Hey hey ! Un autre lemon pour vous, chanceuses ! :D Tout en douceur et en détresse ^^ J'adore vraiment écrire cette fic, mon côté perverse passe presque bien dans ce contexte :D Merci à celles qui prennent le temps de me reviwer ^^ Et de me dire que je suis la reine des lemons .. Je ne pense pas vraiment mériter ce titre, mais ça me touche :) Merci beaucoup. Merci aussi à ma super bêta vraiment trop chouette et patiente (et qui me fait de la pub ! :D) Shimizuu :)

Pour les intéressées, deux OS de OP en cours ;) Bonne lecture, je vous aime :)


Sanji marchait depuis un bout de temps déjà alors qu'une pluie torrentielle s'abattait sur ses épaules. Il avait besoin de prendre l'air, ou de prendre l'eau… Tout le monde l'avait regardé d'un œil interrogateur quand il avait annoncé qu'il allait se promener. Il avait balancé une excuse bidon sur des fines herbes qui n'étaient vraiment délicieuses que lorsqu'elles étaient cueillies sous la pluie. Et il était partit. La cuisine était bien trop étroite pour contenir tout le monde. Bien trop étroite quand Zorro s'y trouvait.

Il n'avait pas dormit de la nuit. Il repensait à sa journée… Et son dos malmené l'empêchait de s'installer confortablement. Chopper avait dû refaire ses pansements hier soir, quand Robin avait fait remarquer que sa chemise était un peu tachée peu après le souper. S'en tirant avec une excuse de sauce tomate, il s'était réfugié dans le laboratoire de Chopper, qui avait refait correctement ses bandages, lui faisant la morale sur de telles blessures inutiles. Déjà, l'ecchymose qui ornait sa mâchoire n'était pas jolie…

Mais ça, tout le monde s'y attendait… Laisser le cuistot et l'épéiste ensemble toute une journée ne pouvait que se terminer en bagarre…

Sanji ne pouvait penser à autre chose qu'à lui. Comment il était détestable et sexy à la fois… Comment Zorro l'avait prit la première fois, comment il s'était fait prendre la deuxième… Comment il s'était battu au troisième combat… Ses mains douces et violentes… Et même si le blond arrivait parfois à penser à autre chose, c'était encore en rapport avec l'épéiste. Sa chemise déchirée, sa blessure… même quand il pensait à Nami, il pensait à la somme qu'il lui versait pour qu'elle ne dise rien sur eux…

Il voulait se changer les idées. Il commençait à avoir peur de ce qui naissait à l'intérieur de lui. Une toute petite flamme, qu'il tentait d'étouffer à sceaux de haine. Ce qu'il pouvait le haïr… Des torrents de haine qui se déversaient sur son être qu'il espérait laver, voir noyer sous la pluie.

Il marchait dans la forêt. Ses pieds collaient dans la boue, mais la pluie tombait dru à tel point qu'il n'entendait même pas le bruit de ses propres pas dans la vase. Il avançait sans savoir où il allait. Qu'importe ? Tant que cette tempête faisait rage, le bateau ne partirait pas. Le vent cinglait son visage et l'eau plaquait ses cheveux et ses vêtements contre son corps. Il voulait une cigarette. Mais la pluie l'aurait éteinte. Déjà vingt-quatre heures sans fumer, mais il pensait encore au vert et le manque de ce doux poison dans ses poumons ne le rendait pas fou comme il l'aurait espéré. Peut-être demain…

La pluie, le vent, la boue… Il ne sentait rien. Son corps n'était plus le sien, il pensait. Il voyait des images… Des images qui n'avaient rien à voir avec le paysage inondé. Il voyait la calle et le pont baigné de soleil… Un visage, de la peau et du sang. Des lèvres.

C'est sans doute à cause de toutes ces pensées qu'il restait dans son monde, sans réaliser ce qui l'entourait. Sinon, il aurait certainement remarqué qu'il était suivit par quelque chose de vert… qui n'était pas un végétal.

Zorro avait suivit Sanji. Personne ne l'avait vu sortir de la cuisine et il n'avait eu aucun mal à retracer le blond. Ses cheveux trempés brillaient moins qu'au soleil, mais ils étaient aussi visibles qu'une lanterne. Il le suivait à bonne distance. Il ne savait pas vraiment pourquoi il l'avait suivit en fait. Il l'avait juste fait. Il ne ressentait étrangement plus vraiment de désir de vengeance… Il ne savait plus trop en fait ce dont il avait envie. Peut-être était-ce seulement un envie de combattre ? Et pourtant, il n'avait pas cette impression de puissance prête à exploser qui l'entrainait habituellement. Quelque chose le poussait à suivre le blond… Mais quoi ?

Sa hanche était encore engourdie par la blessure de la veille. Une belle ligne droite et nette, tracée par sa propre épée. Il était hanté par les mots prononcés la veille qui le faisait réfléchir sans arriver à une conclusion. La seule chose qui était claire dans sa tête, c'était le léger balancement du fessier de Sanji qui marchait devant lui. Il y retournerait. Il devait y retourner ! Il devait l'humilier à son tour ! Il devait… Toucher ses hanches et embrasser sa nuque… C'est sans doute ce qui le satisferait. C'était ce que son corps demandait, peut-être bien ? Il n'était pas certain de comprendre. Et ça l'enrageait ! La colère ne le menait nulle part, il le savait maintenant. C'est pourquoi il la contrôlait, transformait sa rage en stratégie, sa haine en patience.

Il se tapissait entre les arbres comme un chat et attendait. Il sauterait sur sa proie et la dévorerait pour lui montrer qui aurait le dernier mot, qui était fort. Il le démolirait pour qu'il perde chaque fois, baissant les yeux et obéissant à ses désirs, vaincu. À ce moment là, quand il l'aurait dominé et que ça puissance serait affirmée, Zorro saurait. Il en était certain, les réponses apparaitraient à cet instant.

Une clairière, enfin. Les pieds de Sanji cessèrent de coller au sol visqueux et les branches, de gifler son visage pâle. Il s'immobilisa au milieu de la plaine. Et s'il s'étendait là, sur le sol, jusqu'à ce que la pluie le noie et qu'enfin le bateau quitte l'île, emportant avec lui la source de tous ses problèmes ? Non. Il ne pouvait pas faire cela à l'équipage. Ils étaient amis. Ils ne partiraient pas sans lui de toute façon… Mais c'était tellement tentant de s'étendre là, sur ce tapis d'herbe mouillé malmenée par la tempête. De l'herbe longue et moelleuse, comme un lit, comme des bras tendres et accueillants. Il se laissa choir à genoux. Qu'est-ce qui lui arrivait ? Il souffrait tellement de cette haine qui le rongeait… Ou alors la douleur provenait peut-être d'un désir, voir d'un sentiment, qui dévorait sa haine pour tenter de prendre sa place ? Non. Rien ne pouvait anéantir cette antipathie à l'égard de l'épéiste. Trouver un équilibre ? Entre haine et amour ? Mais qui parlait d'amour ? Tout cela n'avait aucun sens.

Zorro regardait le blond à genoux dans la plaine. Il n'osait sortir du couvert des arbres. Peut-être était-ce une ruse ? Peut-être qu'il l'avait repéré ? Non. Pourquoi se mettre à genoux alors ? C'était loin d'être une garde de combat… Le vert plissa les yeux. Il voyait mal, la pluie créait un rideau épais et gris entre Sanji et lui. Il aurait pourtant juré voir ses épaules tressauter. Comme un hoquet, ou un sanglot. Il ne comprenait pas ce qui se passait en lui, ce qui arrivait au cuistot, la raison pour laquelle ils se trouvaient là tous les deux… Rien n'avait de sens.

Lentement, Zorro sortit de sa cachette et avança vers le dos du blond. Il dégaina son épée. Il allait pouvoir prendre sa revanche. Il ne savait pas si c'était ce qu'il voulait vraiment, il lui semblait que non… Mais qu'aurait-il pu vouloir d'autre alors ? Il s'approchait doucement, guettant le moindre mouvement de l'autre. Ses contours se définissaient peu à peu. Son dos finement sculpté sous sa chemise blanche devenue transparente, le fin pansement qui suivait ses récentes blessures, ses cheveux d'un blond terne sous la pluie, ses épaules tremblantes… Il voyait tant de détails qu'il ne voyait pas avant.

Il était si près maintenant qu'il aurait pu atteindre Sanji en un bond. Mais il prenait son temps. Il le regardait. Et pour la première fois, cessa de penser. Il ne réfléchissait plus à ce qu'il voulait faire ou ce qu'il devait faire. Il était bien, lui semblait-il, à seulement regarder le dos de cet homme. Il sentit une envie étrange monter en lui. Il voulait le serrer dans ses bras. Il ignorait pourquoi. Mais il l'aurait serré très fort. C'était sans doute du désir, en conclu le vert. L'autre savait être si doux, il avait dû modifier un peu sa notion de désir et de plaisir, rien de plus. Ce besoin étrange de sentir ses cheveux chatouiller sa joue n'était en fait qu'un besoin animal, des pulsions pour l'entraîner dans les satisfactions de la chair. Encore ? Mais… Ils l'avaient fait hier, non ?

Oui. Mais la veille, il avait été dominé. Il voulait prendre à son tour. Prendre tout ce qu'il pourrait pour se satisfaire et faire souffrir le cuistot, lui faire payer d'avoir semé de telles envies étranges dans son esprit. Et il devait agir. Rapidement avant de changer d'idée. Maintenant. La lame, étincelante même sous la pluie, se mit en garde.

Sanji s'était coupé du monde. La pluie glaciale rafraichissait ses joues brulantes où ses larmes restaient anonymes. Ses yeux étaient clos et son corps entier était relâché. C'était irréel et impensable d'être épié. C'est pourquoi quand une lame aiguisée se posa sur sa gorge, il ne bougea pas. Elle s'était glissée là tout doucement, comme dans un rêve, et frôlait à peine sa peau. Une plume poussée par la brise, rien de plus. Le blond ne bougeait pas, ne réalisait pas.

Des bras forts enserrèrent soudainement le torse de Sanji. Plus que soudainement, brutalement. Il ne réagissait toujours pas. Une vague idée commençait à se frayer un chemin dans un esprit. Peut-être qu'il ne rêvait pas ? Peut-être que les bras du vert n'étaient pas une illusion cette fois ? Mais quand une main descendit à son pantalon sans aucune manière, il ouvrit brutalement les yeux, horrifié et fou de rage. Il savait qui était derrière lui. Il savait aussi qu'il avait perdu. Mais pouvait-on réellement perdre à ce jeu ? Il vit la lame dans l'herbe mouillée à côté de lui. L'autre l'avait jetée là négligemment. Vraiment, ça devait presser, pensa le blond avec une étrange amertume, un sourire sombre se dessinant sur ses lèvres. Le vert comprenait-il seulement ses propres désirs ? Le blond en doutait.

- On se retrouve, Love-Cook, fit une voix à son oreille.

Une boule nouait la gorge du cuistot. Il ne pouvait rien répondre, ses yeux continuaient de pleurer sans bruit. Viendrait-il pourrir chaque seconde de sa vie ? Immobile, il n'avait pas envie de lutter, il était épuisé de toujours chercher des réponses, épuisé de détester, épuisé de se battre pour rester la tête hors de l'eau… Mais il ne pouvait se laisser faire.

Sanji posa ses mains au sol, prit appui dessus et se pencha en avant dans le but de propulser sa jambe derrière lui, de manière à frapper le Marimo. Mais celui-ci était également à genoux, et avait habillement coincé ses jambes avec les siennes pour empêcher tous mouvements.

- Ce n'est pas très gentil de vouloir me frapper, susurra le vert en détachant le pantalon de sa proie.

D'un geste sec, il baissa le pantalon jusqu'aux genoux du pauvre Sanji. D'une main il caressa ses fesses rebondies alors que l'autre entourait toujours sa taille. Sanji gigotait pour se sortir de cette posture, mais il n'y mettait pas toute l'énergie dont il disposait. Peut-être était-ce inconscient, peut-être était-il trop épuisé pour lutter.

- Lai… Laisse-moi tranquille, articula-t-il finalement, la voix rauque.

- Pourquoi ça ? Tu sais que tu vas aimer…

Appuyant ses paroles, le vert donna une petite claque sur le fessier du blond qui se raidit imperceptiblement. Zorro se pencha sur lui tout en remontant sa chemise et atteignit son omoplate, qu'il mordit avec gourmandise. Il voyait le pansement de Chopper juste à côté. Fin et délicat, suivant la trajectoire de la longue blessure, puis de la petite juste à côté. Il le frôla d'un doigt sur toute sa longueur, un frisson électrisa Sanji. Zorro se sentait déjà durcir.

- Arrête, supplia Sanji, ne sachant plus quelle émotion reflétait sa voix.

- Non, toi arrête, trancha le vert.

Il saisit solidement ses hanches de ses deux mains, l'immobilisant instantanément. Ses ongles griffaient la peau blanche du blond, Zorro savait qu'il adorait. Il le savait car il avait cessé de bouger, mais aussi parce qu'il avait laissé tomber un gémissement plaintif.

Un tout petit gémissement presque inaudible dans le vacarme de la pluie, mais Sanji s'en voulait. Il savait que Zorro l'avait entendu. Et il savait aussi qu'il n'était pas dupe. Ce n'était pas la douleur qui avait provoqué le souffle mutin, mais plutôt la surprise et… le délice que cette brutalité contrôlée faisait naître dans chaque fibre de son corps. Il mordit sa lèvre. Il était fichu. Depuis longtemps. Depuis déjà deux ou trois mois. Depuis la première fois…

- Tu aimes hein ? continua Zorro de sa voix suave et mesquine.

Fermant les yeux avec force, Sanji tenta une dernière fois de se libérer. Mais à peine sa tentative peu convaincante entamée, les mains puissantes resserrèrent leur étau. Le blond sentit alors contre ses fesses nues le pantalon de l'épéiste. Zorro s'y appuya avec insistance, faisant sentir à Sanji la dureté de ce qu'il renfermait.

- Tu sais que je vais le faire, fit l'épéiste, alors laisse-toi faire ou je ne te ferai pas la grâce de te préparer.

Le blond relâcha légèrement ses muscles en soupirant. Oui, il savait qu'il ne pouvait pas se sauver. C'était cela qui le calmait… pas cette menace stupide. Il ne le dirait pas à Zorro, mais en fait, il n'avait même pas besoin de préparation. Il pouvait se détendre assez pour sauter cette étape. Il l'avait déjà fait plusieurs fois avant…

Il tourna la tête de côté pour tenter de regarder Zorro, mais réalisa qu'il serait incapable de soutenir son regard. Il se résigna donc à clore ses paupières de nouveau, faisant disparaître le gris et le vert qui l'entourait. Le vert… Comme il aurait aimé le faire disparaitre vraiment…

- J'aime mieux ça, fit langoureusement Zorro. Tu as déjà perdu ce combat, tu sais ?

Sanji serra les dents. Il le savait. Bien sûr qu'il le savait… Il trouvait Zorro juste brutal, moins moqueur. Pourquoi lui semblait-il si froid et méchant ?

S'il avait pu soutenir son regard, quelques secondes seulement… S'il avait pu le regarder… Il aurait vu le visage troublé du vert. Troublé d'avoir si chaud, d'avoir tant envie du blond, après une tout petite journée d'abstinence seulement. Troublé de ne pas comprendre ses propres pensés et ses gestes mesquins qui n'étaient pas les siens. Troublé d'être si agressif. Sans comprendre pourquoi. Mais Sanji n'avait pu voir, et une amère et sourde colère l'emplit.

Une main basanée remonta le long du flanc de sa victime jusqu'à son visage. La main attrapa le menton du blond pour tourner violement sa tête. Penché sur lui, Zorro n'eut qu'à cueillir ses lèvres pour l'embrasser. Il n'eut toutefois pas le loisir de violenter ce doux fruit de sa langue, car les dents du blond se refermèrent douloureusement sur sa lèvre. Le vert se recula vivement, s'apprêtant à lancer une nouvelle menace, mais une voix glaciale comme la pluie sembla lui couper le souffle. C'est à peine s'il l'entendait dans le vacarme du vent.

- N'abuse pas.

La voix... Juste cette voix glaciale. Zorro n'avait pas le choix. Faire ce qu'il avait à faire, et le laisser, sans plus. Un souffle glacé semblait s'être introduit dans son cœur. La voix… Depuis quand l'autre pouvait-il être si terrifiant avec seulement quelques mot ? Le blond ne se laissait pas faire sans raison. Il aurait pu se défaire, se battre. Même un peu. Mais rien. Le vert haussa les épaules. Il suivait sans doute une logique qui échappait à son entendement. Tant pi, ce que Zorro voulait, il l'avait. Sans rien ajouter, il se redressa et fit pénétrer un doigt mouillé de pluie entre les fesses du blond.

Sanji se raidit sous la surprise. Il s'en voulait. Il n'avait pas rouvert ses yeux et il ne voulait plus jamais le faire. Incapable de résister… C'en était ridicule. Comment pouvait-il laisser son cœur divaguer ainsi ? Laisser son corps se… Un deuxième doigt ? Déjà ? Eh bien il semblait bien pressé ce fichu Marimo. Sanji dû prendre un instant pour se détendre. Ça faisait mal un peu, il devait se relaxer. Il devait penser à la pluie qui… Minute ! Il était à quatre pattes ? Et il avait… il avait deux doigts à l'intérieur de lui ? Donc éventuellement, très bientôt, les doigts seraient remplacés par…

Un gémissement échappa au blond alors que les deux doigts bougeaient en lui. Zorro arqua un sourcil. Qu'est-ce qui lui prenait aujourd'hui ? Il ne se battait pas, le rabrouait froidement, puis gémissait alors qu'il n'avait rien fait qui méritait un gémissement. Le vert planta les ongles de son autre main dans la chair du blond au creux de ses reins. Celui-ci s'arqua brutalement dans un nouveau gémissement. C'était bien beau tout ça, mais Zorro voulait s'amuser lui aussi. Décidant que c'en était assez, il fit pénétrer un troisième doigt dans l'anneau de chair du blond.

Oui ! Très bientôt, le membre du vert allait prendre la place de ses doigts. Il en mourrait d'envie ! Depuis la première fois, il voulait recommencer. Il adorait se faire dominer, et il savait qu'avec sa brutalité contrôlée et son côté instinctif animal, Zorro saurait lui faire voir des couleurs qu'il n'avait jamais vu. Il avait envie de sentir le vert en lui et… Non, qu'était-il entrain de penser ? Ca ne pouvait pas être le Marimo qui le mettait dans cet état, ce ne devait pas être le Marimo ! Un homme… c'étaitt simplement par ce que c'était un homme… N'est-ce pas ?

- Allez…

- Quoi ?

- Met ton putain de truc dans moi tout de suite.

Surprit mais content de pouvoir profiter à son tour, Zorro détacha son pantalon et le descendit à mi cuisse, libérant son membre prêt à exploser. Il délivra les jambes de Sanji des siennes et ne perdit pas une seconde, il fit disparaitre sa virilité à l'intérieur de Sanji, qui soupira silencieusement de soulagement. Comme il avait envie de prendre Sanji ! C'était à son tour, il l'avait bien mérité… Et c'était divin, même s'il n'avait pas commencé à bouger.

- T'es impatient ? tenta Zorro.

Ils ne parlaient pas. Et ça manquait. Il y avait un vide, semblait-il. Zorro voulait que l'autre lui parle… Il disait de si belles choses quand il ne l'insultait pas…

Sanji ne répondit pas. Il se concentrait. Il voulait se détendre au plus vite. Oui, il était impatient. Cette intrusion en lui était délicieusement douloureuse. Le genre de douleur qui lui manquait. Qui serait suivit d'un type de plaisir sans nom que rien ne pourrait jamais égaler. Ses muscles étaient contractés, il respirait rapidement. Des mains se glissèrent sous lui, caressant son ventre, puis son torse, et commencèrent à détacher un à un les boutons de sa chemise. Il leva un bras pour en retirer la manche, puis l'autre. Et les mains intruses, après avoir caressé son corps sans gêne, se saisirent des hanches avec force. Un tissu mouillé se colla de nouveau au dos du blond. Il sentait la chaleur du torse du vert au travers, ainsi que son cœur… Il battait si vite…

Zorro approcha ses lèvres de l'épaule convoitée et l'embrassa doucement. Il laissa sa langue errer sur la peau blanche avant d'y planter ses dents avec envie. Tout le corps de sa victime se raidit encore plus, si s'était possible. Une exclamation étouffée. Zorro savait qu'il adorait cette douleur lors des ébats. Pourquoi le mordre ? Pour satisfaire son propre besoin ? Pour l'aider à se détendre ? Ou peut-être bien simplement pour lui faire plaisir ? Il ne savait trop, mais il adorait entendre ces gémissements et sentir sa peau glaciale s'échauffer de seconde en seconde.

- Bouge, grogna le blond.

- Déjà ?

Aucune réponse. Décidément, ce blondinet au fessier sexy semblait bien bougon… Zorro décida de laisser tomber sa revanche. Alors qu'il était en lui et avait prévu de le défoncer violement pour son plaisir personnel, il décida plutôt de rendre l'autre… heureux. De le faire sentir bien. Il avait bien réussis à le rendre heureux pendant un moment, lui, dans le sous-sol du bateau… Il s'en était voulu à mort d'avoir tant apprécié d'ailleurs… Mais ce n'était pas son but. Il voulait seulement rendre sa bonne humeur et sa détermination combattante au blond. Après tout, un combat perdait tout son sens sans le désir de se battre, non ?

Fronçant les sourcils devant sa nouvelle décision, Zorro resserra sa prise sur le bassin de Sanji et donna un brutal coup de reins qui fit gémir le blond. Devant cette réaction, nullement due à la douleur, le vert recommença. Il se retira lentement du blond, savourant l'étroitesse et la chaleur qu'il lui offrait. Puis, agressif, juste avant de sortir complètement, il retourna violement en lui, y pénétrant le plus loin possible. Un nouveau gémissement. Il était sur la bonne voie.

Sanji s'en voulait de se laisser faire, et particulièrement d'aimer. Il se rendait compte à quel point il avait désiré cette situation et à quel point elle lui apportait un plaisir fou, alors que l'autre avait à peine commencé. Il se mordit le bras pour étouffer un troisième geignement. Les doigts du vert s'enfonçaient dans sa peau et le maintenait fermement en place. C'était divin… Pour le moment, du moins… Allait-il se contenter de simplement le brutaliser un peu ainsi ? Ça serait décevant… Sanji le sentit se repencher sur lui. Il s'attendait à une nouvelle tentative de baiser, mais il n'en fut rien. L'autre mordit son épaule à nouveau, tout en accélérant son mouvement du bassin.

Quelque peu déçu de ne plus entendre ses plaintes, Zorro le mordit de plus en plus fort, tirant sur la peau avec ses dents, n'hésitant pas à serrer ses mains sur la taille de son partenaire, quitte à lui briser des os. Il accélérait. C'était bon. Tellement bon d'enfin dominer ! Délicieux de pouvoir laisser ses pulsions animales malmener le corps de l'homme… et de sentir qu'il aimait.

La pluie coulait sur leurs corps. Rafraichissante et, bien qu'elle soit brutale, elle semblait presque caressante dans la violence de l'échange. Toutefois, quelque chose dérangeait Sanji. Un frottement désagréable dans son dos. Le tissu trempé du chandail de Zorro… Comme ce serait bien de sentir sa peau chaude à la place… Sentir avec exactitude chaque relief de ses muscles, sentir sa force, sentir ses raidissements… Non ! Il devait cesser de penser à…

- Sanji…

Non mais ça n'allait pas de soupirer son nom ainsi ! C'était indécent et puis… terriblement excitant. Se mordant plus fort le bras, il plissa ses yeux de toutes ses forces pour s'empêcher de regarder le vert par-dessus son épaules, ou pire, de répondre dans un grognement affamé…

Une main quitta sa taille pour remonter doucement le long de son flanc en le griffant doucement. Sanji n'eut pas le loisir de voir jusqu'où irait cette main, un nouveau souffle s'échappait des lèvres humides de l'épéiste.

- Humm… Sanji… S'il te plait…

À peine plus et il se serait libéré sur l'herbe, là, avant même d'avoir vraiment pu en profiter. Trop. Trop… Sanji décolla une main déterminée de l'herbe pour la passer par-dessus son épaule, et aller saisir le collet du chandail du vert. Il tira dessus de toutes ses forces, maisle tissu mouillé refusait de libérer le corps magnifique qu'il convoitait. Il tirait fort, sa main glissait, mais il se reprenait, tirait encore, gagnait quelques centimètres… Et mordait toujours son autre bras qui lui servait d'appuis.

Zorro laissa Sanji tirer autant qu'il voulait, mais voyant que le chandail lui collait à la peau, il décida d'aider un peu le blond. L'idée de le faire languir et de le forcer à parler comme il le faisait d'ordinaire lui effleura l'esprit, mais il la repoussa. L'autre n'était pas en état de jouer à chien et chat. D'une main, il releva donc son chandail et le passa par-dessus sa tête, heureux de s'en débarrasser. Il recolla son torse au dos du blond et tous deux purent sentir une décharge les traverser. Sentir la peau de l'autre, brulante sous l'orage glacial…

Le blond donna un petit coup de bassin. Sans s'en rendre compte, le vert avait cessé de bouger, savourant le moment. Il se remit en action à la demande du cuisinier, gardant son corps collé au sien, une main sur sa taille, l'autre sur son épaule. Il acceptait maintenant que l'autre accompagne son mouvement. Il ne l'immobilisait plus, il l'encourageait, le ramenait à lui en tirant son épaule, puis le repoussait avec l'autre main qui guidait ses hanches. Il sentait leurs corps s'échauffer, entendait son souffle effréné… Mais pas celui de Sanji.

Pourquoi n'entendait-il pas sa respiration ? Il vit alors que le blond se mordait le bras avec force, ses paupières hermétiquement closes. Avait-il mal ? Non, non, il aimait et il ne voulait pas le montrer. Ni l'un ni l'autre ne pensait plus à ces combats, il y avait autre chose… À quoi pouvait bien penser le blond pessimiste ?

La dernière fois. La veille devait déjà être la dernière fois, mais aujourd'hui, c'était la vraie dernière fois, décida Sanji. Une toute dernière fois. Ce n'était pas correct d'agir ainsi, il se mentait… Il n'aimait pas Zorro… Et pourtant, il le sentait dans chaque fibre de son corps. Sa peau le rendait fou, sa voix le laissait sans mots… Il essayait bien de dire non, mais son corps en redemandait… Mais était-ce réellement son corps qui souhaitait la proximité du vert ?

- Ton cœur bat très fort, tu devrais respirer, fit une voix étrangement douce et maladroite à son oreille.

Une sensibilité que le vert connaissait mal, n'utilisait pas souvent, seul son instinct le guidait. Zorro fut surprit de cette étrange douceur dans sa propre voix. Lui, le puissant épéiste, avec des muscles et des instincts d'homme chasseur…savait être doux ? Comme c'était étrange, jamais il n'avait été ainsi caressant avec un homme…

Sanji resserra ses dents contre sa peau. Il savait que quand l'autre le laisserait là, satisfait, il se haïrait lui-même plus encore qu'il ne le détestait lui. Il savait qu'il se sentirait coupable… Vraiment… c'était la dernière fois. C'était…

- Sanji…

Le blond sentit ses pensées s'envoler. Il revint à son corps et fut soudainement surprit de constater la détermination dans les coups de reins du vert. Il n'y allait pas de main morte. C'était bon… Mais il voulait plus… Plus fort… Ils le voulaient tous les deux…

Comme s'il avait lu dans ses pensées, Zorro donna un coup de bassin particulièrement virulent et resta à l'intérieur du blond quelques secondes sans bouger. Il planta ses ongles dans sa peau. Mais ce n'était pas assez… Il avisa son katana dans l'herbe à portée de main. Pouvait-il ? Sans lui faire de nouvelles blessures, seulement pour le sortir de son mutisme…

Le vert attrapa la poignée et entreprit de frôler la cuisse du blond du dos de sa lame. Il ne décollait pas son torse du dos brulant, il voulait le garder tout près. Il fit remonter le métal froid vers la hanche du blond, puis longea son flanc. Il le sentait s'arquer et se raidir, il savait qu'il était excité, mais il se mordait toujours. Que faire ?

Le blond donna un coup de rein impatient. Zorro avait encore une fois cessé de bouger, il réfléchissait. Comment faire réagir le blond ? Un nouveau coup de rein. D'un soudain élan violent, Zorro saisit Sanji à la gorge de sa main libre et le serra doucement, sans l'étrangler, juste pour le violenter un peu. Il se redressa doucement, entrainant avec lui le blond, qui dû cesser de se mordre le bras. Ses mains quittèrent le sol inondé et il se retrouva à genoux, le dos toujours bien collé à son assaillant. Zorro le tenait bien contre lui, mais ne recommençait pas son mouvement de vas-et-viens. Sa prise sur le cou du blond se resserra quelque peu. Son épée toujours dans l'autre main, il en profita pour en promener la partie non tranchante sur le torse de sa victime, le provoquant.

La tête appuyée contre l'épaule du vert, Sanji fronçait les sourcils. Il se retenait… Il était tellement excité par ce démon contenu… Il voulait prendre part à l'action, la vivre avec lui… La main sur sa gorge le força à tourner la tête doucement. Il ne résista pas. Ses yeux étaient toujours fermés. Il ne voulait rien voir, ne voulait pas être vu, ne voulait… que sentir…

Zorro le regardait en se demandant pourquoi l'autre avait un air si tourmenté. Décidément, il y avait bien des choses qu'il ne comprenait pas. Comment l'apaiser ? Il prit un risque et approcha avec douceur son visage du blond. Ses lèvres l'appelaient. Tellement rouges, elles étaient pincées, tendues. Stressées. Comme si ces doux ourlets rosés étaient une porte jalousement verrouillée qui menait à un secret. Qui conduisaità une voie vers le paradis…

Il se pencha si lentement qu'il n'aurait su dire à quel moment ses lèvres rencontrèrent celles tant désirées de Sanji, mais quand il y parvint, Zorro soupira intérieurement d'aise. Ses lèvres se pressèrent, doucement d'abord, puis avec insistance contre leurs semblables. Il voulait qu'elles sentent son désir. Son besoin de les embrasser, de recevoir leur attention.

Incertaines et coupables, lentement, les lèvres du cuistot se détendirent, retrouvant leur forme arrondie semblable à un fruit mur. La main qui l'étranglait presque migra vers sa nuque sans desserrer sa prise. Pressant sa bouche contre celle du cuistot, Zorro émit un léger gémissement pour lui communiquer son plaisir. Les lèvres de Sanji s'entrouvrirent d'elles mêmes et laissèrent paraitre un petit bout de langue timide. Avait-il le droit d'aimer embrasser Zorro ? La pression sur sa nuque se resserra. Il y penserait plus tard. Il avait envie de l'embrasser.

Se laissant aller, le blond prit le contrôle du baiser, dominant les lèvres du vert, capturant sa langue pour jouer avec elle et la posséder. Un plaisir coupable, mais tellement puissant… Il sentait la main sur sa hanche se resserrer avec délice et bientôt, un coup de rein puissant lui fit presque ouvrir les yeux de surprise. Presque. Le vas et viens du vert était déterminé et puissant, ses mains tenaient Sanji comme s'il menaçait de s'enfuir à tout moment. Le blond avait l'impression, pour la première fois avec le vert, qu'il était un petit être fragile, protégé entre les bras d'un homme bienveillant. C'était sans doute son côté romantique qui lui faisait penser à ça… Il savait que ce n'était pas le cas, mais il avait envie d'y croire… Juste pour un bref instant.

L'une de ses mains pâle remonta lentement le long des côtes du vert jusqu'à sa nuque. Perdant ses doigts habiles entre les courts cheveux de celui qu'il voyait maintenant comme son amant, il se sentait libre. Ces cheveux doux, même mouillés, le rendaient fou, et il savait que l'autre adorait. Ça se voyait dans tout son corps. Dans ses lèvres, ses mains, son rythme, sa respiration…

La bouche affamée de Zorro ne cessait de demander plus au blond. Il aimait tellement l'embrasser, sentir sa bouche partout sur son corps… Sa langue et ses lèvres… Ses dents parfoisjoueuses… Il gémit doucement contre le blond, encore. Il s'échauffait vraiment à présent. L'autre, de plus en plus réceptif, devenait une flamme plus brillante que le soleil. Il l'embrassait avec une fougue affamée, se laissait guider sans résister, accompagnait chaque mouvements à la perfection… Des frissons courraient sur sa peau d'ivoire, mais ce n'était pas la pluie glaciale, c'était autre chose. Du plaisir.

- Je… je n'arrive plus à respirer, haleta Sanji en décollant à peine ses lèvres de celles de Zorro.

Celui-ci relâcha un peu sa nuque et le blond pu appuyer son front dans le cou brulant du vert. Un gémissement échappa à Zorro, les doigts dans ses cheveux lui faisaient perdre l'esprit. Pleuvait-il encore ? Flottaient-ils au dessus du sol ? Et ce petit blond qu'il soutenait presque, était-il réellement entrain de répondre à ces coups de bassins comme si sa vie en dépendait ?

- Sanji…

Ses lèvres caressaient ses cheveux imbibés. Allait-il réellement dire cela ? Il ne savait même plus ce qu'il faisait, pourquoi pas ?

-… tu… tu sais dans la calle… quand tu me demandais ce que j'aimais de toi… Humm… Sanji… Je t'ai dis que j'aimais ta bouche… J'adore quand tu m'embrasse et que tu promène tes lèvres sur moi… Mais il y a autre chose… Tellement d'autres choses…

Le blond n'était pas certain de vouloir entendre. Il n'était pas certain que l'autre voulait vraiment lui dire non plus, s'il se fiait à la violence de son attaque un peu plus tôt. Mais il décida de le laisser parler. Il se sentait bien. Tant qu'il n'ouvrait pas les yeux… tout irait bien. Le blond remonta sa main libre jusqu'à sa nuque, la posant sur celle du sentait le plaisir monter en lui. L'autre bougeait avec souplesse…

- J'aime ta voix. Quand tu parle, tu dis des belles choses… Et tu m'as fait découvrir ce qui est autour… Le vent, l'herbe… des odeurs, les textures… Ta voix…

Sanji tira doucement sur la main du vert et la porta à son torse, où son cœur battait à tout rompre. Lentement, il fit descendre la main vers son ventre, en douceur. L'autre ne résistait pas, mais parlait toujours.

- Et puis ton corps… Tu es solide, mais tu as l'air… tout petit… Fragile… et quand tu réagis c'est toujours une surprise de voir comment tu peux être… fort, doux et… tu contrôles tout… avec sensualité…

Le blond se taisait. Il lui avait dis qu'il aimait son odeur, la douceur de ses cheveux et son corps musclé. Le vert peinait à parler et il s'acharnait à continuer. Qu'il arrête ! La main que Sanji guidait finissait de descendre son ventre. Il la fit glisser dans un petit buisson doré et enfin, arriver à son but. Elle ne se fit pas prier et empoigna le membre durcit du blond pour lui appliquer un mouvement féroce. Sanji laissa tomber une plainte bruyante que seule la pluie put empêcher de se faire entendre jusqu'aubateau. C'était tellement bon. Il se laissait guider par l'autre main sur sa hanche et bougeait son corps au rythme de l'épéiste. Une main toujours dans ses cheveux, l'autre reposait sur son bras puissant qui bougeait en rythme, s'acharnant sur sa virilité. Tout était tellement bon.

- Et puis aussi…

- Arrête.

- Mais…

- Gardes enpour une autre fois, soupira le blond qui n'était pas certain d'aimer ces aveux.

Pour empêcher l'autre de répondre, il tourna légèrement sa tête et taquina le creux de sa clavicule du bout de sa langue. L'autre laissa échapper un hoquet et commença à ralentir. Non. Pas question qu'il ralentisse ! Le blond devint plus vigoureux encoredans ses mouvements, rappelant à l'autre que son plaisir pouvait se trouver à deux endroits en même temps.

Zorro se noyait. Trop de sensations différentes. Sur son corps et à l'intérieur de son âme en même temps. Il réalisa que Sanji menait la danse. Il n'était pas question qu'il le laisse faire. C'était son tour ! Acceptant les sensations que lui procurait la langue du plus jeune, il reprit un rythme endiablé, plantant ses ongles dans la peau de la taille du blond, cherchant à lui montrer qui dominait.

Une plainte s'éleva. Ou peut-être bien deux. Le bruit des corps ruisselants, claquant l'un contre l'autre, était érotique et les halètements, les lamentations des deux hommes, créaient une symphonie dont la forêt ne pouvait qu'être jalouse. Le plaisir montait, les enveloppaient. Le froid n'arrivait plus à leur peau, n'arrivait pas à franchir leurs désirs. Chaque larme du ciel était une caresse, chaque violente bourrasque les encourageait.

- Ohhh… Sanji…

La langue qui jouait tout près de son cou, qui savait le rendre fou, l'envie de son partenaire, la chaleur à l'intérieur de lui, ses mouvements, la main dans ses cheveux, qui s'accrochait, tirait un peu, glissait, revenait… Il devenait fou, tout montait, ou descendait, il ne savait plus… Tout allait tellement vite…

La main sur le membre de Sanji, les muscles du vert qui s'emboitaient à la perfection dans son dos, le bas de son dos… où il y avait une délicieuse intrusion dans son corps, la main accrochée à lui, qui griffait en glissant, revenait, plus déterminée à s'encrer dans cette peau délicieusement chaude, écorchait la peau de nouveau… et ces halètements bestiaux tout près de son oreille… Il perdait la raison, l'avait déjà perdue, n'avait plus aucun repère… Ça tournait si vite, peut-être avait-il la tête en bas, il ne savait plus… Tout tournait si rapidement…

- AAH !

Qui avait crié ? Pourquoi ?

Le silence, soudainement si sourd, tellement vide… Un silence vide, quelle ironie. Un silence n'est jamais vide, un vacarme existe toujours quelque part… Puis, lentement, la pluie revint. Le sol spongieux, les lames de rasoirs tombant du ciel, les hurlements des bourrasques indignées dans les arbres dansants. Encore ? Oui… une fois de plus…

Zorro vit à peine la semence du blond avant que la pluie ne la balaye. Il était venu lui aussi. En même temps. Quelle sensation étrange… Il lâcha doucement Sanji, qui retomba à quatre pattes au sol. Il se releva, se rhabilla, ramassa son katana. Sanji ne bougeait pas.

- Tu sais…

- Dégage.

Le ton était froid et sans réplique. Zorro haussa les épaules et tourna les talons. Il se posait encore plus de questions. Il n'avait pas trouvé sa réponse… Mais il était prêt à recommencer. N'importe quand.

Une fois les pas éloignées dans la tempête, Sanji se laissa choir au sol et se recroquevilla. Un coup de tonnerre ébranla la terre. Il ne se leurrait pas. Jamais un mensonge aussi gros n'aurait pu être gobé par quiconque… Aucune illusion.

Ils venaient de faire l'amour.

Un sanglot amer le secoua. Il le retenait depuis si longtemps. Oserait-il ouvrir les paupières ? À quoi bon ? Même les yeux fermés, il voyait trop bien ce qui l'entourait. Zorro était partit rapidement, le laissant là, seul. C'était bien ainsi. Un nouveau sanglot ébranla tout son corps alors que le froid semblait le pénétrer jusqu'aux os. Ses larmes… Car il pleurait un peu plus tôt… Ses larmes traîtresses… Elles n'avaient pas cessées de couler. Quand la lame s'était posée sur sa gorge, quand ils s'étaient retrouvés nus, quand il avait ressentit ce plaisir, quand ils s'étaient embrassés, quand la jouissance l'avait transporté dans un monde merveilleux… Jamais ses larmes n'avaient cessées de couler… et elles coulaient toujours.

Si Zorro n'avait pas sa réponse, Sanji avait la sienne. Ce n'est que bien plus tard qu'il retourna au bateau, subissant les foudres de Chopper d'être resté dehors dans le froid si longtemps. Mais le blond n'écoutait pas. Il n'avait qu'une seule chose en tête…

Il allait tuer Zorro.


Niark niark ! Est-ce que je vais vraiment faire mourir Zorro ? :O J'adore tuer des persos mais les lectrices n'apprécient pas d'ordinaire ..' Question comme ça, qui est intéressé par un drame psychologique (avec des lemons s'entend, je reste moi après tout...) entre Fred et George de Harry Potter ? (Histoire de me motiver ;) )