Salut !
Je suis vraiment désolée pour cette longue, très longue attente, mais tout a été chamboulé dans ma vie…diplôme, première année de travail, cours du soir…Dur, dur.
Et j'ai oublié de poster, mais pas d'écrire.
D'ailleurs, cette histoire est finie. Elle est composée de 24 chapitres ou 25, je ne sais plus !
Pour me faire pardonner, voici 4 chapitres d'un coup !
N'oubliez pas de mettre des reviews….
Bey…
Diaboliqua…
Chapitre 12 : Attaque, rapprochement et séparation
Tara sortit du bureau de Severus après son entretien d'orientation. Elle arpenta les couloirs sans but précis n'ayant ni cours ni l'envie de retourner dans sa salle commune. Elle se décida à prendre un passage secret qu'elle avait déjà pris deux jours plus tôt en compagnie de ses frères et des deux Potter.
La jeune femme se dirigea vers les cuisines ayant une petite faim. Elle prit quelques fruits ainsi que des biscuits et bonbons pour plus tard. Croquant dans une pomme tout en rejoignant la tour d'astronomie. Elle avait envie de regarder les étoiles.
Alors qu'elle tournait à l'angle d'un couloir, elle entendit des bruits de pas derrière elle. A peine Tara s'arrêta que les pas s'arrêtèrent aussi. Elle comprit aisément qu'elle était suivie. Et il n'y avait pas qu'un seul élève !
Tara poursuivit son chemin comme si de rien n'était. Aux bruits qu'ils faisaient, même minime, la jeune femme conclut qu'il était au moins deux. Peut-être plus si on prenait en compte les personnes qui devaient l'attendre au détour d'un couloir devant.
Ils allaient sans doute tenter de la prendre en sandwich. Aucunes issues pour battre en retraite au cas où ça déraperait. Elle allait devoir se montrer plus maligne qu'eux. Elle tourna à l'angle d'un autre couloir. L'un des moins fréquenté à cette heure de cours.
- Alors Jedusor, on se ballade sans sa petite bande ?
Tara fit volte-face, sa robe de sorcier ondulant autour de ses jambes. Ils étaient trois : Mélinda Colsson de Gryffondor et deux garçons, Eric Delaw de Poufsouffle et Jérémy Colins de Serdaigle. Tous en septième année, Tara en était sûre. Elle avait la mémoire des visages.
- J'aime me promener seule Colins, répondit Tara. Cela te pause un problème ?
- Non Tara, cela ne nous pose aucun problème, au contraire, répondit Colsson. Nous n'aurions pas pu t'approcher sans cela !
- C'est vrai qu'il est difficile de te trouver seule Jedusor, répliqua une voix derrière Tara.
La jeune femme se retourna sans perdre de vue les trois autres. Josh Phillips de Gryffondor, Martha Stewart de Poufsouffle, et Chris Duncan de Serdaigle se tenaient à l'autre bout du couloir.
- Pour une fois que tes chiens de garde ne sont pas avec toi, nous avons décidé d'en profiter, continua Josh Phillips.
- Vous êtes venus pour intégrer mon petit groupe ? répliqua Tara.
- Ah ! Tu crois cela ! rigola Stewart.
- Nous sommes là pour t'apprendre les bonnes manières Jedusor, ajouta Delaw.
- Oh mais c'est que les septièmes années sont vraiment très courageux ! ricana Tara cinglante. A six contre un. Vous n'avez pas peur !
- C'est plutôt toi qui devrais avoir peur ! sourit Duncan en sortant sa baguette magique.
- Après notre petite leçon, tu n'auras plus l'envie de faire de la magie noire avec ta bande de petits copains, continua Josh Phillips.
Ils avaient tous sortis leurs baguettes magiques à présent. Tara préféra attendre encore un peu avant de sortir la sienne. Elle devait encore peaufiner certains détails du plan qu'elle échafaudait dans sa tête pour, de un, s'en sortir sans une égratignure, de deux, éviter d'utiliser la magie noire et de trois, ne pas leur faire de mal.
- Il faudra me mettre hors d'état pour parvenir à vos fins, cracha Tara avec haine.
- Ce n'est pas un problème ! informa Duncan. Le monde se portera mieux avec un Jedusor de moins !
Soudain, il leva sa baguette magique et cria :
- Incarcerem !
Alors que des dizaines de cordes sortirent de sa baguette d'un même mouvement pour ligoter Tara, les cinq autres élèves levèrent leurs baguettes. Au dernier moment, Tara souffla :
- Elasticus !
Elle sauta à plus de cinq mètres de haut, évitant les cordes et se saisissant de sa baguette à son tour. Atterrissant en douceur, elle leva sa baguette vers trois d'entre eux et cria :
- Expélliarmus !
Les trois baguettes quittèrent leurs mains et s'envoilèrent vers Tara, qui se retourna d'un seul mouvement, se protégea par un sort informulé des trois attaques des derniers encore en état.
- Bloclang ! lança-t-elle à Colsson tout en récupérant en plein vol les trois autres baguettes.
Elle en avait eu quatre sur les six en moins de dix secondes. Seulement, ce à quoi elle n'avait pas pensé c'est que les trois élèves désarmés n'hésiteraient pas à se jeter sur elle. Les deux hommes l'a maintenaient de leurs bras autour de son corps alors que Martha s'emparait des quatre baguettes.
- Je dois avouer que tu es épatante Jedusor. Tu réagis plus vite que je ne pouvais le penser.
- C'est trop de compliments pour moi d'un seul coup, Collins, ragea Tara en se débattant sans résultat.
Les deux jeunes hommes étaient physiquement plus forts qu'elle.
- A nous deux maintenant Jedusor, continua-t-il. Tu vas nous supplier d'en finir avec toi.
- Bande de lâches, cria-t-elle en lui crachant au visage.
- Tu vas le payer ! hurla-t-il en la giflant.
- Aquamenti, cria alors une voix provenant de l'autre bout du couloir.
Aussitôt, un puissant jet d'eau fit perdre l'équilibre à trois de ses agresseurs. Courant vers elle, son sauveur lança :
- Locomotor mortis
Ceux qui avaient tenté de se lever, chutèrent ne savant plus bouger leurs jambes. Tara profita de leur manque d'attention pour réciter une formule :
- Que le pouvoir des sorcières vienne à moi,
Que leur magie soutienne mon bras,
Afin que le bien triomphe du mal,
Et que je me batte à armes égales.
Une lumière les illuminèrent elle et les deux jeunes hommes qui ne la lâchaient pas d'un centimètre. Sentant sa force physique augmenter grâce à sa formule, Tara donna un coup de coude à l'un et envoya valser l'autre au bout du couloir.
- Alors, qui ose nous affronter ? lança-t-elle en récupérant sa baguette d'un geste de la main.
Les six compères ne demandèrent pas leurs restes qu'ils détalèrent sans un mot de plus. Tara soupira de soulagement. Sa magie se dissipa doucement.
- Merci, fit-elle en se tournant vers son sauveur. Sans toi, j'aurais eu du mal à me débarrasser d'eux. J'étais en mauvaise posture.
- Tu n'as pas à me remercier, Tara. Ces salops n'avaient pas à s'en prendre à toi de cette manière. Ce sont des lâches ! fulmina-t-il.
- Tu as raison, mas je te remercie quand même James.
Tara et James nettoyèrent d'un coup de baguette magique les couloirs dégoulinant d'eau. Le jeune homme ramassa le sac de fruits, de biscuits et de bonbons que Tara avait perdu pendant la bagarre.
- Tiens, fit-il en le lui tendant. Tu es sûre que tu n'as rien ? Tu ne veux pas aller à l'infirmerie pour une petite vérification ?
- Non, ça va, répondit-elle en le regardant.
- Tu saignes à la lèvre, constata-t-il en s'approchant d'elle.
- Oh, ce n'est pas grand-chose, souffla-t-elle en haussant les épaules. Juste un mauvais coup reçu !
- J'ai vu Collins te gifler, inutile de nier, sourit James en sortant un mouchoir de sa robe de sorcier.
Le jeune homme glissa une main sous le menton de Tara, qui se lassa faire, et entreprit de tamponner sa lèvre blessée. La jeune Jedusor grimaça quand il toucha la coupure au coin de sa bouche.
- Il n'y est pas aller de main morte, constata James. Comment peut-on penser une seule seconde à faire du mal à une jeune femme aussi belle ?
- Je me suis vraiment trompée sur ton compte, James, dit-elle, tu es un garçon adorable et ta présence est très agréable finalement.
- Merci, rougit-il, ça me touche venant de toi Tara. Veux-tu que je te raccompagne à ta salle commune ? On ne sait jamais.
- C'est gentil, mais je crois que je vais aller à l'infirmerie demander un baume cicatrisant. Je n'ai pas envie d'avoir la bouche enflée demain. Ca créerait beaucoup de problème. Il vaut mieux que cet incident soit ignoré de tous.
- Tu as raison, je viens avec toi, répondit James. Et pas de discussion !
La jeune femme ne répondu rien et l'invita du menton à se mettre en route. Ils gardèrent un silence apaisant et serein entre eux. Il n'était pas toujours nécessaire de parler pour se comprendre. Tous deux étaient furieux envers les six agresseurs, mais que pouvaient-ils faire ?
Il serait plus facile de jeter l'éponge et d'oublier. Tara n'allait pas se recroqueviller sur elle-même parce que six imbéciles, qui se croyaient plus fort qu'elle, avaient voulu la passer à tabac.
Madame Pomfresh ne voulut pas savoir ce qu'il avait bien pu se passer ayant d'autres blessés dont elle devait s'occuper et qui demandaient des soins plus importants.
- Bon, et bien, je vais retourner à ma salle commune. Ravi d'avoir été là au bon moment et bonne nuit Tara, murmura James quand Pomfresh avait disparu derrière les doubles portes.
Il commença à s'éloigner sans attendre de réponse. Tara le regarda partir, attristée qu'il la quitte si tôt. La jeune femme regarda son petit sac rempli de bonnes choses et se demanda si…
James ! s'écria-t-elle en le voyant disparaître à l'angle d'un couloir. James !
Ne le voyant pas revenir, elle se mit à lui courir après. Tara tourna à l'angle du même couloir et la seconde d'après, elle se retrouvait allongée sur James, tous les deux sur le sol.
- Mais qu'est-ce que ? souffla-t-elle.
- C'est ce qui s'appelle : tomber à pic ! rigola James en passant ses mains sur la taille de Tara.
Celle-ci ne répondit rien, leur proximité l'a perturbant quelque peu. James aussi l'était, mais il essayait de ne pas le montrer. Comment ne pas être dans tous ses états quand la jeune femme dont vous êtes amoureux se retrouve couchée sur vous, son parfum emplissant vos narines, ses cheveux vous caressant le visage, sa poitrine contre votre torse et ses lèvres à quelques centimètres des siennes.
- Il vaut mieux que je me lève, souffla Tara.
- Oui, bonne idée, fit-il en se redressant à son tour. Alors, pourquoi m'as-tu crié après ?
- Et toi, pourquoi t'es-tu arrêter pour attendre que je te coure après – je ne comprends d'ailleurs pas ce qu'il m'a pris – au lieu de faire demi-tour ?
- Ok, un point partout, rigola James. Je m'excuse, je voulais juste vérifier un truc.
- Ah oui, et lequel ? s'étonna Tara.
- Je voulais être sûr que nous étions des amis, maintenant.
- Amis, répéta la jeune femme. Je ne sais pas, disons que nous faisons connaissance. On verra ensuite.
- Tu retournes toujours la situation à ton avantage, pas vrai ? répliqua le jeune Potter.
- Non, pas toujours, mais j'aime avoir le dernier mot. Je voulais te demander si ça te disais de venir grignoter des sucreries avec moi à la tour d'astronomie et de regarder les étoiles.
James la regarda, vraiment étonné de sa proposition. La vie était très étrange parfois. Cela faisait plus de quatre ans qu'il tentait de sa rapprocher de Tara Jedusor par tous les moyens possibles, mais avec discrétion. Et voilà, qu'en deux jours tout avait changé entre eux.
Et le plus étonnant dans toute cette histoire, Tara elle-même était à l'origine de ce changement. Bien sûr, ça allait être lent et long avant qu'ils ne soient vraiment amis, mais James était patient. Et peut-être qu'un jour, Tara et lui seront plus intimes.
- Avec plaisir, répondit-il avec son plus beau sourire. Allons-y !
Ils marchèrent en silence jusqu'à la tour d'astronomie. Une fois arrivé sur place, ils s'installèrent à même le sol et contemplèrent les étoiles. Les deux jeunes gens grignotèrent en silence jusqu'à ce que James s'exclame :
- J'adore ces biscuits !
- Ah oui, sourit Tara en le voyant en engloutirent trois d'un coup.
- Ce sont mes préférés ! s'exclamèrent-ils d'une même voix.
Leur réponse synchronisée les fit rire et l'atmosphère se fit plus détendue.
- Tiens, fit James, prend le dernier.
- On partage ? proposa Tara en coupant le biscuit en deux.
- T'es géniale ! lança joyeusement le jeune homme en croquant à pleines dents dans sa moitié de biscuit.
- Tout le monde ne pense pas comme ça ! répliqua-t-elle en s'attaquant à une barre de céréales.
- Encore heureux ! ricana James. Tu serais une fille comme les autres si c'était le cas, une fille banale. Et je suis sûre que tu n'as jamais voulu être une fille banale.
- A t'écouter parler, on dirait que tu me connais par cœur, se moqua la jeune Jedusor.
- Je sais qui tu es ! contra-t-il en la regardant.
- Je suis toute ouïe James.
- Tara Erika Jedusor est une jeune femme incontestablement belle, talentueuse et intelligente. Elle pense tout savoir mieux que les autres et souvent, à raison. Elle garde une certaine distance avec les autres et le monde, ne montrant que de la froideur et de l'indifférence à tout ce qui l'entoure.
"Mais ce n'est qu'un masque. Derrière ce comportement, Tara cache en fait la peur d'être douce et gentille, souriante et vivante, de se lier aux autres, d'avoir des amis ou de tomber amoureuse. Elle ne se voit qu'aux travers des yeux des autres. Elle croit qu'ils ont raison de penser qu'elle est un monstre, comme son père. Mais, elle a tords."
- James, souffla la jeune femme, émue.
- Tara, pour moi tu es quelqu'un de bien, une personne au grand cœur qui pense d'abord aux siens, à sa famille avant son propre bien-être. Et c'est pour cela que chaque jour que Merlin fait, je m'acharne à ce que l'on devienne amis. Tu es une jeune femme exceptionnelle.
- James, répéta-t-elle de nouveau.
Elle se jeta alors dans ses bras et s'accrocha alors à lui comme si ça vie en dépendait. D'abord surpris, mais ravit, James l'entoura à son tour de ses bras faisant glisser ses mains le long de son dos. Ils restèrent ainsi pendant un moment jusqu'à ce que Tara sorte la tête de la nuque de James.
- Ces paroles que tu viens de dire James sont les plus belles choses que j'ai jamais entendu. Toi aussi, tu es exceptionnel.
Ils se sourirent et se regardèrent les yeux dans les yeux, toujours enlacés. D'un même mouvement, leurs visages s'avancèrent lentement. Leurs souffles se mélangèrent et, celui de James se fit plus rapide. Tara prit l'initiative de faire les derniers centimètres les séparant pour finir par poser ses lèvres avec délicatesse…à la commissure de celles de James.
Tous deux apprécièrent ce contact plus intime, bien que James aurait désiré un vrai baiser. Mais, c'était mieux que rien, se dit-il. La jeune Jedusor s'écarta de lui et se mit à regarder le ciel de nouveau.
- Pardonne-moi, murmura-t-elle comme si elle avait peur de troubler le doux silence. Je n'ai pas l'habitude de me montrer sous mon vrai jour. Tu as raison lorsque tu dis que je porte un masque pour ne pas souffrir. C'est juste que…
- Oui, je t'écoute, l'encouragea James.
- Et bien, j'ai toujours idolâtré mon père, le prenant pour un homme de bien. Je l'aimais plus que tout, je crois. Mes parents n'ont jamais dit clairement pourquoi nous étions autant surveiller par le ministère. Du moins, pas de manière très claire ! Père disait qu'il avait fait de très mauvaises choses avant notre naissance à Théo et à moi et qu'il devait en subir les conséquences.
"Puis, un jour, en début de deuxième année, un garçon de six ou septième, je sais plus, m'as dit que j'étais un monstre comme mon père et qu'aucun Jedusor ne méritait de vivre. Ca m'a profondément troublé. Et, avec Théo, nous sommes allé demander des explications à Severus."
- Et puis, tout a basculé, c'est ça ? constata James.
- Oui, c'est ça ! C'est assez difficile pour de jeunes gens de douze ans à peine d'apprendre que les mauvaises choses que votre père à fait ne sont autres que des meurtres, des massacres d'innocents, et de vastes complots destinés à gouverner la communauté magique et le monde entier. Et qu'il ait commencé dès son arrivée à Poudlard, à onze ans.
"Théo a encaissé le choc en pleurant et en parlant beaucoup avec les parents. Il a fini par accepter le fait qu'il n'y était pour rien et a continué à vivre. Moi, par contre, je pense que je ne m'en suis jamais remise. Et je suis en colère contre mon père pour avoir fait cela. Parfois, j'ai du mal à savoir si je l'aime ou si je le hais."
James médita quelques instants les paroles de la jeune femme. Il avait beaucoup de mal à s'imaginer à sa place. Sa vie était compliquée depuis sa naissance. Comment pouvait-on vivre avec le poids des actes de ses parents ? Il se demanda ce que Tara pouvait bien penser en regardant son Mage Noir de père ou quand il la prenait dans ses bras pour lui montrer son affection ?
James ne savait pas ce qu'il aurait fait à sa place. Lui, avait eu la chance de naître et de grandir de l'autre côté de la barrière. Il était le fils du Survivant et d'une sorcière exceptionnelle. Tous deux s'étaient tant investit pendant la guerre et avaient subi tant de sacrifices. Sa famille avait tant perdu.
Son père avait énormément perdu. D'abord ses parents, son parrain, Ginny Weasley et Cédric Diggory. Sa mère aussi avait énormément perdu à cause de Voldemort : ses grands-parents et la jeune sœur de sa mère, ainsi que Jena Scott, sa tante et Albus Dumbledore, les parents de Tania.
- Quel méli-mélo, souffla-t-il consterné.
- Pardon ? demanda Tara.
- Je pensais à tout ce que tu viens de dire, expliqua-t-il. Je me suis demandé ce que j'aurais fait si j'avais été à ta place et, je dois avouer que je ne sais pas.
- Je comprends, dit-elle. Il est difficile d'éprouver de la compassion pour la famille d'un assassin.
- Ce n'est pas ça ! s'écria James. Oh, bien sûr, avant de vous connaître tes frères et toi, je pensais comme les autres à cause de mon père. Je pensais que vous étiez des monstres. Mais, j'ai eu tords. La haine de mon père m'a aveuglé car j'ai compris à quel point il y a une différence entre commettre un acte et subir les conséquences des actes d'une autre personne.
- Tu es plus intelligent que ton père si tu veux mon avis.
- Tu ne l'aime pas, pas vrai ?
- Ce n'est pas de la haine viscérale que j'éprouve pour ton père, James. C'est plutôt une profonde rancœur. Qu'il s'attaque à mon père, je ne lui en veux pas. Tom Jedusor est un monstre quoi que maman puisse en dire. Mais s'il pouvait nous laisser vivre en paix mes frères et moi. Ce serait génial.
- C'est vrai que papa exagère, j'en conviens, souffla le jeune homme.
- Tu sais, reprit Tara. Parfois, il m'arrive de penser que sans papa, sans Voldemort, la vie aurait été plus belle. Mais, je l'aime et je ne permettrais à personne de lui faire du mal. Je me suis réservée le droit de lui ôter la vie si nécessaire. Moi seule, personne d'autre.
- Ta relation avec ton père est étrange, rigola James. Tu l'aimes – chose déjà difficile quand on sait qui il est – mais en plus tu serais prête à le tuer s'il devenait trop dangereux pour ceux qui l'entoure.
- Je sais que c'est bizarre, mais il y a une chose que tu oublies James : si Tom Jedusor se tourne à nouveau vers les ténèbres, je serais la seule capable de l'arrêter.
James se tourna horrifié vers elle. Il n'avait jamais vu cela sous cet angle. Maintenant, il comprenait l'acharnement de son père sur les jumeaux. Et comme pour confirmer ses pensées, Tara ajouta :
- Et si c'était le cas, imagine un instant que je ne l'arrête pas et que je décide de le suivre. Qui serait en mesure de nous mettre hors d'état de nuire ?
Sur ces paroles qui ne présageaient rien de bon, Tara se leva et s'en alla sans ajouter un mot de plus.
Seth Avery tapait furieusement des doigts sur l'une des tables noires de la salle commune des Serpentards. Cela faisait maintenant quatre heures que les cours étaient fini et qu'il attendait Tara pour avoir une explication avec elle.
- Comment a-t-elle pu…murmura-t-il.
Le jeune homme avait encore du mal à croire ce qu'il avait vu. Cela faisait six mois que Tara et lui sortaient ensemble. Après tout ce temps, il croyait que leur relation était devenue importante et sérieuse aux yeux de la jeune femme. Mais apparemment, ce n'était pas le cas.
Soudain, le bruit d'ouverture du mur de la salle attira son attention. Tara Jedusor entra sans un bruit et marcha jusqu'au dortoir des filles sans même le remarquer.
- Tara, appela-t-il.
La jeune femme, pas le moins du monde surprise, se retourna vers lui. Son visage, souriant et doux quand elle était rentrée, était à présent froid et dur.
- Bonsoir Seth, dit-elle avec indifférence dans la voix. Tu n'arrivais pas à dormir ?
- Je t'attendais en fait Tara.
- Ah bon ! fit-elle en haussant les sourcils. Et en quel honneur ?
- J'ai à te parler.
- Et bien, je t'écoute.
Tara alla s'installer sur un grand canapé noir, attendant clairement qu'il s'explique.
- Je t'ai attendue à la Grande Salle après les cours pour manger. Tu ne t'es pas montrée. Pourquoi ?
- J'avais le rendez-vous avec Severus pour mon entretien d'orientation et on a discuté plus longtemps que prévu. Quand je suis sortie de là, j'ai traîné dans les couloirs. Et, je ne suis pas venue à la Grande Salle parce que je n'avais pas très faim.
- Et c'est tout ! s'indigna le jeune Seth.
- Oui, c'est tout. Il n'y a rien à ajouter et je ne vois pas pourquoi je devrais me justifier sur ce que je fais de mon temps libre. Je n'ai aucuns comptes à te rendre Seth. Sur ce, bonne nuit.
Tara se dirigea une nouvelle fois vers son dortoir quand Seth lâcha avec colère :
- Alors dans ce cas, que faisais-tu avec James Potter à la tour d'astronomie ?
Cette fois-ci, Tara se pétrifia. Comment avait-elle fait pour ne pas sentir sa présence ? D'habitude, elle sentait toutes les auras magiques proches. Elle aurait dû sentir celle de Seth. Pourquoi cela n'avait-il pas été le cas ? La réponse se fit très claire dans son esprit : elle était distraite en présence de James.
- J'aimerais avoir une explication Tara.
- Très bien. Si tu veux tout savoir, après mon entrevue avec Severus, je me suis promenée et rendue aux cuisines pour me prendre des biscuits. Sur le chemin pour aller à la tour d'astronomie, je me suis faite attaquée par six élèves de septième année.
- Quoi ? cria Seth.
- Ne m'interromps pas ! J'avais réussi à en mettre quatre hors course, mais je me suis fait surprendre et c'est comme ça que James est arrivé avant que ce cher Collins ne me passe à tabac. Je lui ai proposé de m'accompagner à la tour et on a discuté.
- Je sais !
- Comment ça ?
- Je suis allé à la tour pensant que tu pouvais y être. Et quelle ne fut pas ma surprise quand je t'ai vu dans les bras de cet imbécile de Potter en train de l'embrasser.
- De l'embrasser, s'étrangla la jeune femme. Mais qu'est-ce que tu racontes ?
Tara se rappela alors avoir pris James dans ses bras après avoir entendu les belles choses qu'il pensait d'elle. Seth avait dû la voir l'embrasser à la commissure des lèvres. Et il avait cru que c'était un baiser. Cela allait jouer en sa faveur.
- Ne joue pas à la plus maligne avec moi Tara, je sais ce que j'ai vu. Tu es amoureuse de lui ?
- Non, bien sûr que non.
- Alors pourquoi as-tu fait cela ? Je croyais que c'était sérieux entre nous. On sort ensemble depuis plus de six mois maintenant, Tara. Je pensais que tu m'aimais.
- Oh, je t'en prie Seth ! s'écria-t-elle froidement. Ne joue pas dans le mélo drame ! Qu'est-ce que tu crois ? Tu penses vraiment que c'est parce que l'on échange quelques baisers depuis six mois que ça fait de notre relation une chose sérieuse à mes yeux.
- Qu'es-tu en train d'essayer de me faire comprendre Tara, s'étrangla le jeune homme.
- Je ne suis pas sortie avec toi pour tomber amoureuse, faire l'amour et fonder une famille. Hors de question. Tu n'es qu'un petit copain comme tant d'autres. Tu n'es pas l'homme de ma vie. Mets-toi dans le crâne que jamais tu ne feras plus que de me tenir là main et m'embrasser.
- C'est à cause de James Potter, tout ça ! s'emporta-t-il.
- Tu te trompes totalement. J'apprécie James, c'est quelqu'un de bien, mais je ne suis pas amoureuse de lui.
Ou du moins pas encore, souffla une petite voix dans sa tête, ce qui la troubla au point qu'elle avait oublié ce qu'elle devait dire. Se sentant tout d'un coup fatiguée et à bout de nerfs, elle s'appuya à la table la plus proche.
- Tara, tu vas bien ?
- Je suis épuisée c'est tout. Sûrement le contrecoup de mon agression.
- Tu veux que je t'aide, proposa-t-il en l'a soutenant par la taille.
- Non, ne me touche pas, répliqua-t-elle acide. Je n'ai pas besoin de ton aide.
La jeune femme commença à descendre les quelques marches pour rejoindre son dortoir. Sans se retourner, elle annonça avec une indifférence bien sentie :
- Au fait Seth. Nous deux s'est terminé. Redescend sur terre, tu n'as jamais été qu'un ami à mes yeux.
Théo Jedusor regarda le grand calendrier accroché à l'un des murs du dortoir. C'était le dernier vendredi du mois d'avril. Ce week-end s'était la dernière sortie organisée à Pré-au-Lard et le jeune homme avait l'intention d'en profiter avant de se replonger dans son étude.
Plus qu'un mois et ce serait les BUSES. Rien de très rassurant, en clair. Théo n'avait pas droit à l'erreur s'il voulait faire une maîtrise en potions. Surtout que la botanique lui était nécessaire et que Neuville Londubat avait bien spécifié qu'il n'acceptait que des élèves ayant eu des optimaux dans sa classe.
- Je sens qu'il va me mettre des bâtons dans les roues, soupira-t-il en prenant ces livres pour la journée de cours.
- Qu'est-ce que tu dis ?
Théo se retourna. James venait de sortir de la salle de bain, les cheveux dégoulinant et une serviette nouée autour de la taille.
- Tu n'as jamais pensé à te balader ainsi dans les cachots ? demanda le jeune Jedusor.
- Hein ! T'es fou ! Qu'est-ce que j'irais faire presque à poil chez les Serpentards ? Tu veux que je me fasse violer, ou pire, grimaça le jeune lion en se séchant les cheveux.
- Je me disais simplement que cela pourrait plaire à une certaine demoiselle, si tu vois ce que je veux dire.
- C'est ça ! s'indigna James. Tara serait la première à me lancer un sort en me traitant d'exhibitionniste.
- Tu n'as rien compris, soupira son ami. Ce que je veux te dire c'est que tu devrais te mettre un peu plus en valeur si tu veux que Tara tombe amoureuse de toi.
- Continue, dit le jeune Potter commençant à être intéressé.
- Tara sait déjà en majeure partie ce que tu vaux en tant que sorcier, et ça lui plaît assez. Maintenant, faut la séduire. Quand elle ne porte pas son uniforme, Tara s'habille de manière féminine et sexy. Tu devrais en faire autant.
- Et qu'est-ce qui plaît à ta sœur ?
- Tara a bien accepté de t'accompagner à Pré-au-Lard n'est-ce pas ?
- Heu, oui, elle ne s'est pas rétractée donc, oui.
- Ok. Alors toi tu te focalise sur votre promenade et moi, je m'occupe de ton physique. Maintenant, allons déjeuner.
Sans un mot de plus, Théo sortit de manière théâtrale. Tout en enfilant son uniforme, James se demanda lequel des jumeaux Jedusor était le plus cinglé.
Ne voulant pas de réponse à sa question, il suivit son ami.
Malgré l'approche des examens, les nombreux devoirs et l'augmentation du stress, James avait passé l'un des meilleurs mois de sa vie. Tara et lui s'étaient nettement rapproché ces trois dernières semaines. Depuis que la jeune femme avait rompu avec Seth Avery, ce qui n'avait pas été pour lui déplaire, Tara et lui avaient eu de nombreuses discussions pendant leurs rares moments de temps libre.
Au fur et à mesure, James était devenu une sorte de "confident" comme l'avait dit Théo. Et ça, le jeune Potter n'était pas certain que ce soit une bonne nouvelle. La manière dont leur relation avait évoluée était assez étrange. Ils passaient des heures à parler de leur vie respective, de leurs souvenirs, bons ou mauvais.
James était au moins sûr d'une chose : ils étaient tous deux les aînés de deux hommes ennemis et, cela avait un impact certain sur leur vie.
Le jeune homme arriva à la Grande Salle, jeta un coup d'œil circulaire aux différentes tables et alla s'asseoir entre Théo et Teddy. Sans se mêler des conversations, James jeta un coup d'œil à la table des Serpentards. Tara y était, entourée de son groupe de "fidèles".
Le jeune homme l'a trouva encore plus belle que d'ordinaire. Pour une fois, Tara avait coiffé ses cheveux en un chignon d'où s'échappait de longues mèches bouclées. Ses yeux noirs étaient maquillés d'un peu de gris lui donnant une beauté froide.
C'est alors qu'il s'aperçut d'elle était en grande discussion avec le jeune Scorpius Malefoy. D'après ce que Théo lui avait appris, Tara n'avait rien obtenu du fils Malefoy. Celui-ci, disait-il, avait semblé aussi étonné que les autres de savoir que son père était nommé Maître des potions.
Tout cela ressemblait à une étrange conspiration. Mais contre qui ? Et dans quel But ?
La cloche sonna, signe que les cours allaient commencés. Comme chaque vendredi matin, les cinquièmes années de Serpentards et de Gryffondors avaient double cours de Potions avec le très aimé professeur Drago Malefoy.
Les deux groupes se retrouvèrent dans les cachots à attendre leur professeur en silence, pour une fois. Drago Malefoy arriva dans toute sa splendeur, vêtu d'une robe de sorcier anthracite qui tranchait avec la pâleur de ses cheveux et de son visage.
- Entrez, mais restez au fond de la classe, ordonna-t-il en ouvrant la porte d'un coup de baguette magique.
Les élèves s'exécutèrent sans un bruit. Malefoy entra à leur suite et alla se placer derrière son grand bureau en chêne massif. Il examina les élèves les uns après les autres. Un sourire en coin typiquement Malefodien apparut sur son visage lorsqu'il posa son regard gris d'acier sur le jeune fils Potter et les Jedusor.
Tous trois échangèrent des regards en coin, sentant que cela ne présageait rien de bon.
- La semaine dernière, j'ai eu le temps de consulter vos résultats antérieurs et je dois dire que le niveau de votre année est assez intéressant. C'est pourquoi, j'ai décidé de vous tester.
D'un coup de baguette magique, Malefoy fit apparaît un chaudron dans lequel se trouvait une potion aux couleurs orangées.
- Qui peut me dire de quelle potion il s'agit ? Levez la main pour répondre. Vous pouvez approcher du chaudron, bien sûr !
Plusieurs élèves s'approchèrent alors que Tara et James levaient la main sans avoir jeté un œil.
- Oui, miss Jedusor ?
- Il s'agit d'Amortancia, Monsieur. C'est le plus puissant philtre d'amour au monde.
- Exacte, miss ! Cinq points pour Serpentard. Et à quoi le reconnaît-on ?
- Tout d'abord à sa couleur, mais surtout grâce à son odeur. Celle-ci est différente pour chaque personne. Moi, je sens une odeur de cannelle, de menthe fraîche et de vanille.
- Très intéressant, souffla le professeur. Oui, monsieur Potter ?
- Il faut aussi ajouter Monsieur que l'odeur du philtre est différente pour chacun car il s'agit en fait de l'odeur de la personne aimée.
- En effet, Monsieur Potter. Cinq points pour Gryffondor. Je vais vous demander, par équipe de deux, de concocter ce philtre. Une fois que j'en aurais approuvé la réussite, chacun se munira de deux flacons, l'un pour y mettre la potion, l'autre pour y enfermer l'odeur. C'est compris ?
- Oui, Professeur.
- Parfait, ajouta Malefoy en inscrivant les instructions d'un coup de baguette sur le tableau noir. Je forme les équipes.
Les deux heures de cours passèrent rapidement. Quand la cloche sonna, tous les élèves rassemblèrent leurs affaires rapidement, pressés de sortir de la classe.
- L'odeur de cette potion devenait écœurante à la fin, soupira Théo à James et à Tara.
- Ah bon, pourtant moi je trouvais ça agréable, répondit le jeune Potter.
- Et on peut savoir ce que tu sentais ? demanda Tara.
- Et bien, il y avait une odeur de bonbon, de framboise et de lys. J'adore !
- Alors, nous sommes deux !
Les trois jeunes gens se retournèrent sur Seth Avery qui, après avoir jeté un regard à Tara, s'éloigna rapidement. James comprit que lui aussi sentait les mêmes saveurs, puisqu'elles étaient caractérisées par Tara.
Les cheveux de la jeune femme embaumaient toujours la framboise. Son parfum était à base de lys et son haleine était toujours sucrée comme si elle avait mangé des bonbons.
- Il est insupportable ! s'écria Tara. Enfin, faut que je rejoigne les autres. J'ai cours de Runes Anciennes !
- Et moi Etude des Moldus, répliqua Théo. Faut pas que je sois en retard ! A tantôt James.
- Ouais, à tantôt !
- Je n'ai jamais compris pourquoi il s'est obstiné à prendre Etude des Moldus. Ce cours est d'un ridicule ! maugréa Tara
- Je suis d'accord ! L'Etude des Runes est beaucoup plus passionnante, renchérit Marcus.
- Ca été pour faire votre devoir sur les anagrammes runiques ? Je dois dire que j'ai eu dû mal à le réaliser.
- James, tout le monde n'est pas doté d'aussi peu d'intelligence que toi, ricana Marek.
- Ah ! Ah ! Très drôle.
Le petit groupe poursuivit tranquillement sa discussion jusqu'à la salle de classe.
Depuis que Tara appréciait sa présence, James avait appris à connaître ses quelques amis de Serpentard et, il devait avouer, qu'ils étaient assez sympas. Théo avait eu raison de lui dire qu'il ne faut pas bâtir des conflits sur des aprioris.
Une fois dans la classe, James alla s'asseoir aux côtés d'Elisabeth Swan, une élève de Serdaigle, comme à son habitude.
- Salut James, le salua-t-elle. Tu vas bien ?
- Très bien et toi Beth ?
- On ne peut mieux ! J'ai appris que tu t'étais foulé le poignet à un entraînement de Quidditch. Ca va aller pour le dernier match de Gryffondor contre Serpentard ?
- J'espère ! J'ai vraiment envie de leur mettre une raclée ! s'écria le jeune homme.
- C'est sûr ! Ce serait vraiment dommage que vous ratiez la coupe cette année.
Tout en discutant de tout et de rien avec son amie, James regardait, du coin de l'œil, Tara échangeant quelques mots avec Seth et Marcus. Le professeur Véronica Brown arriva faisant taire leurs bavardages. Ils prirent leur manuel de Runes et commencèrent une nouvelle leçon.
Tout en jetant des regards à Tara au second rang, James se saisit de sa baguette magique et, d'un sort à peine murmuré, il envoûta sa plume. Quelques mots apparurent sur le parchemin vierge qui se trouvait sur le bureau devant Tara.
Celle-ci étonnée, s'en empara et lut :
J'espère que ça tiens toujours pour ce week-end ?
Se munissant également de sa plume, Tara écrivit :
Évidemment, quelle question !
C'est juste que j'avais peur que tu regrettes d'avoir accepté mon invitation et que tu préfères sortir avec ce cher Seth !
James Potter, tu es un idiot ! Tout est fini avec Seth et pour de bon. Nous n'avons aucun avenir ensemble. Et puis, j'ai le droit de sortir avec un ami, même un Gryffondor.
Oui avec un…ami.
Le cours se passa tranquillement ainsi que le reste de la journée.
