Chapitre 7 : Amitiés Serpentardesques
Homophobes s'abstenir cette fic est un Drarry
Spoiler : Tomes 1, 2 3, 4, 5… Harry est en septième année à Poudlard… Il n'y a pas d'Horcruxes pour l'instant mais je peux toujours changer d'avis.
Disclaimer : Les personnages ne sont (malheureusement !) pas à moi, tout appartient à J.K Rowling, à part l'intrigue bien évidement qui est à moi toute seule… Héhéhéhé… Rires de psychopathe….
Rin : Bon me revoilà, encore une fois je suis très en retard, je vais arrêter de dire que je vais publier plus souvent parce que la vérité c'est que je ne sais absolument pas quand je pourrais le faire, je fais de mon mieux mais c'est vrai que mes études me prennent beaucoup de temps, ceci dit je finirais cette fic c'est une promesse ! Merci à tous pour vos reviews, encore une fois ça me fait toujours très plaisir de les lire donc n'hésitez pas à me laisser un petit mot
Draco : Dis mais t'étais pas au Canada toi ?
Harry : Dire qu'on était tranquille…
Rin : Si et je viens tout juste de rentrer c'est pour ça que tada ! Me revoilà !
Harry : Galère….
Draco : Pfff…
Rin : Moi aussi je suis contente de vous retrouver les gars et sans plus tarder voici mon nouveau chapitre ! J'espère qu'il vous plaira !
- Il a fait quoi ?! Hahaha !
Milly pose délicatement un doigt sur ses lèvres et lève les yeux au ciel pour la centième fois au moins :
- Chuuuuuuuuut ! On doit être discret, tu sais bien ! Arrête de hurler !
Elle cache sa bouche derrière sa main afin de dissimuler un gloussement et me donne une petite tape sur l'épaule une expression mi furieuse mi morte de rire inscrite sur son visage.
- Oh arrête, personne ne peut nous entendre ici !
C'est vrai, en plus… Nous sommes tapis dans l'ombre, dans le coin le plus sombre de toute la Salle Commune des Serpentards sous ma cape d'invisibilité. Personne ne peut nous voir tous les deux ici, ça c'est sur… Et je suis presque certain que personne ne se demande d'où proviennent mes éclats de rire. Certainement pas Nott et sa petite blonde rondelette qui se montent dessus comme deux lapins en chaleur en se murmurant des niaiseries du genre : « Mon cœur est un labyrinthe dans lequel je voudrais que tu te perdes... » ou « Tu dois être essoufflée à force de courir dans mes rêves... » c'est d'un ridicule ! Mais Milly s'inquiète… Comme d'habitude… Elle me chuchote frénétiquement à l'oreille :
- Tu dis ça, à chaque fois, mais si on ne fait pas plus attention, on va finir par se faire prendre !
- Ce serait si grave ? Je demande presque malgré moi. On ne fait rien de mal.
Elle soupire. Elle baisse la tête un instant le temps pour elle de rassembler ses pensées puis elle capture mon regard dans le sien.
- Je sais bien 'Ry… Mais… On en a déjà parlé, tu sais…. Je… Je suis désolée mais… Je ne suis pas prête à devenir une paria… Je ne peux pas… Je ne peux pas être une traitre à mon sang juste parce que je traine avec toi… Ma famille… Ils ne comprendraient pas…
Elle déglutit. Ses yeux sont embués de larmes alors qu'elle me dévisage pour jauger ma réaction, pour s'assurer que tout va bien, que je ne vais pas m'effondrer. Je comprends… Vraiment, je comprends… Je sais à quelle point toute cette… situation… est difficile pour elle… Je sais bien à quel point il est essentiel qu'on se voit en secret, que personne ne sache pour nous, pour notre amitié secrète, pour tous nos délires, tous nos fous rires, tous ces moments volés… Je comprends que l'on doive se cacher, qu'au détour d'un couloir elle se sente obligé de m'ignorer… Je ne veux pas qu'ils lui fassent du mal, qu'elle subisse le même traitement que moi, qu'elle se sente exclue, je ne veux pas de ça pour elle…Elle ne le mérite pas… Je sais tout ça… Je le sais… C'est ma seule amie ici… Et c'est égoïste, j'en ai conscience mais je voudrais pouvoir passer plus de temps en sa compagnie, au vu et au su de tous, sans que cela pose de problème à personne. J'aimerais qu'elle puisse venir effacer ma solitude, tous ces moments pendant la journée où les Serpents m'ignorent, se moquent, ou s'amusent à me ridiculiser, je ne souhaite qu'une chose : qu'elle soit à mes cotés… Je ne peux pas m'en empêcher… J'aimerais tellement qu'elle puisse gommer mon désespoir… Quelque chose dans mon regard doit me trahir, car Milly se mord la lèvre jusqu'au sang en me fixant intensément :
- Qu'est ce qu'il y a Harry ?
Je n'ose pas la regarder, je baisse les yeux pour qu'elle ne voit pas à quel point c'est dur… D'être toujours tout seul… De me sentir si… Je passe une main nerveuse dans mes cheveux pour me donner une contenance.
- C'est rien… Je bredouille, la voix tremblante.
Elle attrape mon menton de sa main droite et tourne mon visage vers le sien me défiant du regard :
- Harry….
J'entends la menace sous jacente dans sa voix.
- C'est juste… C'est pas facile c'est tout… Je murmure en me détournant de ses yeux brillants et de son regard triste.
- Je sais, je sais Harry, je sais…
Je la sens bouger inconfortablement tout contre moi comme si elle cherchait quelque chose. Finalement sa main trouve la mienne dans le noir et elle entremêle nos doigts ensemble. Elle serre fort ma main dans la sienne pour me donner du courage. Je retiens mes larmes pour qu'elle ne voie pas à quel point tout ça me touche. Elle cale sa tête sur mon épaule et me murmure d'une petite voix timide :
- Tout ira bien Harry, tout ira bien, tu verras…
Je tape du pied impatiemment contre le sol. D'une main agitée j'ébouriffe mes cheveux. Je regarde ma montre pour la douzième fois au moins depuis que je suis arrivé. Je pousse un soupir bruyant. Qu'est ce qu'elle fait, putain ?! Elle est en retard… Je fais les cent pas dans la petite salle de classe poussiéreuse. Qu'est ce qu'elle fait, bon sang ?! Qu'est-ce qu'elle attend ?! A bout de patience, toujours agité de tics nerveux, je marche à grands pas vers la porte, je l'ouvre. Je regarde à droite puis à gauche. Personne… Je suis en train de poireauter comme un imbécile. Je pousse un nouveau soupir. Je me pince l'arête du nez, exaspéré. Je ferme les yeux un instant avant de me diriger vers le tableau noir au fond de la salle, et je commence machinalement à tracer à la craie quelques formes abstraites pour passer le temps. Je ne sais pas combien de temps je suis resté là à attendre, à dessiner sans y penser…
Soudain, la porte grince. Je me retourne brusquement interrompant ma rêverie. La porte d'ouvre, Milly se glisse à l'intérieur de la petite salle d'enchantement et referme la porte à toute vitesse pour que personne ne puisse nous apercevoir tous les deux à l'intérieur. Haletante, appuyée contre la porte, elle me lance un regard embarrassé puis elle s'exclame :
- Oh Harry, je suis désolée… Mcgonagall m'a retenu après mon cours particulier de métamorphose… Elle parlait, parlait, et parlait encore… J'ai bien cru qu'elle n'allait jamais s'arrêter…
Elle essuie quelques gouttes de sueur qui perlent sur son front d'un revers de manche en me dévisageant attentivement. Elle a dû courir à travers les innombrables couloirs du château pour arriver jusqu'ici…. Je secoue la tête en souriant :
- C'est rien….
Je m'éclaircie la gorge en rougissant, je me sens tellement stupide… D'une voix rauque, je murmure :
- Je suis content que tu sois là maintenant…
Je m'approche d'elle et je la serre très fort contre moi, respirant son doux parfum d'aubépine comme une drogue, je suis tellement heureux qu'elle n'ait pas manqué notre rendez vous quotidien. Elle glousse avant de s'écarter de moi en secouant la tête, un sourire malicieux dessiné sur ses lèvres :
- Doucement Harry ! Tu vas finir par m'étouffer !
Je ris à mon tour et je la relâche à contrecœur. Elle lance son sac à bandoulière à travers la pièce, et se hisse sur la table la plus proche, ses jambes se balançant gracieusement dans le vide. Elle me fait un clin d'œil avant de sortir une plume et un morceau de parchemin. Je la rejoins et je m'installe à ses cotés, je me sens plus léger maintenant qu'elle est là, je ne sais pas comment j'ai tenu le coup sans elle… Elle me regarde un instant alors que je contemple le plafond les yeux pensifs, puis une expression faussement indignée sur le visage, elle déclare :
- Certains d'entre nous peuvent peut être se permettre de ne rien faire, en attendant un hypothétique illustre, majestueux et héroïque combat contre le Seigneur des Ténèbres, Harry, mais d'autres, pauvres âmes telles que moi, doivent étudier pour réussir ! Humf !
Elle me donne un léger coup de poing sur l'épaule. Je lève mes deux mains dans les airs en signe de défaite en riant.
- Très bien, très bien… Je vais faire un effort, et m'abaisser à votre niveau, chère demoiselle…
Elle me jette un regard noir avant d'ouvrir dramatiquement son manuel de défense contre les forces du mal. Je laisse échapper un nouvel éclat de rire et je sors à mon tour mes affaires de mon sac. Nous commençons à étudier chacun de notre coté, un silence agréable s'installant entre nous ponctué par quelques éclats de rire occasionnels. Bien vite, nous abandonnons livres et crayons, pour nous consacrer entièrement l'un à l'autre. Milly commence à me raconter, les yeux brillants d'excitation, les derniers potins de la Salle Commune, je l'écoute patiemment, en riant. Je lui raconte quelques anecdotes sur les Gryffondors. Nous parlons et parlons encore. Je lui dis à quel point c'est difficile pour moi de retourner au septième étage, dans la tour des Gryffondors, à quel point je me sens exclu. Elle tend une oreille compatissante à mes problèmes alors que je lui avoue que je n'ai pas osé y retourner depuis l'incident avec Ginny.
- Tu devrais, tu sais, je veux dire c'est tes potes… Je sais que c'est compliqué, vu que c'est la sœur de la belette et tout… Mais ils ne vont pas te tuer, tu sais… Ils sont beaucoup trop gentils pour ça ! C'en est écœurant ! Pouah !
- Mh…
Je hausse les épaules. Milly ouvre la bouche pour ajouter quelque chose lorsque la porte de la petite salle de classe s'ouvre violemment. Pansy Parkinson se dirige à grands pas vers le centre de la pièce en grommelant à voix basse une série d'insultes plus imaginatives les unes que les autres destinées à un certain Travis. Nous nous figeons brusquement Milly et moi. Pétrifié, je pense à toute vitesse : « Merde ! On a oublié de verrouiller la porte ! ». J'échange un regard paniqué avec Milly en pointant la serrure frénétiquement du doigt en toute inutilité. Celle-ci pose un doigt sur ses lèvres en roulant des yeux. Je constate alors avec stupeur que Parkinson ne nous a toujours pas remarqués trop occupée à injurier copieusement son ex petit ami. Milly se mord la lèvre et me fait signe de m'éclipser discrètement. Je me lève sans faire de bruit et je ramasse mon sac à bandoulière posé au sol avant d'avancer silencieusement vers la porte. Je croise les doigts pour que Pansy ne choisisse pas ce moment précis pour se retourner et me prendre la main dans le sac. Je pose délicatement ma main sur la poignée de la porte que je m'apprête à tourner doucement lorsque, derrière moi, j'entends Parkinson s'exclamer :
- Milly, qu'est ce que tu fais là, t'es pas censé être en cours ?!
Je sursaute subitement, paniqué. Milly se relève précipitamment essayant de détourner l'attention de Pansy pour que celle-ci n'ait pas le temps de m'apercevoir. Toujours terrifié, j'ouvre la porte en grand pour m'échapper. Aussitôt un grincement ignoble se fait entendre. Je grogne.
- Potter ?!
Frustré, je me mords l'intérieur de la bouche. Un gout métallique sur le bout de la langue, je me retourne lentement, une expression contrite sur le visage. M'adressant un regard dédaigneux, Parkinson se tourne vers Milly en haussant un sourcil interrogateur demandant clairement une explication.
- Millicent ?!
Je sens Milly se replier légèrement sur elle-même tandis qu'elle recule de quelques pas. Elle essaye désespérément de ne pas croiser le regard furieux de Pansy, c'est comme si elle désirait tout prix disparaitre de la petite salle de classe poussiéreuse pour éviter les yeux inquisiteurs et la colère croissante de sa meilleure amie. Elle s'éclaircie la gorge maladroitement. Elle ressemble à une petite fille qui a fait une bêtise et qui vient de se faire prendre la main dans le sac par sa maman. Un petit sourire aux lèvres, je sens un instinct protecteur me prendre aux tripes. Déterminé, je m'approche de Milly et sans y penser je me place légèrement devant elle pour la protéger du danger que représente la colère de Parkinson, pour prendre l'impact de sa fureur à la place de mon amie. Je ne veux pas qu'il lui arrive quelque chose de mal… Ma main se crispe sur ma baguette magique. Je n'hésiterais pas à m'en servir si elle m'y oblige…
Milly se dandine nerveusement d'un pied sur l'autre à mes cotés, en se mordant sauvagement la lèvre inférieure. Elle tortille ses cheveux en gloussant un peu trop fort pour cacher sa nervosité. Elle rougit furieusement en essayant de se recomposer une expression impassible digne d'une véritable Serpentarde. Elle prend une inspiration tremblante avant d'adresser un sourire froid et crispé à Pansy. D'un ton forcé, elle déclare :
- Pans', hey, qu'est ce que tu fais là ?
Elle court vers Parkinson en riant et, l'air enjoué, l'enlace brièvement avant de la regarder de haut en bas d'un air appréciateur.
- J'adoooooore ta robe ! Elle est magnifique ! Elle est nouvelle ?! S'exclame-t-elle en examinant attentivement la fabrique de la robe de sorcier en soie noire de Pansy.
- Quoi ? Mais tu l'as déjà vu… Je l'ai porté la semaine dernière…
Sans l'écouter, Milly se tourne vers moi, une expression pleine de mépris et de dégout qui me fait froid dans le dos inscrite sur son visage poupon. Je déteste quand elle fait ça… Quand elle prétend qu'on ne se connait pas, qu'on ne partage rien ensemble, aucun secret, rien… C'est comme si notre amitié naissante s'était soudain évaporée… Je tressaillis malgré moi. Je déteste quand elle fait ça… Je déglutis visiblement alors qu'elle renifle hautainement :
- Humf ! Potter, j'étais en train d'étudier tranquillement sans rien demander à personne lorsque cet imbécile, cet… Incapable… s'est pointé de nulle part ! J'étais sur le point de le virer royalement lorsque t'es arrivée…
Parkinson la regarde un instant les yeux exorbités comme si Milly avait perdu l'esprit. Elle secoue la tête de droit à gauche, l'air complètement éberlué. Ses yeux passent suspicieusement sur moi puis sur Milly, nous dévisageant avec une curiosité malsaine. Elle se méfie. D'une voix où perce l'ironie, elle demande :
- Tu crois vraiment que tu vas me faire avaler ça, Milly ?! Pour qui tu me prends ?!
Milly laisse échapper un petit rire faussement surpris, elle hausse les épaules et déclare d'une voix faussement assurée :
- C'est pourtant vrai, Pans….
Elle joue avec une de ses mèches de cheveux avant d'ajouter :
- Pourquoi je te mentirais… ?
Pansy roule des yeux d'un air exaspéré.
- Oh arrête, Milly, je te connais comme si je t'avais faite, je sais très bien quand t'essaye de me mentir ! Qu'est ce que tu faisais avec Potter ?! S'exclame-t-elle d'un ton impérieux.
- Mais rien ! Je t'assure, je n'étais pas avec lui ! Il est arrivé après ! Comme si j'avais envie de trainer avec Potty le balafré…
Outch…Encore une fois, Pansy lui lance un regard qui montre clairement qu'elle ne croit pas un traitre mot qui sort de sa bouche. Elle pose ses yeux onyx sur moi, et me défie du regard de dire la vérité. Je hausse les épaules à mon tour sans trop savoir que faire. Milly m'adresse un regard désespéré, roulant des yeux significativement à mon égard dans le dos de sa meilleure amie. D'un ton hésitant, je murmure :
- Elle… Elle ne ment pas… Je veux dire, elle était là et… Je suis arrivé, j'avais besoin d'un endroit calme pour réfléchir… Et… Quand j'ai vu qu'elle était là… J'ai essayé de lui parlé… Et elle m'a regardé comme si j'étais la plus ignoble des créatures sur cette planète, comme une vermine sur le bout de sa chaussure, alors je… Je voulais partir mais… Bah… t'es arrivée…
- Vraiment, Potter ?!
Pansy hausse un de ses sourcils finement épilé avant d'éclater d'un rire sans joie. Elle nous regarde chacun à notre tour d'un air profondément amusé.
- Comment est ce que tu peux ne serais-ce qu'espérer me convaincre avec ton air de chien battu, tes yeux fuyants et ton discours hésitant ? Tu ne saurais pas mentir même pour sauver ta vie Potter !
- Je ne mens pas ! Je grogne, vexé.
- Ah ouais ? Alors comment t'explique le livre de sortilège et l'encrier posés sur la table juste à coté de l'endroit où Milly était assise ?
Je pousse un nouveau grognement de frustration puis je me pince l'arrête du nez réfléchissant à toute vitesse.
- Je…
- Ouais c'est bien ce que je pensais… Déclare Pansy d'un ton théâtral en me regardant droit dans les yeux.
Je lui adresse une petite grimace enfantine par pure puérilité. Celle-ci lève les yeux au ciel avant de se tourner vers Milly.
- Alors qu'est ce qui se passe ici exactement ? Vous couchez ensemble ou quoi… ?
Choqué, je laisse échapper un gémissement d'indignation tandis que Milly vire au rouge tomate. Pansy poursuit de plus belle :
- Non… ? En tout cas ça explique bien des choses… Pourquoi tu disparais sans arrêt ces temps ci… Alors c'est quoi votre histoire ? Une petite romance délicieusement niaise à deux Gallions ? Sérieusement Milly t'as largué Adrian pour Potter ?! T'es malade ou quoi ?
Milly tremble de colère et d'irritation :
- Non bien sur que non ! Pans' je ne sors pas avec Harry ! Je veux dire… Potter !
- Arrête Milly, c'est bon t'es grillée !
Milly soupire, et tremblante elle essaye de reprendre le contrôle de la situation.
- Je t'assure Pansy, je n'ai rien à voir avec Potter !
Je lui fais signe d'abandonner, de laisser tomber, que ce n'est plus la peine, qu'on est grillé. Mais Milly s'emmêle dans ses explications. Je m'approche d'elle en douceur et je pose une main rassurante sur ses épaules, je les presse gentiment pour lui donner du courage. Elle s'interrompt brutalement en plein milieu de sa tirade, elle plonge ses yeux noirs corbeau dans les miens, et constatant ma résignation, elle se tait. J'ouvre la bouche, la main serré sur ma baguette magique au fond de ma poche :
- On est juste amis…
Un silence de mort s'installe sur notre petit groupe. Pansy nous dévisage toujours, les lèvres pincées, une expression dégoutée clairement inscrite sur son visage. Au bout d'un long moment, n'y tenant plus, sur la défensive, je finis par lancer :
- Ça te pose un problème, Parkinson ?!
Elle réprime un nouveau reniflement de mépris, ses yeux moqueurs se posent un instant sur mes poings crispés avec un soupçon de dérision. Je me sens ridicule… Elle me contemple d'un air sceptique pendant quelques minutes. Puis, me regardant de haut en bas, elle laisse échapper un petit rire dédaigneux, elle hausse les épaules machinalement avant de lâcher :
- Amis, huh ?
Elle fait une petite grimace avant d'ajouter d'une voix nasillarde :
- Bien sur…
A nouveau, Milly s'avance de quelques pas, tremblante, tortillant une de ses mèches brunes à toute vitesse dans sa main droite. Elle déclare d'une voix douce :
- Cette fois-ci c'est la vérité, Pans', je t'assure…
Pansy écarquille les yeux, surprise. Une expression choquée passe sur son visage pendant un bref instant. Elle murmure comme si elle avait du mal à le croire :
- Juste amis, hé ?
Milly se mords la lèvre et hoche la tête frénétiquement, les yeux embués de larmes contenues. Elle répète timidement mais fermement :
- Juste amis.
Les yeux toujours exorbités de surprise Pansy ouvre la bouche puis la referme. Elle lutte quelques instants pour dissimuler ses émotions, un rictus de mépris se réinstalle progressivement sur ses traits aristocratiques après quelques secondes de cette bataille acharnée. D'un ton hautain, elle finit par déclarer :
- Vous êtes pathétiques.
Milly rougit de colère et d'humiliation tandis que je m'exclame violemment :
- Pardon ?!
- Tu m'as très bien entendu Potter, vous êtes ridicule, tous les deux à vous cacher comme si vous aviez quelque chose à vous reprocher. Vous êtes amis ?! La belle affaire !
Rougissant toujours, Milly se redresse de tout son long et assène un claque retentissante sur la joue de sa meilleure amie.
- Arrête de faire ton numéro Pans' ! A quoi tu joues ?! Tu sais très bien ce qui se passerait si les autres l'apprenaient ! Tu sais comment ils sont, surtout en ce moment ! Tu sais ce qu'ils font subir à Harry jour après jour, les insultes, les coups, les petites blagues vaseuses ! Je ne te parle même pas de ce qu'il me ferait à moi… Et, mon père… Tu le connais, il me tuerait Pans', il me tirerait par les cheveux jusqu'à notre manoir et il me rouerait de coups… Réveille toi Parkinson et arrête de faire ta princesse, tout le monde ne vit pas dans ton monde rose bonbon !
Pansy repousse violemment Milly en arrière, furieuse. Celle-ci tombe à genoux sur les dalles de pierre froides de la petite salle de classe. Je les regarde se déchirer, impuissant.
- Arrête de faire ta victime, Millicent, ton père est trop occupé avec le Seigneur des Ténèbres pour se préoccuper de tes caprices d'adolescente et tu le sais très bien, tout ce qui importe à ses yeux c'est ton initiation. C'est pareil pour tout le monde, tu sais, aucun de nous ne se fait d'illusions, si tu crois que mon monde est plus rose que le tien Milly, tu te trompes, j'ai reçu la lettre comme tout le monde, je serais initiée en même temps que vous, et ce n'est pas parce que je ne pleurs pas sur mon sort comme toi, que je m'en réjouis !
Je reste bouche bée. Initiation ? Est-ce qu'elle parle de… ? Est-ce qu'elles vont devenir… ? Pansy reprend de plus belle sans me laisser le temps de creuser le sujet :
- Tu te cherches des excuses, la vérité Millicent c'est que tu crèves de trouille, et tu ne sais pas quoi faire pour te sortir de cette situation, tu sais quoi c'est pareil pour tout le monde ! Et Potter ! Potter est la solution miracle ! On y a tous pensé tu sais, le truc c'est qu'il n'a pas l'air d'avoir le pouvoir de nous sortir de là ! Mais si c'est vraiment ton ami et pas ton plan B pour te sortir de cette situation merdique alors tu ne penses pas qu'il mérite un peu plus de respect ?! C'est en agissant de cette façon, en voyant Potter en cachette, en le voyant en secret, que tu vas de les mettre à dos Milly, c'est comme si tu admettais qu'il mérite toutes ces conneries, que tu les approuves. C'est une marque de faiblesse et les Serpentards les exploitent comme personne. Si vous ne vous cachiez pas je suis prête à parier que personne ne dirait rien en partie parce qu'ils resteraient persuadés que tu as un plan machiavélique pour faire souffrir Potter et le laisser plus bas que terre mais peu importe ! Tu sais que chez les Serpents il y a toujours un moyen d'obtenir ce que tu veux à condition de manipuler, de tricher, de mentir, ce n'est pas difficile, on le fait tous depuis la première année. Alors, c'est plutôt à moi de te la poser la question, à quoi tu joue Milly ?
- Je… Je…
- C'est bien ce que je pensais…
Pansy tourne les talons, en soupirant, et claque la porte furieusement derrière elle, sans un regard en arrière. Je vais vomir… Je déglutis, je me tourne vers Millicent toujours affalée sur le sol, d'une voix faible je murmure :
- Milly… ?
Elle lève son visage vers moi, ses joues ruisselantes de larme, elle secoue la tête de gauche à droite :
- Je suis désolée Harry, je suis tellement désolée…
- Pourquoi ?
Ma voix est rauque, je ne la reconnais même pas. J'ai l'impression de vivre un nouveau cauchemar, je me sens complètement détaché de la réalité comme si je flottais au dessus de mon corps comme si je regardais une scène dans un film en noir et blanc. Parce que quelque par je sais ce que Millicent va me dire.
- Elle a raison… Je suis tellement désolée… Au début, au début, quand on s'est parlé ça me faisais juste de bien de parler à quelqu'un d'Adrian… C'est vrai les Serpentards on ne sait jamais ce qu'on peut dire sans que cela se retourne contre soi… Et puis, j'ai commencé à réfléchir… Tu es Harry Potter, je me suis dis que si quelqu'un pouvais m'aider, ce serait toi, surtout que tout le monde sait que tu ne refuses aucune occasion de sauver une demoiselle en détresse…
Elle renifle, elle essaye de capturer mon regard dans le sien, je me détourne. Malgré tout elle continue :
- Alors j'ai décidé d'être ton amie, pour que tu m'aides, parce que j'ai besoin d'être sauvée, je ne veux pas devenir comme mon père, je ne veux pas servir le Seigneur des Ténèbres… Je… Je suis tellement désolée, c'est vrai je t'ai utilisé, mais je n'ai pas menti, Harry, à aucun moment, et tout ce que je t'ai dit est vrai… J'ai merdé… J'aurais dû être là pour toi, et ne pas me soucier du regard des autres, j'aurais dû… J'ai merdé Harry et je suis désolée, mais je n'essayais pas de te piéger, de te tromper, j'ai été égoïste et je n'aurais pas dû, mais ces derniers jours notre amitié à été la seule chose qui m'a fait tenir, la seule chose qui m'a permis d'avancer, et qui m'a fait sourire. Pans' a raison, comme toujours, au début je n'ai été qu'une petite garce manipulatrice ne se souciant que de son propre intérêt… Mais ce n'est plus le cas ! Et sans ça nous ne serions sans doute jamais devenus amis ! Alors… Alors… Si c'était à refaire je le referais ! Voilà ! Parce que je tiens à toi 'Ry, vraiment, je t'assure… Et… Et…
Au milieu de sa tirade elle s'est relevé, les joues rouges, les yeux brulants de détermination elle me regarde à présent comme si elle me défiait de m'en aller et de rejeter notre fragile amitié. Je la regarde un instant, les yeux perdus dans le vide mes pensées défilant à toute vitesse. Au bout d'un moment interminable, je finis par éclater de rire sans plus pouvoir m'arrêter. Millicent, me fixe, perplexe.
- Est-ce que… est ce que ça veut dire que tu me pardonnes ?
Elle se mord la lèvre hésitante et tortille une de ses mèches brunes plus rapidement que jamais. Je lui souris, et je la prends dans mes bras :
- Bien sur que je te pardonne Milly…
Au bout d'un long moment, je m'écarte d'elle. Tout doucement je murmure :
- Alors amis ?
Je lui tends ma main droite l'invitant à la serrer dans la sienne, repensant avec une pointe d'anxiété à la fois où j'ai refusé l'amitié de Malfoy dans le Poudlard Express sept années auparavant, pourvu que l'histoire ne se répète pas aujourd'hui…. Milly éclate d'un rire cristallin et se jette dans mes bras des larmes de joies, cette fois, s'échappant de ses paupières closes. Elle s'exclame :
-Oh Harry !
Assis confortablement dans un des canapés de la Salle Commune des Serpentards, je joue machinalement avec un Gallion. Je le tourne et le retourne dans ma main, le feu ronflant de la cheminé se reflète sur sa surface lisse, et la lumière dorée captive mon regard.
Pour la énième fois cette semaine, j'attends Milly devant le dortoir des filles pour que nous puissions descendre ensemble dans la Grande Salle pour le diner aux yeux et au su de tous. Et comme à chaque fois, j'essaye de m'occuper pour ne pas avoir l'air bête. Nerveusement je me gratte l'arrière de la tête. Qu'est-ce qu'elle est longue ! Pffff…. C'est vrai quoi je ne comprends pourquoi elle a besoin de se recoiffer, d'ajuster son maquillage et sa tenue juste pour descendre diner ! Les filles… Complètement incompréhensibles… Je me mords la lèvre pour mieux ravaler mon sourire, si Milly me voit me foutre de sa gueule encore un fois je vais me prendre une raclée, et cette fille est flippante !
J'ai l'impression de flotter depuis quelques jours, je me sens si léger… Depuis cet « incident » avec Pansy dans la petite salle de sortilège, Milly et moi nous sommes plus proches que jamais. Elle est si différente d'Hermione… Si insouciante, drôle, impulsive, vulnérable… Même si 'Mione me manque à en pleurer, une petite partie de moi est si heureuse d'avoir eu la chance de rencontrer Milly… Surtout que depuis un ou deux jours les Serpentards se sont légèrement calmés, j'ai la sensation que le pire est derrière moi, depuis que je traine avec Milly et que nous sommes « officiellement » amis, c'est comme si ils m'avaient acceptés. Bon, en fait, il m'ignore, mais c'est déjà ça ! Et c'est une nette amélioration ! C'est comme si être accueilli à bras ouverts par l'un des leurs m'ouvrais de nouveaux horizons comme si la meute reconnaissait enfin mon existence et m'admettait en son sein. C'est comme s'ils admettaient, que je suis un être humain, une personne digne d'un minimum de respect. Cette fois ci je ne peux m'empêcher de sourire. Peut être que les choses vont finir par s'arranger finalement…
- Potter ?! Hé ! POTTER ? Mec, t'es mort ?!
Je relève brusquement la tête. Théodore Nott, agite frénétiquement ses mains devant mon visage. J'ajuste mes lunettes et je lâche stupidement :
- Gnié ?
- Ça fait dix minutes que j'essaye d'attirer ton attention mec, faut que tu te réveilles ! Il y a plus de place ailleurs ça te dérange si Pans' et moi on s'assoit là ?
Je regarde autour de moi et je constate qu'effectivement la Salle Commune est pleine à craquer. Apparemment, tout le monde s'est donné rendez vous ici avant d'aller diner. Exactement comme on le faisait chez les Gryffondors… Habituellement tout le monde descendait en même temps pour que l'on puisse se rendre ensemble dans la Grande Salle, les blagues vaseuses fusaient de tous les cotés, les filles étaient scandalisées, que de bons souvenirs… Je secoue la tête de droite à gauche pour chasser mes souvenirs. Je grimace un pauvre sourire à Nott et je me décale légèrement pour leur faire de la place.
Aussitôt, assis ils se lancent dans une conversation animés. Pansy éclate d'un rire musical tandis que Théo essaye de l'impressionner avec ses prouesses au Quidditch, il parle en faisant de grands gestes, il ne tient pas en place. Je les observe du coin de l'œil essayant de ne pas me faire remarquer… Ils ont l'air si… Normaux… Je soupire. J'entends des bribes de leur conversation, j'essaye de ne pas écouter mais la vérité c'est que je ne peux pas m'en empêcher, ils me fascinent littéralement…
-…. Et en se moment là, j'ai feinté vers la droite tu vois… Tellement certains que… Et puis… BUUUUUUT… Génial…. Même Draco a dit que…
- En parlant de lui…. Tu savais que…
- Non ?!
- Si !
Au fur et à mesure, plus la conversation se prolonge et plus j'ai envie de savoir ce qu'ils peuvent bien raconter sur Malfoy de si intéressant, la commère en moi ne tient plus ne place et sans avoir l'air de rien je m'approche pour pouvoir écouter plus attentivement. Je me penche en avant comme pour refaire mes lacets lorsque soudain Nott fait un brusque bond en arrière en plein milieu d'une autre de ses tirades enthousiaste sur le dernier match de Quidditch. J'essaye d'éviter la collision tant bien que mal mais malgré tout je tombe brutalement en avant la face contre le sol. J'entends mon nez craquez sinistrement. Un liquide chaud coule le long de mon visage. Je sens un gout métallique bien trop familier sur le bout de ma langue. Outch…
- Potter ? Potter ? Je suis désolé, tu vas bien ?! Pans' reste pas là, fais quelque chose ! Tu crois que je l'ai tué ? Potter ? C'est pas le moment de faire le mort tu m'entends !
Je me redresse tant bien que mal, la tête en arrière, une main recouvrant mon nez cassé, j'essaye d'adresser un sourire tremblant à Théo pour lui assurer que tout va bien, mais je le vois pâlir, son visage prenant une étrange couleur verte.
- Mon dieu, Potter, assis toi, assis toi, t'inquiètes pas mon vieux, on va te sortir de là. Je sais que t'as l'impression que tu vas mourir là tout de suite mais je te promets ça va aller… Mon dieu tout ce sang ! Il va se vider Pans' ! Faut qu'on fasse quelque chose, il est si pâle, est ce que tu peux entendre son cœur, est ce qu'il respire toujours ?! Va chercher Draco, non mieux Severus, non Pomfrey oui Pomfrey !
Je regarde Théo s'agiter avec une pointe d'amusement. Ce n'est qu'un nez cassé… Bon, ce n'est pas une partie de plaisir je lui accorde mais je vais m'en sortir… Pourtant, il a l'air vraiment paniqué, il me fait m'asseoir de force sur le canapé, puis il m'allonge et sans que je sache pourquoi, il métamorphose son écharpe verte et argent en un éventail et l'agite frénétiquement devant mon visage, il a l'air complètement à l'ouest… Je me tourne vers Parkinson dans l'espoir qu'elle au moins est conservé une partie de son sang froid mais à ma grande surprise elle est en train se mordre la lèvre jusqu'au sang elle semble complètement paralysée. Théo semble également s'en rendre compte et il s'approche d'elle à grand pas, il l'attrape fermement et entreprend de la secouer comme un prunier en hurlant :
- Reprend toi Pansy ! Ok, j'ai besoin de toi maintenant ! Qu'est-ce qu'on fait ?! On peut pas laisser Potter mourir, même si c'est un putain de Gryffondor !
Pansy cligne des yeux pendant deux ou trois secondes avant d'asséner un claque magistrale à Théo. Elle s'écrie :
- Calme-toi, ok Théo ! Je suis sure qu'il n'est pas mort ! C'est Potter, putain, ce mec ne meurt jamais, c'est comme s'il était tombé dans le chaudron de Felix Felicis quand il était petit ! Tout va bien se passer, ok, s'il est mort je le tue !
Ok, c'est trop, je n'en peux plus… J'éclate de rire, peu importe si ça me fait un mal de chien, cette situation est juste trop loufoque !
- Pans' je te l'avais dit, il est en train de rendre son dernier soupir !
- Mon dieu… Vite fais lui du bouche à bouche !
- Qu'est ce que c'est que ça ?! Me dit pas que c'est encore un de tes trucs Moldus, c'est vraiment pas le moment !
C'est ce moment que choisi Milly pour débouler dans la Salle Commune, elle m'aperçoit immédiatement et accourt vers moi une expression inquiète sur le visage.
- Harry, mon dieu, qu'est-ce qui s'est passé ? Tu vas bien ?!
J'ouvre la bouche pour lui expliquer la situation, ravi qu'enfin quelqu'un avec un minimum d'intelligence soit finalement parmi nous, mais je vois l'expression de Milly changer soudainement. Son regard s'assombrit, ses yeux lancent des éclairs, elle saisit sa baguette magique et se tourne vers mes deux compagnons, sa furie clairement lisible sur son visage. D'une voie atone, l'air crépitant de magie autour d'elle, elle murmure calmement :
- Pans'… Qu'est-ce que vous lui avez encore fait ?
Elle tourne sa baguette magique dans sa main avant de la pointer malicieusement droit sur sa meilleure amie, la menace évidente dans sa voix. Je m'apprête à parler mais je suis une nouvelle fois interrompu, Théo se précipite sur Milly ignorant totalement le danger, et la prend dans ses bras, il s'exclame :
- Milly, je suis si content que tu sois là ! On a tué Harry Potter !
- Tu as tué Potter, je t'assure Milly c'était lui tout seul, je n'ai rien fait moi !
- Hein ? Quoi ?
- On a pas fait exprès c'était un accident ! Pas vrai Pans' ?
Cette fois c'en ai vraiment trop :
- JE NE SUIS PAS MORT !
- Haha, je te l'avais dit Théo, Potter ne meurt jamais ! Même quand on croit qu'il est mort, hop tada il ressuscite ! C'est pas le Survivant pour des prunes !
Milly semble perdue, son regard passe de Théo et Pansy, à mon nez cassé complètement confuse. Elle baisse sa baguette magique, en me lançant un regard interrogateur. Je hoche la tête, et je lui fais signe d'approcher, elle recule tout doucement vers moi en ne quittant pas des yeux Pansy et Théo. Elle se penche vers moi et j'explique :
- Théo a fait un faux mouvement, je me suis ramassé stupidement, je pense que j'ai le nez cassé… tu peux m'aider ?
Milly m'adresse un sourire réconfortant, et me fait signe que oui, elle déclare :
- Pendant un instant j'ai cru que…
Elle lance un regard significatif à ses deux meilleurs amis et je hausse les épaules. Elle attrape mon visage dans ses mains et pointe sa baguette magique directement sur mon nez. Je ferme les yeux. Je l'entends murmurer :
- Episkey.
Aussitôt, une douce chaleur m'envahie. Je respire plus facilement. La douleur disparait Milly me tend un mouchoir, et j'essuie maladroitement le sang recouvrant mon visage. Elle hausse un sourcil et regarde ses deux meilleurs amis de haut en bas :
- Je peux savoir ce qui vous a fait croire qu'il allait mourir ?
Pansy regarde ailleurs, je souris en voyant qu'elle essaye tant bien que mal de recomposer son expression de dédain habituelle, même si je peux toujours apercevoir les traces de panique sur son visage. Théo se dandine nerveusement d'un pied sur l'autre en se grattant l'arrière de la tête.
- Héhéhé… Désolé, j'ai tendance à m'emporter, et tout ce sang ça m'a donné la nausée, j'ai perdu la tête…
- Vous êtes devenus complètement hystériques, ouais ! Je lance.
Trois pairs d'yeux se tournent vers moi, incrédules. Oups, j'ai dû penser tout haut…. Théo est le premier à briser le silence de mort qui s'est soudainement abattu sur notre petit groupe, il éclate de rire très naturellement et m'assène une grande claque amicale sur l'épaule :
- Haha, je te l'accorde, Potter ! Allez, viens, pour me faire pardonner je te paye à diner !
Je souris jusqu'aux oreilles. Sérieusement ? Pansy fronce les sourcils, je suis sure qu'elle va protester, lui rappeler qui je suis, lui dire que je suis qu'une petite vermine de Sang Mêlé, que je n'en vaux pas la peine, mais à ma grande surprise, elle s'exclame :
- Théo, on est à Poudlard, tu ne peux pas lui payer à manger !
Théo secoue la tête, et lui souris énigmatiquement.
- Tu me sous estime Pans' comme toujours !
Toujours assis, sur mon canapé, je les regarde se diriger vers la sortie en souriant. Pansy se retourne, fronce de nouveau les sourcils, et lance :
- Tu viens Potter ? On va pas t'attendre toute la journée !
- Elle a vraiment cru que…
- Mais oui ! Et après…
- J'ai feinté sur la gauche, et bien sur le cognard était toujours derrière moi mais…
- Haha, sérieusement ?
- Attends, écoute !
Je rigole doucement. Le ventre plein, le sourire aux lèvres et les yeux pétillants de malice j'encourage Théo à poursuivre son histoire abracadabrante avant d'enchainer sur un récit de mes propres exploits au Quidditch. Tout comme lui, je fais de grands gestes pour illustrer mon propos. Il m'écoute attentivement, et me tape sur l'épaule amicalement, impressionné, lorsque je finis mon discours. Dans une autre vie on aurait pu être amis… Si dés le début j'avais accepté la décision du Choixpeau magique, Théo et moi on aurait pu être les meilleurs amis du monde… J'ai l'impression de le connaitre depuis toujours… Ma gorge se serre… C'est sans doute à cause de ce foutu rêve, rien d'autre…
Je n'arrive pas à croire que ce dîner serpentardesque se soit si bien passé. Je ne me rappelle pas avoir jamais autant ri. Théo et moi nous nous sommes tout de suite bien entendu, on a eu un véritable fou rire sur sa peur panique, sa phobie du sang et on a rapidement enchainé sur une conversation passionnée sur le Quidditch. Au début, Pansy et Milly se sont contentés de nous observer un sourire aux lèvres. Pansy était évidemment mal à l'aise, carrément gênée par ma présence, elle ne savait plus où se mettre mais au fur et à mesure de la discussion, elle a commencé à faire de petites remarques sarcastiques et à se moquer gentiment de mes petites manies. A la fin du repas, elle riait au moins autant que moi, elle avait les larmes aux yeux à force d'éclats de rire.
Je reviens à la réalité lorsque nous arrivons finalement devant le mur nu et humide dissimilant l'entrée de la Salle Commune des Serpentards. Milly murmure le mot de passe et nous nous engouffrons dans l'entrée riant toujours.
Nous nous retrouvons subitement devant une horde de serpents à l'air franchement menaçant. Rassemblés dans la Salle Commine se trouve tous les septième années, au centre encadré par Crabbe et Goyle, ses deux babouins garde du corps, qui jouent de leurs poings une lueur folle dansant dans leur petits yeux porcins Draco Malfoy m'adresse un de ses sourires venimeux :
- Potter… On attendait plus que toi…
Harry : Argh ! J'ai des amis… A Serpentards ?! Jamais de la vie !
Pansy : On est bien d'accord Potter ça n'arrivera pas ! De toute façon j'ai lu le script et il est absolument hors de question que tu me voles mon Drakychou d'amour, il est à moi, compris Potter ?!
Harry : T'inquiète je te le laisse, j'en veux pas moi de Drakychou, haha !
Draco : M'appelle pas comme ça Pans', sérieux de quoi j'ai l'air ?
Pansy : *se jette dans les bras de Draco* Drakyyychouuuu, boude pas, je t'aime moi tu sais *bats des cils*
Draco : Argh mais lâche moi Pansy, dégage… A ce compte là je préfère encore Potter, au moins lui n'est pas aussi collant !
Pansy : * les larmes aux yeux* Mais Draco… Toi et moi… Tu es censé m'épouser, tu sais…
Rin : Et sur ce rideau ! Merci de m'avoir lu, n'hésitez pas à me dire ce que vous en penser à bientôt (je ne présice pas quand parce que franchement je n'en ai aucune idée je vais essayer de faire le plus vite possible !)
PS : Quelqu'un est partant pour un petit Milly/ Harry en attendant le drarry parce qu'ils sont plutôt mignons tous les deux héhé … ?
Harry & Milly : QUOI ?!
