Bonjour!

Ce sera encore un chapitre que vous allez trouver court, mais dans l'ensemble, les chapitres font tous après cette longueur, sachant que l'auteur en publiait un par jour, rythme que je ne peux pas suivre, maheureusement.

Marine, alors, as-tu trouvé ton bonheur chez Mrstrentreznor?

Comme toujours, Tracie, merci pour ta relecture et la correction.

La fic appartient à Mrstrentreznor


APOLOGIES

Chapitre 15 : Bavardages entre filles

Retour au lycée. La nuit dernière, elle avait fait des rêves étranges et délirants, mais elle n'arrivait pas à s'en souvenir. Des bribes apparaissaient dans sa mémoire, comme des morceaux de films. Complètement dans le désordre et flous. Mais elle s'était réveillée en ayant froid, malgré la pile de couverture qu'elle avait sur son lit. Il n'avait dormi qu'une seule nuit dans son lit, mais son corps semblait être en manque de lui. C'était bizarre.

Elle finit par faire sa journée. Mais elle perdait la tête, de plus d'une façon. On était fin mars, début avril, elle aurait ses examens en juin. Elle avait besoin d'être au top et tout ce à quoi elle pouvait penser, c'était lui.

Comment pourrait-elle travailler ? Elle arrivait à peine à se concentrer en classe. Elle était sans cesse étourdie, se rendant compte que tout les autres écrivaient ou faisaient quelque chose, alors qu'elle était assise à fixer le tableau blanc.

Elle aurait dû passer trois ou quatre heures par soir à étudier. Combien d'heures avait-elle passé avec lui cette semaine s'envoyant en l'air avec lui au lieu de travailler ? Elle ne pouvait pas les additionner un paquet d'heures à baiser avec lui.

C'était mal. Il chamboulait toute sa vie.

Elle devait lui dire… Il devait arrêter. Elle avait du travail. Des dissertations à écrire… Des choses… Beaucoup de choses à faire.

Mais ensuite, elle pensa à l'allure qu'il avait quand il était nu. Waouh… A quoi il ressemblait, et à la façon dont il bougeait et ces muscles supplémentaires qu'il semblait avoir… Des muscles… Et ce regard qu'il avait juste avant de jouir… Et… Oh Mon Dieu. Elle était foutue !

Ça ne faisait même pas une semaine ! Comment cela avait pu arriver ? Moins d'une semaine… Franchement.

Et elle l'avait mordu.

Comme si elle n'avait pas assez de ses fluides corporels en elle, il avait fallut qu'elle y ajoute son sang.

Possédée. Elle était possédée. Izzy avait pris le dessus et la pilotait comme si elle était un robot Bella.

« Tu vas bien Bella ? » Entendit-elle, on aurait dit que ça venait de très loin.

Elle leva les yeux et Angela était là, avec un air vraiment inquiet. Mon Dieu ! Elle était assise à la cafétéria et son cerveau déconnait complètement. Arf, elle avait dit déconner ! Dingue Paul la rendait dingue.

Elle fut sans expression durant une minute, puis ensuite, elle se dit qu'Angela était désormais sa seule amie. Peut-être avait-elle quelques conseils pour elle. Elle savait qu'Angela et Ben sortaient ensemble depuis un moment déjà. Ce n'était pas comme si Bella avait beaucoup d'expérience en matière de petit ami il n'y avait eu qu'Edward, en réalité.

« C'est ce nouveau mec, » Avoua-t-elle. « Tu sais, ce mec. »

Angela leva un sourcil.

« Il est juste… Je ne pense qu'à lui. » Gémit-elle à moitié.

Angela se pencha vers elle, avec un air conspirateur. « Je vois ce que tu veux dire, » Murmura-t-elle. « Quand Ben et moi… Avons pour la première fois… Tu sais… Je ne pensais qu'à ça. »

Nom de Dieu ! Angela avait des rapports. La fille du pasteur avait des rapports ! Quand cela était-il arrivé ? Quel genre d'amie elle faisait, celle qui n'était même pas au courant.

« C'est ce… gars superbe ? » Demanda Angela. Elle y avait mis dix voyelles, comme Lauren et Jessica l'avait prononcé.

« Oui, Paul. Il me rend dingue… » Avoua Bella. « Je n'arrive à penser à rien d'autre, ni à faire autre chose. Il me prend tout mon temps. »

« Oh, cette phase va passer, » Dit Angela avec sagesse.

« Je ne crois pas. » Dit Bella, incertaine.

Angela se montrait intéressée, de façon respectueuse.

« Il devient plus exigeant. »

« Plus ? »

« Il veut faire ça trois fois par jour. »

« Trois ? » Angela s'éventa avec sa main. « Par jour ? » Clarifia-t-elle.

Bella hocha intensément la tête.

« Oh Mon Dieu, » Angela s'éventa furieusement. « Vraiment, trois fois ? Je n'étais pas sûre que ce soit possible. »

« Je suis certaine qu'il a joui cinq fois le premier jour… Enfin, je crois que c'était jusqu'au lendemain matin… Sérieusement… Et une fois, je jure qu'il a tenu un long moment, peut-être une heure. »

« Une h-heure ? » La voix d'Angela dérailla au milieu de la question.

Oups. Elle en disait trop maintenant.

« Je ne peux rien faire d'autre, » Bella en était presque au point de se supplier elle-même. « Ça doit s'arrêter. »

« Oh Dieu non, » Dit Angéla avec véhémence. « Ne le laisse pas filer ! »

« Vraiment ? »

« Même s'il en revient à une fois par jour… » Angela avait l'air un peu sous le choc. « Sapristi… Et je suppose qu'il sait ce qu'il fait ? »

« Il sait… » Seigneur. Comment décrire Paul au lit ? « Il est… grand et musclé…tu vois… Et il est extrêmement fort, ce qui fait qu'il me met dans la position qu'il veut, et il peut tenir des lustres… Et il peut me tenir pendant des lustres… J'ai l'impression de ne rien peser pour lui… Et une fois, il m'a massée, je n'étais plus qu'une flaque par terre. »

Angela se faisait de l'air, à nouveau. « Bon, je suppose qu'il est un peu plus vieux… » Concéda-t-elle.

« Plus vieux ? » L'interrompit Bella. « Il a 16 ans ! »

Angela cassa la fourchette en plastique qu'elle avait dans la main en deux. Elle posa les morceaux sur la table et le regarda.

« Alors, laisse-moi reprendre les choses, » Commença Angela. « Il a 16 ans, il est superbe (avec dix voyelles) et Indien, et il sait très bien ce qu'il fait dans un lit, et il est fort et fait de la moto, et… »

« Oui, tout ça. Je crois que tu as été claire. »

« Je suis sérieuse Bella. Ne le laisse pas filer, celui-là. »

La cloche sonna et elle se rendit à son cours de sport. Mike, en "ami", lui proposa de faire équipe en badminton. Elle le toucha seulement deux fois avec la raquette, mais ensuite, elle lui rentra dedans et lui mit un coup d'épaule dans la joue, et il lui demanda, très poliment, de rester assise.

Elle s'assit et essaya de compter les points, mais elle pensait encore à Paul. Merde !

Elle rentra chez elle et rangea un peu sa chambre. Elle essaya de se taper la tête contre la table de la cuisine, mais ça ne fonctionnait pas. Elle avait comme envie d'ouvrir le congélateur et d'y plonger la tête, parce que penser à lui faisait monter la température.

Le téléphone sonna.

C'était Paul.

En parlant du loup. Toutefois, elle devait avouer qu'il aurait pu l'appeler à n'importe quelle heure de la journée, elle aurait été en train de penser à lui.

« Salut. »

« Hey. » Répondit-elle.

« J'ai besoin de te voir. »

Eh bien, c'était direct.

« Je ne peux pas. Le vendredi, c'était dîner au restaurant avec Charlie. » Ne pense pas au restaurant ou plus particulièrement aux bois derrière le restaurant, où tu l'as mordu.

« S'il te plaît, Izzy. »

« Je ne peux pas. »

Elle l'entendit pousser un gros soupir. Puis elle se rendit compte de quelque chose. « Tu as pensé à moi toute la journée, n'est-ce pas ? » Devina-t-elle. « Tu n'as rien pu faire, pas vrai ? »

« Non. » Murmura-t-il.

« Moi non plus. » Lui chuchota-t-elle. Ils rirent tous les deux.

Ils ne dirent rien pendant une minute. Elle coinça le combiné dans son cou.

« Je peux venir à La Push demain. »

« Samedi ? » Il dit ça comme si c'était dans un an.

« C'est ma meilleure offre. »

« D'accord. De bonne heure ? Tu peux venir tôt ? »

« Bien sûr. »

« Tu veux faire de la moto ? »

« Ouais, ça serait sympa. »

A nouveau le silence.

« Tu es sûre que tu ne veux que je vienne te rendre visite cette nuit ? » Demanda-t-il. « Je crois que je pourrais grimper par la fenêtre. »

« Comme si je pouvais rester silencieuse, » Le gronda-t-elle. « Et ensuite, Charlie te tirera dessus. »

« Ça pourrait en valoir la peine. » Dit-il.

« Hooo, c'est adorable… » Elle rit. « Mais ensuite, à quoi est-ce que tu me servirais samedi, si tu t'es fait tirer dessus le jour d'avant ? »

« Je guéris vite. »

« Pas aussi vite que ça. »

Il y eut un silence gênant, comme s'ils voulaient tous les deux dire quelque chose mais qu'ils ne pouvaient pas.

« J'entends la voiture de Charlie. A demain, » Promit-elle.

« A demain, » Dit-il. « Dors bien. »

« Toi aussi. »

Ils n'avaient toujours pas raccroché.

« Je dois vraiment y aller. » Dit-elle.

« Oui… A demain. »

« À demain. Au revoir. » Et elle raccrocha. Mais ce fut presque douloureux de le faire.


Et non, pas de Paul cette fois-ci, du moins pas en chair et en os.

Ce coup de téléphone vous donne une idée de l'évolution de leur relation?

Bizzzzzzzzzz

Em.