Note(s) : Pour celles qui m'ont ajoutés en favoris, en alerte ou encore commenter : je vous remercie vivement ! Pour aujourd'hui, ce sera « Pytki » ! ce mot signifie « Tortures » en russe, du moins c'est ce que Google Traduction dit hein ? Après...
Sur ce, bonne lecture !
- Celui qui lie l'amour et l'horreur a déjà aimé -
II. Pytki
Les traîtres s'infiltrent partout, dans les recoins les plus sombres jusqu'à ce qu'ils se dévoilent et m'attaquent par dizaine. Je n'ai pas le choix. C'est soit ça, soit la mort. Mes genoux pliés contre le sol, les mains sur la tête, je me tais.
Bien sûr mes appareils auditifs se sont cassés alors en plus de l'ouïe de perdue, je ne comprend pas non plus leur langue : le hongrois, mais le principal est là: la torture.
La torture pour apprendre, se servir puis finalement tuer.
Ce n'est pas la première fois que je la subirai.
Je ne dis rien et baisse la tête, m'avouant vaincu pour qu'ils me croient inoffensif. C'est sûrement une bonne idée vu qu'ils ne me touchent pas et continuent à parler. Au bout d'un moment, le chef arrive. Je l'épie, je l'analyse mais je ne dis rien. Ce n'est pas pour maintenant. C'est trop tôt.
Je cherche Natasha des yeux, le plus discrètement possible, ainsi je n'en dis rien sur sa position. Je ne fais rien pour la mettre en péril.
C'est alors que je la vois. Elle est là, accrochée aux barreaux du plafond, là où j'étais au début de l'opération. Elle fait des signes avec ses fines mains, je ne comprend pas donc elle les refait avec lenteur mais un éclair m'éblouit et je tombe. Le noir m'engouffre dans ses limbes et mord enfin à pleine dents mon esprit.
« Je reviendrai te chercher, mort ou vif. »
Elle s'était cachée derrière eux, et avait signé comme une enfant qui butait sur ses mots mais le résultat était là.
Le langage des signes était sûrement quelque chose dont elle ne s'attendait pas à devoir apprendre pour que nous travaillions ensemble mais c'était comme ça.
Elle avait dû faire avec, et malgré ma honte, elle avait accepté et réussit avec brio à apprendre les gestes de bases. Elle connaissait l'alphabet par cœur, c'était déjà ça. Alors lorsqu'elle ne savait pas signer un mot, elle l'épelait. Et c'est ce qu'elle avait fait.
« Je reviendrai te chercher, mort ou vif. »
