Chapitre 13 : Sortie, fin d'année et cauchemar
Tara sorti de la salle de bain de son dortoir et se dirigea vers son armoire sous le regard de ses camarades de dortoir.
- Tu comptes vraiment aller à Pré-au-Lard avec James Potter ?
- Oui Crystal. Il m'a invité et j'ai dit oui. James est très gentil.
- Gentil ! Gentil ! Mais c'est du fils d'Harry Potter dont on parle, s'écria Sylvianna.
- Oui, c'est vrai, soupira la jeune femme en se saisissant d'une petite robe blanche à fines bretelles. Cependant, en vue des derniers évènements, j'ai appris à ne pas m'arrêter aux simples préjugés. James est peut-être le fils d'Harry Potter, mais je suis la fille de Lord Voldemort.
A ce nom, les filles ne purent s'empêcher de frissonner. S'en moquant, Tara poursuivit :
- Je crois que personne ne peut avoir une ascendance aussi maléfique que moi et mes frères et sœur.
- Puisque tu le dis !
- Je t'en prie Sylvianna. C'est dernier temps nous fréquentons beaucoup mes frères et les Potter. Tout le monde semble s'entendre assez bien.
- Sauf que Seth ne peut pas voir Potter et Théo en peinture, ricana Leïa.
- Oui, tu as raison, mais c'est assez logique quand on sait que Seth est mon ex-petit ami et que Théo et James sont de vrais grands frères qui ne peuvent s'empêcher de vous surprotéger.
La jeune Jedusor enfila sa robe par-dessus ses sous-vêtements en dentelle blanche, se coiffa les cheveux, se parfuma et s'appliqua un léger maquillage de nacre blanc.
- Quand pensez-vous ?
- Tu es superbe, s'exclama Cristal. Tu devrais mettre les escarpins blancs et prendre un petit gilet au cas où il ferait un peu frais.
- Bonne idée, sourit Tara en s'emparant de l'un de ces gilets. Je suis prête dans ce cas. Et même à l'avance.
- James, s'il te plaît tu veux bien t'activer un peu ? cria Théo à travers la porte de la salle de bain des Préfets. Si tu es en retard, Tara va te tuer, et le mot est faible !
- Ca va, entre ! cria le jeune Potter.
Théo entra telle une furie et rejoignit son ami seulement vêtu des ses chaussures et d'un pantalon noirs. James se débattait avec le peigne et sa tignasse.
- Bon sang, tu es bien le fils du légendaire Harry Potter.
- Ah bon ! Qu'est-ce qui te fais dire ça ?
- Tes cheveux. On dirait que tu ne les a jamais coiffés de ta vie !
- Très drôle Théo ! Et si tu m'aidais au lieu de te moquer ?
- Tu n'as pas pensé à utiliser un sortilège coiffant ?
- Heu, ça existe ce machin-là ?
- Oui, James ! Ce machin-là existe, s'exaspéra Théo en sortant sa baguette magique et, d'un tour de main, les cheveux de James s'aplatirent et se lissèrent.
- Super ! Faut vraiment que tu me l'apprennes ! D'où tu sors ça ?
- A ton avis ? rigola le jeune Jedusor. C'est Tara ! Elle aime changer de coiffure régulièrement, mais en avait marre d'utiliser des objets moldu chauffant pour défaire ses boucles. Et elle a trouvé différents sorts dans un magazine de beauté spéciale sorcière.
- Elle lit ce genre de truc ? s'étrangla James en enfilant la chemise que Théo lui passait.
- On n'a beau être les enfants du plus grand Mage Noir de tous les temps, ce n'est pas pour autant que l'on ne vit pas comme tout le monde.
- Tu as sûrement raison Théo, accorda James, mais c'est difficile d'imaginer la terrible descendance de Voldemort jouer une partie de bataille explosive.
- Tu es incorrigible Potter !
- Et toi, irrécupérable !
Les deux amis rigolèrent de bons cœurs encore quelques instants. James se donna un dernier coup de peigne et s'aspergea d'une touche de parfum. Il se retourna vers Théo avec un :
- Alors ? A quoi je ressemble ?
- Je pense que j'ai bien fait de te passer ma chemise bleu nuit. Ca met tes yeux ambrés en valeur.
- Comme si ce genre de détail était important, se moqua le jeune Potter.
- Avec ma sœur, c'est ce genre de détail qui fait toute la différence à ses yeux. A ton avis, pourquoi est-elle sortie avec Seth Avery ?
- Et bien je dirais parce que c'est un imbécile facilement manipulable !
- Oui aussi, en convint Théo, mais c'est surtout à cause de sa ressemblance physique avec Tara. Les mêmes cheveux noirs et le même teint blanc. Ca leur donne une certaine prestance et on les remarque vite.
- Ouais, si tu le dis ! Bon, je suis prêt. Il me reste dix minutes pour retrouver Tara devant les portes de la Grande Salle.
- Un dernier conseil, lança Théo en lui refilant des pastilles de menthe, Tara est du genre à se laisser désirer. Elle arrivera une ou deux minutes en retard, exprès. Arrange-toi pour être avant elle, mais sans donner l'air d'attendre depuis une plombe.
- Ok, ça marche. Je vais aller sur le balcon intérieur du troisième étage. Comme ça, j'aurais une bonne vue sur la sortie des cachots. Quand elle arrive, je prends le raccourci de la gargouille et je serais là un peu avant Tara.
- Excellent, s'enthousiasma Théo, je n'aurais pas fait mieux. Aller vas-y et surtout, complimente-la sur sa tenue.
- Ok, à plus tard !
Alors que James descendait rapidement les escaliers, Tara remontait le labyrinthe qu'étaient les cachots. Ses talons claquaient sur la pierre noire, ses cheveux bouclé pour l'occasion dansaient dans son dos tandis que le médaillon de Salazar Serpentard brillait à son coup.
La jeune femme le mettait très rarement. Son père avait trouvé un moyen de le réparer peu de temps après leurs naissances à Théo et elle. Bien que n'ayant plus aucun caractère maléfique, elle adorait la beauté de ce bijou et son histoire.
La jeune femme arriva à la sortie des cachots et James, l'apercevant, emprunta le passage secret qui lui permit d'atterrir derrière une tapisserie du couloir de la Grande Salle.
James arriva devant les portes, assez à l'aise. Il salua quelques élèves qui partaient aussi pour Pré-au-Lard. Frapper par un éclat de génie, il fit apparaître de sa baguette magique, une rose noir pour sa belle.
Belle qu'il aperçut au bout du couloir. Le jeune homme l'a détailla du regard avant d'aller à sa rencontre en prenant soin de cacher la rose derrière lui.
- Bonjour James, le salua-t-elle en s'arrêtant devant lui.
- Bonjour Tara, tu es…comment dire…ravissante.
- Merci beaucoup, mais tu n'es pas mal non plus.
On sentait une certaine tension entre les deux jeunes gens et beaucoup de leurs camarades s'attardaient quelques instants sur eux en échangeant des mes basses surpris et intrigués.
- J'ai pensé que ceci te ferait plaisir, dit-il en lui montrant le rose.
- Elle est magnifique ! s'exclama Tara en sentant le doux parfum de la fleur. Comment as-tu su que c'était ma fleur préférée ?
- Tout simplement parce qu'elle est à ton image. A la fois belle et surprenante, mais aussi mystérieuse et inquiétante.
- Je dois reconnaître que tu as le don de m'étonner un peu plus chaque jour que Merlin fait, James Potter.
- J'en suis heureux. On y va ?
- Volontiers !
Les deux jeunes gens partirent côte à côte vers Pré-au-Lard conversant de tout et de rien.
- Au fait, tu ne m'as pas dit si Pomfresh avait su te remettre ton poignet en état ? demanda Tara.
- Ca va mieux, mais j'ai dû boire une potion infecte trois fois par jour pendant une semaine. Je serais prêt pour le dernier match contre ta maison.
- Tant mieux, je m'en serais voulu si par ma faute, tu avais loupé ce match.
- Ce n'était qu'un accident Tara. Tu n'as pas fait exprès de tomber du balai ?
- Non, bien sûr que non, s'écria la jeune femme.
- Et bien alors tu n'es pas responsable !
- Mais si je n'étais pas tombée pendant le vol, tu n'aurais pas essayé d'amortir ma chute et ton poignet serait intact.
- Ca été un plaisir d'amortir ta chute Tara, souri le jeune Potter.
- Très drôle ! Enfin ! Changeons de sujet, comment va ta mère ?
- Elle se porte bien et le bébé aussi. Papa est au petit soin avec elle depuis qu'elle lui a annoncé sa grossesse.
- Ca fait trois mois maintenant ? questionna Tara.
- Presque quatre en fait ! s'enthousiasma James. Mes parents ont décidé de ne pas connaître le sexe du bébé, mais je suis sûr que ce sera un garçon, comme tu me l'as dit.
- Je suis heureuse pour ta famille. J'adore la venue d'un enfant, c'est magique. Les parents sont comme transformés.
- Et tes parents ? Ils s'en sortent avec Tessa ?
D'un coup, le visage rayonnant de Tara s'assombri. James ne comprit pas pourquoi et se demanda ce qu'il avait bien pu faire pour être la cause de se brusque changement d'humeur.
Ils étaient à Pré-au-Lard depuis un moment maintenant, à parcourir les rues.
- Est-ce que ça va ? demanda-t-il en lui saisissant avec délicatesse le bras.
- Evidemment, pourquoi cela n'irai pas ?
- Et bien, j'invente peut-être, mais je sens qu'il émane de toi une grande tristesse et incompréhension.
La jeune femme leva soudain les yeux vers lui, étonnée.
- Tu utilises ton don ? Depuis quand ?
- Mon don ? s'étonna James. Comment ça ? Je ne comprends pas !
- Ton grand-père, Remus Lupin, est un loup-garou qui a épousé une sorcière. Ils ont eu deux enfants : Siri, ta mère et Teddy. Tu sais bien que lorsqu'une créature magique s'accouple avec un sorcier, il peut arriver que, dans leur descendance, il y ait d'autres créatures magiques.
- Oui, je sais tout ça. Ma mère est une Elfe noire et après ?
- James, c'est évident ! s'écria Tara. Ta mère a épousé un sorcier, son âme sœur. Toi aussi tu es une créature magique, un Elf noir !
- Impossible ! s'étrangla le jeune homme.
- Bien sûr que c'est possible. Le pouvoir des Elfs ne se développe qu'à la fin de l'adolescence et se manifeste par une extraordinaire capacité à lire les humeurs et sentiments des gens.
- Par Merlin tout puissant ! Et moi qui pensais que ça avait sauté une génération !
- Tu te trompes ! Tous les aînés de sorcier et de créature magique en devienne une aussi.
- Je suppose que tu as lu ça dans un énorme bouquin de deux milles pages, lança James sarcastique.
- De trois mille cinq cents quarante-deux pages pour être exacte, mais le sujet est tellement passionnant que je n'en ai fait qu'une bouchée.
- Pourquoi avoir ce genre de lecture ?
- Parce que cela te concerne et que, par conséquent, cela m'intéresse, répliqua-t-elle. Viens, tu vas me payer une bière au beurre, je meurs de soif.
La jeune femme l'attrapa par le bras et l'entraîna dans la cohue du café des Trois Balais. Ils se trouvèrent une table un peu en retrait et James leur commanda deux bières au beurre.
- Je te remercie de m'avoir expliqué ce que je deviens, mais ce n'était pas une raison pour t'en servir de diversion pour éviter de ne pas répondre à ma question.
- Et bien, en fait, je…
C'est à ce moment précis que la serveuse se décida à servir leur commande. James paya la note et elle s'en alla rapidement.
- Je t'écoute, dit-il ramenant toute son attention sur Tara, qu'allais-tu dire ?
- Rien de bien important, coupa-t-elle. Comme disent les Moldus, Santé.
Le jeune homme n'ajouta rien. Tara parlera quand elle le voudra. La patience était une de ses plus grandes qualités. Ils burent tranquillement leur bière au beurre.
- Que veux-tu faire maintenant ? lui demanda James alors qu'ils sortaient du pub.
- J'aimerais aller faire un tour chez Honeyduck, j'ai épuisé ma réserve de bonbons.
- Tu es une vraie gourmande ma parole !
- Tu n'as pas idée à quel point ! rigola-t-elle.
Ils passèrent une bonne heure à savourer quelques bonbons parmi les centaines proposées sous les yeux amusés et étonnés de leurs amis et camarades. Les deux jeunes gens ressortir de là avec quelques gros sacs et boîtes.
- Merci pour la plume en sucre, sourit la jeune Jedusor en mordant dans sa sucrerie.
- De rien, ça me fait plaisir. On se promène ?
- Bonne idée !
Leurs pas les menèrent jusqu'à la très vieille cabane hurlante, là où Remus Lupin subissait ses pleines lunes en compagnie de ses meilleures amis.
- J'aime beaucoup cet endroit, souffla James. Il est rempli de souvenir de ma famille. Ca m'étonne que cette maison soit toujours debout.
- Elle est maintenue debout par différent sorts à la demande de Dumbledore, informa Tara.
- Je me demande comme il était ce grand homme, soupira James en allant s'asseoir aux côtés de Tara.
- Je ne sais pas trop, répondit-elle. Pourtant, on a un tableau magique de grand-père au manoir, mais je n'ai pas souvent l'occasion de lui parler.
- Pourquoi ? Moi j'aurais des tonnes de questions à lui poser !
- Ce n'est pas mon cas ! Je trouve qu'il s'est mêlé de beaucoup trop de choses et qu'il n'a pas su tenir toutes ses promesses.
- Dumbledore a aidé mon père et ses amis à vaincre Voldemort, s'écria James. Ce monstre qui a tué mes grands-parents et tant d'autres personnes.
- Sauf que je suis la fille de ce monstre comme tu le dis James, murmura Tara. Cela fait-il de moi une personne méprisable comme mon père ?
- Tara, excuse-moi, lança James en lui prenant la main, je ne voulais pas dire ça. Tu sais très bien ce que je pense de toi ! Tu es une personne merveilleuse et incroyable à mes yeux.
- Merci, ça me touche beaucoup. James, tout à l'heure, tu m'as demandé ce qui n'allait pas, mais je ne t'ai pas répondu.
- Je t'écoute, explique-moi.
- En fait, c'est plus une impression que de faits réels. Il s'est passé quelque chose entre mes parents, mais je ne sais pas quoi.
- Qu'est-ce qui te fait dire ça ?
- Les lettres de ma mère. Elles sont étranges.
- Qu'est-ce qu'elle t'écrit, si je ne suis pas trop indiscret.
- Maman m'écrit combien la vie est belle avec papa et Tessa, mais ça dénote avec son comportement datant de quelques semaines. Tout ça ne colle pas. Quand nous sommes rentrés à Poudlard après les vacances de Pâques, c'était la guerre entre eux à cause de…enfin, tu sais, l'accident à l'hôpital et tout le reste.
- En effet, c'est particulier ! Tu penses qu'il s'est passé quelque chose ?
- Oui. Le jour de la rentrée, maman est venue avec Tessa à Poudlard voir Severus, sans doute pour vider son sac sur les derniers évènements. Elle est restée deux jours, puis est repartie. Depuis, je ne reçois que des lettres reflétant la bonne humeur, le grand amour et autres futilités de ce genre.
- Je ne sais pas quoi te dire, mais il y a anguille sous roche en effet.
- Oui, mais pour que je sache quoi, il faut que l'année se termine et que je sois chez moi.
- C'est vrai que les vacances approchent, soupira le jeune Potter.
- Tu n'as pas l'air très heureux à cette perspective, remarqua Tara. Ca ne se passe pas bien chez toi aussi ?
- Non, à la maison, tout va bien. Ce qu'il y a c'est que pendant les vacances, je ne sais pas voir Théo et…
- Oui, je comprends. C'est pour cette raison qu'il vaudrait mieux que nos pères soient au courant de votre amitié.
- De la nôtre aussi ?
- Comment ça ? Que veux-tu dire par là James ?
- Et bien, nous sommes amis maintenant, et tes parents devraient être au courant aussi, non ?
- Oui, sans doute, mais je ne crois pas que…
- Que quoi Tara ? s'emporta-t-il en se levant. Tu as honte de notre amitié ou quoi ?
- Mais qu'est-ce que tu racontes ? Pour quoi tu dis, ça ? s'écria-t-elle. Tu penses vraiment que si j'avais honte de notre amitié nouvelle, je me promènerais avec toi devant tous les élèves de Poudlard ?
- Tu ne comprends pas.
- Qu'est-ce que je ne comprends pas James, souffla Tara en lui prenant le bras.
- Que je te le dise n'a aucune importance ! répliqua-t-il.
- Laisse-moi décider seule si cela n'a aucune importance, s'il te plaît. Parle-moi James.
Le jeune homme sembla hésiter quelques instants avant de finalement décider de prendre le taureau par les cornes et de se lancer.
- Tu comptes beaucoup pour moi Tara.
- Je le sais.
- Ne m'interromps pas s'il te plaît.
- Très bien. Parle, acquiesça-t-elle.
- Comme je le disais, tu es importante à mes yeux. Ca n'a pas toujours été le cas, c'est vrai. Quand nous sommes arrivés à Poudlard, je vous détestais ton frère et toi, autant que vous me détestiez. Mais Théo m'a dit un jour que nous devions aller au-delà de nos préjugés. Et il avait raison.
" Aujourd'hui, il est le meilleur ami que j'ai jamais eu. La seule ombre au tableau était que tu n'as jamais voulu apprendre à me connaître et que ça a toujours été la guerre entre nous. Mais, depuis peu, tu as changé d'avis. Pourquoi ? ".
- Le jour où tu m'as secourue alors que je me faisais attaquée par ces sixièmes années m'a ouvert les yeux sur ta personne. Je me suis rendue compte que je ne pouvais pas te rendre responsable de choses que ton père a commises. Toi, tu as compris ça il y a quatre ans.
- Tara, nous avons grandi et beaucoup mûri. Tu es devenu une jeune femme qui sait ce qu'elle veut et ce qu'elle attend du destin. Quand tu veux quelque chose, tu n'hésites pas à faire tout ce qui est en ton pouvoir pour l'obtenir.
- C'est sans doute vrai, mais je ne vois toujours pas où tu veux en venir avec tout ça !
- Depuis plus de trois ans, il y a une chose que je convoite et c'est seulement depuis peu que je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour l'obtenir. Aujourd'hui, je me rends compte qu'il est plus que temps que je me lance.
- Que tu te lance ? Dans quoi ?
- Dans ça !
Le jeune homme parcouru le peu de distance qui le séparait de sa belle. Ne voulant pas brusquer les choses, il s'arrêta à quelques centimètres de Tara. Tous deux troublés, leur regard se croisèrent et ne se lâchèrent plus une seule seconde.
James s'avança encore un peu plus et passa une main sur la taille de la jeune fille pour mieux la rapprocher de lui. Tara se laissa faire et glissa l'une de ses mains dans celle de James. Ne se quittant toujours pas des yeux, ils se rapprochèrent lentement. Leurs lèvres se frôlèrent et la caresse se fit aussi légère qu'une plume.
James, voulant un plus grand contact, posa enfin ses lèvres sur celles de Tara. Le baiser se fit doux et lent. La jeune femme, se sentant complètement électrisée, passa une main sur la nuque de James et l'attira plus à elle.
Ravi de cette initiative, le jeune Potter quémanda plus d'intimité en passant sa langue sur les lèvres de Tara. Elle lui accorda l'accès et leurs langues se caressèrent dans la découverte de l'autre.
A bout de souffle, ils se séparèrent.
- James, je…
- Chut, intima-t-il. Je sais ce que tu vas dire. Mes sentiments pour toi ne sont que pure folie, peut-être, mais ils sont bien réels. Ne me demande pas de faire comme s'il ne s'était rien passé.
- Je n'en ai pas l'intention, souffla Tara en passant ses bras autour du cou du jeune homme pour l'embrasser.
Ils restèrent l'un contre l'autre à échanger quelques baisers.
- Pourquoi ? souffla James. Comment un tel changement de comportement de ta part peut-il s'être opérer en si peu de temps ?
- C'est simple. Tu m'as montré que j'avais toujours eu tords à propos de toi. Tu m'as prouvé à quel point tu es exceptionnel. Je me suis rendue compte que j'appréciais plus que de raison ta compagnie, ton sens de l'humour et de la répartie, et surtout ce sourire en coin que je trouve absolument craquant.
- Celui-là ? demanda James en souriant.
- Oui, celui-là ! Approche, lui intima-t-elle.
Elle le prit dans ses bras et il l'enlaça également.
- Que fait-on Tara ? Dois-je te laisser en paix et oublier mon amour pour toi ?
- Non, je ne peux pas te demander une telle chose.
- Que veux-tu alors ?
- J'ai envie de savoir ce que ça peut donner nous deux.
Théo était tranquillement allongé sur son lit occupé à lire un livre. Il était allé faire un tour à Pré-au-Lard en compagnie de quelques amis de Tara avec qui il s'entendait de mieux en mieux. Seulement, le jeune homme n'était pas tombé sur sa jumelle et son frère de cœur.
- J'espère qu'il ne s'est pas pris un râteau !
- T'inquiète vieux frère, ça s'est bien passé.
Le jeune Jedusor sursauta en se retournant vers la porte.
- Bon sang Potter, tu m'as fichu une sacrée trouille !
- Désolé, ce n'était pas mon intention, répondit James en s'asseyant aux côtés de son ami.
- Je vois que tu as encore dévalisé le magasin de bonbons.
- Tara en a acheté bien plus, crois-moi.
- Oh, je sais ! C'est une vraie gourmande celle-là. Je me suis toujours demandé comment c'était possible qu'elle soit aussi mince.
- Et qu'elle soit toujours à tomber, compléta le jeune Potter.
- Arrête de fantasmer sur ma sœur en bavant, ça me met mal à l'aise !
- Que veux-tu Théo, je suis amoureux !
- Ca je le sais, mais dis-moi comment cette petite promenade s'est passée.
James lui fit le récit détaillé de leur après-midi jusqu'au moment où ils sont allés près de la cabane hurlante.
- C'est à ce moment que j'ai décidé de me lancer et je lui ai dit que cela faisait plus de trois ans que je n'avais d'yeux que pour elle.
- Et ? l'encouragea Théo.
- Et, j'ai sauté le pas. Je l'ai prise par la taille. Elle s'est laissé faire et on s'est embrassé.
- Sans blague ?
- Non, je te jure. Elle a même demandé à approfondir notre échange. Et on s'est embrassé plusieurs fois après.
- Ok, mais que t'a-t-elle dit après ? Non pas que je ne sois pas heureux pour toi, mais avec Tara embrasser ne signifie pas nécessairement s'engager dans une relation durable ou pas.
- J'ai cru qu'elle me dirait que cela ne signifiait rien et que s'était juste un moment d'égarement de sa part, mais Tara m'a dit qu'elle voulait voir si un Nous pouvais être possible.
- Incroyable ! s'exclama Théo. Là, ma sœur m'épate.
- J'ai plus qu'à la faire tomber amoureuse de moi avant qu'elle ne change d'avis.
Severus Rogue était assis derrière son bureau, occupé à corriger des centaines de copie d'examens, ainsi que celles des BUSES des cinquièmes années. Les examens étaient terminés depuis quelques jours et bientôt, les élèves retourneraient chez eux.
Il repensa à Tania, de qui il n'avait plus eu aucunes nouvelles depuis les deux nuits qu'ils avaient passé ensembles. Le sorcier avait beau lui écrit des dizaines de lettres et autres, qui restaient sans réponse. Il était très inquiet, mais ne savait pas quoi faire.
Severus avait juste réussi à parler à Tom, qui s'était montré très succin quant à sa situation avec Tania et Tessa. Peut-être leur était-il arrivé quelque chose.
- Tu divague Severus, se dit-il. Si Tania avait eu des ennuis, les jumeaux l'auraient su. Elle va bien. Elle ne sait plus où elle en est, s'est tout.
Soudain, deux coups furent frappés à la porte du bureau.
- Entre Bella.
La porte s'ouvrit sur une grande et mince silhouette encapuchonnée. Sans un mot, elle referma la porte et s'avança vers Severus.
- Qui êtes-vous ? fit celui-ci en se levant, baguette à portée de main.
- Ce n'est que moi Severus, déclara l'intrus en baissant son capuchon.
- Tania ! s'exclama-t-il en enlaçant la jeune femme dans ses bras. Que s'est-il passé ? Pourquoi ne pas avoir répondu à mes lettres ? Pourquoi ne m'as-tu donné aucunes nouvelles. J'ai eu tellement peur Tania.
- Je suis tellement désolée Severus, s'écria-t-elle. Mais il m'en a empêchée. Je n'ai pas pu lire tes lettres, il s'en débarrassait au fur et à mesure.
- Qui ça ? Tom ?
- Oui, il sait tout Severus ! Tom est au courant de ce qu'il s'est passé entre nous.
Severus blanchit si cela était possible et ses mains se serrèrent un peu plus sur les bras de la jeune femme.
- Comment ? Comment a-t-il su ?
- Il a tout lu dans mon esprit ! Tom a essayé de me retenir prisonnière pour m'éloigner de toi, mais il n'a pas réussi. J'ai réussi à me débarrasser de lui le temps de venir à Poudlard.
- Ne t'inquiète pas Tania, ici tu es en sécurité.
- Oh, mais je n'en doute pas.
Severus tressauta à l'intonation glaciale de la voix de la femme qu'il aimait. Le sorcier eut l'impression que l'air devenait lourd et que toute énergie le quittait.
- Qu'est-ce que ? parvint-il à murmurer.
- Tu te sens bien, lui demanda Tania en le regardant avec le regard le plus dur qu'il ait été donné à Severus de voir.
- Non, suffoqua-t-il en se tenant la poitrine et en tentant de se diriger vers son bureau pour s'emparer de sa baguette.
- C'est ça que tu cherches ? demanda-t-elle en lui montrant sa baguette qu'elle tenait dans sa main gauche avant de la ranger dans une poche de sa cape.
- Qu'est-ce que tu fais ? s'écria le sorcier.
- Je suis venu te faire payer ton erreur Severus, répondit-elle en prenant sa propre baguette d'une de ses poches.
Il s'écoula une ou deux secondes avant que Severus ne se rendit compte qu'une chose était totalement anormale.
- Depuis quand tiens-tu ta baguette avec la main droite ?
- Tu es très observateur Severus. Cette qualité m'a toujours beaucoup plu chez toi.
- Vous n'êtes pas Tania ! Qu'en avez-vous fait ? Qui êtes-vous ?
- Cela n'a plus aucune importance pour toi désormais.
Severus eut juste le temps de remarquer que l'étranger commençait à changer d'apparence. Les cheveux raccourcissant, la carrure se faisant plus imposante et les traits du visage moins féminin.
- Du polynectare ! Je t'en prie ! Attends, ne fais pas ça, souffla Severus avant de s'effondrer sous un coup de baguette magique.
La Salle sur Demande avait pris un aspect bien différent de celui des séances d'entraînement de Tara et de ses amis. La lumière y était tamisée et les couleurs d'un pourpre sombre. Quelques coussins jonchaient le sol de marbre noir ainsi qu'un chemisier et un t-shirt.
Sur le lit à baldaquin trônant dans un coin de la grande pièce, deux jeunes gens.
- Tu es si belle, souffla le jeune homme à l'oreille de sa bien-aimée.
Celle-ci se mit à rougir lorsqu'il jeta un regard sur sa poitrine partiellement cachée par un soutien-gorge noir. Le jeune homme osa la caresser tout en se remettant à ravir les lèvres de sa petite amie.
La jeune fille caressa les abdominaux de son partenaire avant de le serrer un peu plus contre elle sentant toute son excitation et son désir pour elle.
- Tu es sûre que c'est ce que tu veux ? demanda-t-il en couvrant son coup de baiser chaud et humide.
- Pourquoi ? Tu n'en a pas envie ?
- Bien sûr que si ! Comment peux-tu croire que je n'ai pas envie de toi ? Tu es tellement désirable !
- Embrasse-moi ! lui ordonna-t-elle.
Le jeune homme ne se fit pas prier, mais il ne pu s'empêcher de s'arrêter à nouveau pour être sûr des désirs de sa belle.
- Tu es sûre d'être prête à te donner à moi ? A perdre ta virginité ?
- Nous sommes deux à la perdre, je te rappelle.
- Je sais ça, mais je veux que ce soit parfait pour nous deux, que ce soit inoubliable.
- Ca le sera James, je suis prête pour passer ce cap avec toi.
- Je t'aime Tara.
- Moi aussi.
Ils s'embrassèrent avec fougue et James ne se priva pas pour partir à la découverte du corps de la jeune femme gémissante à la caresse de leurs deux peaux.
Le jeune homme se débarrassa de sa ceinture et de son jeans avant de se rallonger sur Tara et d'aventurer une main sous sa jupe.
- James, soupira-t-elle.
Au son de la voix emplie de désir de Tara, le jeune Potter perdit tout moyen et ne voulait plus qu'une chose : se débarrasser de cette fichue jupe et des quelques sous-vêtements restant.
Mais alors qu'il faisait glisser la tirette, Tara se redressa précipitamment en criant :
- Théo !
James se figea un instant avant de retrouver la capacité de parole.
- Attends une minute Tara ! On est sur le point de faire l'amour pour la première fois et toi, tu te mets à crier après ton frère ! Tu te moque de moi ou quoi ?
- James, calme-toi, lui intima-t-elle en lui caressant la joue. Mon frère essaye d'entrer en contact avec mon esprit. Tu sais bien que Théo n'utilise la magie de l'esprit que lorsqu'il se passe quelque chose de très important.
- C'est vrai, pardonne-moi !
- Il faut que je sache ce qu'il me veut. Donne-moi deux minutes.
La jeune femme ferma les yeux et abaissa lentement les barrières protégeant son esprit. Soudain, son frère envahit toute son âme et elle entendit sa voix.
- Tara ! Où es-tu ? Je te cherche depuis plus d'une heure !
- Dans la Salle sur Demande, avec James. Que se passe-t-il ?
- Il s'est passé quelque chose de grave à Poudlard. Je dois te parler face à face. Retrouve-moi au troisième étage, vite.
- Mais dis-moi ce qu'il est arrivé !
- Plus tard, dépêche-toi.
Tara rouvrit les yeux et remarqua que James l'a fixait intensément.
- Que se passe-t-il ? Que t'a-t-il dit ?
- Pas grand-chose, sauf qu'il est arrivé quelque chose de grave dans l'école et qui nous concerne directement. Il faut que j'aille retrouver Théo au troisième étage, tout de suite.
La jeune Jedusor se leva prestement et se rhabilla en vitesse.
- Puis-je t'accompagner ?
- Je ne pense pas que se soit une bonne idée James.
- Je t'en prie Tara. On sort ensemble et ce qui a failli se passer n'est pas rien. Laisse-moi faire partie de ta vie.
- Et si les élèves se rendaient comptent de notre relation ? s'écria Tara. On s'était mis d'accord à ce que seuls nos frères soient au courant.
- Je m'en fou Tara. On s'aime et on n'a pas à se cacher aux yeux du monde.
- Tu as raison. Habille-toi et allons-y !
Ils sortirent en courant et empruntèrent un passage secret avant d'aboutir au bout d'un couloir du troisième étage. De l'autre côté, une masse d'élève s'était regroupée. Plusieurs professeurs réclamaient le calme.
- Mais qu'est-ce qu'il se passe ici ? murmura Tara en sentant la panique monter en elle.
- Que font-ils tous devant le bureau du professeur Rogue ?
- Aucune idée James, mais ça me fait peur. Viens.
A la vue des deux jeunes gens, la directrice Minerva McGonagall plongea sur eux.
- Miss Jedusor, nous vous cherchions partout. Venez !
- Est-ce que James peut m'accompagner ?
- Oui, oui, il est concerné également.
Tous deux suivirent la directrice devant qui les élèves cédaient le passage. Une fois arrivé devant la porte du bureau du professeur, Tara pu apercevoir ses frères et celui de James.
- Silence, cria McGonagall. Jeunes gens, vous allez tous sans exception suivre vos professeurs vers la Grande Salle et y rester au calme jusqu'à mon retour. Certaines choses doivent être éclairées avant de mettre l'école au courant.
Sur ces mots, les élèves suivirent les professeurs en ronchonnant un peu. Quand tous disparurent de la vue de la directrice, des Potter et des Jedusor, Minerva McGonagall leur dit :
- Jeune gens, il s'est passé quelque chose de très grave hier soir. Une personne est parvenue à entrer dans l'enceinte de Poudlard sans être repoussée par les différents sortilèges de protection.
- En quoi cela nous concerne-t-il professeur ? demanda le jeune Albus.
- Il vaut mieux que vous le voyez par vous-même.
- Vous me faites peur, Madame, souffla Tara en serrant brusquement la main de James.
- Et vous avez raison Miss.
La vieille dame ouvrit la porte et entra la première. Avant de les laisser entrer, elle ajouta :
- Ce que vous allez voir va vous causer un terrible choc.
Ils entrèrent l'un après l'autre et se regroupèrent dans un coin. La pièce était plongée dans un noir d'encre. Ils ne distinguaient rien. Soudain, la lumière se fit et leur permis de découvrir l'horreur des évènements.
Severus Rogue était allongé à même le sol, les yeux grands ouverts regardant dans le vague vidés de leur flamme à jamais. Théo et James se figèrent, incapables de bouger le moindre muscle. Thomas et Albus reculèrent de peur avant d'aller s'accrocher à leurs frères aînés.
Tara, elle s'avança vers le corps sans vie de son parrain avant de s'agenouiller à ses côtés.
- Comment cela est-il arrivé ? demanda-t-elle avec une émotion non dissimulée dans la voix.
- Comme je vous le disais, une personne s'est introduite dans l'école dans le but de venir assassiner Severus.
- L'avez-vous attrapé ? Qui est-ce ? réussit-elle encore à articuler avec de fondre en larme vite soutenue par James.
- Oui, nous l'avons attrapé, mais il vaut mieux que vous me suiviez.
- Et Bella est-elle au courant ? demanda Théo.
- Oui, c'est elle qui a découvert le corps il y a deux heures. Elle est partie chez vous informer votre mère. Je sais que c'est très dur pour vous tous, mais suivez-moi.
- Et son corps ? questionna James.
- Ne vous en faites pas Monsieur Potter. L'infirmière va venir tout de suite s'en occuper.
Les jeunes gens la suivirent en silence vers les cachots. Ils passèrent devant la salle commune des Serpentards sans que personne ne le sache mis à par Tara et la directrice.
Ils descendirent au plus profond des cachots et arrivèrent devant une énorme porte en vieux bois brute. Aucuns d'eux n'avaient jamais mis les pieds dans cette partie du château.
- Derrière cette porte se trouve l'assassin présumé de Severus Rogue. Il était toujours présent lorsque Bellatrix est venue voir ce que faisait son époux. Il n'a tenté aucune résistance, déclara la directrice.
- Qui est-il ? demanda Théo.
- Vous allez bientôt le savoir. Suivez-moi.
La vieille dame sorti sa baguette magique et, d'un tour de poignet accompagné de quelques paroles murmurées, le déclic du verrou se fit. Elle poussa la lourde porte et les fit entrer.
L'endroit était sale et humide. Une odeur de renfermé et de moisi y régnait. L'éclairage se limitait à une lampe à pétrole pendue au bas plafond et à la lumière verte du lac. Une dizaine d'hommes se tenaient debout, baguette à la main. Un seul d'entre eux se retourna à leur entrée.
- Minerva, s'emporta-t-il. Nous avions convenu que vous deviez attendre que nous en ayons terminé avant de les faire venir ici.
- Je vous prie de baisser d'un ton, Monsieur Potter. Vous avez beau être le chef du département des Aurors, il n'en reste pas moins que vous êtes dans l'enceinte de mon école.
- Très bien. Veuillez m'excuser.
- Papa, s'écria Albus en plongeant dans les bras de son père.
- Vous allez bien ? Albus, James ?
- On va bien papa, juste un peu choqué ! répondit James ne quittant pas Tara pour aller le saluer.
- Monsieur Potter, s'exprima Tara pour la première fois depuis la découverte du corps, est-il possible de voir le responsable de tout ceci.
- Oui. Bien sûr ! Mais avant, peut-être faudrait-il que vous sachiez comme cela s'est déroulé.
- Allez-y !
- Il y a environ cinq heures, une personne a pénétré dans l'enceinte de l'école en se débarrassant des différents sortilèges l'a protégeant. Aucun élève ni professeur ne l'a arrêté et pourtant bon nombre de personne l'on croisé et salué.
- Comment est-ce possible ? questionna James.
- Parce que tous la connaissais. Sans aucun problème, cette personne est arrivé jusqu'au bureau de Severus Rogue. Celui-ci, a fait entrer son assassin sans le moindre soupçon. Mais ce n'était qu'une apparence trompeuse.
- Une apparence trompeuse, répéta la jeune Jedusor. Que voulez-vous dire par…Non, s'écria-t-elle, il a utilisé du polynectare. Je veux le voir !
- Par ici, souffla-t-il en la précédant. Thomas, Albus, il vaut mieux que vous attendiez avec le professeur McGonagall. Toi aussi James.
- Nous, il est hors de question que je laisse Tara et Théo seuls.
Tara et James s'avancèrent suivit par Théo. Harry Potter les emmena dans une petite pièce adjacente. Au milieu, leur tournant le dos, un homme était assis sur une chaise menacé par les baguettes de cinq autres Aurors.
- Non, cria Tara en reconnaissait la silhouette et en courant pour faire face à l'homme leur tournant le dos.
James et Théo s'approchèrent également.
- C'n'est pas vrai, soufflèrent-ils en découvrant le visage du meurtrier.
- Pourquoi ? hurla Tara les larmes inondant son visage. Pourquoi l'as-tu tué ? continua-t-elle en lui martelant la poitrine de ses poings.
- Tara, arrête, lança James en la serrant dans ses bras.
- Pourquoi as-tu fait ça papa, pourquoi ?
- Parce que je devais le faire Tara, pour une raison que tu ignores, lui répondit calmement Tom Jedusor.
- Qu'elle est-elle ? demanda son fils.
- Vous n'avez pas à la connaitre. Cela n'a plus aucune importance maintenant. C'est la fin.
- Comment ça ? questionna James lui adressant la parole pour la première fois de sa vie.
- A ton avis, jeune Potter, que fait-on à un ancien Mage Noir repentit qui tue à nouveau ?
- On le tue, cracha Tara.
- Quoi ? s'écria Théo. Mais non ! Monsieur Potter, ce n'est pas possible ?
- Je crains que si. Il n'y a pas d'autre alternative. Selon l'accord passé avec le ministère il y a seize ans, Tom Jedusor alias Lord Voldemort serait condamné à mort s'il venait à menacer la vie d'une tierce personne. Ce qui est le cas.
- Peut-être faudrait-il leur donner l'occasion de dire au revoir à leur père ? proposa l'un des Aurors.
- Oui, en effet. Va chercher le jeune Thomas.
Les adieux avec Thomas, Théo et leur père furent déchirant. Le plus jeune ne cessant de pleurer et refusant de lâcher prise sur la chemise de Tom. Théo, lui, essayait de garder la face.
- Comment va-t-on faire sans toi, souffla-t-il. Et maman qui n'est pas encore au courant. Elle ne s'en remettra jamais.
- Arrête de dire des bêtises Théo, maman sera bien contente de se débarrasser de lui.
- Pourquoi tu dis ça ? demanda Thomas en se remettant à pleurer.
- Parce que tu n'es qu'un lâche, hurla-t-elle en s'approchant de son père. Un lâche et un monstre. Tu as osé prendre une mèche de cheveux à maman pour posséder son apparence, et tu es entré dans Poudlard sans éveiller les soupçons pour tuer Severus.
- Je t'en prie ma chérie. Si tu savais ce qu'il s'est passé, tu ne dirais pas ça, répliqua Tom en voulant la prendre dans ses bras.
- Ca m'est égal de savoir ce qui s'est passé pour que tu en arrive à haïr suffisamment Severus pour le tuer en utilisant l'apparence de la femme en qui il avait le plus confiance. Tu es un monstre et je te haïs. Tu mérites amplement de mourir. Adieu !
La jeune femme fit volte-face, suivie par James.
- Tara, attends ! Tu ne vas quand même pas partir ainsi. Ton père va mourir ! Tu sais ce que cela signifie ?
- Oui, je le sais ! Qu'est-ce que tu crois ? J'ai bien compris que je ne le verrais plus jamais, qu'il ne sera plus là pour me conseiller, me guider et me soutenir. Plus jamais il ne me tiendra dans ses bras en me disant qu'il est fier de moi et qu'il m'aime. Plus jamais, mais je ne peux pas. Il a tué mon parrain qui était comme un second père pour moi.
- Je comprends, souffla James en la prenant dans ses bras alors qu'elle pleurait à chaudes larmes sous les yeux surpris de son père.
Les Aurors firent sortirent Théo et Thomas de force.
- James, emmène-la !
- Oui papa. Aller viens !
- Adieu Père, malgré tout, je t'aimerais toujours, lui dit Tara par esprit.
- Seras-tu un jour me pardonner ma fille. Prends soin de ta mère et de la famille. Je t'aime.
Alors qu'elle jetait un dernier regard à son père, Tara vit les Aurors le placer dans un coin. Tom n'arrivait pas à lâcher sa fille du regard. Harry Potter fit face à son ennemi de toujours, pointant sa baguette sur lui.
- Adieu Tom. Je n'aurais pas cru que cela finirai comme cela, mais je comprends ton geste.
- Tu seras le seul Harry. Protège ceux que tu aimes par-dessus tout. Ne fais pas comme moi, j'ai failli à mon rôle de mari et de père. Promets-moi de veiller sur eux.
- Je te le promets.
Au moment même où James et Tara allaient sortir de la pièce escortés par les Aurors, la jeune femme vit du coin de l'œil une vive lumière verte et cru entendre un corps s'écraser au sol.
Alors surpris ? Pour finir je ne vais en poster que deux afin de voir vos réactions. Le chapitre 14 pour la semaine prochaine, c'est promis…et si vous êtes sympa, le chapitre 15 en bonus…
Big Bisous….
Diabo..
