Salut à toutes et à tous !

Je tiens à m'excuser pour le retard, mais j'étais en plein blocus et session d'examen. C'est enfin fini, donc je poste.

Je remercie ceux qui m'ont mis des reviews et j'espère que vous serez toujours au rendez-vous…

Bonne lecture !!

Diaboliqua…

Chapitre 4 : Mauvaise surprise, réunion et conflit

Mois d'octobre, Manoir Jones, début d'après-midi…

La situation entre Tom et Tania Jedusor s'était quelque peu améliorée. Le couple avait passé une semaine très difficile entre disputes, coups de gueule et nuit blanche. Mais, ils avaient fini par avoir une longue conversation pendant laquelle ils parlèrent de leurs attentes respectives pour les jours, semaines, mois, et années futures.

Tania avait enfin compris la détresse de son mari.

Les enfants grandissant et le petit dernier approchant à grands pas, l'ancien mage s'était retrouvé face à une peur qui lui était inconnue. Celle de ne plus savoir qui il était.

Pendant les seize dernières années, Tom Jedusor avait connu quelques passages à vide surtout les mois précédant la naissance de ses enfants.

Avant l'explosion de joie qui avait suivie la venue au monde de leur jumeaux, Tom s'était terré dans un silence impénétrable, même par sa femme et leurs plus proches amis.

Mais tout cela était du passé. Maintenant, leur famille coulerait des jours heureux.

Tom faisait depuis cinq bonnes minutes de long aller et venue dans le couloir du dernier étage. Dans leur chambre se trouvait Tania avec la Gynécomage que le couple avait choisie pour s'occuper de la grossesse.

Cela faisait maintenant quatre mois que sa femme était enceinte et s'était aujourd'hui qu'avait lieu un bilan complet de la santé de la mère et de l'enfant. C'est pour cela que Tom arpentait le couloir de long en large.

- Monsieur Jedusor, lança la voix de Miss Lewis. Tout est prêt, vous pouvez venir.

Le Lord ne se fit pas prier et entra en quatrième vitesse. Sa femme était allongée sur leur lit, en sous vêtement. Son ventre, s'arrondissant à vue d'œil, était recouvert d'une crème transparente. Dessus, était disposé dans une symétrie calculée, une série de pierres de différentes couleurs.

- Tout va bien, ma douce ?demanda le mage en s'asseyant aux côtés de sa femme.

- Oui, ça va, répondit-elle.

Tom la contempla. Tania était tout simplement rayonnante. Depuis que son ventre avait commencé à s'arrondir, elle avait constamment un magnifique sourire et ses yeux brillaient d'un éclat nouveau.

Jamais il ne l'avait trouvée aussi belle qu'à cet instant. Une douce chaleur de bien être s'insinua en lui. Merlin, qu'il aimait cette femme !

- Tu es resplendissante, murmura-t-il d'une voix rauque.

- Merci, souffla-t-elle rougissant comme une adolescente ce qui ne fit qu'augmenter la sensation de chaleur du Lord.

Si Tania et lui étaient seuls, Tom aurait sûrement sauté sur l'occasion pour couvrir sa femme de baiser. Il la désirait autant, sinon plus qu'avant.

Sa douce, ayant remarqué le regard brûlant qu'il lui jetait, rougit encore plus si cela était possible.

La Gynécomage, n'ayant pas suivit l'échange de geste et de regard du couple, s'en inquiéta.

- Vous aller bien madame Jedusor ? Vous êtes toute rouge ?

- Oui, ça va bien, répondit-elle. Juste un coup de chaleur.

- Cela peut arriver pendant la grossesse, éluda Miss Lewis. Le corps subit d'énorme bouleversement. D'un instant à l'autre, vous pouvez passer d'une sensation de froid à une sensation de chaleur.

- Oui, oui, tout à fait, lança Tania précipitamment en envoyant un regard en coin à son mari, c'est sûrement ça.

- Très bien, nous allons commencer.

La Gynécomage prit place aux côtés de Tania et position sa main droite au dessus de son ventre, à l'exact milieu des pierres, mais sans toucher la peau.

Elle murmura une veille incantation latine par trois fois.

D'un coup, les pierres de couleur s'illuminèrent avant que chacune ne se relie au centre du ventre par un rayon de sa couleur.

Miss Lewis retira sa main pour laisser la place à une image, d'abord flou, pour ensuite devenir très claire.

- Vous voyez, dit-elle en montrant du doigt une masse sombre, c'est votre bébé.

- Incroyable, murmura le couple.

- Attendez, je vais vous le montrer dans sa taille réelle.

Elle modifia l'angle des pierres de quelques degrés.

- Si vous regardez bien, on peut facilement distinguer ses membres et même ses doigts, reprit-elle.

- Est-ce qu'il va bien ? demanda Tom.

- Je vais tout de suite procéder à l'examen.

La jeune femme se leva pour aller dans sa mallette. Elle revint avec une espèce de baguette magique.

- Ceci est une baguette de vision, informa-t-elle. En la plaçant sur chacune de pierre dans un ordre précis, je vais pouvoir pénétrer votre ventre pour analyser chaque partie de votre enfant.

- Est-ce douloureux ? Et pour l'enfant, y a-t-il des risques ?

- Non, ni douleur ni risque madame Jedusor. Puis-je commencer ?

- Oui, allez-y !

La jeune femme se leva, prit la baguette entre ses doigts et plaça son extrémité sur la pierre blanche.

- Pěnětro ět perspicio is ere spexi ectum / Pénètre et regarde attentivement.

D'un coup, la baguette de vision s'enfonça dans la pierre, puis dans le ventre de Tania ce qui lui arracha un hoquet de surprise.

- Détendez-vous, tout ira bien, dit la Gynécomage d'une voix rassurante.

Elle répéta l'opération avec les pierres jaune, rouge, bleu, verte et noire. Une fois terminé, elle enleva tout son matériel sous le regard inquiet du couple avant de prendre une chaise et de s'asseoir.

- Alors, quelles sont les nouvelles ?

- Je n'ai qu'une seule phrase à dire Monsieur Jedusor : votre enfant se porte à merveilles.

Le soulagement apparut sur leur visage, mais Miss Lewis ne s'en formalisa pas.

- Je peux vous dire le sexe si vous voulez ? proposa-t-elle.

- Oui, nous voulons bien, répondit Tania.

- Monsieur Jedusor ? posa-t-elle en le regardant.

- Oui, pourquoi pas, fit-il évasivement. De toute façon, je le sais déjà depuis longtemps.

- Oui, bien sûr, s'exclama Miss Lewis. Vous devez être une des rares personnes à différencier les Auras. Enfin, bref ! Votre enfant est une petite fille.

Sur ce la jeune femme se leva, salua le couple et transplana.

- Drôle de personne, conclut Tania en se levant avant de s'emparer de sa robe.

- Que fais-tu ma douce, lança Tom. Tu n'espères quand même pas que je vais te laisser te rhabiller sans dire un seul mot, ajouta-t-il en enlaçant sa taille.

- Je me disais bien que tu étais resté un peu trop calme en me voyant en petite tenue, rigola-t-elle avant de l'embrasser.

Le mage ne perdit pas une seconde de plus. Il renversa Tania sur leur lit avant de caresser sa peau douce et soyeuse et de couvrir son coup et ses lèvres de baiser.

Alors que Tania s'amusait à faire languir son mari en ne défaisant qu'un bouton de sa chemise à la fois, des coups secs et de grande intensité furent frappé à la porte d'entrée.

- Qui cela peut-il bien être ? lança Tom frustré.

- Je ne sais pas, fit Tania, mais cela n'a aucune importance parce que l'on ne va pas ouvrir.

- Tu as raison, répondit-il avec un sourire charmeur.

Alors que le couple allait reprendre ses caresses et ses câlins là où il les avait laissés, les coups réitérèrent.

- Bon sang, s'écria le mage.

- Ne t'énerve pas, sourit Tania. Je vais aller ouvrir, faire déguerpir ces gêneurs et je reviens de suite.

- Très bien, je t'attend, accepta-t-il en la regardant remettre sa robe rouge.

- Tu peux me la fermer s'il te plaît.

- Bien sûr ma douce ! Bien que je préférerais te l'enlever, souffla-t-il dans son coup ce qui lui provoqua un frisson.

Tania l'embrassa rapidement ce qui arrache un grognement de frustration au mage et sortit de la chambre d'une démarche sensuelle, sa robe suivant ses mouvements.

Après avoir emprunté un raccourci, elle descendit une série de marches avant de se retrouvé devant la porte au moyen où des coups étaient encore frappé.

- Il va m'entendre cet idiot, ragea-t-elle en ouvrant la porte à la volée.

Surprise, Tania resta comme figée quelques secondes avant de reprendre ses esprits.

- Mais que fais-tu ici ? demanda-t-elle.

- A votre avis, fit l'homme en lançant un signe de tête à son équipe qui, ne perdant pas une seconde, entra.

- De quel droit te permets-tu une telle intrusion ? cria-t-elle.

- Votre mari et vous ne pensiez tout de même pas que j'allais réellement annuler cette perquisition, se moqua Harry Potter.

- Tu nous as mentit, cracha Tania, hors d'elle.

- Disons, que je vous ai omis la vérité. Annuler ou reporter une perquisition, c'est la même chose, non ?

La Jedusor regarda autour d'elle. Une dizaine d'Aurors, dont Ronald Weasley, étaient occupé à fouiller le rez-de-chaussée et les sous-sols. Ils retournaient tout sur leur passage, cassant, brisant certaines choses.

- Mais que chercher vous avec tant d'ardeur, fit-elle en bord de la panique.

- Des choses compromettantes sur vos jumeaux, répondit Potter.

A cette réponse, la respiration de Tania s'accéléra. Elle porta la main à sa poitrine dans un geste de douleur.

- Tania, s'alarma Potter. Vous allez bien ?

- J'ai du mal à respirer, souffla-t-elle alors qu'il s'approchait d'elle faisant mine de la prendre par la taille pour la soutenir.

- Vous devriez aller vous allongez. Le stress n'est pas recommandé dans votre état.

- Ne me touche pas ! cria-t-elle en s'extirpant de sa prise.

A bout de nerf, elle hurla :

- Tom !

Celui-ci, allongé sur leur lit à l'étage, sursauta en entendant son hurlement.

- Mais qu'est-ce que…fit-il en se levant avant d'ouvrir la porte avec fracas et de se mettre à dévaler les escaliers à toutes vitesse manquant de tomber.

Arrivé près du hall, il lança :

- Que se passe-t-il Tania, je t'ai entendu hurler et…Potter, cracha-t-il en l'apercevant.

- Tom, souffla sa femme. Ils…ils sont venus pour les jumeaux.

- Quoi ? cria-t-il en prenant Tania en pleure dans ses bras. Qu'est-ce que c'est que cette mascarade ?

- Nous sommes ici pour fouiller les affaires de vos enfants et les votre par la même occasion, répondit le Survivant calmement pendant que Tom forçait Tania à s'asseoir sur l'un des bancs dans le hall.

- Pourquoi ? s'écria le Lord. Je pensais que vous alliez annuler les perquisitions.

- Ne rêvez pas trop Jedusor, rigola Ron.

- Tais-toi Weasley où je te ferais regretter le jour de ta venue au monde, intima Tom avec sa froideur légendaire.

Se retournant vers Potter, il lança sur le même ton :

- J'exige des explications, sur le champ.

- Très bien, répondit-il. Je pense que vos enfants sont à un âge où ils peuvent être capables de beaucoup de chose.

- Que veux-tu dire ?

- Je crois, et cela est sans doute justifié, qu'il en veulent à la communauté magique entière et que, par conséquent…

- Tu accuses ma fille aînée et mon fils de pratiquer la magie noire, coupa le Lord bouillonnant intérieurement de rage.

- J'ai encore mieux, répliqua Potter. Je crois que vous les aidez.

Tom accusa le choc comme il le pu. La surprise était marquée sur son visage alors que Tania blanchissait à vue d'œil.

- Non, ce n'est pas possible, s'exclama-t-elle. Tu ne pense pas sérieusement ce que tu viens de dire.

- Oh que si ! s'indigna-t-il. Vous ne pensiez tout de même pas que le monde magique et moi-même allions vous laissez vivre votre petite vie bien tranquille avec vos enfants.

Plus il parlait, plus la main droite de Tom le démangeait. Il savait qu'il n'avait qu'un seul geste à faire pour faire apparaître sa baguette, mettre hors d'état de nuire tous les Aurors et en finir avec Harry Potter. Tout ça en un seul geste, un seul…

- Estimez-vous heureux de votre sort, poursuivit l'Elu. Vous devriez me remerciez, Jedusor. Je vous ai permis d'avoir une vie, vous, un meurtrier.

- Mais que veux-tu à la fin ? cria Tania.

- Réparer l'erreur que j'ai faite il y a seize ans.

- Ah oui ! Et laquelle, demanda le Lord.

- Il y a seize ans, j'aurais du te laisser mourir, répondit Potter avec haine en faisant face à son pire ennemi avec tout le courage qu'il possédait.

Cette simple phrase fut comme un déclic pour Tom Jedusor. Harry Potter eut tout juste le temps de voir briller une lueur écarlate dans les yeux du mage avant que celui-ci, d'une pensée, se munisse de sa baguette.

Les quelques fractions de secondes qui suivirent furent un chao total, même pour Tania. Toute la pièce était plongée dans une lumière aveuglante.

Quand la Jedusor pu rouvrir les yeux, se fut pour voir la dizaine d'Aurors étendu sur le sol, inertes et un Harry Potter à la merci du plus grand mage noir de tout les temps.

En effet, dés que Tom eut sa baguette en main, il utilisa, de manière informulée, un sort de magie noire très avancé.

D'une lumière aveuglante, ce sort créait des ondes de magie pure, provenant de l'Aura de sorcier. Dés qu'une de ces ondes touchaient un être doté de magie, celle-ci était automatiquement absorbée par le sorcier. En l'occurrence par Lord Voldemort.

Heureusement, ce sort, très difficile à manipuler, n'avait touché ni Tania ni Potter pour le plus grand bien du mage.

Maintenant, Harry Potter était sans baguette, menacé par celle du Lord.

Haletant, le Survivant jeta un rapide regard à la pièce. Son équipe était hors d'état de nuire.

- Comment avez-vous fait ça, murmura-t-il ébahit à Tom.

- La magie noire possède nombre de chose que la magie blanche ne donnera jamais. Nul sorcier ne peut être aussi puissant que moi en n'utilisant que la magie dite pure.

- C'est incroyable, souffla Harry pour lui-même. Je n'ai jamais vu un sort faire autant de dégâts en si peu de temps. Vous m'impressionnez plus que jamais Jedusor.

- Ce qui ne sera jamais ton cas, mais je n'ai pas fait çà pour impressionner qui que se soit, clama Tom.

- Expliquez-moi alors, nargua Potter.

- Comme tu l'as si bien dit, commença le mage, tu as commis l'erreur de me laisser la liberté il y a seize ans. Et bien, moi aussi, j'ai commis une erreur.

- Laquelle ?

- Celle d'avoir laissé la vie de Tania et la mienne entre tes mains, avoua le mage. Albus Dumbledore serait fier de toi Harry Potter !

- Et pourquoi ?

- Pourquoi, ricana Tom. Tout comme lui, tu manipules la vie des gens pour arriver à tes fins.

L'ancien mage s'avança de quelques pas et pointa sa baguette sous la gorge de l'Elu.

- Allez-y, tuez-moi ! lança Harry.

- Donne-moi une seule raison de ne pas le faire ? demanda le Lord.

- Je n'en ai aucune à vous donnez, répondit-il, pour la simple est bonne raison que rien ni personne ne pourrait vous arrêtez si vous faites le choix de redevenir Lord Voldemort. Encore une fois, vous êtes confronté à un choix Jedusor.

- Tu as tord, répliqua Tom. Il y a plusieurs raisons à cause desquelles je ne vais pas te tuer. La première est que j'ai une femme et des enfants qui ont besoin de moi. Quoi que tu puisses en penser, je les aime bien plus que ma propre vie.

Des bruits de transplanage se firent entendre dans le parc du Manoir.

- Et la seconde vient juste d'arriver, continua le mage. Si je te tue Potter, ils tuerons mes enfants et ma femme.

A peine cette phrase terminée qu'une dizaine d'Aurors débarqua de tous les côtés, chacun pointant Tom Jedusor de leur baguette magique.

Les divers chants de force et sortilèges qui entouraient le manoir avaient permis aux Aurors du ministère d'être alerté de l'utilisation de la magie noire au domicile des Jedusor. Le temps de regrouper une équipe et les voilà sur place.

- Rendez-vous sans faire de résistance et il ne sera fait aucun mal à votre femme, dit l'un d'eux.

Ayant commis l'erreur de faire référence à Tania, l'Auror se retrouva tenu à la gorge à vingt centimètres du sol par le mage noir.

- Quel genre de Gardien de la Paix êtes-vous devenu pour vous en prendre à des innocents, rugit Tom ses yeux plus rouge que jamais. Je pourrais te tuer d'une seule main, le sais-tu seulement ?

L'homme ne dit mot, mais une chose était sûre : il était pétrifié de peur.

Sans rien ajouter, Tom le lâcha d'un coup et l'Auror retomba sur lui-même comme un tas de chiffon, en suffocant.

- Tom, appela Tania.

- Je vais me rendre sans opposer de résistance ma douce, c'est mieux ainsi.

- Non Tom, je t'en prie, s'écria-t-elle en s'approchant de lui alors que plusieurs Aurors lui liaient magiquement les mains tandis que Potter récupérait sa baguette en bois d'if.

- N'approchez pas madame Jedusor, dirent deux Aurors en la tenant par la taille.

- Lâchez-moi ! cria-t-elle les larmes aux yeux. Tom !

- Ca va aller ma douce, ça va aller, tenta-t-il.

- Non, je ne crois pas, rétorqua Potter. J'ai bien peur que vous ne veniez de franchir la limite Tom. Je n'ai d'autre choix que de vous enfermez dans le quartier de haute sécurité d'Azkaban.

- Tout est prêt monsieur, dit une jeune femme. Les gardiens d'Azkaban sont prévenus et les Aurors blessés ont été envoyé à Sainte Mangouste.

- Très bien, Smith. Qu'on emmène Jedusor. Mais avant, ajouta Harry, laissez-le embrasser sa femme.

Les hommes qui tenaient les Jedusor séparé les lâchèrent. Aussitôt, Tania plongea dans les bras de son mari.

- Désolé, murmura-t-il, j'aimerais bien t'enlacer en retour, mais mes mains sont liées.

- Que va-t-il se passer Tom ? Que vais-je dire aux enfants ? Que vont-ils te faire dans cette horrible prison ?

- Ne t'en fais pas, je survivrais.

- Tu ne sais pas ce que c'est, souffla-t-elle. On se sent si seul là-bas… Tom, pourquoi as-tu fais ça, pourquoi, hurla-t-elle en martelant le torse de son mari de coup de poing. Tu n'avais pas le droit.

- J'ai cru te protéger, répondit-il. J'ai été égoïste, sauras-tu me pardonner, ma douce ?

Pour toute réponse, Tania se hissa sur la pointe des pieds et l'embrassa. Le baiser était doux, chaleureux, mais aussi mouillé parce qu'elle pleurait.

- Je t'aime Tania, souffla-t-il.

- Je t'aime aussi Tom.

Quelques minutes plus tard, la jeune femme se retrouva seule au milieu du hall. A même le sol, Tania pleurait toutes les larmes de son corps. Elle devait vivre dans un cauchemar sans fin.

- J'ai besoin d'aide, murmura-t-elle en se relevant.

Jetant un dernier coup d'œil au rez-de-chaussée dévasté, elle prit l'une de ses capes et transplana.

Poudlard, appartement des professeurs Rogue et Lestrange…

Severus Rogue était confortablement assis dans un long canapé de couleur noir lisant la livre l'histoire des potions.

- Dis-moi chérie, il arrive quand ce thé ? cria-t-il vers la petite cuisine.

Pour toute réponse, il reçut un bruit de tasse cassée.

- Elle est vraiment maladroite, soupira-t-il.

- Tu disais ? demanda-t-elle posant le plateau avec la théière, deux tasses et un assortiment de thé et de petits gâteaux secs.

- Je te demandais si tu voulais un coup de main.

- Mais oui, bien sûr, fit-elle suspicieuse.

- C'est toi que les a fait ? demanda-t-il en prenant un gâteau.

- Mais oui, pourquoi ?

Il lui lança un regard en coin se demandant si sa femme se moquait de lui. Puis, il riva ses yeux noirs sur le gâteau.

- On dirait que tu doutes de ma cuisine.

- Oh euh…

- Goûte, je ne les ai pas empoisonnés.

Quelques secondes plus tard, la moitié de l'assiette de gâteau avait disparue. Buvant une dernière gorgée de thé vert, Severus lança :

- Tu t'es surpassée.

- Oui, je vois ça, rigola-t-elle.

- Pour une fois que tu fais quelque chose de mangeable…

Bellatrix n'eut pas le temps de répliquer que quelques coups discrets mais pressés furent frappé à la porte.

L'ancienne Mangemort se leva, fusilla son mari du regard, avant de demander par simple précaution:

- Qui est-ce ?

- Bella, c'est moi, Tania ! Ouvre, je t'en prie !

- Tania, mais que fais-tu ici, dit-elle en ouvrant la porte sur son amie en pleure.

- Il est arrivé des choses horribles Bella.

- Que se passe-t-il, demanda Severus inquiet en les voyant toutes les deux.

- C'est Tom ! s'exclama leur amie avant d'être prise par des soubresauts.

Ils l'emmenèrent s'asseoir sur le canapé attendant qu'elle se calme.

- Qu'est-ce qu'il se passe avec Tom, demanda doucement Severus.

- Harry Potter est venu perquisitionner le manoir alors qu'il avait dit que cela était annulé, commença-t-elle.

Elle leur raconta tout ce qu'il s'était passé.

- Je ne comprends pas ! s'exclama Bella. Où est Tom ? Pourquoi n'est-il pas avec toi ?

- Ils l'ont arrêté Bella, murmura Tania. Tom est à Azkaban.

Quelques minutes passèrent pendant lesquelles Tania laissa le temps à ses amis de se remettre de leur surprise.

- A la prison d'Azkaban, murmura Severus.

- Oui, soupira Tania. Il faut à tout prix que je prévienne les enfants.

- Evidemment, accorda-t-il.

- Savez-vous où ils se trouvent dans le château ?

Le couple se regarda subtilement.

- Nous n'en avons pas la moindre idée, firent-ils.

Au même moment, Salle sur Demande…

Une bonne vingtaine d'élèves de Serpentards, toutes années confondues, étaient rassemblés autour d'une longue table de bois noir. Visiblement, tous attendaient l'arrivée d'une dernière personne.

Pour l'occasion, la Salle sur Demande avait revêtue un décor typiquement Serpentard. Les murs de la vaste salle est en pierre brute. Quelques lampes suspendues en fer noir éclairaient subtilement la table. Ca et là, des drapeaux représentant l'emblème de leur maison mettaient une petite touche de couleur. Pour réchauffer l'atmosphère, un feu crépitait dans une cheminée.

La Salle sur Demande était l'un des secrets de Poudlard dont la maison Serpentard connaissait le secret et ce, depuis de centaines d'années.

D'ailleurs, tous le savaient, Lord Voldemort ou Tom Jedusor, à l'époque où il était élève, se servait déjà de cette salle secrète pour ses réunions avec ceux qui deviendraient les Mangemorts.

Aujourd'hui, près de septante ans plus tard, c'était la fille du Lord qui présiderait la réunion en tant qu'Aînée des Serpentards.

La grande porte de bois et de fer noir se matérialisa sous leurs yeux signe qu'une personne allait entrer d'un instant à l'autre. Tournant la poignée de la porte, Tara Jedusor apparut. Tous se levèrent, s'inclinant légèrement.

Vêtue d'une robe bustier, arrivant à mi-cuisse, et d'une cape aussi noirs que sa chevelure, elle avança d'une démarche rapide et assurée vers l'une des extrémités de la table.

La jeune Jedusor regarda une à une les personnes présentes de ses prunelles noires où il y brillait les flammes du feu de cheminée. Le peu de lumière accentuait la blancheur de sa peau et le noir de son habillement. Plusieurs garçons, y compris Seth Avery, la regardaient avec un désir non caché qu'elle remarqua.

D'un geste de la main, elle les convia à s'asseoir. Toujours debout, elle dit :

- Pardonnez mon retard, mais j'ai eu du mal à me débarrasser d'un élève de première année à Poufsouffle qui ne retrouvait plus son chemin.

- Inutile de t'excuser, Princesse, souffla Seth. Nous sommes ici pour te prouver que nous sommes fidèles à la maison Serpentard et à ta personne.

- Merci Seth. Ta confiance me touche. Bon, ajouta-t-elle avec sérieux et froideur, je crois que vous savez tous pourquoi vous êtes ici.

Les Serpentards hochèrent imperceptiblement la tête.

- Vous êtes, toutes et tous, les enfants des familles les plus influentes du monde magique. Vos noms sont connus, fit-elle. Pour la plus part, cela est dû aux crimes de nos pères, il y a seize ans.

Pour joindre le geste à la parole, elle regarda tour à tour, Seth Avery, Marcus Rosier, Marek Dolohov, Sylvianna Macnair, Cristal et Leïa Rockwood, et pour finir, Scorpius Malefoy, en quatrième année.

- Pendant les dix années qui ont suivies la fin de la guerre, continua-t-elle, la noble maison de Salazar Serpentard à oubliée ses valeurs d'antan. C'est intolérable, ajouta-t-elle appuyant sur le dernier mot tout en tapant du plat de la main sur la table, les faisant sursauter.

- Je suppose que tu parles de la solidarité qui existait entre les Serpentards, de notre éloignement face aux autres maisons et, de notre passion pour la pureté du sang.

- Exactement Scorpius Malefoy, exactement, admit Tara. Quoique la pureté du sang n'ait vraiment plus aucune importance de nos jours, corrigea-t-elle. Aujourd'hui, parmi les Sang-de-Bourbes, il y a d'excellents sorciers.

- Comme Hermione Granger ? proposa Leïa Rockwood.

- Oui, tu as raison, sourit la jeune Jedusor.

- Mais, qu'attends-tu de nous exactement, Princesse ?

- Ce que j'attends de vous est très simple Marek, répondit-elle. Depuis mon arrivée ici, il y a cinq, je me suis évertuée à vous rappeler qui vous êtes vraiment. Aujourd'hui, la maison Serpentard recommence à faire honneur à son blason. Mais ce n'est pas suffisant.

- Que faut-il faire, alors ? questionna avidement Seth.

- Depuis notre arrivée, nous, filles et fils de Mangemorts, Serpentard est vue comme la maison de la malveillance, de la cruauté et de la domination. Et cela, je ne le tolère pas. Je crois qu'il faut montrer au monde magique que les sorcières et sorciers de toutes les générations peuvent être complet dans l'art magique sans avoir de buts nuisible pour les autres.

- Que veux-tu dire par là ? demanda Lisa Lamberry, la Préfète-en-Chef.

- Ce que je veux dire, c'est que la magie connaît nombre de branche : la magie blanche, noire, ancienne, runique, et j'en passe. Qu'est-ce que j'attends de vous ? posa Tara. C'est très simple ! Je veux que vous prouviez que de porter le nom d'un Mangemort et d'être un sorcier accompli dans tous les domaines de la magie n'est pas un crime.

- Je crois avoir compris, s'exclama Seth.

- Explique, parce que je ne suis pas très bien, rétorqua Scorpius.

- Et bien, Tara Jedusor veut être une sorcière aussi complète et puissante que son noble père, mais avec le respect et l'admiration qui ont été et sont toujours porté à Albus Dumbledore.

- Exactement Seth, apprécia Tara. Je veux cela pour nous tous. Je veux une nouvelle génération de sorcières et de sorciers. Mais pour cela, je dois avoir votre confiance et votre fidélité car ce que nous devons accomplir doit rester secret pour les bienfaits de nos familles.

La jeune Jedusor laissa s'écouler quelques secondes avant de dire avec sérieux, calme et autorité :

- Etes-vous avec ou contre moi ?

Tous se lancèrent des regards interrogateurs. Lentement, Seth Avery se leva :

- Je crois parler au nom de tous : nous te suivons.

- Oui, firent les autres en se levant.

- Très bien, répondit Tara sans aucune émotion. Seulement, les paroles ne me suffisent pas, ajouta-t-elle. Il me faut une preuve de votre engagement, c'est pourquoi, j'aimerais vous imposez un sortilège très ancien.

- Qu'est-ce donc ?

- Pour te le montrer Marcus, il me faudrait un volontaire.

Sans hésitation aucune, Seth s'approcha :

- Je me propose avec dévouement.

- Cette attention me touche beaucoup Seth, crois-le !

Le jeune homme se mit face à Tara alors qu'elle sortait sa baguette magique de sa cape. Fermant les yeux pour mieux se concentrer, la jeune Jedusor ne vit pas quelques visages se crisper d'appréhension.

Tout d'un coup, une lumière blanche entoura Seth. Loin de s'en inquiéter, Tara demanda :

- Es-tu prêt à me vouer une fidélité sans limite jusqu'à ce que je rompe ce pacte ?

- Oui, répondit-il sans hésitation.

La lumière devint d'un coup bleu, puis noire. Tara baissa sa baguette, et fit un imperceptible sourire au jeune Avery avant de s'approcher. Sans crier gare, elle le saisit par la nuque et pencha sa tête sur le côté.

- Regardez, dit-elle le montrant à l'assemblée la nuque du jeune homme.

Tara passa un doigt sur la ligne imaginaire qui séparait la nuque et la chevelure du jeune homme. Sans s'en rendre compte, un frisson lui parcourut l'échine à ce contact.

Soudain, tout prêt de l'oreille de Seth, apparut, au contact de Tara, un serpent enroulé autour d'un 'J'. Les Serpentards, ébahis, la regardèrent avec des yeux ronds.

- Ceci représente la première lettre de mon nom entourée du serpent, emblème de la maison de Serpentard. Cette marque indolore n'est visible qu'à mon contact. Personne ne pourra s'en apercevoir.

- Incroyable, murmura Marcus en admirant la marque. Comment t'y-es tu prise, Princesse ?

- Il s'agit d'un simple enchantement de magie ancienne, très ancienne, répondit-elle. Si vous me suivez, tout comme Seth, vous aussi serez capable de telle chose. Rien n'est compliqué en magie, tout est question d'apprentissage.

Un silence s'installa pendant lequel Tara les regarda un à un. Soudain, tous se mirent en file devant elle, près à recevoir leur marque.

- Ne prenez pas cela pour une obligation ou pour une injustice, dit-elle en leur imposant tour à tour. Je ne suis pas là pour rassembler une armée de sorcier comme mon père à mon âge. Je veux juste que nous soyons unis face à l'injustice dont nous faisons preuve. Moi aussi, je possède la marque.

Tara se retourna et leur montra le 'J'entouré par le serpent entre son oreille et sa nuque. Tous furent saisit d'une joie immense à cette vue. Tara Jedusor se montrait comme leur égal.

- Il est temps que vous partiez, il se fait tard, reprit-elle. Repartez par groupe de deux ou trois et bonne nuit, conclu-t-elle.

Tous la saluèrent tour à tour avant de partir dans le silence et le calme. Seul Seth Avery resta.

- Oui Seth ? demanda-t-elle.

- Je voulais te dire à quel point je suis heureux de te connaître Tara Jedusor, dit-il en s'approchant d'elle. Tu es la personne que nous attendions tous avec tant d'impatience.

- Je sais.

- Tu nous ouvre enfin la voix d'un présent nouveau, d'un futur meilleur.

Tout en parlant, il s'était encore approché d'elle. Tara pouvait maintenant sentir son souffle chaud dans son coup. Levant les yeux pour le regarder, Tara eut la respiration coupée. Elle n'arrivait pas à détacher son regard de ses prunelles noires qui brillaient d'un éclat étrange. Seth l'avait toujours intriguée, mais jamais à ce point.

- Seth, je…

- Chut, coupa-t-il. Pour une fois, tais-toi, intima-t-il en penchant la tête vers elle.

Lorsque leurs lèvres se rencontrèrent enfin, le pouls de la jeune femme s'accéléra soudainement. Ne répondant pas à son baiser, le jeune homme prit cela pour un refus et se retira.

- Désolé, je…je n'aurais pas dû, balbutia-t-il.

- Tais-toi, chuchota-t-elle avant de lui caresser la joue d'un revers de main.

Seth prit cela pour un encouragement et posa de nouveau ses lèvres sur celles de la jeune femme.

Cette fois-ci, elle y répondit. Leur baiser fut d'abord hésitant puis, bien plus passionné. Seth posa ses mains sur les hanches de Tara alors qu'elle passait les bras entour de sa nuque.

D'une envie commune, ils approfondirent le baiser. Se collant un peu plus contre lui, Tara ne put réprimer un frisson et un soupir de plaisir. Jamais elle n'avait pris le temps pour ce genre de relation avec un garçon. Ils se séparèrent et collèrent leur front l'un à l'autre en se regardant dans les yeux.

- J'en avais envie depuis longtemps, souffla Seth.

- Moi aussi, répondit-elle en rougissant légèrement.

Le jeune homme se rendit alors compte de sa chance. Il savait à présent que la vraie Tara Jedusor se trouvait dans ses bras. Elle venait d'enlever son masque de froideur, d'enlever son masque de fille de Lord Voldemort.

- Tu…tu me plais depuis que l'on s'est rencontré il y a cinq ans.

- Pourquoi as-tu si longtemps hésité ? demanda-t-elle.

- J'avais peur d'être rejeté. Je ne l'aurais pas supporté parce que j'étais trop faible. Maintenant, je me sens fort à tes côtés.

- Tu es très important pour moi, dit-elle, mais…

- Tara, coupa-t-il, un seul baiser de toi ne me conviens pas. Je…j'ai des sentiments très fort pour toi et, j'ose espérer que tu acceptes d'être ma…ma petite amie, termina-t-il dans un souffle.

Sa demande la surpris tellement qu'elle en recula sous le choc. Se reprenant bien vite, elle s'avança vers lui et l'embrassa rapidement.

- J'accepte, souffla-t-elle. Je veux bien être ta petite amie.

- C'est vrai, dit-il n'y croyant pas.

- Oui, mais personne ne doit être au courant. Ou du moins, pas pour le moment, ajouta-t-elle.

- D'accord, j'accepte ta condition.

- J'en suis heureuse, sourit-elle avec franchise.

Ils sortirent ensemble de la Salle sur Demande. Main dans la main, dans le noir, marchant à travers les couloirs, ils ne virent pas une ombre surgir devant eux.

- Je savais que tu serais ici Tara.

- Théo, dit-elle avec reproche, tu nous as fait peur.

- Pas assez pour vous séparez apparemment, répondit-il en montrant leurs mains enlacées.

- Ne te mêle pas de ça, répliqua Seth.

- Essaierais-tu de m'impressionner Avery, souffla le jeune Jedusor. Je crois avoir encore mon mot à dire sur ce que fait ma sœur. Justement, dois-je te souhaiter toutes mes félicitations ou mes sincères condoléances, Tara.

- Mais pour qui te prends-tu pour me faire pareille remarque, s'écria-t-elle.

- Ce n'est pas le moment de me faire des reproches, remarqua-t-il. J'aimerais te parler en privé ma sœur.

- Très bien, accorda-t-elle. Seth, laisse-nous.

- Mais…fit-il.

- S'il te plaît Seth, laisse-nous, demanda-t-elle à nous en lui envoyant un regard noir. On se retrouve plus tard.

- Très bien, admit-il en s'éloignant.

Les jumeaux Jedusor attendirent que le bruit des pas de Seth s'éloigne. Une fois sûre qu'ils étaient seuls, Tara dit :

- De quoi veux-tu me parler avec tant d'empressement Théo ?

- Je sais ce que tu prépares avec tes amis de Serpentards.

- Quoi, s'étonna-t-elle, mais comment ?

- Grand-père et moi avions des soupçons depuis certains temps et…commença-t-il avant d'être coupé par la voix de leur parrain surgissant des parlophones.

- Miss et Messieurs Jedusor sont priés de se rendre immédiatement dans le bureau du sous-directeur.

D'un simple regard, les jumeaux se mirent d'accord pour reporter leur discussion à plus tard avant de se mettre en route pour aller retrouver leur frère.

- Que nous veut-il à ton avis ? demanda Théo.

- Je n'en suis pas sûre, mais je crois que cela à un rapport avec les parents. Quoi d'autre sinon ?

- Franchement, fit Théo. Aucune idée !

Au détour d'un couloir, ils rencontrèrent leur jeune frère qui leur lança :

- Vous savez pourquoi parrain nous appelles ?

- Peut-être, firent les jumeaux avant de reprendre leur route.

Les trois Jedusor arrivèrent bien vite au troisième étage, là où se trouvait la classe de Défense contre les Forces du Mal ainsi que le bureau du professeur Rogue.

A peine avaient-ils mis un pied dans la classe, qu'ils tombèrent sur leur mère accompagnée de leur parrain et marraine.

- Que se passe-t-il ? demandèrent les trois jeunes d'une même voix inquiète.

- Votre père à un problème.

Une vingtaine de minutes plus tard, les enfants Jedusor étaient mis au courant de toute l'histoire. Sous le choc, Thomas et Tara n'avaient plus dit un seul mot depuis près d'un quart d'heure.

- Papa est donc enfermé à Azkaban depuis plus de douze heures, s'exclama Théo ébahis.

- Oui, répondit Tania. Et je n'ai pas de nouvelle depuis que les Aurors et Potter l'on emmené.

Cette simple phrase suffit à la faire sangloter. Thomas, voyant la détresse de sa mère, la prit dans les bras en signe de réconfort. Théo lui, se mit à lui frotter le dos pour la calmer.

Bella et Severus s'écartèrent dans un coin de la salle de clase pour leur laisser un peu d'intimité. Seul Tara n'y participait pas.

La jeune femme se leva pour aller à la fenêtre la plus proche. Dehors, le soleil commençait à apparaître à l'horizon. Il devait être cinq du matin, pas plus. Jetant un coup d'œil à sa mère, elle eut une moue écœurée. N'en pouvant plus, elle cria :

- Mais comment peux-tu rester là à ne rien faire alors que l'homme que tu aimes croupit dans une cellule.

- Tara, s'il te plaît…

- Non, coupa-t-elle folle de rage en prenant sa mère par les épaules pour la secouer. Où est passée la femme intrépide de notre jeunesse ? Où est passée la femme qui prenait tous les risques pour sauver les siens ? Où est ma mère, Tania ? Qu'en a tu fais ?

- Elle est ensevelie sous des années d'injustice, s'écria Tania en se levant pour faire face à sa fille.

Toutes deux se regardèrent en chiens de faïence. Tania ne dépassant sa fille que de quelques centimètres. La colère émanait d'elle emplissant la pièce de magie. Aujourd'hui, plus que jamais, Tania se rendit compte que Tara ne ressemblait pas à Tom, mais était Tom.

L'épouse du Lord avança une main vers la joue de sa fille, mais celle-ci la repoussa en reculant.

- Ne me touche pas, murmura-t-elle avec une froideur qui surprit sa mère. Je ne veux pas que ta faiblesse transparaisse sur moi. Si tu veux rester là sans rien faire à attendre bien gentiment que ton mari te sois enlevé à jamais, c'est ton choix.

La jeune femme s'éloigna à grandes enjambées vers la porte qu'elle ouvrit avec fracas. Se retournant une dernière fois vers sa mère, elle dit :

- En tout cas, je n'ai pas l'intention de rester les bras croisés.

Et elle sortit sans plus de cérémonie.

- Je la rattrape et la calme, souffla Théo avant de s'éloigner en courant à la suite de sa sœur.

Le jeune Jedusor tourna à l'aigle de plusieurs couloirs sans la voir. Elle avait été beaucoup plus rapide qu'il ne l'avait pensé. La seule solution qui s'offrait à lui était qu'elle avait pris l'un des trois passages secret qui se trouvaient à cet étage du château.

- Réfléchit Théo, se murmura-t-il comme encouragement craignant que sa jumelle ne fasse une bêtise.

Le premier passage secret menait dans l'aile ouest du château, là où avaient lieu les cours de divination. Le second emmenait quiconque l'empruntait vers les cuisines. Selon lui, il ne restait que le troisième, celui qui aboutissait à une tapisserie dans un couloir du septième étage. Là où se trouvait la Salle sur Demande.

Courant à toute allure, il prit le passage, longea le tunnel et déboula derrière une immense tapisserie représentant l'emblème de la maison Gryffondor.

Au détour d'un couloir, il trouva sa sœur devant le long mu de pierre toujours nu d'une quelconque porte.

- Tara, appela-t-il.

- Je savais que tu viendrais, dit-elle sans même le regarder. Je t'attendais.

- Que comptes-tu faire ?

- Pour l'instant, je réfléchis.

Au moment où elle s'était retrouvée devant le mur, Tara avait pensé à l'endroit où ses compagnons de Serpentards et elle-même se réunissaient.

Cependant, ne le jugeant pas adapté aux circonstances, elle réfléchissais à un autre endroit. Soudain, ayant une idée, elle se mis à passer trois fois devant le mur en pensant :

" J'ai besoin d'un endroit où pratiquer la magie sans être détecté "

D'un coup, la haute porte en bois et fer forgé apparut. Sans attendre, la jeune Jedusor entra vivement suivie par son jumeau.

L'intérieur de la pièce était très sobre. Les murs et le sol n'étaient que de pierre et seule une petite table avec quelques livres et instruments trônait dans un coin de la pièce éclairée de lanternes.

- Parfait, sourit-elle.

- J'aimerais savoir ce que tu comptes faire, Tara, s'exaspéra Théo.

Ne répondant pas, sa jumelle se munit de sa baguette et du premier livre de la pile ainsi que d'une craie et d'un sachet de poudre noire.

S'agenouillant à même le sol, elle ouvrit le livre à la page souhaitée.

- Tu as été dure avec maman, ne trouves-tu pas ?

- Non, pas assez à mon goût. Il faut qu'elle ouvre les yeux sur la personne qu'elle est devenue Théo. Depuis que nous sommes entré à Poudlard, le ministère en à profiter pour augmenter sa surveillance sur nos parents.

- Je ne vois pas où tu veux en venir.

- C'est pourtant clair ! s'exclama Tara dédaigneuse. Maman se lamente sur son sort et en oublie qui elle est, ce qu'elle est. Au lieu de ça, elle devrait se battre pour recouvrer sa liberté d'antan, mais elle est faible.

- Je le sais bien, mais…

- Et par sa faute, coupa-telle, la vie de notre père ne lui convient plus. Il s'ennuie avec cette femme qui n'est plus celle qu'il a épousée il y a près de vingt ans.

Un léger silence s'installa pendant lequel Théo médita sur les paroles de sa sœur. Décidemment, leur grand-père avait raison : Tara était brillante.

- Pour la dernière fois, que comptes-tu faire ?

- Nous connaissons tous les deux le fonctionnement et la répartition des cellules de la prison d'Azkaban, répondit-elle en se levant pour prendre une feuille qu'elle déplia sur le sol.

- Mais, c'est un plan de la prison ? s'étonna son jumeau en s'agenouillant à ses côtés.

- Oui, en effet ! se réjouit Tara. On peut vraiment tout demander à cette salle.

Reprenant son sérieux, elle continua :

- Il n'y a qu'un endroit où père peut se trouver. Et c'est ici, ajouta-t-elle en pointant l'index sur un quartier de la prison.

- Comment le sais-tu ?

- Grâce à un ami de Serdaigle dont le père est l'un des gardiens. Il m'a dit que ce quartier de la prison était très spécial de part sa nature.

- Ah bon ! Et en quoi ?

- Il paraît que le ministère utiliserait le sortilège d'absorption de la magie qui rend n'importe quel sorcier à son contact aussi inoffensif qu'un moldu.

- Tu dire que père est là-bas ?

- Théo, pour une fois dans ta vie, utilise ton cerveau ! s'énerva Tara. A la place des Aurors, où enfermerais-tu le plus puissant mage noir de tout les temps ?

- Dans une cellule d'absorption, souffla-t-il.

- Exactement ! s'exclama sa jumelle. Et nous allons l'en sortir.

- Quoi ? s'écria Théo. Tu es folle ? Et comment vas-tu t'y prendre ?

- Avec ceci, répondit-elle en lui montrant la page qu'elle était occupée à lire.

A sa lecture, Théo blanchit à vue d'œil. Dans quelle galère étaient-ils ?

Voilà pour ce chapitre, j'espère qu'il vous a plût !!

Le chapitre 5 s'intitule : Disparition, évasion magique et mauvais souvenir…