Bonjour!
Vraiment désolée pour la mise à jour tardive, j'ai oublié de vous prévenir lors du dernier chapitre que les vacances scolaires allaient commencer (c'est fait d'ailleurs) et que, comme durant chaque vacances, je suis un peu moins dispo lorsque je suis à la maison avec mes loulous.
Marine et Titine, merci à toutes les deux pour les reviews.
Merci à Tracie, ma beta pour sa relecture.
Sur ce je vous laisse avec le nouveau chapitre.
La fic appartient à Mrstrentreznor
APOLOGIES
Chapitre 12 : Livres et motos
Elle rentra chez elle et prépara un rapide plat de pâtes pour le dîner de Charlie. Elle n'avait pas si faim que ça, alors elle repoussa son repas autour de l'assiette et réfléchit à la façon dont Paul avait défini son caractère.
Elle regarda soudainement Charlie. Il était son père il la connaissait mieux que personne. Il lisait le journal et mangeait d'une main. Buvant sa canette de bière de temps en temps.
« Papa… Est-ce que je peux te poser une question ? »
Charlie fit une sorte de bruit qu'elle prit pour un accord.
« Est-ce que tu penses que je fais des choses parce que je crois que je devrais les faire… Pas parce que c'est ce que je veux vraiment faire ? »
Charlie leva les yeux sur elle et n'eut aucune expression durant une seconde. « Qu'est-ce tu veux dire Bells ? »
Elle lui répéta la question. « Aujourd'hui, quelqu'un m'a dit que je faisais les choses parce que je crois que je devrais les faire. C'est vrai ? »
« C'est un ami à toi ? » Vérifia Charlie.
Etait-il un ami ? « Oui. » Admit-elle avec précaution.
Il la regarda comme s'il y réfléchissait puis dit, « Hmm. » C'était comme s'il venait juste de comprendre quelque chose.
« Quoi ? » Demanda-t-elle.
« Cette personne est un bon ami ? » Interrogea-t-il.
« Nous sommes proches. » Corrigea-t-elle. Enfin, ils se rapprochaient, certainement.
Il posa le journal. Elle avait toute son attention. C'était rare ils avaient tendance à ne pas parler à table.
« Cette personne doit plutôt bien te connaître… C'est ce que je dirais. "Tu fais les choses parce que je crois que tu devrais les faire", » répéta-t-il. Il secoua la tête, ébahi. « Non, c'est tout à fait toi, avec un grand T. Je ne te voyais pas exactement comme ça avant… Mais… » Il pensa encore. « Non, c'est parfait. » Conclut-il.
Elle fronça les sourcils. « Vraiment ? »
« Tu as toujours été comme ça. Tu as toujours fais ce que les autres attendaient de toi. »
« Quand ? » Insista-t-elle. Elle n'arrivait pas à le voir elle-même.
Charlie se frotta le menton et y réfléchit. « Oh je me souviens d'une de mes préférées. Tu devais avoir 5 ans. Nous étions dehors à La Push, et une des femmes t'avait donné une sucette. Je n'arrive même pas à me souvenir ce que c'était aujourd'hui, mais tu les détestais. » Charlie ricana, perdu dans son souvenir. « Et tu l'as remerciée, poliment. "Oh, je l'adore", As-tu dit. Toute gentille et enjouée. »
« Et… » Couina-t-elle. « J'avais juste des bonnes manières c'est tout. » Grogna-t-elle. Elle ne se souvenait pas de cette histoire.
« Ben sûr, mais tu n'avais pas à la manger. N'importe quel autre enfant l'aurait prise, mise dans sa poche pour plus tard ou pour la donner au chien, ou autre chose. Mais tu t'es assise et tu l'as mangée. Et tu les détestais ! Billy et moi rigolions à cause de la tête que tu faisais. Et ensuite… Tu n'arrêtais pas de lui sourire pendant que tu la mangeais. »
« Bon, j'ai du mal à comprendre le rapport. » Râla-t-elle.
« Tu fais ça tout le temps. » Il secoua le journal pour l'ouvrir ayant clairement l'intention de retourner à sa lecture. Elle fit un petit bruit, signifiant son désaccord.
Il la regarda. « D'accord Isabella. Qu'est-ce que tu fais ici ? » Demanda Charlie.
« Ici ? » Répéta-t-elle.
« A Forks… A vivre avec moi ? »
« Je… » Commença-t-elle, mais Charlie l'interrompit.
« Tu es une ado Bells. C'est de notoriété, juste la façon dont les adolescents sont égoïstes, narcissiques et égocentriques. »
« Oui, je suppose qu'on peut dire ça. »
« Est-ce que tu ne vis pas ici… Avec moi... Parce que tu penses que c'est ce que tu dois faire ? » Charlie attendit simplement que l'idée fasse son chemin. Il mangea quelques bouchées de plus.
Oh Mon Dieu.
Elle n'avait rien à dire pour sa défense.
« Ce que je veux dire, » Poursuivit Charlie, vu qu'elle ne disait rien, « c'est ta dernière année de Lycée. C'est un gros changement pour toi d'avoir emménagé ici à ce moment là. D'autant plus, d'être passée d'un lycée de grande ville à un plus provincial. Un qui n'offre pas de cours supplémentaires, que tu aurais pu vouloir avoir, ou des langues que tu aurais voulu étudier, ou dans lequel la qualité de l'enseignement est peut-être moins bonne. Je ne dis pas que je ne te veux pas ici, j'adore t'avoir ici. Mais tu es là, à vivre avec moi, parce que tu pense que j'en ai besoin, pas parce que c'était la bonne décision pour toi. Et bien sûr, tu fais ce que tu crois que ta mère voudrait, également. Tu la laisses être libre de voyager avec Phil sans qu'elle ait à se soucier de sa fille unique restant seule à la maison, ou essayant de finir son année scolaire pendant que sa mère voyage avec son mari pour son travail. »
OH MON DIEU.
« Je crois que les rares fois où tu as pris position, c'est quand tu as refusé de venir ici durant les vacances d'été. Tu m'as obligé à t'emmener à Disneyland. Plus de pêche, ni d'escapades à La Push. » Il haussa les épaules. « Et je l'ai fait, parce que ce furent les quelques fois où tu as exprimé ce que tu souhaitais. »
OH MON DIEU !
Comment Paul pouvait-il si bien la connaître quand il ne faisait rien d'autre que… La baiser ? Etait-elle si transparente ? Elle ne le pensait pas personne ne le lui avait jamais fait remarquer ça avant.
Puis, elle pensa à ce qu'il lui avait demandé d'autre " Et est-ce que tu fais une fixation sur ces erreurs… Putain, te connaissant, tu le fais sûrement…" Faisait-elle une fixation sur ces choses et sur les erreurs qu'elle avait commise ?
Oui ! Elle était juste assise en ce moment, bloquée sur ce qu'il lui avait dit ce jour-là. Elle avait passé quatre mois, comme un zombie, à ne penser qu'aux raisons de l'abandon d'Edward. Quatre mois ! "Te connaissant…" Avait-il dit… Et il s'avérait qu'il la connaissait. Réellement.
« Bells ? » Charlie la fixait.
« Désolée, papa. Je réfléchissais juste… A ce que tu as dit… Tu as peut-être raison… » Finit-elle à voix basse. Elle fronça les sourcils. Il y avait quelque chose d'autre dont elle devait s'occuper…
« Merde ! Jacob ! J'ai oublié d'appeler Jake. » Elle se dépêcha de jeter son assiette dans l'évier, attrapa le téléphone et composa le numéro des Black. Elle le connaissait par cœur. Elle l'avait fait tellement de fois quand elle pensait que Jake flirtait avec une sorte de secte bizarre. Ce qui était drôle, c'était qu'elle n'avait jamais imaginé la vérité.
« Oui. »
« Salut Jake, c'est Bella. » Elle avait presque dit Izzy, mais c'était le surnom que Paul avait pour elle.
« Bells… Ça va ? »
« Ouais… Bien. » Pourquoi n'irait-elle pas bien ? « Je voulais juste que tu saches que j'avais dit à Paul qu'il pouvait emprunter ma… » La vache… Elle avait oublié que Charlie écoutait ! « … Mon… Livre, » Dit-elle. C'était tellement maladroit. Elle espérait que Jake fût devin et comprenne ce qu'elle voulait dire.
Ce n'était pas le cas.
« Un livre ? » Répéta-t-il, ne comprenant pas. « Tu as prêté un livre à Paul ? »
Elle leva les yeux au ciel. « Oui, tu te souviens des livres… Tu sais… Ceux sur lesquels on a travaillé... Ensemble… »
Silence.
« Les livres… Tu sais… Il y en avait un rouge… »
« Est-ce que Charlie écoute ? » Oh Dieu merci, Jake comprenait enfin de quoi elle parlait.
« Oui, c'est ça. Le livre rouge. »
« Les motos… Tu lui as prêté ta moto ? »
« Oui. Pas de problème. »
« Merde Bells… Je ne pense pas que ce soit une bonne idée. »
« C'est mon… Livre… Et je peux le prêter à qui je veux, » Lui siffla-t-elle à travers le téléphone.
« Bien… Fais comme ça… Je crois juste que tu devrais être plus prudente… Avec ton "livre"… »
« Bien ! Je voulais juste que tu sois au courant, que tu ne crois pas qu'il ait été volé… »
« S'il te plaît, Bells, ne fais pas ça… »
« Faire quoi ? » Demanda-t-elle.
Il soupira profondément. « Bon… A plus tard. » Et il raccrocha.
« Humph, » Dit-elle dans le vide. Puis elle raccrocha à son tour.
Charlie la regarda. « Vous vous disputez encore, tous les deux ? »
« Non, du moins, je ne crois pas… Jusqu'à maintenant. Et qu'est-ce que tu entends par "encore" ? »
« A propos… De livres.. » Ajouta Charlie, un sourcil relevé.
« Oui. »
« Et qui est Paul ? »
« Paul ? » Couina-t-elle. Merde ! Des fois, Charlie remarquait tout. « Paul Lahote… Il est de La Push. »
« Uh-huh. » Charlie plissa les yeux.
« C'est un… Un ami de Jake. » Ajouta-elle, aimablement.
« Uh-huh. Alors il est Quileute ? »
« Oh, oui. »
« Et c'est aussi un de tes amis ? »
Elle avait envie de se tortiller. « Oui, » Admit-elle. C'était comme subir un interrogatoire.
« Uh-huh. Et, est-ce que je vais le rencontrer ? » Insista Charlie.
« Bien sûr… » Elle ne dit pas quand.
N'y pense même pas, pensa-t-elle.
Bon, pas de montée en température aujourd'hui, mais une bonne discussion avec Charlie, j'adore ce chapitre, personnellement.
A quand la rencontre Paul/Charlie? Si Bella le veut bien...
Bizzzzzzzzzzz
Em
