Chapitre 2 : Bienvenue à Serpentard !
Homophobes s'abstenir cette fic est un Drarry
Spoiler : Tomes 1, 2 3, 4, 5… Harry est en septième année à Poudlard… Il n'y a pas d'Horcruxes pour l'instant mais je peux toujours changer d'avis.
Disclaimer : Les personnages ne sont (malheureusement !) pas à moi, tout appartient à J.K Rowling, à part l'intrigue bien évidement qui est à moi toute seule… Héhéhéhé… Rires de psychopathe….
Harry & Draco : Pfff… Encore cette stupide fic…
Rin : Eh oui ! Tadaa ! C'est encore moi !
Draco : Mais tu peux pas nous laisser tranquille, Uzumaki ? C'est quoi ton problème ? Ecrire des trucs aussi dérangé, je parie que t'as rien de mieux à faire de ta vie, pathétique !
Harry : Fais gaffe Malfoy, si tu l'énerves, elle pourrait bien faire pire * tremble*
Rin : Exactement, écoute ton copain Malfoy, rappelle toi que je suis diabolique !
Draco : Peuh c'est pas mon copain d'abord ! Et, toi diabolique ? T'es même pas une Serpentarde ! Sur Pottermore ils t'ont inscrite à Gryffondor je te rappelle !
Rin : Humf !
Harry : Toi ? A Gryffondor… Argh !
Rin : Sur cette révélation fracassante, je tiens tout d'abord à tous vous remercier de m'avoir lu et de suivre mon histoire jusque là merci beaucoup ! Merci également à tous ceux qui ont pris la peine de me laisser un petit mot pour m'encourager, ça me touche beaucoup ! N'hésitez pas à continuer, hein ) ! Sur ce voilà un nouveau chapitre de La Mauvaise Table avec en exclusivité la réaction des Serpentards ! Comment vont-ils interpréter le geste d'Harry ? A vous de le découvrir !
Je suis assis à la table des Serpentards. Je suis assis à la table des Serpentards. JE suis ASSIS à la table des SERPENTARDS ! Je ne suis pas à ma place, je ne suis VRAIMENT pas à ma place… C'est la mauvaise table, putain, mais qu'est ce que je fais là ? Pourquoi j'ai fais ça ? Je suis stupide ou quoi ? Je n'aurais jamais du faire ça, je n'aurais VRAIMENT jamais du faire ça…. Je savais que c'était une mauvaise idée… Je le savais… Mon dieu, je suis un idiot… Un putain de crétin !
Mes yeux restent captivés par ceux de ma Némésis. Je reste paralysé, je n'ose pas bouger un cil. Comment va-t-il réagir ? Je déglutis visiblement, mon estomac se retourne, une peur intense m'envahie, je sens de minuscules gouttes de sueur perler de mon front, ma main se referme discrètement sur ma baguette magique. Je me sens mal. J'ai envi de vomir, de partir, de me dissimuler dans un coin sombre, de ne jamais avoir à affronter ce regard sombre… Je ne veux pas que les choses changent, je préfère le Draco calme et dangereux que le Malfoy cruel, calculateur, vicieux et meurtrier… Mon Dieu, faites qu'il ne fasse que m'ignorer… Faites qu'il ne dise rien, qu'il me laisse repartir sans rien dire et que je puisse ensuite rire de cette histoire parmi les Gryffondors… Je n'ai aucune envie de me battre contre lui, de finir à l'infirmerie… Faites que tout se passe bien, il faut que tout se passe bien, je ne veux pas qu'on redevienne ces ennemis du passé, pas aujourd'hui, ni demain, je n'en ai plus la force, ni l'énergie…
Tout à coup, les paroles de Seamus me reviennent en mémoire. J'avale ma salive difficilement, quel crétin cet Irlandais ! Ma main se resserre imperceptiblement autour de ma baguette au fond de ma poche. Je ne suis pas fou amoureux de Malfoy ! Je n'en ai rien à foutre de ce petit con arrogant ! Pourquoi je me soucierais de sa réaction ? C'est mon ennemi, il peut bien réagir comme il le veut, je me ferais un plaisir de lui apprendre une bonne leçon, après tout de nous deux c'est moi le duelliste le plus doué pas vrai ? Il pourra s'énerver tant qu'il le voudra cela ne me fera rien, rien du tout, absolument rien ! Amène-toi Malfoy ! Je t'attends ! Que l'on puisse enfin voir qui de nous deux est le meilleur ! J'essaye de mon mieux de le défier du regard, je n'en peux plus de cette situation, de ce silence qui n'en finit plus, de ce putain de cauchemar, il faut que ça cesse, que ça s'arrête, je veux que ça s'arrête !
J'aperçois un éclair de fureur passer brusquement dans le regard de mon rival. Son visage se fige, sa mâchoire se crispe, ses poings se serrent, un rictus de haine et de mépris déforme ses lèvres claires. Un frisson parcourt tout mon corps, je sens l'adrénaline pulser dans mes veines alors qu'un froid intense s'empare de moi. Je crains le pire… Sans réfléchir, la main droite étroitement serrée sur ma baguette, tous mes sens en alerte, je crache la première chose qui me passe par la tête d'une voix insolente :
- Un problème Malfoy ?
Je vais jusqu'à utiliser sa marque de fabrique, je hausse légèrement un de mes sourcils dans une imitation parfaite de son port aristocratique. Pendant un court instant, je savoure l'expression de pure surprise qui déforme ces traits. Il se recompose une expression impassiblement meurtrière alors que j'entends mes camarades à la table des Gryffondors rire et applaudir mon courage bientôt imités par les trois quart de la Grande Salle. Il siffle :
- Dégage, Potter ! Retourne parmi tes semblables, ne nous contamine pas par ta présence !
Pendant une poignée de seconde je crois détecter un sentiment d'urgence et d'angoisse dans les yeux de D…Malfoy, mais aussitôt que j'en prends conscience, cette petite lueur d'espoir disparait laissant la place au regard froid et cruel que je connais bien. Je feins une attitude décontractée, m'étire tel un chat et attrape à manger dans le plat le plus proche qui s'avère être de la tarte. Je la déguste tranquillement avant de me tourner vers Malfoy qui projette autour de nous une aura malsaine, son expression furieuse me donne la chair de poule, il va nous péter un câble là, c'est sur, innocemment je demande :
- Quoi ? Je ne peux pas m'asseoir parmi vous, et profiter de cette agréable soirée ? Joli point de vu qu'on a d'ici d'ailleurs ! Quelle belle nuit, pour unir nos maisons !
Encore une fois, mon intervention est saluée par des cris de joie, des rires sonores et des applaudissements. Je croise brièvement le regard pétillant de Dumbledore qui lève son verre à mon adresse semblant apprécier mon nouvel intérêt pour ce qu'il prêche depuis bientôt sept ans : l'Union entre les quatre maisons de Poudlard.
Je repose mes yeux sur Draco. Celui-ci n'a pas manqué de remarquer notre échange et il semble plus énervé encore qu'auparavant. Sa respiration est saccadée, ses orages déchainés, sons expression enragée, il se lève brusquement, baquette magique au poing. En un éclair, je me retrouve projeté sans les airs à quinze mètres au dessus du sol. Je ne l'ai même pas entendu prononcer un mot…
Aussitôt, des cris d'indignation et de terreur raisonnent dans la Grande Salle. Celle-ci se transforme instantanément en un véritable champ de bataille : les Gryffondors chargent immédiatement pour me libérer de l'emprise de D… Malfoy, mais très vite ils sont arrêté par une petite armés de Serpents parfaitement entrainés. Les Serdaigles et les Poufsouffles se retrouvent pris entre deux feux, et ils essayent d'aider leurs amis de leur mieux en lançant des sorts dans n'importe quelle direction, qui rebondissent à tort et à travers. Les Professeurs courent de toutes parts, hurlent pour se faire entendre mais personne ne les écoute. On est en guerre…
Je pousse un soupir de frustration… C'est toujours pareil ! Ça m'exaspère… Pourquoi tout doit-il toujours tourner à la catastrophe ? On est tous à fleur de peau, on est tous fatigué, stressé, anxieux, terrifié, c'est la guerre, merde ! On veut tous en finir, en découdre ! Mais pas ici, pas comme ça ! Pas en plein milieu de la Grande Salle, pas avec les gens qui nous ont vu grandir, avec qui on a passé la majeure partie de notre vie ! C'est n'importe quoi…
Je secoue la tête pour m'éclaircir les idées. Ce n'est vraiment pas le moment de philosopher sur la stupidité de mes camarades de classe ! Je prends une grande inspiration et je me concentre sur le présent, je suis toujours suspendu dans les airs au milieu des centaines de bougies éclairant la pièce. La baguette de Draco est toujours pointée sur ma poitrine et ses lèvres se sont étirées en un petit sourire satisfait, comme s'il se réjouissait intérieurement du chaos qui règne partout autour de lui. Argh ! Il est si… ! Je le hais ! Je le hais VRAIMENT ! Il m'insupporte !
D'un geste expérimental, j'essaye de remuer discrètement mes doigts de pied. Je retiens ma respiration pendant un bref instant. Je suis soulagé de constater que je ne suis pas immobilisé, juste maintenu en hauteur. Je suis également soulagé de constater que je peux bouger librement sans m'effondrer au sol. Un point pour moi ! Yay !
Adroitement, je saisis ma propre baguette magique restée bien en sécurité dans ma poche, je l'agite subtilement, j'adresse un sourire malicieux à Malfoy, avant d'atterrir gracieusement à quelques pas de ma Némésis. C'est la première fois depuis des siècles que nous nous retrouvons dans cette position. Un duel… Par réflexe, comme lors de notre deuxième année, je le regarde droit dans les yeux avant de m'incliner légèrement devant lui. Soudainement je veux absolument savoir ce qu'il vaut… Est-ce qu'il peut me battre ?
Sans perdre un instant, je jette dans sa direction une série de sorts mineurs pour le distraire pendant que j'essaie de trouver une couverture, il me faut du temps pour réfléchir, pour trouver un plan attaque. Rapidement, d'un simple coup de baguette, je retourne une table avant de plonger vers cet abri pour éviter un éclair violet fonçant droit sur moi. Déjà ? Il est rapide. Du coin de l'œil, je le regarde s'approcher à grands pas. Je me mords sauvagement l'intérieur de la lèvre par nervosité. Qu'est ce que je fais ? Pris d'une inspiration soudaine, je me relève violemment avant d'envoyer l'imposante table de bois valser dans sa direction. Il n'y prête aucune attention, ça ne le ralentit qu'à peine, il agite brièvement sa baguette et la table explose juste à temps, devant lui, dans une gerbe d'étincelles. Merde ! Quand est-ce qu'il est devenu aussi bon ? Il va falloir rapidement passer aux choses sérieuses…
Je réfléchis à toute vitesse alors que Malfoy lance une succession de sortilèges dans l'espoir de me coincer. Bonne chance, mec ! Je suis naturellement rapide ! C'est inné, que veux-tu ! Je reste insaisissable mais je commence à m'essouffler, il faut que je trouve un moyen de l'arrêter le plus vite possible…
- Incarcerare !
J'évite de justesse ce nouveau rayon lumineux projeté dans ma direction. Je place rapidement un sort de protection sur l'ensemble de ma personne avant de me retourner vers Malfoy. Sans attendre davantage, je riposte avec un de mes sortilèges préférés :
- Expelliarmus !
Malfoy me lance un regard irrité avant de contrer mon offensive sans effort, il s'exclame :
- Qu'est-ce qui se passe, Potter ? Pourquoi tu ne te bats pas sérieusement pour une fois ?
A nouveau, je lui adresse un sourire enjoué avant de disparaitre. Une sensation familière s'empare de moi alors que je lance mon sort, c'est comme si on m'avait écrasé un œuf sur la tête… Berk ! Je l'entends pousser un soupire exaspéré :
- Un sort de Désillusion, vraiment ? Potter, si tu crois que tu peux me battre avec ça, tu te fourres le doigt dans l'œil, mon vieux !
Je souris intérieurement avant de lancer un sort de croche pied à mon meilleur ennemi. Je regarde Malfoy s'écraser pathétiquement sur le sol et se relever précipitamment en lançant des coups d'œil inquiets de tous les cotés. Je laisse échapper un éclat de rire avant de bouger rapidement en cercles concentriques pour ne pas me faire repérer. Malfoy cherche frénétiquement du regard un indice de ma présence dans la pièce. Il passe une main nerveuse dans ses cheveux blonds dorés, conscient d'avoir perdu l'avantage de ce combat. Frustré, il cède à l'énervement, il finit par hurler à la cantonade :
- Où est-ce que tu te caches Potter ?
Il se reprend très vite, et d'une voix plus assurée, en chantonnant presque il poursuit :
- Où est tu Potty ? Potty, Potty, Potty… ? Montre-toi le balafré !
Discrètement, je lance mon Patronus de façon à ce qu'il croit que je me trouve à l'autre bout de la pièce. Immédiatement, mon cerf majestueux entraine Draco à sa suite. Je lui tourne enfin le dos, pensant notre combat terminé, fin prêt à aller aider les professeurs à rétablir l'ordre. Je me sens fier de moi. C'était facile… Presque trop facile… Merde ! Je me suis débarrassé de lui beaucoup trop facilement ! Toujours invisible, je constate qu'une lueur verdâtre fonce droit sur moi, je plonge en avant pour l'éviter, j'entends un bruit d'explosion éclater derrière moi. Je ne me retourne pas, je ne ferais pas cette erreur deux fois. Je me relève le plus vite possible, je vois Malfoy sourire :
- Tu ferais bien de ne pas me sous estimer, Potter !
Dument noté. Je me demande quelle sera la prochaine étape de cette bataille, et je décide d'être patient et de le laisser attaquer en premier. Il a forcément une faille, c'est là que je dois frapper ! C'est alors que Draco agit de manière complètement inattendue. A une vitesse surhumaine, un sortilège fuse de sa baguette magique et se dirige droit sur… 'Mione ! Sans réfléchir, je me précipite en criant :
- Noooooooooooooooooooooon !
Juste à temps, je parviens à projeter 'Mione au sol. Je prends le sortilège de plein fouet. Aussitôt, je sens une douce chaleur se répandre en moi. Je ferme les yeux brusquement m'attendant à ressentir une atroce douleur mais rien de tout cela ne se produit. Je rouvre les yeux pour constater que j'ai l'air indemne, le sortilège de Malfoy ne semble pas m'avoir atteint. J'entends Hermione me crier quelque chose, je cligne des yeux stupidement, avant de réaliser soudainement que je suis à nouveau visible. Merde ! Il savait que je la protégerais et il n'a fait que lancer un putain de « Finite Incantatem » ! Il m'a piégé !
- On se sent stupide, pas vrai Potter ? Ironise-t-il.
- C'est entre toi et moi Malfoy ! Ne mêle pas mes amis à ça !
- Entre toi et moi, huh ? Comme tu préfères Potter ! Flambios !
D'un geste ample, avec sa baguette magique, il trace autour de nous un large cercle enflammé. Il nous a crée notre propre petite arène. Il est complètement cinglé, ça va trop loin ! Je me suis simplement assis à sa table, qu'est ce qui me vaut une telle réaction ? C'est disproportionné ! On est toujours à l'école, entouré par nos professeurs, pas sur un véritable champ de bataille, il a perdu la tête ! Il me défie du regard :
- T'as la trouille, Potter ?
Ma main se crispe sur ma baguette, non je n'ai pas peur de toi Malfoy ! Je sens la haine se déverser dans mes veines, il veut se battre on va se battre.
Je lance un dernier regard vers Ron et 'Mione. Ils font partie d'un des derniers groupes continuant toujours à se battre. Les professeurs ont réussis à stopper la plupart d'entre eux, à grand renfort de cris et de « Stupéfix » mais notre septième année est une autre paire de manche. Après tout, on a été entrainé depuis qu'on est tout petit en prévision de la guerre, il ne faut pas s'étonner qu'on se révèle être des duellistes compétents ! J'observe mon meilleur ami éviter prestement un jet de lumière verte avant de riposter furieusement, il se bat de son mieux contre Zabini qui lui lance de petites piques dans l'espoir de lui faire perdre tout contrôle. Raté ! Dans son dos, 'Mione repousse de son mieux Nott tout en plaçant autour d'elle et Ron un série de bouclier de protection. Je souris, de toute évidence ils peuvent se débrouiller sans moi. Je me prépare à faire face à mon propre adversaire.
J'ai les mains moites, à tel point que je les sens glisser sur ma baguette. La respiration haletante, je repousse une mèche de cheveux qui me barre la vue. Je tourne autour de mon rival dans une vaine tentative d'intimidation. Il se contente de m'adresser un inquiétant rictus carnassier. J'ai à peine le temps de le voir bouger que déjà un sort fuse de sa baguette magique :
- Fervesco !
Un jet d'eau bouillante jailli de la pointe de sa baguette et fonce droit sur moi. Le plus vite possible, je crie :
- Protégo !
Instantanément, une lumière bleutée m'enveloppe et vient contrer l'attaque de Draco. Je respire un grand coup. C'est différent à présent… Ce n'est plus un jeu… Fini les petits sorts sans conséquences, fini l'humour potache, c'est du sérieux maintenant ! Ce combat a pris un tournant dramatique… Je n'ai plus le temps de réfléchir, il faut que je me bouge, sans y penser, je me redresse, j'adopte une position défensive et par automatisme, je lance :
- Stupéfix ! Confundio !
Il évite sans difficulté mon premier sort mais légèrement inattentif, il se prend le second en pleine face. Je me retiens à grand peine de faire la danse de la victoire. Je m'attends à voir apparaitre un Malfoy maladroit, confus, désorienté, ridicule, en un mot, facile à maitriser mais il n'en est rien, Malfoy reste parfaitement imperturbable. C'est comme s'il ne s'était rien passé, comme si mon sort ne lui avait rien fait. Non ? Est-ce qu'il ne lui a fait aucun effet ? Ou est ce qu'il arrive par je ne sais quel artifice à contrer ce sort, à se contrôler à tel point que rien ne peut l'atteindre mentalement ? Merde ! Dans tous les cas, ce n'est pas bon pour moi ! D'un ton hésitant, je tente une nouvelle approche :
- Figuralis !
Je me concentre de toute mes force pour maitriser l'éclair fulgurant qui sort de ma baguette magique et le dirige sur Malfoy. J'entends le crépitement de l'électricité dans l'air, intérieurement, je prie pour qu'il soit assez intelligent pour ne pas se laisser toucher par ce sortilège, je suis terrifié à l'idée de lui griller les quelques neurones qui lui restent. Non, sans blague, s'il est malin, il l'évitera ! Faites qu'il ne lui arrive rien… Je ne peux m'empêcher de pousser un soupir de soulagement quand je le vois rouler en boule sur le sol pour laisser mon onde de choc le dépasser et aller se perdre dans les flammes. Immédiatement, Malfoy se relève et réplique par un sort qui ne peut être que de la magie noire :
- Inivriam Vivifica ! Hurle-t-il.
J'ai beau l'éviter, son sortilège, une boule de feu noirâtre, me poursuit d'un bout à l'autre de ce cercle enflammé. Je finis par me le prendre de plein fouet. Tout à coup, ma cicatrice me brule, les larmes me montent aux yeux, une douleur atroce m'arrache un cri de souffrance alors que je sens un filet de sang s'échapper de ma cicatrice en feu. Mon Dieu, mais qu'est-ce qui m'arrive ? Qu'est ce qu'il m'a fait ? Je tombe à genoux. Je hurle sans parvenir à m'en empêcher, ma vision se trouble, mes doigts autour de ma baguette se desserrent, celle-ci tombe sur le sol dans un bruit insupportable alors que j'essaye d'épancher le flot de sang qui coule de ma tête sans discontinuer. J'ai juste le temps d'apercevoir l'étincelle victorieuse dans les orages de Malfoy lorsque que j'entends le professeur Mcgonagall s'époumoner :
- Monsieur Malfoy, Monsieur Potter, arrêtez de vous battre immédiatement !
D'un geste vif, elle fait disparaitre les flammes qui nous entouraient encore quelques secondes auparavant, elle jette un regard noir à Malfoy avant de se précipiter à mes cotés, je l'entends murmurer dans sa barbe quelques injures, puis elle prononce distinctement le contre sort, afin d'enfin me délivrer de cette atroce douleur, aussitôt ma cicatrice se referme et je peux à nouveau respirer. Je suis soulagé, pendant un instant, je cru que ce crétin aller réussir à m'envoyer à l'infirmerie ! Je me redresse tant bien que mal avec l'aide de Mcgonagall. C'est ce moment que choisit Dumbledore pour avancer sur nous à grands pas, sa longue robe de sorcier tourbillonnant à sa suite. Ses grands yeux bleus ne pétillent plus du tout derrière ses petites lunettes en demi lune, son expression furieuse tranche avec sa personnalité d'ordinaire si débonnaire, une aura de colère flotte autour de lui, il est… Effrayant… Je sens sa magie m'hérisser les cheveux…Terrifiant… D'une voix voie glacée, il murmure :
- Dans mon bureau, tout de suite !
Encadrés, par Dumbledore et Mcgonagall, Malfoy et moi sommes obligés d'avancer précipitamment à travers le dédale de couloirs du château. Je n'ose pas prononcer un mot, une atmosphère pesante règne sur notre petit groupe. Je déglutis. Je jette un regard inquiet de travers, Malfoy n'en mène pas large, les poings serrés dans une attitude de défaite, il marche la tête haute et le dos droit, les lèvres pincées en une ligne étroite, ses yeux paraissent calmes, froids, calculateurs, pourtant je sais qu'il brule de l'intérieur, il essaye tant bien que mal de contenir les émotions tumultueuses qui se battent en lui, de maintenir coûte que coûte sa façade imperturbable. Je parie qu'il est déjà en train d'échafauder un plan machiavélique pour se sortir de ce pétrin, il est si… Serpentard ! Il est agacé, je peux sentir son irritation de l'endroit où je me trouve, malgré la distance qui nous sépare, ses pupilles se sont étrécis, son cœur bat à cent à l'heure, il n'est pas aussi en contrôle de ses émotions qu'il ne veut me le faire croire, je le réalise à présent. Il est agité de tics nerveux, il est aussi effrayé que moi…
Etrangement, son comportement me rassure. Il est nerveux, il a peur, tout comme moi, il est humain… ça m'enlève un énorme poids de la poitrine, tout à coup je me sens un tout petit peu plus léger… Je me sens enfin libre de matérialiser l'étendue de mon anxiété, je peux enfin être moi-même, Harry Potter, l'adolescent mort de trouille…
Bon sang ! Mais qu'est ce qui m'a pris ? Et pourquoi est-ce que le simple fait de m'être assis à la table des Serpentard provoque-t-il un tel désastre ? Pourquoi la situation a-t-elle dégénéré à ce point ? Tout ça pour une petite farce de rien du tout ! Pourquoi la rivalité ancienne et héréditaire entre les quatre maisons de Poudlard n'entraine-t-elle que des guerres ?
Je me mords sauvagement la lèvre, ces questions sans réponses tourbillonnent dans ma tête, je lance un coup d'œil appuyé au professeur Mcgonagall qui évite de son mieux de nous dévisager, Draco et moi. Son regard est fixé droit devant elle, elle marche dignement mais la connaissant comme je la connais je sais qu'elle boue de colère intérieurement. Elle doit être tellement déçue… Déçue, que moi, un Gryffondor accompli, un élève de sa propre maison, un enfant perdu qu'elle a contribué à élever, qu'elle a vu grandir, est transformé un diner ordinaire en une véritable catastrophe. Je me résigne tant bien que mal à subir ses foudres, cette année Gryffondors comme Serpentards n'ont aucune chance de gagner la coupe…
Quand à Dumbledore, je crois que je ne l'ai jamais vu aussi furieux, sa colère me transperce, sa magie se déchaine nous transmettant sa fureur. Sa cape tourbillonne vivement autour de lui, un rictus de déception et de rage déforme ses traits d'habitude toujours détendus, agréables à regarder, bienveillants… La petite lueur pétillante dans ses yeux a complètement disparu, ses yeux bleus pales sont aussi froid que ceux de Malfoy en ce moment et cela me parait juste effroyable…
Je sens mes cheveux se hérisser sur mon crâne. D'un revers de manche j'essuie les gouttes de sueur perlant de mon front, je suis absolument terrifié… Une pensée atroce me traverse l'esprit. Pour la première fois depuis longtemps, un de mes vieux cauchemars remonte à la surface… Cette fois ci, je pourrais bien être renvoyé…
Enfin, nous arrivons devant la gargouille de pierre situé au deuxième étage, elle garde farouchement l'entrée du bureau de Dumbledore. D'un ton glacial, celui-ci murmure le mot de passe :
- Fizwizbizz !
Un nouveau genre de bonbon ? J'ai à peine le temps de me poser la question lorsque la gargouille s'écarte lourdement révélant le mur qui se trouve derrière elle, celui-ci se sépare en deux laissant la place à un escalier en colimaçon. Mcgonagall m'entraine fermement sur la première marche de l'escalier qui nous transporte immédiatement en hauteur en se déployant. Nous arrivons devant une porte de chêne soigneusement polie avec un manteau d'airain en forme de griffon, une porte qui ne m'est désormais que trop familière…
D'un geste vif, Dumbledore agite sa baguette et la porte s'ouvre violemment manquant presque de sortir de ses gonds. Une exclamation de surprise s'échappe inconsciemment de mes lèvres. Où est passé le vieux fou malicieux, si compréhensif, aux manières si douces et paternelle ? J'aperçois Draco rouler des yeux à mon adresse et me faire signe d'avancer et plus vite que ça ! En effet, devant moi, Dumbledore se dirige à pas pressés vers son imposant bureau en bois.
Je pénètre à mon tour dans la vaste pièce circulaire parfaitement éclairée. Aussitôt j'entends les chuchotements désapprobateurs des portraits et le crépitement agaçant des instruments en argents disposés tout autour de la pièce qui laissent parfois échapper de légères volutes de fumée. Je sens des milliers d'yeux sans vie m'épier alors que je m'assieds pour faire face au directeur. Malfoy prend place à mes cotés. Il plisse les yeux, regardant de tous les cotés, la suspicion clairement inscrite sur son visage. Quel idiot ! Même s'il le voulait il ne pourrait pas échapper au plus grand sorcier de tout les temps, ça me parait évident ! Je n'aurais jamais été dans cette situation s'il n'avait jamais existé ! Dire que c'est peut être la toute dernière fois que je me retrouve ici… Le seul endroit où je me sens chez moi…
Je me dandine inconfortablement sur mon siège tandis qu'un silence de plomb s'abat à nouveau sur notre petit groupe. Je n'ose pas regarder, mais je sens bien nos deux professeurs nous fusiller du regard, Malfoy et moi. Personne ne pipe un mot. Je n'entends que le battement erratique de mon cœur et ma respiration tremblante. J'essuie mes mains moites sur mon jean en espérant de toutes mes forces qu'enfin quelqu'un brise ce silence insoutenable. Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés assis dans ce bureau à nous regarder dans le blanc des yeux sans rien dire. Tout ce que je peux dire, c'est que je n'en pouvais plus, c'était interminable.
Enfin, Dumbledore, les mains posées à plat sur son bureau, hausse un sourcil au dessus de ses fines lunettes en demi-lune et les lèvres pincées, il finit par demander après nous avoir observés attentivement tour à tour :
- Alors ?
Son ton est sans réplique, il veut que nous lui disions la vérité et rien que la vérité. Pourquoi est-ce que nous nous sommes battus ? Que s'est-il passé ? Pourquoi la situation a-t-elle dégénérée à ce point ? Pourquoi est-ce que je suis allé m'asseoir à la table de mes pires ennemis, dans ce nid de vipères ? Je ne saurais pas l'expliquer moi-même…
J'avale ma salive, je déglutis, j'ouvre la bouche, je la referme. Je prends une grande inspiration, je m'apprête à dire quelque chose, n'importe quoi, mais je suis subitement coupé dans mon élan par Mcgonagall qui s'exclame :
- Je n'arrive pas à y croire Messieurs, vous êtes en septième années, en septième année ! Vous passez vos ASPIC cette année ! Selon le Ministère de la Magie vous êtes déjà majeurs, nom d'une chouette enragée ! Je me disais que vous aviez enfin dépassé ces enfantillages, cette pseudo rivalité puérile ! Je pensais que vous agissiez enfin en adultes responsables et plus en gamins immatures, vous vous ignoriez, vous étiez calmes, tout allait bien mais nooooooon ! Vous en avez décidez autrement ! Comme je me trompais ! C'est encore pire qu'avant ! C'était le chaos dans la Grande Salle ! Le chaos ! A cause de vous ! Toujours vous ! Vous êtes censés être des exemples pour les plus jeunes ! Monsieur Malfoy vous êtes Préfet par Merlin ! Oh vous allez passer un certain temps en retenue tout les deux, c'est moi qui vous le dit ! Bien sur, nous vous trouverons une punition proportionnée au désastre que vous avez contribué à créer… Vous avez déclenché une véritable guerre miniature, vous savez pourtant qu'avec les tensions que nous endurons en ce moment nous devons rester soudés ! Monsieur Malfoy, bien entendu vos parents seront avertis de la situation et évidemment je retire 500 points à Serpentard ainsi qu'à Gryffondor ! Quel bazar ! Je n'en reviens pas, je n'en reviens pas…
Elle secoue la tête de droite à gauche en soupirant. Elle est tellement déçue… 500 points ! Elle nous a retiré 500 points ! C'est… Enorme ! Gryffondor n'a plus aucune chance de gagner la coupe des quatre maisons à présent… Je sais bien que ce n'est pas pour cette raison qu'elle est déçue, je sais bien que c'est à cause de notre comportement. Je me sens terriblement mal à l'aise, mon ventre me fait un mal de chien, la tête me tourne, tout est de ma faute ! J'ai déçue une des femmes que j'admire le plus au monde. Je sens tout petit face à l'immense poids de sa déception, et affreusement coupable, tout ça n'est arrivé qu'à cause de moi. Tout ça à cause d'un stupide cauchemar ! Je me demande ce qu'il va nous arriver maintenant… Quelle punition va-t-on nous infliger ? Par pitié, pas le renvoi… Pas l'expulsion… Soudainement Mcgonagall reprend la parole en me regardant droit dans les yeux, une expression désapprobatrice sur le visage :
- Je suis tout particulièrement déçue par votre comportement Monsieur Potter, vous m'avez habitué à bien mieux, je ne m'attendais pas du tout à ça de votre part. En vous asseyant à la table des Serpentards, je pensais qu'enfin vous aviez compris qu'en ces temps de guerre Poudlard a besoin d'unité ! Mais vous n'avez fait que les provoquer, les narguer ce qui a entrainé ce cauchemar ! Quant à vous Monsieur Malfoy, je dois avouer que votre comportement ne m'étonne guère, après tout, tel père tel fils…
Malfoy se relève brutalement, il se dresse devant Mcgonagall de toute sa hauteur dans une posture menaçante, ses yeux furieux lancent des éclairs, il grogne :
- Ne parlez pas de mon père ! Vous ne savez rien ! Rien ! Vous m'entendez ?
Puis comme s'il se rappelait tout à coup où il se trouvait, il se reprend. Son expression enragée seulement quelques instants auparavant redevient brusquement impassible et lisse, il se rassoit comme si de rien était devant une Mcgonagall abasourdie et scandalisée. Je suis très surpris par la véhémence de sa réaction. Aux dernières nouvelles son père, Lucius Malfoy, n'était rien de moins que son héros, que s'est-il passé ? Où est passé le Draco Malfoy que je connaissais sur le bout des doigts ?
Du coin de l'œil, j'aperçois Mcgonagall ouvrir la bouche, les narines frissonnantes, de la fumée lui sortant par les oreilles, elle m'apparait sur le point d'exploser de rage. C'est ce moment que choisi Dumbledore pour se lever et venir se placer juste derrière elle, il lui tapote légèrement sur l'épaule en murmurant :
- Allons, allons Minerva, calmons nous, calmons nous.
Il l'encourage à se rasseoir et s'installe à nouveau derrière son imposant bureau en bois. A nouveau il nous observe chacun à notre tour pendant un instant. Je remarque avec inquiétude que ses yeux bleus pétillent à nouveau derrière ses lunettes en demi-lune. Ça ne présage rien de bon… Aurait-il trouvé une punition tellement horrible pour nous qu'il s'en réjouit déjà ? Mon Dieu… J'ai peur… J'échange un regard avec Malfoy. Ouais… Lui non plus il n'a pas l'air rassuré par le regard malicieux de notre directeur… C'est que c'est un sadique Albus ! Oh non de non, je flippe comme la première fois que j'ai dû enfourcher un balai… C'est pas bon, pas bon du tout…
- Comme nous l'a si gentiment rappelé Minerva, l'unité au sein des quatre maisons de Poudlard est aujourd'hui essentielle, en temps de guerre il est important que nous sachions que nous pouvons toujours compter les uns sur les autres. J'aime à penser qu'à Poudlard nous sommes une grande famille. Malheureusement aujourd'hui, notre famille a été sérieusement ébranlée à cause de votre, hum, comment l'a-t-elle formulé déjà ? Ah oui, certes, votre pseudo rivalité puérile.
Il fait une pause. Il nous regarde une nouvelle fois. Puis il reprend ses yeux bleus pétillant de plus belle :
- Monsieur Potter, Monsieur Malfoy, vous ne pouvez nier que votre rivalité à déjà causé de nombreux problèmes par le passé. Ce n'est pas la première fois que vous vous retrouvez tout les deux dans ce bureau. Et nous avons beau vous retirez des points, vous mettre en retenue, vous menacer, rien n'y fait. Vous n'en faites qu'à votre tête !
J'ai peur, il va nous renvoyer, je le sais, je le sens… On l'a poussé à bout… Il n'en peut plus… Il vont nous casser nos baguettes où je sais pas quoi, je veux pas, faites qu'il ne nous renvoie pas par pitié, tout mais pas ça !
- Par conséquent, toujours dans cet esprit d'unité des quatre maisons de Poudlard, et comme Harry a eu l'heureuse initiative de s'installer à la table des Serpentards, je propose qu'à partir d'aujourd'hui il intègre officiellement la maison Serpentard, il assistera au cours avec celle-ci, passera son temps libre dans Salle Commune des Serpentards et dormira dans le dortoir de Serpentards. Ainsi, cela obligera Monsieur Malfoy et Monsieur Potter à cohabiter et à mettre leur incessante rivalité de coté tout en démontrant que Gryffondor et Serpentard sont capable de s'entendre. Je ne vois pas de meilleure punition pour ces jeunes gens. Minerva ?
- Je… Rien… Je… Jamais…
- Bien, dans ce cas, Harry, bienvenue à Serpentard !
Draco : QUOIIIIII ?
Harry : NOOOOON !
Rin : MWAHAHAHA !
Harry : J'irais pas !
Draco : Yeah ! Il n'ira pas ! C'est ma maison ! Ma mienne à moi !
Rin : Oh si il ira ! C'est inscrit dans le scénario !
Harry : *tourne les pages, devient brusquement très pale* Change moi ça, écris autre chose !
Rin : Laisse-moi réfléchir… Non.
Harry : Malfoy, sors tes Gallions !
Draco : *compte, le regard plein d'espoir* 100 Gallions c'est tout ce que j'ai sur moi, est ce que ça suffira ?
Rin : Désolée, Dray mais non… Harry ira à Serpentard, c'est écrit !
Draco & Harry : NOOOOOOON
Rin : Dans le prochain chapitre Harry part pour s'installer chez les Serpentards…
Comment Harry et Draco vont réagir face à la décision de Dumbledore ?
Vont-ils unir leurs forces face à l'adversité et l'assassiner sauvagement sur son bureau ?
Mcgonagall retrouvera-t-elle la parole ?
Ron explosera-t-il de rage en apprenant la nouvelle ou sera-t-il trop bouleversé par l'énième défaite des Canons de Chudley ?
Que va devenir Seamus car après tout, tout est de sa faute ?
Va-t-il se cacher sous sa couette jusqu'au départ de Harry ou trembler comme un homme ?
La suite au prochain épisode ! Si ça vous a plu ou si vous avez une réponse à ses questions essentielles n'hésitez pas à laisser une review ! Merci de m'avoir lu ! A bientôt !
