Inspiration quand tu nous tiens! Surement le cadre du bal et mes nombreuses lectures de romances historiques. J'y est pensé cette semaine mais je crois que c'est le passage d'orgueil et préjugés qui m'a bien lancé sur ces deux derniers chapitres. Bon vous l'aurez compris, cette semaine va falloir lire un peu plus. J'espère juste que la longueur n'en fera pas perdre l'intérêt.
Sur ce, bonne lecture!
Musique entêtante, quelques verres d'alcool et deux danses avaient suffis à Sakura pour perdre toute anxiété. Elle était désormais dans son élément au bras de Toshiro, tout sourire. Dans l'allégresse elle n'avait pas manquée de remettre à leur place des commères qui critiquaient toute personne dans leur champ de vision. C'était sans compter l'attention inconsciente à son environnement que la rose avait acquise au cours de ses missions. Et bien sur la remarque sur sa coiffures dépassée de mode ne tomba passa pas entre les mailles du filet. Après cette petite interruption bien amusante pour plus d'une personne dans l'assistance, Toshiro continua à la balader de groupes en groupes, reconnaissant toujours au moins un des membres. Elle s'étonna à rire et profiter de la soirée comme autrefois, sans s'inquiéter du monde extérieur. Cela lui avait manqué, elle le reconnaissait. Malgré sa couleur de cheveux peu commune, personne ne semblait l'avoir identifiée. Dans ce milieu, peu importe la réputation acquise avant de disparaitre, on était vite oublié. La notoriété qu'avait eut Sakura n'était pas moindre. D'abord basée sur ses fréquentation, et Toshiro n'était pas à négliger, elle avait rapidement réussi à se distinguer des écervelées de passage par son franc parlé et sa grande perspicacité sur les personnes qui l'entoure. Il lui suffisait de laisser trainer une oreille par ci et d'échanger quelques mots avec la « cible » pour en établir les faiblesses et les utiliser le moment venu. Perfide mais efficace. Son cavalier du soir aussi avait eu droit à son analyse.
L'ambiance du bal ainsi que la température de la salle ayant rapidement augmentée, Sakura et ses amies d'un soir avaient décidées de prendre un peu l'air dans le parc ouvert aux invités. La première était assez petite et sa voix était très aiguë, parler avec elle longtemps pouvait être difficile pour les oreilles en temps normal mais le contexte actuel mettait ce détail de côté. Cependant ses airs de petite fille lui permettait de ce voir confier les confidences les plus intéressantes. L'autre était une des plus frivoles que la fleur avait pu rencontrer ce soir là et avait des cheveux d'un bleu profond, tout aussi originaux que les siens mais qui passaient plus inaperçus.
Pour avoir autrefois profité d'un espace extérieur dans les mêmes circonstances, elle savait qu'outre les couples en manque d'intimité et les groupes d'amis à la recherche d'oxygène, il s'y construisait nombre de manigances dans les recoins les plus sombres. Le chemin que la fleur empruntait était balisé par des bougies sur des sortes de piquets, vieux jeu mais là était toute la beauté de la chose. Même si les moyens financiers pour éclairer à l'électricité ne manquaient sans doute pas, cela ne donnera pas l'effet présent. Le sentier de dalles blanches menait à un kiosque de taille assez imposante. Des banquettes fournies étaient disposées en cercle, surmontées de voilages, autour d'un bassin décoratif installé au centre de la construction. Les rambardes étaient éclairées par des bougies de couleurs plus chaudes et placées dans des coupelles, pour s'accorder avec le reste de la décoration et l'ambiance extérieure.
A peine arrivées, Sakura et ses compagnes hilares étaient avachies sur les coussins pour continuer tranquillement leur conversation. Au vues de la facilité déconcertante à laquelle les informations circulaient avec ces filles, le sujet qu'elle allait aborder était des plus croustillant. Cependant elle fut interrompue. Un homme avait soudainement fait irruption à quelques mètres d'elles. Il tentait de courir mais claudiquait fortement, l'esprit médical de la fleur lui permis d'y voir une cheville bien amochée. Il paraissait paniqué et regardait derrière lui constamment. C'est pour cette raison qu'il ne vit pas la dénivellation soudaine du terrain en face de lui et tomba lourdement. Elle remarqua alors qu'il transportait des sacs assez volumineux sur son dos et dans ses bras. Dans sa chute ce dernier c'était éparpillé au sol, dévoilant toutes sortes de vivres. Elle en reconnu certaines qu'elle avait l'habitude d'emporter quand elle partait en mission, et d'autres plus précieuses. L'individu étant hors de l'éclairage ne leur semblait qu'une ombre mais on pouvait deviner qu'il essayait de se relever rapidement malgré sa blessure, et tentait de récupérer comme il le pouvait une partie de ses biens. Entre temps trois autres hommes étaient arrivés, de par leur accoutrement Sakura les identifiait comme faisant partie de la milice privé des propriétaires des lieux et qui servait de garde. Cette pratique était courante et ont y retrouvait de plus en plus de ninjas indépendants. Ils rattrapèrent l'individu et se saisirent de lui violement. Celui qui devait être le chef du petit groupe empoigna un bras du fugitif et fit signe à une de ses collègues d'aller prévenir quelqu'un d'autre, surement le vrai commandant de la troupe de défense. Il récupéra les denrées au sol et s'exécuta. Le dernier homme du groupe tenait d'une main la tête de l'inconnu et de l'autre maintenait son deuxième bras retourné dans son dos. Cette position était très inconfortable pour le fugitif mais permettait aux deux gardes d'exercer un contrôle sur ses mouvements. Quand ce dernier avait perdu l'équilibre les trois jeunes femmes s'étaient levées mais seule Sakura s'était élancée à son aide, inquiète et les reflexes professionnels ne l'ayant jamais quittée. La garde ayant intercepté l'individu avant son arrivée, elle avait continuée dans sa lancée pour tenter de calmer le jeu. Celui qui avait envoyé son coéquipier ailleurs mais aussi qui était taillé comme une armoire à glace lui interdit de s'avancer d'avantage, tout comme les deux autres qui ne venaient que par curiosité.
-Ne vous approchez pas de ce voleur, mesdemoiselles. Il pourrait vous faire du mal.
-Mais monsieur, ricana la jeune femme aux cheveux bleus, vous êtes là. Et avec la force que vous avez, vous allez nous protéger n'est-ce pas ?
Pas peux fiers du compliment le premier bomba le torse et l'autre pris un air très sérieux et pendant qu'ils s'éloignaient, commença à faire la leçon à l'homme sur l'importance de son travail et le respect des lois. Venant d'un probable mercenaire cela aurait pu faire rire Sakura si son attention n'était pas ailleurs. Maintenant qu'elle était près de l'individu et que les gardes apportaient une clarté supplémentaire sur son visage, elle pouvait désormais l'observer à sa guise. Son visage était émacié et ses yeux presque aussi bleu que ceux de Naruto mais ils lançaient des éclairs de haine et de dégoût envers elle. Même si cette ville attirait les gens les plus riches pour son cadre la population la plus présente était dans un état de misère alarmant parfois. Encore une conséquence de la guerre, les paysages étaient déformés et parois incultivable pour encore quelques années. Beaucoup de famille avaient migrées vers les grandes villes pour tenter de trouver du travail et subvenir à leurs besoins mais une grande partie d'entre elles étaient maintenant regroupées en petits villages périphériques aux conditions de vie difficiles.
Durant son voyage Sakura y était intervenue, c'est d'ailleurs là qu'elle avait rencontrée Toshiro. De plus, la criminalité dans ces quartiers était très élevée et l'Hokage devait fréquemment pallier à ce problème. Elle envoyait de nouvelles équipes en mission à durée indéterminée, leur travail consistant à faire des patrouilles régulières. On soupçonnait même l'existence d'une branche du mouvement anti-ninja de s'y être installée.
Ce soudain retour à la réalité avait fait perdre tout ses moyens à la rose. Dans son esprit défilaient tous ses souvenirs de ces habitations précaires, des étalages de marché quasi-vide de nourriture, toujours entre coupé du regard de l'homme qu'elle avait devant elle quelques secondes plus tôt. En fond elle entendait ses comparses se moquait de lui, de « son apparence misérable et son comportement prouvant un manque d'éducation évident ». Ces paroles mettaient Sakura hors d'elle. Pour l'avoir déjà vu l'année précédente elle savait qu'il n'avait fait ça que pour survivre, peut être même pour aider sa famille. L'opinion qu'avaient ces gens des personnes comme elle en ce moment était bien mauvaise et ils avaient raison. La voix criarde de la jeune fille proche d'elle la sortie de ses réflexions et lui fit tourner vivement la tête vers elle.
- Y a-t-il un problème ? Même si le loup qu'elles portaient empêchait Sakura de connaitre exactement leur expression, elle devinait que son comportement les avait intriguées. Nous…nous allons rentrer, il commence à faire frais et nous ne voulons pas tomber sur d'autres fous de la sorte. Vous nous accompagniez ?
-Je crois que je vais rester encore un peu ici. J'ai cru voir mon cavalier sortir tout à l'heure, je rentrerai avec lui. Malgré tout leur regard resta suspicieux.
Les jeunes femmes ne cherchèrent pas plus loin et s'éloignèrent après un bref salut. Quand elles furent sorties de son champ de vision, la fleur recula doucement puis s'assit sur les marches du kiosque. Les genoux repliés et la tête entre ses mains, elle tentait de calmer sa respiration qui s'était accélérée avec son rythme cardiaque quand elle avait compris la situation actuelle. Jamais elle n'aurait cru pouvoir oublier tout ce pour quoi elle se battait en l'espace de quelques heures. Une larme de rage coula sur sa joue, seule manifestation extérieure de la colère qu'elle éprouvait contre elle-même intérieurement.
-Vous êtes la plus belle parmi toutes les femmes présentes ce soir et pourtant je n'aurais jamais parié que vous seriez celle qui comprendrait.
Sakura avait rapidement levée la tête aux premiers mots, surprise de ne pas avoir entendu qui que ce soit s'approcher. Devant elle se tenait un étrange individu. Assez grand et tout de noir vêtu, il exprimait sa connaissance des standards de ce milieu. Mais ses cheveux blancs lui arrivant aux épaules traduisaient qu'il s'y soumettait par obligation mais que son esprit était beaucoup plus libre et ouvert par rapport aux exigences communes. A travers son loup gris pailleté elle pouvait apercevoir des yeux vert jaune dans lesquels brillait une profonde intelligence. Le coin de ses lèvres s'incurvait en un sourire satisfait mais discret. Sakura en était d'autant plus intriguée. Tenta de reprendre le contrôle de ses sentiments elle répondit le plus calmement qui lui était possible.
-En effet je ne comprends pas.
-En fait tout cela est simple. Vous m'accorderez que nous sommes entourés de personnes plus suffisantes les unes que les autres et qui n'ont aucune conscience de ce qui se passe en dehors de leur petit monde de convenance et de fortune à exposer. Sakura acquiesça d'un signe de tête, cherchant encore où il voulait en venir. Quand vous êtes entrée dans la salle je peux vous affirmer que vous en avez fais jaser plus d'une qui avait surement passé un temps fou à ce préparer. En quelques minutes chacun des hommes de l'assemblée ont pu confirmer à leurs partenaires que vous étiez la reine de cette soirée. Je vous ai donc associée à l'esprit simple qu'on généralement celles à qui l'on attribue ce titre. Un peu idiote et superficielle. Cependant je dois m'excuser, j'ai vu de loin la scène qui c'est déroulée avec ce pauvre homme et je peux vous dire que votre réaction m'a fait revoir mon jugement. Pourquoi vous être élancée vers lui ?
-Je suis ninja médecin, il est normal que j'aille aider les blessés comme tout autre personne ayant besoin d'aide.
Ces mots semblèrent le choquer en premier lieu puis il reprit son expression précédente. Il s'approcha doucement de la rose et se baissa pour être à son niveau. Quand il souleva son masque elle ne dit rien, trop hypnotisée par la couleur de ces yeux et le sens de ses mots. Il put donc facilement faire disparaitre le sillon qu'avait tracé la larme sur la joue de la jeune femme, d'une voix douce il continua.
-Voilà chose bien rare que de rencontrer une personne dotée d'un intérêt aux autres sans y voir autre chose qu'un geste naturel, et qui soit si jolie de surcroit. Mais dites-moi chère demoiselle, qu'allez vous faire maintenant ?
En voilà une bonne question, et elle y trouva une réponse rapidement ainsi que son courage et sa force de caractère. Les traits sérieux elle se releva et commença à partir. L'homme lui attrapa le poignet au passage, sans forcer pour ne pas lui faire de mal, et l'interrogea du regard.
-Je vais faire sortir cet homme des griffes de la sécurité et le ramener chez lui avec autant de nourriture qu'il avait volé que je pourrai porter. Après seulement je rentrerai chez moi. A cette réponse il s'inclina élégamment.
-Rentrez chez vous tranquille, je m'occupe de ça. Ils ne peuvent rien me refuser ici.
-Mais qui êtes vous ?
-Un ami peut être, faites moi confiance c'est tout ce que je vous demande. Occupé vous des plutôt des personnes à qui vous tenez.
Elle pensa alors à Tsunade et son assistante, Naruto, Kakashi, tout ces amis de Konoha et d'ailleurs. Mais aussi de celui dont elle allait bientôt faire la connaissance mais à qui elle tenait déjà particulièrement, son correspondant de Suna. Elle se disait que parfois, de simples mots pouvaient entrainer de grandes aventures mais que chacune d'entre elles lui permettait de se découvrir un peu plus. Depuis le jour où elle avait lue les premières lettres elle avait décelé des facettes d'elle-même que jamais elle n'aurait cru pouvoir exister, mais plus important encore : elle se savait sur la bonne voie.
Encore une fois Sakura lui répondit d'un simple mouvement de tête. Elle lui souhaita bonne chance et exprima son souhait de pouvoir parler avec lui de nouveau avant de partir. Ce par quoi il répondit qu'il espérait que cette fois-ci les circonstances seraient meilleures avant d'aller de son côté. Sur son chemin elle se rendit compte que cet homme était un total mystère pour elle. Un grand de ce monde ou juste un riche héritier perspicace et tolérant ? Elle avait l'impression que malgré tout, un jour viendrai où elle le découvrirait. Pour le moment sa priorité était de s'échapper de cette opulence qui l'oppressait de plus en plus qu'elle se rapprochait de la salle et qu'elle entendait les rires et la musique. En chemin elle recroisa les deux filles qui lui avait tenue compagnie, elles s'étaient apparemment arrêtées pour flirter un peu. Au détour d'un croisement elle entendit retentir la voix coléreuse de Toshiro, ce qui engendra une conversation interne.
''Tiens, on l'avait oublié celui là ! On l'ignore ou on va le voir ?''
-« On » c'est vite dis, ce n'est pas toi qui l'as réellement sous les yeux.
''Oh chipote pas ça sert à rien. T'as peur que ses airs charmeurs te fassent craquer, c'est ça ?''
-C'est un des risques, oui.
''Dans ce cas tu utilise la solution la plus claire et simple. Tu lui envois un crochet du droit et tout est réglé !''
-Je crois que je vais choisir la solution diplomatique. Il a changé, je suis sure qu'en lui expliquant il comprendra.
''Fais comme tu veux, c'est toi qui coordonne tout je ne sers que de conseillère. Mais je suis sure que ma méthode est la meilleure.''
Elle prit une grande inspiration avant de se diriger vers l'endroit d'où elle avait cru l'entendre. Plus elle s'avançait plus elle pouvait sentir que le ton de son partenaire était imposant, elle ne savait pas ce qu'on avait bien pu lui dire mais ça n'avait pas l'air de lui plaire. Au fur et à mesure de sa progression elle pouvait capter certains mots : ninjas, marché, armes, pouvoir de persuasion. Voulant en connaitre plus elle s'était arrêtée derrière un arbre qu'elle estimait comme assez bonne couverture et qui était assez près pour qu'elle puisse tout entendre. La personne avait qui Toshiro s'entretenait semblait en bien mauvaise posture.
-Monsieur je suis désolé. Ils ont eux aussi refusés votre proposition malgré que j'ai pu leur proposer un prix plus élevé.
-Je ne comprends pas, ils savent que je suis compétent. Pourquoi ne pas me supporter dans cette campagne !
-Je crois que les événements de Kusa ont montrés que les Kages ne se laissent pas abusés facilement. Ils ont peur pour leur réputation.
-Rah ! Toshiro venait de donner un coup dans quelque chose d'assez dur. Heureusement que je l'ai de mon côté.
- Excusez-moi, mais de qui parlez-vous.
-Haruno. Elle est proche de l'actuelle Hokage et son successeur est un de ses proches amis. Tu connais aussi bien que moi l'influence que peu avoir Konoha sur les autres villages. Cela va créer une réaction en chaine et je pourrai enfin m'imposer dans tout le continent. J'ai juste à veillé qu'elle continue à me faire confiance, ça ne devrait pas être compliqué. Dans le fond c'est une fille facile à avoir pour moi, deux-trois compliments par ci par là en plus de mon charme naturel et elle tombe dans mes bras.
-Oh, dans ce cas…
-Haha je crois finalement les choses ne sont pas si terribles que ça. Et mes parents qui me prenaient pour un fou, ils ne diront plus la même chose quand j'aurai les ressources des grandes nations ninja entre mes mains.
Malgré tout ses efforts Sakura ne pouvait retenir toute la colère qui montait en elle. Elle s'était faite avoir encore une fois, comme une idiote elle avait vraiment cru qu'il avait ne serait-ce qu'un peu ouvert les yeux. Elle avait besoin d'évacuer tout ces sentiments, celui de trahison en plus. La fleur s'élança vers Toshiro qui fut plus que surpris de la voir et sentit les choses mal tourner quand il comprit ce que signifiait son expression. Le pointant du doigt elle commença son sermon.
-Toi ! Tu n'es qu'un… qu'un… Tant de qualificatifs défilaient dans sa tête qu'elle ne savait que choisir, sa personnalité intérieur lui hurlant de frapper la confusion était encore plus grande. Elle choisit alors l'alternative la plus approprié malgré son caractère honteux pour une kunoichi, la fuite. Crois-moi que tu y échappe de peu. Je ne veux plus te revoir !
Faisant prestement demi-tour elle chercha rapidement le chemin du retour puis marcha d'un pas rapide et déterminé. Si elle ne sortait pas d'ici elle allait finir par tout casser. Même si ce n'était pas vraiment une solution, elle préférait frapper un arbre que l'une des statues qu'elle rencontrait sur son chemin voire un des invités. Une fois la salle atteinte elle du se frayer un chemin entre tout le monde qui était aux portes. Voir la nuée de danseurs virevolter était déjà une grande avancée dans son parcours. Vu la densité de la foule c'était aussi le chemin le plus court à prendre autant pour semer Toshiro, qui d'après ses calculs devait se trouver encore de l'autre côté de la marée humaine, que pour atteindre rapidement la sortie et laisser libre cour à sa colère. Elle devait être presque au centre de la piste quand son poignet fut, pour la deuxième fois de la soirée, agrippé. Mais cette fois-ci le geste était plus violent, elle était bloqué dans l'étau de la main de l'héritier des Kôsui qui ne semblait pas vouloir la lâcher de si tôt. Contrairement à ce qu'elle avait pu pensé il était calme.
-Toshiro ! Lâche-moi.
-Ma fleur…Le regard meurtrier de la jeune femme le fit se reprendre. Sakura, attends. Je ne sais pas ce que tu as entendu mais sache que ce n'est pas du tout ce que tu crois. Tu es intelligente, je sais que si tu me laisse t'expliquer tout ça tu comprendras.
Autour d'eux toute activité avait cessée. Des centaines de paires d'yeux étaient tournés vers eux et le silence gagnait peu à peu la salle, laissant à chacun le loisir d'entendre leur conversation. Les deux protagonistes, eux, étaient dans leur bulle.
-Tu ne m'auras pas une nouvelle fois avec tes petits compliments comme tu l'as si bien dis. Je t'ai fais confiance, je t'ai accordé le bénéfice du doute mais ton orgueil et ton avarice son bien plus forts que ce que je croyais.
-Ma belle. Il baissa le ton de sa voix pour qu'elle ne soit plus qu'un chuchotement qu'eux seuls pouvait entendre. Tu ne sais pas quelles répercussions peuvent avoir ton comportement actuel, fait comme je te dis. Calme-toi et tout sera réglé pour ce soir, je te ramène à ton hôtel et nous en reparlerons demain. Je ne veux pas te perdre, je te l'ai dis tu compte…
CLAC ! La main libre de Sakura était partie telle une flèche pour gifler la joue de Toshiro. Ses mots sans sens elle ne les supportait plus, le coup était partit tout seul. Finalement sa personnalité interne n'avait pas tort, sa solution était la meilleure pour faire comprendre quelque chose à cet homme. Sous le choc il la libéra de sa poigne et elle en profita pour partir le plus vite possible, la foule s'écartant sur son passage. Mais le jeune homme n'avait pas dis son dernier mot.
-SI TU PASSE CETTE PORTE TU POURRAS DIRE ADIEUX A CETTE VIE ! Voyant que cela n'arrêtait pas la rose il tenta autre chose. JE REVIENDRAI TE CHERCHER ET TU PAIERAS POUR CET AFFRONT ! Cette fois-ci elle s'arrêta pour le regarder droit dans les yeux, les siens étant le plus menaçant possible. Cependant elle s'efforça de parler d'une voix claire et modérée.
-Pose ne serait-ce qu'un pied à Konoha et crois moi que tu auras droit à toute ma colère. La nation du feu ne sera jamais dépendante de gens comme toi.
Sur ces mots elle reprit son chemin. A peine fut-elle à l'extérieur que tous purent entendre un arbre chuter lourdement. Dans un coin de la salle se trouvait l'homme aux cheveux blancs, comme l'ensemble des personnes présentes il avait porté un grand intérêt à cette altercation. Comme promis il avait fait relâcher le voleur, il allait retrouver le parc quand les événements avaient attirés son attention. Les mots de la jeune femme avaient fait s'agrandir le sourire sur son visage mais c'est l'expression horrifiée du Kôsui qui le fit éclater de rire, entrainant avec lui le reste de la foule. Soulevant le masque blanc qu'il avait dans les mains à hauteur de son visage, il se promit de tout faire pour la revoir un jour.
Ce n'est qu'une fois arrivée à l'hôtel que Sakura remarqua l'absence de l'accessoire, ce qui ne l'embêta pas plus que ça. De cette manière Toshiro avait pu comprendre tout le sens des ses mots. Après une bonne douche elle se changea en tenue de mission et descendit payer sa note à la réception. Sans un regard pour la ville elle prit la route de Konoha, on l'attendait.
Et bam pour Toshiro! :D Qu'est ce que j'aime cette claque, et mon individu mystère aussi. Et vous?
Maintenant que son cas est réglé, le correspondant de Suna va pouvoir bientôt arriver!
Des pronostics pour le prochain chapitre?
