Pardon de l'attente ! J'étais bloquée pour ce tout petit chap... Du coup j'ai écris le chap suivant :D Mais je ne le publie pas avant... humm... allez, une semaine, parce que je suis gentille ;P


Zorro… Oh…. Zorro… Humm… Je… Oh…

- Besoin d'aide ?

- Quoi ? Oh euh… non, merci Robin, ça va, je m'en occupe… Je vous rejoins sur le pont quand j'ai terminé…

Sanji baissa les yeux vers l'évier plein à craquer de vaisselle sale. Il laissa tomber un soupire en fermant les yeux, puis se ravisa. Non ! S'il fermait les yeux, il allait encore voir... voir… le vert entrain de… peu importe.

En entendant la porte se refermer, le blond se retourna et s'appuya contre le comptoir. Il glissa sa main sur sa poche. Par habitude, il aimait bien fumer en nettoyant les restes du souper… Mais pas ce soir ! Il releva la tête, quittant des yeux le bout de ses souliers et, par la même occasion, ses pensées noires… ou plutôt ses pensées vertes. Il remarqua à cet instant que quelqu'un restait encore dans la pièce. Assis à la grande table. Une bouffée de chaleur rageuse monta en lui, mais il réussit à rester impassible.

- Tu sors pas avec les autres ?

- Non.

Zorro regarda Sanji se retourner, décidant manifestement de l'ignorer. Un petit sourire étira ses lèvres. Un sourire bien étrange, perdu quelque part entre le mépris et l'attendrissement. Il voulait rester là pour une raison toute simple et assez inavouable… Il voulait mater les jolies fesses du blond. Toute fois, alors qu'il commençait à frotter les assiettes, son regard dévia vers son dos, où il devinait d'après les reliefs du tissu les pansements maladroits. Vraiment, il aurait dû le laisser l'aider. Que pensait-il ? Qu'il l'aurait violé plutôt que de s'occuper à panser ses blessures ? Son regard glissa encore un peu plus haut, dans ses cheveux dorés. Il fut toutefois sortit de ses profondes pensées par la voix du cuistot.

- Plutôt que de rester là, tu pourrais m'aider…

Il avait hésité longtemps avant de demander l'aide de l'épéiste… Une grosse minute au moins. Le voulait-il plus près de lui ? Vraiment ?

Se levant lentement, le vert prit un chiffon et entreprit d'essuyer ce que Sanji lui tendait. L'atmosphère était si étrange… Il voyait maintenant le profil du blond et une envie étrange naquit dans son esprit. Non, dans son corps…

Tout près comme ça, Sanji sentait l'odeur du savon de Zorro. Il adorait cette odeur. Elle se mariait à merveille avec les effluves naturels de sa peau. Mais il devait se concentrer sur sa tâche et arrêter d'y penser. Il ferma ses paupières un instant, et vit une goute de sueur glisser le long d'une nuque parsemée d'émeraude, descendre vers une épaule musclée, puis continuer sa course vers un dos sculpté à la perfection, juste assez bronzé. La perle salée voisina une bruine d'autres perles moins téméraires durant se descente. Elle continuait, dans le creux des reins, puis entama une courbe qui…

- …

Non ! Encore ces visions ? Non, il devait garder les yeux ouverts et se concentrer sur… sur la vaisselle…

Zorro avait un étrange désir. Il voulait… il voulait… embrasser Sanji. Rien de plus. Seulement un baiser. C'était étrange. Depuis quand un simple baiser pouvait-il le satisfaire ? Et pourtant… ses lèvres l'appelaient, le suppliaient… Il devait les embrasser ou il en mourrait !

Ne pensant plus à rien, le vert laissa le chiffon sur le comptoir, pressa sa main dans le creux des reins du cuistot et l'attira à lui, refermant son autre main sur sa nuque.

Trop surprit pour réagir, Sanji resta immobile. Des lèvres s'unirent aux siennes sans qu'il ne comprenne, une langue glissa doucement le long de sa bouche, qui s'ouvrit d'instinct, et la langue aventureuse continua sa course, allant sans gêne chercher sa semblable dans son antre. Il avait fermé les yeux… c'était ça hein ? Il avait dû encore fermer les yeux et… Mais non ! Ce qu'il voyait était bien réel ! Le vert l'embrassait vraiment, son visage était tout près du sien !

- Mais laisse-moi tranquille ! Espèce de malade !

L'épéiste cligna des yeux. Sanji venait de le repousser assez brutalement et Zorro avait heurté le mur en reculant. Un air surprit agrémentait son visage basané. Il avait vraiment osé ? Eh ben… Il cligna de nouveau des paupières en constatant la rage du blond. Il avisa les couteaux de cuisine tout près. Haussant les épaules, il tourna les talons et se dirigea vers la porte. Par le hublot, il vit un nez vraiment long et un chapeau de paille disparaitre pour laisser paraitre le ciel nuageux. Deux de plus sur la liste ! En soupirant, il sortit de la cuisine et attrapa Luffy et Usopp par le collet, leur faisant jurer de ne rien dire à personne.

Sanji restait dans la cuisine, partagé entre l'incrédulité, la rage… et la rêverie. N'était-ce pas merveilleux de l'embrasser ? Non ! Ça ne l'était pas, ça ne pouvait l'être ! Perdu, il se remit à frotter vigoureusement ses assiettes. Ça ne se faisait pas ! Cet air désinvolte, comme si c'était normal… Stupide Marimo…


À la semaine prochaine pour un chap... hummm :D