu'il refusait.
Cela allait faire deux heures qu'Harry se faisait tourner autour par le prince des Serpentards sans que ce dernier ne l'approche réellement. Et le brun sentait son estomac se tordre de plus en plus à chaque minute qui s'écoulait, il priait pour que les professeurs partent pour enfin pouvoir se noyer dans l'alcool.
Il était resté avec ses amis près du bar depuis qu'ils étaient arrivés mais ces derniers l'avaient rapidement laissé pour aller se défouler sur la piste, revenant de temps à autres pour boire et lui tenir compagnie. Cela faisait donc une bonne heure qu'il déclinait les invitations que lui faisaient les plus courageuses. Il en était à sa douzième quand Hermione revint vers lui.
_ Quel succès ! fit-elle avec un grand sourire.
_ Certes mais elles ne sont pas vraiment mon style, si tu vois ce que je veux dire …
Un Poufsouffle de septième année qui venait de commander quelque chose au bar se tourna alors vers lui avec un sourire aguicheur.
_ Ça ne te dirait pas de venir danser avec moi ?
D'abord étonné, Harry détailla le jeune homme et finit par afficher un sourire joueur.
_ C'est vrai que c'est plus tentant, mais non merci.
_ Comme tu veux, dit le Poufsouffle avant de s'en aller avec son verre.
Vendredi 25 Novembre, 23h 41:
Le Sauveur n'eut alors pratiquement plus que des demandes de la part de garçons et il se plut de plus en plus à décliner les offres avec le sourire. Les plus timides avaient droit à une réponse douce, les plus entreprenants à un sourire amusé, les envahissants à un refus dans les règles de la froideur, et s'ils réussissaient à le faire rire à des sous-entendus prometteurs.
Alors qu'Hermione sirotait un énième verre avec lui, se divertissant des invitations qu'il recevait, elle put voir un Serdaigle de huitième année approcher son ami avec un air décidé et un grand sourire.
_ Je sais que tu meurs d'envie de danser avec moi alors abrégeons cette attente.
Elle observa alors la réaction du brun et ce dernier répondit avec un sourire charmeur :
_ J'aime beaucoup ton approche... Si tu me montrais comment tu t'en vas maintenant ?
Le Serdaigle eut un petit rire.
_ Tu ne sais pas ce que tu rates. Si tu changes d'avis, tu sais où me trouver, dit-il en montrant une table un peu plus loin.
Dès qu'il fut parti, les deux Gryffondors pouffèrent de rire. Puis la brune parti à nouveau vers la piste de danse, laissant le brun perché en haut de son tabouret seul. Harry fit alors face à la salle et lança presque automatiquement un regard à la table où Draco était comme s'il vérifiait qu'il ne s'était pas approché. Rassuré, il se retourna et plongea son attention dans son verre, se disant qu'il donnerait tout l'or qu'il possédait pour une goutte d'alcool.
Mais soudain il sentit une chaleur dans son dos et un souffle dans ses cheveux. Oui, il avait vraiment besoin d'alcool.
_ Danse avec moi.
Chaque fibre de son corps vibra au son de sa voix mais il ne se tourna pas. Il resta immobile et tenta d'adopter une allure et un ton décontracté, sans grand succès.
_ Je te pensais capable de plus d'originalité, Malfoy.
_ Oh mais j'en suis capable, répondit le blond dans un sourire. Ce n'est simplement pas utile. Danse avec moi.
_ Non.
Cette réponse ne parut pas satisfaire le Serpentard puisqu'il s'installa alors sur un tabouret à côté de sa Némésis en soupirant. Alors qu'il refusait de lever les yeux vers le blond, Harry pouvait sentir son regard posé sur lui, l'observant silencieusement, l'examinant comme pour trouver une faille. Et à cet instant il avait l'impression d'être le centre du monde. Ce n'était pas une situation désagréable, seulement stressante à l'extrême pour le Sauveur qui sentit ses joues s'enflammer et son cœur accélérer.
_ Et pourquoi cela ? finit par lâcher Draco avec un petit sourire. Si tu es venu seul c'est parce que je te l'ai demandé, non ?
_ Non, j'avais juste envie de venir seul, répliqua le Survivant sans grande conviction.
_ Si tu refuses toutes les invitations qu'on te fait depuis tout à l'heure, c'est bien pour quelque chose, non ?
_ Je ne sais pas danser…
_ J'ai déjà vu Dumbledore danser sur une chanson moldue des années quatre-vingt, alors je suis sûr qu'en comparaison tu t'en sors très bien.
En imaginant la scène, Harry ne put retenir un sourire amusé. Il lança un regard à Draco qui voulait clairement dire ''Tu racontes n'importe quoi ! ''avant d'exploser de rire et le Serpentard fut totalement hypnotisé à cette vision. Il aurait voulu le voir rigoler ainsi tous les jours. Un sourire attendri prit place sur ses lèvres sans qu'il puisse s'en empêcher.
_ Danse avec moi, insista-t-il, son envie de le sentir près de lui grandissant encore.
_ … Non, répondit le Gryffondor avec un sourire bien moins assuré en détournant le regard.
Draco se saisit alors brusquement d'un genou du Sauveur pour le faire se tourner vers lui. Ils échangèrent un long regard puis le blond se leva lentement et se plaça à quelques centimètres de sa Némésis.
_ D'une manière ou d'une autre, j'arriverais à te faire danser, fit-il tout bas.
Il se rapprocha ensuite du brun, collant presque leurs corps, et lui murmura ''crois-moi…'' avant de s'éloigner et rejoindre sa table.
Il laissa encore une fois un Harry tremblant derrière lui. Ce n'était pas la première fois que le Serpentard lui disait ces deux mots. La première fois l'avait aussi fait frissonner mais pas de plaisir comme à cet instant, la première fois l'avait aussi laissé sans voix mais pas à cause d'un sur-chauffage de ses neurones comme maintenant. Alors qu'il prenait conscience du fait que son genou, à l'endroit où Malfoy avait posé sa main, le brûlait toujours, le Gryffondor pria Merlin que le temps passe plus vite pour qu'il puisse enfin se noyer dans le Whisky Pur-Feu.
A suivre. Les reviews sont toujours autant appréciées ! :)
