La suite a été bien appréciée on dirait ! :D Tant mieux parce qu'elle m'a donné du fil à retordre, j'avais vraiment peur d'être en dehors des persos :S Mais comme j'ai tout plein de gentils commentaires, d'encouragements et de prédictions (QUE J'ADORE !), je me suis lancée dans la suite :P
Pourquoi j'aime les prédictions ? Parce que c'est parfois drôle, parfois vraiment ce que j'ai prévu pour la suite, et parce que ça me donne des idées aussi :P
Et j'ai une terrible nouvelle pour le prochain OS… J'en suis déjà à 3000 mots… et ils sont encore habillés ! Enfin, à moitié… Vous savez ce que ça veut dire ça quand les débuts sont plus longs avant d'arriver aux faits ? Moi je vous le dirai pas, faudra deviner ! :D
Bref, je vous laisse sur cet autre entre fait du bateau en attendant le prochain affrontement. Merci infiniment de me lire, je vous adore :)
- Nami-swaaaaaaaann ! Voudrais-tu quelque chose d'autre avec ton dessert ? Plus de chocolat ? Ou bien un verre de quelque chose ?
Le sourire doux de Nami ensorcelait le cuistot amoureux. Tout près d'elle, il lui faisait les yeux doux, flottant presque au dessus du sol. Nami était son âme sœur. Il ne fallait pas le dire à Robin, qui était partie un peu plus loin, mais… Oh et puis Robin était tout autant magnifique que Nami ! Il aimait ses longs cheveux de jais et sa douceur… Alors que Nami, ses cheveux roux flamboyants et sa détermination, voir sa violence, le…
- Oui, Sanji-kun…
Deux contraires parfaits. Il ne pourrait jamais choisir, il aimait autant l'une que l'autre, et son cœur déchiré ne pouvait se résoudra à n'en aimer qu'une seule !
- Quoi donc ?
Le cuistot dû se retenir à grande peine de ne pas suivre sa phrase d'un surnom tel que Déesse, ou bien Ange. Il ne devait pas se montrer trop romantique maintenant, Nami voulait quelque chose ! Et c'était son devoir de…
- Les berrys de la semaine, dit la navigatrice sur un ton sans réplique, un regard perçant fixé sur le blond déconfit.
Rageur, il enfouit sa main dans sa poche et tendit quelques billets à Nami. Il avait tenté de négocier, mais ça n'avait rien donné, Nami avait un argument de béton contre lui. Il savait que s'il ne faisait pas de faux pas, ses chances n'étaient pas tout à fait perdues avec elle, mais il devait faire très attention et lui montrer à quel point il l'aimait, ainsi que toutes les autres femmes qu'il croiserait. Il aimait les femmes !
- Tu sais, tenta le blond pour une centième fois.
- Sanji-kun, tu n'as pas d'explication à me donner, tes choix de vie ne me regardent pas, déclara-t-elle avec une voix emplie de fausse compassion, mais si tu ne veux pas les assumer, tu dois payer le prix.
- Nami, tu sais bien que c'est toi qui illumine mes journées ! Chaque fois que j'aperçois ta beauté, je…
- Ça va, Sanji-kun. Je te crois, allez, je dois travailler…
Sanji tourna les talons, déçu de n'avoir pu, encore une fois, convaincre Nami. Comment se débarrasser du vert et de la réputation qu'il lui avait donnée ? Justement, il passait près de lui. Non, tout compte fait, Sanji avait bien fait de prendre sa revanche. Vraiment bien fait ! Le vert le regardait d'un œil assassin, et dès que leurs regards se croisaient, il détournait le sien. Sanji aurait même juré l'avoir vu rougir une fois ou deux. Quelle vengeance délicieuse.
Avec de la chance, c'est lui qui aurait définitivement gagné, et le vert ne reviendrait pas à la charge. C'était bien, il voulait une femme près de lui et il ne pouvait pas en avoir s'ils se battaient de cette manière. Il devait bien avouer toutefois que… Zorro avait réveillé en lui un désir qui, avec les années passées, avait finit par s'effacer. Les plaisirs du corps, c'était comme la cigarette, pensa-t-il amèrement en marchant vers la rambarde pour aller observer les vagues. Plus on en a, plus on en veut. C'est difficile d'arrêter et les premiers mois sont les plus pénibles, mais quand on arrête assez longtemps, on ne ressent plus ce besoin… jusqu'à y gouter de nouveau, et alors on voulait reprendre le temps perdu. Vraiment, les cigarettes et l'amour, ou le sexe, peu importe, c'était la même chose, aussi toxique. Même combat, même défaite, même obsession. Quand ils iraient à terre, se dit Sanji, il devrait s'éclipser quelques temps pour aller dans un bordel… Juste une fois. Pour… Enfin… Comme si c'était sa dernière cigarette.
Zorro était caché derrière la porte et l'observait, là, seul, sur le pont. Il regardait le soleil se coucher. Vraiment, ce cuistot romantique lui donnait la nausée. Il aurait sa peau. Le voyant s'allumer une cigarette, un étrange sentiment s'empara du vert. Ce n'était pas de la haine. Ni de la colère. Il ressentait souvent cet étrange chatouillis dans la gorge qui lui faisait baisser les yeux, particulièrement quand il voyait Sanji fumer. C'était comme… Allait-il le dire ? Une humiliation. Lui, le puissant Zorro, le futur meilleur épéiste au monde… était humilié par un homme avec une cigarette. Pourquoi ? Parce qu'il le revoyait, à chaque fois, couché près de lui, prendre une profonde inspiration de fumée avant de lui dire, d'un ton calme et parfaitement contrôlé, la pire chose qui soit.
- Alors, ça fait quoi de jouir en criant mon nom ?
Zorro serra les dents en revoyant mentalement les volutes de fumées s'échapper de la bouche méprisante du blond. Ces mêmes arabesques translucides qui s'élevaient à présent dans le ciel orangé, un peu plus loin, encadrant la silhouette de Sanji… Il aurait sa revanche !
- Zorro, il reste encore plein de trucs à couper ! ! Arrête de mater Sanji et viens finir ton boulot.
- QUOI ? Mais je ne… TU VEUX FINIR EN RONDELLES LE RENNE ?
