Salut à toutes et à tous !

Me revoilà pour le 8ième chapitre…

Je remercie mes lectrices et lecteurs ainsi que ceux et celles qui m'ont mis des reviews.

Je pense que ce chapitre va vous plaire !

N'oubliez pas de laisser votre petit commentaire…Ca fait toujours plaisir..

Gros bisous,

Diaboliqua…

Chapitre 8 : Double problème, naissance et vengeance

Fin Mars, une semaine avant Pâques

Après une longue journée de cours préparant les examens à venir, Théo se rendait nonchalamment vers la salle commune des Gryffondors. Ce soir, il avait une ronde à faire avec Tara alors que James allait en faire une avec Seth Avery.

Décidemment, Serpentards et Gryffondors passaient leurs vies à se coller à baskets ! Surtout que certains tentions étaient réapparues entre les deux maisons. Evidemment, Tara et son groupe en était pour quelque chose, mais la relation qu'elle entretenait avec James n'aidait pas.

Le pire était survenu deux semaines après les vacances de fin d'année lors d'une discussion animée. Cette nuit-là, dans la Salle sur Demande, rien ne s'était passé comme prévu.

Flash Back

Rassemblé autour d'une table ovale, personne n'osait prendre la parole. Un jour plus tôt, Tara et Théo Jedusor avait fait passer un mot à tout les concernés pour leur donner rendez-vous à neuf heures précise au septième étage.

A l'extrémité gauche de la table, se trouvait Tara avec, assis de part et d'autre d'elle Théo et Thomas. A côté de son jumeau, James avait pris place suivit de son jeune frère Albus, de Rose et Victoire Weasley. Et pour terminer, Teddy Lupin.

Tous regardaient les Jedusor avec patience où impatience pour certain.

- Alors, est-ce que l'un de vous deux va finir par expliquer pourquoi nous sommes ici, oui ou non.

- Ce n'est surement pas en t'en prenant à eux que tu obtiendras satisfaction, Rose, répliqua Thomas.

- Toi au moins, tu sais de quoi il en retourne.

- Et bien non, je n'en sais pas plus que toi. Mais si tu réfléchissais un peu, ce qui dans ton cas doit relever de l'exploit, tu pourrais deviner facilement.

La réplique du jeune homme entraîna le rire de Tara et les ricanements de Théo et de James. Les autres se pinçaient les lèvres pour ne pas rire. Il était connu qu'aucun d'entre d'eux n'aimait beaucoup la fille de Ron et d'Hermione.

- Excellent Thomas, souffla Teddy Lupin qui appréciait le jeune homme à l'instar de Tara.

- Oh mais c'est inné chez nous, ricana Théo.

Rose s'empourpra et rentra la tête dans les épaules le plus possible.

- Bon, passons aux choses sérieuses pour éclaircir la petite lanterne de Rosalie, dit Tara.

- Je m'appelle Rose, cracha cette dernière.

- Si Théo et moi-même vous avons fait venir ici s'est pour voter sur l'amitié entre James et mon frère, continua-t-elle en faisant semblant de l'avoir entendue.

- Que veux-tu dire par voter, demanda Victoire.

- Et bien, en vue des problèmes que nous poses le père Potter, je pense qu'il est temps d'éclaircir les choses avec nos parents respectifs.

- Tara, tu sais très bien que ma mère est déjà au courant, informa James.

- Oui, je le sais. La nôtre aussi soupçonne quelque chose, mais je parlais de nos pères à tous.

- Tu crois que mon père doit être aussi mis au courant, s'informa Rose.

- Oui, je le crois.

- Mais cela ne risquerait-il pas de mettre les fragiles relations de vos deux familles en péril ?

- Oh tu sais Teddy, rien ne peut être pire que maintenant, lança Théo.

- Oui, s'est vrai, confirma Tara. De plus, si les parents sont mis au courant, ils ne pourront qu'accepter cette amitié vieille de quatre ans.

- Cela les obligera à avoir plus de contact en dehors du ministère, ajouta Thomas.

- Donc, vous voulez que nos pères soient plus cordiaux entre eux, si je comprends bien.

- Oui, James, confirma Tara.

- Ecoute James, si nos pères arrivaient à faire tables rases du passé, peut-être qu'avec un peu de chance, Harry et ses Aurors mettraient moins leurs longs nez dans nos affaires.

- Nous comprenons Théo, mais cela semble risquer, s'exclama Victoire. Nous avons déjà des difficultés à nous entendre à cause de l'influence qu'on nos parents sur nous. Les imaginer amis revient à l'absurde.

- Elle n'a pas tord, reprit Albus. Nous ne pouvons deviner leurs réactions. Essayer de vous imaginer dire à Tom Jedusor et à Harry Potter que leurs fils aînés sont les meilleurs amis du monde.

- Il va y avoir des meurtres, souffla Rose.

- Oui, le tien pour commencer si tu ne te tais pas, répliqua Thomas.

Répliquant au quart de tour, la jeune fille sortit sa baguette magique pour la pointer sur Thomas, mais cela était sans compter sur les jumeaux, beaucoup plus rapide qu'elle.

- Si tu tiens à ta peau Weasley, je ne penserais pas à ça, murmura Tara.

- Tu ne peux savoir à ce que je pense maintenant, cracha Rose.

- Tu as envie de me jeter un sortilège impardonnable, répondit la jeune Jedusor. Mais, je t'en prie, n'hésite pas. Tu connaîtras la douleur après !

- Comment fais-tu pour…

- Savoir à quoi tu penses, compléta Tara. Oh, mais c'est très simple, je contrôle la magie de l'esprit.

Sans laisser le temps de pavoiser plus, Théo lança :

- Il est temps de voter, je pense. Alors, Tara ouvre le bal, je t'en prie. Pour ou contre dévoiler notre amitié aux parents ?

- Pour.

- Très bien, Thomas ?

- Pour.

- Deux voix pour, Teddy ?

- Contre.

- Deux voix pour, une voix contre, Victoire ?

- Contre également.

- Rose ?

- Contre, ça s'est certain.

- Deux pour – trois contre, Albus ?

- Contre.

- James ?

- Je m'abstiens.

- Très bien, tu es sûr ?

- Certain.

- Tara ?

- Pour.

- Le vote est terminé, clama Théo. Cela fait trois voix pour, quatre voix contre et une abstinence. Le secret sera gardé.

Furibonde tout en restant calme, Tara se leva et se dirigea à toute vitesse près de la porte sous le rire de Rose. La main sur le battant, elle se retourna :

- Il a été convenu que ni Théo ni James ne parlerais de leur amitié à leur père. En aucun cas, une personne extérieure au problème n'a été interdite de le révéler.

James et ceux qui avaient voté contre écarquillèrent des yeux voyant progressivement où elle voulait en venir.

- James, Théo, vous avez jusqu'à juin de notre sixième pour leur dire. Si vous ne le faites pas, je m'en chargerais. Sur ce, bonne soirée et bons rêves.

Il y eut un long silence avant que Victoire ne le rompe :

- Et bien, on peut dire qu'elle a du caractère !

- Oui, admit Théo. C'est tout Tara ça.

- Bon et bien, je crois que vous n'avez plus trop le choix, remarqua Teddy. Vous avez un peu plus d'un an pour tout dire à vos parents. Bon courage ! On y va mon cœur ?

- Oui, répondit Victoire en s'emparant de la main de Teddy.

Albus, Rose et Thomas suivirent le mouvement et sortirent. James remarquant que Théo ne suivait pas les laissa partir.

- Tu ne viens pas ?

- Une minute, s'il te plaît ?

Le jeune Potter referma la porte qui disparut par enchantement. Après tout, Teddy et Victoire étaient préfets, donc les autres ne risquaient pas d'avoir de retenue où de faire perdre des points à leurs maisons s'ils se faisaient prendre par un professeur.

- Qu'y a-t-il Théo ? C'est à cause de l'ultimatum de Tara ?

- Non James ! Ma sœur a raison, il faut tout avouer, mais ce n'est nullement pour cela que je tiens à te parler.

- Attends, soupçonna James. Tu ne comptes pas remettre cette histoire de sentiment sur le tapis ?

- J'aimerais juste que tu te confies à moi. On est ami, non ? demanda le jeune Jedusor.

- Bien sûr que nous sommes amis, même meilleurs amis, acquiesça James en s'approchant de Théo.

- Très bien, alors nous sommes censés tout nous dire ?

- En effet, mais il y a certaine chose qui devrait…

- Es-tu amoureux de ma sœur, oui ou non ? coupa Théo avec brusquerie et froideur.

- Théo, je…

- REPOND JAMES, hurla-t-il.

Le dit James se pétrifia face à la fureur de son ami. Pourquoi se mettait-il toujours dans des situations pareilles.

- J'ai peur que peu importe la réponse, tu m'en voudras, confia-t-il.

- Bien sûr que non, souffla Théo avec une extrême douceur maintenant. Si tu me réponds non, et bien, je m'excuserais volontiers. Alors que si tu me réponds oui, j'en serais heureux parce que j'aurais bien deviné.

- C'est vrai, s'étonna son ami.

- Oui. Et puis, pour être franc avec toi, je préfèrerais te voir sortir avec ma sœur plus tôt que ce foutu Seth Avery.

James prit la nouvelle sans broncher. Fermant les yeux pour faire le point sur ce qu'il ressentait, il n'entendit pas Théo s'approcher de lui pour n'être qu'à une distance d'un bras.

- Alors James Sirius Potter avez-vous oui ou non des sentiments amoureux pour ma sœur, Tara Erika Jedusor ?

- Pour mon plus grand malheur, oui, souffla-t-il en rouvrant les yeux.

C'est alors que sans crier gare, le jeune Jedusor étreignit son ami sous le choc. Finalement, celui-ci répondit à l'accolade avec chaleur.

- Je suis sûr qu'un jour, Tara t'aimera autant que tu l'aimes.

- Je n'en suis pas convaincu, soupira James.

Fin Flash Back

Le jeune homme tourna à l'angle d'un couloir, et croisa sa sœur venant en sens inverse.

- Te voilà enfin, lança-t-elle en l'attrapant par le coude pour l'emmener dans une autre direction.

- Je peux savoir où on va ?

- Faire notre ronde, bien sûr ! s'exclama-t-elle comme si cela était évident.

- Mais, elle n'a lieue que dans une heure, l'informa-t-il.

- Non, il y a un changement de programme. Le professeur McGonagall a jugé plus utile de faire les rondes des Préfets à des heures différentes pour que la sécurité soit assurée chaque nuit.

- En clair, devina Théo, nous allons faire notre ronde jusqu'à neuf heures, ensuite James et Avery en feront une jusqu'à onze heures.

- Non, rétorqua Tara.

- Je ne comprends pas alors ! s'exaspéra Théo.

Le système des rondes actuel était assez simple, mais très fatiguant pour les Préfets. Chaque jour, une année se chargeait des rondes accompagné des Préfets-en-Chef jusqu'à deux heures du matin.

Maintenant, les cinquièmes et les sixièmes faisaient leurs rondes chaque jour en alternant les deux parties de la nuit. Ainsi, les élèves auraient des nuits plus complètes.

- Tu vois, jusqu'à huit heures, Seth, James, toi et moi faisons notre ronde. Ensuite, les cinquièmes de Serdaigle et de Poufsouffle prennent la suite jusqu'à dix heures. Pareille pour les sixièmes jusqu'à deux heures.

- Ok, ok, acquiesça Théo. J'ai compris ! Et les Préfets-en-Chef font pareil à quatre. Un pour chaque partie de nuit.

- Exactement, bon, on s'y met ?

- En fait, je voulais aller poser mes affaires dans la salle commune avant de commencer la ronde, informa-t-il.

- Pas le temps, il est six heures cinq, notre surveillance a déjà commencée.

Ronchonnant contre le nouveau système, Théo suivit de mauvaise grâce sa jumelle dans la partie ouest de château. N'échangeant des paroles que par nécessité, les jumeaux ne rencontrèrent personne dans les couloirs.

Une fois leur ronde terminée, ils rencontrèrent James et Seth. Tous deux se lançaient des regards noirs et assassins. Dés qu'il l'aperçut, le jeune Serpentard s'empara avidement de la main de Tara qui se laça faire de mauvaise grâce. Elle n'aimait pas trop les marques d'attention et de tendresse en présence d'autres personnes.

- Alors, ta ronde s'est bien déroulée ? demanda Théo à son ami James.

- Oui, super ! répondit-il sarcastique. Ca n'aurait pas pu mieux se passer !

- La ferme Potter ! cracha Avery.

- Oh ! Ce n'est pas très gentil, ricana James.

- Vous allez arrêter tous les deux ! s'écria Tara froidement. Seth, surveille ton langage.

- Pardonne-moi ! soupira ce dernier.

- Si vous voulez bien nous excuser, nous avons des choses à faire, reprit-elle.

- Oui, nous aussi, acquiesça Théo.

- A demain, s'exclamèrent-ils d'une même voix en prenant des directions différentes.

Une fois qu'ils ne furent plus à portée de voix, Tara se pencha vers Seth et dit :

- Les autres y sont déjà ?

- Oui, ils n'attendent plus que nous, confirma-t-il.

- Parfait ! Dépêchons-nous de prendre des raccourcis avant de retomber sur mon frère et Potter.

De leur côté, James et Théo avaient aussi engagé la conversation.

- Que t'a dit Avery pour que tu sois aussi en rogne après lui ?

- Il m'a parlé de sa relation avec Tara.

- Ah bon ! s'étonna Théo. Et…

- Et, continua James, il m'a dit que c'était la plus belle fille qu'il avait rencontré, que ses lèvres étaient d'une froideur étonnante, que leurs deux corps s'épousaient à merveilles quand il…

- Ca va ! Je ne veux pas en savoir plus, coupa Théo.

- Et, y a pas mort d'homme ! ricana son ami. J'allais dire quand il la serre dans ses bras.

- Ah bon, souffla le jeune Jedusor se sentant un peu bête d'avoir déjà imaginé le pire.

- Dis-moi Théo, Tara est-elle déjà sortie avec un garçon avant Avery ?

- Non, elle ne s'en est jamais intéressée. La preuve, c'est Avery qui est venu à Tara et non l'inverse.

- Je m'en doutais un peu, avoua le jeune Potter. Crois-tu que j'arriverais à…

Non, rien, oublie !

- Que tu arriverais à la sortir des griffes de ce Serpentard de malheur ? continua Théo. Oui, je le pense.

- Ah oui, s'étonna James. Et pourquoi ?

- Parce que Tara n'est pas amoureuse de Seth, elle l'apprécie, rien de plus. Tôt ou tard, quand elle en aura assez, elle le jettera !

- Intéressant, confia James sans rien ajouter avant qu'ils ne franchissent le tableau de la Grosse Dame.

Au même étage, à quelques couloirs de là, la Salle sur Demande était occupée par un groupe de Serpentard dirigé par Tara Jedusor. Dans la salle au mur d'argent et dépourvue de meuble pour l'occasion, ces élèves s'entrainaient.

- Tu dois mettre ta baguette un peu plus haut que tes yeux Leïa, conseilla Tara.

- Comme ça, fit la jeune fille.

- Exactement comme ça, approuva-t-elle. Et maintenant, prononce la formule.

- Tempestas

Aussitôt, un vent noir poussiéreux jaillit de sa baguette avec puissance. Pausant également sa main dessus, Tara aida Leïa à diriger la force du vent vers le chevalier de bois.

- Finite

A ce mot, le vent disparut ne laissant aucune trace du chevalier de bois. Plusieurs applaudirent, mais Tara les arrêta d'un seul geste.

- Leïa, combien de fois faudra-t-il que j'intervienne pour contrôler et arrêter tes sortilèges ? Dis-le-moi ?

- Je…Je ne sais pas, balbutia-t-elle.

- Ah tu ne sais pas, répéta la jeune Jedusor menaçante. Et bien, tâche de savoir la prochaine fois, cria-t-elle faisant trembler la jeune fille de peur.

Tara s'éloigna, les autres s'écartant prestement sur son passage, et se dirigea vers le fond de la salle. Se retournant, elle leur fit face.

- Maintenant que la plus part d'entre vous contrôlent le sortilège du vent noir, nous allons passer à autre chose. Cela n'est pas de la magie noire, mais c'est une magie très importante. Cristal, si tu veux bien me servir d'exemple.

- Bien sûr, sourit-elle.

- Merci.

Les deux jeunes femmes se placèrent à deux mètres l'une de l'autre. Tara sorti sa baguette et la pointa sur Cristal qui ne broncha pas d'un millimètre.

Alors que la jeune Jedusor n'avait prononcé nul mot, les yeux bleus de son amie se voilèrent alors que son corps se raidissait.

D'un coup, Tara lâcha la pression qu'elle maintenait dans sa baguette et se tourna vers les autres pendant que Cristal reprenait ses esprits.

- La magie de l'esprit est une magie dont l'importance et la maitrise sont oubliée. Peu de personnes, peu de sorciers savent que cette magie peut devenir une véritable torture pour celui qui la subit. Tout cela, à condition, que le légilimens sache la contrôler.

- Tu es en train de nous dire que tu viens de torturer Cristal par l'esprit sans dire mot et sans faire de geste, s'enquit Marek.

- Pas tout à fait ! répliqua Tara. Je lui ai simplement fait revivre un souvenir très douloureux pour elle. En aucun cas, je ne me serais permis de faire du mal à son esprit. Cette torture relève de la magie noire.

- Comme s'y prend-t-on ?

- Le principe est très simple, la pratique beaucoup moins. La première chose que vous devez faire est de canaliser et de bloquer vos pensées et souvenirs, informa Tara. Vous devez ériger un mur de protection autour de votre esprit.

- Depuis quand pratiques-tu cette magie de manière aussi complète ?

- Je n'ai nullement eu besoin d'apprentissage pour cette magie, Sylvianna. Avoir un père comme le mien, déjà doué en la matière, permet de naître avec certaines prédispositions.

- En effet, cela a certains avantages, en convint Marcus.

- Bon, trêve de bavardages, l'heure tourne, lança Tara avec autorité. Mettez-vous en ligne et chacun à votre tour, vous tenterez de me barrer l'accès à votre esprit.

Sans avoir besoin d'utiliser sa baguette magique, Tara pénétra leur esprit chacun à leur tour. Quelques uns tentèrent de résister, mais sans de vrai succès. Après avoir vu la majeure partie de leur souvenir après de vaines tentatives, la jeune Jedusor perdit patience.

- Comment voulez-vous progresser si vous n'exercez pas un peu plus de résistance ? Si vous croyez arriver à contrôler la magie de l'esprit en ne travaillant pas votre mental, vous vous trompez.

- Excuse-nous Tara, mais…

- Silence, Seth ! Je sais ce que tu vas me dire et non, je n'utilise que de la magie basique pour briser vos défenses. Si j'y mettais toutes mes capacités, vos esprits seraient détruits. Me suis-je bien fait comprendre ?

- Oui, répondirent-ils promptement.

- Très bien, alors reprenons ! Vous aller vous remettre en file et je vous donnerais deux minutes à chacun pour faire le vide de toute pensée dans son esprit avant de tenter d'y pénétrer. Si cela peut vous aider, matérialisez un mur dans votre tête et faites votre possible pour le maintenir.

La séance suivante fut un peu plus fructueuse que la précédente. Apparemment, l'image du mur en aidait plus d'un. Tara, un sourire ravi, leur permit de se reposer quelques minutes en leur passant des images apaisantes mentalement.

- Maintenant, reprit-elle, et pour terminer ce cours, j'aimerais que par groupe de cinq, et avec l'aide de la formule de pénétration que nous avons apprise la fois dernière, que vous essayez d'entrer dans mon esprit.

Tous se relevèrent avec des sourires ravis. L'idée d'inverser les rôles leur plaisait sans nul doute.

"Dommage, ils vont être déçus" pensa-t-elle en se mettant en place face au premier groupe composé de Seth, Marcus, Marek, Cristal et Sylvianna, somme toute les plus talentueux.

Ils sortirent leurs baguettes magiques et prononcèrent tous d'une même voix :

- Légilimens

Aussitôt, les cinq amis furent confronter à la barrière mentale de Tara. Cette dernière ne semblait affectée en rien par l'assaut qu'elle subissait. Bien au contraire, elle se mit à retourner leur attaque. Les jeunes gens, faiblissant, Tara pénétra dans leurs esprits avec une facilité déconcertante.

D'un geste de la baguette, elle cassa le contact entre elle et le groupe.

- J'espère que vous avez compris la leçon, fit-elle durement. Même avec l'utilisation de la magie noire, vous ne parvenez pas à briser mes défenses.

- En effet, souffla Seth, atterré.

- Je veux que vous arriviez à un stade où aucun sorcier moyen ne peut pénétrer votre esprit, reprit-elle en passant entre eux. Bien sûr, ne vous faites pas d'illusion, peu de personne arrive à un niveau tel que celui de mon père ou le mien. Pour cela, il faut certaines prédispositions.

- Et qu'en est-il de ton frère, questionna Mallory, jeune homme en quatrième année.

- Théo est assez doué dans son genre, répondit-elle. Bien que s'il travaille plus son esprit, ses défenses seraient imparables.

- Cela doit être assez pratique de pouvoir lire dans l'esprit des autres sans qu'ils ne s'en rendent compte, remarqua Sylvianna.

- Oui, tu as fait ça avec Marie et John de Gryffondor, pas vrai ? se souvint Marek.

- En effet, admit la jeune Jedusor. Ca aide parfois, mais c'est bien plus risqué de faire ça sur un professeur. Et puis, il y a des personnes sur qui je n'oserais jamais exercer cette faculté.

- Ah oui ! s'étonna Mindy, et qui donc ?

- Mes parents, répondit-elle simplement.

La jeune femme fit un geste pour que le groupe suivant se mette en position. Alors qu'il levait leurs baguettes, prêt à lancer le sort perfectionné par la magie noire, un grand bruit retentit contre le mur.

Aussitôt, tous s'entre-regardèrent et arrêtèrent tous mouvements. Le bruit recommença avec un peu plus de force cette fois-ci. Tara s'approcha du mur pour y déposer sa paume. Celle-ci, captant les vibrations.

- Que se passe-t-il ? chuchota Seth en s'approchant à son tour.

- Quelqu'un tente de dévoiler la porte à l'aide de sortilèges très puissants.

- Comment est-ce possible ? demanda l'un.

- Qui les a mis au courant ? questionna quelqu'un d'autre.

- Que devons-nous faire, Tara, s'inquiétèrent plusieurs.

- Avant tout, restons calme, répondit-elle en leur faisant face alors que la porte réapparaissait.

Une ou deux minutes supplémentaires suffire à ce qu'elle soit totalement découverte. La poignée de la lourde porte tourna légèrement tout en grinçant.

Sentant que les autres commençaient à paniquer, Tara garda son calme et sa froideur.

Elle savait qu'aucun d'eux ne parleraient puisqu'ils étaient tous liées à leurs serments. Elle seule pouvait arranger les choses.

La lourde porte de bois et de métal tourna lentement sur ses gonds dévoilant ainsi les responsables d'une telle panique.

- J'ai bien peur que vous ayez de gros problèmes jeunes gens.

Tous séré les uns contre les autres, la vingtaine d'élèves de Serpentard fixaient de leurs yeux hébétés Tara Jedusor faire face à leur directrice, Minerva McGonagall ainsi qu'à cinq ou six autres professeurs.

- Depuis combien de temps durent ces réunions nocturnes ? demanda McGonagall d'un ton sec et autoritaire qui ne fit guère flancher Tara.

- Depuis la fin du mois d'octobre, professeure.

La jeune Jedusor avait décidé de dire la vérité. Où plutôt, une semi vérité quand cela serait nécessaire. Certaines personnes ne devaient pas être impliquées dans tout cela.

Jamais elle n'aurait pensé devoir se retrouver devant la directrice de l'école pour usage de magie noire. Tara lança un regard noir à Sacha Davis, professeur de Métamorphose et directrice de Poufsouffle, et à Neuville Londubat, professeur de Botanique et directeur de Gryffondor.

Tous deux étaient à l'origine de cette réunion en pleine nuit. Tara savait qu'ils ne l'avaient jamais aimé. Londubat pour la simple et bonne raison qu'elle était la fille ainée de Lord Voldemort tandis que Davis, elle, ne l'aimait pas car le Lord était responsable de la mort de sa mère, Auror à l'époque de la bataille de Poudlard.

Tara soupira imperceptiblement et regarda droit dans les yeux McGonagall, comme elle avait pris l'habitude de regarder les gens.

"Ne jamais montrer de faiblesse à l'adversaire" pensa-t-elle.

- Vous êtes en train de me dire que vous enfreignez le règlement avec vos camarades depuis près de cinq mois ? s'étrangla la directrice derrière son grand bureau.

- En effet ! répondit narquoisement Tara tout en jetant un regard au tableau de son grand-père.

Ce dernier lui fit un léger sourire bien que la situation fut grave à ses yeux, toujours aussi pétillant de malice.

- Que faites-vous pendants vos pseudos réunions ?

Tara commença à sentir la menace venant de cette question. Minerva McGonagall savait très bien ce que ses camarades et elle faisaient pendant leurs pseudos réunions comme elle le disait si bien.

- Nous faisons du tricot !

- Miss Jedusor, cria McGonagall tout en se levant, main plaquée sur le bureau, ne me prenez pas pour l'idiote que je ne suis pas.

- Si vous ne l'êtes pas, pourquoi me posez-vous une question à laquelle vous connaissez déjà la réponse, répliqua la jeune femme. Que cherchez-vous professeur ? Que je me trahisse ? Ne comptez pas sur moi pour ça !

- Je n'en attendais pas moins de la part de la fille de Tom Jedusor, avoua la directrice. Vous et votre manie du secret et de la manipulation. Votre père doit être fière de vous Tara.

- Evidemment, pourquoi ne le serait-il pas ? cracha-t-elle avec froideur et dégoût. Bon, que voulez-vous savoir d'autre ?

- Nous savons toutes les deux que vous et vos amis pratiqués la magie noire depuis un certain temps dans les murs de cette école, reprit la directrice. Plusieurs de vos professeurs avaient déjà des soupçons sur vos activités, il ne nous manquait plus que savoir où vous les pratiquiez. C'est chose faite ! Qu'avez-vous à dire pour votre défense ?

- Simplement que nous ne faisions rien de mal.

- Ah bon, parce que pratiquer la magie noire, ce n'est rien faire de mal ? rétorqua Sacha Davis.

- Permettez-moi professeur de vous dire que c'est grâce à des ignorants et des idiots dans votre genre que la magie noire est dite noire et proscrite. Et pour votre gouverne, mes amis et moi-même ne faisions que mettre en pratique le cours théorique donné par le professeur Rogue sur la magie noire.

- Espèce de petite peste, je vais t'apprendre les bonnes manières, tu vas voir, aboya Davis.

- Un peu de calme, Sacha, l'arrêta McGonagall. Il ne sert à rien de s'énerver. Il n'empêche, jeune fille que tu devrais avoir plus de respect pour tes ainés.

- Je suis désolé, professeur McGonagall, répondit Tara en faisant mine de capituler.

- Il est très difficile de croire, miss Jedusor, que le professeur Rogue vous aurait donné l'autorisation de mettre en pratique ses cours sur la magie noire qui ont pris fin il y a plus de trois mois, lui fit-elle remarquer.

Tara se sentait prise au piège et dernière elle, la jeune femme cru percevoir que les respirations de ses « amis » devenaient saccadées. Eux aussi comprenaient l'énormité du problème auquel ils étaient confrontés. Seulement, aucun d'eux ne pouvaient dire quoi que se soit en défaveur de Tara, serment oblige.

La jeune Jedusor respira un grand coup de manière discrète avant de se lancer dans un plaidoyer en leur faveur.

- Professeur McGonagall, nous savons tous à quel point nous avons eu tord. Seulement, les cours du professeur Rogue étaient tellement passionnants. De plus, il nous a démontré que toute les magies étaient toutes suffisamment nobles pour être pratiquée à bon escient.

La directrice de l'ancestrale école de magie médita quelques secondes ces paroles. Elle avait du mal à émettre un avis sur la question. Tara Jedusor était-elle sincère ? Ou tentait-elle de la manipuler ? A moins qu'elle ne chercher à protéger sa famille ? Que dire ? Que faire ?

- Qu'en est-il de vos parents, miss ? finit-elle par demander.

- Ils ne sont au courant de rien, répondit Tara avec calme. Et j'aimerais autant qu'ils le reste.

- Vous vous doutez qu'il y aura une sanction.

- Oui.

- Peut-être que je devrais même en informer le ministère, reprit McGonagall.

- Tant que ni mes parents ni mes amis n'en subissent les conséquences, je suis prête à tout encaisser, souffla la jeune Jedusor avec conviction.

- Très bien, fit simplement la directrice étonnée par le courage de son élève.

Alors qu'elle allait prendre sa décision et renvoyer les élèves dans leur dortoir, Albus Dumbledore quitta son tableau précipitamment avec fracas.

Quelques instants après, Severus Rogue et Bellatrix Black accompagnés de Théo et Thomas Jedusor entrèrent.

Tous les quatre paraissaient très nerveux et très inquiets. Sans remarquer la masse présente, Severus s'approcha directement de Minerva McGonagall :

- Comment se fait-il que Tara Jedusor ne soit pas dans son dortoir ? Elle est introuvable.

- Mais enfin Severus, miss Jedusor est juste sous vos yeux ! répliqua-t-elle effarée.

Surpris, il se retourna vers le groupe de Serpentard et écarquilla des yeux, les remarquant seulement. Ne lui laissant pas le temps de reprendre ses esprits, Tara l'empoigna par les épaules fermement :

- Que se passe-t-il Severus ? demanda-t-elle passant outre l'appellation habituelle. Pourquoi Théo et Thomas sont-ils ici ?

- Tara, c'est votre mère ! s'écria-t-il en lui saisissant le poignet.

- Quoi, qu'est-ce qu'elle a ?

- Elle est à Sainte-Mangouste, sur le point d'accoucher !

Sous le choc, la jeune femme s'arrêta.

- Maman va bien ?

- Aux dernières nouvelles, oui, répondit-il en la tirant vers lui pour l'obliger à le suivre.

- Très bien, allons-y !

- Pas si vite ! s'écria la directrice. Cette jeune fille a commis plusieurs infractions au règlement et aux lois imposées par le ministère de la magie. Je ne peux pas la laisser partir de cette façon.

- Croyez-vous sérieusement que je vais m'enfouir en plein parcourt scolaire, s'indigna Tara. Pour aller où ? Faire quoi ? Tout ce que ma fuite engendrerait se serait des problèmes supplémentaires pour ma famille.

- Que se passe-t-il Tara, questionna avidement Bella.

- Trouvez-vous que je suis une personne méritant si peu de confiance, continua la jeune Jedusor en ignorant sa marraine. Voulez-vous que je vous donne ma baguette en bois de saule comme gage de ma bonne volonté.

Minerva McGonagall la regarda, le visage peint par l'étonnement. Cette jeune femme était vraiment prête à tous les sacrifices pour sa famille, pour les siens.

- Allez-y ! soupira-t-elle. Votre mère vous attend tout les trois.

- Merci, souffla Tara.

Tous les cinq sortirent de la pièce en courant.

Hôpital Sainte-Mangouste…

Tom Jedusor faisait des allées et venues incessantes dans l'un des couloirs de l'étage de la maternité, juste devant la salle où était sa femme.

Tania s'était plainte de douleur dans le bas de l'estomac dans le début de l'après-midi. N'y faisait pas trop attention, elle avait continué à travailler à la librairie. C'était son dernier jour de travail avant l'accouchement prévu pour la semaine suivante.

Les douleurs ne se calmèrent pas une fois que Tom l'eu ramené au manoir. S'inquiétant pour sa femme, le mage l'avait fait se coucher pendant qu'il appelait Severus.

Tom n'eut pas le temps de faire quoi que se soit que Tania lui criait qu'elle venait de perdre les eaux. Et s'est donc d'urgence à l'hôpital qu'ils se sont rendu.

- Papa, cria Thomas, tirant son père de sa rêverie.

- Les enfants, vous êtes là, sourit-il en prenant son jeune fils dans ses bras.

- Comment va maman, demanda Théo en lui faisant l'accolade.

- Tout va bien, les Médicomages sont en train de la préparer pour l'accouchement.

- Et le bébé ? questionna Severus.

- Vu sa position, il ne devrait pas y avoir de problème, souffla Tom.

Tara, elle, préféra rester à l'écart. Elle se mit à regarder sa mère à travers la glace. Celle-ci la remarqua et lui fit un léger sourire bien que ses traits étaient tirés par la douleur.

En réponse à sa mère, le jeune Jedusor fit un petit signe de la main avant de s'éloigner. Son père l'appela :

- Où vas-tu Tara ?

- Le plus loin possible de cette chambre, répondit-elle sans se retourner.

Quittant l'hôpital, Tara s'assit sur un banc non loin. Perdue dans ses pensées, elle ne vit pas son parrain s'installer à ses côtés.

- Que se passe-t-il Tara ?

- Crois-tu que père et mère m'en voudront ? répliqua-t-elle en retour.

- T'en voudront à propos de quoi ? s'étonna-t-il.

- Tu n'as aucune idée du pourquoi McGonagall ne voulait pas que je te suive, n'est-ce pas ?

L'homme lui fit un simple non de la tête. Le jeune femme soupira avant de se lancer :

- J'ai fait la pire chose que je pouvais infliger à ma famille, commença-t-elle. Comme père, j'ai rassemblé un groupe de Serpentard, enfants de Mangemorts, je les ai soumis à un sortilège de fidélité. Tout ça pour leur apprendre la magie noire.

- Je m'en doutais un peu, avoua son parrain.

- Vraiment, s'étonna Tara.

- Oui. Depuis quelques temps, Théo et toi êtes en froid et je me suis demandé ce qui pouvait en être la raison.

- Je vois, tu as deviné que je faisais une chose que mon frère n'appréciait pas, continua la jeune femme.

- C'est exacte, mais de là à penser que tu fais de la magie noire, il y a une marge. Sais-tu à quel point c'est grave ?

- Evidemment que je le sais, s'indigna-t-elle. Seulement, je ne pensais pas que nous serions démasqués. Tout ça s'est la faute de Londubat et de Davis, cracha-t-elle avec mépris.

- Ce n'est pas cela l'important Tara, gronda Severus.

- Pas la peine de me faire la morale ! s'écria-t-elle. Je sais que cette harpie de McGo risque de nous dénoncer, mes amis et moi, au ministère et nous aurons tous des problèmes, mes parents les premiers.

- Au moins, tu es consciente des conséquences que risquent d'engendrer tes actes, soupira-t-il.

- Je dois avouer que…hésita-t-elle, que pour la première fois de ma vie, j'ai peur.

Severus ne répondit rien, préférant les gestes à la place des mots. Il passa un bras autour des épaules de sa filleule en un geste de réconfort.

- Tout va très bien se passer, souffla-t-il. Je suis sûre que Minerva ne dira rien au ministère. Bien sûr, tu seras punie tout comme tes camarades. Ne t'en fait pas ! Tu pourras toujours compter sur ta famille.

- Tu le crois vraiment, s'enquit-elle pleine d'espoir.

- Oui ! sourit-il. Et si nous allions retrouver les autres. Ta mère a besoin de toi, Tara.

- Oui, tu as raison, parrain ! fit-il avec un sourire avant de se lever.

Ils rejoignirent rapidement Bella, Théo et Thomas.

- Où étiez-vous passé, dit ce dernier avec mauvaise humeur.

- Tara avait besoin de prendre un peu l'air alors je l'ai accompagné, répondit Severus. Ne vous en faites pas, tout va bien.

- Où est papa ?

- Il est dans la salle avec maman, Tara, informa Théo.

- Et comment cela se passe-t-il ?

- On n'en sait pas plus que tout à l'heure, soupira Bella.

A peine eut-elle terminé sa phrase que la porte s'ouvrit son Tom portant un petit paquet de couvertures dans les bras.

- Papa ! s'écrièrent les enfants.

- Tom ! firent Severus et Bella.

- Comment va maman et le bébé, crièrent de plus belle les trois Jedusor.

- Un peu de calme ! intima-t-il. Votre mère va très bien, elle se porte comme un charme bien qu'un peu fatiguée. Si vous me le permettez, laissez-moi vous présenter Tessa Elena Jedusor.

D'une main, il écarta les couvertures faisant ainsi apparaître un petit visage plissé et rouge écrevisse.

- C'est à ça que ressembler un bébé, s'horrifia Thomas les faisant rire.

- Et oui, ricana Tara. A quoi t'attendais-tu ?

- Je croyais qu'elle aurait la peau rosée et des cheveux, mais là, elle est aussi chauve qu'elle œuf ! dit-il consterné alors que les autres riaient.

- Toi aussi, tu étais comme ça Thomas, répondirent-ils tous d'une seule voix.

Ils restèrent quelques minutes supplémentaires à admirer la petite fille pendant que les Médicomages s'occupaient de Tania.

- Elle est vraiment très jolie, remarqua Tara.

- Je me demande à qui elle va ressembler, dit Tom.

- Si elle veut avoir des chances d'être jolie, il vaut mieux qu'elle ressemble à Tania !

- Bella ! s'offusquèrent le père et la fille Jedusor.

- Ben quoi ! ricana celle-ci.

Le mage baissa son regard vers le petit ange qui dormait dans ses bras. Il n'y avait pas de joie plus intense que le jour où l'on devient parent. Soudain, la porte s'ouvrit sur Miss Lewis, la Gynécomage de Tania.

- Monsieur Jedusor, appela-t-elle.

- Oui !

- Votre femme va très bien, reprit-elle. Elle est très fatiguée, mais vous pouvez aller la voir. Seulement, pas plus de vingt minutes. Il faut qu'elle se repose.

- Très bien, merci.

Sur ce, la jeune femme s'éclipsa alors que tous rentrait dans la chambre spacieuse. Tania était allongée dans un lit, enveloppée dans les couvertures, la tête reposant sur une montagne de coussin. A leur vue, son visage s'illumina d'un magnifique sourire qui coupa le souffla à son époux.

Ce dernier, sans un mot, lui donna leur fille pour qu'elle puisse à son tour l'admirer.

- Elle est magnifique, n'est-ce pas, demanda-t-elle à Tom.

- Autant que sa maman, répondit-il avec joie.

Remarquant ses enfants, elle leur fit signe d'approcher. De part et d'autre du lit, les jumeaux la serrèrent dans leurs bras en prenant soin de ne pas bousculer Tessa. Thomas fit de même.

- Tu vas comme tu veux maman, demanda Théo.

- Oui, mes amours, tout va très bien, rigola-t-elle.

- Nous étions inquiets, souffla Tara.

- Il ne fallait pas ! J'étais en de très bonne main et puis, votre père était là avec moi.

- Je serais toujours là ma douce, toujours, confia-t-il en lui embrassant le front.

- Je le sais Tom.

Ils restèrent quelques minutes à parler, puis les enfants, Bella et Severus laissèrent le couple avec leur nouveau-né.

- A plus tard, dirent-ils en refermant la porte derrière eux.

- Ils sont adorables, remarqua Tania.

- Oui, nous avons de merveilleux enfants, c'est vrai, admit Tom.

Tom reprit sa fille des bras de sa femme pour la placer dans la petite couveuse juste à côté du lit. Se rapprochant de Tania, il s'assit sur le bord du lit. Avançant la main, il la passa dans ses longs cheveux noirs, caressant sa joue.

A ce contact, Tania ferma les yeux pour mieux l'apprécier. Elle avait toujours adoré le toucher de la peau de Tom sur la sienne. Un frisson lui parcouru l'échine ce que le mage ressentit.

- Tom, je…commença-t-elle.

- Chut, ma douce, ne dis rien, souffla-t-il au creux de son oreille engendrant encore quelques frissons à sa femme.

Il parcouru des lèvres son coup, déposant ça et là des baisers. Suivant la ligne de sa mâchoire, il effleura les lèvres pulpeuses de Tania avant d'y déposer un franc baiser. Tom réitéra son geste à plusieurs reprises.

Sa douce y répondit avec plaisir et envie, attrapant d'une main la nuque de son époux pour approfondir leur échange.

Leur baiser se fit plus langoureux et plus passionné alors que Tom s'allongeait à ses côtés en prenant soin de ne pas s'appuyer sur le bas du corps de Tania. Elle se laissa faire profitant de la chaleur émanant de Tom.

Ils se séparèrent essoufflés se regardant l'un l'autre avec un profond amour.

- Je t'aime ma douce, plus que jamais, souffla-t-il en l'embrassant de nouveau.

Encore une fois, le baiser se fit intense. Tania senti son cœur s'emballer plus que jamais, et le rouge lui monter aux joues. On aurait dit que Tom tentait de lui faire ressentir tout son amour pour elle par ce baiser. A nouveau à bout de souffle, ils se séparèrent, collant leurs fronts l'un contre l'autre.

- C'était…agréable, murmura-t-elle.

- Juste agréable, taquina-t-il en lui mordillant le lobe.

- Très bien, rigola-t-elle tendue par les sensations qu'il lui prodiguait. C'était très intense et très sensuel. J'ai toujours aimé tes baisers.

- C'est un plaisir pour moi ma douce, souffla-t-il d'une voix rauque. Tu sais très bien qu'à mes yeux tu es la plus belle et la plus sensuelle des femmes.

- Tu me trouves sensuelle, répéta-t-elle dans un sourire, même avec les traits du visage crispés par la fatigue, un ventre énorme et le corps collant de sueur suite à un accouchement pénible ? questionna-t-elle.

Ne répondant rien, Tom se redressa légèrement. De sa main droite, il tira sur les couvertures dévoilant ainsi le corps de Tania. Elle n'était habillée que d'une simple robe d'hôpital. Encrant profondément son regard dans le sien, Tom remonta sa main pour la poser sur la cheville de sa douce lui arrachant un frisson.

Avec une lenteur calculée, Tom remonta sa main jusqu'à sa cuisse, l'effleurant du bout des doigts. Continuant son ascension, il murmura :

- Même à cet instant, tu restes plus que désirable ma douce. Si tu n'étais pas dans un état de grande fatigue, je crois que…

- Tom, s'écria-t-elle.

- Quel mal y-a-t-il à dire que j'ai envie de faire l'amour à ma femme ? questionna-t-il en se collant un peu plus à Tania alors qu'elle rougissait encore plus pour le plus grand plaisir du mage.

- Il n'y a certainement aucun mal à dire cela Monsieur Jedusor, mais je crois simplement que votre épouse voulait vous prévenir de ma présence dans la pièce, déclara une voix provenant de la porte.

Sursautant légèrement, Tom se redressa rapidement et habillement faisant face au visiteur.

- Pardonnez-moi Miss Lewis, je ne vous avais pas entendu arriver, s'excusa-t-il.

- Ce n'est rien, coupa-t-elle en s'approchant. J'aurais dû frapper. Alors, comment se porte la maman ?

- Très, très fatiguée, soupira Tania.

- Nous allons remédier à cela avec une potion de sommeil, mais avant cela, je crois que vous avez besoin d'être rafraichie.

- Oui, je crois aussi, rigola-t-elle.

- Monsieur Jedusor, pourriez-vous sortir pendant que je m'occupe de votre charmante femme.

- C'est obligatoire ? demanda-t-il réticent à quitter Tania.

- C'est le règlement, je suis désolée, confia Miss Lewis, gênée.

- Très bien, fit-il vaincu avant d'embrasser une dernière fois sa femme avant de sortir dans le couloir.

Une fois seule avec sa patiente, Miss Lewis s'affaira dans la pièce voisine.

- Je vais vous faire prendre un petit bain, sourit-elle en revenant vers Tania pour l'aider à se lever. Avez-vous mal quelque part ?

- Non, la potion cicatrisante a bien agit je crois.

- Nous allons vérifier cela, s'enthousiasma-t-elle. Si tout va bien, d'ici une petite semaine, vous pourrez reprendre des activités normales. Je suis sûre que votre époux n'en sera que plus ravi, rigola-t-elle.

Sous ses paroles, Tania ne pu s'empêcher de rougir un peu plus.

- Oh, ne soyez pas gênée, je suis une femme mariée moi aussi, je sais ce que s'est !

Les deux femmes parlèrent avec légèreté pendant le temps que dura la toilette de Tania. Une fois bien propre, elle retourna dans son lit sans trop de problème. Miss Lewis s'absenta quelques minutes pour aller chercher deux-trois potions.

- Je vais vous redonner de la potion cicatrisante, cela ne vous fera pas de mal, informa-t-elle. Ensuite, une potion de sommeil, je crois que vous en avez bien besoin.

- Oui, en effet, sourit Tania en buvant déjà le premier flacon.

- Pendant que vous vous endormirez, je donnerais un peu de lait à Tessa, continua-t-elle. Demain, si vous le désirez, vous pourrez lui donner le sein.

- Ca me plairait beaucoup, confirma la jeune maman en regardant sa fille fraichement réveillée.

Miss Lewis la prit dans ses bras, portant à sa bouche le petit biberon de lait chaud. Remarquant que Tania ne buvait pas la seconde potion, elle dit un peu sèchement :

- Allez, buvez !

Ce que Tania fit prestement non sans froncer les sourcils face au brusque changement d'humeur de la jeune femme. Alors qu'elle commençait doucement à sentir la potion faire effet, Miss Lewis se leva, Tessa dans les bras, avant de murmurer à l'oreille de Tania.

- Dis au revoir à ta fille, Tania.

- Je…que…dites-vous ? balbutia-t-elle sombrant lentement dans un puissant sommeil.

- Tu ne te souviens pas de moi, n'est-ce pas ? questionna avidement la jeune femme sur un ton glacial et méprisant.

- Non, je…

- Mon nom de femme mariée est Lewis, reprit-elle. Mais celui de mon père est McLogan.

A l'évocation de se nom, tout se fit clair dans l'esprit embrumé de Tania. McLogan, l'Auror qu'elle avait été forcée de tuer il y avait plus de seize ans. Sa veuve et sa petite fille au tribunal lors de son procès. Aujourd'hui, cette même petite fille se tenait devant elle, menaçant l'un de ses enfants.

- Oui, tu te souviens maintenant, je le vois, ricana-t-elle en se redressant. Tu m'as enlevé mon père, aujourd'hui je t'enlève ta fille. Tu comprendras que tu me dois cette vengeance.

- Non…je t'en prie…fait pas…pas…ça, souffla Tania fermant les yeux.

- Dors Tania, dors, rigola la jeune Lewis. Quand tu te réveilleras, se sera trop tard.

Sur ce, elle quitta la chambre, marchant le plus calmement possible pour ne pas attirer l'attention sur elle. Des gouttes de sueur froide coulèrent dans son dos. Dans le couloir, aucun membre de la famille Jedusor, et aucun amis.

"Ils doivent être partis boire un café" pensa-t-elle.

Alors qu'elle tournait à l'angle d'un couloir, Tessa emmitouflée dans un tas de couverture, la jeune femme tomba sur Tara et son père assis un peu plus loin. Surprise, elle marqua un temps d'arrêt, mais reprit sa marche parmi la foule, nombreuse. Apparemment, le père et la fille était en pleine discussion. Alors qu'elle arrivait à leur niveau, Tara leva le regard vers elle.

L'espace d'un instant, leurs yeux se croisèrent et Lewis crut voir un éclair de compréhension dans ceux de Tara Jedusor.

- Je croyais que Miss Lewis devait s'occuper de maman, fit remarquer Tara à son père.

- En effet, acquiesça-t-il, pourquoi dis-tu cela ?

- Parce qu'elle est juste là, répondit-elle en la pointant du doigt alors qu'elle pénétrait son esprit par légilimencie.

- Que tient-elle dans ses bras, questionna son père.

- Oh bon sang ! s'écria Tara en se levant pour se mettre à courir.

- Tara, cria son père, mais elle disparaissait déjà dans un autre couloir.

Tom décida de courir jusqu'à la chambre de Tania. Il s'avança auprès d'elle avant de remarquer que la couveuse de Tessa était vide.

- Ce n'est pas vrai ! souffla-t-il.

Lui aussi sortit, et se mit à courir à la suite de sa fille, tentant de la retrouver dans le dédalle de couloir.

Pendant ce temps, la jeune Lewis se rua vers les sous-sols inoccupés, n'ayant pas le choix. Tara était sur ses talons, elle le savait. Cette sale gamine avait lu dans son esprit ses intentions. Sachant qu'il n'y avait aucune sortie à ce niveau, la jeune femme s'arrêta et fit volte face à Tara. Celle-ci se tenait à moins de dix mètres d'elle, baguette déjà en main, le visage fermé et le regard meurtrier.

- Où comptiez-vous allez comme cela Miss Lewis ? questionna Tara. Vous ne comptiez tout de même pas vous enfouir sans attirer mon attention ?

- Je t'ai sous-estimé en effet, reconnu-t-elle. Mais si tu approches, je tue ta sœur.

- Tu n'en auras pas l'occasion, cracha la jeune Jedusor tout en donnant un coup sec de baguette magique.

Un sort de couleur bleue en sortir frappant Tessa de plein fouet. Une fois la lumière de l'impact dissipée, Lewis remarqua avec effarement que l'enfant n'était plus dans ses bras.

Levant les yeux vers Tara, elle aperçu Tom Jedusor tenant sa fille dans les bras.

- Bien joué Tara, félicita-t-il. J'ai prévenu les Aurors, ils ne devraient plus tardés.

- Vous n'avez pas fait ça ? cria la jeune femme.

- Tu vas payer pour tes crimes, coupa Tom. Tara, soit gentille, rapporte Tessa à sa mère pendant que je surveille Miss Lewis.

Mais alors que Tara tournait le dos à la jeune femme, celle-ci se muni de sa baguette avant de prononcer la formule d'un puissant sortilège. Tara, par réflexe, se retourna, lançant un sort à son tour.

Les deux sortilèges se rencontrèrent, celui de Tara avalant l'autre, avant que la jeune Lewis ne soit projetée à l'autre bout de la salle.

- Oh mon dieu, souffla-t-elle les yeux écarquillé d'horreur.

Déjà, Tom s'approchait de la jeune femme, s'abaissant pour sentir son pouls.

- Tu as utilisé la magie noire, n'est-ce pas ?

- Je suis désolée, papa, dit-elle comme réponse en s'approchant également. Est-ce qu'elle est…

La jeune Jedusor n'eut pas le courage de finir sa phrase, les sanglots de peur et de colère faisaient trembler sa voix. Tom se releva sans quitter le corps des yeux alors que des pas précipités se faisaient entendre au loin. Les Aurors arrivaient.

- Oui Tara ! Elle est morte.

Et voilà ! Alors qu'en avez-vous pensé ?

Je poste dés que possible le 9ième chapitre, mais pour m'aider un peu, il me faut des reviews...

Bisous,

Diaboliqua…