Hello !
Beaucoup de dialogues dans ce chapitre, et un abus de point de suspension. Un style complètement différent pour un attaquant aux antipodes de celui du premier affront. J'avoue être un peu septique, à vous de me dire si ça cloche :)
Merci à ma bêta Shimizuu qui me corrige avec beaucoup de patience ^^ ** Oh et aussi… personne ne me l'a encore dit, mais je sens que ça va finir par arriver: Zorro pour moi, ça s'écrit avec deux R. En espagnol, Zorro signifie Renard, j'adore les renards ^^ Et pi bien… C'est ça ! :D **
Enjoy ^^
Mais comment en était-il rendu là ? Comment pouvait-il accepter de se faire abuser de la sorte… ? Par un sale petit mammifère poilu en plus ! ? Coupe ceci, va chercher cela… et puis quoi encore ? Lui rendre un service, d'accord ! Mais passer deux heures par jour à faire ses corvées… Pourquoi lui et pas le blond hein ?
En ruminant l'injustice, Zorro progressait vers la calle la plus profonde du bateau, sous les chambres, sous les réservesordinaires. Oui, il allait chercher sous ces réserves...C'est dire comment l'endroit était profond, pensa-t-il avec un soupire.
Il déplaça non sans mal les multiples caisses qui cachaient la trappe et l'ouvrit avant de descendre l'échelle. Il faisait noir, mais le vert n'avait pas besoin de lumière… Chopper le faisait descendre à cet endroit toutes les semaines maintenant et il savait où était l'ingrédient qu'il cherchait. Il s'avança donc au fond de la réserve dans la faible lueur qui entrait par la trappe restée ouverte.
Un bruit fort et secrésonna. Zorro se retourna en arquant un sourcil. Bon, la trappe s'était refermée… Le mal qu'il aurait à retrouver la poignée maintenant ! Il n'eu pas le temps de se retourner pour continuer sa progression vers les réserves de Chopper, qu'une flamme s'alluma tout près de la trappe, juste en dessous. Il faisait tellement noir que cette simple flamme fit danser des ombres dans toute la pièce exigüe. La lueur s'approcha d'un visage pâle. Un fantôme ? Et alluma une cigarette… Encore ce fouteur de merde de cuistot… Zorro choisit de l'ignorer. Et la flamme s'éteignit, ne laissant qu'un point orangé luminescent flotter dans l'air, au niveau de la bouche de Sanji. Mais Zorro ne le regardait plus.
- Tu t'entraîne à de bien drôles d'endroits, fit la voix dans le noir.
- Je ne m'entraîne pas, répondit la voix rageuse du vert. Je… je…
Avouer qu'il faisait les quatre volontés de Chopper ? Jamais. Alors qu'il était occupé à chercher une excuse, Sanji ouvrit de nouveau la bouche pour parler, un peu de cendre tomba sur l'épaule de Zorro.
- Tu devrais faire attention à ne pas tomber, il fait noir ici…
Avant que l'épéiste ait pu comprendre les paroles du blond, trop surprit de sa proximité soudaine pour réagir, il se retrouva étalé par terre. Sanji n'avait eu qu'à le cueillir aux chevilles, comme il aurait cueillit un fruit, et il tomba durement au sol.
- Ça fait mal, enfoiré !
- Je t'avais prévenu… fait attention à l'endroit où tu mets tes pieds.
- Si c'est la guerre que tu veux…
- Moi ? Non… Pourquoi voudrais-je me battre hein ?
Zorro resta immobile. Sanji parlait étrangement. Une voix mystérieuse et aussi… chaude ? Comme… comme… ? Quoi, c'est maintenant qu'il avait décidé de prendre sa revanche ? Eh ben… il échouerait comme la première fois !
- Je vais te… commença l'épéiste au sol.
- Je ne crois pas…
Déjà, Sanji s'était assis à cheval sur son torse. Le vert tenta bien de lever la main pour le frapper, mais il en fut incapable. Sans comprendre pourquoi ni comment, sa main droite n'avançait plus.
- Tu vois ? Je t'avais dit que c'était dangereux le noir, tu es tombé et ton poignet se retrouve coincé dans une menotte…
- Une menotte ? ET QU'EST-CE QU'ELLE FAISAIT LÀ HEIN ! ?
- Voyons Zorro, ne soit pas si agressif… heureusement, j'ai la clé…
Le blond parlait avec une voix si étrange que Zorro ne le reconnaissait pas. Une voix grave et très calme. Un peu comme s'il parlait d'un souper romantique, mais qu'à la place de souper il était question de menotte. C'en était terriblement déroutant. Zorro sentit une main chaude glisser le long de son bras jusqu'à sa main.
- T'es obligé de me caresser comme ça ?
- Si je veux arriver à ta main dans ce noir complet, il le faut bien…
Zorro ne répondit rien. Il avait comme le sentiment qu'une menotte n'avait nullement sa place en cet endroit. Mais comment le blond aurait-il pu la mettre là et le faire tomber directement dedans ?
Couché au sol, avec le cuistot sur le ventre et un poignet retenu par une menotte fixé à une caisse, Zorro commençait à trouver la situation plutôt inconfortable. Il leva son autre main pour aller s'assurer que Sanji trouvait bien la serrure pour la clé. Erreur. L'autre bracelet de la menotte se referma sur son poignet.
- Mais Zorro, comment as-tu fais pour coincer ton autre main dans la deuxième menotte… Dit Sanji d'une voix dramatique.
Zorro tenta de se libérer, mais impossible. La chaine reliant les deux bracelets entourait solidement une énorme corde maintenant fermé une des caisses présente dans la calle.
- D'accord, tu m'as eu. Laisse moi m'en aller maintenant, se fâcha le vert.
- J'aimerais bien, mais la clé vient de m'échapper, et je n'y vois rien…
Tellement peu de sincérité dans la voix du blond… et c'était voulu. Il reprit sa voix mystérieuse et envoutante et entreprit de caresser lentement le torse de Zorro de ses mains agiles. Sensuellement.
- Elle est peut-être tombée sur toi, tu en penses quoi ?
- Que t'es complètement cinglé…
Zorro répondait avec ennui. Il était attaché, il ne voyait rien. Sa seule arme était l'indifférence. Il sentit les mains de Sanji passer sous son chandail. Ses doigts frôlaient son ventre, puis son torse, faisant naître des frissons sur sa peau. Il était tendu, il s'attendait à tout moment à se faire griffer… Mais ça n'arriva pas.
Sanji voyait très bien. Il était dans cette pièce depuis longtemps et ses yeux s'étaient habitués à l'obscurité. C'est pourquoi il avait fait trébucher le vert à l'endroit précis où il le voulait et l'avait attaché sans mal. Il se releva un peu, délaissant le torse de sa victime et allongea le bras pour saisir une lampe à l'huile qui se trouvait sur une caisse de bois tout près… que Sanji avait placé là un peu plus tôt. De son autre main, il prit son briquet et alluma la mèche, faisant renaître les ombres. La lueur éclairait la scène avec une touche mystique et tremblotante, intime et séductrice.
- Marimo… commença Sanji avec un air faussement découragé. Pourquoi as-tu donc relevé ton chandail ainsi ?
- Moi ? ! Mais…Mphh ! !
Sanji s'était penché pour l'embrasser doucement. Un simple baiser chaste tout en douceur qui eu pour effet de déboussoler complètement l'autre. Ce baiser n'était pas du tout dominateur, au contraire, il était doux. Pourquoi jouer au même jeu qu'avec les filles hein ? Ce cuistot était…
- Tu sais, comme ça, je te trouve vraiment sexy…
Tout en parlant, Sanji caressait des doigts les reliefs sur le ventre du vert. Ventre contracté, tendu par l'appréhension et l'entraînement.
- Mouais… tout à fait excitant, murmura le blond en s'approchant tout près.
Il remit la cigarette à sa bouche, tira une dernière bouffée et la déposa sur une caisse. Sa bouche était tout près de l'oreille du vert. Il avait chaud, il pouvait le sentir.
- D'autant plus que cette fois, c'est moi qui tiens les rênes…
Et le cuistot déposa un baiser juste derrière l'oreille de Zorro. Il caressa un peu ses cheveux du bout de son nez au passage et déposa un nouveau baiser, encore plus tendre que le précédent un peu plus bas que le premier. Il laissa glisser ses lèvres dans le cou du vert en expirant très doucement pour que l'autre sente la chaleur de son souffle. Chaque millimètre de peau qui était frôlé par la caresse était une torture des plus plaisantes pour l'épéiste. Jamais il n'aurait voulu l'avouer, mais jamais il n'aurait voulu qu'elle cesse non plus. C'était un sentiment bien étrange qui se battait dans son cœur, et un plaisir tout aussi étrange qui s'était emparé de tout son corps. Il sentait le poids léger du cuistot sur lui. Ses lèvres et son souffle… Et ça l'excitait étrangement.
Sanji déposa un baiser dans le creux de la clavicule du musclé pour marquer la fin de son parcours, il entendit alors la chaîne des menottes bouger. Un sourire étira ses lèvres meurtrières. Déjà ? Eh bien il avait moins de résistance qu'il le laissait paraître ce cher Zorro…
- Pourquoi tu tire ? demanda innocemment Sanji en mettant son visage à la hauteur de celui du prisonnier, la voix chaude. Je n'ai pas encore trouvé la clé…
- Avoue qu'elle est dans ta poche, répliqua le vert, la voix étrangement moins assurée.
- Pourquoi j'avouerais ?
Et Sanji déposa un nouveau baiser sur les lèvres de l'autre, qui tentait tant bien que mal de rester indifférent. Jamais personne ne lui avait fait… ça. Dans son cou. Certains l'avaient bien embrassé, ou même mordu… Mais jamais comme ça. Comme s'il était amoureux. Et c'était tellement bon ! Une sorte de plaisir qu'il n'avait jamais vraiment connu. Le plaisir de la tendresse. Plaisir du corps, et non du sexe… Minute ! Qui parlait de plaisir ou de… C'était ce fichu cuistot ! Personne d'autre, il voulait seulement lui faire payer la dernière fois ! C'était Sanji enfin ! Pas… pas…
Le blond imaginait bien lespensées de Zorro. C'est pourquoi il entreprit d'approfondir le baiser. De l'embrasser comme jamais personne ne l'avait fait avant. Sanji se doutait bien que l'autre n'avait connu que la brutalité ou le sexe pour le sexe. Il avait longtemps réfléchi à une façon de prendre sa revanche sur le vert. Et il avait trouvé, espérant seulement qu'il aurait vu juste. C'était le cas…
La langue experte caressait l'autre sans la brusquer, avec toute la douceur du monde. Elle rendait le contact doux. Elle dominait totalement le baiser, et pourtant, aucune violence ne l'habitait. Elle bougeait lentement, sans aller trop loin dans sa bouche. Elle caressait ses lèvres aussi parfois. C'était tellement bien… Zorro se laissait faire complètement, ne sachant comment réagir, curieux, et bien à la fois. Quand la langue se retira et que les lèvres se refermèrent, il tenta de suivre la bouche pour éviter que le contact ne soit rompu, mais il ne put lever sa tête bien loin, et leurs lèvres se séparèrent à regret. Il mit plusieurs secondes à ouvrir les yeux et fut presque surprit de voir le visage de Sanji, souriant doucement.
- Tu sais, murmura le blond, la dernière fois, tu m'as dis que je n'étais qu'un débutant dans ce type de combat… Et bien tu as raison… Alors j'ai décidé de t'avoir à mon propre style de combat,auquel tu es tout aussi débutant que je l'étais… Je dirais même innocent…
- Ton type de… fit sans comprendre le vert, légèrement comateux.
- L'amour, confia le blond à son oreille. Je te déteste, chuchota-t-il doucement sur le même ton rassurant qu'il aurait utilisé pour dire «je t'aime». Je sais que tu me déteste aussi… Et c'est pourquoi je vais te montrer à quel point l'amour peut être doux… À quel point l'amour peut être plaisant…
Zorro tenta de se libérer, il se mit à gigoter pour que le blond ne reste pas assis à cheval sur son bassin. Il tenta de lui donner un coup de tête avec force et rage… Mais rien n'y fit. Sanji attendit patiemment qu'il cesse de bouger pour se repencher vers son cou en souriant, près à reculer si l'autre décidait de lui envoyer un coup de tête. Mais il put atteindre le creux de sa clavicule sans problème et y déposer un baiser. Il glissa ensuite son nez le long de son cou pour remonter le cacher dans les courts cheveux de jade de son prisonnier.
- Ton cœur ne m'aime pas, mais ton corps a envie de m'aimer…
Zorro tourna la tête dans une vaine tentative pour s'éloigner des caresses de l'autre, mais sans succès.
- Il me l'a démontré dès que j'ai posé mes lèvres ici, continua Sanji en appuyant ses lèvres derrière l'oreille du vert.
- Arrête.
- Ton corps a répondu qu'il avait besoin de cette affection…
- Arrête !
- Qu'il en voulait plus…
Zorro tenta à nouveau de donner un coup de tête à Sanji,quise retira juste à temps. Son sourire devint plus prédateur durant quelques secondes. Zorro savait qu'il avait raison. Dès que son souffle avait frôlé son cou, il s'était tendu de tout son corps et des frissons avaient recouverts sa peau basanée. Son souffle s'était suspendu, il avait même voulu rendre la caresse plus interactive avec ses mains… Et il était dur. Très dur.
Sanji était assis dessus, et si son but n'avait pas été de l'humilier et de lui montrer qu'il était plus fort que lui, il aurait bien aimé se faire prendre… En fait Sanji préférait dominer les préliminaires avec sensualité et se faire prendre avec fougue ensuite… Mais ça, il ne l'avouerait pas au vert !
Sanji glissa ses doigts sur le torse de l'homme couché sous lui. Son regard devint tendre quand il se pencha pour mettre son visage à sa hauteur. Il appuya son front au sien et l'embrassa longtemps, jusqu'à ce que l'autre se détende. Sa main libre entoura la tête de Zorro, s'appuyant sur son coude, et perdit ses doigts dans ses cheveux. Sanji mit finalement fin au baiser, mais garda sa bouche tout près de celle de Zorro.
- Tu as les cheveux doux, tu sais ?
- … ?
Sanji sourit et déposa un baiser chaste sur ses lèvres avant d'aller en déposer d'autres dans son cou.
- Et tu sens bon…
Zorro avait un air complètement apeuré. Une partie de lui était heureux de plaire à quelqu'un, ravis de recevoir des compliments. Content que quelqu'un s'occupe de lui ainsi… Mais une autre partie de lui criait à la première de ne pas oublier que c'était Sanji. L'homme qui l'avait enchaîné pour mieux le manipuler. Cette deuxième partie refusait de croire les dires du cuistot, furieux que ces compliments touchent une part, même toute petite, de son être. Et rageait par-dessus tout d'avoir prit sa douche avant d'aller aider Chopper. Et lui, Zorro, observait ce combat intérieur et attendait de voir qui gagnerait. Tellement peu de personnes l'avaient complimenté aussi simplement dans sa vie… on lui disait qu'il était un bon épéiste, qu'il avait un bon sens de la loyauté, qu'il était fort… Mais jamais des mots gentils comme ça… Pour faire plaisir.
Sanji souriait dans le cou du vert. Il savait exactement ce qu'il venait de provoquer en lui. Et il se sentait puissant de jouer ainsi avec ses pensées. Bon, ce qu'il avait dit, ce n'était pas faux non plus… Un compliment, même si c'est pour affaiblir l'ennemi, doit avoir un fond de vérité sinon l'intéressé risquait de voir la fausseté de la chose. Et puis Sanji avait le don de pouvoir voir ce qu'il y avait de plus beau en quelqu'un, même s'il détestait cette personne… C'était son côté romantique. Mais il s'en fichait bien de penser ces compliments, même si c'était du Marimo qu'il s'agissait. Il voulait seulement lui montrer à quel point c'était terrible de se faire dominer par des sentiments que lui, Sanji, pouvait provoquer et contrôler.
La lumière faible semblait les envelopper dans un cocon intime, et les caisses qui les entouraient étaient les limites de leur monde. Rien au-delà n'existait. Le visage de Sanji était dans l'ombre, mais celui de Zorro était parfaitement à la merci de cette lueur chaude et tremblotante. Et ne s'en sentait que plus intimement scruté. Depuis quand pouvait-on autant l'intimider ?
- J'aime ton corps aussi… Fort et puissant… J'aime tes muscles, chuchota le blond en descendant la main qui se trouvait sur le torse du vert à son ventre pour en caresser les reliefs des abdominaux. Ta peau est chaude et douce… D'une belle couleur de miel… Et tout ton corps réagit quand tu aimes ce que je fais…
Sanji passa le bout de son nez dans le creux de la clavicule de Zorro pour appuyer ses dires, et celui-ci se raidit d'un coup, accentuant encore plus les courbes que dessinaient ses muscles sur son corps. Sanji ne put se cacher à lui-même que cette réaction l'excitait terriblement. Personne ne devait vraiment avoir porté attention aux points faibles de l'épéiste… C'en était presque triste…
Zorro ne comprenait pas vraiment. Oui, il savait qu'il était sensible à cet endroit, mais personne ne l'avait jamais remarqué, il était assez subtile d'ordinaire dans ses réactions. Comment le cuistot avait-il trouvé si facilement ce point sensible ? Et… avait-on le droit d'en abuser ainsi ? Dans l'amour c'était peut-être différent… ? Zorro se maudit intérieurement. Sa résistance cédait et son ignorance le rendait ridiculement facile à affaiblir. Il voulait en voir plus. Savoir ce que pouvait faire ce sentiment étrange. Son cœur battait rapidement. Il transpirait… Et il était encore habillé ! Il n'avait jamais eu autant envie de retirer ses vêtements. Il se sentait serré, avait chaud et froid en même temps, voulait plus de proximité avec… Sanji ?
- Tu aimes quand je fais ça ?
Le front appuyé juste derrière l'oreille de Zorro, Sanji pointa sa langue et chatouilla le creux de sa clavicule avec douceur.
- Mmmnnon.. je… Je … sais pas…
- Tu veux que je continue ?
Pour appuyer sa question, le blond remonta lentement sa langue le long du cou de sa proie jusqu'à son oreille. Délicat et sensuel, ses mains ne cessant de toucher et caresser les cheveux et le ventre de l'autre. Il savait qu'il le rendait fou, et c'était tellement facile, il suffisait d'être attentif à son corps pour saisir son esprit.
- Jjj… heu…
-Bien, j'arrête dans ce cas, fit Sanji d'une voix triste en se reculant un peu.
- NON !
L'horreur put se lire dans le regard de Zorro. Avait-il réellement crié ? Sanji le regardait sans comprendre. Il savait avoir l'air doux et rassurant. Il faisait semblant d'hésiter, égaré. Après tout, s'il gardait le contrôle, il devait montrer à l'autre qu'en amour, on accorde plus d'importance à l'autre qu'à soi. Il devait lui faire croire que son avis importait et qu'ils décidaient de la suite ensemble. Et puis s'il voulait lui prouver à quel point il pouvait le dominer et le manipuler sur un plan qui était totalement inconnu au vert, Sanji devait le pousser à perdre la raison. C'était son but. Lui, il avait bien perdu le nord la première fois… C'était au tour de son adversaire de payer.
- Alors tu veux que je continue ? demanda Sanji doucement après un long silence.
- …
Le sourire doux du blond, et son pantalon serré, convainquirent Zorro d'entrer dans le jeu et de… faire semblant… comme Sanji…
- Oui, répondit-il fermement en détournant la tête pour cacher la rougeur de son visage.
- Dis-moi, poursuivit Sanji en se recollant à lui en souriant, complice, qu'est-ce que tu aimerais que je fasse maintenant ?
- C… Continue…
- Continuer quoi ? Ça ?
Et Sanji retourna jouer dans le cou du vert avec ses lèvres.
-…hhhmm…
- Tu sais, si tu veux que je continue, ça ne me dérange pas… Mais tu ne voudrais pas… autre chose ?
- …
Sanji appuya son bassin contre celui de Zorro, ressentant une bouffée de chaleur en constatant à quel point l'autre était dur.
- Là, insista le blond.
Zorro ne pouvait se résoudre à répondre alors il avança son bassin pour accentuer la pression contre celui du blond. Mais ça ne lui suffisait pas. Le cuistot voulait des mots. Alors il embrassa passionnément le vert, qui évitait toujours son regard. Un long moment passa, encore, mais l'amour prenait du temps, la confiance aussi. Sanji saisit le visage de son ennemientre ses mains et le força à le regarder dans les yeux, tout près, tout doucement.
- Je veux que tu aimes aussi… Alors dis-moi: que veux-tu maintenant ? chuchota fiévreusement le blond.
Il devait être patient. C'était la clé de sa réussite. Mais son propre pantalon allait bientôt éclater. Cette expression d'enfant terrifié sur le visage du vert et son corps, tellement réceptif, étaient horriblement excitant. Il s'imaginait déjà Zorro autour de sa virilité, perdu, criant son plaisir, criant au cuistot qu'il en voulait plus et qu…
- Que tu… que tu ailles plus bas…
- Pour faire quoi ? questionna Sanji, émergeant de sa rêverie.
Un regard empli de supplications lui répondit. Zorro déglutit difficilement.
- Prend-moi.
Un sourire victorieux et purement innocent, comme un enfant, éclaira le visage du blond. Il avait réussit à lui faire dire, il l'avait dans sa poche, et il allait enfin pouvoir se libérer de l'étreinte de son pantalon ! Mais avant…
- Dis-le encore !
- Prend moi, répéta la voix faible et tremblante de Zorro.
- Vraiment ? insista le blond.
- Oui ! PREND MOI !
Il avait crié. Il en avait envie, il voulait plus. Voilà, il l'avait dit, il l'avait pensé, il avait honte, mais il en voulait plus. Il aimait ce contact, il voulait en voir et en savoir plus. Il voulait…
- Sanji… vas-y, prend moi…
Quoi ? Il avait murmuré son nom ? Depuis quand l'appelait-il ainsi ? Par son nom ? Et avec cette voix suppliante qui… ? Avait-il vraiment réussis à ce point ? Le blond ressentit soudainement une pointe de remord. Et si le vert tombait réellement amoureux de lui ? Si Sanji le détruisait avec un sentiment créé artificiellement dans un but très peu honorable ? Non, il n'avait pas le temps d'y penser. Il verrait plus tard ce détail qui…
- Sanji… je te déteste plus que jamais. Tu as gagné, chuchota le vert. Alors arrête de me faire attendre et prend moi avant que j'explose... Humm… ce que je te hais…
Il aurait pu dire qu'il aimait Sanji sur cette même voix, la même que le blond avait utilisée pour lui dire la même chose plus tôt. Fiévreux, un souffle secret, presque timide. Mais il avait dit qu'il le détestait. Soulagé, le blond sourit et entreprit de débarrasser le vert de son pantalon.
- Avant qu'on aille plus loin, j'aimerais que tu me dises ce que tu aime chez moi… Je te l'ai dis moi tout à l'heure…
- N'abuse pas.
- Tu préfères que je continue à caresser doucement ta douce peau sans aller plus bas ?
- Non !
- C'est ce que font les gens quand ils font l'amour… Ils se disent des belles choses…
Zorro était un peu perdu. Il ne savait plus si Sanji abusait de lui ou s'il voulait vraiment lui enseigner à aimer. Dans les deux cas, il était vaincu, mais…C'est vrai que c'avait été plaisant plus tôt… ça et aussi…
- Ta bouche…
- Pardon ?
Il ne savait même pas s'il avait vraiment parlé. Allait-il vraiment complimenter son ennemi ?
- Ta bouche… est très douce et… Et habile. Et j'adore quand tu… quand… quand tu m'embrasses…
Sanji se pencha vers Zorro en souriant et posa ses lèvres contre les siennes, l'embrassant avec douceur, portant attention aux raidissements de son corps. Il finit de descendre le pantalon du vert, qui s'en débarrassa à coup de pieds. Il frotta son bassin contre le ventre de Sanji. Il en avait envie. Il n'avait plus envie d'avoir honte, il désirait ardemment la suite. Sanji sourit et détacha son propre pantalon. Il le garda cependant, ne faisant sortir que l'essentiel. Il frotta langoureusement son membre contre celui de l'homme attaché. Lui aussi il en avait envie. Par plaisir, mais aussi pour l'esprit de revanche. Il se glissa entre les cuisses du vert et remonta son bassin. Il n'eut pas à faire beaucoup d'effort, Zorro enroula ses jambes autour de la taille de Sanji et le serra pour le coller à lui. Sanji rit doucement.
- Si tu me serre comme ça, je ne pourrai pas aller dans toi.
- Oh… oui, c'est juste… je voulais seulement… Je voulais…
- Oui ?
- Te sentir plus près…
Sanji sourit. Décidément, si lui-même avait plutôt bien accepté sa défaite la dernière fois, Zorro avait perdu complètement la tête. C'en était amusant… Sanji se pencha encore une fois vers lui, mais réussit à entourer une cuisse de Zorro avec son bras pour avoir accès à ses fesses. Il les caressa doucement, faisait frémir le vert et lui-même. Des fesses à l'image du reste de son corps. Musclées et bien rondes… Sensible aux caresses tendres aussi. Sanji humecta ses doigts avec sa salive et fit pénétrer un doigt à l'intérieur de sa proie.
Zorro se cambra violement en laissant une petite plainte sortir de ses lèvres. Il n'avait pas dû être dessous très souvent, constata le blond. Il souffrait visiblement et son regard, à peine visible entre ses paupières presque closes était suppliant.
Le blond entreprit aussitôt de l'embrasser et de caresser doucement son cou de sa main libre pour l'aider à se détendre, mais il ne se calmait pas.
- Regarde-moi, chuchota Sanji, tout près de son visage. Ça va aller… Tu dois te détendre, c'est le secret.
- Toi tu… n'avais même pas mal…
- Parce que j'avais ordonné à mon corps de se relaxer.
- Je préfèrerais être dessus…
- Si tu y étais, tu gâcherais tout.
Zorro voulu répliquer une insulte mais le sourire moqueur de Sanji l'en empêcha.
- Tu as surement raison…
Sentant l'anneau de chair se détendre autour de son doigt, le blond commença un lent mouvement afin de prévenir l'autre que la suite approchait.
- Tu n'as pas été dessous souvent hein ?
- Non… et c'était une douleur terrible à chaque fois…
- Pas avec moi… Je ne veux pas te faire mal, confessa le blond.
Il retira le premier doigt et cracha dessus afin de mettre plus de lubrifiant pour la deuxième étape.
- Je veux seulement te montrer à quel point c'est facile de dominer un ignorant… Comme tu l'as fait avec moi… Mais d'une manière plus douce…
Et plus douloureuse, pensa Sanji en pensant à la chute que Zorro ferait en sortant de cet état de transe.
- Ça fait mal encore !
Le pauvre épéiste était si cambré que Sanji avait peur qu'il se casse quelque chose. Et ses jambes autour de sa taille le serraient très fort, si fort que Sanji sentait ses propres genoux vaciller. Alors il se pencha et appuya son front au sol près de l'oreille du vert pour se donner un appui supplémentaire.
- Je sais, tu es tendu. Écoute ma voix et fait moi confiance…
- Je n'ai aucune confiance en toi.
Sanji fronça les sourcils. Il perdait son emprise. Il devait rapidement faire quelque chose de plaisant à Zorro pour lui faire oublier la douleur ou c'était perdu. Sanji avait en fait un but bien précis. Il avait réussit à entrainer l'autre dans la passion, alors que lui s'était pratiquement fait violé la dernière fois. Zorro violait le corps de Sanji, alors Sanji violait l'esprit de Zorro. Mais le vert avait fait autre chose… Il avait profité de la faiblesse de Sanji pour lui faire lécher son propre… enfin, inutile de se le rappeler… Sanji voulait lui faire payer cela aussi. Mais pour que son plan fonctionne, il ne devait pas perdre son emprise !
- Et pourtant je peux t'apporter tant de plaisir… chuchota Sanji.
L'autre ouvrit la bouche pour répliquer, mais ses paroles moururent dans un hoquet sur ses lèvres alors que Sanji avait frôlé son membre avec ses doigts. Doucement d'abord, puis en insistant sur son gland humide avec son pouce. Le souffle du souffrant s'accéléra et son torse descendit de quelques centimètres. Ça marchait. Sanji saisit complètement le membre au bord d'exploser et s'amusa à le caresser de ses doigts.
- Ça va mieux ?
- … Je… ouais…
Sanji commença à bouger ses doigts à l'intérieur de Zorro. Dans un mouvement de vas-et-viens d'abord, puis en ciseaux. Tout allait bien. Zorro avait même un semblant de sourire aux lèvres et ses yeux étaient clos. C'était une brève accalmie, se dit le blond. Il restait un doigt et puis ensuite… Comment Zorro pouvait-il être si tendu ? Même lui, la toute première fois avait eu mal, mais à ce point… Zorro avait dû être mal préparé jusqu'à maintenant et souffrir beaucoup, alors il avait peur. Comment le rassurer ?
- Tu n'as aucune raison de ne pas me faire confiance, tenta doucement le blond.
- Pourtant j'en ai plein… Mais j'ai envie… Je veux continuer… Je veux te faire confiance mais je suis certain que tu cache un truc et que je ne devrais pas…
La voix haletante du vert était inégale, le blond cherchait des arguments.
- Tu veux que je te dise ? Te dominer de cette façon est bien plus satisfaisant pour moi que te ruer de coups. Parce que tu vas toujours te souvenir d'aujourd'hui d'une façon agréable, et c'est ça qui va te torturer.
D'accord, il n'était pas certain que c'était un bon plan de lui dire cela, mais comment lui prouver qu'il voulait lui épargner toute douleur autrement ?
- Alors détend toi pour que je puisse te montrer le septième ciel…
- Sanji…
- Je suis là pour toi, chuchota le blond.
Avec un incroyable effort pour se relever, appuyé sur ses genoux et penché au dessus de Zorro, Sanji quitta le sol de son front pour plutôt aller l'appuyer contre celui de son partenaire et ainsi pouvoir l'embrasser et subtilement passer de deux à trois doigts.
- Humm ! Haaa ! Tu… humm…
Sanji ne put que sourire contre les lèvres du pauvre Zorro. Tellement désemparé… comme il s'en voudrait plus tard, pensait Sanji avec délice.
- C'est presque terminé, reste plus qu'une étape… chuchota le blond contre les lèvres de l'autre.
- La plus terrible…
Sanji continuait de caresser le membre dur de Zorro d'une main. Tout ensemble, sa main, ses baisers et le fait de le faire parler, semblait l'aider à se détendre. Ça lui faisait penser à autre chose. Et c'était bien comme ça. Sanji avait lui aussihâte de pouvoir ressentir quelque chose d'aussi puissant que Zorro. Mais il avait apprit à faire l'amour. Et dans l'amour, on faisait toujours attention à l'autre. On regardait ce qu'il y avait de plus beau en lui pour ne plus voirque ces choses magnifiques, invisible aux autres. Dans l'amour, l'ambiance, les sensations, les gestes et les paroles, tout était différent. Sanji devait bien s'y appliquer… Comme il l'avait toujours fait avec les femmes.
- Ça va aller ?
- Je crois que ça n'ira jamais vraiment…
- Je t'ai bien préparé.
- Je sais…
La voix du vert était fiévreuse, il semblait au bord de l'évanouissement… Ou de venir, un des deux.
- J'irai quand tu seras prêt, fit Sanji en espérant que ça serait dans les trois prochaines secondes.
- D'accord… vas-y, souffla Zorro après une brève hésitation.
Sanji se redressa sur ses genoux, entre les jambes de Zorro. Il remarqua au passage son érection qui allongeait une ombre très longue sur son torse et sourit. Sanji cracha dans ses mains et enduit son sexe de salive alors qu'il se mettait à parler. Doucement, il chuchotait le secret de ce qui les entourait, décrivait ce qui n'est jamais remarqué vraiment… Dans la lueur de la lampe, son visage était à demi dans l'ombre. On entendait le lointain clapotis des vagues à l'extérieur, avec tous les chants de la mer se répercutant dans chaque vague venant se heurter au bateau, un peu plus haut qu'eux. L'odeur d'herbes séchées et légèrement humide qui s'échappait d'une des caisses venait chatouiller leurs narines, leur laissant croire qu'ils se trouvaient à l'extérieur, dans une prairie après la pluie. Le sol, froid. Leurs corps, bouillants. Leurs souffles, qui semblaient aussi bruyants que des ouragans, mais pourtant secrets comme les battements d'ailes des libellules…
- Tu remarques tout ça ? s'étonna l'épéiste.
Il n'eut pas le temps de réaliser d'avantage tout ce qui l'entourait, Sanji étaient entré en lui avec douceur. Et il allait certainement mourir. Il allait, il sentait… c'était… Des doigts ! Dans sa bouche.
- Je sais que ça fait mal, chuchota le blond, mais si tu cris comme ça, tout le bateau va t'entendre. Tu peux me mordre si tu veux.
En disant cela, Sanji se repencha vers lui, collant leurs torses ensemble, lui offrant son épaule. L'autre ne se fit pas prier et planta ses dents dans la chair du cuistot pour étouffer son cri. Ce que ça faisait mal ! Et il ne bougeait même pas encore ! Il était seulement là ! Immobile ! Zorro resserra ses cuisses qui étaient toujours entourées autour de la taille du blond. Ce qu'il pouvait avoir mal…
- Écoute, fit doucement la voix à son oreille.
La voix. Sa voix. Son seul repère maintenant. Il ne voyait plus, n'entendait plus… Souffrait.
- Écoute, persista la voix. Écoute les vagues. Écoute les battements de mon cœur. Écoute… Ton cœur à toi…
Zorro desserra un peu les dents en tendant l'oreille. Oui. Oui, il recommençait à entendre… La voix lui parlait, tout près… Elle soufflait des mots à son oreille…
Attentif, Sanji sourit. Ça marchait.
- Sent l'humidité sur ta peau. Elle te rafraîchie. Sent mes cheveux qui frôlent ton visage. Sent le contact les menottes sur tes poignets. Et mes mains… le contact de mes mains comme ça… sur tes flancs… Qui te caresse doucement…
- Je…
Sanji profita du fait que son épaule était libérée pour se redresser un peu.
- Regarde. Regarde-moi. Je souris, tout près de toi…
Quelqu'un lui avait-il déjà sourit à un pareil moment ?
- Tu… tu souris…
- Ça va mieux ?
Mine de rien, en attendant longtemps entre chaque phrase, Zorro s'était détendu. Il n'avait presque plus mal. Il fit un signe de tête à Sanji. Il pouvait y aller. Il pouvait... Oui mais doucement alors, il pouvait… Mais c'était quoi cette lumière violente ! ?
- Vous l'avez choisis votre endroit pour vous ba… HAHAHAHAHAHAHAHA ! ! !
- Nami-san ! ? fit Sanji dans un chuchotement terrifié, sursautant à cet éclat de rire soudain.
La trappe au plafond était ouverte et le visage de Nami y flottait. Ça y est, toutes ses chances venaient de tomber à l'eau ! Il venait de perdre l'amour de sa vie ! ! Et tout ça à cause de cet abrutit ! Bon, il resterait bien Robin mais…
- T'inquiète Sanji-kun, mon silence vaut cher, mais il s'achète… Je vous laisse… terminer… on règlera la facture ensuite.
Et la trappe se referma sur un nouvel éclat de rire incontrôlé. Sanji aurait voulu tuer Zorro. Il se retourna vers lui… mais ne pu ni le frapper, ni l'insulter. Ses pommettes étaient rouges, et ses yeux à demi fermés. Il essayait de parler, mais aucun son ne franchissait ses lèvres. Ses mains étaient crispées sur la chaine des menottes. Il ressemblait tant à un enfant apeuré que Sanji ne put se résigner à le faire souffrir. Il devait continuer où il en était… Il devait… Pour sa revanche ! Il y était presque, le vert était complètement perdu… Il ne lui restait qu'une satisfaction à obtenir…
- Ça va ?
- …
- Et si je fais ça ?
Sanji fit lentement avancer son membre à l'intérieur de Zorro, et se retira tout aussi doucement.
- HUUMMmm ! C'est…
- Ça fait encore mal ?
- Non… non…
- Je continue… ?
Zorro acquiesça, les yeux ouverts de stupéfaction. Ça ne faisait plus vraiment mal. Il n'avait jamais réussis à accepter à ce point ce… cette présence à l'intérieur de lui. Il avait toujours mal avant. Et… Il n'avait jamais pu autant ressentir ce… ce plaisir…
Le blond commença un lent va-et-vient, portant attention aux réactions de l'autre. Il ne semblait pas détester, au contraire. Alors il accéléra un peu, caressant son corps musclé de ses doigts. S'amusant à chatouiller doucement sa peau brulante. Puis, voyant que tout allait bien, il se laissa aller à son tour à apprécier ce plaisir animal qui se répandait dans son corps.
- Ohh… toi qui disais… que j'étais serré…
- Ta gueule…
- Ohh… oh Zorro…
L'autre eut un moment d'arrêt. Quoi ? Il venait de l'appeler… ? Bon, lui aussi l'avait appelé par son nom mais… ça venait de lui faire un tel effet…Est-ce que le blond avait aussi ressentit ce… ça ? Son nom gémit de la sorte semblait prendre un sens tout autre.
- Sanji…
Le blond embrassa ses lèvres, puis son cou, et descendit au creux de sa clavicule. Il y déposa un baiser chaste, tout en douceur. Zorro laissa tomber une plainte lourde de sens. Sanji sourit. Il se fit même la réflexion que la clavicule du vert était son endroit de torture préféré sur son corps.
Le blond ne pouvait cesser de sourire. Il réussirait son plan, sa vengeance. Juste avec un mot, il venait de gagner. Zorro gémissait, se tordait sous lui, accompagnait son mouvement de son bassin, tirait sur ses chaînes avec vigueur. Il voulait toucher Sanji. Il voulait… encore un baiser dans le creux de sa clavicule…
- Je… si tu fais ça encore je vais…
- Bien, j'arrête alors…
- Mais… humm… c'est tellement…
- Je sais…
- Sanji…
- Oui ?
- Humm ohh Sanji…
- C'est bien moi…
Le blond avait de plus en plus de mal à articuler ses réponses. Le vert quant à lui… il ne savait plus trop ce qu'il disait. Sanji accéléra encore un peu. Ça serait court. Zorro avait beaucoup trop de plaisir à découvrir toute ces sensations… Tant pi. Ça serait court, voilà tout. Ce n'était pas ce qui importait, pas vrai ?
- Sanji… SanJI… SANJIIII !
Un sourire illumina les lèvres du blond alors que Zorro se libérait sur sa chemise et son propre ventre. Sanji vint aussi. Il aurait pu faire durer bien plus longtemps, mais il devait venir à ce moment. C'était encore un truc dans l'amour… Comme s'ils n'étaient qu'un et venir en même temps... bla bla bla… Sanji s'en fichait. Il avait réussit ! Il pourrait hanter Zorro jusqu'à sa mort maintenant !
Le sourire toujoursaux lèvres, il se laissa doucement glisser sur le sol à côté de Zorro. Il s'appuya sur un coude et posa son menton dans sa main alors que de l'autre, il prenait la cigarette qui fumait encore sur la caisse. Il inspira un bon coup avant de laisser retomber sa main sur le torse de Zorro, la tige de tabac coincée entre ses lèvres. Il caressa doucement le torse nu du vert, son chandail étant toujours remonté. Il descendit un doigt sur son ventre et le passa dans sa semence sous le regard de l'autre, encore perdu dans les vapes du plaisir. Sanji approcha son doigt de sa bouche. Il saisit sa cigarette entre deux autres doigts et, sa bouche libérée, lécha son doigt maculé de la semence du vert.
- Alors… commença Sanji sur un ton banal en prenant une bouffée de cigarette, ça fait quoi de jouir en criant mon nom ?
BAM ! Sa revanche était accomplie ! !
Zorro ouvrit de grands yeux horrifiés. Quoi ? Il avait vraiment fait ça ? Non ! Ça ne pouvait pas… ça ne devait pas !
- T'avais l'air de vraiment apprécier, tu sais… Je ne savais pas que t'avais jamais fait l'amour…
Zorro ne disait rien, il tirait sur ses liens avec force, lançait des regards entre le désespoir et la rage un peu partout autour de lui.
- Mais t'inquiète… Je dirai pas aux autres que si tu marches en canard, c'est parce que t'es trop serré derrière.
Sanji prit une autre grande bouffée de fumée. Il se décida finalement à se lever et enleva sa chemise souillée, montrant son corps mince au vert, toujours au sol. Il rattacha son pantalon et jeta un dernier regard à Zorro, prit la clé des menottes dans sa poche et la lança sur son torse. Il arriverait bien à se détacher tout seul. Il était gentil en plus, il lui laissait la lumière.
- N'oublie pas les ingrédients de Chopper…
Zorro retrouva la voix à cet instant, une voix meurtrière qui visait à tuer la dernière phrase du blond… Ainsi que son acte de provocation de se dénuder à ce moment pour exposer son corps, bien plus sexy que ceux que Zorro avait pu toucher par le passer.
- Comment t'es au courant ?
- C'est moi qui lui ait dit que ça te ferais plaisir de l'aider, chantonna Sanji. Et puis j'avais besoin de son aide pour replacer les caisses sur la trappe après que j'y sois descendu tout à l'heure.
Il fit un clin d'œil au vert avant de disparaitre, chemise en main, en refermant la trappe derrière lui.
- VAS CHIER LE CUISTOT ! ! ! cria l'épéiste, sachant très bien que Sanji était encore assez près pour l'entendre. VAS CHIER ! ET OCCUPE-TOI DE NAMI !
Fronçant les sourcils, Zorro prit plusieurs minutes pour retrouver son calme. Il se concentra finalement pour réussir à prendre la clé dans sa bouche et, en se contorsionnant, réussir à atteindre la serrure. Il détacha finalement ses mains avec un sourire de soulagement et s'assit au sol en frottant ses poignets. Il avait de grosses marques rouges tant il avait tiré sur ses liens. Mais ça, ça n'était rien. Il avait aimé… non, il ne pouvait dire ça. Il avait… Il avait crié le nom de… Il allait tuer ce type. Oh oui… il allait mourir. Ou alors lui défoncer le…
La rage s'empara de nouveau de lui. Oui. Et il n'attendrait pas deux mois lui. Il aurait sa revanche… La plus terrible…
Hey hey ! Juste un petit mot (encore, je sais, j'en ai long à dire aujourd'hui) à propos des reviews. Je ne suis pas quelqu'un qui carbure aux commentaires et aux compliments vides. J'écris parce que j'aime écrire, simplement. Je publie pour ceux qui aiment lire et ça s'arrête là. Si vous voulez m'écrire une review, pour me dire que mon texte vous a plu ou pour m'apporter des commentaires constructifs, ça me remplie de joie, parcequ'un auteur est toujours content de voir qu'on aime son travail. Mais si une review me fait un bien énorme, jamais je n'en demanderais.
Comprenons nous bien: si je reçois une review me disant simplement: J'aime ce que tu écris, je suis super contente parce que quelqu'un a pris le temps de me dire que mes écrits lui plaisent. Si parcontre je reçois la même review à la suite d'un chapitre où j'ai écris quelque chose du genre: je dois avoir cinq review si vous voulez le prochain chap ! Je trouve que ça perd de sa valeur.
Tout cela pour vous dire que j'adore quand vous m'écrivez vos impressions et que ça me fais vriament plaisir de pouvoir vous répondre, mais que je ne demanderai jamais de review en échange d'un chapitre.
Voilà, c'était seulement pour expliquer mon point de vue et pour que vous compreniez à quel point ça me fait plaisir de simplement voir mes stats sur cette fic en haut du 500 clics :) Merci à toutes celles qui prennent le temps de me lire, ça me fait plaisir d'écrire pour vous.
Merci à toutes, vraiment,
Shoku
