Salut à toutes et à tous !
Comme promis, je poste un nouveau chapitre fin juillet (avec un petit jour de retard).
Je tiens à remercier amellg et mélanie360 pour m'avoir mis dans leurs favoris.
Par contre, je suis un peu déçue de constater que les 21 visiteurs de mon chapitre 6 n'ont laissé aucuns commentaires.
Vous, chers lecteurs, pourriez au moins prendre deux minutes de votre temps pour poster une petite review… Ce serait sympathique !
Voilà le chapitre 7 ! Le prochain suivra avant la fin des vacances !
Diaboliqua
Chapitre 7 : Cadeaux, échange de courrier et regrets
L'heure de minuit approchait à grands pas. Toute la petite famille s'était rassemblée autour du feu de cheminée dans la salle à manger qui comportait une partie salon près de l'âtre. La grande table n'avait même pas été débarrassée de leur festin de Noël.
Un peu en retrait, dans le plus grand coin, se trouvait le sapin. Richement décoré de boules d'or et d'argent, il dégageait une délicieuse odeur de bois.
Eparpillé à son pied, les nombreux cadeaux attendant d'être ouvert.
Les conversations s'étaient, au fil de la soirée, tout doucement éteintes. Chacun profitant maintenant de la présence des autres.
Les yeux rivés sur le feu, une tasse de café et une assiette vide sur le sol – qui, autrefois, contenait une tranche de buche – la plus part étaient plongé dans leur pensée les ramenant dans leurs vieux souvenir. D'autre encore, chuchotaient à voix basse comme s'ils craignaient que le silence de fut brisé.
Lentement, sans un bruit, Tom Jedusor se leva, suivit des yeux par sa femme, et s'installa derrière le grand piano à cordes. Avec une grande agilité, ses doigts se mirent à parcourir le clavier libérant ainsi une douce musique.
Les têtes se tournèrent vers le musicien, écoutant, buvant chaque note de la mélodie.
Tania observa son époux. Les yeux fermé, il vivait la musique. A l'époque où ils vivaient des moments de terreur et de doute, vingt ans plus tôt, il arrivait au couple Jedusor de s'enfermer dans cette pièce qui leur était exclusivement réservée.
Alors, Tom s'asseyant au piano et laissait son cœur s'exprimer derrière sa douce musique. Tania seule connaissait cet exutoire, ce havre de paix. Lors de ses moments particuliers, elle sentait leurs esprits et leurs magies se mêler, s'entrechoquer pour ne former plus qu'un seul et même être.
Tania ferma les yeux, comme elle le faisait toujours, et se laissa bercer par le son mélodieux de la musique.
Soudain, un cri de surprise s'échappa de ses lèvres et la musique s'arrêta.
En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, la jeune dame se retrouva entourée de son mari et de ses enfants. Les autres étaient en alerte ne la quittant pas des yeux.
- Que se passe-t-il ma douce, demanda Tom alarmé. Tu as mal quelque part ?
Avant qu'elle ne pu répondre un autre petit cri s'échappa de ses lèvres et elle sursauta de surprise.
- Maman, s'inquiéta Théo à son tour, alors que son père se saisissait de la main de son épouse. Qui a-t-il ?
- Je…je crois…c'est le bébé, souffla-t-elle hésitante en touche son ventre.
- Il a bougé ? questionna avidement Tara.
- Oui, rigola Tania de joie.
Sursautant à nouveau, elle lança à Tom :
- Le bébé vient encore de bougé, on dirait qu'il donne des coups de pieds. Pose ta main.
Hésitant un vague instant, le Lord posa sa main libre sur le ventre rebondit de sa femme. Aussi vite, il l'enleva.
- Par Merlin ! Qu'elle est sauvageonne ! Tu n'as pas mal ? demanda-t-il préoccupé.
- Non, ça surprend !
- Incroyable, souffla Thomas qui assistait au phénomène pour la première fois. Notre sœur ne bouge plus, dit-il tristement quand il eut posé sa main et que rien ne vint.
- Peut-être est-ce parce qu'il n'y a plus de musique, se risqua Henry.
- Grand-père a raison, sourit Tara. Papa, joue du piano.
Avec un magnifique sourire sur le visage, Tom s'exécuta non sans avoir embrassé tendrement Tania avant.
Dés que la mélodie revint, le bébé recommença à bouger. Chacun pu, à tour de rôle, le sentir. Un immense sourire ornait les lèvres de chacun.
- Non, mais vraiment, c'est magique, s'exclama Thomas en sentant les coups sous sa paume. Waouh…
Tout le monde se permit un petit éclat de rire. Tara se leva et s'approcha de son père pour finir par s'asseoir à ses côtés.
- On dirait que tu es l'homme le plus heureux du monde, murmura-t-elle d'une voix très basse ce qui ne l'empêcha pas de comprendre.
- C'est le cas ! s'exclama le Lord, ravi.
- Pourquoi ? s'étonna sa fille.
- Tu connais déjà la réponse à cette question, Tara, sourit son père.
- J'aimerais pourtant te l'entendre dire, s'enquit-elle.
- Et bien, je suis fou amoureux de la femme la plus merveilleuse au monde, dit-il avec un magnifique sourire qui ne le quittait pas. J'ai trois enfants brillants, talentueux, et prometteurs. Ils sont ma fierté. Grâce à tes frères et à toi Tara, porter le nom de Jedusor ne me semble plus être un fardeau.
Après un court instant de silence, il reprit :
- La vie me semble plus belle que jamais avec l'arrivée de cette enfant.
- Je comprends, acquiesça-t-elle lentement. J'aimerais partager ton optimisme des choses, cependant…
- Cependant, ce n'est pas le cas, termina-t-il, je sais. Mais, un jour, toi aussi tu connaîtras ce bonheur pur, et, ce jour-là, plus rien ne pourra t'atteindre.
- Tu es un bon père, répondit la jeune fille en le regardant droit dans les yeux. Je n'aurais pu espérer mieux.
- Et moi, je ne pouvais espérer meilleure fille.
- Ne t'aventure pas trop vite, répliqua-t-elle ce qui le surprit. Un jour, quand tu sauras ce que j'ai fait, tu ne le penseras plus.
- Ne crois pas ça, dit-il comme s'il savait déjà. Quoique tu fasses Tara, tu resteras toujours ma fille. Je serais toujours fier de toi.
Quelques minutes s'écoulèrent pendant lesquelles ni l'un ni l'autre ne parla. La boule que Tara avait à l'estomac s'était volatilisée aux vues des paroles de son père. Se tournant vers lui, elle dit :
- Je ne crois pas te l'avoir dit en seize ans, mais je t'aime papa.
Même s'il fut surpris, il ne se laissa pas démonter et prit sa fille dans ses bras :
- Je t'aime aussi ma fille.
A cet instant précis, les douze coups de minuit emplirent la pièce de leur son.
- C'est l'heure des cadeaux, s'écria joyeusement Thomas.
- Quel âge as-tu pour te comporter ainsi, se moqua Théo.
- Oh, ça va ! bougonna son frère.
- Si je me rappelle bien Théo, s'immisça Tara, la veille de Noël tu ne cessais de dire : " Stupide tradition moldu qui consiste à attendre minuit ". Alors, le quel des deux est le plus gosse ?
Une couleur rouge vive apparut sur les joues de Théo ce qui fit rire tout le monde. Passant la langue à sa sœur, il se retourna faisant mine de bouder.
- Bon, on les ouvre ces cadeaux, proposa Tania.
Ce fut dans la joie et la bonne humeur que l'ouverture de la montagne de cadeaux se fit. Une bonne vingtaine de minutes plus tard, tout était ouvert et chacun marquait une attention particulière sur l'un de leur cadeau.
Henry reçut de ses petits-enfants les trente tomes que comprenait " L'encyclopédie sur la politique mondial ". Lui étant un passionné, fut ravi.
Erika, romancière à ses heures perdues, reçut un nécessaire d'écriture et de calligraphie de la part de ses trois filles : Tania, Elena et Haley.
Adrien reçut quand à lui de la part de son père, le tout dernier volume des "Techniques et feintes du Quidditch". Etant entraineur de l'équipe nationale Australienne, cela lui était d'une grande aide.
De leurs côtés, Haley et Elena reçurent de magnifiques perles noires d'orient pour créer une nouvelle gamme de bijoux étant tenancières d'une telle boutique.
Severus eut le plaisir d'avoir un kit des ingrédients les plus rares au monde pour la fabrication de potions de la part des jumeaux.
Bella, quant à elle, eu la surprise de recevoir une magnifique bague en or sertie d'une pierre de lune par son époux.
Thomas reçut un nécessaire à balais et un kit de nettoyage pour son nouveau balais cadeau de ses parents à son anniversaire dernier.
Tara reçut avec joie la collection de robe de saisons et de soirée par ses grands parents ainsi qu'une série de livres sur les mystères des enchantements, les runes anciennes et l'Arithmancie par son père et son parrain.
Théo lui reçut de sa jumelle et de sa mère de nouvelles capes sorcières polaires et d'été ainsi qu'une montre de la part de son père.
Tom reçut des jumeaux un cahier penseur d'idée.
- Le principe, avait expliqué Théo, et que dés que tu écriras une idée, une envie que tu as, le livre te montrera les différentes réalisations possibles.
- Intéressant, avait soufflé le mage.
- On s'en est acheté aussi, informa Tara.
Tania, elle, reçut différentes affaires pour le bébé de la part de sa famille adoptive. De son tendre époux, une paire de boucles d'oreille faite d'or et d'un petit rubis en leur centre.
Pour terminer, elle reçut de ses enfants un bracelet en argent où pendaient leurs pierres de naissance. Cela ponctué d'un commentaire de la part de Tara :
- Il ne restera qu'à ajouter celle de Tessa quand nous connaîtrons la date de sa naissance.
- C'est une belle attention, merci les enfants, fit-elle les larmes aux bords des yeux.
Quelques instants plus tard, après avoir remercié le couple Jedusor pour la soirée, les Jones se retirèrent dans leurs chambres, épuisés par le voyage et la soirée.
Ne restait plus que Tom, Tania et leurs enfants. Ces derniers débarrassaient la pièce pour éviter à leur mère de s'épuiser plus que nécessaire.
- On va porter ça à la cuisine, clama Tara avant de sortir avec ses frères.
Profitant de l'occasion, Tom se dirigea vers une armoire et en sorti un paquet.
- Qu'est-ce donc, demanda Tania, curieuse.
- Un autre cadeau pour toi ma douce, répondit-il énigmatique.
- Ah bon ! s'étonna-t-elle. Pourquoi ne pas me l'avoir donné tant tôt dans ce cas.
- Et bien parce que je trouvais un peu déplacé de te le donner devant tes parents. Aller, ouvre-le ! ajouta-t-il devant la réticence de sa femme.
Avec une grande précaution, elle ouvrit le paquet. Tania en tira une nuisette en soie noire brodée de dentelle. La mettant devant, la future mère constata qu'il y avait une fente qui remontait plus haut que sa cuisse.
- Alors, s'impatienta le Lord.
- Elle est splendide Tom ! s'exclama-t-elle ravie.
- Non, fit-il en s'approchant d'elle lui caressant la joue du bout des doigts. Cette nuisette ne sera splendide que lorsque tu la porteras.
- Même après toutes ses années, tu le penses toujours, souffla Tania surprise.
- Tania, ma douce ! Tu es plus belle chaque jour que Merlin fait. Le temps n'altère en rien ta beauté. Plus les années passent, plus tu m'éblouis.
Il se pencha lentement pour l'embrasser avec tendresse.
- Tu es la plus belle femme à mes yeux Tania. Tu es et resteras à jamais celle qui habite mon cœur, la femme de ma vie. Je t'aime ma douce, je t'aime comme jamais je n'ai aimé.
- Je t'aime aussi mon amour, souffla-t-elle émue au plus haut point ce qu'il remarqua.
La prenant dans ses bras, il glissa une main sous son menton pour la forcer à le regarder dans les yeux. Ils se regardèrent un instant avant que Tom ne se penche à nouveau pour l'embrasser.
Cette fois-ci le baiser se fit moins sage. Tania se fit plus pressante et passa ses bras autour du coup de son cher et tendre, et se cola un peu plus à son corps. Elle avait toujours apprécié la manière dont leurs corps s'épousaient à la perfection.
Il quémanda pour approfondir leur baiser et elle entrouvrit les lèvres, le lui accordant. Leurs langues s'unirent et entamèrent une danse endiablée. Tom passa une main dans les cheveux de sa femme, respirant leur parfum. De son autre main, il caressa la courbe de son dos, arrachant un frisson de plaisir à Tania.
Tom continua son inspection et sa main glissa le long des hanches de Tania pour terminer par sa cuisse. Toujours sans interrompre leur baiser, le Lord la souleva et Tania enroula ses jambes autour de sa taille.
Il la soutenu jusqu'à atteindre le canapé pour l'y coucher. Il s'allongea sur elle en prenant garde de ne pas s'appuyer sur son ventre.
- Tom, murmura-t-elle la voix rauque dû au plaisir alors qu'il s'attaquait à son coup. Les enfants vont finir par revenir.
- Je sais, mais je te veux maintenant Tania.
Malgré ses hormones de femme enceinte en ébullition, Tania eut le courage et la force nécessaire pour repousser doucement son mari.
- Attends encore cinq minutes, lui dit-elle au creux de l'oreille, et je suis à toi corps et âme.
- Corps et âme, répéta le mage avec un sourire entendu. Intéressant.
Tous deux s'assirent sur le canapé et se mirent à se regarder, les yeux brûlants. Quelques secondes après, les jumeaux et Thomas revinrent.
- Voilà, s'exclama le petit dernier, content. Nous avons tout remit à sa place.
- Très bien les enfants, dit leur père d'une voix un peu plus rauque que d'habitude ce que les jumeaux remarquèrent.
- Tout va bien, demanda Tara à ses parents.
Alarmé, le couple se retourna pour le faire face. Pendants quelques secondes, les jumeaux les détaillèrent du regard. Puis, Tania se détourna pour se diriger vers une armoire.
- J'allais oublier de vous donner ceci les enfants, c'est arrivé ce matin.
Elle donna un paquet à Théo et deux à Tara.
- Il y a des mots avec, précisa-t-elle sans les regarder dans les yeux.
Il y eut un moment de silence gêné pendant lequel Théo et Tara échangèrent un regard.
- Et si vous alliez vous couchez, lança leur père.
- Oh, mais bien sûr, s'exclama Théo. Sommes-nous bête, Tara ?
- Non, non, nous y allons, dit-elle tout sourire. Tu viens Thomas ?
- Je n'ai pas envie de dormir, moi, répliqua-t-il perdant sa bonne humeur.
- Tu n'as qu'à venir avec nous, proposa Théo.
- Chouette, s'exclama son jeune frère en partant déjà vers l'escalier.
Les jumeaux le suivirent avant de se retourner vers leurs parents qui se regardaient de nouveau.
- En tout cas, vous n'assurez pas question discrétion, lança Théo.
- Bonne nuit, ricana Tara en leur faisant un petit signe de la main. Et surtout pas de risques inutiles ! Bébé est là, fit-elle en pointant le ventre de sa mère.
Sur ce, ils sortirent pour de bon.
- Ils m'agacent à être si observateurs, s'écria le mage.
- Moi, ça me fait plutôt rire, sourit Tania.
- Cela n'a que très peu d'importance finalement, ajouta-t-il en prenant à nouveau sa femme dans ses bras.
Occupé à monter les escaliers menant à leur appartement, les jumeaux étaient pris d'un fou rire.
- Je me demande quand ils comprendront que leurs yeux les trahissent toujours.
- Aucune idée Théo. N'empêche, papa avec ses yeux quasi écarlate et maman avec les siens qui virent au bleu nuit.
- Oui, en effet, ricana son jumeau. C'est fou comme leurs émotions passent à travers leur regard. D'ailleurs, j'ai déjà remarqué ce phénomène chez toi aussi.
- Ah bon ! fit-elle surprise. Et en quelle occasion ?
- Quand tu es en colère après James, par exemple, tes yeux noirs brillent d'une lueur rouge en leur centre. A l'inverse, quand tu es satisfaite de quelque chose, tes yeux noirs deviennent encore plus intenses.
- Je n'étais pas au courant, murmura-t-elle ébahie.
Ils entrèrent en même temps dans leur salon où Thomas se trouvait déjà.
- Que fait-on, demanda-t-il derechef.
- Et si on se faisait une petite partie de Bataille explosive, proposa Théo. Tu joues avec nous Tara ?
- Pas tout de suite, j'aimerais d'abord savoir ce qu'il y a là-dedans, répondit-elle en lui montrant les paquets que leur mère leur avaient donné. Et surtout, ajouta-t-elle, connaître l'expéditeur.
- Ouais, fit son jumeau pas très convaincu en commençant à ouvrir le sien.
Le paquet rouge vif renfermait un livre assez épais. Quant il en lut le titre, Théo fut pris d'un fou rire.
- Je peux savoir ce qu'il te prend, gronda Tara en s'emparant du bouquin.
Le titre de ce dernier la fit écarquiller des yeux.
- "Comment apprendre à combattre sa stupidité en vingt leçons", lut-elle. Mais c'est quoi ce délire ? Qui t'a envoyé ça ?
- C'est James, ricana Théo. L'année dernière, je lui avais offert le livre "Comment combattre sa nullité avec les filles" à Noël. Voilà la réponse à mon cadeau.
Le jeune homme repartit aussi sec dans son hilarité. Lui lançant le livre, Tara lança avec froideur :
- Si l'on devait discerner la palme du sorcier le plus idiot de notre époque, je suis sûre que le jury s'arracherait les cheveux pour vous départager.
- Très drôle, Tara, répliqua son jumeau alors que Thomas rigolait de la répartie de sa sœur.
- Je trouve aussi, dit-elle coupant ainsi à toute réplique.
La jeune femme alla s'asseoir auprès de Thomas pour, elle-aussi, ouvrit ses paquet. Le vert émeraude – elle en était sûre – était de la part de Seth Avery, son petit ami. Tara s'empara du coffret dans lequel se trouvait une série de plume aussi noir que l'ébène ainsi qu'un encrier.
- Très original de la part d'Avery. Pour un premier cadeau, il fait fort avec des plumes.
- Figure-toi Théo, que ce genre de plume coûte très chères car elles offrent une qualité d'écriture incomparable aux autres. Avec une de ces plumes dans ta main, tes pattes de mouche auraient une chance d'être lisible.
La jeune femme ne lui laissa pas le temps de rétorquer quoi que se soit qu'elle se plongea dans la lecture du petit mot qui allait avec la boîte de plume.
Très chère Tara,
J'espère que ce simple présent mettra ce sourire que j'aime tant sur ton visage.
Tu hantes mes jours et mes nuits ma belle. Ta présence me manque…
Joyeux Noël, à bientôt.
Je t'adore,
Seth A.
Tara replia le mot et le glissa dans sa poche avant d'ouvrir l'autre paquet, d'un emballage or éclatant. A l'intérieur, une boîte en métal blanc rehaussé d'une rose noire ainsi qu'un petit livre à la couverture verte émeraude.
- James, souffla la jeune femme en ouvrant la boîte avant de prendre un bonbon à la fleur de rose noire.
- James t'a offert un cadeau, murmura Théo surpris.
- Oui, répondit-elle avec un sourire.
Elle ouvrit le petit livre et un morceau de parchemin tomba sur ses genoux. S'en emparant, Tara lut :
Chère Tara,
Tout d'abord, merci pour ton aide. Mon père a sauté à pieds joints dans le piège et maintenant, après une grosse colère, il me laisse tranquille.
Tout danger est écarté et ce, grâce à toi.
Quant au cadeau, je suis sûr qu'il te plaira. Mon petit doigt m'a dit que tu n'avais plus de ces délicieux bonbons à la fleur de rose noire.
Pour le petit livre vierge, tu en feras certainement bon usage telle que je te connais.
Prends bien soin de toi surtout et passe un joyeux Noël, une bonne année et, n'oublie pas de faire tes devoirs !
Aller, à bientôt !
Amicalement,
James Potter
Riant à grand éclat, Tara se joignit à ses frère pour quelques parties de batailles explosives. Mangeant des bonbons à volonté, parlant de tout et de rien, les frères et sœurs ne se séparèrent que tard dans la soirée.
Une fois Thomas parti, Théo s'affala dans le canapé en soupirant.
- Et bien, et bien ! Quelle journée !
- Oui, c'est sûr !
- Alors que raconte James ?
- Rien de particulier, éluda Tara. Il me remercie de l'aide apportée avec son père, me souhaite un joyeux Noël et tout le toutim.
- Intéressant, souffla son jumeau.
- Si tu veux bien m'excuser Théo, je vais de ce pas me coucher.
- Moi aussi, acquiesça-t-il. Bonne nuit Tara.
- Bonne nuit Théo ! Et joyeux Noël, ajouta-t-elle.
- Oui, joyeux Noël à toi aussi, répondit-il surpris en entrant dans sa chambre.
Comme s'ils n'avaient été qu'une seule et même personne, les jumeaux entrèrent dans leur salle de bain, se mirent en tenue de nuit, pour finir par se coucher plume et parchemin à la main.
Tout deux comptaient répondre à leur expéditeur de cadeau le plus vite possible.
Cher Seth,
Je te remercie pour se fabuleux cadeau. D'ailleurs, j'écris en ce moment même avec l'une de tes plumes.
As-tu reçu mon cadeau ? J'espère qu'il t'a plût. Cet ouvrage n'a pas été facile à trouver, mais ma mère m'a grandement aidée. En tout cas, pour un passionné de la littérature française, tu seras comblé.
Je tenais également à te dire que mes pensées étaient souvent portées vers toi. Ta présence et ton soutien me manquent et, je dois dire que je m'en étonne. Tu es bien le premier être pour lequel je me soucie en dehors des membres de ma famille.
Prends soin de toi et passe de bonnes vacances.
Avec tout mon cœur,
Tara Jedusor
Mon très cher James,
Comment vas-tu ? Tes vacances se passent-elles bien ? Et ton Noël en famille ? Tara m'a averti que ton père te laissait tranquille et s'est tant mieux.
Ton cadeau m'a bien fait rire. Je vois que tu te rappelle de chaque blague que je t'ai faite.
Tu constateras que j'ai été gentil cette année ! Mon cadeau était tout ce qu'il y a de plus banal.
Au fait, depuis quand envoies-tu des cadeaux et des cartes à ma sœur, toi ?
Avec l'impatience de ta réponse,
Ton fidèle ami,
Théo J.
James,
Contente de t'avoir aidé avec ton père. Je suis soulagée qu'il ne te quémande plus nos moindres faits et gestes. Il n'empêche que je suis toujours d'avis que Théo et toi devriez parler de votre amitié à nos parents.
Enfin bref, nous en reparlerons de vive voix une fois à Poudlard.
Je tiens à te remercier pour tes deux cadeaux. J'ai déjà une idée d'utilisation pour le petit livre. Quant aux bonbons, ton petit doigt avait bien deviné.
Encore merci, bien que cela me brule la main de l'écrire.
Cordialement,
Tara E. Jedusor
Ma belle Tara,
Si ton cadeau t'a plût, j'en suis heureux. Je craignais que se ne fut trop formel. Je te remercie pour le bouquin, il manquait à ma collection. Je l'ai d'ailleurs dévoré cette nuit.
Je suis fière et heureux d'appartenir à ton univers. Avec toute l'affection que j'éprouve pour toi,
Seth A.
Hello Théo,
Ici, tout va super bien depuis que papa a arrêté de me casser les pieds. Super Noël en famille !
Entre Teddy et Victoire qui ont annoncé leurs fiançailles, Rose qui ne me lâchait pas d'une semelle, Hermione et Ron qui se crêpaient le chignon, c'était génial. Un chouette moment de rigolade.
Dommage que tu n'es pas été de la partie, mais j'imagine très mal nos familles passer les fêtes ensemble.
Je suis satisfait de l'effet qu'à fait mon cadeau et te remercie pour le tien. J'avais bien besoin d'un nouvel équipement de Quidditch. Maintenant, me reste plus qu'à trouver un mensonge pour que mes parents ne m'en achète pas un !
Concernant ta sœur, depuis quand m'est-il interdit de lui faire des cadeaux ?
Bon, je sais qu'elle ne me porte pas dans son cœur – qui est de pierre d'ailleurs – mais quand même, ça me fait plaisir !
Surtout que je viens de recevoir un hibou de sa part pour me remercier. Elle n'avait plus de bonbons à la fleur de rose noire, la pauvre. Tu es vraiment un frère indigne pour ne pas lui en acheter !
Aller, à plus !
James P.
P.S. : Qu'est-ce que tu peux être formel dans tes lettres, on dirait que tu t'adresse au ministre.
Chère Tara si je puis dire,
Tout va très bien. Content que mes cadeaux t'ai plût. Et ne vas pas t'imaginer des trucs ! On reparlera de tu-sais-quoi à l'école.
Maintenant excuse-moi, mais je n'ai pas le temps de faire des romans et ce, encore moins quand il s'agit de toi.
Bonne Année,
James P.
- Mais quelle mouche l'a piqué, s'exclama Tara en relisant le mot de James. Il est vraiment bizarre ce garçon !
Ramassant son courrier, elle le rangea dans son bureau et sortit pour prendre son petit déjeuner dans la cuisine où des voix s'élevaient déjà.
- J'aimerais quand même savoir ce qu'ils trafiquent !
- Je suis sûr qu'ils font leurs devoirs Tania.
- Tom, ça fait une journée entière que les jumeaux passent leur temps dans leur chambre ne descendant que pour manger. Je m'inquiète.
- Tu sais très bien qu'il n'y a pas de raisons pour cela. C'est la grossesse qui cause cet état d'anxiété. Surtout que ta famille est partie le lendemain de Noël ! Alors, calme-toi ma douce !
- Très bien, je me calme ! Tu as raison.
Entrant dans la pièce en tachant bien de marquer son entrée, Tara lança joyeusement :
- Bonjour Papa, bonjour maman !
- Bonjour Tara, lui répondit son père en embrassant sa fille.
- Pourquoi est-ce d'abord à ton père que tu dis bonjour, Tara, se plaignit sa mère.
- Tu recommences, rigolèrent le père et la fille d'une même voix.
- Oui, je sais, soupira-t-elle, je sais ! Bon, que veux-tu manger Tara ?
- Des œufs, ça ira !
- Et Théo ne descend pas ?
- Il ne va pas tarder maman, il répond aux lettres de ses amis.
- C'est donc cela que vous traficotez depuis presque deux jours, s'enquit Tom.
- Oui, mais nous faisons aussi nos devoirs, répliqua Tara. D'ailleurs, j'ai terminé les miens.
- C'est très bien ma fille.
- Oh mais c'est tout naturel papa !
- Bon sang, mais où es Thomas ?
- Maman ! Tania !
Cher James,
Je dois dire que j'attendais patiemment pareille occasion pour mettre le sujet sur le tapis.
Nous devons éclaircir les sentiments que tu éprouves envers ma sœur depuis que nous sommes amis, c'est-à-dire depuis la fin de notre première année.
Je dois t'avouer que ton comportement avec Tara était déjà assez étrange pour que je noue des soupçons. Maintenant que tu lui demande son portrait et que tu lui offre des cadeaux, je m'interroge.
Ton ami,
Théo J.
Cher Théo,
Je suis trop choqué pour te répondre plus.
On parlera de tout cela à Poudlard !
A bientôt,
James Potter
Théo déchira le morceau de parchemin en question avec colère.
- Alors James, on me fait des cachoteries ? Bon sang, si Tara et les parents apprenaient ça, on est mort !
Sans laisser le temps à ses envies de meurtre de naitre dans son esprit, le jeune homme se précipita dans la cuisine. Toute la petite famille était là ainsi que Severus et Bella.
- Tiens, Théo, enfin décidé de sortir de ta tanière ?
- Très drôle, parrain, très drôle !
- Il n'a pas tord, répliqua Bella. Ce n'est pas déjeuner que tu fais, mais dîner ! Il est plus de midi, je te signale !
- Après tout, qui dort dîne, non ?
- Tu ne dormais pas ! Et puis, ne serait-se pas une expression moldue ça ? cracha Tara.
- Et alors, Tout le monde n'est pas raciste comme toi, Tara, répondit son jumeau la langue claquant comme un fouet.
- Ce n'est pas du racisme, seulement du mépris !
- Ah oui ! Parce que tu te crois supérieur à eux ?
- En tout point, d'ailleurs, fit Tara avec arrogance.
- Ca suffit vous deux, ordonna Tom. Vous commencez à me taper sur système.
- Désolé papa, soufflèrent-ils en baissant la tête, mais, ajouta Théo.
- Il n'y a pas de mais Théo ! Je ne veux ni vous entendre ni vous voir de la journée, intima-t-il en se levant avant de quitter la pièce d'un pas rageur.
- Mais qu'est-ce qu'il lui prend ? demanda Thomas.
- Ne t'y met pas non plus, toi, clama sa mère. Je vais lui parler.
- Non, l'arrêta Bella, j'y vais ! Tes humeurs sont tellement changeantes que tu risquerais de le braquer.
- Oui, tu as raison, vas-y !
L'ancienne Mangemort sorti de la cuisine alors que les discussions reprenaient. Sachant très bien où le Lord s'était rendu, elle prit le chemin de son bureau au dernier étage.
Une fois devant la porte, elle hésita une fraction de seconde. Au fond de son cœur, Bella avait toujours gardé la même tension qui la submergeait quand elle devait se retrouver seule avec son ancien maître.
La peur en moins, elle frappa de deux coups légers sur la porte en bois massif.
- Je n'ai envie de voir personne ! Alors, fichez le camp.
- Tom, c'est moi, dit-elle simplement.
Aussitôt, la porte s'ouvrit sur le mage. Son expression glaça le sang de son amie. Il avait les traits durs, les yeux virant à l'écarlate, les prunelles et les narines dilatées par la fureur.
- Que veux-tu Bella, cracha-t-il froidement.
- Juste savoir ce qui te met dans pareil état, bien que j'en aie une petite idée, répondit-elle avec grand calme.
Ne disant rien, il s'écarta et la laissa passer. Refermant la porte avec brusquerie, il alla se poster près de la fenêtre pour admirer le paysage qui s'offrait à lui.
De vastes plaines. C'est même plaines dans lesquels Tania et lui faisaient du cheval lors des beaux jours de l'année.
- Alors, souffla-t-il de manière à peine audible.
- Tu es choqué des propos qu'à tenu Tara, n'est-ce pas ?
- Même pas Bella et c'est pour cela que je suis furieux.
- Furieux, après qui ? Toi ?
- Oui, murmura-t-il, les poings serrés.
- Mais pourquoi, je ne comprends pas ? s'étonna Bella.
- C'est pourtant clair, s'écria-t-il en se retournant pour lui faire face.
- Alors, explique ! l'encouragea-t-elle avec douceur.
Elle ne devait surtout pas le braquer sinon, il retournerait dans ses retranchements.
- Je ne suis pas en colère après Tara pour les propos qu'elle a tenu sur les moldus parce que je pense la même chose.
- Non, tu pensais la même chose, rectifia son amie.
- Erreur Bella, répliqua Tom. Je pense toujours la même chose !
Si Bella eut un choc, elle l'encaissa sans rien montrer voulant le laisser continuer.
"Ce pourrait-il que ?" » pensa-t-elle. "Non, c'est impossible qu'il…".
- La vérité Bella, c'est que je ferme les yeux sur celui que je suis depuis près de dix ans.
- Celui que tu es, répéta-t-elle tétanisée.
- Depuis que Tara à cinq ans, depuis qu'elle montre des aptitudes à la magie, je me voile la face.
- J'ai peur de comprendre, souffla la Mangemort.
- Moi aussi, ajouta-t-il. Théo et Thomas ont un très grand potentiel magique, mais cela n'est comparable en rien à celui de Tara. La magie qu'elle dégage est infinie et puissante.
- Cela ne veut pas dire qu'elle arrivera à la contrôler, remarqua Bella.
- Oui, c'est vrai, mais c'est déjà fait. Si elle ne contrôle pas toute sa magie, elle en métrise une énorme partie. Et le plus aberrant c'est que plus sa magie est métrisée, plus elle devient puissante.
- Puissante comment, pas autant que toi, tout de même ? questionna-t-elle.
- Si Bella, répondit le mage. Et plus elle apprend, plus elle devient puissante. Un jour, et dans très peu de temps, son potentiel sera supérieur au mien. Tara sera plus grande sorcière que moi avec cinquante ans d'expérience en moins.
- Tout cela est fabuleux et surprenant, accorda Bella, mais je ne vois pas où cela nous mènes.
- As-tu remarqué à quel point nous sommes identiques Tara et moi ? demanda le Lord. Et ce, pas seulement physiquement, mais mentalement aussi ?
- Es-tu en train de me dire que Tara aspire au pouvoir et à la puissance tout comme Voldemort ? se risqua Bella bien que, elle devait l'admettre, l'idée la séduise.
- Non, répliqua-t-il. Elle ne désire pas le pouvoir, mais la puissance et la reconnaissance. Et c'est pour cela que je ferme les yeux.
- Mais sur quoi, s'époumona Bella.
- Je suis persuadé que Tara suit mes traces, les crimes en moins. Manipulant, comme je l'ai fait par le passé, les enfants des Mangemorts emprisonnés, Tara leur apprend la magie noire.
- Tu es sérieux, souffla-t-elle.
- Oui. Il y a une chose que personne ne sait à part les jumeaux et moi. Se sont eux, avec les connaissances de Tara en magie noire, qui m'ont fait sortir de prison, révéla-t-il.
- Attends, riposta Bella. Tu es en train de me dire que Tara a convaincu Théo de pratiquer de la magie noire pour te faire évader. Mais c'est ahurissant !
- Oui, et Tara a déjà atteint un stade très avancé en la matière. Elle se révèle aussi douée sinon plus que moi.
- Et tu regrettes de ne pouvoir l'aidé, n'est-ce pas ?
- Oui Bella, en effet ! Et pour être franc, je regrette de m'être rendu à Harry Potter, seize ans plus tôt.
Sous la surprise, Bella écarquilla des yeux. Elle ne s'attendait certes pas à une telle franchise de la part de son ancien maître.
- Oh bien sûr, je n'ai aucun regret quand à ma vie actuelle, bien que je sois convaincu qu'elle aurait été meilleure et complète si j'avais terminé mon œuvre.
- Tu as fait le meilleur choix qui se présentait à toi à l'époque, éluda Bella, bien que, cela m'ai semblé injuste.
- Que veux-tu dire, demanda Tom précipitamment.
- Je veux dire que, les crimes en moins, moi aussi je regrette le temps où nous dominions le monde des sorciers et des moldus.
- Incroyable, souffla le Lord.
- Je suis convaincue que nous aurions changé en bien, ce monde, ajouta-t-elle.
Bien que les meurtres ne fussent pas tous nécessaire, vous étiez ce que la communauté magique attendait depuis longtemps Maître.
Tous deux se regardèrent en silence, se sentant enfin compris. Tom poussa un léger soupir. Enfin, il avait pu dire ce qu'il avait sur le cœur à une personne qui était en mesure de le comprendre.
Tania, sa femme, aurait été choquée, consternée, anéantie s'il lui avait révélé cela. Maintenant, Tara était le seul espoir qu'il lui restait. Son seul espoir d'être un jour, de nouveau libre.
Seulement, il y avait une ombre au tableau. Et cette ombre était que derrière la porte, une personne avait entendu la majeure partie de cette conversation.
