Salut à tous !

En ce jour de fête pour moi (j'ai 22 ans aujourd'hui), j'ai décidé de vous poster un nouveau chapitre...

Je remercie tous mes lecteurs...

Review et bonne lecture !

Chapitre 20 : Nuit agitée, transfert manqué et une rencontre inattendue

James Potter était confortablement installé sur son lit, un coude placé derrière la tête tandis que de son autre bras, il serrait sa prise autour du corps nu de Tara qui dormait paisiblement tout contre lui.

Le jeune homme se sentait totalement épuisé par cette longue journée, mais le sommeil ne lui venait pas. Il avait entendu ses parents rentrer de la fête d'anniversaire à une heure prématurée étant donné le conflit que James y avait créé. Son père avait semblé dans une colère noire, hurlant à travers toute la maison oh combien « Weasley et Granger étaient de vrais imbéciles aux esprits étroits et stériles ».

Apparemment, comme le lui avait appris Tara, James avait réussi à semer la zizanie en faisant mine de vouloir présenter à toute la famille sa nouvelle petite amie. Tout avait marché comme prévu ! La réaction indignée de Molly Weasley, le nouveau soutien de Remus Lupin et la crise de rage d'Hermione Granger.

James avait dû faire preuve d'un immense sang froid pour jouer le petit ami indigné, blessé et furieux que l'on s'en prenne ainsi, sans aucune raison, à la femme de sa vie. Seulement, à la base, le jeune Potter aurait dû se contenter de gifler Hermione face à ses propos insultant.

Mais, pour James, sa marraine était allée bien trop loin et il n'avait pas pu empêcher la colère de l'envahir lui faisant utiliser sa magie dans le but de la blesser. Tara elle-même en avait paru surprise, ce qui avait bien aidé à la rendre plus crédible après le départ du jeune homme.

Oui, tout s'était déroulé comme prévu finalement !

James repensa à cette fameuse journée au cours de laquelle Tara lui avait tout avoué sur ses intentions concernant son avenir et celui de sa famille. Au début, il devait bien s'avouer qu'il avait pris peur devant l'immensité du projet de la jeune femme, mais – s'il voulait être honnête avec lui-même – James trouvait qu'elle avait raison.

Certes, cela n'allait pas être facile et allait demander beaucoup de sacrifice et de courage pour y parvenir, mais le jeune Potter pensait sincèrement que cela en valait la peine. Bien sûr, il n'aimait pas trop la façon un peu trop brutale et radicale de Tara, mais elle n'avait pas le temps de tourner autour du pot.

Il était impératif pour Tara que tout se passe vite et comme prévu.

La jeune femme gesticula quelques peu, le tirant de ses pensées. Il déposa un doux baiser sur son front alors qu'elle ouvrait les yeux, lui souriant.

- J'ai dormi longtemps ? demanda-t-elle en s'étirant tel un félin dévoilant sur corps nu.

- Non, une petite heure tout au plus, répondit-il en la prenant dans ses bras. Il n'est même pas vingt heures.

- Et toi, tu n'as pas dormi ?

- Non, j'ai préféré te regarder dormir…

- Menteur ! clama-t-elle en quittant le lit. J'ai besoin d'une douche. Ensuite, je file.

- Quoi ! Déjà ? s'exclama James, attristé. Tu ne vas pas me quitter si tôt !

- Désolé mon cœur, mais si je rentre trop tard, je risque que Théo me tombe encore dessus comme ce matin en me disant que je suis bizarre ces derniers temps et que je semble distante. Il ne faut pas éveiller les soupçons.

- Ne t'en fait pas pour Théo, sourit le jeune Potter. Je me suis occupé de lui.

- Comment ça, s'étonna la jeune Jedusor en entrant dans la salle de bain.

- Et bien, tout à l'heure, il m'a posé des questions pour savoir ce qui n'allait pas rond chez toi, mais je ne savais pas quoi lui répondre. Alors je lui ai dit que tu venais chez moi tous les matins à l'aube pour prendre le petit déjeuner et qu'après ta formation, tu repassais à la maison pour étudier et pour encore bien d'autres choses.

Tara passa la tête par l'encadrement de la porte en lui lançant un regard noir.

- De quelles autres choses parles-tu ? demanda-t-elle soupçonneuse.

- Et bien, Théo n'arrêtait pas d'insister alors je lui ai dit – pour le faire taire – que l'on passait nos soirées à faire l'amour.

- Tu lui as dit ça ? s'écria la jeune femme.

- Je ne vois pas ce qu'il y a de mal à lui dire un ou deux mensonges ! rétorqua le jeune Potter. Tu mens bien à des tas de personnes, toi ! Et puis, que voulais-tu que je lui dise d'autres ?

- Pas la vérité, ça s'est sûr ! souffla Tara avec de gros yeux. Tu as bien fait, au contraire. Théo aurait été encore plus soupçonneux si tu lui avais dit que je ne passais pas mon temps avec toi.

- C'est pour ça que je lui ai menti, sourit James en se levant pour aller enlacer Tara.

Celle-ci soupira de bien être en se collant davantage contre lui.

- Il faut que personne n'apprenne qu'il m'arrive de quitter le pays, James. Personne. Pas avant que le moment ne soit venu pour nous de passer à l'action.

Les deux jeunes gens allèrent prendre une bonne douche bien chaude et ressortirent de la salle de bain habillé de beau peignoir blanc en molleton. Le jeune Potter se proposa à aller leur chercher quelque chose à manger. Pieds nus, il descendit jusqu'à la cuisine sans faire de bruit, mais eut la surprise de rencontrer son père appuyé contre l'évier, un verre de lait à la main.

- Tiens ! s'exclama-t-il en voyant son fils. Ta mère et moi nous nous demandions où tu étais passé !

- Et bien, comme tu le vois, j'étais tranquillement dans ma chambre, répondit James en se saisissant d'un plateau avant d'ouvrir le frigo.

- Et où est passée Tara ? Elle m'a dit qu'elle allait voir si tu allais bien après que tu aies transplané.

- Effectivement, Tara est venue me voir et elle est toujours là ! D'ailleurs, elle m'attend avec de quoi manger !

Harry Potter remarqua alors la tenue de son fils et, lui faisant un sourire en coin, il haussa l'un de ses sourcils en constatant :

- Vous n'avez pas dû parler beaucoup, je me trompe !

Son fils ne répondit rien, détournant le regard, quelque peu gêné. Il referma lentement le frigo et posa le plateau plein de bonnes choses sur la table où Harry s'installait. Il avait bien compris que son fils voulait lui parler.

- C'était la première fois, souffla le jeune Potter. Pour tous les deux.

- Tout c'est bien passé, lui demanda précautionneusement son père.

- Oui, ça été ! sourit James en osant enfin le regarder. J'ai été un peu maladroit, mais ne m'en a pas tenu rigueur. Elle a même réussi à me faire rire pour me détendre un peu. Elle est vraiment géniale.

- Tu sais, tout le monde est maladroit lors de sa première fois, s'exclama Harry. Mais avec le temps, on connaît mieux son corps et celui de l'autre.

- Je voulais te demander quelque chose ! fit James.

- Vas-y, je t'écoute !

- Tu sais, je n'ai pas pensé à me procurer ce que les Moldus appellent…c'est quoi le nom déjà…

- Des préservatifs ? souffla son père.

- Oui, c'est ça ! Il doit bien avoir un moyen magique pour éviter une grossesse, non ?

- Bien sûr que oui même si ce n'est pas sûr à cent pour cent. Attends-moi là !

Harry sortit de la pièce et y revint quelques minutes plus tard avec un flacon transparent contenant un liquide de couleur bleu pâle.

- C'est une potion qui empêche presque à cent pour cents une femme de tomber enceinte. Je dis bien presque parce que ta mère prenait toujours la potion et elle est bien tombée enceinte de Gabriel et de toi.

- Super ! soupira le jeune homme.

- Ne commence pas déjà à t'inquiéter pour si peu ! rigola Harry. Quand tu es né, je n'avais que dix-huit ans et tu es tout de même devenu un jeune homme très convenable ce qui prouve que nous t'avons bien élevé.

- Un jeune homme très convenable, répéta James. Vas dire ça à Ron et à Hermione !

Les deux hommes éclatèrent de rire et eurent beaucoup de mal à reprendre leur sérieux. Harry joua son rôle de père jusqu'au bout et reprit :

- Il faut que Tara deux cuillers à soupe de cette potion dans le vingt-quatre heures qui suivent le premier rapport. Ensuite, c'est tous les mois à la même date. Dans son cas, tous les premiers du mois.

- Et c'est tout ! s'étonna James en prenant la petite fiole que lui tendait son père.

- Oui, c'est tout ! Tara peut se procurer la potion auprès d'un Gynécomage ou la faire elle-même c'est comme elle préfère.

- Super, merci pa ! s'exclama joyeusement son fils en prenant le plateau repas et en quittant la pièce.

- De rien fiston !

Le jeune Potter retrouva Tara confortablement allongée sur le lit, le nez dans l'un de ses foutus manuels d'apprentissage théorique pour sa formation d'Auror.

- Te voilà enfin ! s'exclama-t-elle alors qu'elle se levait pour refermer la porte derrière lui. Je me demandais si tu ne t'étais pas perdu !

- Non, t'inquiète ! J'ai juste eu une petite conversation avec mon père. Il était dans la cuisine.

- Ah bon ! Et il t'a parlé de quoi ? De ce qu'il s'est passé à l'anniversaire ? interrogea la jeune femme en s'asseyant aux bords du lit.

- Non, pas de ça ! Il m'a demandé où nous étions passé et il a vite compris à ma tenue ce qu'il s'est produit entre nous et il m'a fait quelques petites recommandations. D'ailleurs, il faut que tu prennes ça ! fit-il en lui tendant la fiole.

- Qu'est-ce que c'est ? demanda-t-elle en la saisissant alors qu'il lui servait une assiette de riz avec du poulet qu'il venait de réchauffer d'un coup de baguette magique.

- Une potion contraceptive. Il faut que tu en prennes deux cuillers à soupe tous les premiers du mois.

- Je n'avais même pas pensé à ça ! souffla Tara confuse en prenant une cuiller. Encore heureux que tu es là !

- Ça fait plaisir d'entendre ça, sourit-il.

- Mais, je suis sérieuse ! Non, mais tu nous imagines avec un enfant sur les bras maintenant ! Par Merlin ! s'écria-t-elle en avalant les deux cuillers.

- Je pense que l'on ferait d'excellents parents. Et puis, on en aura bien un jour ou l'autre, non ?

- James, ce n'est pas ce que je veux dire ! Bien sûr que je veux avoir des enfants avec toi, mais pas pour l'instant ! D'abord, il faut en finir avec toute cette histoire et quand la communauté magique deviendra telle qu'elle doit l'être, on pourra envisager le mariage et les enfants, autant que tu voudras !

- Mais, d'abord, il faut que je sois patient, dit-il.

- Exactement ! sourit la jeune femme heureuse qu'il l'ai comprise.

James lui parla alors de sa première journée de cours à l'Académie magique où il y commençait une maîtrise en droit magique. Il lui montra ses différents manuels qui semblèrent intéresser grandement la jeune femme. Le jeune homme lui parla également de ses différents profs et des matières qui allaient être abordées au cours du premier semestre.

- Tu as vraiment fait un excellent choix, dit Tara en feuilletant l'un des manuels qui parlait de droit des sorciers et des sorcières. Cela peut nous être utile.

- Comment ça ? questionna-t-il en reprenant une bouchée de riz.

- Et bien, je pense qu'il se passe des choses pas très claires au Quartier Générale des Aurors, lui apprit-elle sur le ton de la confidence.

- Tu veux dire que les Aurors commettraient des actes illégaux ?

- En quelque sorte, oui. Je pense qu'il ne respecte pas le droit des sorciers. Regarde ce que j'ai trouvé aujourd'hui dans le bureau de ton père.

La jeune Jedusor se leva et alla fouiller dans son sac. Elle en sortit une pile de dossiers qu'elle lui tendit. James fut surpris d'y voir apposé le seau du ministère et leva vers Tara un regard étonné.

- Tu sais que subtiliser des documents top secret est un délit, s'exclama-t-il en secouant la pile de dossiers pour accompagner le geste à la parole.

- Oui, je le sais, tu ne m'apprends rien ! Mais je ne suis pas assez bête que pour aller voler des dossiers ! s'indigna-t-elle. J'ai utilisé un sort pour les dupliquer !

- Astucieux, mais que comptes-tu faire de ça ?

- Lis les noms sur les étiquettes et tu comprendras.

James parcourut chaque nom. La plupart étaient des noms de Mangemorts connus, mais le jeune Potter eut la désagréable surprise de découvrir les noms de plusieurs familles dont il connaissait les enfants pour avoir été à Poudlard avec eux.

- Mais, qu'est-ce que ça signifie ? souffla-t-il estomaqué.

- Ses familles sont surveillées par les Aurors et de très près, tu peux me croire, lui raconta Tara. Le plus surprenant c'est qu'il y a non seulement des familles de Sang-Purs, mais aussi de Sang-Mêlé et de Nés-Moldus.

- Et pourquoi les surveillent-ils ? demanda James n'ayant pas le cœur à se plonger dans l'étude de toute cette paperasse pour le moment.

- Principalement pour des présomptions d'utilisation de la magie noire, de mauvais traitements envers des Moldus ou de contact avec d'autres familles suspectées, elles, d'avoir été liées de près ou de loin à Lord Voldemort.

- Incroyable ! souffla le jeune homme.

- Et attends, ce n'est pas tout ! s'écria Tara. Les Aurors ont même l'autorisation des ministères des autres pays pour surveiller et traquer des familles de sorciers qui ne sont même pas Anglaises. Tout ça aurait, prétendument, un rapport avec d'anciens partisans de Grindelwald et de mon père.

- Ce n'est pas normal, je suis tout à fait d'accord avec toi Tara, mais que comptes-tu faire de ces dossiers ?

- Je vais m'en servir pour rallier ses familles à notre cause, clama-t-elle.

Après avoir mangé, les deux jeunes gens allèrent passer un peu de temps avec Harry, Siri et les enfants, tranquillement installés dans le salon. Ils parlèrent de tous et de rien jusque tard dans la soirée. James dû porter jusque dans sa chambre Tara qui s'était paisiblement endormie sur le canapé.

Se couchant à ses côtés, James la regarda quelques instants, tout l'amour qu'il ressentait pour elle se voyant dans ses yeux. Peu après, il tomba lui aussi dans un paisible sommeil.

Le soleil s'était couché depuis longtemps, laissant place à un ciel d'un noir d'encre, les rayons de la lune complètement masqués par un épais brouillard. L'endroit était totalement sinistre, des pierres tombales s'élevant du sol, couvertes de verdures et de moisissures.

Il s'agissait d'un vieux cimetière, nul doute possible. Celui-ci était surplombé par une immense colline cachant toute vue aux habitants du village sur les événements surprenant qui s'y déroulaient.

Harry Potter courait à toutes allures afin d'échapper aux sortilèges des Mangemorts et à Lord Voldemort en personne. Celui-ci était d'une fureur noire de voir le jeune garçon lui glisser entre les doigts. Le Lord hurla de fureur alors qu'Harry saisissant le poignet de Cédric Diggory qui gisait sans vie à même le sol attrapa en plein vol le trophée magique et disparut.

Le Seigneur des Ténèbres lança plusieurs sortilèges impardonnables sur ses fidèles serviteurs, la fureur faisant frémir ses narines en fentes de serpents, ses yeux plus écarlates que jamais.

- Comment avez-vous réussis à le laisser s'échapper, hurla-t-il en faisant les cents pas devant ses fidèles vautrés à ses pieds. Vous, des sorciers pourtant avérés ? Comment ?

Aucuns d'eux n'osa prononcer le moindre mot ayant bien trop peur de s'attirer plus encore les foudres de leur Maître. Celui-ci ne cessait pas ses allées et venues en les regardant comme s'il s'agit de vermines. Fou de colère, le Lord Noir allait une nouvelle fois lever sa baguette magique en signe de sentence lorsqu'un bruissement d'étoffes attira son attention.

Lord Voldemort se retourna et vit, aux côtés de la tombe de son défunt père, une personne vêtue d'une longue cape aussi noire que les ténèbres, un capuchon rabattu sur la tête obscurcissant totalement son visage.

- Qui êtes-vous, s'exclama le Lord en levant sa baguette magique pour punir l'intrus d'un sort radical.

- Maître, intervint le misérable Queudverd. Je vous en prie Maître, vous n'avez rien à craindre de cette personne.

- Est-ce un allié ? questionna Voldemort ses yeux ne quittant pas l'individu qui n'avait encore effectué aucun mouvement.

- Oui, Maître, un puissant allié, répondit Queudverd en s'inclinant devant le Mage Noir. C'est grâce à cette personne que j'ai pu vous faire revenir parmi nous, mon Maître.

- Oh, vraiment, fit Voldemort, étonné. Approches-toi que je puisse te voir ! clama-t-il à l'individu encapuchonné.

Sans un mot, celui-ci s'avança avec une grâce certaine, sa longue cape ondulant à chacun de ses pas. Il s'arrêta à une distance respectable de Lord Voldemort et s'inclina légèrement.

- Ainsi donc, je te devrais mon retour à la vie, souffla le Lord en décrivant un cercle autour de lui.

- C'est exacte, mon Seigneur, répondit-il d'une voix claire et puissante.

- Une femme ! s'exclama Voldemort enchanté en revenant lui faire face. Et bien Queudverd, comment as-tu fais pour la trouver ?

- C'est moi qui suis venue à lui mon Seigneur et non l'inverse, répondit-elle à la place du misérable serviteur. Pettigrow s'était montré un peu trop bavard un soir dans un pub. Il a dit certaines choses sous l'effet de l'alcool qui m'ont mises la puce à l'oreille.

- Vraiment, murmura Lord Voldemort apparemment très intéressé.

- Oui, mon Seigneur. Il y avait bien longtemps que je cherchais une personne qui serait à même de me mettre sur vos traces et j'ai eu beaucoup de chances de tomber sur Pettigrow. Bien que ce soit un imbécile, il m'a clairement expliqué votre situation.

« J'ai donc fait de très nombreuses recherches pour enfin trouver le rituel qui vous ferait revenir à la vie et ce, plus vivant et plus puissant que jamais. Et c'est chose faite. Seulement, je trouve bien dommage que ce cher Harry Potter vous ait encore échappés, mon Seigneur. »

- Dommage, en effet, constata amèrement Voldemort. Tu as une voix très agréable, très chantante, reprit-il, mais dis-moi, aurais-je le plaisir de voir le visage qui se cache sous cet épais capuchon ou devrais-je le découvrir par moi-même ?

- J'ai bien peur que mon visage seul ne vous suffise pas à connaître mon identité, mon Seigneur, mais puisque vous insister.

La femme leva les bras et abaissa son lourd capuchon sur ses épaules avant de décrocher la broche qui maintenait attachée sa cape. Elle ouvrit le petit objet faisant tomber le lourd tissu à ses pieds. Lord Voldemort recula d'un pas sous le choc.

Dire que la jeune femme qui se tenait devant lui était belle serait un blasphème. Elle était sublime, tel un ange déchu tombant du ciel. Le Lord s'approcha détaillant chaque trait de son visage. Elle avait de beaux et de soyeux longs cheveux noirs légèrement ondulés tombant en cascades jusqu'au milieu de son dos.

La peau de son visage était lisse et semblait aussi douce que de la soie. Un petit front, des sourcils épilés à la perfection, des cils à n'en plus finir et des yeux en amandes d'un bleu si pur et si pétillant que cela en était presque envoûtant. Un nez fin et droit, les pommettes hautes et saillantes, les lèvres rouges et pulpeuses.

Elle serait tout droit sortie de l'imagination du Lord qu'elle n'aurait pas été aussi belle. La jeune femme était assez grande – bien qu'il la dépassait d'une tête – avec un corps svelte et musclé caché sous une robe de satin noir lui tombant jusqu'aux pieds. Seules ses bras et ses épaules étaient nus.

Elle se tenait droit, le port de tête fier, presque hautain.

Lord Voldemort lui fit de nouveau face.

- Tu es d'une très grande beauté, dit-il un éclat étrange dans ses yeux écarlates.

- Merci, mon Seigneur, répondit-elle simplement en gardant un air impassible malgré le compliment.

- Et tu avais raison, reprit-il. Découvrir ton visage ne m'en indique pas plus sur ton identité. Alors, me feras-tu l'honneur de me dire comment tu te nommes ?

- Je pense que vous serez à même de deviner par vous-même, répondit-elle en tendant son bras gauche vers lui, main ouverte.

Le Lord ne comprit pas tout de suite, mais apparemment, la jeune femme pensait que le simple fait qu'ils joignent leurs mains l'aiderait à découvrir sa mystérieuse identité.

- Si elle tente quoi que ce soit sur ma personne, clama-t-il à l'intention de ses fidèles Mangemorts, tuez-la ! Suis-je assez clair ?

- Oui, Maître, répondirent-ils d'une même voix en s'inclinant avant de se munir de leur baguette magique et de former un cercle autour du Lord et de la jeune femme.

- Te voilà prévenue, lui souffla-t-il en s'approchant d'elle main tendue.

- Je n'ai aucune crainte à avoir, dit-elle en faisant un discret souvenir qui ne la rendit que plus belle et attirante encore aux yeux de Mage.

Celui-ci se tenait un moins d'un mètre d'elle quand il glissa sa main dans la sienne. Pendant les quelques secondes qui suivirent, il ne se passa rien du tout ce qui fit douter le Lord quant à la stabilité mentale de la jeune femme. Mais alors qu'il allait enlever sa main, celle de l'inconnue se resserra l'en empêchant.

Tout d'un coup, Lord Voldemort sentit un frisson lui parcourir tout le corps ainsi qu'une intense chaleur. Regardant leurs mains toujours liées, il leva sur la jeune inconnue un regard écarquillé. Celle-ci ne put retenir un petit rire chantant quand elle vit que tout venait de se faire très clair dans l'esprit du Lord.

C'était sa magie qui passait dans son corps d'un simple toucher de la main. Comme vingt ans auparavant, Lord Voldemort se senti irrésistiblement attiré par la jeune femme. Tout en elle l'appelait tel un aimant alors que le flux de magie qui passait de son corps au sien se faisait de plus en plus rapide et puissant.

Croisant le regard aux yeux bleu pétillant de malice, le Lord arracha sa main de celle de la jeune femme qui continuait de sourire.

- C'est impossible ! souffla-t-il les yeux toujours écarquillés en la déshabillant presque du regard.

- Bien sûr que si ça l'est, rétorqua-t-elle. Vingt ans se sont écoulés depuis notre dernière rencontre, mon Seigneur.

Lord Voldemort passa une main sur son crâne complètement chauve en jetant alternativement des coups d'œil à ses Mangemorts et à la jeune femme. Se décidant vite, il leur cria :

- Hors de ma vue ! Disparaissez !

L'un après l'autre les Mangemorts transplanèrent sans demander leur reste laissant leur précieux Maître seul avec l'étrange jeune femme.

- Tu ne peux pas être sa fille, souffla-t-il en reportant son attention sur elle.

- Je pense pourtant t'avoir prouvé qui je suis, rétorqua-t-elle en le tutoyant sans plus aucun respect dans la voix.

Le Seigneur des Ténèbres vit rouge au manque de respect évident dont elle venait de faire preuve à son égard. Fondant sur elle tel un oiseau sur sa proie, il l'attrapa par la gorge avant de la plaquer contre la grande pierre tomba de son père, là où s'était tenu Harry Potter quelques instants plus tôt.

Leurs visages n'étaient plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre et le Lord fit la désagréable constatation que la jeune femme ne semblait ni impressionnée ni terrifiée. Elle avait même gardé son petit sourire.

- Comment oses-tu montrer aussi peu de respect envers moi, Lord Voldemort ? Pour qui te prends-tu ?

- Je ne suis pas l'un de tes chiens, répondit-elle avec sang-froid. Tu n'es pas mon Maître ! Tu n'es rien d'autre à mes yeux qu'un sorcier comme il y en a des milliers.

- Petite insolente ! cracha-t-il en lui rentrant sa baguette magique dans le creux du cou. As-tu la moindre idée de ce dont je suis capable ?

- Oh que oui, je sais très bien de quoi était capable le Lord Voldemort qui a sévit il y a plus de vingt ans de ça ! rétorqua-t-elle de l'insolence dans la voix. Aujourd'hui, tu n'en n'es plus que le pâle reflet !

- Je devrais te tuer pour ton insolence et ton impertinence, souffla-t-il son regard écarlate vibrant de colère.

- Mais tu ne le feras pas Tom car tu sais tout comme moi que tu te priverais d'une alliée indispensable. Regarde !

Alors qu'il allait formuler un sortilège impardonnable pour l'audace dont elle venait de faire preuve en l'appelant par ce prénom qu'il détestait tant, le temps changea brusquement. Le vent se leva soulevant des nuages de poussières et faisant se plier les arbres sous sa force.

Le ciel s'assombrit davantage si cela était encore possible alors que le tonnerre grondait, plus assourdissant que jamais. Des éclairs transpercèrent le ciel martelant le sol à quelques pas d'eux. Plus aucunes étoiles n'étaient visibles, des nuages noirs masquant leur lumière si brillante.

Lord Voldemort détourna le regard du ciel pour le poser à nouveau sur la jeune femme. Il sentit à nouveau une vague de magie lui parcourir le corps – comme lorsqu'ils avaient eu leurs mains enlacées – avant qu'il ne soit projeté loin d'elle.

Se relevant prestement, le Seigneur des Ténèbres leva sa baguette magique emprunt à une rage folle.

- Comment oses-tu t'en prendre à moi de la sorte, fulmina-t-il les pupilles dilatées sous l'effet intense de la fureur.

- J'ose parce que j'en ai tout simplement les capacités magiques, dit-elle en s'approchant de lui le vent faisant s'animer le satin de sa longue robe ne la rendant que plus terrible. Et tu le sais Tom, rajouta-t-elle la tempête qu'elle avait déclenchée se calmant tout à coup.

« Je peux être une bien meilleure alliée que ton cher espion auprès d'Albus Dumbledore, ce fameux Maître des Potions, ce Severus Rogue, un banal Sang-Mêlé. »

- Comment es-tu au courant de ça, cracha-t-il n'abaissant pas sa baguette pour autant.

- Je le sais, c'est tout ! J'ai plusieurs atouts dans mon jeu, Tom, sourit-elle, comme le fait que je suis depuis quelques jours un nouveau membre de l'Ordre du Phœnix grâce à mes bons rapports avec ce cher Dumbledore et que je suis Langue-de-Plomb au Département des Mystères dans la salle des Prophéties.

Au mot « prophéties », les yeux du Lord brillèrent d'une intensité nouvelle. La jeune femme avait raison quand elle assurait qu'elle serait pour lui une alliée encore plus importante que Severus Rogue. Peut-être devait-il laisser passer son insolence pour cette fois et écouter ce qu'elle avait à lui proposer ?

Lord Voldemort abaissa sa baguette magique et la rangea dans l'une des poches de sa robe de sorcier. Il s'approcha de la jeune femme et s'arrêta à moins d'une longueur de bras d'elle.

- Qu'as-tu à me proposer ? A m'offrir ? dit-il en lui caressant la joue du bout des doigts.

- Mes humbles services ainsi que tout mon potentiel magique qui n'est, comme tu l'as vu, pas des plus banals.

- En effet ! C'est une proposition très intéressante surtout à la vue de ta position auprès de ce vieux Dumbledore et du ministère. Tu pourrais en effet être une alliée de premier choix. Mais te montreras-tu assez obéissance ?

- Saches que je n'ai aucun Maître et que mon obéissance s'arrêtera là où commence ma liberté, clama la jeune femme avec détermination. Je n'obéis à personne !

Le Lord eut un étrange sourire tout en lui passant une mèche de cheveux derrière l'oreille avant de s'écarter.

- Tu dis cela maintenant, mais saches que personne ne me résiste très longtemps. J'obtiens toujours ce que je veux, lui apprit-il. Profite bien de tes derniers moments de liberté et de libre arbitre car bientôt, tu m'obéiras corps et âme.

- Ca c'est ce que tu crois, mais on verra bien qui aura le dernier mot, ricana-t-elle.

La jeune femme passa à côté du Lord et alla ramasser sa cape pour la remettre sur ses épaules et la refermer avec sa petite broche en forme de serpent en argent qui attira l'attention du Mage Noir.

- A Poudlard, dans quelle maison étais-tu ? demanda-t-il en s'approchant.

- A Gryffondor !

- Vraiment ?

- Cela te pauserait-il un problème ? s'indigna-t-elle.

- Aucun, cracha-t-il. Cela m'étonne, rien de plus. Les Gryffondors n'ont jamais été très coopératif du temps où je régnais sur la communauté magique. Eux et maudite loyauté envers la magie blanche.

Ne relevant pas la parole, la jeune femme lui dit :

- Je crois savoir que tes Mangemorts et toi avez besoin d'un endroit sûr où résider. Le manoir Malfoy est sûrement un endroit intéressant, mais bien trop surveillé par les Aurors du ministère.

- Et qu'as-tu de meilleur à me proposer ?

- Ma famille adoptive possède un grand manoir à l'écart de la ville. J'y ai passé toute mon enfance et je suis la seule résidante depuis que ma famille s'en est allée en Australie. Je t'offre de t'y héberger.

- Et elle ne risque pas d'être découverte ?

- Absolument aucun risque.

- Très bien dans ce cas, j'accepte ton offre.

Lord Voldemort lui proposa son bras qu'elle accepta sans rechigner. Alors qu'elle s'apprêtait à les faire transplaner, il rigola et dit, un sourire satisfait sur les lèvres :

- Ainsi donc Tania Dumbledore devient mon alliée de son plein gré ! Jamais je n'aurais cru ça devenir un jour possible !

- Pour la communauté magique, Tania Dumbledore n'a jamais existée, corrigea-t-elle. On me connaît sous le nom de Tania Elisa Jones, la fille aînée d'un riche homme d'affaires Moldu.

C'est alors que dans la nuit noire, Tania les fit transplaner sous le rire appréciateur de Lord Voldemort.

Le jeune James Potter fut réveillé en sursaut par Tara qui quittait le lit. Celle-ci semblait pressée et cherchant ses vêtements dans l'obscurité de la chambre. James se redressa d'un coude et murmurant d'une voix encore ensommeillée :

- Mais qu'est-ce que tu fais ? Il n'est que…que deux heures et demies du matin.

- Ce que je fais ! s'indigna la jeune femme en trouvant enfin sa jupe. Je rentre chez moi ! Tu m'as laissé dormir alors que tu savais bien que je n'avais pas la permission de découcher !

- Désolé, s'excusa-t-il en se levant pour allumer la lumière dans la chambre. Je ne pensais pas que de dormir ici pourrait t'attirer des ennuis.

- Ce n'est pas la question James ! soupira Tara en passant ses sous-vêtements et son chemisier. J'ai encore fait un rêve sur le passé de mon père !

- Ah bon ! s'étonna-t-il. Et de quoi parlait celui-ci ?

- De la seconde rencontre de mes parents dans le cimetière où ton père a failli se faire tuer lors de la finale du tournoi des Trois sorciers ! Mais ce n'est pas ça le problème non plus !

- Mais c'est quoi alors, s'exclama James dans une incompréhension totale.

- J'avais rendez-vous avec mon père à vingt-deux heures trente précises pour procéder au premier transfert de magie du mois et je l'ai raté ! Papa va être furieux et s'imaginer que je l'ai fait exprès.

- Ah oui, en effet ! murmura le jeune Potter en s'asseyant aux bords du lit. Ecoute, si j'avais su, crois-moi que je t'aurais réveillée.

- Mais bien sûr que je te crois ! souffla-t-elle en venant auprès de lui. Ce n'est pas ta faute, mais la mienne. J'aurais dû te dire qu'il y avait un transfert de magie aujourd'hui.

- Et quand a lieu le prochain, au cas où je devrais te réveiller aussi ! demanda-t-il avec légèreté en l'embrassant du bout des lèvres.

- Le prochain transfert a lieu le quinze vers vingt-deux heures, informa-t-elle en prenant son sac.

- Pourquoi si tard ?

- Parce que la magie est plus…comment dire…plus fluide à la tombée de la nuit et que cela me permet d'avoir beaucoup moins mal. Bon, faut vraiment que j'y aille ! Je suis sûre qu'il doit m'attendre de pieds fermes.

La jeune Jedusor l'embrassa langoureusement avant de lui glisser un petit « je t'aime » et de transplaner directement dans le hall d'entrée du manoir. Tara déposa sa cape sur l'un des bancs près de l'entrée et s'aventura sur la pointe des pieds jusqu'à l'escalier en chêne.

Mais alors qu'elle posait son pied sur la première marche, les lumières s'allumèrent, son père dans l'encadrement des doubles portes menant au grand salon.

- Bonsoir Tara, dit-il d'une voix peu cordiale.

- Bonsoir papa, répondit-elle sur le même ton.

- Tu as raté le transfert ! constata-t-il.

- Oui, je sais, et j'en suis vraiment désolée, s'excusa-t-elle en s'approchant de lui.

- Tu es désolée, répéta Tom en haussant des sourcils. Je ne pense pas non ! C'est le troisième que tu manques pour diverses raisons et je commence à en avoir plus qu'assez !

- Ecoute, je sais que je n'ai pas été très fiable ces derniers temps, mais j'ai beaucoup de choses à faire et il m'arrive d'oublier les transferts. Ce n'est tout de même pas la fin du monde, si ?

- On voit bien que ce n'est pas toi qui se retrouves avec la moitié de tes capacités magiques ! s'indigna le Lord en allant d'un pas furieux s'asseoir dans l'un des canapés du salon.

- Je suis désolée, combien de fois faudra-t-il que je te le dise ? s'écria Tara en s'installant en face de lui.

- Une seule fois me suffit, mais j'aimerais tout de même savoir ce qu'il se passe chez toi ces temps-ci ! On dirait que tu fais tout pour ne pas me rendre ma magie !

- C'est faux ! répondit-elle peut-être un peu trop brusquement pour que la réponse paraisse sincère.

Tom la regarda avec une expression qui signifiait clairement qu'il n'était pas aussi dupe qu'elle semblait le croire. La jeune Jedusor soupira de lassitude avant de murmurer l'air un peu bougon :

- Oui, bon, j'avoue ! Il est vrai que je me suis habituée à avoir autant de magie circulé dans le corps et qu'après chaque transfert, j'ai l'impression de m'affaiblir.

- C'est normal puisque tu retrouves peu à peu ton vrai niveau magique, expliqua le Lord.

- Je sais ça ! Mais je le trouve beaucoup trop bas !

- Trop bas ! s'étrangla Tom. Est-ce que tu sais le nombre de sorciers qui ont un tel potentiel magique à travers le monde ?

- Non !

- Et bien, il y en a très peu. Certains experts en la matière pensent que ce niveau magique n'est atteint que par un sorcier sur un demi-milliard. Et tu sais tout comme moi qu'il n'y a qu'un sorcier pour trois Moldus. Alors, fait le calcul.

- J'ai agi stupidement, excuse-moi papa !

- Ce n'est pas grave, mais tu n'as plus intérêt à manquer un seul transfert à l'avenir, est-ce bien clair ? dit-il avec autorité pour être bien sûr que le message soit passé.

- Oui, c'est très clair ! s'exclama Tara en se levant pour quitter la pièce.

- Pas si vite jeune fille ! l'arrêta le Lord.

Tara soupira en abaissant la tête en signe d'abattement. Elle pensait qu'elle serait parvenue à s'éclipser avant que son père ne lui demande des explications concernant ses activités de la soirée. La jeune femme fit de nouveau face à son Mage Noir de père avec un air innocent peint sur son visage angélique.

- Oui, papa, qu'est-ce qu'il y a ?

- Je sais que tu étais à la soirée d'anniversaire d'Arthur Weasley, mais il est près de trois heures du matin et je doute que tu te sois assez amusée pour y être restée aussi tard.

- En fait, je n'y suis pour ainsi dire restée d'une demi-heure à peine, expliqua Tara. L'accueil de Molly Weasley et de la Sang…et d'Hermione Granger, se rattrapa-t-elle, ne fut pas des plus cordial, tu peux me croire !

- Je m'en doutais un peu, fit le Lord avec une moue de dégoût. Avec ce genre de personnes, on ne peut pas s'attendre à meilleure réaction. Que s'est-il passé exactement ?

- Oh, les insultes habituelles. Harry et Ronald ont pris ma défense avant que Granger ne s'y mette avec toute la haine possible et que James ne manque de l'étrangler par magie sous l'effet de la colère.

- Vraiment ? s'étonna Tom. Il a fait ça ?

- Oui, cela m'a moi-même étonnée qu'il prenne ma défense de la sorte. Ensuite, comprenant ce qu'il venait de faire, il a transplané et je l'ai suivi alors qu'Harry, Siri, Ronald et Granger s'insultait copieusement.

- Pourquoi ne pas être rentrée au manoir dans ce cas !

- Parce que j'avais envie de passer du temps avec James, rétorqua la jeune Jedusor. Je l'aime et il est normal que j'aie besoin d'être avec lui. On a discuté de ce qu'il s'était passé, on a mangé un morceau et je me suis endormie. Voilà, fin de l'histoire.

L'ancien Seigneur des Ténèbres resta silencieux quelques instants, son regard plongé dans celui de sa fille qui semblait assez fatiguée.

Tom s'approcha et posa la main sur sa joue en continuant à la scruter comme s'il s'agissait de la première fois qu'il la voyait. Tara, perdant patience, lui demanda :

- Mais qu'est-ce qu'il y a encore ? J'aimerais aller me coucher si tu le permets !

- Il y a quelque chose de changer chez toi, murmura-t-il en faisant comme s'il n'avait pas entendu ses protestations.

- Absolument pas ! Je suis la même que d'habitude, s'étonna-t-elle. Qu'est-ce qui te fais dire ça ?

- Je ne sais pas ! C'est juste que j'ai l'impression que ton aura est différente…

Tara comprit alors ce qu'il se passait. C'était la potion contraceptive qui avait légèrement modifié l'aspect de sa magie. Un sorcier ordinaire ne l'aurait probablement pas remarqué, mais ce n'était pas le cas de son père qui était très sensible aux auras des sorciers et à leur moindre variation.

- Je me fais sans doute des idées, finit-il par dire. Mais, tout de même, c'est étrange ! Tu n'as rien fait qui aurait pu avoir un impact sur ta magie ?

- Non, je ne crois pas ! dit-elle avec un ton détaché.

- S'il s'était passé quelque chose d'inhabituelle, tu me le dirais n'est-ce pas ? s'enquit Tom.

- Oui, bien sûr ! acquiesça Tara en commençant à monter les escaliers. Tu ne dois pas t'en faire, papa. Je vais très bien. Il y a juste que les choses entre James et moi suivent leur court naturel.

La jeune femme savait que ce simple sous-entendu suffirait à son père pour qu'il comprenne cet étrange changement chez elle sans pour autant devoir entamer une conversation des plus délicate et gênante. Son père lui souhaita bonne nuit avec un petit sourire qui ne laissait pas de doute.

Après cette petite conversation, les semaines passèrent rapidement. Tania et Tom Jedusor s'épanouissaient dans leur rôle de professeur et, apparemment, les élèves le leur rendaient bien en trouvant leurs cours très enrichissant. Thomas et Albus Severus, de leur côté, continuaient à avoir d'excellentes notes et envoyaient fréquemment des lettres à leur famille pour donner des nouvelles.

James et Théo poursuivaient leur maîtrise en droit magique pour l'un et en art des potions pour l'autre à l'Académie magique. Ils avaient énormément de travail, le niveau étant beaucoup plus poussé qu'à Poudlard.

Tara, quant à elle, continuait avec brio sa formation d'Auror auprès d'Harry Potter et d'Alec Jane. La jeune femme en était maintenant au troisième niveau de sa formation, apprenant les duels à un contre deux ainsi que l'art de la magie sans baguette.

Justement, en parlant d'Harry Potter, celui-ci était resté en froid avec Ronald et Hermione depuis l'incident à l'anniversaire d'Arthur. Autant dire que les deux couples s'évitaient royalement. Ceux qui en pâtissaient le plus étaient sans nul doute, Hugo et Lily qui avaient pris l'habitude de jouer ensemble les week-ends. Ce n'était maintenant plus possible.

James ne s'était nullement excusé pour sa conduite auprès de sa marraine et il n'avait de toute façon pas l'intention de la faire ni aujourd'hui ni jamais. Les Potter n'étaient donc plus très proches de certains membres de la famille Weasley.

Le plus étonnant sans doute était lié au fait que James et Tara sortant ensemble, les deux jeunes gens faisaient leur possible pour que leur famille soit plus proche l'une de l'autre pour le plus grand plaisir de leurs enfants. D'ailleurs, en ce jour d'Halloween, si particulier pour les sorciers et sorcières, Tara et Théo avaient réussi à convaincre leurs parents d'inviter la famille Potter à leur repas de fête.

Après plusieurs « non » catégorique de Tom, celui-ci s'était vu forcer la main par sa femme qui voyait en ce dîner une excellente manière de faire tables rases du passé et d'enfin tourner la page pour commencer une nouvelle vie.

En cette heure avancée de la journée, le soleil commençait déjà à disparaître à l'horizon colorant le ciel d'orange et de rouge à perte de vue. Le manoir Jones était animé par l'agitation qui envahissait ses habitants.

Tania terminait de préparer la décoration du hall d'entrée, du grand salon et de la salle de réception afin que le tout ait un aspect gore et terrifiant propre à la soirée d'Halloween chez les sorciers. Les jumeaux s'occupaient de dresser la table tandis que leur père, ayant préféré rester loin de toute cette agitation festive, était toujours à Poudlard.

- Théo ! Tara ! s'écria leur mère du hall d'entrée. Est-ce que l'un de vous sait où est votre grand-père ?

- Il est parti ce matin en disant qu'il devait aller voir de vieux amis, mais qu'il serait là pour la soirée, informa Théo en élevant la voix.

- Très bien ! dit Tania en apparaissant dans l'encadrement des doubles portes. Que l'un de vous envoie un Patronus Messager pour rappeler à Tom qu'il doit être présent. Je le vois déjà d'ici arriver en retard en nous disant qu'il avait complètement oublié le dîner avec les Potter.

- Tara va s'en charger ! informa le jeune homme. Moi, il faut que j'aille chercher mon amie.

- Ah oui, c'est vrai ! se rappela Tania. Bon, je vais terminer de me préparer !

A peine leur mère eut quitté la pièce que Tara posa sur son frère un étrange regard.

- De quelle amie maman parlait ? s'étonna sa jumelle. Tu ne m'avais pas dit que tu invitais quelqu'un !

- J'ai oublié de t'en parler, s'excusa son frère. Ca ne t'arrive jamais d'oublier quelque chose !

- Et tu l'as connais d'où ? De l'Académie magique ? questionna-t-elle en faisant mine de ne pas avoir entendu son reproche à peine voilé sur le fait qu'elle-même avait « oublié » de lui parler du fait qu'elle sortait avec James en cachette depuis la fin de leur cinquième.

- Non, pas de l'Académie ! répondit-il Et maintenant, si tu en as fini avec tes questions, je dois aller la chercher à son domicile.

- A parce qu'elle ne sait même pas venir d'elle-même en transplanant, nargua la jeune femme en déposant les dernières assiettes.

- Ce n'est pas la question ! s'indigna Théo. J'ai juste envie de faire bonne figure en allant jusqu'à son domicile, par simple respect pour elle !

- Excuse-moi Théo ! Je ne te savais pas aussi gentleman, c'est tout ! Aller, cours la rejoindre !

Le jeune homme lui fit la grimace tout en rajustant le col de la veste de son costume avant de quitter la pièce rapidement. Tara leva les yeux au ciel en soupirant devant la gaminerie de son jumeau. Une fois qu'elle en eut fini avec la salle de réception, la jeune Jedusor envoya un Patronus Messager à son père avant de monter également dans sa chambre pour terminer de se préparer.

Pendant ce temps, à la Demeure familiale des Scott…

Harry Potter rajustait une dernière fois son costume avant de se saisir de sa cape de sorcier. Jetant un coup d'œil à sa montre, il vit qu'il était déjà 18h15. Ils devaient être au manoir Jones à dix-neuf heures tapantes.

Lily s'occupait tranquillement de son petit frère Gabriel au rez-de-chaussée, attendant patiemment leurs parents. James était toujours barricadé dans sa chambre à faire Merlin savait quoi.

Harry ronchonna dans sa barbe inexistante. Il ne voulait pas y aller à cette foutue soirée en compagnie des Jedusor. Oui, bon, en vérité, il ne voulait pas y aller parce qu'il devrait encore supporter la présence de l'ancien Seigneur Noir et ce, réciproquement.

Mais, bon, il avait promis à Siri et à James de faire des efforts car, après tout, son fils sortait avec Tara et que, par conséquent, les deux familles seraient bien obligées de se côtoyer en se comportant comme des adultes responsables.

Le Survivant s'assit sur le bord du lit en soupirant. Non, il ne voulait pas y aller. De toute façon, à quoi bon ? Même s'il faisait l'effort de supporter Tom et d'entamer la discussion avec lui, cela se finirait comme cela se finit toujours : en bagarre. Les deux hommes étaient bien trop différents.

Ils n'avaient pas les mêmes buts dans la vie, les mêmes convictions, la même conception de ce que devait être l'honneur d'un sorcier. Bref, qu'ils deviennent amis était une utopie. Et puis, même si cela était possible, aucun des deux hommes ne voudraient être ami avec l'autre ! Il y avait une incompatibilité totale.

Le Survivant regarda une nouvelle fois sa montre : 18h25. C'était presque l'heure d'y aller. Son regard se posa sur la porte de la salle de bain. Sa femme y était enfermée depuis plus d'une heure et il se demandait bien ce qu'elle y faisait. Il ne fallait tout de même pas plus d'une heure pour prendre une douche, se maquiller et mettre une robe.

Soupirant une nouvelle fois, Harry s'approcha de la porte et y frappa deux petits coups.

- Chérie, qu'est-ce que tu traficotes là-dedans ?

- J'arrive dans cinq minutes ! répondit-elle. Est-ce que les enfants sont prêts ?

- Lily et Gabriel sont dans le salon en train de nous attendre. Je vais voir ce que fait James ! Il est enfermé dans sa chambre depuis un bon bout de temps.

- Très bien, je vous rejoins en bas !

- D'accord !

Harry quitta la chambre et se dirigea vers la porte de celle de James. Y frappant deux petits coups, il entendit son fils grogner :

- Ouais, entrez !

Le Survivant ouvrit la porte et entra dans la pièce trouvant son fils devant le miroir de sa salle de bain occupé à se battre avec le nœud de sa cravate. Harry sourit d'un air quelque peu nostalgique en se disant que ses enfants avaient déjà bien grandis.

James était devenu un bel homme, grand et fort dotée de l'intelligence de sa mère et de son caractère si doux si aimant. Albus Severus était déjà un adolescent au caractère bien trempé, un peu rebelle comme Harry lui-même l'avait été. Lily, sa douce Lily, allait bientôt entrer à Poudlard et prendre tout doucement ses distances avec ses parents.

Quant à Gabriel, tout était encore à faire avec le petit garçon de presque deux ans.

Harry s'approcha de son fils aîné et constata que celui-ci s'était aussi coupé en se rasant. Se munissant d'un flacon de baume cicatrisant, le Survivant en application sur le menton du jeune homme.

- J'ai l'impression que c'était hier que je te donnais ton premier biberon, dit-il avec nostalgie.

- J'ai bien grandit depuis lors, sourit James.

- C'est ce que je constate, en effet ! souffla son père en lui faisant son nœud de cravate. Tu deviens un homme avec toutes les responsabilités que cela implique.

- Je sais, mais je resterais ton fils malgré tout !

- A jamais, renchérit Harry. Et voilà ! fit-il lorsque le nœud de cravate fut fini.

- Super, merci !

- A ton service fiston ! Je t'attends en bas !

Harry allait quitter la pièce quand James l'interpella.

- Il y a une chose dont j'aimerais te parler, si tu as quelques minutes à m'accorder.

- Tu sais bien que j'ai toujours du temps pour toi, s'exclama le Survivant en s'installant aux côtés de James au bord du lit. Alors, de quoi voulais-tu me parler ?

- Tu sais, avec Tara, ça fait un peu plus de deux ans que l'on sort ensemble maintenant bien que ce ne soit officiel que depuis peu.

- Oui, continue, l'encouragea son père en voyant son hésitation.

- Et bien, j'aimerais beaucoup qu'il ait un véritablement engagement entre Tara et moi.

- Tu penses au mariage, s'enquit Harry.

- J'y ai pensé, c'est vrai, avoue le jeune homme, mais Tara m'a bien fait comprendre que le mariage n'était pas une option pour elle, pour le moment. Tara préfère que l'on apprenne vraiment à se connaître avant de faire un tel projet.

- Elle a raison, vous êtes encore un peu jeunes pour vous marier, constata son père.

- Moi, je ne trouve pas ! Après tout, tu t'es bien marié à mon âge papa et cela vous a plutôt bien réussi à maman et toi.

- C'est vrai que ta mère et moi nous sommes mariés très jeunes et que nous avons eu notre premier enfant très vite après, mais tu dois te mettre en tête que l'époque était toute autre. La guerre venait tout juste de se terminer et je peux t'assurer que j'étais bien heureux d'en avoir échappé ainsi que Siri et tant d'autres.

« Epouser ta mère m'avait semblé tellement logique à ce moment-là. J'avais perdu dix-sept ans de ma vie à cause d'un seul homme. Je voulais vivre pleinement toutes les années qu'il me restait à vivre et cela commençait par avoir Siri à mes côtés chaque jour que Merlin fait.

Aujourd'hui, les temps ont changés. L'époque n'est plus la même. On vit à présent dans un monde en paix et les jeunes de maintenant n'ont pas cette peur de savoir qu'ils peuvent mourir d'un jour à l'autre. Tu as toute la vie devant toi James, alors savoures en chaque instant et surtout, prends ton temps, rien ne presse. »

Le jeune homme resta silencieux quelques instants. Il savait que son père avait tout à fait raison. Que Tara et lui avaient encore bien des années devant eux pour penser mariage et enfants, mais James savait une chose : le temps était compté.

Bientôt, tout allait changer et le jeune homme ne savait pas du tout où cela le mènerait. Il ne savait pas de quoi demain sera fait. L'échéance approchait à grands pas, mais la peur lui tiraillait le ventre. Et si tout ne se passait pas comme Tara l'avait prévu, si tout se terminait en désastre ?

James avait peur de la perdre, peur que tout ne s'arrête avant qu'ils n'aient eu le temps de vivre Tara et lui. Peur que tu ne s'arrête avant qu'il n'ait eu l'occasion de l'aimer comme Tara le méritait. Le jeune homme soupira et se tournant vers son père, souffla :

- Je compte demander à Tara de vivre avec moi.

- Vraiment, s'étonna Harry. Si tôt !

- Papa, ne commences pas ! J'ai dit que je comptais le lui demander. Si Tara me dit « oui » cela ne veut pas dire que je vais déménager demain. Une vie à deux cela demande tout d'abord de la réflexion et ensuite, de la préparation. Je ne compte dons pas quitter la maison avant l'été prochain, ne t'en fais pas.

- Oh, moi je ne m'en fais pas, mais c'est plutôt à ta mère que tu vas avoir à faire. Je ne suis pas sûr qu'elle sera aussi tolérante que moi, sourit le Survivant.

- De toute façon, je doute que Tara me dise « oui », soupira le jeune homme. Ses parents désapprouveront à coups sûr et elle me dira qu'elle préfère encore attendre quelques mois avant de se lancer.

- Tu verras bien ! Bon, aller ! s'exclama Harry en se levant. Il est bientôt l'heure, il ne faut plus traîner maintenant.

Les deux hommes descendirent et se rendirent dans le salon où les attendais patiemment Lily et le petit Gabriel.

- Où est maman, demanda la jeune fille à son père.

- Elle ne va plus tarder, ne t'en fais pas ! sourit-il en prenant son fils dans les bras.

- Je suis là, s'exclama Siri.

Le Survivant se retourna et resta bouche bée. Sa femme était tout simplement magnifique habillée d'une robe en mousseline de couleur argent, lui arrivant jusqu'aux pieds, d'où étincelaient de petites paillettes noir. Siri avait bouclé ses longs cheveux châtains qui tombaient en cascade dans son dos. Légèrement maquillée, la jeune femme était radieuse.

- Tu es sublime, lui souffla son mari en l'embrassant tendrement.

- Merci !

- On dirait une fée, s'exclama Lily toute en admiration devant la beauté de sa mère.

- Mais c'est une fée, sourit James en venant embrasser sa mère sur la joue.

- Vous êtes des anges ! dit-elle un magnifique sourire sur les lèvres. Nous y allons ?

- Puisqu'il le faut !

- Harry, il faut que tu fasses un effort, le réprimanda sa femme, lui prenant le bras.

Au même moment, Manoir Jones…

Tom Jedusor n'était arrivé au manoir que quelques minutes plus tôt. Il avait bien reçu le Patronus de sa fille lui demandant de rentrer immédiatement sinon Tania se ferait un plaisir d'en faire de la chaire à dragon. Le Lord avait donc quitté précipitamment le banquet d'Halloween de Poudlard, après avoir salué Thomas et Albus Severus.

L'ancien Mage étant déjà habillé de pieds en cape, attendait patiemment dans le salon en compagnie de son cher beau-père le reste de la petite famille.

- Alors, comment se passe les cours, questionna le vieil homme en le regardant par-dessus ses lunettes en forme de demi-lunes.

- Très bien, répondit Tom. Je n'ai eu aucun mal à imposer mon autorité aux élèves. Je dois dire que la plupart sont déjà à un excellent niveau de magie défensive.

- Il est vrai que les jeunes sorciers de notre époque évoluent beaucoup plus vite que ceux des précédentes générations, concéda Albus.

- La magie est un élément en constante évolution, approuva le Mage Noir.

- Et tout se passe comme tu le veux avec tes collèges ?

- Je dois dire que j'ai quelques petits problèmes de bonne entente avec l'un ou l'autre, mais rien de bien fâcheux.

- Comme avec Drago Malfoy, par exemple ?

Tom posa pour la première fois le regard sur le vieil homme. Celui-ci avait posé sa question sur un ton qui s'était voulu anodin, mais le Lord n'était pas dupe. Il s'était douté que Dumbledore l'avait forcé à prendre ce poste de professeur dans le seul et unique but de pouvoir avoir une certaine emprise sur lui.

- Je suppose que vous teniez vos informations de ce cher Severus, dit-il d'une voix à peine plus haute qu'un murmure.

- En effet ! Tu devais quand même bien te douter que je garderais un œil sur toi, sourit Dumbledore.

- Bien sûr Albus, c'était évident, mais vous oubliez une chose !

- Ah oui, et laquelle, je te prie ?

- Vous oubliez que d'ici quelques années, vous retournerez six pieds sous terre et je serais enfin débarrassé de vous.

Le Lord se leva avec habilité et quitta la pièce sans même attendre un quelconque commentaire de son cher beau-père. Tom monta à l'étage, voir si la petite Tessa ne faisait pas de bêtises, toute seule dans sa chambre. Il constata qu'en fait, sa fille était tranquillement occupée à joue avec son dragon miniature.

- Tu es bien sage, fit-il en la prenant dans ses bras.

- Tu étais où, demanda la petite en nichant sa tête dans le cou de son père.

- A Poudlard. Tu sais, l'école de magie ?

- Oui, je pourrais venir avec toi demain ?

- Non, ma puce, tu es encore trop petite ! rigola le Mage en l'embrassant sur le front.

- Quand alors ? Tout le monde y va sauf moi ! souffla-t-elle la moue boudeuse.

- Encore quelques années et ensuite, tu pourras venir avec moi, d'accord ?

- Tu me le promets ? demanda-t-elle en retrouvant le sourire.

- C'est promis.

La porte s'ouvrit sur la première fille du Lord qui semblait avoir fini de se préparer. Elle entra dans la pièce, le sourire aux lèvres. Tara était, comme toujours, ravissante. La jeune femme avait mis une longue robe de velours bleu nuit serrante à la taille et bouffante au jupon laissant les épaules nues. Ses cheveux étaient savamment coiffés en un chignon complexe retenu par une broche d'argent en forme de serpent aux yeux d'émeraude.

- Vous voilà, s'exclama-t-elle en embrassant sa petite sœur et en posant la main sur l'épaule de son père. Je me demandais où tu étais passé !

- Tu es très belle, complimenta Tom.

- Tu n'es pas mal non plus, taquina-t-elle avec un regard espiègle. Maman aimerait que tu accueilles les Potter avec non, alors il faut que tu sortes de ta tanière.

- Cette soirée était-elle vraiment nécessaire ? soupira le Lord.

- Pas vraiment non, mais cela peut toujours être divertissant. Fais un effort !

- Je vais essayer, mais je ne te promets rien, acquiesça Tom en suivant sa fille jusqu'au rez-de-chaussée.

- C'est déjà mieux que rien !

- Au fait, maintenant que j'y pense, s'exclama-t-il, je n'ai pas encore vu Théo. Tu sais où il est encore passé ?

- Il est parti chercher une amie ! Apparemment, il voudrait nous la présenter ce soir ! informa Tara d'un vague signe de la main.

- Je ne savais pas qu'il avait une petite amie ! s'étonna son père.

- Moi non plus ! Je n'en savais rien !

- Etrange, je croyais que vous vous disiez tout, tous les deux, je me trompe !

- C'est ce que je croyais aussi, soupira la jeune femme, mais je ne dois pas en vouloir à Théo. Après tout, moi aussi, il y a des choses que je ne lui dis pas.

L'ancien Seigneur Noir n'eut pas l'occasion de demander à sa fille qu'elles étaient ces choses qu'elle ne disait pas à son frère car sa femme arriva plus rayonnante que jamais. Elle portait cette fameuse robe pourpre qu'elle avait mise le soir de ce fameux bal de présentation aux fidèles partisans du Lord, il y avait près de vingt ans de cela.

- Le rouge te va à merveilles, Tania, lui dit-il en s'approchant d'elle et en replaçant l'une de ses mèches de cheveux derrière son oreille.

- Merci, répondit-elle rougissant quelque peu avec une étrange sensation de déjà-vu.

Le Lord lui proposa son bras alors que les bruits de plusieurs transplanages se faisaient entendre au dehors. Aussitôt après, on tambourina légèrement à la porte. Albus Dumbledore, en hôte parfait, alla ouvrir et s'exclama joyeusement :

- Mais entrez donc ! Quel plaisir de vous revoir !

- Merci Albus, dit Siri en l'embrassant sur les deux joues.

- Comment vous portez-vous ? s'enquit Harry en le saluant d'une ferme poignée de mains.

- On ne peut mieux, mon cher ami, on ne peut mieux ! Mais entrez, entrez ! Ne restez pas sur le pas de la porte !

Les Potter entrèrent donc, chaleureusement accueillis par les membres de la famille Jedusor.

- La décoration est superbe ! complimenta Siri en prenant Tania par le bras.

- Merci, mais les jumeaux m'ont bien aidée !

- Bonsoir, fit le Survivant en serrant fortement la main de Tom derrière qui se cachait la petite Tessa. Elle est ravissante, souffla Harry en lui souriant.

- Et très timide surtout ! Tessa n'est pas encore très habituée à voir des étrangers venir chez nous.

- Papa, s'exclama la petite Lily en attirant l'attention de son père en le tirant par la main. Est-ce que je peux aller jouer avec Tessa et Gabriel ?

- Mais bien sûr, tant que vous ne faites pas de bêtises, rigola le Survivant.

Les trois jeunes enfants déguerpir sans même dire merci. Tom rigola de bon cœur en secouant la tête :

- Aller viens Harry, allons rejoindre nos femmes !

- Je te suis !

Les deux hommes allèrent jusqu'à la salle de réception où se trouvaient déjà leurs épouses ainsi qu'Albus Dumbledore. Tara et James se retrouvèrent donc quelques instants seuls.

- Ce n'est pas trop tôt, souffla le jeune homme. J'ai cru qu'ils allaient rester planter là à nous surveiller.

- Mais, non ! Tu te fais des idées ! sourit Tara en s'approchant de lui pour déposer un tendre baiser sur les lèvres de son amoureux.

- Ca m'avait manqué ! Une semaine sans te voir et c'est la fin du monde, dit-il en l'embrassant de nouveau pour le plus grand plaisir de sa belle.

- A moi aussi ! J'ai une surprise pour toi ! s'exclama-t-elle, radieuse.

- Ah oui ! Et est-ce que je peux savoir ce que c'est ?

- Bien sûr ! sourit Tara en passant les bras autour de son cou. J'ai réussi à convaincre mes parents de nous laisser aller en week-end dans un petit coin tranquille.

- Tu es sérieuse ?

- Très sérieuse ! Le week-end prochain, je t'emmène à l'écart de tout et je serais toute à toi !

- L'idée est très intéressante. T'avoir rien qu'à moi pour trois jours et deux nuits, cela me tente bien, en effet !

Le jeune Potter l'embrassa avec fougue et passion, ses mains glissant jusqu'à la chute de ses reins pour la rapprocher de lui plus encore. Il demanda à approfondir leur échange et leurs langues se mirent à jouer l'une avec l'autre jusqu'à ce qu'ils aient le souffle court.

- Je t'aime, lui dit Tara en caressant sa joue du bout des doigts.

- Pas autant que moi, je t'aime, répondit-il en la serrant tout contre lui.

Ils restèrent ainsi quelques instants, à savourer simplement la présence de l'autre. La porte d'entrée s'ouvrit à nouveau. Théo entra, accompagné d'une jeune femme de leur âge. Elle était une tête plus petite que lui, brune aux yeux verts, son visage aux jolis traits lui donnait un air doux. La jeune inconnue était assez mignonne, habillée d'une simple robe noir lui arrivant jusqu'aux genoux, les cheveux tombant en cascades sur ses épaules.

- Ah vous êtes là ! s'exclama Théo en apercevant son meilleur ami et sa jumelle, toujours tendrement enlacés.

- Salut Théo, fit le jeune Potter en lui faisant l'accolade. Comment vas-tu ?

- Tu ne nous présentes pas ta charmante amie ? lui demanda Tara en s'avançant vers celle-ci. Je suis Tara, la sœur jumelle de Théo, se présenta-t-elle en lui tendant la main.

- Oui, je sais qui tu es, sourit la jeune inconnue. Théo m'a beaucoup parlé de toi. Je m'appelle Jessica Torbay, se présenta-t-elle en serrant la main tendue de Tara. Je suis ravie de faire enfin ta connaissance.

- Moi de même, répondit la jeune Jedusor en fronçant imperceptible les sourcils.

- Jess, laisse-moi te présenter mon ami de toujours, et accessoirement le petit ami de ma sœur, James Potter.

- Ravi de te rencontrer, fit simplement le jeune homme en lui serrant la main.

- Pareillement. J'ai beaucoup entendu parler de toi et de ton père.

- Et si nous allions rejoindre nos parents, s'exclama Tara en prenant James par le bras. Je suis sûr qu'ils vont t'adorer, ajouta-t-elle à l'adresse de Jessica.

- Tu le crois vraiment, fit celle-ci pleine d'espoir.

- Oh, mais j'en suis certaine, sourit la jeune Jedusor en leur faisant signe à elle et à son frère d'ouvrir la marche.

Les quatre jeunes gens gagnèrent la salle de réception où leurs parents et Albus Dumbledore étaient déjà en grandes conversations. Les apercevant, Tom Jedusor fit à l'adresse de sa fille et du jeune Potter :

- Nous nous demandions ce que vous étiez en train de fabriquer, tous les deux.

- Rien qui ne te concerne, papa, rétorqua Tara alors que James et elle prenaient place aux côtés du Mage Noir.

- Et qui est cette charmante jeune femme que tu nous amènes, interrogea Harry alors que Théo lui serrait la main.

- Voici ma petite amie, Jessica Torbay, la présenta le jeune Jedusor.

- Enchantée de faire votre connaissance, s'enthousiasma Tania, mais installez-vous, je vous en prie !

Théo et Jessica prirent place en face de Tara et de James, juste à côté du couple Potter, une fois les présentations faites.

- Dis-moi Théo, reprit Tania, depuis quand Jessica et toi vous fréquentez-vous ?

- Depuis environ deux ans maintenant, répondit-il en jetant un coup d'œil à sa sœur. Je ne vous en ai pas parlé parce que je ne savais pas trop où cette relation allait nous mener, Jess et moi.

- Et comment vous êtes-vous rencontré ? intervint Albus Dumbledore.

- Question intéressante, s'immisça Tara, parce qu'il ne me semble pas avoir connu de Jessica Torbay à Poudlard. En tout cas, ça ne me dit absolument rien et pourtant, j'ai une excellente mémoire.

- Allons, allons, soupira Siri. Ne commencez pas à ennuyer cette pauvre jeune femme avec toutes vos questions. Laissez-la respirer un peu !

- Oui, c'est vrai ! acquiesça la jeune Jedusor. Les questions seront pour plus tard. J'ai une faim de loup.

Tania apporta le repas et les invités purent être servis. Les conversations reprirent leur court tranquillement.

- Je ne vois pas l'intérêt de cette réforme, s'exclama Albus Dumbledore. Après tout, l'enseignement donné aux jeunes sorciers et sorcières à Poudlard et l'un des plus complets et l'un des meilleurs au monde. Alors, je ne comprends vraiment pas pourquoi l'on veut rajouter des matières supplémentaires qui, somme toute, me semblant inutiles.

- Je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous Albus, intervint Harry Potter. Vous dites que l'enseignement donné à Poudlard et l'un des meilleurs au monde. Certes, je ne le conteste pas, mais il y a quand même un ou deux cours qui devraient être abandonnés.

- Et lesquels à ton avis ?

- Ceux de Divination et de Soins aux créatures magiques qui sont, à mon point de vue, totalement inintéressant.

- Ca c'est bien vrai, enchérit Théo. J'ai fait de la Divination pendant un an et cela m'a suffi pour toute une vie.

- Et vous oubliez l'Etude des Moldus, s'exclama Tom. Je n'ai jamais compris ce que l'on pouvait de trouver d'intéressant chez ses personnes qui ne sont dotées d'aucun talent magique.

- De toute façon, cela disparaîtra un jour ou l'autre, mentionna James. Vous savez, Monsieur Jedusor, à Poudlard, il y a de moins en moins d'élèves qui choisissent l'Etude des Moldus et lui préfère des cours bien plus enrichissant comme l'Etude des Runes.

- Je ne suis pas d'accord, s'exclama Dumbledore. Etudier le monde des Moldus évite de faire de cette différence qui existe entre les sorciers et les Moldus une arme contre ces derniers. Vous savez tout comme moi que bon nombre de sorciers a un jour voulu dévoiler au grand jour notre monde aux Moldus et cela a presque toujours fini en carnage.

- Je t'en prie grand-père. Tu sais aussi bien que moi que les Moldus n'ont pas besoin de nous pour se battre les uns les autres. Ils sont assez bêtes pour créer des armées et des armes de destruction massive comme ils appellent ça ! se moqua Tara en buvant une gorgée de vin.

- Je ne vois pas ce qu'il peut y avoir de mal en voulant protéger son pays, intervint Théo en foudroyant sa sœur du regard.

- Parce que tu appelles ça « protéger son pays », ricana sa jumelle. Ouvre un peu les yeux Théo. Les Moldus sont bien plus dangereux envers leurs semblables que nous autres, sorciers. Il suffit de prendre un bon vieux livre relatant leur histoire pour se rendre compte qu'ils ne savent faire rien d'autre que de se taper sur la tête.

- Et que faudrait-il faire selon toi ? s'enquit-il.

- Les laisser continuer, fit la jeune femme avec un geste de la main qui signifiait bien que cela ne l'intéressait point. Après tout, moins il y en a mieux c'est. Personnellement, les Moldus me font pitié.

- Tara, s'écria sa mère, tu devrais avoir honte de dire des choses pareilles.

- Je ne crois pas non ! rétorqua la jeune femme. Je ne suis pas la seule à penser ainsi. Je pourrais citer plusieurs grands sorciers qui ont un jour pensé que les Moldus ne méritaient qu'une seule chose : être réduit en esclavage. Et je pourrais commencer avec toi, grand-père.

- Il est vrai qu'à une époque, j'avais des rêves de pouvoir, de grandeur et d'immortalité, mais je me suis un jour rendu compte que cette voix ne mène qu'à la désolation et la mort. N'aie pas pitié des morts, Tara. Aie plutôt pitié des vivants et surtout de ceux qui vivent sans amour.

Harry Potter échangea un bref regard avec le vieux Mage. Celui-ci lui avait dit les même paroles le jour où, dans la forêt interdire, il s'était laissé tuer par Voldemort et avait revu Albus Dumbledore a – ce qui lui avait semblé être à l'époque – le gare de King's Cross, dépourvue des trains.

- Je pense que nous avons parlé assez politique et des Moldus pour tout le reste de la soirée, vous ne trouvez pas, lança Siri à la cantonade pour alléger l'atmosphère.

- Maman a raison, sourit le jeune Potter. Nous devrions plutôt parler de l'instant présent.

- Tout à fait d'accord ! renchérit son père. D'ailleurs, il y a une chose que j'aimerais savoir sur vous Jessica.

- Ah oui, s'étonna la jeune femme qui était restée étrangement silencieuse durant la conversation sur le monde des Moldus. Et qu'est-ce que c'est ?

- Et bien, j'aimerais que vous nous disiez ce que vous avez entrepris comme études. Après tout, Théo fait une maîtrise en potions, James en droit magique et Tara, une formation d'Auror avec moi-même, mais et vous ?

- Oh, moi, je fais des études de médecine, répondit la jeune femme apparemment ravie que l'on s'intéresse à elle.

- Ce ne sont pas les études les plus faciles à entreprendre, remarqua Tom. Il faut beaucoup de travail et de courage pour en venir à bout.

- Je le sais et c'est pour ça que j'y investis toutes mes capacités. Sauver des vies est vraiment très important pour moi. Je trouve que c'est un bon moyen de rendre service à la communauté.

- C'est tout à votre honneur !

- Merci Monsieur Jedusor, sourit Jessica.

- Tu étudies donc à l'Académie magique alors, remarqua James.

- Non, pas du tout ! répondit la jeune femme s'attirant sur elle des regards étonnés.

- Mais où étudies-tu alors ? questionna Siri les sourcils froncés.

- Oh heu, je…balbutia-t-elle en commençant à rougir.

- Cela a-t-il vraiment de l'importance, intervint Théo pour la première fois. Jessica est Française d'origine. Elle y a fait toutes ses études !

- Vraiment, s'enthousiasma Albus. J'ai toujours trouvé que la France était un pays fabuleux. Vous y avez vécu longtemps ?

Jessica parla avec un plaisir non dissimulé de son enfance et de son adolescence passées en France avant que ses parents n'aient dû venir s'installer en Angleterre à cause du travail de son père. Tara ne quittait pas des yeux la jeune femme ce qui la mettait mal à l'aise ainsi que Théo. N'en pouvant plus de son regard inquisiteur posé sur elle, Jessica interpella la jeune Jedusor en s'exclamant :

- Excuse-moi Tara, mais il y a quelque chose qui te tracasse.

- Pourquoi dis-tu cela ? murmura-t-elle d'une voix peu amicale.

- Et bien, tu ne cesses de me fixer depuis tout à l'heure et je dois avouer que cela me gêne un peu.

- Pardonnes-moi si je t'ai mis dans l'embarras, Jess, ricana Tara en accentuant le surnom de la jeune femme, mais je me demandais quand est-ce que tu allais être honnête avec les personnes autour de cette table ?

- Je…Je ne comprends pas ! répondit-elle en n'arrivant pas à soutenir le regard de Tara.

- Bien sûr que si tu comprends très bien de quoi je parle. En revanche, ce que j'ai moi-même du mal à comprendre c'est comment tu as osé amener cette fille chez nous Théo.

- Tara, s'il te plaît…ne fais pas ça ! implora son jumeau.

- Tara, mais de quoi parles-tu ? s'exclama Harry Potter.

- Tu vas très vite comprendre Harry, rigola la jeune Jedusor. Tout à l'heure, je me suis étonnée du fait que je ne me souvenais pas d'une Jessica Torbay à Poudlard et ce, pour la simple est bonne raison qu'il n'y en a jamais eu, n'est-ce pas Théo ?

- Arrête s'il te plaît !

- Ce serait plutôt à moi de te dire ça, s'indigna Tara en se levant brusquement les deux mains posées à plat sur la table, le regard brillant d'une lueur écarlate. Comment as-tu eu l'audace de nous la présenter ? Torbay, je ne connais aucune famille de sorciers portant ce nom !

- Maintenant que tu le dis, lança Tom, je ne pense pas en connaître non plus.

- Et tu aurais bien du mal, papa, dit la jeune Jedusor d'une voix glaciale. Quand je t'ai serré la main dans le hall, reprit-elle à l'intention de Jessica, je n'ai rien senti émaner de toi. C'était le vide total. Alors soit tu es une sorcière extrêmement douée pour cacher ta magie soit tu n'en as tout simplement pas.

Il y eut des exclamations de surprise alors que Tara faisait le tour de la table pour aller se poster derrière Jessica et tirer brusquement sa chaise en lui criant :

- Lèves-toi !

- Tara, s'écria Théo, si tu lui fais le moindre mal, je…

- Tu quoi ? le coupa sa jumelle en sortant sa baguette magique de Merlin savait où et de la pointer sur son frère. Maman et surtout toi papa, reprit-elle quand Théo leva les mains en signe de réédition, laissez-moi vous présenter Jessica Torbay, la fille aînée Moldu du boulanger de notre village chez qui il arrive à Thomas d'aller pour jouer avec le plus jeune des fils.

Théo ferma les yeux d'effroi alors que la réaction de son père ne se faisait pas attendre. Celui-ci se leva d'un bon furieux et fit le tour de la table en courant presque pour aller empoigner son fils et de le plaquer contre le mur le plus proche.

- Qu'est-ce qui t'as pris d'amener cette Moldue sous mon toit ? fulmina-t-il.

- Je pensais que tu aurais pu l'accepter, pour moi…

- Je ne te savais pas stupide à ce point Théo, cracha le Mage Noir.

- Tu as bien réussi à accepter que James Potter sorte avec ta fille, alors pourquoi ne pourrais-tu pas faire pareille ?

- Tout simplement parce que ce n'est pas comparable, s'indigna Tom en resserrant sa poigne. James Potter a beau être le fils de mon meilleur ennemi, il n'en reste pas moins un des sorciers les plus doués de sa génération et je le respecte assez pour ça. Mais ne me demande pas de faire entrer des Moldus, ces êtres inférieurs et inutiles, dans notre famille. JAMAIS !

- Je vous en prie, s'écria Jessica ? Arrêtez, ne lui faites pas de mal !

- Il est mon fils et j'ai sur lui tous les droits ! rétorqua le Lord en relâchant Théo. Tu l'as mets toi-même dehors, reprit-il à l'intention de son fils, et estimes-toi heureux que je ne fasse pas la même chose avec toi. Et, dernière chose, je ne veux plus que tu la revoies, jamais, est-ce clair ?

- Je n'arrêterais pas de la voir, rétorqua le jeune homme en foudroyant son père du regard. Je suis amoureux d'elle.

- Qu'est-ce que tu viens de dire ? murmura Tom d'une voix des plus menaçantes.

- Tom, pas de débordements, prévint Harry.

- Ne t'en fais pas, je ne vais pas tuer mon propre fils et je n'irais pas me salir les mains à toucher une Moldue, s'indigna le Lord. Théo, mon fils, il faut vraiment que quelqu'un te remettes les idées en place.

L'ancien Seigneur Noir lui décrocha alors une droite en pleine mâchoire qui fit d'écrouler le jeune homme.

- Tom, s'écria Tania. Veux-tu essayer de te contrôler ?

- Pardonnes-moi, mais il l'a bien cherché ! Tomber amoureux d'une Moldue.

Jessica voulut aider Théo à se relever, mais Tara l'en empêcha, la saisissant par les épaules avant de jeter un regard entendu à son père et de déclarer en disparaissant dans un crac sonore :

- Je m'occupe d'elle !

Et voilà encore un chapitre, j'espère qu'il vous a plût !

A bientôt pour la suite !

Et n'oubliez pas les reviews.

Bises

Diabo