Comme quoi c'est bien de vérifier le texte qu'on va mettre en ligne, un peu plus et je vous mettez mon début d'épilogue (avec tout le déroulement de tapé dessus).

Voilà le dernier "vrai" chapitre. N'ayant eu aucun écho véritable sur la préférence des lecteurs j'espère que je ne ferai pas trop de déçus.

BONNE LECTURE!


Kiba et Akamaru couraient le plus vite possible vers l'endroit où avait eu lieu l'explosion. Il était dans les couloirs lorsqu'elle avait eu lieu mais rapidement on l'avait informé que le bâtiment médical était touché. Quelques minutes plus tôt, sa sœur l'avait prévenu qu'elle y portait un spectateur ayant fait un malaise. Elle l'avait même taquiné sur le fait qu'elle irait voir Sakura pour savoir comment elle avait pris son initiative de la veille. Son cœur avait eu un raté quand il comprit que les deux femmes se trouvaient surement sous les gravas.

Une fois sur place il ne put que constater l'ampleur des dégâts. Ici les rebelles avaient été maitrisés et une grande partie de l'équipe médicale et des blessés avaient été épargnés. Ne trouvant aucune des deux kunoichi, il chercha quelqu'un qui pourrait le renseigner sur les événements en se dirigeant vers un groupe de ninjas tentant d'ordonner les opérations de secours. Par chance il y trouva un de ses nombreux cousins.

-Nakatsu, qu'est ce qu'il s'est passé ?

Après un coup d'œil et quelques ordres le dit Nakatsu répondit

-Les rebelles ont voulu faire sauter les gradins à plusieurs endroits. Ils avaient infiltré un des leurs comme blessé. D'après une infirmière Haruno-san et ta sœur ont vu quelqu'un prendre la porte réservée au personnel d'entretien et l'ont poursuivit. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé en bas mais sans leur intervention il y aurait eu plus de dégâts. On essai de sortir un maximum de personnes mais d'après le personnel médical on a presque tout le monde et…

- Hana et Sakura, elles sont où ?
Kiba ne pouvait attendre plus, il devait savoir. L'expression de son cousin se fit encore plus grave.

-On ne les a pas encore retrouvées. L'entrée que le rebelle a empruntée ne s'est pas totalement effondrée, on y a envoyé une équipe. Il pointa son oreillette. Dès qu'ils trouvent quelqu'un ils m'en informent.

Au fur et à mesure des paroles de Nakatsu le visage de Kiba s'était décomposé. Jamais en se levant ce matin il n'aurait cru qu'une telle chose arriverait. Et il ne voulait perdre ni sa sœur ni la femme dont il été tombé amoureux. Le maitre chien fit son regard le plus implorant à son cousin.

- Nakatsu, laisse-moi y aller.

-Je ne peux pas Kiba, tu… C'est de la folie !

-S'il te plait. Akamaru…

Son rythme respiratoire s'était accéléré, il ne pourrait pas rester là. Même en aidant à sauver les derniers blessés il aurait l'impression d'être inutile, de laisser les deux femmes à leur sort.

-Ok j'ai compris, mais fait attention à toi. Ta mère me tuera s'il t'arrive quoi que ce soit. Et Akamaru reste ici, il nous aidera avec le transport des victimes à l'hôpital, jamais il ne passera dans le trou.

-Merci.

Kiba tapa amicalement l'épaule de l'autre Inuzuka avant de se diriger du côté des décombres de l'infirmerie. En chemin il croisa Kankuro et son équipe. Le ninja de Suna semblait tout aussi bouleversé que lui quelques secondes plus tôt. Il avait compris que la rose se trouvait là, mais pas parmi l'équipe médicale qui courait dans tous les sens. Leurs regards se croisèrent et un accord tacite fut conclu : tant qu'elle n'était hors pas de danger la trêve persisterait.

L'entrée et une partie du couloir était à peine touché, seulement quelques objets étaient tombés des étagères. Au fur et à mesure de sa progression, les dégâts se firent plus visible jusqu'à ce qu'il arrive à la fameuse porte de service. En effet Akamaru n'aurait jamais pu y passer, lui-même devrait se contorsionner pour continuer son chemin.


L'équipe qui avait pu s'introduire dans les décombres du bâtiment venait de faire son rapport. Ils étaient bloqués par les gravas, surement à 50 mètres de l'infirmerie, mais avaient retrouvé Hana Inuzuka. Elle était consciente mais la faire remonter à la surface demanderai surement pas mal de temps. Rapidement une autre équipe avait était envoyée passer le reste des décombres du mur au peigne fin.

Parmi eux se trouvait Kankuro. Depuis qu'il était arrivé sur le lieu de l'explosion tout autour de lui semblait aller au ralenti, alors qu'il savait que c'était tout le contraire. On venait de lui annoncer la fin des combats contre les rebelles, ceux qui avaient réussi à fuir seraient rapidement rattrapés par les forces spéciales locales. Ses genins avaient été réquisitionnés pour rassurer la population qui, avec l'explosion, avait été rapidement mis au courant d'un problème sur lequel un certain nombre de rumeurs commençaient à circuler.

Quand il avait croisé Kiba, le marionnettiste avait compris que ce qu'il craignait été en train d'arriver : Sakura était sous les décombres. Pendant quelques secondes il avait été comme paralysé, par la peur de la perdre. Désormais il aidait un ninja de Kiri à soulever des rochers. Il avait dit avoir reconnu les conséquences de techniques doton. Sachant que l'affinité de la rose était la terre il n'avait pas cherché plus loin et avait l'avait rejoint. La piste s'était révélée être bonne puisqu'ils avaient pu détecter une sorte de caverne assez grande pour une personne debout. Le peu de visibilité qu'ils avaient ne leur avait cependant pas permis de savoir si quelqu'un s'y trouvait. Quand enfin les deux shinobi réussirent à déplacer le rocher Kankuro cru apercevoir à travers la poussière une forme humaine. Qu'elle soit Sakura ou non elle semblait avoir besoin d'aide, il envoya alors son partenaire cherché un médic-nin.

Lorsque la masse de particules terreuse se dissipa un peu, il descendit prudemment au fond du trou. Son cœur battait à la chamade, il pensait voir une chevelure rose mais ne s'autorisait pas à le croire tant qu'il n'était pas plus près. La personne était recouverte de poussière et visiblement inconsciente. Au moment où le médecin arrivait il poussa un grand soupir de soulagement, c'était elle. Ensuite tout s'enchaina. Ne pensant qu'à l'identité de l'individu il n'avait pas remarqué que sa jambe droite était bloquée par un grand pilier de fer qui servait à maintenir les fondations du mur. Du sang coulait de la tempe de la jeune femme à sa joue, se mêlant à la terre qui s'y était déposée. Avant de la déplacer le médecin dû confirmer qu'il n'y avait pas risque immédiat pour elle. Kankuro finit par la tenir dans ses bras, la laissant s'appuyer sur ses genoux, le temps qu'on lui fasse les premiers soins pour sa jambe. Sa tête s'appuyant contre celle de la fleur, il pu profiter de ce contact pour calmer son cœur et son esprit. Elle était vivante et ses jours n'étaient pas en danger.
C'est à ce moment que la rose repris brièvement conscience. Elle semblait perdue et commença à s'agiter. Kankuro resserra sa prise sur elle et murmura des paroles rassurantes dans ses cheveux. Finalement elle sombrât de nouveau par l'intervention du medic-nin. Ne relâchant pas son étreinte le brun lui embrassa discrètement le crane. Il attendit le feu vert pour la porter à l'hôpital.


Si l'infirmerie de l'arène avait été construite aussi grande c'était justement pour palier au nombre important d'urgences lors des grands événements ou d'accidents graves. Ce dernier s'étant écroulé tous étaient rapatriés vers le bâtiment principal désormais bondé. Cela faisait presque une heure que Kankuro attendait sur une chaise. Apparemment certains ninjas avaient été coincés par des rebelles qui avaient décidés de s'acharner sur eux. Sakura, même si visiblement blessée, passait après eux. Il avait réussi tant bien que mal à caler la fleur en attendant qu'un médecin, parmi le ballet qu'il observait depuis, puisse la prendre en charge. Elle était donc assise sur les genoux de son sauveur, sa jambe blessée bandée, les bras repliés sur son ventre la tête reposant sur l'épaule du brun. Encore une fois elle reprit conscience mais sans ouvrir les yeux. Elle manifesta son besoin d'eau par un simple « soif ». Kankuro interpella rapidement une infirmière qui partit rapidement chercher ce qu'il fallait. L'immobilité de la rose l'inquiéta encore une fois, pour la maintenir alerte il lui indiqua qu'elle était à l'hôpital et que ce serait bientôt son tour. Une fois sa soif étanchée, il continua de lui parler en racontant tout ce qui lui passait par la tête. Elle ne décrocha pas un mot mais il savait qu'elle écoutait.

Après un temps que Kankuro fut incapable de déterminer la jeune femme fut enfin prise en charge. Il l'aurait bien suivie mais le personnel médical l'envoya se reposer. En raison du trop plein de patients les visites étaient suspendues jusqu'à nouvel ordre et l'accompagnement strictement limité. Il retrouva son équipe à l'hôtel et appliqua comme il le put les conseils des médecins. Le lendemain les directives n'avaient pas changées et il fut demandé pour donner son rapport des événements de la veille. Finalement l'examen était maintenu, juste décalé des quelques jours nécessaires à reconstruire la partie de mur détruite.


Il ne put revoir la rose que trois jours après l'accident. Son frère et Temari, le voyant tourner en rond, avaient réussi à lui obtenir une permission exceptionnelle. En fin de matinée il s'était donc retrouvé à déambuler dans les couloirs de l'hôpital, cherchant la chambre de la jeune femme un bouquet de fleurs à la main. Le marionnettiste vérifia une dernière fois le numéro de la chambre avant de prendre son courage à deux mains pour toquer à la porte.

« ENTREZ »

Malgré les récents événements la météo était restée au beau fixe et c'est dans une pièce très lumineuse qu'il entra. La fenêtre entrouverte faisait rentrer l'air chaud en secouant les rideaux blancs. De par sa place dans la hiérarchie de l'hôpital, Sakura avait eu droit à une chambre individuelle. Elle attendait, curieuse, de voir qui lui rendait visite. Jusqu'à ce jour elle avait déjà vu une ribambelle de ses collègues, malgré l'interdiction posée par l'hôpital, ayant pour bonne excuse auprès du personnel soignant un motif professionnel. Blasée de devoir raconter encore une fois sa version de l'attaque, son visage s'illumina d'un petit sourire quand elle vit le ninja de Suna.

-Kankuro !

-Salut.
Kankuro cacha sa grimace, depuis quand était-il aussi hésitant ? Il relativisa en se disant que c'était une simple conversation avec elle. Une fois les battements de son cœur calmés il put reprendre.
-Comment va ta jambe ? Les autres n'ont pas eu le temps de me mettre au courant.

-Plus de peur que de mal heureusement. Je pourrai sortir dès la fin de la semaine avec une belle attelle et quelques séances de rééducation histoire de me remettre en forme.

-Ouf, je suis rassuré. Tu m'as fait peur tu sais.

La fleur se rappela la manière dont il avait pris soin d'elle, du moins ce dont elle se souvenait. Elle avait perdu connaissance après l'explosion. Quand elle était revenue a elle la première fois, sa tête lui faisait horriblement mal et sa vue était totalement brouillée par la poussière. Quelqu'un la tenait fermement. Pensant s'être faite attrapée par les rebelles elle avait commencé à vouloir se débattre. Sauf que manifestement cela n'avait pas été très concluant, son ennemi ayant resserré sa prise. Ce n'est que lorsqu'elle eu reconnu la lumière verte du chakra médical qu'elle avait comprit être en sécurité.

La seconde fois elle était dans un état encore plus mal. La gorge sèche elle avait du batailler pour faire sortir un son à peu près cohérent de sa bouche. Les membres totalement engourdis elle n'avait pris conscience de sa position uniquement par le léger mouvement de son sauveur. Elle l'avait entendu héler une infirmière. Le temps que sa requête soit réalisée lui paru extrêmement long, durant ces quelques minutes elle prit alors conscience de son environnement. Rapidement elle avait reconnue les bruits caractéristiques de l'hôpital : les médecins qui couraient dans les couloirs, les patients qui geignaient et d'autres que commençaient à s'énerver. Tout se brouhaha lui donnait mal à la tête alors elle s'était concentrée sur la voix de la personne qui la tenait. C'était manifestement une voix masculine, il se voulait surement rassurant mais l'inquiétude transperçait à travers ses mots. La rose savait qu'elle connaissait cette personne mais n'avait sut y mettre de visage. Il avait continué jusqu'à ce qu'un médecin s'occupe enfin d'elle.

C'est finalement Naruto qui lui avait révélé l'identité de l'homme deux jours plus tard. Elle avait été surprise, persuadée que le marionnettiste lui en voulait énormément pour sa fuite et le silence radio qui avait suivit. Au contraire il avait pris grand soin d'elle depuis le début d'après ce qu'on lui avait raconté. Sans qu'elle s'en soit rendue compte le sujet de son « choix » entre Kankuro et Kiba était revenu dans la discussion. Tout comme les paroles d'Hana avant l'attaque, qu'elle avait eu largement le temps de méditer depuis.

-Euh, Sakura tu veux que j'aille chercher une infirmière ? Tu n'as pas l'air bien.

Reprenant contact avec la réalité elle vit Kankuro l'observer avec une lueur d'inquiétude dans le regard. Honteuse d'avoir eu cette absence elle rougit violement.

-Je vais bien, j'étais juste en train de réfléchir, désolé. Voyant qu'il ne cessait de la fixer elle continua. Et toi, tu as été blessé ?

-Oh, rien de bien méchant, les bleus et égratignures classiques. Toi en revanche tu étais dans un sale état quand on t'a trouvée.
Il détourna le regard vers la fenêtre de la chambre et après un silence, poursuivit d'une voix plus faible, comme s'il était ailleurs.
Quand j'ai compris que tu étais sous cet amoncellement de gravas j'ai eu tellement peur. J'ai voulu commencer les recherches avec les autres mais on m'a demandé d'aider les blessés d'abord. Je n'arrivais plus à réfléchir, la seule chose que j'avais en tête c'était « pourvu qu'elle n'ait rien de grave, qu'elle soit en vie ».

-Tout va bien maintenant. Avec un léger sourire Sakura l'incita à s'assoir sur le bord du lit. Elle lui enleva le bouquet des mains et le déposa de l'autre côté de ses jambes.

-Quand on t'a retrouvée et que j'ai su que tu étais en vie…

Toujours dans un état second il dégagea quelques mèches de cheveux du visage de la rose pour effleurer sa blessure à la tête. Elle fut surprise de ce geste mais ne fis aucun mouvement pour l'en éloigner. Il descendit lui-même le bras et se mit à fixer le sol, continuant presque en murmurant.

-Je crois que rien ne pourrai décrire l'intensité du soulagement que j'ai ressenti à ce moment là. L'autre soir, je t'ai dis « je crois » que j'ai des sentiments amoureux pour toi mais maintenant c'est une certitude. Il lui prit la main et la plaqua contre son torse, là où battait son cœur. Il semblerait que tu te sois doucement incrustée là et que tu y resteras encore longtemps.

-Kankuro je…

Elle était émue par tant de révélations. Tout ce dont elle avait besoin maintenant c'était qu'il la regarde dans les yeux qu'elle puisse enfin lui parler clairement. Mais il observait obstinément le sol.

-Je sais que…j'ai de la concurrence, avec Kiba. Je ne doute pas qu'il ait largement mit ce dernier mois à son profit. Peut-être même êtes vous déjà ensemble.

-Kankuro… Sa voix se fit légèrement suppliante, elle aussi avait besoin de parler. Mais il la coupa encore une fois.

-Quand je l'ai vu à l'infirmerie après l'explosion il avait l'air très inquiet aussi, d'autant plus que j'ai appris plus tard que sa sœur était dans la même situation que toi. Ce que je veux dire c'est que je comprendrai parfaitement que tu l'ais choisi. Mais malgré tout il fallait que je te dise ce que j'avais sur le cœur sinon je l'aurai toujours regretté.

Comme s'il avait cessé de respirer depuis le début de sa litanie Kankuro pris une grande respiration et osa enfin la regarder dans les yeux. Elle était visiblement agacée. Se rendant compte qu'il tenait toujours sa main contre lui, il la lâcha promptement et se mit à espérer de ne pas trop souffrir des mots qui allaient suivre.

-Tu as fini ? Bien. Tout d'abord, merci d'avoir pris soin de moi jusqu'à ce que le médecin vienne me chercher. Même si je n'ai pas su te remettre sur le moment et que je ne comprenais pas la moitié de ce que tu disais. Ensuite désolé pour l'autre soir. Je n'aurai jamais du m'enfuir comme ça, j'ai été lâche mais surtout j'ai eu peur. Tout commençais à s'enchainer et je n'étais pas préparée à ça, j'ai mal réagit. Naruto m'a conseillé de bien réfléchir à mes sentiments avant de revenir te voir. C'est vrai que j'aurais tout de même du faire l'effort de te mettre au courant. A ce moment là j'avais bien compris que cet idiot me cachait quelque chose, mais j'ai mis quelques temps encore à comprendre que Kiba… Elle soupira. Je ne vais pas te cacher qu'il y a presque une semaine maintenant il m'a embrassé.

Kankuro détourna le regard encore une fois et serra les poings.

-Tu l'as aussi embrassé?

-Au début oui. Je me suis dis que finalement ça pourrait peut-être m'aider à m'assurer de mon « choix » entre vous deux mais… Kankuro regarde moi.

Le marionnettiste ne bougeant pas d'un pouce, la rose lui pris le menton entre les doigts et l'obligea à se tourner vers elle. Il avait les sourcils légèrement froncés mais elle n'arrivait pas à déchiffrer ses sentiments.

-Kankuro… Je l'ai repoussé dans les secondes qui ont suivies. Kiba est d'un naturel plus « primitif » si on peut dire. Je ne doute pas qu'au début ses sentiments aient été sincères mais, j'ai l'impression que le fait d'avoir de la concurrence ai fait de moi un trophée à ses yeux. Et ça je n'en veux pas. Il agit par impulsion et ayant parfois la même tendance, je pense que j'ai besoin de quelqu'un de plus raisonné à mes cotés.

Elle lâcha enfin le visage du ninja de Suna pour prendre ses mains entre les siennes, qu'elle se mit à regarder fixement.

-J'aimerai tant répondre avec des sentiments aussi forts que les tiens mais pour le moment ce n'est qu'un petit quelque chose au fond de mon cœur. J'ai peur de te faire du mal si ça ne fonctionne pas et… Elle releva ensuite les yeux sur lui, un sourire vague sur les lèvres. Je suis compliquée tu sais.

-Oui. L'étonnement laissa la place à un sourire franc sur le visage du brun. Et je ferai avec sans problème.

A la plus grande surprise de la rose il l'embrassa. Mais pas comme Kiba quelques jours plus tôt, ce baiser était plus doux, comme un remerciement. Elle y répondit, sentant les bras de Kankuro l'entourer doucement. Il lui laissa tout le loisir de le repousser mais elle ne le fit pas.

Leur baiser fut interrompu par une jeune infirmière qui entra inopinément dans la pièce. Elle fut d'abord surprise puis se confondit en excuses pour partir aussi rouge qu'une tomate en disant qu'elle repasserait plus tard.


Kiba était sur un banc en face de l'hôpital, sa sœur allait bientôt sortir pour rentrer chez elle. Autour de lui le personnel soignant prenait sa pause déjeuner en profitant du grand soleil et de la chaleur qu'il apportait. N'ayant rien d'autre à faire depuis cinq minutes, il écoutait la discussion d'un groupe d'infirmière à quelques mètres derrière lui. Il semblait que l'une d'entre-elle venait de commencer dans le milieu et ses mésaventures amusaient autant le groupe que je jeune homme.

« -Tiens justement te voilà ! Alors Mai, comment ça s'est passé ce matin ?

-Je crois que j'ai attiré le mauvais sort sur moi. Tout à l'heure on m'a chargé d'aller informer Haruno-sama qu'elle pourrait finalement sortir plus tôt mais je suis arrivée au mauvais moment.

-L'Hokage est encore revenue lui demander son témoignage ? Ne vont-il jamais la lâcher, elle a du le raconter une vingtaine de fois déjà.

-Non. Elle était en train d'embrasser quelqu'un. »

La réaction des infirmières ne se fit pas attendre et un énorme « Qui ? » se fit entendre. Kiba lui fronçait les sourcils, il avait une petite idée de qui cela pouvait être et ça ne lui plaisait pas du tout.

« -Je ne sais pas qui mais il est grand, brun et il portait un tee-shirt avec l'emblème du village de Suna sur le dos. Je suis sure que si je n'avais rien dis, ils n'auraient même pas remarqué ma présence, et j'aurai pu sortir sans problème. Je suis surement la plus malchanceuse du village. »

Le maitre chien serra les poings pour contenir sa colère, c'était lui le malchanceux dans l'histoire. Il aurait bien laissé éclater son ressentiment mais sa sœur venait de sortir. A son grand soulagement Hana parla pendant une grande partie du trajet. Il ne l'écoutait qu'à moitié, ses pensées étant plus tournées vers un plan pour s'occuper du marionnettiste à sa manière.

-Tu sais j'ai pu parler avec Sakura pendant notre petit séjour à l'hôpital. La pauvre, sa jambe l'empêche de sortir de sa chambre pour le moment.

-Ca aurait pu être pire. De quoi vous avez parlé ?

-De tout, de rien, de toi. Kiba grogna.

-Ne t'embête pas, j'ai perdu. Il semblerait qu'elle ait choisi l'autre.

-Te voilà à refaire ta tête de mule. Sakura n'est pas un objet à gagner, et elle tient beaucoup à toi-même si ce n'est pas de la manière que tu l'espérais.


Tadaaaa! alors vous l'imaginiez comme ça?
Je sais Kiba a été un peu mis à l'écart du coup mais sa sœur n'était pas dans un meilleur état non plus. Si vous avez des questions n'hésitez pas.

Prochaine publication - Epilogue avec apparition de : Kakashi, Sasuke, L'inconnu du bal!

C'est encore en écriture mais si vous voulez l'apparition d'un autre MP ou commentaire. Je ferrai une petite partie pour chaque demande. :)

Et j'aurai surement une bonne nouvelle à vous annoncer à ce moment là.

To be continued...next week!