Note(s) : J'espère que ce drabble ne vous dégoûtera pas tant que ça. Rappellons-nous simplement, qu'avant tout, Clint est un criminel. Nous ne savons pas ce qu'il a fait exactement pour recevoir ce "titre", alors j'ai imaginé ce qui aurait pu expliquer ça. Avec quelques penchants vers le "gore" j'avoue mais ça, je le prend sous ma responsabilité haha !
Ce drabble "Voyny" signifie "Guerres".
- Celui qui lie l'amour et l'horreur a déjà aimé -
IV. Voyny
Le liquide vermeil découle jusque sur sa gorge. Une maigre plainte sort de sa bouche. La flèche plantée dans son œil, un gargouillement presque inaudible accompagne les bulles de sang qui sortent de son orbite et de ses lèvres. Je penche la tête sur le côté et l'observe. Il est … une victime parfaite et sa mort l'est encore plus. Peut-être devrait-il me remercier, je ne sais pas, en tout cas un rire retentit autour de moi et je comprends alors que c'est le mien lorsque Natasha m'adresse un regard inquisiteur.
Je retourne à ma situation après lui avoir adressé un sourire. Des fois, je sais que je lui fais peur mais c'est bizarre, je n'aime pas ça. Je n'aime pas lorsqu'elle a peur de moi. J'arrête de contempler l'homme et me contente de balayer l'espace qui se trouve autour de nous, afin de chercher l'objet de notre requête.
J'entends le fracas que fait Natasha en cherchant le document mais je ne dis rien. Je sais que cette mission l'énerve, pourtant je sais que cette mission lui a tout autant plu que moi.
Soudain Natasha m'appelle et me dit de regarder quelque chose. Je me tourne et voit le contenu de notre dur labeur dans ses mains tachetées de sang.
Elle est si belle.
Un micro-sourire agite ses lèvres. Elle glisse le dossier dans un rouleau avant de le fermer avec un bout de caoutchouc. Plus rien ne pourra l'abîmer. Elle me lance alors le document. Je l'attrape puis fais passer la bandoulière de mon sac sur le ventre du type pour mettre notre récompense dedans. Rapidement, j'attrape la flèche plantée dans son œil et tire un coup sec. Un affreux bruit de succion retentit alors que le globe oculaire semble s'être accroché au bout de la tige. Sa mort m'exaspère, j'aurais espéré qu'il soit plus tenace.
Secouant pensivement la flèche, Natasha passe la porte avec une grâce naturelle, ses hanches se balançant au gré de ses mouvements. Elle s'arrête, se tourne puis me regarde avec ce flegme qui lui va si bien.
Je garderai tout de même un bon souvenir de Budapest.
