Chapitre 19 : Une rentrée scolaire pas comme toutes les autres

Théo Jedusor sortit de sa salle de bain, fraîchement lavé et habillé. Se regardant une dernière fois dans le miroir, il replaça derrière l'oreille une mèche de cheveux rebelle. Grognant contre son propre reflet, le jeune homme attrapa son sac de cours et sortit de sa chambre.

Le salon qu'il partageait avec sa jumelle était encore vide. Théo s'installa quelques instants à son bureau, empilant les uns sur les autres ses manuels de cours pour les glisser dans son sac ainsi que quelques rouleaux de parchemins vierges, des plumes et deux encriers.

Vérifiant qu'il n'avait rien oublié, le jeune homme allait quitter la pièce pour descendre prendre son petit déjeuner quand sa sœur ouvrit brutalement la porte de sa chambre pour débouler comme une furie dans le salon, habillée de pieds en cape.

- Par Merlin ! jura-t-elle, mais où ais-je mis ce foutu manuel !

La jeune femme ne prit même pas conscience de la présence de son frère et se mis à retourner tous les livres sur son bureau. Apercevant un livre avec le seau du ministère sur le canapé, Théo s'en saisit et, se tournant vers sa jumelle, demanda :

- C'est ça que tu cherches ?

La jeune femme sursauta, ne s'attendant pas à ce qu'il soit là. Plissant des yeux pour lire de loin le titre du livre, elle soupira de soulagement, et s'approcha de son frère, main tendue :

- Oui, c'est ça ! Merci !

Au moment où elle allait s'en saisir, Théo recula sa main, l'empêchant de prendre son manuel. Tara grogna, colérique.

- Ecoute Théo, je n'ai pas le temps de jouer ! Je vais être en retard et j'ai rendez-vous avec Alec pour un cours de dernière minute. Alors si tu pouvais me rendre mon manuel, s'il te plaît, tu me ferais gagner du temps.

Se moquant des protestations de sa sœur, le jeune Jedusor plissa des yeux et lui demanda :

- Que se passe-t-il chez toi ?

- Comment ça ! s'étonna Tara en haussant des sourcils, ne comprenant visiblement pas de quoi Théo pouvait bien parler.

- Cela fait une semaine que tu coures dans tous les sens, entre ta formation avec Harry et tes cours avec Alec, développa-t-il. Tu n'es presque plus au manoir. Le matin tu pars aux aurores et tu rentres à la tombée de la nuit.

- Je suis une formation d'Auror, s'exclama Tara comme si cela expliquait tout. Cela demande beaucoup de travail et c'est assez fatigant. Et le manoir n'est pas toujours l'endroit idéal pour étudier avec Tessa qui devient insupportable !

- Que t'arrive-t-il ? lui demanda le jeune homme.

- Mais il ne m'arrive rien ! Je n'ai pas beaucoup de temps voilà tout ! Et excuse-moi si tu trouves que je suis un peu absente de la vie familiale ces derniers temps, dit-elle acerbe.

- Ce n'est pas ça, murmura Théo en lui rendant son manuel. Cela a-t-il un rapport avec James ?

- Qu'est-ce qu'il a à voir là-dedans ? s'étrangla la jeune femme apparemment surprise qu'il parle de lui.

- Et bien, je vous ai vu discuter de manière animée dans le kiosque la semaine dernière, révéla-t-il. J'ai voulu t'en parler à plusieurs reprises, mais tu es encore plus difficile à attraper qu'un fantôme.

- On a eu une conversation, c'est vrai, clama Tara en rangeant également ses affaires dans son sac. Mais rien de bien alarmant. Tout va très bien, ne t'en fais pas ! Sur ce, j'aimerais aller avaler quelque chose en vitesse avant de partir pour le ministère.

Tara se dirigea d'un pas pressé vers la porte qu'elle s'apprêtait à ouvrir lorsque Théo la retint par le bras.

- Mais lâche-moi ! s'indigna-t-elle furieuse. Qu'est-ce que tu ne comprends pas dans la phrase : je vais bien, je suis juste pressée ?

- S'il y avait quelque chose qui n'allait pas, tu me le dirais, n'est-ce pas ? demanda-t-il très sérieusement.

La jeune Jedusor soupira de lassitude avant de poser la main sur l'épaule de son frère pour l'embrasser la joue.

- Bien sûr que je te le dirais, tu es mon jumeau. Cesse de t'inquiéter, je vais bien. Je te le jure, ajouta-t-elle devant son air incrédule.

- Puisque tu le dis, je dois te croire sur paroles, marmonna-t-il peu convaincu pourtant.

- Exactement, allé, viens ! Allons déjeuner.

Les deux jeunes gens descendirent jusqu'à la cuisine d'où provenait déjà le bruit d'une certaine agitation. Quand Théo ouvrit galamment la porte à sa sœur, ils virent que toute la petite famille était déjà occupée à manger.

- Bonjour tout le monde, saluèrent-ils en prenant place autour de la table.

- Ah Tara, s'écria sa mère. Enfin, te voilà ! J'aurais un service à te demander !

- Et lequel ? demanda la jeune femme en prenant quelques toasts avec un peu de confiture.

- Est-ce que tu serais conduire Tessa à son école de pré-magie parce qu'il y a une réunion importante à l'Académie magique juste avant les premiers cours de l'année et je dois y être absolument pour sept heures.

- Tu n'as vraiment personne d'autre pour le faire ! J'ai un cours avec Alec aussi à sept heures. Pourquoi grand-père ne s'en charge-t-il pas ?

- J'ai un rendez-vous avec le ministre de la magie, intervint celui-ci. Cela aurait été avec plaisir, mais on ne refuse pas le ministre.

- Qu'est-ce que tu peux bien encore faire pour lui puisque tu es mort ? s'écria Tara. Ou du moins, tu étais censé l'être !

- Saches que je suis toujours prêt à apporter mes connaissances à qui en a besoin, sourit Albus. Après tout, ne suis-je pas un homme doté d'une très grande intelligence ?

- Et aussi de très peu d'humilité, nargua Tom en croquant dans une pomme s'attirant le regard noir du vieil homme et un sourire de Tara.

- Personne ne conteste ton intelligence grand-père, s'amusa Thomas.

- Merci mon garçon ! s'exclama le vieux sorcier. Enfin quelqu'un de raisonnable dans cette famille.

- C'est bien joli tout ça, mais cela ne résout en rien mon problème, s'indigna Tania en buvant une gorgée de jus d'orange. Qui va conduire Tessa à l'école ?

- C'est bon, je me dévoue, soupira Tara, puisqu'il n'y a personne autour de cette table capable de faire le sacrifice d'une demi-heure de son temps, bande de vipères !

- Je me suis proposé, intervint Thomas, mais maman n'a pas voulu !

- Tu ne sais même pas où cela se trouve, répliqua celle-ci, et puis, il est hors de question que tu ailles de balader dans les rues de Londres à une heure aussi matinale. Tu ferais mieux de terminer tes valises pour être prêt à onze heures.

- Et qui va m'emmener à la gare, paniqua subitement le jeune garçon.

- Ne t'inquiète pas, souffla son père. C'est moi qui t'y conduirais. Je dois aller à l'école pour une réunion et dès qu'elle est finie, je passe te prendre. Ça te va ?

- Pas de problème !

- Bon, ce n'est pas tout ça, s'exclama Théo, mais j'ai rendez-vous avec James avant d'aller à l'Académie. On se retrouve là-bas, professeur, ajouta-t-il à sa mère.

- A tout à l'heure, sourit-elle.

La petite famille lui souhaita une bonne rentrée et le jeune homme s'éclipsa. Tania et Tom partirent également pour être à l'heure à leur réunion. Albus quitta peu après les lieux pour son rendez-vous avec le ministre. Il ne restait plus que Tara, Thomas et Tessa.

- Bon, s'exclama Tara en se levant. Il faut que j'envoie vite un message à Alec pour l'avertir de mon retard sinon, je risque de me faire trucider avant même d'avoir mis un pied dans son bureau.

- Ce serait dommage, en effet, rigola le jeune Thomas en se resservant quelques pancakes.

- Fais attention, le prévint sa sœur, si tu continues à manger autant, ton balai ne te portera bientôt plus et tu n'entreras jamais dans l'équipe de Quidditch de Serdaigle.

- Très drôle ! lui cria-t-il alors que la porte se refermait sur elle.

Dans un quartier très animé de la ville de Londres…

Théo attendait depuis un bon moment son meilleur ami James, tranquillement installé à la terrasse d'un petit café. Regardant encore une fois sa montre, le jeune homme soupira d'impatience. Se commandant un second café, il aperçut au loin son ami.

- James, appela-t-il en effectuant un signe de la main pour attirer son attention.

Le jeune Potter le vit et accourut dans sa direction.

- Mais où étais-tu passé ? demanda Théo dès qu'il fut à portée de voix.

- Désolé pour le retard, mais c'était la folie à la maison ! répondit le jeune homme en se commandant un café.

- Oui, chez moi aussi ! soupira Théo. Dis-moi, je sais que je vais te paraître direct, mais que se passe-t-il entre Tara et toi ?

James manqua de cracher la gorgée de café qu'il avait dans la bouche et dû se frapper la poitrine pour ne pas s'étrangler. Le jeune Jedusor le regarda, l'air quelque peu septique en se demandant si c'était le liquide brûlant ou sa question qui avait provoqué cette réaction chez son ami.

- Pourquoi me demandes-tu ça ? réussit-il à dire au bout d'un moment.

- Oh, pour rien ! C'est juste que ma sœur soit étrange depuis une semaine. On ne la voit presque plus au manoir. Elle part à l'aube, le plus souvent sans déjeuner, et ne rentre que très tard le soir pour aller s'enfermer dans sa chambre en voulant que personne ne vienne la déranger. J'ai supposé que vous vous étiez peut-être disputé.

- Tout va très bien entre Tara et moi ! Je t'assure.

- Elle m'a répondu la même chose…

- Ah ben, tu vois !

- …mais je n'y ai pas cru une seule seconde.

- Ah !

- Quoi ah ?

- Je ne sais pas quoi te dire, Théo !

- La vérité me suffirait tu sais, James.

- La vérité est que tout va très bien entre nous et que si ta sœur agit un peu bizarrement comme tu le prétends c'est parce qu'elle est un peu surmenée et fatiguée de courir à droite et à gauche.

- Cela n'aurait donc rien à voir avec votre longue conversation animé dans le kiosque la semaine dernière ?

Théo eut la satisfaction de voir que, comme pour Tara, il avait vu juste en voyant que le malaise de sa sœur était bel et bien lié à cette fameuse conversation rien qu'en voyant James pâlir subitement.

- Tu nous as entendu, paniqua-t-il sans aucune raison apparente pour Théo.

- Non, je vous ai juste vu à travers la baie vitrée de mon bureau. Et, tu ne semblais pas beaucoup apprécier ce que ma sœur te racontait.

- On a juste mis quelques petites choses au point avant de s'engager plus avant dans notre relation, rien de plus !

- Tu mens ! clama Théo avec une certitude. Vous me mentez tous les deux ! Pourquoi ?

James arrêta de joue nerveusement avec sa petite cuiller pour la poser avec force sur la table et de darder sur son meilleur ami un regard féroce qu'il ne lui avait encore jamais vu.

- Ecoute Théo, dit-il d'une voix forte et l'air très sûr de lui. Si Tara n'a pas jugé bon de te faire part de certaines choses, libre choix à elle, mais ne vient pas me demander de te dire quoique ce soit sur ce qu'elle fait. Jamais je n'irais trahir sa confiance.

« Désolé mon frère, mais c'est comme ça. Si je devais choisir entre l'amour que nous partageons Tara et moi et notre amitié, le choix serait vite fait. J'en suis désolé, mais c'est la stricte vérité. Et maintenant, allons-y sinon, on risque d'être en retard. »

James se leva sous les yeux ahuris de son ami après avoir posé quelques Livres Sterling sur la table. D'un pas pressé, il traversa la rue. Théo s'empressa de le suivre et le rejoignit en quelques enjambées.

- Désolé si je t'ai contrarié, dit-il en arrivant à sa hauteur. C'est juste que je m'inquiète pour Tara. Tu peux comprendre ça, non ?

- Bien sûr que je peux comprendre, soupira James. Ecoute Théo, arrête de te faire du souci pour Tara, je t'assure qu'elle est capable de s'occuper d'elle toute seule. C'est une femme forte, combative et la plus étonnante que j'ai rencontré alors, surtout ne te fais pas de soucis pour elle.

- Et dis-moi comment je ne devrais pas m'en faire alors que ma sœur jumelle a autant de secrets qu'il n'y a de pièces à Poudlard, s'écria Théo en attrapant le bras de son ami pour le faire s'arrêter.

- Encore une fois je te le répète Théo ! Ce n'est pas pour Tara ou pour moi que tu dois te faire du souci. Tu devrais plutôt t'en faire pour des choses beaucoup plus importantes et qui toucheront un bien plus grand nombre de personnes.

- Alors Tara t'a mis dans la confidence, dit le jeune Jedusor dans un souffle. Tu sais ce qu'elle prépare !

- Mais qu'est-ce que tu racontes ? s'exclama James. Tu es en plein délire mon vieux ! Qu'est-ce que tu crois ? Que Tara est occupée à faire un complot contre Merlin sait qui pendant ses quelques heures de temps libre ?

- Non, bien sûr que non, mais…

- Mais quoi Théo ? coupa le jeune Potter. Il faut arrêter la parano ! Si Tara par si tôt le matin et rentre si tard, c'est parce qu'elle passe son temps avec moi, dans ma chambre ! On passe notre temps à étudier et à se câliner ! Voilà, tu es content !

- Mais, si ce n'est que ça, pourquoi ne pas me l'avoir dit plus tôt, s'indigna Théo alors qu'ils reprenaient tous deux leur marche.

- Parce qu'il serait peut-être bizarre et malsain que Tara te fasse un contre rendu détaillé de ce qu'elle fait de son temps libre avec moi. Mais si tu veux tout savoir, hier elle est rentrée tard parce qu'elle a étudié son manuel sur les Runes anciennes et qu'ensuite, on a fait l'amour le reste de la soirée.

- Wow ! C'est bon, ça va ! s'écria le jeune Jedusor. Je ne veux surtout pas connaître ce genre de détails de votre vie intime.

- Alors arrête de poser des questions ! soupira James en le prenant par les épaules, le sourire aux lèvres.

Ils restèrent quelques minutes silencieux avant que Théo ne lui balance :

- T'es quand même un rapide ! Ça ne fait même pas trois semaines que vous êtes ensemble et tu lui sautes déjà dessus !

- Par Merlin Théo !

- Ok, c'est bon, je ne dis plus rien !

- Tant mieux, ça me fera des vacances !

Au même moment, Ministère, Quartier Général d'Auror…

Tara Jedusor était arrivée au ministère une vingtaine de minutes plus tôt. Alec Wilkinson avait finalement décalé son cours une heure plus tard, à huit heures tapantes. La jeune Jedusor en avait donc profité pour aller saluer Harry Potter.

- Comment va Siri, demanda-t-elle. J'ai frappé à son bureau, mais elle n'était pas là.

- Oui, elle sera absente toute la matinée pour conduire Albus à la gare, prendre le Poudlard Express. En plus, notre baby-sitter nous a fait faux bond et nous n'avons personne pour garder Gabriel alors il a bien fallu que l'un de nous s'y colle.

- Evidemment, sourit la jeune femme. J'ai moi aussi dû m'occuper de conduire Tessa à son école de pré-magie étant donné que les parents n'avaient pas le temps avec leurs réunions.

- Leurs réunions, répéta Harry, ne comprenant pas.

- C'est vrai que tu n'es pas au courant ! s'exclama Tara. J'ai complètement oublié de te le dire. Je pensais que James s'en serait chargé.

- Chargé de me dire quoi ? s'impatienta l'Elu.

- Et bien, maman a été engagée à l'Académie magique pour y remplacer un vieux sorcier parti à la retraite et assurer les cours de Concoction et de Maîtrise de l'art des Potions. Théo aura la chance de l'avoir comme prof.

- Incroyable ! s'étonna Harry. Mais comment a-t-elle trouvé ?

- Oh, c'est encore un coup de grand-père ! Il connaît bien la directrice de l'Académie et il a soumis la candidature de maman. Une sorte de surprise ! Et maman a réussi tous les tests.

- Ce cher Albus, il m'étonnera toujours, sourit le sorcier.

- Ce n'est pas tout ! Seulement, je ne crois pas que ça va te plaire énormément.

- Quoi donc ?

- Et bien, grand-père a usé de son influence auprès du ministre pour lui soutirer une sorte de lettre dans laquelle il autorise mon père à occuper le poste de professeur de Défense contre les Forces du mal à Poudlard, maintenant que Severus est directeur.

- Il a quoi ? s'écria le Survivant.

- Papa s'est retrouvé dos au mur avec cette lettre que grand-père lui agitait devant le visage. Il n'avait pas le choix ! Papa devait accepter ou sinon il s'attirerait les foudres du ministre. Enfin, tu vois ?

- Je vois très bien oui ! Albus Dumbledore est un vrai manipulateur ! clama Harry Potter en martelant son bureau du poing. Attends que je le voie, il va m'entendre !

- Oh il est ici, au ministère, mentionna Tara. Il a rendez-vous avec le ministre justement.

- Ah oui ! fit le sorcier apparemment très intéresser de l'apprendre. Si tu permets Tara, je vais m'y rendre. J'ai deux mots à leur dire.

- Oh, mais je t'en prie !

- Tu peux rester ici, lui dit-il en ouvrant la porte, tu seras plus tranquille pour attendre Alec. Oh et, sers-toi un peu de thé.

- Merci, dit-elle alors qu'il refermait la porte derrière lui.

La jeune femme se servit un tasse de thé bien chaud avant de s'installer sur un coin du bureau pour y poser l'un de ses nombreux manuels et de commencer à réviser sa leçon du jour.

Au bout de quelques minutes, Tara soupira de frustration, n'arrivant pas à se concentrer plus que cela. C'est alors que son regard fut attiré par les deux grandes bibliothèques remplies de dossiers étiquetés au nom des différents sorciers et sorcières surveillés de très près par les Aurors et, en particulier, par Harry Potter.

Ne résistant pas à la tentation et aussi parce que l'occasion était bien trop belle pour être gâché stupidement, la jeune Jedusor se leva et s'approcha des dossiers. Les passant en revues l'un après l'autre, Tara reconnut quelques noms : Avery, Goyle, Nott, Rosier, Macnair, Lestrange, Black, etc.

Puis, elle tomba enfin sur ce qu'elle cherchait : le dossier de sa famille. Celui-ci était l'un des plus épais qu'il y avait. Tara se permis d'y jeter un coup d'œil furtif. Alors qu'elle lisait un contre rendu d'audience disciplinaire, le regard de la jeune femme fut de nouveau attiré par l'un des dossiers portant le nom de Smith, l'une des familles sorcières les plus anciennes et les plus respectables qui existait encore.

Enfin, respectable était un bien grand mot puisque Tara se souvint avoir remis leur dernière descendante en date, Maria Smith, à sa place lors de leur cinquième année à Poudlard. Cherchant un peu plus, la jeune Jedusor découvrit avec surprise un certain nombre de dossiers portant le nom de plusieurs familles très connues dans le monde des sorciers.

- Ainsi donc le ministère charge les Aurors de les surveiller de très près, souffla-t-elle en parcourant certains dossiers brièvement.

Beaucoup de ces familles étaient soupçonnées de pratiquer illégalement de la magie noire ou encore, d'appliquer de mauvais traitements envers des Moldus. Mais les Aurors n'avaient, apparemment, pas encore pu trouver des preuves suffisantes pour procéder à des perquisitions et à des arrestations.

Ils se contentaient donc, jusqu'à présent, de le faire surveiller leurs moindres faits et gestes à leur insu, bien évidement.

Une petite demi-heure plus tard, quelqu'un vint frapper à la porte du bureau, celle-ci s'ouvrant sur Alec Wilkinson. La jeune Jedusor leva le nez de son manuel pour le saluer :

- Bonjour Alec !

- Bonjour Tara ! sourit-il alors qu'elle commençait à ranger ses affaires dans son sac. J'ai croisé Harry tout à l'heure et il m'a dit que tu m'attendais dans son bureau. Il ne semblait pas très content, d'ailleurs.

- Oh encore une stupide histoire à propos de mon père, s'exclama la jeune femme en le suivant jusqu'à son bureau. Je suis sûre qu'Harry se fera un plaisir de tout te raconter. On commence ?

- Oui, commençons, sourit-il en se postant devant son tableau pour débuter la leçon.

Alors qu'il lui tournait le dos, Tara jeta un furtif coup d'œil à son sac, un sourire typiquement Jedusorien sur le visage.

Au même moment, Académie magique, à Londres…

Installé à l'un des bancs sur lequel était posé un chaudron de la taille d'une citrouille dans un grand laboratoire aux murs d'un vert peu ragoûtant, Théo Jedusor écoutait attentivement les instructions du professeur Jones.

Aussi étonnant soit-il aucun des quarante-quatre autres élèves n'avait émis la moindre remarque désobligeante lorsque sa mère se fut présentée à la classe. Plusieurs d'entre eux avaient même eut des regards admiratifs et d'autres encore s'étaient permis de lui poser une ou deux questions sur la guerre passée.

Maintenant, Tania venait de réclamer avec réussite le silence et de leur demander d'ouvrir leur manuel de concoction des potions à la page douze.

- Comme vous l'avez appris à Poudlard, la concoction des Potions est un art qui demande de la précision, de la dextérité, mais aussi de savoir reconnaître chaque ingrédient et d'en connaître les différents effets. En effet, certains ingrédients, selon qu'ils sont utilisés dans telle ou telle potion, ne donnera pas le même résultat.

Une jeune femme brune de l'âge de Théo leva la main pour demander l'autorisation de parler :

- Oui, je vous écoute, lui sourit Tania.

- Finigan. Alissa Finigan, se présenta-t-elle. Quand vous dites qu'ils ne donnent pas le même résultat, vous voulez mentionner le fait que, par exemple, du polygonum mélangé avec de l'aconit devint un poison mortel alors que s'il est mélangé avec du sisymbre cela est totalement inoffensif ?

- Oui, c'est exactement ça, s'enthousiasma Tania. Aujourd'hui, la première leçon consistera à commencer à concocter une potion d'un haut niveau de complexité : le Polynectar. En effet, cette potion a une préparation d'environs trente jours. Nous y travaillerons un peu chaque jour tout en concoctant d'autres potions.

Il y eut des murmures enthousiastes et les étudiants lui jetèrent des regards intéressés. Tania réclama une nouvelle fois le silence.

- Avant que vous n'alliez lire avec la plus grande attention la recette en page 14 du manuel, est-ce que vous pourriez me citer les principaux ingrédients composant le Polynectar. Oui, vous Monsieur ?

- London. Marc London, se présenta le jeune homme. Il y a des Chrysopes et du polygonum.

- Exacte, sourit Tania. Quelqu'un d'autre ! Oui, fit-elle quand elle vit son fils lever le doigt.

- Jedusor. Théo Jedusor, annonça-t-il inutilement. Dans le Polynectar, il y a également des sangsues, du sisymbre, mais aussi des ingrédients plus rares à trouver comme de la corne de bicorne en poudre et de la peau de serpent d'arbre du cap.

- En effet, Monsieur Jedusor. Nous pouvons donc nous estimer heureux d'avoir tous ces ingrédients si précieux et si coûteux à notre disposition. Aussi, je vous demanderais de lire avec grande attention la recette de la potion. Une fois cela fait, vous irez par deux chercher les ingrédients nécessaires dans la réserve.

Le quart d'heure qui suivit fut donc destiné à une lecture des plus attentives de la recette extrêmement complexe de la potion. Les élèves allèrent ensuite chercher la quantité d'ingrédients nécessaire, le professeur Jones ne tolérant aucun gaspillage.

Ensuite, les étudiants purent mettre leurs chaudrons à chauffer et commencer la préparation du Polynectar sous la supervision de Tania. A l'étonnement de ses étudiants, elle-même se mit à la tâche en concoctant aussi la potion.

- A ce stade de la préparation, leur dit-elle, le manuel nous recommande de tourner le mélange trois fois dans le sens des aiguilles d'une montre, puis d'ajouter les sangsues et de tourner sept fois dans le sens inverse des aiguilles d'une montre en réduisant la température de la préparation. Je vous déconseille très fortement de le faire.

- Mais professeur, s'exclama une jeune femme. A quoi nous servent les manuels si ce n'est pas pour suivre leurs instructions à la lettre ?

- Oh, je ne vous empêche pas de suivre les instructions de votre manuel Miss Lisbon, je vais simplement vous montrer comment, personnellement, je procède à ce niveau de la préparation. Approchez tous !

Les jeunes gens se levèrent et firent un cercle autour de la table de travail de la jeune Jedusor. Celle-ci se munit des quelques sangsues en leur expliquant :

- Sur ma table, vous voyez deux chaudrons remplit de préparation dont l'aspect est exactement celui indiqué dans le manuel avant de procéder à l'étape des sangsues que je désapprouve dans vos livres. Dans le premier chaudron, je vais procéder exactement comme le suggère l'auteur.

Tania tourna trois fois dans le sens des aiguilles d'une montre, versa dix sangsues entières et mortes, et tourna sept fois dans le sens inverse des aiguilles d'une montre en réduisant la température de la préparation. Celle-ci, au bout de quelques minutes, passa d'une couleur orangée à une couleur marron et à une texture gluante et grumeleuse.

- Comme vous pouvez le constater, l'aspect et l'odeur de la potion deviennent tout à fait écœurant, sans parler du goût, qui je vous l'assure et peu goûteux.

Les étudiants firent des grimaces de dégoût quand Tania versa une louche de préparation dans un verre.

- Vous allez le passer entre vous et, pour les plus téméraires, y goûter, leur dit le professeur en donnant le verre à l'élève le plus proche.

La majorité d'entre eux s'abstenir d'y goûter.

- Dans le second chaudron, reprit Tania, je vais procéder selon ma méthode. Tout d'abord, je ne tourne pas trois fois, mais six fois dans le sens des aiguilles d'une montre en y incorporant une à une les sangsues vivantes cette fois. Ensuite, j'augmente la température de la préparation juste obtenir une légère ébullition et, tout de suite après, je réduis le feu et je tourne deux fois dans le sens des aiguilles d'une montre et cinq fois dans le sens inverse.

Une fois tout cela fait, la couleur de la préparation passa de l'orangé au bleu nuit gardant toujours un aspect fluide et sans aucune odeur à la grande surprise des étudiants.

- Ici, sourit Tania en servant un verre de préparation bleu, je peux vous assurer que le goût est bien plus agréable tout en gardant les mêmes propriétés magiques que celle suggérée dans le manuel.

Pour faire bonne figure, la jeune femme goûta avant eux sa préparation. Les étudiants s'attendaient à une quelconque réaction négative quant au goût, mais Tania leur sourit en tendant le verre à un élève.

- J'ai toujours trouvé que ça avait un petit arrière-goût de vanille et de cannelle, dit-elle avec un sourire enchanté quand tout le monde se mit à y goûter avec empressement.

- Incroyable, souffla Théo en y goûtant également. Effectivement, on sent bien un petit goût de cannelle.

- Stupéfiant, s'exclama un autre étudiant, mais comment avez-vous appris tout ça ?

- A Poudlard, j'ai eu Severus Rogue comme Maître des Potions, leur apprit-elle. J'étais, sans vouloir me vanter, la meilleure élève dans cette matière. Un jour, je professeur Rogue est venu me trouver, bien qu'étant de Gryffondor, pour me proposer de passer quelques-unes de mes heures de temps libre pour qu'il me donne des cours de potions très avancés.

« Je me suis empressée d'accepter et j'ai pu ainsi en découvrir bien plus sur l'art de concocter des potions. A mon grand étonnement, le professeur Rogue, qui en classe, était d'une sévérité extrême quant au respect des consignes des manuels, ne les suivaient pas du tout ! »

- Avez-vous déjà utilisé sur vous du Polynectar ?

- Une seule et unique fois, répondit Tania. Je n'aime pas trop les sensations que l'on a quand le corps se modifie, mais j'ai déjà à de très nombreuses reprises et avec l'aide de Severus Rogue, dû concocter cette potion pour…enfin, peu importe pour qui !

Les étudiants comprirent aisément que leur professeur parlait des Mangemorts de Lord Voldemort. Retournant à leurs chaudrons, ils lui lancèrent des coups d'œil admiratifs en se disant qu'ils avaient beaucoup à apprendre de l'épouse du Lord Noir.

Un peu plus tard dans la journée à Poudlard, école de sorcellerie…

Tom Jedusor arpentait les couloirs de Poudlard avec un plaisir non dissimulé. C'était un pur bonheur pour lui de se retrouver à nouveau dans cette école où il avait passé les meilleurs instants de sa jeunesse. Aujourd'hui, le Lord y était enfin de retour dans une position qu'il n'aurait jamais osé espérer un jour.

Il n'était pas seulement le nouveau professeur de Défense contre les Forces du mal, il était aussi le Directeur de la noble maison de Salazar Serpentard, son ancêtre. Tom eut un sourire en coin. Ses nouveaux collèges n'avaient pas être très chaleureux à son contact surtout Neville Londubat, Milo Valenti – qui, à ce qu'il savait, avait toujours détesté Tara – et, bien entendu, Drago Malfoy.

Celui-ci, lors de la réunion de mise au point avant les premiers cours de l'année où sont distribués les plannings ainsi que le programme des différentes matières à abordé, s'était installé aussi loin que possible de son ancien Maître. D'ailleurs, et Tom en avait la certitude, s'il l'avait pu, Malfoy aurait sans doute pris ses jambes à son cou.

L'ancien Mage Noir se retint de rire alors qu'il entrait dans la salle des professeurs, encore vide car ceux-ci dînaient tranquillement dans la Grande Salle. Il venait de se souvenir que le fils de Drago Malfoy, Scorpius, allait entrer en septième année et que, par conséquent, il allait être l'un de ses élèves.

Se servant une tasse de thé et s'installant dans l'un des canapés de cuir noir, Tom Jedusor se dit que l'année risquait d'être très intéressante. D'ailleurs, il était impatient de connaître la réaction d'Harry Potter à sa nomination, ce qui ne devrait plus trop tarder.

Sans compter sur Hermione Granger qui sera sûrement furieuse d'apprendre que le Lord donnera cours à sa fille chérie, Rose, également en septième année. Oui, cela risquait d'être très intéressant.

Pendant l'heure qui suivit, Tom Jedusor se plongea dans la préparation de ses premiers cours de l'année installé à l'une des tables de travail de la salle des professeurs. Les différentes matières à développer ne déclenchèrent aucune surprise chez lui étant donné qu'il savait tout ce qu'il y avait à savoir sur les forces du mal dans le monde magique, aussi vaste soit-il.

L'ancien Mage se souvint de la discussion qu'il avait, bien des années auparavant, avec Albus Dumbledore lorsqu'il était venu lui demander un poste de professeur au sein de cette prestigieuse école.

Flash-Back

Dumbledore observa Voldemort par-dessus sa propre coupe de vin pendant un certain temps avant de lui répondre :

- Je sais sans aucun doute que tu as vu et fait beaucoup de choses depuis que tu nous as quittés, dit-il à voix basse. Les rumeurs de tes exploits sont parvenues jusqu'à ton ancienne école, Tom. Je serais navré si je devais croire ne serait-ce que la moitié d'entre elles.

- La grandeur inspire l'envie, l'envie engendre le dépit, le dépit répand le mensonge, déclara Voldemort, toujours impassible. Vous devez savoir cela, Dumbledore.

- Tu appelles grandeur ce que tu as fait, n'est-ce pas ? demanda Dumbledore avec délicatesse.

- Certainement, assura Voldemort.

Ses yeux semblèrent rougeoyer.

- J'ai entrepris diverses expériences, j'ai repoussé les limites de la magie plus loin peut-être que personne avant moi…

- D'une certaine magie, corrigea Dumbledore, très calme. Une certaine magie…Des autres formes de magie, tu restes…pardonne-moi…tristement ignorant.

Fin du Flash-Back

Ignorant. Tristement ignorant. Voilà tout ce qu'Albus Dumbledore avait trouvé à dire sur sa pratique des autres formes de magie. Et le pire c'est, qu'avec le recul des années, que Tom s'était effectivement rendu compte qu'il ignorait beaucoup de choses sur certaines formes de magie.

Ce qui n'était plus le cas maintenant. Pendant toutes ces années, il avait eu tout le temps libre nécessaire pour compléter ses lacunes. Tania l'avait d'ailleurs bien aidé lui donnant nombre de livres dans lesquels il apprit tout ce qu'il y avait à savoir sur la vieille magie, la magie runique, la magie blanche et encore bien d'autres moins connues.

Les jumeaux eurent d'ailleurs la chance de bénéficier d'une importante partie de son savoir les années qui précédèrent leur rentrée à Poudlard. Maintenant que Tom était professeur, il aurait tout le loisir de prouver à Dumbledore quel excellent sorcier il était, bien plus complet que lors de sa grandeur.

Le Lord fut sorti de ses pensées par le bruit de la vieille porte en bois de la salle des professeurs qui grinçait à chaque fois qu'une personne l'ouvrait. Ce n'était autre que Drago Malfoy qui entrait dans la pièce. Celui-ci, apparemment, ne remarqua pas immédiatement la présence du Mage noir.

Déposant sa sacoche en cuir et s'installant confortablement dans le canapé pour y lire tranquillement son exemplaire de la Gazette du Sorcier, Malfoy ne se rendit compte de la présence de Tom quand il l'aperçut par-dessus son journal. Le Lord prit un malin plaisir à voir les yeux de Malfoy s'agrandir sous la surprise.

Aussitôt, celui-ci plia son journal et se releva avec le peu de dignité qu'il devait lui rester et, faisant mine de quitter la pièce, il murmura :

- Je ne savais pas que vous étiez là !

- Reste, intima Tom d'un ton sans appel alors que Malfoy se figeait, la main sur la poignée de la porte. Tu ne pourras pas me fuir éternellement Drago, reprit-il d'une voix douce.

Le plus jeune n'effectua pas le moindre geste, toujours pétrifié, la main sur la poignée. Cela aurait pu en être presque amusant. Tom, les mains croisées au-dessus de la table de travail, pencha la tête de côté en disant d'une voix légère où perçait l'ironie :

- Allons, allons ! Cesse de faire l'enfant et regarde-moi quand je te parle !

Drago sursauta légèrement et se crispa lorsque le Lord haussa le ton sur la dernière partie de sa phrase. Respirant un grand coup, l'homme s'obligea à faire volteface et à regarder le Seigneur des Ténèbres dans les yeux.

- Voilà qui est bien mieux, s'exclama Tom, un sourit sur les lèvres en croisant gracieusement les jambes, s'appuyant d'un coude sur la table, le menton dans la paume de la main.

- Dites rapidement ce que vous avez à me dire, clama Drago Malfoy d'une voix qu'il voulait dure et assurée, mais ne l'était pas vraiment, parce que j'ai un rendez-vous très important et je…

- Oh, coupa le Lord, toi et moi nous savons tous deux que tu es en train de me mentir. Tu n'as aucun rendez-vous.

Malfoy détourna le regard, mais c'était trop tard. Le lord, en excellent Legilimens qu'il était, avait tout de suite interprété les pensées du jeune homme et il en avait rapidement conclu qu'il lui mentait.

- Qu'est-ce que vous me voulez, demanda Malfoy d'une voix si basse que Tom eut du mal à l'entendre. Ne croyez-vous pas que vous avez fait assez de mal à ma famille pour vous acharner sur moi ?

Drago ne vit pas le regard de rage du Lord alors que celui-ci, plus rapide d'un éclair, fondit sur lui pour le saisir à la gorge et le plaquer contre le mur juste à côté de la porte.

- M'acharner ? répéta Tom d'une voix glaciale qui fit frissonner Drago de peur. Si je me souviens bien, cela t'était égal de savoir que ton père, ce cher Lucius, avait des activités peu claires, tant que tu pouvais écraser les autres avec ta supériorité de Sang-Pur.

« Malheureusement pour toi, je suis revenu et ta petite vie de Prince à qui l'on permettait tous les caprices s'est écroulée tel un château de cartes. Tu es comme ton imbécile de père. Devant les autres, tu te prends pour un homme, mais devant moi, tu ne peux faire semblant. Tu n'es qu'un faible, un froussard et un lâche. Comment peux-tu te supporter ? »

Le Lord resserra sa poigne autour du cou de Malfoy qui ferma les yeux, grimaçant de douleur et éprouvant plus en plus de mal à respirer. Le Mage s'approcha de l'oreille du jeune homme pour lui susurrer :

- Tu es bien comme ton père. Ce pauvre Lucius que j'ai tué en les laissant se vider lentement de son sang. Je n'ai même pas eu besoin de me salir les mains, ce pauvre Nagini avait fait tout le travail à ma place.

- Je vous haïs, souffla Drago, la voix brisée par la poigne de Tom.

- Tu n'es pas le seul, rigola le Seigneur des Ténèbres. Mais n'oublie jamais une chose Drago, lui susurra-t-il.

Le Lord se saisit brusquement du bras droit de Drago Malfoy pour lui remonter la manche de sa chemise jusqu'au coude, dévoilant ainsi la Marque des Ténèbres tatouée sur bras, toujours bien voyante malgré que le noir s'était quelque peu ternis.

- Tu es as moi pour l'éternité, termina Voldemort en le relâchant au moment même où la porte s'ouvrait de nouveau.

Severus Rogue entra dans la pièce alors que Drago le bousculait pour en sortir, détalant à toutes jambes. Le directeur se tourna vers Tom, l'air réprobateur.

- Je peux savoir ce que tu étais en train de faire à Malfoy ? aboya-t-il, le regard noir.

- Rien de spécial, répondit Tom en rassemblant ses affaires. Nous avons juste eu une petite mise au point.

- Une mise au point, répéta Severus. Ecoute-moi bien Tom, je ne permettrais pas que tu brutalises mes professeurs ou mes élèves, est-ce assez clair ? clama-t-il.

- Mais à qui crois-tu donc parler, murmura Tom sur un ton impassible en faisant mine de quitter la pièce.

- A l'un de mes employés, répondit le directeur avec aplomb en lui saisit le bras lorsqu'il fut à sa hauteur.

Le Lord se dégagea violement, le regard écarlate brillant de colère. A son tour, il se saisit du bras de l'ancien Maître des Potions, mais avec plus de force.

- Ne t'imagine pas un seul instant qu'être directeur de cette école te donne un quelconque pouvoir sur moi Severus. Tu ne fais pas le poids et tu le sais aussi bien que moi. Et n'oublies pas une chose : je te tolère uniquement parce que tu comptes pour Tania.

- Je ne comprendrais jamais comment elle fait pour t'aimer avec autant d'ardeur, s'exclama Severus en se dégageant de la prise de Tom. Tu ne l'as mérite pas. Nous savons tous les deux qu'elle aurait dû passer sa vie avec moi !

- Tu te trompes, Severus, dit le Lord d'une voix étrangement calme. Tania m'était destinée et ce, dès sa naissance. C'est Merlin lui-même qui la voulut. Alors cesse donc de croire qu'un jour Tania sera à toi parce qu'aux dernières nouvelles, c'est avec moi qu'elle passe chacune de ses nuits.

Tom Jedusor quitta la pièce sans un mot ni un regard de plus pour son ancien partisan.

Début de soirée, Terrier…

En presque vingt ans, la maison bancale de la grande famille Weasley n'avait pas changée. Elle s'élevait haut dans le ciel dans un équilibre qui semblait très précaire avec ses planches de bois et son toit à la drôle d'allure. En ce jour, dans le grand jardin à l'herbe éparse, s'élevait un chapiteau.

Une longue table ovale et des chaises y avaient été installées afin d'accueillir la famille et les amis proches en ce jour de fête. En effet, Arthur Weasley fêtait son soixantième anniversaire.

Molly Weasley, aidée de Laina et de Fleur, commençaient à installer la vaisselle, l'argenterie ainsi que plusieurs plats remplis de mets à l'air plus savoureux les uns que les autres.

La maîtresse de maison vérifia une dernière fois que tout était en ordre au moment où les premiers cracs distinctifs du transplanage se firent entendre.

- Fred ! Georges ! s'exclama leur père en leur faisant l'accolade.

- Salut papa, et bon anniversaire, dirent-ils d'une même voix, les bras chargés de cadeaux.

Molly vint également saluer ses fils ainsi que leurs épouses.

- Tu es très en beauté Angelina, dit-elle en l'embrassant sur les deux joues.

- Mais elle est toujours en beauté, sourit Fred, son mari en l'embrassant. Roxane arrivera un peu en retard ! Son patron voulait qu'elle termine absolument un article.

- Oui, Maximilien aussi aura du retard, lança Georges.

- Oh, mais ce n'est pas grave, installez-vous. Allez ! s'exclama leur mère.

Roxane était la fille de Fred et de Kathy Bell, âgée de dix-neuf ans. Elle travaillait à la Gazette du Sorcier comme journaliste. Maximilien était le fils de Georges et d'Angelina Thomson, âgé de vingt ans. Il venait de terminer une maîtrise en science des baguettes magiques et travaillait maintenant avec un grand fabriquant de baguettes magiques.

Les deux petites familles allèrent saluer les autres invités déjà sur place : Laina et Remus Lupin ainsi que William et Fleur Weasley. Peu de temps après, Ronald, Hermione et leur fils Hugo ainsi que Victoire et Teddy Lupin arrivèrent.

- Rose te souhaite un joyeux anniversaire Arthur, lui apprit Hermione quelques minutes plus tard, il fois installée. Seulement, elle ne pouvait manquer la rentrée à Poudlard.

- Ne t'en fais pas, je comprends tout à fait, répondit celui-ci en lui servant un verre de champagne.

- Au fait les enfants, dit Remus à l'intention des jeunes mariés, votre nouvelle maison vous plait ?

- Enormément, sourit Victoire. Ils nous restent encore quelques aménagements à faire, mais je pense que bientôt, on pourra vous y accueillir.

- C'est une excellente nouvelle, clama Bill en se prenant une poignée de petits gâteaux que Molly venait d'apporter.

- Au fait, s'exclama Ron, Percy ne vient pas ?

- Et non, souffla Fred. Tu connais Percy !

- Depuis qu'il vit en Amérique avec Pénélope, poursuivit Georges.

- Il est presque impossible de le faire sortir de son petit nid douillet, termina Fred.

- Quel crétin, se moquèrent Ron et les jumeaux d'une même voix déclenchant l'hilarité générale.

De nouveaux cracs sonores retentirent au dehors. Quelques secondes après, le Survivant et sa petite famille entra sous le chapiteau.

- Justement, j'allais me demander ce que vous faisiez, réprimanda gentiment Molly en embrassant Harry sur les deux joues comme elle en avait l'habitude.

- Désolé, souffla Siri, mais Harry a eu fini plus tard que prévu sa leçon avec Tara et…

- Oui, rigola le Survivant. Il a fallu plus d'une heure au Guérisseur pour refermer toutes les blessures qu'elle m'a faites.

- Comment ça, lui demanda Remus en lui faisant l'accolade.

- Tara est en plein apprentissage de duel à un contre un. Et c'est plutôt une adversaire coriace, expliqua Harry en s'installant à ses côtés avec sa femme, Lily et Gabriel.

- Tu nous en diras tant, coupa Molly qui n'aimait pas beaucoup que l'on parle des Jedusor. La rentrée d'Albus Severus s'est bien passée ? reprit-elle en prenant le petit Gabriel sur ses genoux.

- Très bien, fit Siri, il a l'intention de passer les épreuves pour entrer dans l'équipe de Quidditch de Gryffondor.

- Mais c'est merveilleux, s'enthousiasmèrent les jumeaux toujours aussi amateur de Quidditch. Et à quel poste voudrait-il être ?

- Attrapeur, comme son père, apprit Siri. Harry avait été quelque peu déçu quand James était entré dans l'équipe comme Poursuiveur.

- Justement, intervint Victoire, où est-il ?

- James avait rendez-vous avec son amoureuse, répondit la petite Lily s'attirant tous les regards.

- James a une petite amie ? s'étonna Remus. Depuis longtemps ?

- Tout dépend ce que tu entends par longtemps mon oncle, rigola Harry.

Les jeunes mariés, Laina et le couple Potter échangèrent des regards entendus étant les seuls à être au courant.

- Et qui est-ce ? questionna Molly, plus curieuse que jamais. Une camarade de Poudlard ?

- Tu vas le savoir très bientôt, sourit Harry. James veut vous la présenter.

- Et bien, c'est du sérieux alors, s'exclama Arthur.

Les Potter n'eurent pas le temps d'en dire plus que deux cracs sonores retentirent à l'extérieur. Main dans la main avec la femme de sa vie, James s'approcha de l'entrée du chapiteau quand elle le retint.

- Qu'y a-t-il ? lui demanda-t-il à voix basse.

- Je ne suis pas sûre que ce soit une très bonne idée finalement James, répondit Tara sur le même ton.

- Ca va très bien se passer ne t'en fais pas ! dit-il en la prenant dans ses bras. Reste auprès de moi et de mes parents et tout ira bien. Tu as des alliés.

- Oui, mais les Weasley ne m'aiment pas beaucoup, souffla la jeune femme en réajustant nerveusement sa jupe en jeans blanc et son débardeur pourpre.

- Arrête ! Tu es sublime. Aller, prend ma main et suis-moi !

- Je préfèrerais rester ici !

- Ne fais pas l'enfant Tara !

La jeune femme lui jeta un regard noir et lui pris la main en soupirant bruyamment sous le rire du jeune Potter. Celui-ci contourna le chapiteau et s'exclama dans l'encadrement de la porte en toile :

- Désolé pour le retard, mais vous connaissez les femmes, elles ne peuvent pas s'empêcher de changer dix fois de tenue.

- Ce n'est rien, s'exclama Arthur à l'autre bout du chapiteau.

Les Weasley ne reconnurent pas tout de suite Tara était donné que la jeune s'était savamment coiffée d'un chignon très stricte duquel s'échappaient plusieurs longues mèches de cheveux bouclés et qu'ils n'avaient pas l'habitude de la voir habillée autrement qu'avec son uniforme de Poudlard.

James, qui la tenait toujours par la main, se tourna vers elle. Tara avait remis son masque d'indifférence sur le visage, le regard sûr et la posture fière. Le jeune homme ne put s'empêcher de sourire devant la facilité que la jeune Jedusor avait de cacher ses émotions.

- J'espère que ça ne dérange personne que je sois venue accompagner ! dit-il, toujours en restant à l'entrée du chapiteau.

- Mais non, bien sûr que non ! s'exclama Molly. Mais approchez donc et présente-la nous James.

Les deux jeunes gens s'exécutèrent et approchèrent lentement alors que James annonçait :

- Laissez-moi vous présenter la femme qui fait battre mon cœur, bien que je crois que tous ici vous la connaissez déjà…

- Par Merlin ! s'écria Molly en plaçant une main sur sa bouche dans un geste outré.

- Tara Jedusor ! s'exclama Remus Lupin les yeux exorbités.

James sourit et embrassa la main de Tara qu'il tenait toujours fermement dans la sienne alors que la jeune femme posait le regard sur l'assemblée, un sourire Jedusorien sur les lèvres, en disant d'une voix douce et quelque peu provocatrice :

- Bonsoir, je suis ravie qu'enfin nous soyons tous réunis pour une telle occasion.

- Tu n'es pas la bienvenue ici, s'écria Molly en les rejoignant en quelques enjambées, furieuse.

- Molly ! s'écria son mari.

- De quel droit te permettes-tu de venir ici, continua-t-elle.

- Maman, intervint Ronald. Laisse-la tranquille, Tara ne t'a rien fait !

- Et depuis quand tu prends sa défense, s'indigna Hermione en foudroyant son mari du regard.

- Depuis que j'ai fait l'effort de la connaître, répondit-il avec aplomb. Tara est une personne tout ce qu'il y a de plus respectable.

- Respectable, s'écrièrent en même temps Hermione, Remus et Molly.

- Mais enfin ! s'offusqua celle-ci en adressant un regard haineux à la jeune femme. Comment pourrait-elle être respectable alors qu'elle est la fille de…de…

- Allez s'y, intervint Tara pour la première fois en s'approchant de Molly qui recula d'un pas. Vous mourez d'envie de le dire, mais la peur reste trop grande, n'est-ce pas ?

- Tu es…la fille de…bredouilla Molly Weasley ayant beaucoup de peine à soutenir le regard de Tara.

- Dites-le, ordonna-t-elle.

- Tu es la fille de Lord Voldemort, cracha finalement Molly.

- Vous voyez ce n'était pas si compliqué, nargua Tara.

- Arthur, Remus, faites-là sortir d'ici, s'exclama Hermione.

- Hermione, soufflèrent Ronald et Harry.

James, qui était resté silencieux jusqu'alors, déclara d'un ton sans appel :

- Si Tara part, je pars également ! Et une chose est sûre, vous pourrez considérer que je ne fais plus partie de cette famille au cœur de pierre.

- James !

- Non grand-père, clama le jeune homme en foudroyant Remus du regard. J'aime Tara, elle est la femme de ma vie et je compte bien un jour prochain l'épouser quoique vous puissiez tous en penser. La situation est donc très simple : soit Tara fait partie de la famille soit c'est moi qui n'en ferait plus partie.

Le jeune Potter prit Tara par la taille et posa son regard ambré sur chaque personne présente.

- Tu sais bien que nous concernant ta mère et moi, il n'y a aucun problème, lui dit son père.

- Pour nous non plus, intervint Fleur. Après tout, Tara est bien l'amie de Victoire et de Teddy, alors pourquoi pas !

- Je n'y vois également aucun inconvénient.

- Laina !

- Non, Remus ! Tara fait partie de ma famille au même titre que sa mère. Le sang des Scott coule dans leurs veines et à ce titre, la famille Jedusor fait partie de la famille.

- Moi non plus, je n'ai rien contre, souffla Ronald sous le regard incrédule d'Hermione.

James eut un sourire satisfait avant de poser le regard sur Remus.

- Et toi grand-père ? Je crois que tu sais plus que quiconque ce que cela fait d'être rejeté par les autres sorciers alors feras-tu la même chose ?

L'homme soupira en secouant la tête en signe de réédition.

- Très bien, soupira-t-il en s'approchant du couple. Après tout, il fut un temps où Tania m'a aidé en me préparant ma potion et où j'avais confiance en elle alors, oui, après tout pourquoi essayer de changer les mentalités. Toi qui es l'un des jeunes hommes les plus raisonnables que je connaisse, si tu es tombé amoureuse d'une Jedusor, c'est qu'elle doit être tout aussi admirable que toi.

- Merci grand-père, je savais que tu comprendrais, sourit James en lui faisant l'accolade.

Remus Lupin fit également l'accolade à Tara, plus que surprise. Elle y répondit chaleureusement en soufflant un petit remerciement.

- Bienvenue dans la famille, lui souhaita Remus avant de reprendre place aux côtés de sa femme.

James posa alors le regard sur Molly et sa marraine, Hermione.

- Je suis désolée, dit celle-ci, mais je ne peux pas.

- Hermione !

- Non Harry si toi tu peux oublier, moi pas ! coupa-t-elle. Pas après tout ce que nous avons traversé. Il y a des limites. Quoique tu puisses en dire, ses parents sont des assassins ! Sa mère m'a torturée !

- Parce que tu avais tué son fils en l'attaquant dans le dos à Pré-au-Lard, cracha Tara sortant toujours de sa réserve quand il s'agissait d'Hermione. Ma mère aurait pu te tuer ce jour-là pauvre idiot, mais elle ne l'a pas fait.

- Tu es comme ton père, s'exclama Hermione. Tu as un cœur de pierre et une âme toute aussi noire que la sienne. On aurait dû vous empêcher de voir le jour !

- Hermione, intervint Harry en se levant. Tu vas beaucoup trop loin.

- Comment peux-tu prendre sa défense ? Ne vois-tu pas qui elle est vraiment ? Ne vois-tu pas que s'est un être qui n'éprouve ni pitié ni compassion ? Ne vois-tu pas qu'elle te manipule ? Qu'elle vous manipule tous avec ses airs de poupée fragile ? Qu'elle est comme…

Hermione ne put achever la fin de sa phrase n'arrivant soudainement plus à respirer. Tout le monde se retourna vers Tara croyant qu'elle était à l'origine de ce phénomène, mais ils se trompèrent.

- James ! souffla son père.

Mais le jeune homme ne l'entendit pas. Il avait le regard braqué sur Hermione. Un regard rempli de haine et de colère. Tremblant de tous ses membres, il ne la quittait pas du regard.

- James, arrête, s'écria Ron, elle étouffe !

Tara s'approcha du jeune homme et lui souffla quelques mots à l'oreille. Instantanément, le jeune Potter se détendit et la serra contre lui, Hermione pouvant enfin respirer.

- Qu'est-ce qui t'a pris de faire ça ? s'égosilla Ron. T'es devenu cinglé ?

- Désolé, j'ai été aveuglé par la colère et je…pardonne-moi marraine, souffla James avant de transplaner dans un crac sonore.

Tara s'approcha de Ronald et d'Hermione qui reprenant lentement son souffle.

- Je suis désolée, je ne sais pas ce qu'il lui a pris ! Est-ce que tout va bien ? fit-elle la mine inquiète.

- Ça ira, je crois, répondit Ronald, merci.

- Je peux peut-être jeter un coup d'œil ? se proposa-t-elle. Alec m'a appris quelques gestes de guérison magique.

- Se serait très gentil à toi.

Tara inspecta la gorge d'Hermione et murmura quelques incantations apaisant très vite la douleur et la sensation d'étouffement. Sous le regard inquiet de tous, la jeune Jedusor se recula :

- Ca devrait aller beaucoup mieux, maintenant, non ?

- Oui, constata Hermione avec soulagement. Je ne ressens plus rien de tout, merci.

- De rien et encore désolée pour James, je suis sûre qu'il regrette profondément ce qu'il t'a fait, rajouta Tara avec un air profondément affligé.

- Ne t'inquiète pas. Je suis sûre qu'il n'a pas fait exprès.

La jeune Jedusor s'approcha du couple Potter et murmura à Harry :

- Je crois que je ferais mieux d'aller voir comme il va.

- Tu as raison, nous ne serons pas longs !

La jeune femme eut à peine transplane dans un crac sonore que Ronald apostropha Harry de la colère dans la voix :

- Il faudrait que ton fils face à un peu attention à ce qu'il fait ! Il aurait pu la tuer.

- Je t'en prie Ron, tu sais comme moi que la magie d'un sorcier peut très bien agir sous la colère. Ce n'était qu'un simple accident.

- Un accident ! répéta son ami sidéré. James est un fou dangereux. Il s'est attaqué à sa marraine, même Tara n'en revenait pas, alors ce n'est pas peut dire.

- Ne t'en prends pas à mon fils, Weasley, intervint Siri folle de rage.

- Ton fils a failli me tuer et il faudrait le féliciter, s'indigna Hermione. Si Tara n'avait pas été là pour l'arrêter !

- Tu ne crois pas que tu là un peu chercher en t'en prenant sans arrêt à Tara et à sa famille, s'interposa Harry.

- Non, mais t'es pas bien, s'écria Ron.

- Au contraire, je vais très bien, rétorqua le Survivant. Allé, viens chérie, nous n'avons que trop traîné ici.

- C'est ça, barrez-vous, cracha Ron.

Au moment où les Potter allaient transplaner, Harry lança un regard noir à Ronald et à Hermione en lui disant :

- Au fait, Tara a bien raison quand elle dit que tu es une pauvre idiote !

Quelques minutes plus tôt, Demeure des Scott…

Tara Jedusor venait de transplaner directement dans le hall de la grande demeure familiale des Scott. Ne perdant pas de temps, la jeune femme monta quatre à quatre les escaliers menant à l'étage. Fonçant vers la troisième porte sur la droite, Tara entra sa frapper.

En l'apercevant, James qui était assis aux bords de son lit, accourut vers la jeune Jedusor pour la prendre dans ses bras et l'embrasser passionnément. Répondant avec avidité au baiser, Tara passa les bras autour du cou du jeune homme et glissa ses doigts dans les cheveux soyeux.

Le jeune Potter, sans interrompre leur baiser, la souleva pour la déposer sur son lit faisant sourire la jeune femme contre ses lèvres. James posa une main sur la cheville de Tara qu'il remonta jusqu'à atteindre la cuisse de la jeune femme la faisant frissonner.

- Alors, souffla-t-il contre ses lèvres tout en défaisant les boutons du chemisier de sa belle, comment j'étais ?

- Magnifique, sourit celle-ci en inversant leur position avant de se débarrasser de son vêtement et de verrouiller la porte d'un simple geste de la main. Tu les as tous bluffés !

Tara défit un à un les boutons de la chemise du jeune Potter avant de parsemer son cou de baiser le faisant frissonner de plaisir. James inversa de nouveau leur position et se mit à embrasser la poitrine de Tara à travers son soutien-gorge en dentelle noire.

- Tu crois que ça va marcher ? lui demanda-t-il entre deux baisers.

- Bien sûr que oui ! Tu as joué ton rôle à merveilles, souffla Tara en gémissant sous les caresses du jeune homme. Maintenant, Ronald te voit comme le vilain petit garçon qui a essayé de tuer sa Sang-de-Bourbe de femme !

- Alors que toi maintenant, ils t'adorent, rigola le jeune Potter en l'embrassant furtivement.

- C'est le plan mon amour, c'est le plan, sourit la jeune femme d'un air Jedusorien que James adorait tant. Et ça a marché à la perfection puisque Ronald et la Sang-de-Bourbe en veulent à mort à tes parents pour avoir osé prendre la défense de, je cite : « James, le fou dangereux qui a essayé de tuer sa marraine ».

Les deux jeunes gens rigolèrent tout en reprenant leur jeu de baisers et de caresses. James quitta quelques secondes les lèvres de Tara pour lui demander :

- Et maintenant que tes parents ont repris une place importante dans la communauté et qu'il y a une dissension entre mes parents et leurs amis de toujours, on peut passer à la troisième étape du plan, non ?

- Exactement, James ! Exactement !

Le jeune Potter lui fit un sourire radieux avant de ravir de nouveau les lèvres de la jeune Jedusor. Alors que leur câlin prenait en intensité, James, fébrile, lui souffla :

- J'ai très envie de toi, Tara !

- Moi aussi James, alors ne t'arrête pas !

- Tu es sûre ? demanda-t-il en la regardant. On n'est encore jamais allé aussi loin et…

- Nous ne devons plus avoir peur, coupa Tara en lui posant un doigt sur les lèvres. Je veux que tu sois le seul et l'unique, James. Toi et moi, c'est pour l'éternité.

- Pour l'éternité, répéta le jeune homme en l'embrassant.

Les corps et les âmes de James et de Tara ne firent bientôt plus qu'un pour la première fois, scellant leurs destins l'un à l'autre à jamais.

Voilà un nouveau chapitre avec un petit jour de retard, navrée…

Laissez-moi des reviews, please…

A bientôt,

Diabo